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samedi 6 octobre 2012

Le Maroc condamné par la cour européenne des droits de l’homme pour la pratique systématique de la torture .

Torture au Maroc : Communiqué de presse 

du cabinet JUSCOGENS

Par Me Christophe Marchand, demainonline, 3/10/2012


Par un arrêt rendu ce 25 septembre 2012, la cour européenne des droits de l’homme a condamné fermement la pratique systématique de la torture au Maroc.
Au delà des images charmantes que l’on a du Royaume du Maroc, pays de vacances idylliques, la réalité de la torture systématique a été dévoilée par la cour européenne des droits de l’homme.

A l’occasion d’un arrêt EL HASKI c/ BELGIQUE, la cour européenne est arrivée à une conclusion accablante contre le Maroc. Après une analyse fouillée des informations données par des rapports d’instances de  l’Organisation des Nations-Unies et d’organisations non-gouvernementale de défense de droits de l’homme (Fédération Internationale des Droits de l’Homme, Human Rights Watch et Amnesty International), la plus haute instance judiciaire européenne a considéré qu’il existe une pratique systématique de la torture au Maroc, et que le système judiciaire (juges et procureurs), en refusant de voir le problème et de juger les tortionnaires, se rendent complices des actes de barbarie commises à grande échelle au Royaume Chérifien du Maroc.
La cour considère ainsi:
la torture est un fléau exceptionnellement grave en raison, dune part, de sa barbarie et dautre part de son effet corrupteur sur le processus pénal, quelle est pratiquée en secret, souvent par des interrogateurs expérimentés qui savent parfaitement comment ne pas laisser de traces visibles sur leur victime et que, bien trop souvent, ceux-là même qui sont chargés de garantir labsence de torture – juges, procureurs, médecins – se font les complices de sa dissimulation. Elle a retenu que dans un système de justice pénale où les tribunaux sont indépendants du pouvoir exécutif, où les affaires sont jugées de manière impartiale et où les allégations de torture font lobjet dinvestigations sérieuses, il serait concevable que lon exige dun accusé quil démontre par des preuves solides que les éléments à charge présentés contre lui ont été obtenus par la torture ; en revanche, dans un système pénal complice des pratiques même quil est censé empêcher, un tel niveau de preuve est totalement inapproprié” (Cour Européenne des Droits de l’Homme, EL HASKI c/ BELGIQUE,  25 septembre 2012, § 86).
Et:
 La Cour considère pour sa part que, dès lors que ces déclarations émanaient de suspects interrogés au Maroc dans le cadre des enquêtes et procédures consécutives aux attentats de Casablanca du 16 mai 2003, les rapports susmentionnés établissaient lexistence dun « risque réel » quelles aient été obtenues au moyen de traitements contraires à larticle 3 de la Convention. Il en ressort en effet que des mauvais traitements aux fins daveux ont été largement pratiqués à lencontre de ces suspects.“ (Cour Européenne des Droits de l’Homme, EL HASKI c/ BELGIQUE,  25 septembre 2012, § 98).
Au delà de la dénonciation sans équivoque de la pratique marocaine de torture (viols systématique en utilisant une bouteille, brûlures de cigarettes, chocs électriques, pendaison par les pieds et les mains, bastonnades…), la décision européenne a pour conséquence que la coopération judiciaire avec le Maroc ne peut plus continuer.
Le Maroc a trahi la confiance mutuelle qui régit cette coopération et tous les États européens doivent maintenant revoir leur manière de travailler avec le Maroc, particulièrement dans la lutte anti-terroriste.
Il est à noter que Juan MENDEZ, Rapporteur Spécial des Nations-Unies contre la Torture, était au Maroc la semaine passée, et que le 22 septembre 2012, à l’occasion d’une conférence de presse donnée à Rabat, il à sévèrement critiqué les autorités marocaines pour cette pratique systématique de la torture et la complicité du système judiciaire marocain, laissant impunis les auteurs de ces crimes terribles. Le Rapporteur Spécial a également encouragé le Maroc à continuer d’améliorer la situation des droits de l’homme.
Gageons que le Maroc entendra enfin ces critiques et mettra en œuvre les moyens nécessaires afin que cette pratique cesse, que les bourreaux soient punis, et que les aveux obtenus sous la torture ne soient plus utilisés comme preuve en justice, au Maroc ou dans d’autres pays.

Une première au Maroc, Maroc: sit-in de quelque 800 magistrats contre la corruption et pour l'indépendance de la justice

RABAT (AFP) - 06.10.2012 19:22

Environ 800 magistrats marocains ont organisé un sit-in samedi devant la Cour de cassation à Rabat pour réclamer la fin de la corruption dans le système judiciaire, selon un photographe de l'AFP.
voir le zoom : Des magistrats marocains manifestent devant la Cour de cassation à Rabat, le 6 octobre 2012 
Des magistrats marocains manifestent devant la Cour de cassation à Rabat, le 6 octobre 2012
 
AFP - Abdelhak Senna
Environ 800 magistrats marocains ont organisé un sit-in samedi devant la Cour de cassation à Rabat pour réclamer la fin de la corruption dans le système judiciaire, selon un photographe de l'AFP.
Il s'agit de la première action de ce type au Maroc depuis le début des révoltes du Printemps arabe, déclenchées en Tunisie à la fin 2010.
"Justice sans corruption" ou "Nous réclamons l’indépendance du pouvoir judiciaire", pouvait-on lire sur des pancartes brandies par les magistrats, d'autres réclamant en outre "une amélioration urgente" des conditions de travail des magistrats, comme promis par le roi Mohammed VI.
Depuis le début 2011, le Maroc a connu un mouvement de contestation sociale sporadique mené par le mouvement du 20-Février qui réclame notamment la fin de la corruption.
Le roi a promis des réformes notamment le renforcement de l'indépendance de la justice et la lutte contre la corruption, après des amendements constitutionnels introduits l'an dernier pour tenter de mettre fin au mouvement de contestation.
Mais le sentiment de frustration demeure à propos de la lenteur des réformes et la poursuite de la corruption, des centaines de militants manifestant fréquemment dans les grandes villes pour réclamer un changement.
© 2012 AFP

http://youtu.be/UPXq1mKMLxo


www.foxnews.com
Around 1,000 Moroccan judges have held an unprecedented sit-in in front of the Supreme Court calling for greater independence for the judiciary.


Bernard Gadoua  

WOW!!! Ça c'est un développement extraordinaire de la lutte pour la démocratie et de l'État de droit... Des forces sociales qui sont également pilliers du pouvoir se mettent en branle: mes amis, votre régime du Mahzen et la monarchie commencent à vaciller pour de vrai..

Mohammed Belmaïzi
Voilà un début d'une contestation envers le régime qui a verrouillé toutes les instances du pouvoir pour les régenter et les dominer. 800 magistrats demandent l'autonomie de la Justice, et dénonce la corruption.
Les intellectuels, écrivains, artistes... s'endorment, eux, qui sont censés connaître les rouages de ce pouvoir prédateur et sans morale !

Une syndicaliste proteste dans un domaine agricole royal, elle est kidnappée

Par Badr Soundouss, demainonline, 5/10/2012


Une syndicaliste de l’Union marocaine du travail (UMT) qui avait protesté contre contre le licenciement de 86 ouvrières du domaine agricole Dar Salam, près de Rabat, qui appartient à la famille royale marocaine, a été kidnappée dans la soirée du mercredi.
Selon un communiqué de la section de l’UMT de Rabat, les personnes qui ont séquestré la syndicaliste lui ont bandé les yeux, l’ont gardée la nuit de mercredi à jeudi puis toute la journée de jeudi, et ne l’ont présentée au procureur du roi à Rabat que le vendredi matin.

Cette opération rappelle les détentions des islamistes par la DST qui les gardait un temps suffisant pour les torturer, puis les remettait à la police judiciaire qui trafiquait les dates d’arrestation avant de les présenter au parquet. C’est ce qui est arrivé au champion du monde boxe thaïe, Zakaria Moumni. Pour avoir exigé un droit, il a été kidnappé par la DST, torturé au centre de détention clandestin de Témara puis présenté à la justice par la PJ qui a falsifié sa date d’arrestation et condamné à trois ans de prison pour « escroquerie ».
Cette fois-ci il s’agit d’une syndicaliste qui défendait les droits de 86 ouvrières licenciées par une responsable du domaine royal de Dar Salam.
Le « crime » commis par cette syndicaliste est, selon les autorités, d’avoir menacé par téléphone la responsable du domaine royal.
Un horrible crime qui mérite effectivement une brutale séquestration par les services secrets et une disparition forcée pendant 48 heures.
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Lors d'une journée d"étude ,organisée par l'AMDH
sur les droits des travailleur/ses,on a encore une fois dressé le bilan, grâce aux interventions des conferencier/es et les témoignages des représentant/es des sections,un bilan catastrophique :

Aucun respect de lois, pas de smig, pas de cnss, pas de bulletin de paie et surtout aucun droit à l'organisation syndicale, bureau sitôt formé, sitôt expulsé, le ministère du travail, n ' a-t-il pas reconnu lui même que le code de travail n 'est respecté que dans 15 pour cent des usines, qui ont plus de 50 ouvrier/es ! 

Les photos d’ouvrières blessées ou même mortes suite à des accidents pendant leur transport dans des conditions inhumaines me hantent encore, les témoignages sur les ouvrières "exportées" au nord de la Méditerranée , nouvelle traite des esclaves avec comme négrier un État arrogant au dessus de tout questionnement...et ce qui me rend amère, très amère, c'est que l'opinion publique a normalisé  ce genre d'abus , ça n’émeut point , comme si c’était normal, que ça ne mérite pas qu'on en parle!!!
Tu trouveras des statuts, des articles, des cris d'indignation pour un fait divers , mais pour la classe qui bosse le plus et dans les conditions les plus inhumaines je veux dire ces ouvrières agricoles, ces ouvrières du textile, ces ouvriers des mines..., silence radio...juste amère...
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Sahara occidental : Après RFK center, Clinton enfonce le Maroc


 
Une fois de plus, le royaume chérifien vient de recevoir un cinglant rappel à l’ordre pour ses violations systématiques des droits de l’homme dans les territoires sahraouis occupés. Facteur aggravant, la claque lui a été assénée par ses amis américains.

Qui aime bien châtie bien, comme le dit l’adage ! Le département d’Etat américain a en effet adressé au Congrès un rapport accablant sur la violation des droits de l’homme par le Maroc au Sahara occidental . La situation soulève «de sérieuses inquiétudes», relève globalement le rapport du département d’Etat.

Ce rapport intervient à la suite de la demande expresse du Congrès américain qui avait adopté une loi en décembre 2011 exigeant du département de Mme Clinton de faire chaque année l’état des lieux des droits de l’homme dans les territoires occupés. Mieux encore, le Congrès avait même conditionné toute aide accordée au Maroc par le strict respect des droits de l’homme.

Et il faut croire que le rapport présenté par les services de Mme Clinton, inquiète plus qu’il ne rassure «notre ami le roi». En parcourant ce document dont une copie a été diffusé aujourd’hui par l’APS, on s’aperçoit que le Maroc est pris en flagrant délit de dépassement.

Le département d’Etat a eu de prime abord à souligner que
«le Sahara occidental est un territoire non autonome sur lequel le Maroc revendique la souveraineté, une position qui n’est pas acceptée par la communauté internationale». Une façon bien claire de signifier au royaume que sa revendication d’annexion est nulle et non avenue.
Un belle claque au makhzen

Il y est appelé aussi que le Conseil de sécurité de l’ONU avait créé en 1991 la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO) «pour permettre au peuple du Sahara occidental d’opter soit pour l’indépendance soit pour l’intégration au royaume du Maroc».

De fait, le plan d’autonomie marocain tombe en contradiction de cette affirmation américaine. Ceci d’autant plus que le département de Mme Clinton note que «les Etats-Unis ont récemment renouvelé leur soutien à la MINURSO à travers l’adoption de la résolution 2044 du Conseil de sécurité de l’ONU en avril dernier».

Le document constate que ce fameux référendum «n’a jamais eu lieu et le Sahara occidental demeure, de facto, sous l’autorité administrative marocaine, et ce, bien que le Maroc ne soit pas reconnu par l’ONU comme puissance administrante du Sahara occidental.»

Conclusion, les États Unis ôtent implicitement toute couverture politique au makhzen dans sa vaine tentative de légitimer sa colonisation. Concernant la situation sur le terrain, le royaume se fait encore une fois taper sur les doigts par «l’allié» américain.

Rabat pris en flagrant délit

Le département de Hillary Clinton a ainsi informé le Congrès que «la situation générale des droits de l’homme dans les territoires sahraouis soulèvent un certain nombre de sérieuses inquiétudes, dont les limitations à la liberté d’expression et de réunion, le recours à la détention arbitraire et les abus physiques et verbaux contre les détenus lors des arrestations et emprisonnements».

Quid de la liberté d’expression des sahraouis ? Le rapport pointe le fait que le Maroc considère que les revendications prônant l’indépendance du Sahara occidental constituent «une atteinte grave à la sécurité».

«A ce titre, il existe des restrictions continues, en particulier pour les droits de réunion pacifique et les publications qui appellent à l’indépendance ou à un référendum qui inclurait l’indépendance comme option», constate le département d’Etat. Et de préciser dans le même ordre d’idées, que «les grandes manifestations sur les droits de l’homme ou toute manifestation en faveur spécifiquement de l’indépendance des territoires sahraouis sont strictement interdites par la loi au Maroc».

Ce brûlant document souligne en outre que «les personnes arrêtées pour avoir protesté contre l’intégration du Sahara occidental au Royaume du Maroc n’ont pas toujours bénéficié d’un procès public équitable». Il y est écrit également que la distribution de tracts appelant à l’indépendance du Sahara occidental ou à un référendum qui inclurait cette option (indépendance), est interdite».

Le réveil brutal des américains

Le rapport US signale aussi que «la loi marocaine interdit aux citoyens d’exprimer leur opposition à la position officielle du gouvernement à l’égard du Sahara occidental». A ce titre, le rapport signale que «la plupart des médias et des blogueurs pratiquent l’autocensure sur cette question», tandis que «les blogueurs, qui suspectent être étroitement surveillés par les autorités marocaines, sont amenés alors à occulter leur identité».

Le département d’Etat a rappelé le constat fait par la délégation du centre Robert F. Kennedy pour la justice (RFK Center) qui a fait état dans son rapport «des graves violations des droits de l’homme commises au Sahara occidental». Le département d’Etat signale enfin que le gouvernement marocain applique des «procédures strictes qui limitent considérablement la capacité des ONG et des militants de rencontrer les journalistes».

De la même manière, le département de Mme Clinton a informé le Congrès que le Maroc «refuse» une présence permanente d’un bureau du Haut-Commissaire de l’ONU des droits de l’homme ou un mécanisme des droits de l’homme dans le cadre de la MINURSO.

Il faut préciser que c’est à la lumière de ce rapport que la chambre des représentants et le Sénat décideront s’ils vont oui ou non accorder des aides financières au gouvernement marocain. Force est de constater en lisant ce rapport accablant que le royaume a clairement grillé son «joker».
 

Daba Maroc à Bruxelles : Info culturelle

DABA: maintenant!

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Lancement de Daba MarocLa saison artistique et citoyenne DABA Maroc démarrera en musique le 3 octobre aux halles de Schaerbeek. Daba signifie maintenant. Jusqu'à février 2013, 150 artistes marocains d'ici et là-bas se produiront sur plusieurs scènes bruxelloises, 60 spectacles et événements sont programmés, pour témoigner de la créativité marocaine, avec un fil rouge: réaliser un regard croisé entre le Maroc contemporain et la descendance de son immigration en Belgique. 

REPORTAGE-VIDEO de David Courier et Nicolas Scheenaert - Intervenante:
- Fabienne Verstraeten, directrice des Halles de Schaerbeek
- Charles-Etienne Lagasse, inspecteur général de Wallonie-Bruxelles International
- Samir Addahre, l'ambassadeur du Maroc en Belgique

MODERNITE
 "Il s'agit d'insister sur la modernité artistique du Maroc d'aujourd'hui.", dit Charles-Etienne Lagasse, inspecteur général de Wallonie-Bruxelles International. "Le printemps arabe a été un accélérateur qui a réveillé les acteurs de la démocratie", déclare Samir Addahre, l'ambassadeur du Maroc en Belgique, qui juge opportun de prendre la juste valeur de ce qui a été accompli par la culture contemporaine. "Notre société a su additionner ses cultures, ses spiritualités et ses sensibilités." 

FRÉMISSEMENT
Le collectif citoyen "Dabateatr" présentera sa vision de l'actualité. La culture marocaine sera déclinée en des expositions, de la littérature, du cinéma, de la danse et du théâtre. "Le film 'Les Barons' a enfoncé des portes du cinéma et il y a aujourd'hui un frémissement dont DABA Maroc est le reflet", remarque Fabienne Verstraeten, la directrice des Halles. Des artistes connus en Belgique, comme Ben Hamidou pour "La civilisation, ma mère!", seront présents à côté des jeunes artistes de "Bruxelles en scène". (Belga)

http://www.telebruxelles.net/portail/info/info-culturelle/20952-daba-maintenant

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Daba Maroc / les intellos de service font l'allégeance au Makhzen

par Mohammed Belmaïzi, 6/10/2012

DABA MAROC / BRUXELLES :
 
Un festival culturel durant 4 mois, pour faire allégeance au Makhzen... La ministre de l'éducation Fadila Laanan, d'origine marocaine y participe avec grande conviction (sait-elle de quoi il retourne?) On y trouve quelques écrivaillons opportunistes au service du régime prédateur.

Certains participants sont conscients de l'enjeu et font consciemment la promotion du Makhzen. D'autres participants sont floués et par là même seront stupidement humiliés et décrédibilisés... Tbahdilation sans qu'ils le sachent...

Alors que André Azoulay et l'ambassadeur du Maroc à Bruxelles tirent la bride du Makhzen-Culture.... Mais que fait Abdellatif Laâbi là-dedans, lui qui avait initié en 1999, "L'Autre Maroc"?

Le peuple marocain ne cesse d'affronter les avalanches de trahison depuis l'Indépendance! Mais son combat ne sera jamais brisé pour venir à bout du despotisme, du mépris (la hougra) et de la prédation de l'élite au pouvoir!

Bateau de l'avortement : « Je suis totalement opposé à cette démarche » [Interview]




L'opération mise en oeuvre par l'association Women on waves et le MALI pour permettre à des Marocaines d'avorter en procédant à des IVG dans les eaux internationales n'a reçu le soutien d'aucune association féministe marocaine. Chafik Chraïbi, président de l'Associaton marocaine de lutte contre l'avortement clandestin, est furieux. Il estime que la démarche est contre-productive.
Yabiladi : Soutenez vous l’action de Women on waves de faire accoster un bateau destiné à accueillir des Marocaines enceintes pour leur permettre d’avorter dans les eaux internationales ?
Chaïk Chraïbi : Je suis totalement opposé à cette démarche. Cette action n’a réussi qu’à irriter la population, la société civile, les hommes politiques. Notre association a été contacté en début d’année par Women on waves pour participer depuis le Maroc à cette opération. J’ai dit non ; c’est une provocation, ce n’est pas dans notre démarche. Symboliquement, cette action est bonne, mais la démarche ne fait qu’irriter.

Vous dites que vous avez été sollicité par Women on waves. Connaissez vous les deux organisateurs du « bateau de l’avortement » ?
Je connais bien Women on waves, je connais son travail et je le respecte. Elle travaille beaucoup sur l’avortement médicamenteux. Après qu’elle nous ait sollicités, nous sommes resté en contact pour partager dans le domaine de la recherche. Le MALI est un groupuscule provocateur. C’est une philosophie, mais ça ne résout aucun problème social ! C’est un mouvement composé de jeunes très insouciants que je peux comprendre, mais ce discours ne prendra jamais au Maroc.

 Quelles sont les réactions que vous avez pu constater ?
Depuis le début de l’opération, je suis invité à m’exprimer dans les médias audiovisuels : les gens sont furieux. Je dois me rendre, demain [samedi 6 octobre, au centre culturel d’Anfa, Casablanca ndlr], au salon du bébé, de la petite enfance et de la kafala. Certaines personnes qui devaient venir m’ont dit qu’elles hésitaient à le faire dans le contexte de ces derniers jours. Tout le travail que j’ai fait depuis 7 ans... je ne dis pas qu’il est anéanti, mais là il y un autre travail à faire ; tenir un langage réaliste.

 En quoi consiste ce langage réaliste : Quelle est votre démarche ?
Nous faisons de la sensibilisation en insistant sur la détresse des femmes qui viennent dans mon cabinet, celles qui meurent d’un avortement clandestin, celles qui se suicident faute d’avoir pu avorter, celles qui tuent leur enfant en proie au désespoir ... Nous disons que l’avortement existera toujours et qu’il vaut mieux l’autoriser dans des conditions de sécurité pour la santé des femmes. L’objectif est de sensibiliser les hommes politiques et religieux. J’ai fait une conférence auprès du conseil des oulémas de Tanger, dans la mosquée Mohamed V, pour faire passer ce message. Tous étaient d’accord avec ce que j’expliquais, il n’y avait personne pour s’opposer.
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Dans le même thème
Maroc : Les autorités « empêchent » l’accostage du navire pour l’avortement 
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Le "navire pour l'avortement" expulsé du Maroc

Le navire de "Women on Waves" a été escorté, jeudi soir, hors des eaux territoriales marocaines par la marine du royaume. Les militants ont promis de revenir, notamment en saisissant les instances internationales.

Par Stéphanie DE SILGUY (vidéo) (FRANCE 24 avec dépêches),6/10/2012
Il a été escorté hors du pays par la marine du pays. Le "navire pour l'avortement" de l'ONG néerlandaise "Women on Waves", arrivé il y a quelques jours dans le port de Smir, dans le nord du Maroc, a quitté les eaux territoriales du royaume dans la soirée de jeudi.
"Sitôt avisées, les autorités ont attiré l'attention de l'équipage du voilier sur la nécessité du respect des dispositions légales, après quoi ledit voilier a quitté les eaux territoriales marocaines", a confirmé le ministère de l'Intérieur dans un autre communiqué.
"L'embarcation supposée être 'le bateau de l'avortement' n'est qu'un voilier de croisière arrivé (dès) le 2 septembre", a par ailleurs affirmé ce ministère.
"Aucune loi n'a été enfreinte"
Invitée par le Mouvement alternatif pour les libertés individuelles (Mali), une association marocaine, "Women on Waves" a souligné qu'"aucune loi n'avait été enfreinte".
Le 1er octobre, l'ONG néerlandaise avait fait part de son intention de se rendre au Maroc afin de proposer des avortements médicamenteux. Chaque jour, 600 à 800 Marocaines ont recours à une interruption volontaire de grossesse dans la clandestinité et, chaque année, 78 femmes meurent des suites de ces avortements.
Mercredi, après avoir laissé planer le suspense, elle avait annoncé que son navire devait arriver le lendemain. Mais, coup de théâtre, elle avait reconnu jeudi que le navire se trouvait déjà sur place. "Le bateau est arrivé il y a plusieurs jours déjà, car ils ont su que les autorités allaient les empêcher et c'était le seul moyen de parvenir jusqu'aux côtes marocaines", avait expliqué à l'AFP une députée néerlandaise, Liesbeth van Tongeren, présente à la marina de Smir.
Les militants de l'ONG, expulsés jeudi soir, ont promis de revenir. Dans d'autres pays, comme au Portugal en 2009, "Women on Waves" a fait condamner les autorités du pays par la Cour de justice européenne pour "violation de la liberté d'expression".

Le Maroc dans le bourbier sahraoui

MADRID SOUTIENT ROSS; TORTURE, RÉPRESSION, LOURDES CONDAMNATIONS DE PRISONNIERS..

Par l'Expression, 4/10/2012

Alors que le Maroc vient d'être épinglé à plusieurs reprises sur la question des droits de l'homme, 14 prisonniers sahraouis ont été condamnés à des peines de prison allant de 8 mois à 3 ans. La fièvre s'est emparée du Sahara occidental.

L'événement marquant de ces derniers jours sur le plan diplomatique en ce qui concerne le dossier sahraoui restera certainement la rencontre entre le ministre espagnol des Affaires étrangères et l'envoyé spécial de l'ONU pour le Sahara occidental à qui Rabat avait retiré sa confiance.

Que se sont dit les deux hommes pendant cette rencontre qui a eu lieu en marge des travaux de la 67e Assemblée générale de l'ONU? Le chef de la diplomatie espagnole, «a loué le travail accompli par l'ambassadeur Ross, faisant le point avec lui sur l'évolution du conflit et les positions des différentes parties», a rapporté sur son site le média ibérique el Economista. «Le temps est désormais propice pour marquer une nette avancée sur la voie de la solution au Sahara», a affirmé José Manuel Garcia-Margallo à Christopher Ross tout en lui signifiant qu'il est dorénavant «dépositaire de plus de marge de manoeuvre pour créer une solution politique durable, équitable et mutuellement acceptable par tous, telle que la souhaite le gouvernement espagnol». Prise au pied de la lettre, une tellMa déclaration est tout simplement annonciatrice d'un retour prochain du diplomate américain qui n'a pas été lâché par le Secrétaire général des Nations unies ainsi que par les Etats-Unis qui lui avaient réitéré leur soutien. L'Espagne, qui porte une responsabilité historique dans le conflit du Sahara occidental, abonde dans le même sens. «L'Espagne en tant que membre du Groupe des Amis du Secrétaire général pour le Sahara occidental, réitère son soutien au SG de l'ONU et son envoyé personnel pour le Sahara occidental, Christopher Ross», a souligné le président du gouvernement espagnol, Marieno Rajoy, qui a réaffirmé, dans son allocution devant la 67e Assemblée générale de l'ONU, l'engagement de son pays «en faveur d'une solution juste et durable et mutuellement acceptable au Sahara occidental qui consacre le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination, conformément aux principes de la Charte des Nations unies». Des soutiens indéniables à la cause sahraouie qui interviennent dans le sillage de visites répétées d'associations, de délégations et d'organisations internationales de défense des droits de l'homme au Maroc et au Sahara occidental.

Le Makhzen épinglé
La première salve a été tirée par le Centre Robert Kennedy pour la Justice et les droits de l'homme (RFK Center) dont une délégation a séjourné au Sahara occidental et dans les camps de réfugiés sahraouis du 25 au 31 août. Elle y a recueilli des témoignages accablants qui attestent de la pratique de la torture et de la violence. Son rapport fait état de cas de disparitions, de torture, de détentions arbitraires, de menaces, d'exécutions extrajudiciaires... par les forces d'occupation marocaines. 

Le rapporteur spécial de l'ONU a, quant à lui, évoqué des «témoignages crédibles faisant état de pressions physiques et mentales excessives sur des détenus au cours d'interrogatoires», lors de la visite qu'il a effectuée au Maroc et au Sahara occidental entre les 15 et 22 septembre 2012. «Il ne devrait pas être surprenant que des actes équivalant à la torture soient commis à l'occasion d'événements particulièrement intenses, tels que des grandes manifestations, perçues comme une menace à la sécurité nationale», a ajouté le diplomate onusien d'origine argentine Juan Mendez, lors de la conférence de presse qu'il a tenue, au terme de sa mission, à Rabat. 

Tandis qu'une délégation de la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples (Cadhp) qui s'est rendue à Boujdour pour y rencontrer des familles des disparus sahraouis et des victimes de l'agression marocaine, a collecté des témoignages «poignants» qui font état de la pratique de la torture contre des Sahraouis détenus dans les prisons marocaines. Des rapports qui ternissent l'image du Maroc en matière du respect des droits de l'homme mais qui ne semblent pas pouvoir le faire reculer sur le plan de sa politique de répression dans les territoires occupés du Sahara occidental où il est interdit de se prononcer en faveur de
Prison Noire
l'autodétermination du Sahara. 14 prisonniers sahraouis viennent donc de faire les frais. Ils ont été condamnés le 25 septembre par le tribunal d'El Ayoun, à des peines de prison allant de 8 mois à 3 ans.

La France et l'ONU interpellés

Dans cette bataille du respect des droits de l'homme qui est en train de tourner à l'avantage du Front Polisario, la question sous-jacente de doter la Minurso, Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental, d'un mécanisme de surveillance de ce type est devenue incontournable. Soutenu par certains pays membres du Conseil de sécurité dont la France, Rabat n'en veut pas en entendre parler. L'Association des Amis de la Rasd (Aarasd) milite pour faire plier Paris et ne désespère pas de voir le mandat de la Minurso s'élargir à la protection des droits de l'homme dans les territoires occupés. C'est «d'abord à la France de bouger et de lever son veto» au Conseil de sécurité qui empêche la Minurso d'être dotée de ce mécanisme souligne l'Aarasd qui s'est appuyée sur le rapport de Juan Mendez, le rapporteur spécial de l'ONU sur la torture et autres traitements cruels, inhumains ou dégradants, pour défendre sa position. Le contrôle des droits de l'homme par les Nations unies dans le Sahara occidental est «indispensable», a indiqué de son côté la présidente du Centre Robert F.Kennedy. «Les Nations unies et la France peuvent consentir des efforts pour sortir la question sahraouie de la situation de gel qu'elle traverse», a déclaré Kerry Kennedy dans un entretien au journal marocain «Maroc Hebdo». Les autorités marocaines y prêteront-elles une autre oreille au règlement du conflit du Sahara occidental? «Le Sahara est une priorité en politique étrangère marocaine. Soit on est interpellé, soit on explique la position du Maroc, qui repose sur la dynamique des négociations, selon des paramètres clairs du Conseil de sécurité de l'ONU, à savoir l'esprit du compromis, la négociation et le réalisme» a déclaré le 27 septembre, sur les ondes de Medi 1, Youssef Amrani le ministre marocain délégué aux Affaires étrangères et à la Coopération.


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Le Maroc retire son accréditation à un journaliste de l'AFP

 Par Souhail Karam, Guy Kerivel pour le service français  Nouvel Observateur , 5/10/2012
 
RABAT (Reuters) - Les autorités marocaines ont annoncé vendredi qu'elles retiraient son accréditation à un journaliste du bureau de l'Agence France-Presse à Rabat, accusé d'avoir mis en doute la neutralité du palais royal lors d'élections législatives partielles la veille à Tanger.
Dans un communiqué diffusé par les médias officiels, le gouvernement accuse Omar Brouksy d'avoir écrit "une dépêche antiprofessionnelle" et diffusé des allégations "infondées et irresponsables" qui "mêlent l'institution monarchique à cette compétition électorale".
Un responsable du gouvernement marocain a précisé que l'AFP avait diffusé une dépêche affirmant que le scrutin à Tanger opposait le Parti de la Justice et du Développement (PJD), qui dirige le gouvernement, à des "candidats proches du palais royal".
"Nous considérons qu'il s'agit d'une grave faute professionnelle (...) que d'impliquer faussement la monarchie dans une compétition électorale le jour même du vote", a-t-il dit.
"L'AFP a ensuite modifié ce passage pour dire que ces candidats étaient en fait membres du Parti Authenticité et Modernité (PAM), fondé en 2008 par Fouad Ali El Himma, un proche du roi".
"Avant que cette modification ne soit apportée, le gouvernement avait déjà pris la décision de sanctionner l'AFP", a précisé ce responsable gouvernemental.
Le directeur de l'information de l'AFP, Philippe Massonnet, a dit espérer que les autorités marocaines reviendraient sur leur décision.
"Le reportage incriminé n'avait pas d'autre but que d'informer, de contextualiser une situation, sans intention de nuire à qui que ce soit", a-t-il dit, ajoutant que le bureau de l'AFP à Rabat avait "toute la confiance de la direction de l'agence".
Un porte-parole du ministère français des Affaires étrangères a souligné l'attachement de la France à la liberté de la presse et a précisé que Paris était en contact avec les autorités marocaines.
Omar Brouksy, de nationalité marocaine, avait été pris à partie par des policiers le mois dernier alors qu'il couvrait à Rabat une manifestation en faveur de la démocratie.

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20121005.REU7527/le-maroc-retire-son-accreditation-a-un-journaliste-de-l-afp.html

vendredi 5 octobre 2012

URGENT ! Situation très chaude à Ifni et à Tanger.

Par Souad Guennoun, 30/9 et les jours suiuvants


Répression, arrestations, manifestations, encerclement et présence policière et répressive en nombre. Un climat d'insurrection en période de discrédit total des politiques et de l'absence de  mesures pour faire face à la crise économique, aux augmentations des prix, à dégradation des services publics, à la non réponse aux diplômés chômeurs qui poursuivent les luttes, à l'ébullition dans les facs et les cités universitaires insuffisantes et à l'abandon, à tout ce que nous réclamons comme changements et nous ne voyons aucune politique de changement. Restons vigilents et solidaire »s avant tout
Dimanche 30 septembre, se tient un sit in devant le commissariat d'Ifni  en soutien aux  4 détenus (Abdellah Hihi, Abdelmoula Habab, Hassan Boughaba, YoussefRquini ) dont le procès est fixé demain lundi à Tiznit. Les forces de répression sont en grand nombre et les copains craignent une intervention.
Lundi 1 octobre 2012, le procès des 4 détenus a été reporté à mercredi 3 octobre. La demande de mise en liberté provisoire a été rejetée. Un sit in s'est déroulé devant le tribunal de Tiznit avec  slogans exigeant la  libération des détenus.

Mardi 2 octobre,14:22,  arrestations de deux militants actifs : Mohamed Hamouda, militant du M20 F Ifni et Zine Abidine, membre actif AMDH, arrêté lors des évènements d'Ifni du "samedi Noir".
Merci de rester vigilent. Ifni résiste,  évitons les procès fabriqués, le harcèlement des militants. La solidarité est importante plus que jamais.
http://youtu.be/pwwlasK-iAY
Sidi Ifni aujourd'hui même le 2/10/2012. La jeunesse se révolter contre le régime!( Samira K)


 A Ifni, ce soir mardi 2 octobre:
Après  l’arrestation dans l'après midi de Fares Afifi, militant M20Fet ANDCM, les manifestants se sont dirigés vers le commissariat. Il est cerné par un important dispositif répressif de toutes sortes. En ce moment même, les manifestants continuent à crier les slogans pour exiger la libération de tous les détenus.
Des affrontements risquent d'éclater d'un moment à l'autre. Une tension très forte sur le terrain. Ifni est en situation d'émeutes. 

Mercredi 3 octobre 


Par Lucille 

Ifni dernières nouvelles :
Les affrontements entre population et forces de répression qui ont éclaté dans le quartier Boulaalam hier mardi 2 octobre se sont poursuivis  jusqu'à ce mercredi matin.
Les forces répression venues en grand nombre avaient fait usage de gaz lacrymogène, on parle d'un blessé grave Lahdira Hassan qui a été arrété
2 autres arrestations :  Zine Abidine Jazaïri et Med Hamouda. Le procès reporté des 4 détenus qui devait se tenir à Tiznit aujourd'hui a une nouvelle fois été reporté, pour lundi 8 octobre.
Ce soir , le Conseil de la ville d'Ifni a convoqué tous les partis, associations, notables, à une rencontre.
Une commission de soutien aux détenus composée de Attac ,ANDCM, AMDH, M20F s'est mise en place pour :
soutien matériel et logistique  aux familles et détenus, pour assurer défense , trouver des avocats .

 De Mamfakinch Urgent : Ifni sous haute tension.
    Aujourd'hui, après l'arrestation de 2 nouveaux militants faisant ainsi monter le nombre total des arrestations à six, les militants, familles et voisins des détenus ont appelé á un sit in devant le centre de police.

    Les forces de l'ordre qui ont afflué sur la ville depuis deux jours ont, visiblement, reçu l'ordre d'attaquer le sit-in.

    Les affrontements interviennent dans le plus gros quartier de la ville, Boulalam, et risquent d'atteindre l'autre grand quartier, Colomina.

    Nous vous tiendrons au courant dès réception de plus d'informations.
 


    Rappel :
 Le 28 septembre, intervention des forces de répression et arrestation à Ifni de 4 militants  du M20F , l'AMDH et de l'ANDCM :
 Abdelah Hihi, Abdelmoula Halab, Hassan Boughaba, Youssef Rquini
Abdellah Hihi a été violemment tabassé , menacé pour avoir refusé de  signer le P.V  Ils seront présentés demain devant le procureur.
Après plusieurs promesses d'embauche dans le port de Sidi Ifni, les jeunes se sont présentés plusieurs fois et à chaque fois sans résultat.
Ils décident se faire un sit-in dans le port pour réclamer le travail qui leur a été promis et dénoncer  les promesses non tenues des responsables.
Le 29 septembre ils sont présentés au tribunal , les motifs d'inculpation font craindre le pire : rassemblement armé, blocage de route, entrave à la liberté de travail, menaces. Tous les motifs habituels d'un procès fabriqués de toute pièce.
La ville d'Ifni est de nouveau cernée par un important dispositif sécuritaire.
Il est important de rester vigilent, quand on sait le climat répressif et les nombreuses 0/9/2012 et jours suivants arrestations dans toutes les régions où les mouvements de luttes sont importants, et que le pouvoir n'a d'autres solutions que de réprimer, encore et encore plus fort.
La ville d'Ifni, par ses luttes  qui n'ont pas cessé et un symbole de  résistances où les habitants d’ Aït Baamrane se sont soulevées contre l'exclusion, le chômage, la pauvreté, et ont lutté pour que les richesses du port d'Ifni profitent aux habitants.
Ils ont affronté le 7 juin 2008 une répression aveugle, le samedi noir d'Ifni.
Grace à une solidarité nationale et internationale, le blocus militaire avait été levé, les militants libérés.
Brahim Bara et Hassan Agherbi avaient été reçus en héros lors de leur libération
Mais les menaces sont restées en suspens. Le procès de B.Bara et H. Agherbi pour des motifs fabriqués, sans cesse  reporté  est fixé au 11 octobre.
Chaque fois que la population d'Ifni se lève, les forces de répression sont en démonstration de force.
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Par Demain, 3/10/2012

Calme précaire à Sidi Ifni après les troubles d’hier et de cette nuit


Le calme est revenu ce matin après les troubles de cette nuit dans la petite ville de Sidi Ifni. La ville a connu hier et très tôt ce matin des heurts entre les forces de l’ordre et des manifestants qui ont basculé dans une sorte de début de soulèvement populaire contre l’autorité.
Ce qui a nécessité l’envoi de renforts de Tiznit de plusieurs camions remplis d’éléments des forces auxiliaires.
Ce matin, la ville semble avoir été complètement militarisée. Et des arrestations, une douzaine, ont été opérés parmi les manifestants.
L’origine de ces troubles semble avoir été l’arrestation de plusieurs jeunes qui avaient organisé un sit-in en face du commissariat de police de la ville.
Sidi Ifni a connu en 2008 des troubles qui ont été violemment réprimés par les forces de l’ordre. Certains habitants avaient alors exhibé dans la rue des drapeaux espagnols et revendiqué le « retour » de cette ex-colonie espagnole à l’Espagne.
Demain
URL courte: http://www.demainonline.co
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Le même jour, à Tanger 
des affrontements entre forces de répression et militants,  la police utilise des balles en caoutchouc pour disperser la foule

La police au quartier « Ard Daoula » (Photo Tanja24)
Selon le site Tanja24, les forces de l’ordre auraient dispersé violemment une concentration d’habitants du quartier « Ard Daoula » à Tanger, quelques heures après s’être retirées de la zone poussées dehors par la population.
 http://youtu.be/BFkiB3Wctxs 
Les raisons de cette ébauche d’émeute ne sont pas connues pour le moment, mais le site assure que les forces de l’ordre ont dû utiliser des balles en caoutchouc pour disperser la foule de ce quartier populaire. « Un fait sans précédent depuis les années quatre-vingt-dix », selon le site.
 

Demain

URL courte: http://www.demainonline.com/?p=21737
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Par Lucille Daumas, 3/12/2012

A Tanger, le 1 octobre des affrontements éclatent dans le quartier populaire de Bni Makada, suite à des expropriations entre forces de  répression et la  population désarmée. 
Bilan 6 arrestations  et 2 mineurs en garde à vue . La police a fait  usage de bombes lacrymogènes  et de balles  en caoutchouc. Les autorités ont déclaré ne pas avoir fait usage de balles caoutchouc, mais les citoyens ont pu démentir ces dires  en montrant des cartouches retrouvées.
La colère gronde , le pouvoir réprime , la population se défend, les politiques sont aux abonnés absents... et le palais pendant ce temps, continue à inaugurer ses projets.

A suivre , octobre s'annonce chaud chaud .


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Et pourtant, voyez comme le Maroc est auto-satisfait de sa politique de défense des droits de l'Homme ! A rire ou à pleurer...

"Buenos Aires, 28 sept. 2012 (MAP) - Le Maroc a adopté une approche "audacieuse" en matière de promotion et de protection des droits de l'Homme et de réconciliation avec son histoire, a souligné l'ambassadeur du Maroc en Argentine, Fouad Yazourh.
Des institutions étatiques et des organisations non gouvernementales ont été mises en place pour veiller exclusivement à la défense des droits de l'homme, a-t-il noté, soulignant que la nouvelle constitution adoptée en 2011, comporte des mesures significatives en faveur de la promotion des droits de l'Homme d'autant plus qu'elle reconnaît la suprématie des lois et des conventions internationales sur le droit interne.
Il s'agit d'un principe très courageux puisqu'aucun pays de la région ne reconnaît cette primauté, a affirmé M. Yazourh dans cet entretien consacré particulièrement à la question des droits de l'homme au Maroc et aux efforts fournis pour le Royaume pour veiller au plein respect des droits humains." (...)


( la suite, si ça ne vous suffit pas :
" http://www.menara.ma/fr/2012/09/28/283467-le-maroc-adopte-une-approche-audacieuse-en-matiere-de-promotion-des-droits-de-lhomme-ambassadeur.html)
(NDLR)