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samedi 15 septembre 2012

LETTRE PUBLIQUE ADRESSEE A MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE, PALAIS DE L’ELYSEE

par Salah Elayoubi, 14/9/2012


LETTRE PUBLIQUE ADRESSEE 
A MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE FRANCOIS HOLLANDE
PAR DEUX MAROCAINS DE  SUISSE
PALAIS DE L’ELYSEE

Monsieur Le Président

Mercredi 12 septembre 2012, après un procès injuste, cinq de nos compatriotes, des militants du mouvement du vingt février ont été condamnés à des peines de prison ferme. Une militante qui faisait partie de cette fournée-là, n’a du le sursis qu’à sa condition de femme. Leur crime, avoir manifesté pacifiquement au soir du 22 juillet de la même année, dans un quartier de Casablanca, pour protester contre la répression et la cherté de la vie, tout en revendiquant, ce qui est parfaitement légitime, un « Maroc de liberté, de dignité et de justice ». 
 Les cinq accusés qui comparaissaient en détention provisoire, ont fait état de tortures abominables infligées au cours de leur interrogatoire, et que la décence nous interdit d’évoquer ici, dans le seul but de les intimider, d’attenter à leur dignité et leur extorquer des aveux. La suite de leur détention, jusqu’au procès n’est qu’un long calvaire, dont ils n’ont pas manqué de faire état devant la cour. En vain.
 D’autres indignés, militants ou simples citoyens qui ont osé manifester contre les méthodes du régime croupissent en prison où ils subissent humiliations et sévices de toutes sortes, quand il ne s’agit pas d’actes de barbaries insupportables, listés de façon exhaustive, par toutes les organisations de défense des droits de l’homme dans leurs rapports. Hier encore, la coalition nationale des organes de droits de l'homme qui ne compte pas moins d’une quinzaine d’associations a publié ses conclusions. Elles sont accablantes pour le régime et témoignent d’une dégradation avérée des droits de l'homme, dans notre pays.

A l’heure où il est question que vous vous rendiez en visite officielle dans notre pays, permettez-nous de vous rappeler que malgré les allégations du régime marocain et les déclarations de ses responsables, rien n’a fondamentalement changé au Maroc. La liberté d’expression, d’opinion et de réunion, y sont toujours assimilées à de la sédition. Tous les pouvoirs politiques, économiques, religieux, et toutes les décisions qui engagent l’avenir du pays, demeurent aux mains d’un seul homme, le gouvernement n’ayant droit de cité qu’à bien plaire au monarque, "Commandeur des croyants".
Pendant que nos compatriotes subissent les affres de la torture et de l’emprisonnement, leurs bourreaux coulent des existences paisibles, sans risque d’être inquiétés par une justice dont on sait qu’elle est exclusivement le bras séculier du pouvoir.
 Nous fêterons au cours de votre quinquennat, le cinquantenaire de la disparition de Mehdi Ben Barka, célèbre leader de la "Tricontinentale" et opposant à la dictature de Hassan II, enlevé le 29 octobre 1965 dans la capitale française. On connaît désormais une grande partie de la vérité, mais le secret défense derrière lequel se retranche votre pays pour empêcher l’ouverture des archives de cette affaire, occulte une grande partie de la vérité et contribue à l’impunité des coupables.
Les responsables de l’enlèvement et de l’assassinat de l’opposant, côté marocain bénéficient de la protection et de la bienveillance du régime marocain. Bien pire, ils continuent d’occuper des fonctions centrales dans l’appareil répressif et de sévir impunément, contre leurs compatriotes, alors qu’il est question de nouvelle ère, de lutte contre les injustices et d’autres chimères !

Monsieur Le Président
Vous feriez votre honneur, celui de la France et celui de votre famille politique, si vous preniez, au cours de votre mandat, les dispositions nécessaires, afin que soit enfin levé le secret sur cette tragédie et pour que la justice française puisse enfin travailler dans la transparence et la dignité qui seyent aux grandes démocraties.
 En agissant ainsi, vous donneriez aux marocains des raisons d’intégrer l’espoir que la France se range désormais, à leur côté, dans leur lutte pour un Maroc meilleur. Vous enverriez, également, par la même occasion, un signal très fort de votre rejet de la dictature et votre attachement aux valeurs qui fondent la Nation française et ornent les frontons de sa république : « Liberté, Egalité, Fraternité ». Ils sont, à peu de choses près, les mêmes que reprend notre mouvement, depuis le bourgeonnement du printemps arabe et amazigh.

Nous pourrions alors, nourrir l’espoir de voir enfin, rattrapés par leur crime, les auteurs de la disparition de l’une des figures les plus emblématiques de la lutte contre la dictature marocaine, Mehdi Ben Barka, mais aussi les responsables de tant de tragédies et d’atrocités, avant qu’ils ne s’éteignent tranquillement dans leur lit. Ce serait l’occasion de les voir expier pour tous les crimes commis à l’encontre du peuple marocain, pendant plus d’un demi-siècle.
Nous formulons le vœu que cette requête légitime trouvera, auprès de vous, l’écho qu’elle n’a pu trouver, après tant d’années, auprès de ceux qui vous ont précédé dans l’exercice de la fonction présidentielle.

Respectueusement

Lausanne le 14 septembre 2012
Ahmed Benani
Salah Elayoubi

Communiqué de Younes Benkhdim en grève de la faim

  • Jamila Waadalla, 15/9/2012
    Communiqué : 
    Grève de la faim de Younes Benkhdim

    Moi, Younes Benkhdim, poète et militant au sein du Mouvement du 20 Février, je déclare à l’opinion publique nationale et internati
    onale, avoir entamé une grève de la faim le mardi 4 septembre 2012. 

    Mes revendications étant :
    -la libération de tous les détenus politiques et à leur tête les militants du Mouvement du 20 Février ;
    -l’annulation des poursuites judiciaires contre les détenus politiques, l’ouverture d’une enquête sur les actes de torture subis par les militants et la poursuite en justice des tortionnaires.

    Je reste honoré et fier de payer, derrière les barreaux, le prix de la liberté. Et je considère que le feuilleton des intimidations, des enlèvements, des tortures, des procès montés et des incarcérations n’est qu’un aveu de la légitimité des objectifs du Mouvement du 20 Février que nous essayons d’atteindre par des actions de protestations non-violentes et civilisées.

    Dignité ou ne pas exister.

    Younes Benkhdim,
    4 Septembre 2012
    La Prison Locale Oukacha, Aile 7, Cellule 8
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    Communiqué
     Younes Benkhdim’s hunger strike

    I, Younes Benkhdim, poet and activist of the Mouvement du 20 Février, formally declare to both national and international audiences, that I began a hunger strike on Tuesday, September 4, 2012.

    My demands are the following:
    -the release of all prisoners of conscience, first and foremost those activists from the Mouvement du 20 Février;
    -the annulment of judicial proceedings against the prisoners of conscience;
    -the opening of a judicial inquiry into the torture to which these activists were subjected and the implementation of legal actions against their torturers.

    I am proud and honored, behind these prison bars, to pays the price demanded by freedom. And I consider that the series of intimidations, kidnappings, tortures, fabricated political trials and incarcerations are merely proof of the legitimacy of the objectives of the Mouvement du 20 Février which we are attempting to achieve by non-violent & civilized protests.

    Dignity or death.

    Younes Benkhdim
    4th September 2012
    Local Prison of Oukacha, Ward 7, Cell 8

Au nom de quoi le Maroc donne-t-il des leçons de démocratie aux autres pays ?


Par Younes Derraz , 15/9/2012
·         Aujourd'hui, c'est la journée internationale de la démocratie. Une occasion pour rappeler la dure réalité à ceux qui s'entêtent, toujours, à considérer notre régime comme un régime qui n'est pas autoritaire !!!
·         L'indice de démocratie calculé par "The Economist Group" est considéré comme l'indicateur le plus sérieux et le plus pertinent de classement des pays selon le niveau de démocratie de leurs régimes. L'indice de démocratie est basé sur cinq catégories de critères :
·           1) le processus électoral et le pluralisme
·          -  2) les libertés civiles
·         -  3) le fonctionnement du gouvernement
·         -   4) la participation politique
·     -   5)  la culture politique. Il s'exprime sur une échelle de 0 à 10.
 Le score de l'indice de démocratie obtenu permet de classer les régimes des pays en 4 catégories :
·         -  1) Démocratie
·         -   2) Démocratie imparfaite
·         -   3) Régime hybride
·         -  4) Régime autoritaire.
·          En 2011, la Norvège est classée, sans surprise, n°1 avec un indice de 9,8 et le dernier de la classe, sans surprise également, c'est la Corée du Nord, qui est classée 167ème avec un score de 1.08.
Donc sur 167 pays, le régime du Maroc est classé 119ème avec un score de 3,83 !!! 
 Ainsi, notre régime makhzénien trouve une place confortable dans la catégorie : régime autoritaire. Ce régime franchement dictateur et autoritaire non seulement est parmi les derniers au niveau international, il est également moins bien classé que beaucoup de régimes de pays africains. Ainsi, le Mali, par exemple, est classé 63ème, avec un indice de 6,36 et est considéré comme démocratie imparfaite. Un autre exemple, le Bénin, une démocratie imparfaite également, est classé 76ème avec un score de 6,06. Bienvenue au plus beau pays du monde qui a le régime le plus démocratique au monde : le régime makhzen !!!!

Mauvais film


  • Par : Karim Boukhari, Telquel, 14/9/2012
Mauvais film
(DR)
Un obscur cinéaste américain du nom de Sam Bacile, inconnu au bataillon, a eu l’idée de filmer une sorte de pamphlet retraçant le parcours de Mohammed, le prophète de l’islam. Personne n’a vu le film au doux nom de Innocence of muslims, qui n’a presque eu aucune carrière commerciale, mais des millions d’internautes ont créé le buzz après avoir visionné des extraits de la bande-annonce, une quinzaine de minutes qui tournent en boucle sur les réseaux sociaux.  

Qu’y voit-on ? Les pires clichés véhiculés sur l’islam et son messager : violence, racisme, sexisme, pédophilie, etc. Le “bidule” tourné par Sam Bacile, qui a tout du parfait nanar, mérite sans doute sa place au cimetière des plus mauvais films jamais réalisés. En plus d’être, à sa manière, très approximative, une sorte de film à thèse, une démonstration que l’islam est le pire ennemi de notre époque. Bête, stupide et méchant.

Bien entendu, l’histoire ne s’arrête pas là et la suite ressemble, aujourd’hui, à la boutique des horreurs. Dans un monde arabe qui continue de refuser toute représentation du prophète, et dont la susceptibilité plafonne toujours à des sommets alarmants, la foule en colère s’en est pris…à l’Amérique. En Libye, des terroristes (comment les appeler autrement ?) sont allés jusqu’à attaquer le consulat américain de Benghazi, tuant au passage l’ambassadeur Christopher Stevens. D’autres manifestations ont lieu devant les représentations américaines dans le monde arabe. Dont l’une, importante, à Casablanca, où des centaines de personnes se sont rassemblées pour prier et protester…contre un très mauvais film américain qu’elles n’ont pas vu.

Et voilà comment le monde arabe, pourtant en plein “printemps”, a commémoré le 11ème anniversaire des attentats du 11 septembre 2001 : en tuant un diplomate américain. Et en semant la confusion générale : à cause du timing si particulier du 11 septembre, mais aussi à cause du profil du diplomate, Christopher Stevens étant connu pour son soutien au Printemps arabe.

L’affaire du film américain ressemble à une arme de destruction massive. Elle est pire que celle des caricatures du prophète parues dans un journal danois en 2007. Pire aussi que l’histoire d’un autre cinéaste, le Hollandais Théo Van Gogh, assassiné en 2004 pour avoir réalisé un autre mauvais film, Submission. L’affaire Innocence of muslims porte en elle tous les germes destinés à faire tourner la tête du manifestant arabe moyen : le film est réalisé par un Américano-Israélien qui considère l’islam comme “un cancer”, et il a été principalement soutenu par un blogueur copte égyptien et un pasteur américain islamophobe. Avec les Etats-Unis et Israël comme toile de fond, et la double opposition musulmans – chrétiens et Islam – Occident pour faire monter la température, secouez tous ces ingrédients et lâchez dans la nature : le cocktail est mortel !

A ce stade, la tentation est grande d’emprunter tous les raccourcis du monde. A commencer par l’idée selon laquelle l’Amérique a fabriqué le Printemps arabe dont les vainqueurs, les salafistes, se retournent contre elle. Simpliste. Nous n’avons ni le recul, ni les éléments pour étayer ce qui ressemble, pour le moment, à une déclinaison de la fameuse théorie du complot (anti-arabe, anti-islam, etc.).Avant d’aller aussi loin, revenons simplement à l’objet de la discorde : Innocence of muslims. Ce n’est qu’un mauvais film, un de plus, que l’on peut éviter de voir, ou que l’on peut voir, nous énerver quelques minutes durant, et oublier. Ni plus ni moins.
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La « famille royale » marocaine invite un député israélien à Ouarzazate

Par Saïd Salmi, demain, 14/9/2012

Jamali Wahabi (Photo Panet)
Rabat.- Le député israélien Majali Wahabi est le bienvenu au Maroc. Ce membre de la Knesset, le parlement israélien, et qui est également vice-président de l’Assemblée parlementaire pour la Méditerranée (APM) a, selon ses déclarations à la presse de son pays, longuement « hésité » avant de décider de participer cette année au colloque international sur « les défis énergétiques dans l’espace euro-méditerranéen » qui se tiendra cette année au Maroc. Plus précisément à Ouarzazate du 14 au 16 septembre.

Wahabi a « hésité », selon ses dires, à cause des nombreuses manifestations anti-israéliennes qui ont eu lieu au Maroc ces derniers temps. Mais, explique-t-il, il n’a plus « hésité » quand il a reçu un SMS du représentant de la famille royale marocaine qui lui a dit textuellement :  « La famille royale vous invite à titre personnel au colloque comme prévu ».
Fort de cet SMS, le député israélien a décidé de prévenir le parlement marocain de sa participation. Selon le site arabe israélien Panet, Wahabi va avoir des entretiens officiels avec des membres du parlement marocain ainsi qu’avec des ministres du « nouveau gouvernement marocain ». Benkirane ou un autre ministre barbu seront-ils de la partie? On ne le sait pas.
Majali Wahabi est membre de la communauté druze israélienne qui, contrairement à la libanaise par exemple, s’identifie totalement à l’Etat hébreu et permet à ses membres de faire carrière dans Tsahal, l’armée israélienne. Les unités druzes de l’armée israélienne sont connues pour leur « savoir faire » quand il s’agit d’apprendre la politesse à leurs « frères » arabes palestiniens.
Wahabi est lui-même est un ancien lieutenant colonel de Tsahal et il a participé à l’invasion du Liban en 1982. Une virée qui a laissé, comme on le sait, de si bons souvenirs aux Libanais et surtout aux Palestiniens grâce notamment aux massacres de Sabra et Chatila. Proche de l’ancien premier ministre israélien Ariel Sharon, sous qui il a servi comme « ambassadeur personnel » auprès de l’Egypte et de la Jordanie, il a été élu député en 2003 sous l’étiquette du Likoud, puis a suivi son mentor quand celui-ci a fondé le parti Kadima.
Rien à dire. Un charmant monsieur.
Saïd Salmi
URL courte: http://www.demainonline.com/?p=21098
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Après le député le Maroc accueille les mafieux...

 Le Maroc devient une terre d'accueil pour les mafieux israéliens
 
Les mafieux israéliens ont-ils trouvé refuge au Maroc? C’est en tout cas ce que pense le gouvernement israélien, rapporte le quotidien national Haaretz le 14 septembre.
D’ailleurs depuis juillet dernier, des hommes se présentant comme des membres des services de renseignement marocains sillonnent des synagogues à Casablanca et Marrakech. Là-bas, ils interrogent les membres de la communauté juive sur certains ressortissants israéliens.
Et pas n'importe lesquels: Gabriel Ben-Harush et Shalom Domrani, deux figures puissantes de la mafia israélienne, recherchés depuis des années par Interpol, détaille le site marocain Yabiladi.  
«Ils ont posé des questions générales sur ces personnes», a déclaré l’un des leaders de la communauté juive marocaine, interrogé par la police.
«Je n’avais rien à leur dire», a-t-il ajouté.
Selon le journal israélien, Gabriel Ben-Harush a bel et bien posé ses valises à Casablanca. Il avait d'abord fui aux Etats-Unis avant de trouver refuge au Maroc.
Quant à Shalom Domrani, il aurait troqué sa veste de mafieux contre celle d'homme d’affaires au Maroc.
«Il est venu pour faire du business. En Israël, la police ne le laisse pas tranquille et il a besoin de nourrir sa famille», a fait savoir un de ses associés. 
Et ils ne seraient pas les seuls à s'exiler au Maroc. D'autres professionnels du crime organisé ont cédé au chant des sirènes du royaume. 
«Maintenant, le Maroc est devenu la nouvelle destination des criminels», a indiqué un homme d’affaires israélien. Ce n'est pas un choix anodin. Il est en effet difficile pour les autorités israéliennes de mettre la main sur eux: il n’existe aucun accord ou traité d’extradition avec le Maroc. Une vraie aubaine pour ces mafieux qui peuvent couler des jours heureux sans être inquiétés. 

Lu sur Haaretz et Yabiladi
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L’ASDHOM se rend et participe aux débats de la fête de l’Humanité à Paris


L’Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM) sera présente comme d’habitude à la fête de l’Humanité qui se tiendra cette année les 14, 15 et 16 septembre au parc de la Courneuve (RER le Bourget).
Elle y tiendra un stand commun (voir l’affiche en pièce jointe) placé sous le signe de la solidarité et les luttes maghrébines.
Il est à noter que les organisateurs de ce stand s’étaient réunis à Paris le samedi 8 septembre au local de la FTCR pour lancer l’idée de créer un Forum des Associations des Luttes Démocratiques de l’Immigration (FALDI). Un communiqué est encours de finalisation pour donner corps à ce forum. Un des objectifs fixés étant la réussite du Forum Social Maghrébin qui se réunira à Oujda (Maroc) les 6 et 7 octobre et qui sera consacré à la thématique des migrations en vue de préparer par la suite le Forum Social Mondial qui, lui, aura lieu en mars 2013 à Tunis.
La Coordination Maghrébine des Organisations des Droits de l’Homme (CMODH) est partie prenante de ce stand. Elle y sera présente par un représentant de son secrétariat.

L’ASDHOM interviendra aux débats organisés à l’occasion de cette fête de l’Humanité et notamment à celui sur la lutte contre l’impunité qu’organisent nos amiEs du parti des travailleurs de Tunisie le dimanche 16 septembre à 14h 

Dimanche 16 septembre à 14h :
Débat «Tunisie : les crimes de la dictature resteront-ils impunis?»
Intervenants :
Me Mondher Cherni, Organisation Tunisienne de Lutte Contre la Torture.
Nesroulah Yous, Collectif Vérité et Justice pour l’Algérie.
Ayad Ahram, Association de Défense des droits de l’Homme au Maroc
(ASDHOM).
Et le témoignage de camarades anciens prisonniers politiques sous la dictature.

Au plaisir de vous y rencontrer
Ayad Ahram
ASDHOM

vendredi 14 septembre 2012

Société Maroc : Les associations des droits humains tirent la sonnette d’alarme


 
                         La Coalition marocaine des instances des droits de l’Homme donne l’alerte. La situation des droits de l’homme s’est nettement détériorée au Maroc, et ce, malgré l’adoption de la Nouvelle Constitution l’an passé.  Retour sur la réunion qui s’est tenue hier, à Rabat. 
Khadija Ryadi, présidente de l'AMDH : "Après plus d'une année de l'adoption de la Nouvelle Constitution, la répression continue en s'amplifiant"
Carton rouge pour le Maroc. 
Dans son bilan périodique de la situation des droits de l’homme à travers le royaume, la Coalition marocaine des instances des droits de l’homme tire la sonnette d’alarme. «  Il y a une nette régression au niveau des droits humains. Nous relevons toujours des atteintes aux libertés d’expression et de manifester quelque soit le type de protestation. Après plus d’une année de l’adoption de la nouvelle Constitution, la répression continue en s’amplifiant » a déclaré, Khadija Ryadi, présidente de l’Association Marocaine des droits humains (AMDH), au cours d’un point presse organisé, hier à Rabat, par la Coalition marocaine des droits humains. Ces propos sont relayés ici par Le Soir.
Regroupant 18 associations nationales, la Coalition a présenté un rapport sans concession qui brosse un tableau noir de la situation des droits humains au Maroc : du fiasco de la réforme de l’enseignement aux jugements arbitraires qui se banalisent, en passant par les manquements aux droits humains, tous les volets sont passés en revue dans ce rapport. Aucune critique n’est épargnée.

Procès politique et répression
Tout d’abord, la Coalition y dénonce « la politisation de la justice par l’Etat ». « Le gouvernement instrumentalise la justice pour écrouer ses opposants et les normes du procès équitables sont toujours violées » déplore Khadija Ryadi. En guise d’exemple, elle cite la détention et le procès politique du rappeur Mouad Belghouat, plus connu sous le nom de « Lhaqed ». « Même les sit-in en sa faveur sont interdits par les forces publiques ! » s’indigne-t-elle.
La répression à l’encontre des manifestants, comme celle dont ont été récemment victimes des journalistes de la presse marocaine, constitue un autre indicateur de la détérioration des droits humains dans le pays, selon le rapport. « La répression s’est accrue contre les manifestations et les manifestants qui sont de plus en plus arrêtés et écroués. (…) Pas plus tard que mercredi 12 septembre, des handicapés qui manifestaient pacifiquement devant le siège du ministère de la Solidarité, de la femme, et de la famille ont été interpellé sans aucune raison évidente » indique la présidente de l’AMDH.

Immigrés subsahariens
Un autre volet du rapport est consacré à la situation des immigrés subsahariens dans le royaume. Ici, c’est la campagne d’expulsion dont ils font l’objet qui est dénoncée. « Les violences à l’encontre [des immigrés] et leur expulsion est une violation de leur droit à la vie digne » condamne ainsi la Coalition, qui rappelle à cet effet que l’Etat marocain est responsable de la protection des étrangers qui sont présents sur son territoire. Un devoir auquel ce dernier ne cesse de faillir, préférant ignorer les appels de détresse d’une population qui, en plus de la violence qu'elle subit, constitue la cible privilégiée « des vols armés » selon le rapport.     

Passage à l’acte
Pour la Coalition, les libertés publiques et individuelles ne doivent plus se limiter aux textes. Il est grand temps que le Maroc agisse et mette enfin en œuvre la Constitution et les droits fondamentaux (travail, santé, éducation) qu’elle consacre. Pour les militants associatifs, l’heure n’est donc plus aux atermoiements, ni à la culture du paradoxe entre la théorie et le réel. Le Maroc doit acter, et vite, car l’Etat de droit auquel il aspire n’est pas qu'un titre. Il est aussi et surtout une réalité, avec ses exigences.