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samedi 25 août 2012

La situation au Maroc : entre Makhzen et révoltes

Par Chawqui Lotfi,


Et à la crise politique peut se conjuguer une crise économique, qui rendrait la situation très vite explosive. Chawqui Lotfi est militant de Solidarité pour une alternative socialiste une petite organisation de la gauche marxiste marocaine. Il trace un panorama tout a fait intéressant de la situation dans le royaume chérifien et des perspectives qu'il ouvre pour des forces se réclamant du socialisme. 
 La situation du Maroc peut faire croire a une (relative) stabilité, mais cela ne tient pas compte de l'échec de la "démocratie" tout a fait partielle et irréelle qui laisse apparaitre le système, le makhzen dans toute sa brutale réalité. Et à la crise politique peut se conjuguer une crise économique, qui rendrait la situation très vite explosive. En attendant, l'avis d'un militant impliqué dans les luttes de classes de ce pays sont très utile à la compréhension globale de la situation.
Manifestation+des+diplomes+chomeurs+Raba
Au Maroc, il n’y a ni transition démocratique, ni dialogue sociale : il n’a que la guerre sociale contre les classes populaires.

Le « nouveau règne » n’a pas débouché sur un « nouvel concept de l’autorité », ni sur l’ouverture d’un espace démocratique autonome du pouvoir, ni sur l’amélioration même partielle des conditions de vie de la grande majorité. En réalité, la répression n’a jamais cessé. Ce qui a changé, c’est les formes qu’elle prend et son intensité. Après la longue nuit des années de plomb, le pouvoir a cherché à institutionnaliser les oppositions, intégrer la « société dite civile », récupérer et détourner les revendications, à épuiser les mobilisations en les laissant isolées, en opérant parfois des concessions formelles. Il a réussi à intégrer, acheter, corrompre les « oppositions », à gagner du temps en jouant sur le renouvellement de « la façade démocratique » et par l’instauration d’un pseudo « dialogue social ». C’est ainsi qu’il a pu concéder une marge à la contestation, opérer une répression sélective, tout en s’assurant que ne se construise pas une force enracinée, sociale et politique, capable d’articuler les luttes autour des perspectives communes. Ce qui a changé depuis, et on trouve les signes de ce changement bien avant l’éclosion du M20F, est la gestation d’un mouvement populaire qui lutte sans les partis de la « façade démocratique », les directions syndicales corrompues et sans accorder la moindre confiance aux relais du pouvoir. Et qui lutte d’une manière souvent déterminée. On se rappelle des mobilisations populaires de Bouarfa, des dynamiques révélées par les coordinations contre la vie chère, de la révolte populaire de Sidi Ifni pour ne prendre que ces exemples. 
Cette nouvelle vague de la lutte des classes a connu depuis une accélération sous l’impact combiné de deux facteurs :
Le développement de la crise du capitalisme mondial : la bourgeoisie prédatrice dont le bras armé est le palais ne peut tolérer des mobilisations populaires contre les politiques de paupérisation. Toute sa politique vise à élargir l’austérité et les conditions de la surexploitation. L’augmentation des prix de gazoil à celui des denrées alimentaires, la remise en cause de la gratuité de l’enseignement public ; les lignes directrices de la loi de finance, leur volonté de casser le droit de grève, le gel des salaires ne sont que les aspects les plus connus. Elle ne peut accepter l’extension géographique des mobilisations sociales qui mettent en mouvement « les dépossédés », elle ne peut accepter que les campagnes que le pouvoir pensait contrôler, se réveille, ni l’extension des terrains de luttes qui ne sont que le revers d’une violence sociale généralisée. Car si il y a une « nouveauté » de la situation, c’est que tout devient un terrain de confrontation : l’insalubrité des logements et la spéculation immobilière, le délabrement des hôpitaux publics, l’absence d’emploi, l’augmentation des prix et des factures d’eau et d’électricité, la marginalisation de régions entières qui n’ont droit à rien, la baisse du pouvoir d’achat, les retraites volées et non payées, l’arbitraire généralisé, un enseignement qui exclut les pauvres, la faiblesse des salaires, les transports publics, les expropriations de la terre et on peut allonger la liste.. Le pouvoir ne peut accepter que les habitants des quartiers populaires qui constitue le cœur du prolétariat informel revendique, il ne peut accepter que Chlihat et Beni Bouayach entrent de plein pied dans le Maroc de la contestation. Car satisfaire les revendications, répondre à l’urgence sociale est antagonique avec la logique prédatrice et la dictature du (sur)profit du capitalisme dépendant.
Mais ce qu’il ne peut accepter, et ce qui affole ce pouvoir, est que des forces nouvelles, parfois, souvent sans tradition de lutte résiste avec détermination malgré la répression. Et dont les revendications ne sont pas solubles dans un tour de passe-passe constitutionnel ou une quelconque alchimie électorale. La répression c’est d’abord cela : une violence politique organique d’une classe dominante dont les intérêts matériels sont liés à un ordre social toujours plus inégalitaire et à la violence sociale et prédatrice de l’accumulation capitaliste. La répression est un élément structurel du pouvoir pour maintenir et reproduire le despotisme social et économique. D’autant plus dure quand les formes de luttes mises en avant sortent des schémas classiques de sit-in ou manifestations et prennent la forme d’une occupation des lieux, des voies ferrées, des routes, quand on bloque le fonctionnement normal de l’économie. Nos camarades chômeurs de Khouribga et D’Asfi en savent quelque chose.
Le deuxième facteur est lié à la crise de la façade démocratique. Le recours au PJD n’offre aucune garantie sur la durée. Le soutien de ce dernier aux politiques antipopulaires, au tournant répressif avec un profil idéologique ultra réactionnaire, sa lutte symbolique contre la corruption, son incapacité à imposer la paix sociale, montrent les limites d’une démagogie quand elle est confrontée aux décisions réelles que lui dicte la classe dominante des prédateurs. La monarchie peut de moins en moins masquer sa responsabilité centrale dans la dilapidation de richesses publiques, dans la corruption institutionnalisée, dans la mainmise des ressources par une minorité. Le pouvoir absolu ne se partage pas. Mais un pouvoir absolu qui ne peut s’appuyer sur des relais politiques et sociaux crédibles dans la société (relais qui par le passé ont pu jusqu’à un certain point canaliser le mécontentement), tend à créer les conditions d’un vide politique et les possibilités d’un choc frontal avec les majorités populaires.
Nous ne sommes plus dans la période du nouveau règne où les illusions d’un changement progressif, d’une transition démocratique en douceur avait un appui relatif dans la société. Le Roi des pauvres est devenu le Roi de l’impunité, des richesses colossales. Le roi démocrate est devenu Le Roi de la matraque, de la torture et de l’impunité des militaires. Et rien ne vient enrayer dans la conscience populaire que ce système politique ne sert que les puissants et les corrompus. Cette perte de légitimité a été accélérée par le M20F qui a fait la démonstration que l’on pouvait construire un mouvement de masse démocratique dans la lutte et par la lutte et que la démocratie ne viendra pas d’en haut et se heurte à la nature despotique de l’ensemble du système politique en place. La répression est aussi cela : une réponse à la crise de légitimité de la façade démocratique vidée de toute substance et réduite à une pièce de théâtre avec des acteurs de seconde zone tout juste capables de jouer les bouffons de sa majesté, une réponse à la maturation d’une critique de la rue, de Tanger à Tata où le rapport d’obéissance au commandeur des croyants a fait place à l’exigence de la liberté et dignité et au refus radical d’être cantonnée au statut de sujet.
Quand El Haked fait l’objet d’une vengeance d’Etat c’est exactement pour cela, ses chants portent une autre légitimité, sans tabous, sans respect des sacralités où le peuple trouve sa propre voix. Et cela est impardonnable pour un régime pour qui la seule devise acceptable est « Dieu, la Patrie, le Roi », un régime qui sait que les mots ne sont pas que des mots mais un moyen de réveiller ou d’enterrer une nouvelle fois les morts et les vaincus, les espérances enfouies de tout un peuple. Il s’agit pour le pouvoir de stopper net les processus sociaux et politiques qui remodèlent la conscience collective des masses populaires, en « rétablissant l’autorité de l’Etat » (elle a donc été ébranlée ?), en avertissant tout le monde que les années de plomb n’appartiennent pas au passé. Si jusqu’ici, il a évité l’explosion, le climat général est celui d’une montée des luttes, même si celle-ci n’est pas linéaire et rencontre des obstacles. Le pouvoir se prépare à utiliser la force brute et généralisée. Vieille loi classique quand il n’y a plus de « consentement « des opprimés, reste la coercition. Quand la « façade démocratique « ne canalise plus rien, il reste le noyau dur de l’appareil d’Etat : son appareil répressif.
C’est donc la combinaison et l’approfondissement de la crise sociale et politique dans un contexte marqué par la crise du capitalisme mondial et l’irruption des peuples de la région sur la scène politique qui constitue la colonne vertébrale de la guerre répressive que mène le palais contre notre peuple et ses militants. En réalité, et c’est un point sur lequel nous voulons insister, il se prépare à faire face à l’éventualité d’un embrasement généralisé. Il y a une volonté délibérée d’affrontement avec une volonté de tester les capacités d’intervention des forces de l’ordre entièrement rééquipées et formatées pour faire face aux « mouvements sociaux ». Tant le matériel utilisé que les tactiques d’intervention montrent que le régime a bien travaillé pendant nos manifestations « silmia » du dimanche. Il s’est doté d’un commandement unifié et mobile capable de coordonner dans les conditions les plus diverses l’action répressive : dans les périphéries des villes sur la question du logement, au cœur des grandes villes contre les manifestations syndicales et les actions revendicatives, dans les régions plus enclavées. Mettre sous état de siège, expéditions punitives, répression de masse et ciblée, tactiques de harcèlement et de dispersion, combinaison des services sécuritaires et armées. En réalité le pouvoir vise à court terme trois objectifs :
En imposant des arrestations de masses et de lourdes condamnations, il vise à la fois à décourager les résistances en montrant que le prix à payer est très lourd mais aussi à reconfigurer les objectifs de lutte en imposant une lutte de longue durée pour la libération des détenus en espérant que cette lutte ne regroupe que les éléments les plus déterminés et ne prennent pas un caractère de masse.
Eviter les risques d’explosions populaires même localisées qui peuvent avoir un effet de contagion non maitrisé surtout dans les régions qui ont été marquées par une longue marginalisation ou qui ont fait preuve par le passé d’une grande combativité (le Rif par exemple )
Affaiblir les équipes militantes, démanteler les mouvements sociaux combatifs, décourager la participation populaire. Il s’agit en réalité à la fois d’affaiblir les « cadres organisés mais aussi de faire face aux luttes spontanées ou semi spontanées et de tuer dans l’œuf la combativité émergente et les possibilités de jonctions entre les courants militants radicaux et les résistances populaires. Le pouvoir a adopté une stratégie de harcèlement continue visant à nous mettre sur la défensive. C’est le défi qui nous est posé. Mais l’erreur serait d’avoir une lecture statique du tournant répressif. De ne pas voir son caractère durable et global. Il sait que le feu couve partout, ne s’éteint pas, se propage dans un embrasement lent. Même si l’incendie n’est pas encore déclaré, Il se prépare à l’affrontement global. La loi sur l’impunité des militaires ne signifie rien d’autre que le droit de réprimer dans le sang pour sauver le trône. L’augmentation du budget d’armement, le renouvellement des contrats militaires et de l’équipement des forces de l’ordre en matériel répressif de tout ordre, les contrats signés avec la Russie, allié des dictatures les plus sanguinaires, le soutien accordé par les USA qui confirment le statut d’allié majeur hors Otan de l’Etat marocain, l’appui de l’état français plus soucieux de la défense des intérêts des multinationales que du sort du peuple marocain, tout cela indique que la machine de guerre du pouvoir se met en place. En réalité, nous sommes dans une situation mouvante où les bruits de bottes s’agitent devant « l’ennemi intérieur », où les balles de caoutchouc précédent les balles réelles. Exagéré ? Seulement pour ceux qui ont la mémoire courte et ne voit pas que le régime ne reculera devant rien pour se maintenir.
Contre la répression et la dictature : marcher sous le feu de l’ennemi. Ne rien céder. D’abord en revendiquant que la lutte contre la répression doit être au cœur de le lutte pour l’émancipation sociale et démocratique. La question qui est concrètement posée n’est pas celle de faire pression pour arracher une signature de l’état des conventions internationale sur la torture, la peine de mort ou les droits des prisonniers et l’amener à respecter ses engagements ou le dénoncer quand il ne le fait pas. Bataille de Sisyphe où l’on demande aux ennemis de la démocratie de devenir des démocrates. Il ne s’agit pas non de dénoncer la répression comme un simple effet naturel, logique de la nature antipopulaire et antidémocratique du régime mais bien d’avancer des revendications, des objectifs de luttes qui permettent aux secteurs populaires de réaliser que si elles veulent satisfaire leurs aspirations et revendications les plus immédiates, elles n’auront pas d’autre choix que de s’unir et de faire face à l’appareil gouvernemental répressif. La lutte pour le droit démocratique de manifester, de s’organiser, de s’exprimer n’est pas séparable de la lutte pour la satisfaction des revendications sociales. Tout comme la légitimité de résister par tous les moyens, y compris par l’autodéfense collective et la confrontation de masse face à l’Etat policier.
En réalité, la lutte démocratique de masse doit viser le démantèlement de l’ensemble des appareils de répression et des institutions du pouvoir, à réaliser l’unité organique de la lutte contre l’exploitation, la dépendance et le despotisme. Elle n’exclut pas des objectifs spécifiques plus immédiats qui est celle de l’amnistie générale des prisonniers politiques et du mouvement social, la fin de l’impunité des tortionnaires et des responsables des crimes économiques et politiques, mais nous devons intégrer ces objectifs immédiats à des objectifs plus larges visant à mettre fin à la répression globale et au système politique qui la nourrit. Dans cette perspective, ce qui importe est la capacité à donner un caractère populaire à la lutte contre la répression. C’est possible comme le montre, malgré des limites et difficultés, les initiatives de masses qu’ont pu prendre nos camardes étudiants de Fes au moment de la grève de la faim de Rouissi et de ses camarades. C’est possible comme en témoigne les résistances portées dans le rif et à taza. Mais l’enjeu est bien de donner un caractère national à cette dynamique, qui va bien au-delà des caravanes de solidarité ponctuelles ou des communiqués de soutien. C’est d’une manière consciente, prolongée, que la lutte contre la répression et pour la libération des détenus doit être au cœur des différents fronts de luttes. Y compris sur le terrain international.
Une des faiblesses du régime tient à sa volonté de préserver son image extérieure qui lui donne l’illusion d’une exception marocaine. L’impérialisme, fidèle soutien est prêt d’une manière pragmatique à lâcher tout régime qui lui parait incapable de mater la rébellion et d’assurer ses intérêts fut-il son allié de toujours. La façade démocratique et l’intégration soumise à la mondialisation capitaliste a permis de renouveler des soutiens neo coloniaux mais une des taches est justement de réduire ce soutien, de l’isoler sur le plan international, d’exiger l’arrêt des coopérations sécuritaires et militaires, de mettre fin au silence médiatique qui masque la réalité de l’autre Maroc.
Travailler à l’émergence d’une solidarité internationale est d’une nécessité absolue pour l’obliger à reculer et de le faire dégager demain. La lutte pour la révolution populaire continue !

Le journaliste de l'AFP Omar Brouksy remercie ses amis



Chers amis, merci pour les mots, les messages et toutes les expressions de soutien, de solidarité et de sympathie que vous avez manifestés à mon égard.
 Les mots me trahissent. Aucune personne, qu'elle soit journaliste ou non, ne doit être touchée dans sa dignité à partir du moment où elle manifeste pacifiquement. L'allégeance est un acte qui humilie les Marocains et il faut le refuser et le rejeter. Les chemins de la liberté sont difficiles, notamment dans notre pays, mais nous avons fait le premier pas. 

Merci encore à vous tous et vive la liberté. OB

Le Centre R F. Kennedy préoccupé par la situation des droits de l’homme au Sahara Occidental


Le centre RFK préoccupé par la situation des droits de l’homme au Sahara Occidental

Par SPS, 21/08/2012  
Washington, La Présidente du Centre Robert F. Kennedy pour la Justice et les Droits de l’Homme (Centre RFK), Mme Kerry Kennedy, conduira, à partir de vendredi prochain, une délégation d’observation de la situation des droits de l’homme dans les territoires du Sahara Occidental occupés par le Maroc pour "attirer l'attention" de la communauté internationale sur cette question, selon un communiqué de l’association.

"Nous espérons attirer l'attention de la communauté internationale sur cette question et d'appuyer l'établissement d'un mécanisme onusien pour la surveillance et la protection des droits de l’Homme au Sahara occidental", a déclaré Mme Kerry Kennedy,  qui est accompagnée dans cette visite d’experts internationaux, a-t-on précisé de même source.

La délégation cherchera à "évaluer la situation des droits de l’homme en se rendant sur place et en rencontrant des défenseurs des droits de l’homme, les autorités gouvernementales, et des familles ordinaires séparées par le conflit ", a déclaré Mme Kennedy.

La Présidente du Centre RFK  espère "sensibiliser l’opinion à cette situation et soutenons l’élargissement du mandat de la MINURSO à la surveillance des droits de l’homme ", a-t-elle ajouté.

La mission de la délégation se prolongera jusqu’au 31 août prochain et visitera également les camps de réfugiés Sahraouis

La délégation sera composée de Mary Lawlor, Directrice de Front Line Defenders, Margarette May Macaulay, Juge à la Cour Inter américaine des Droits de l’Homme, Eric Sottas, ancien Secrétaire Général de l’Organisations Mondiale Contre la Torture, Marialina Marcucci, Présidente du Centre RFK en Europe et Maria del Río du conseil d'administration de la Fondation Jose Saramago.

Le Directeur du Programme Partenaires RFK pour les Droits de l’homme, Santiago A. Canton, la Directrice du Plaidoyer, Marselha Gonçalves Margerin, et l’Assistante du Plaidoyer Stéphanie Postar se joindront à la délégation, a-t-on indiqué.

Le Centre RFK publiera, dans un rapport, les observations des membres de la délégation une fois la mission achevée, précise le communiqué. (SPS)

Manifestations nationales pour la libération de tous les détenus politiques



  • المغرب Maroc


  • حركة 20 فبراير تنظم وتدعو المواطنين والمواطنات وجميع الحركات الاحتجاجية وكل القوى الديمقراطية إلى المشاركة في مسيرات وطنية من اجل اطلاق سراح جميع المعتقلين السياسيين ومعتقلي الرأي وضد القمع المتزايد للتظاهرات السلمية وذلك يوم الاحد 26 غشت 2012.


    Le mouvement du 20   février organise et invite les citoyens et citoyennes, les mouvements contestataires et les forces démocratiques à participer aux manifestations nationales pour la libération de tous les détenus politiques et les      détenus d’opinion .

    الدار البيضاء | Casablanca
    البرنوصي، ثانوية مختار السوسي - Bernoussi, lycée Mokhtar Soussi - 18h

    الرباط | Rabat

    باب الأحد - Bab ElHed - 17h

    الجديدة | ElJadida

    شارع الزرقطوني (ساحة الكرمة-قرب بوشريط) - Ave. Zerktouni, Place ElKarama - 19h

    اشتوكة ايت بها | Chtouka-Aït Baha

    بساحة الحرية امام باشوية بيوكرى - Place Alhouria -17h
    mais aussi con

    tre la répression de plus en plus fréquentes des manifestations pacifiques. Et ce, le dimanche 26 août 2012.

    الدار البيضاء | Casablanca
    البرنوصي، ثانوية مختار السوسي - Bernoussi, lycée Mokhtar Soussi - 18h

    الرباط | Rabat

    باب الأحد - Bab ElHed - 17h

    الجديدة | ElJadida

    شارع الزرقطوني (ساحة الكرمة-قرب بوشريط) - Ave. Zerktouni, Place ElKarama - 19h

    اشتوكة ايت بها | Chtouka-Aït Baha

    بساحة الحرية امام باشوية بيوكرى - Place Alhouria -17h
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Concernant la manifestation du Samedi 01 septembre 2012 à 15h devant l'ambassade du Maroc à Paris pour faire allégeance à la Dignité et à la Liberté:
Un point clé et fondamental:les slogans et écritures sur les banderoles doivent êtres libres dès lors qu'ils n'appellent pas à allégeance au roitelet car contraire au but de la manifestation. Il ne faudra pas imposer des lignes rouges ou limites comme c'est le cas souvent au Maroc, notamment pas les membres de mouvances ou partis à multiples cartes...
Personnellement je propose des slogans comme:
- M6 Dégage,
- Général Benslimane Dégage,
- G'néral Bennani Dégage,
- Général Boutaleb Dégage,
- A bas le régime Alaouite au Maroc,
- etc.

Je propose aussi que les manifestants soient habillé en Tee shirt blanc (ou autre couleur unique) pour donner signe de solidarité et de force (comme l'a proposé Abdelilah Issou)

Maroc-Allégeance au roi : « Nous reviendrons l’année prochaine en plus grand nombre ».

[Interview d’un membre du M20]
Hamza Mahfoud s'est, lui aussi, fait tabasser par les forces de l'ordre (DR)
Au lendemain de la cérémonie d’allégeance au roi, célébrée mardi au Maroc, des dizaines de manifestants se sont données rendez-vous mercredi, devant le siège du Parlement, pour réclamer la suppression de cette pratique. Plusieurs des participants, dont des journalistes qui couvraient l’événement, ont été passés à tabac par les forces de l’ordre. Pour en savoir plus, nous avons contacté Hamza Mahfoud, journaliste et militant dans les rangs du Mouvement du 20 février, qui a, lui aussi, subi le même sort. 


Yabiladi.com : Vous avez participé mercredi, à Rabat, à la manifestation contre l’allégeance au roi. Racontez-nous comment tout cela a commencé. 

Hamza Mahfoud : Nous avons d’abord créé un événement sur Facebook qu’on a baptisé : « la Fête d'allégeance à la dignité et à la liberté ». Plus de 15 000 personnes ont reçu des invitations pour y partciiper. Finalement, plus de 1500 ont répondu favorablement à l’invitation. Ce ne sont que des estimations bien sûr, mais cela nous sert d’indicateur pour pouvoir mesurer le nombre de personnes qui seront réellement présentes le jour J.
De nombreuses activités artistiques étaient programmées pour cette « fête », du théâtre, de la poésie… L’annonce de l’événement faisait déjà beaucoup parler la presse étrangère. L’AFP et Reuters ont notamment relayé l’information qui a été par la suite reprise par de nombreux supports étrangers.
Que s’est-il passé par la suite ? 

H.M : Comme convenu, on est arrivés aux alentours de 17h50 sur le lieu où était prévu le rassemblement. Au départ, on était une dizaine, puis d’autres personnes nous ont rejoints ensuite. Il y avait principalement des militants, des membres du M20 et des journalistes étrangers venus couvrir l’événement. C’est alors qu’on a été surpris par l’intervention brutale des forces de l’ordre. Ils insultaient et tapaient toutes les personnes qui étaient à leur portée…. hommes, femmes, enfants, sans distinction. Ils voulaient à tout prix saisir tout ce qui est caméras, appareils photos, téléphones portables pour éviter la publication des photos démontrant les violences de la police.

Vous avez vous-même subi des agressions de la part des forces de l’ordre...
H.M : Oui effectivement, j’ai reçu plusieurs coups. On m’a même déchiré la chemise blanche que je portais ce jour-là. Le caïd de Rabat (ndlr : l’homme qui porte des lunettes noires sur la photo) est celui qui a été le plus violent à mon égard. Il m’a donné une gifle en pleine figure.

Le porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication Mustapha El Khalfi a fait part de ses regrets à la direction de l’AFP, suite à l’agression de l’un de ses journalistes lors de la manifestation.  Les journalistes marocains, eux, n’ont pas eu droit à des excuses. Qu’est-ce que vous en pensez ?

H.M : El Khalfi ne s’excusera pas. En tout cas, on ne s’attend pas à recevoir des excuses de sa part. Les Marocains ne font pas partie des préoccupations du gouvernement. Mais là, n’est pas la question. En agissant de la sorte, on nous a confirmé le citoyen marocain n’a pas de valeur aux yeux du gouvernement. De plus, El Khalfi n’est pas le commanditaire de cette violente intervention policière. Il ne fait que présenter des justifications insensées. C’est le roi et son entourage proche qui gouverne en réalité.

Pourtant cela faisait un moment que l’on n’avait plus entendu parler de violences policières lors des manifestations. 

H.M : Peut-être, mais la répression n’a jamais cessé. Pas plus loin qu’il y a deux semaines deux militants du Mouvement du 20 février ont été placés derrière les barreaux pour avoir participé à un sit-in de soutien à d’autres manifestants arrêtés auparavant.

Qu’espériez-vous atteindre comme objectifs par l’organisation de cette manifestation ?

H.M : Cette cérémonie d'allégeance est pour nous le summum de l’humiliation. D’autant plus que les personnes qui y assistent nous représentent nous les citoyens, le peuple. Notre principal objectif à travers cette action était de réclamer la suppression de cette cérémonie qui renvoie une très mauvaise image de notre pays. Pour l’instant, nous avons réussi à susciter le débat et à lever les tabous qui entouraient cette pratique archaïque. Nous reviendrons l’année prochaine en plus grand nombre  et Mamfakinch. 
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Par Aziz Enhaili
Du Bled du Makhzenistan:

Maintenant que le Makhzen a commis la bourde de s'en prendre à des journalistes, dont le correspondant de l'AFP, M. Brouksy, il a aidé, à son corps défendant à ouvrir les yeux à plusieurs de ceux qui jusque-là en disaient (surtout) du bien. Même le Washington Post a ouvert les yeux... Tout cela se passant à l'ombre du refus grandissant de la population de ce cérémonial despotique et archaïque de la Beïa (allégeance).

Je vous parie que dans les jours à venir, peut-être la semaine prochaine ou au début de la rentrée de septembre, le Makhzen nous arrivera avec un autre ''Talsint''. Vous rappelez-vous ce cet éléphant blanc et de ce qui a suivi?? Tout cela pour détourner les regards de là où il faut et où ca fait mal, très mal...


Policiers marocains : voyous? délinquants ? Le vol, nouvelle arme contre les militants !

Agression contre Ali Lmrabet : Appel citoyen


Il y a exactement deux semaines, j’ai été agressé par trois policiers en civil à Tétouan. L’agression a eu lieu devant des dizaines de personnes. L’un des trois policiers, qui étaient tous à visage découvert, m’a dérobé un billet de 200DH et ma carte d’identité nationale (CIN).
En dépit des réticences des autorités policières marocaines, j’ai déposé plainte, dans l’heure qui a suivie, à la préfecture de police.
J’ai donné à la police les signalements de ces trois policiers, ainsi que le numéro d’immatriculation de la voiture de police où était installé leur chef : 181873.
Je sais de source sûre que les trois policiers voyous et cambrioleurs ont été clairement identifiés par leurs supérieurs. Je sais également, pour habiter le quartier depuis plus de quarante ans, que les jours suivants des « policiers en civil » se sont déplacés jusqu’au lieu de l’agression pour prendre les déclarations de plusieurs vendeurs à l’étalage qui ont été témoins de l’agression.
Ma question est la suivante : Pourquoi je n’ai toujours pas été convoqué par la police ou par la justice ? Que cache ce refus d’aller plus loin dans l’investigation ?
Quand l’ambassadeur d’Israël au Brésil, Rafael Eldad, a été délesté de son portefeuille il y a quelques semaines à Tétouan, la police a mis la main sur le pickpoket en quelques heures. Pourquoi alors ce retard quand il s’agit d’un citoyen marocain ?
Je lance un appel à toutes les personnes, militants ou simples citoyens, résidant à Tétouan, qui peuvent m’aider à identifier les trois policiers agresseurs et voleurs : l’un d’eux, un agent de police, est un gros bras connu pour sa brutalité lors des manifestations ou de sit-in pacifiques.
Voici son signalement :
La quarantaine, complexion forte, stature normale, moustache, teint brun, ventre bedonnant et front légèrement dégarni.
Si on arrive à identifier, avec nom ou photo, celui-là, on identifiera les deux autres voleurs.
Identifier un policier voyou et cambrioleur pour l’empêcher de sévir est un acte citoyen.
Vous pouvez m’envoyer vos informations à cette adresse : administration@demainonline.com
Merci beaucoup !
Ali Lmrabet
NB : Le texte en arabe suivra
URL courte: http://www.demainonline.com/?p=20449

Le sourire du prisonnier du M20F

Ali Lmrabet a partagé un lien.
Casablanca.- Une scène dorénavant régulière dans le royaume enchanté de M6. Le procès des six militants du Mouvement du 20 février Casablanca présentés en état d’arrestation devant le tribunal
 http://www.demainonline.com/2012/08/25/un-activiste-du-m20f-en-proces-ne-perd-jamais-le-sourire/

vendredi 24 août 2012

Le policier-cambrioleur identifié grâce à une photo


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L’officier de police s’enfuit avec le sac de Younes Derraz. Elle est belle la police marocaine (Photo DR)
Rabat.- Le flic qui a volé le sac de l’activiste pro-démocratie et militant du Mouvement du 20 février, Younés Derraz, a été démasqué grâce à une photo où l’on voit cet officier de police emporter le sac du jeune homme qui venait d’être agressé par la police devant le parlement à Rabat, hier mercredi.
Il ne faut pas chercher midi à quatorze heures. Cet officier de police, qu’on voit à droite de la photo ci-dessus, signalé par une flèche, prend la fuite comme un vulgaire malfrat avec son butin.
Que va répondre maintenant le ministre de l’intérieur Mohamed Laenser? Que l’officier de police s’enfuit avec le sac dérobé violemment à un citoyen pour préserver son contenu ?  Younés Derraz, qu’on voit par terre, a reconnu formellement son sac.
Cette photo est la preuve vivante que les forces de l’ordre au Maroc sont une horde de cambrioleurs qui n’ont rien à voir la loi et l’ordre.
Demain
URL courte: http://www.demainonline.com/?p=20387

C'est quoi ces méthodes? Une perquisition hors la loi? Une mesure préventive édictée par une ultime urgence?
Ou tout simplement une reproduction à petit échelle de ce que font les supérieurs civils et militaires de cet officier a grand échelle et dont l'exemple à suivre est leur roitelet Mohamed 6?
Tel Chef, tel subalterne!

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Du Bled du Makhzenistan:

Je suis sûr qu'il y a de nombreux hommes et femmes honnêtes et de grandes qualités humaines œuvrant au sein de la police comme dans les autres services de l'État marocain. C'est justement en raison de cette probité que la police devrait laver son honneur en sanctionnant comme il se doit celui (ou ceux) qui ont volé hier des effets personnels de militant(s) du M20 réunis devant le parlement à Rabat pour fêter la Dignité de l'ensemble du peuple marocain. Ces malfaiteurs donnent de la police l'image non d'agents au service de la sécurité publique, mais plutôt de vulgaires voleurs. Est-ce ce que vous voulez que l'on pense de chacun de vous au Maroc et ailleurs? Personnellement, je ne le crois pas. Alors Messieurs, dames, agissez et rendez les effets volés à leurs propriétaires légitimes.


Manifester pour la liberté et la dignité est dangereux au Maroc !

 Par Siham Boucheikh
Toute ma solidarité avec Soumia El Marbouh ! A préciser qu'elle est enceinte et qu'elle a manifesté pacifiquement lors de la fête d’allégeance à la dignité et à la liberté. Est ce qu'elle ne mérite pas des excuses ou bien un Marocain est un être humain de second degré face à un journaliste français ! Elle est Marocaine certes mais Française également, des excuses s'imposent Mr le porte parole du gouvernement !
همجية قوى القمع بحق الناشطة في حركة 20 فبراير بفرنسا Soumia El وهي 

"حامل".. خلال وقفة الولاء للحرية والكرامة الأربعاء 22 غشت أمام مقر البرلمان

 photo de Ghali Bensouda.
Voici comment la police marocaine traite les "citoyens"
Solidarité avec l'ami Hamza Mahfoud.
photo de Ghali Bensouda.

jeudi 23 août 2012

Urgence ACAT : Lettre au roi en faveur des prisonniers sahraouis


Maroc
Vous souhaitez intervenir en faveur des militants sahraouis :
  • Écrivez au roi du Maroc
    [Par courrier : affranchir à 0,89 euros - Fax : 00.212.53.77.68.515]
  • Adressez une copie de votre lettre à l'Ambassade du Maroc
    [5 Rue Le Tasse - 75116 Paris- Fax : 01.45.20.22.58]
Télécharger la lettre :

Texte de la lettre :
 
Sa Majesté le Roi Mohammed VI
Palais Royal
Rabat
MAROC
 Sire,

Sur la base d’informations communiquées par l’ACAT-France, je vous exprime ma plus grande inquiétude concernant la situation de 22 des 24 militants sahraouis qui ont été arrêtés en lien avec le démantèlement du camp de Gdeim Izik et qui sont maintenus en détention préventive à la prison de Salé depuis lors.

Bien que les détenus soient tous des civils, ils sont poursuivis devant le tribunal militaire de Rabat. Aucune date n’a encore été fixée pour le début du procès et le tribunal militaire n’a toujours pas statué sur la demande de libération provisoire présentée par les avocats des détenus en avril dernier. Au vu de sa durée et de l’absence de recours effectif, la détention des 22 militants sahraouis peut être qualifiée d’arbitraire et constitue une violation de l’article 9 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) ratifiés par le Maroc.

Selon leurs avocats, plusieurs détenus ont été torturés à la gendarmerie d’El-Ayoun, avant leur transfert à la prison de Salé, tandis que les autres ont été maltraités et humiliés.

Conformément à la Convention contre la torture et au PIDCP auxquels le Maroc est partie, je vous demande de :
·       ordonner la libération immédiate des 22 détenus si leur arrestation n’est motivée que par l’expression de leur engagement politique ou, dans le cas contraire, les placer en liberté provisoire ;
·       dessaisir la juridiction militaire au profit de la juridiction civile, comme l’exige leur qualité de civils ;
·       diligenter une enquête sur les allégations de torture et de mauvais traitements.

Je vous prie d’agréer, Votre Majesté, l’expression de ma haute considération.
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 Par Salah Elayoubi, demain, 11/1/2012
Rappel : 

Sahara : Le procès de Gdeim Izik commencera vendredi (depuis il a toujours été reporté. ndlr)

Casablanca.- Un procès en chasse un autre et une injustice en suit une autre. Vendredi prochain a été fixé comme date du procès devant le tribunal militaire de Rabat, des 23 détenus sahraouis, arrêtés suite au démantèlement du camp de Gdeim Izik, le 8 novembre 2010.
Incarcérés à la prison de Salé, après leur transfert du Sahara, ceux que l’on surnomme dorénavant, le «groupe Gdeim Izik», sont notamment accusés de «atteinte à la sécurité intérieure et extérieure de l’Etat, formation d’une bande criminelle et atteinte aux fonctionnaires publics dans l’exercice de leur fonction». Ils encourent la réclusion à perpétuité.
A quatre reprises, ils ont observé des grèves de la faim, revendiquant des conditions de détention humaines et la tenue d’un procès équitable, devant une juridiction civile, pendant que des membres de leurs familles observaient plusieurs sit-in à Rabat pour attirer l’attention sur leurs conditions d’incarcération.
Accusant les autorités marocaines de maltraitance et de tortures, Ils avaient également lancé «un appel aux puissances internationales qui défendent les droits humains et la justice» pour «faire pression sur l’Etat marocain pour libérer tous les prisonniers politiques».
L’AMDH s’était également solidarisé avec les prisonniers et avait dénoncé les «conditions difficiles et les comportement inhumains» avant d’appeler «à leur libération ou à un procès équitable».
Salay Elayoubi
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