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samedi 15 décembre 2012

ANFGOU, Moyen Atlas : Adresses, emails, numéros de téléphone, lieux pour déposer les dons

Informations collectées sur facebook

CONCERNANT LES VIREMENTS EN ESPÈCES VOICI LES COORDONNÉES :

IBAN: BE08377030707813 BIC Code: BBRUBEBB Communication: S.o.s Anfgou.

Le compte est en Belgique.
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Par  Mohammed Belmaïzi
Avec vous mes ami-es! Il faut tout faire pour que la collecte arrive en bonnes mains. 
Nous avons malheureusement l'expérience du séisme de l'Hoceima, où les maigres butins ramassés, avec de l'argent, ont été égarés dans les poches des prédateurs, y compris le Makhzen...*
Je sais et j'espère que vous êtes à même de cerner profondément cette action. Je vous souhaite un franc succès, mes ami-es, mes héros à moi!

* Il a fallu attendre plusieurs jours que le roi vienne distribuer de ses propres mains les fruits- ou une partie- de la collecte !


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MAROC :Campagne organisée par le collectif pour ANFGOU et l’association IMA.

Mission : Collecter des dons sous forme : d’espèces, de fournitures, de services, de matériel ou d’autres biens (habits, médicaments...) au profit d’Anfgou, village du Moyen-Atlas ( MAROC )

Objectif : améliorer les conditions de vie précaire d’une population vulnérable ( MALADIE, FROID EXTREME EN HIVER, MALNUTRITION, ENCLAVEMENT)

Donnez selon vos moyens.

Nous attendons de chacun un geste 5, 10, 20, 30 ...100.... Euros... OU dons en nature de tous genre

Pour faire un don, veuillez prendre contact avec :

Rachid 0033(0)6.28.95.76.18/

Fouad 0033(0)6.69.96.80.75/

Hanane 0033(0)6.11.45.78.38/

Sofia 0033(0)6.18.44.88.09.

e-mail : missionhumanitaireanfgou@yahoo.fr 
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Au Maroc vous pouvez le faire directement vers le compte de l'Association Amghar , Par RIB :
225 380 0057088766510 111 08 (Crédit Agricole)
Par Chèque : Chèque libellé à l’ordre de l’Association Amghar pour la Culture et le Développement, rue n 1, n 245, Quartier Mchchifsan, Khénifra 54000.

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PARIS :  ACAL : Opération 29 décembre 2012 

http://youtu.be/Jmss1XOjmLk

Un appel pour toutes celles et tous ceux qui veulent aider, points de centralisation des aides Paris –Toulouse – Rabat – Khénifera, transport et acheminement depuis Paris jusqu’à Anfgou.
 Date limite de l’envoi et de dépôt le 20 décembre 2012.
 Les aides arriveront à Anfgou le dimanche 23/12/2012. 

Natures des dons : Vêtements chauds et couvertures (propres et en bon état) éventuellement des dons pour acheter des denrées alimentaires sur place. 

Contact : L’association ACAL
40 rue de Cévennes 75015 Paris
Mail : acal.association@orange.fr
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  Par Rita La Rebelle
Bruxelles,URGENT URGENT URGENT 
pour Anfgou et d'autres villages dans la détresse
Bruxelles Arbai Mohamed 0493 032 572 et Nya Hamou sur facebook
Communiqué urgent urgent :
 Un compte est crée a Bruxelles pour la récolte de fond, les vêtements arrivent demain a Casablanca une première caravane décolle du sud. On a besoin de vos dons, même 1 euro fera l'affaire. 
Solidarisons nous svp le temps presse .Contactez 
Abdelqader Bagari au Maroc,  
-  Soufiane Boujnane en France, 
-   Mohamed Arbain et Niya Hammou à Bruxelles.                (Arbai Mohamed 0493 032 572)

Tout sera transparent, n'oublions pas les efforts de Rita La Rebelle que vous pouvez contacter aussi.
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Anfgou, non loin de Khénifra , sur la planète du Maroc inutile, malgré les promesses royales de 2008 !

Lire les promesses du souverain de 2008 :
Par Youness Sâad Alami, Publié dans L'Economiste le 06 - 05 - 2008
Les habitants du village d'Anfgou, à 200 km de Khénifra, ne sont pas près d'oublier leurs proches morts de froid l'an dernier. Mais, pour eux, la vie continue. Et, désormais, celle-ci s'inscrit sous de nouveaux auspices depuis la visite du Souverain, le week-end dernier. De grands chantiers pour structurer cette bourgade perchée sur le Haut-Atlas ont été lancés. Route, électricité, eau potable, écoles, dispensaires, etc… Bref, des infrastructures de base, jusque-là absentes dans la région."Plus de 1,3 milliard de DH pour des projets de développement· Ecoles, routes, dispensaires...

Pour la petite histoire, c'est en février 2007 qu'Anfgou est sorti de l'oubli. Le 20 décembre 2006, un message atterrit chez le gouverneur: «Regret de vous informer du décès de 8 enfants». Quelques jours plus tard, on compte une trentaine de victimes, mortes à cause du froid. Le 10 janvier, L'Economiste édite un reportage- photos sur «Le monde oublié de Anfgou» (cf. www.leconomiste.com). Exclusives et choquantes, ces images ont montré la détresse d'un village «du Maroc inutile». Anfgou était dénué de tout, même de l'essentiel. Le 3 février 2007, les habitants, soit plus de 1.200 habitants, organisaient une marche de protestation avec l'espoir d'attirer l'attention des autorités sur leur condition.


Aussitôt, une commission ministérielle s'est rendue sur place, pour découvrir un Maroc... inconnu et privé de tout. Des projets d'un coût de 23 millions de DH avaient été, alors, lancés par la Fondation Mohammed V pour la solidarité.


Un an après, le Roi leur rend visite et constate de visu l'état des lieux. Les 2 et 3 mai resteront gravés dans la mémoire du village. A cette occasion, la population a «mis les petits plats dans les grands» pour recevoir dignement le monarque. Sans luxe ostentatoire, mais avec simplicité et chaleur, comme savent le faire ceux qui ont à peine le minimum pour vivre. Au passage du Roi, on lui remet des lettres de doléances en espérant qu'elles trouveront écho. Mais peu importe, le plus important, la contrée va connaître le développement. De fait, trois conventions dans les domaines des télécommunications et des infrastructures routières ont été signées samedi dernier.


Selon Karim Ghellab, ministre de l'Equipement et du Transport, ce programme porte sur le désenclavement total de la région d'Anfgou en la reliant, d'une part, à Amenzi et Tounfit et, d'autre part, à Imilchil, via une nouvelle route. Celle-ci, longue de 45 km , sera réalisée en partenariat avec la région Meknès-Tafilalet et la direction générale des collectivités locales. A noter que le coût d'aménagement moyen des routes d'Anfgou atteindra les 5 millions de DH /km.


Des opérations très coûteuses en raison des terrains très escarpés et difficiles. Les travaux seront achevés fin 2010. D'autre part, le village d'Anfgou, au même titre que d'autres localités rurales de la province, sera desservi en téléphonie et Internet dans le cadre du programme d'accès généralisé aux télécommunications. Ce programme nécessitera une enveloppe de près de 497 millions de DH. A noter que la localité d'Anfgou a été couverte par le réseau mobile GSM en 2007.


Dans le domaine sanitaire, Anfgou sera doté d'une maison d'accouchement tandis que le secteur de l'enseignement bénéficiera d'une enveloppe de plus de 53 millions de DH.Reste à signaler que la mise à niveau et le développement de la province de Khénifra, pour la période 2008-2011, coûtera une enveloppe budgétaire globale de 1,3 milliard de DH. Des investissements afin que les gens ne meurent plus de froid…"
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 Que sont devenus les 1,3 milliards de DH ?
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Salah Elayoubi a partagé une photo de La Culture des Kabyles.
Un j'aime = un soutien pour les enfants D'Anfgou .
Au Maroc le froid tue.
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Des alertes ont été lancées sur les réseaux sociaux, sur le grand réseau social Google une Alerte-info est retransmise quotidiennement.
Et pourtant…
Aux portes de Rabat, non loin de la ville de Khenifra se trouve le petit village naufragé d’Anfgou. 
Pas très loin de Rabat, et pourtant…
En cette saison où l’hiver s’installe, dans cette région où la température avoisine les -16° vivent ou plutôt survivent près de 3000 personnes.
Des femmes, des vieillards, des enfants, des bébés…
Des bébés justement, quatre  sont récemment morts de froid ! sans compter le bétail, que l’on ne considère pas mais qui est cependant partie intégrale de la vie rurale.


Au Maroc le froid continue à tuer...


Des alertes ont été lancées sur les réseaux sociaux, sur le grand réseau social Google une Alerte-info est retransmise quotidiennement.
Et pourtant…
Aux portes de Rabat, non loin de la ville de Khenifra se trouve le petit village naufragé d’Anfgou.
Pas très loin de Rabat, et pourtant…
En cette saison où l’hiver s’installe, dans cette région où la température avoisine les -16° vivent ou plutôt survivent près de 3000 personnes.
Des femmes, des vieillards, des enfants, des bébés…
Des bébés justement, quatre sont récemment morts de froid ! Sans compter le bétail, que l’on ne considère pas mais qui est cependant partie intégrale de la vie rurale.

Pour la relaxe de Camara Laye et la fin de la répression contre les migrants

Par Ayad Ahram, ASDHOM, 13/12/2012

Camara Laye, le coordinateur du Conseil des migrants subsahariens au Maroc, avait bénéficié d’une liberté provisoire lors de l’audience du 9 novembre.  
Ses soutiens se mobilisent maintenant pour sa relaxe pure et simple lors de la prochaine audience qui aura lieu le 18 décembre 2012. Une date symbolique, rappelons-le, qui n’est que la journée internationale pour la protection des intérêts des travailleurs migrants et de leurs familles.
L’ASDHOM se joint à l’ensemble des associations qui soutiennent Camara Laye et réclame sa libération.

Je rappelle que l’ASDHOM organise, le jeudi 20 décembre 2012 à Nanterre, un débat sur la situation faite aux migrants subsahariens au Maroc en présence de Fabien Yené, lui-même Subsaharien et auteur du livre « Migrant au pied du mur ». Un témoignage poignant sur le parcours des Subsahariens en quête d’un monde meilleur….

20 décembre à 19h
Agora de Nanterr
20 Rue Stalingrad 92000 Nanterre
RER Nanterre Ville

Bien cordialement,
Ayad Ahram
Secrétaire général de l’ASDHOM
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Après la liberté provisoire, la relaxe !





Prochaine audience le 18 décembre 2012, journée internationale des migrants !



Camara Laye, coordinateur du Conseil des migrants subsahariens au Maroc (CMSM), arrêté dans la nuit du 20 au 21 octobre à son domicile, est poursuivi pour vente d'alcool et de cigarettes sans autorisation sur le seul fondement d'un procès-verbal de police alors qu'aucune marchandise n'a été saisie et jointe au dossier. A l'audience du 9 novembre dernier, le tribunal a accepté de remettre Camara en liberté.




La mobilisation qui a permis d'arracher cette première victoire doit s'amplifier pour obtenir la relaxe de Camara et l'arrêt de la répression contre les migrants.




Chaque jour en effet, des dizaines de personnes, y compris des mineurs, des femmes enceintes, des réfugiés et des demandeurs d'asile continuent à être raflés et refoulés à la frontière algéro-marocaine dans des conditions inhumaines et en violation des procédures légales.


En cette journée internationale des migrants, mobilisons-nous contre la répression qui s'abat sur les migrants au Maroc et pour l'abandon des poursuites engagées contre Camara



SIT-IN devant le Tribunal de Première instance

Quartier Océan, avenue de Madagascar

Mardi 18 décembre à 11H
Rabat



Premiers signataires : Association lumière sur l'émigration clandestine au Maroc (ALECMA), Association marocaine des droits de l'homme (AMDH), Collectif des communautés subsahariennes au Maroc (CCSM), Conseil des migrants subsahariens au Maroc (CMSM), Forum des alternatives Maroc (FMAS), Groupe antiraciste d'accompagnement et de défense des étrangers et migrants (GADEM), Institut de formation des agents de développement (IFAD), Organisation pour la liberté d'information et d'expression (OLIE)

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En savoir plus sur les migrants et Camara Laye
 
« Au Maroc, c’est la peau noire qui dérange ! » 










Les immigrés de l’Afrique subsaharienne ne sont plus les bienvenues au Maroc. Arrêtés arbitrairement, humiliés, reconduits sans vergogne à la frontière, ils vivent un véritable calvaire. Depuis le mois de juin dernier, le royaume chérifien a durci sa politique de répression à leur encontre, constatent les organisations de défense des droits de l’Homme. Les immigrés clandestins ne sont pas les seuls concernés par cette situation. Ceux qui sont en règle ne sont pas mieux lotis. Enquête.


Bakoyouko est venue vivre au Maroc pour fuir la crise post-électorale ivoirienne. En rêvant d’une vie meilleure au Royaume chérifien, le jeune homme de 34 ans ne s’imaginait pas que cet espoir se transformerait en calvaire. Ses difficultés commencent dès son arrivée à la ville d’Oujda, à l’est du pays, avec une dizaine de ses compatriotes. « Dans cette ville, les bailleurs ne louent pas aux migrants. Nous étions obligés de vivre dans la forêt », raconte-t-il. « Puis nous avons été confrontés à des bandits qui nous ont dépouillés de tous nos biens et déshabillés pour voir jusque dans nos anus si nous ne cachions pas des choses. Certaines femmes et même des hommes ont été violés. Nous avons dû marcher pendant des dizaines de jours avant de monter dans un train pour rejoindre Rabat. C’était l’enfer ! »
Un cauchemar qui continue. Comme Bakoyouko, ils sont des milliers à subir au quotidien la brutalité des autorités marocaines, qui ont durci depuis juin dernier leur politique de répression à l’encontre des immigrés clandestins. Mais ces derniers ne sont pas les seuls concernés par cette politique, précise Bakoyouko qui préside le Conseil des migrants subsahariens au Maroc (CCMS). Même ceux qui sont en situation régulière subissent des contrôles non justifiés, affirme-t-il.

Contrôles, arrestations, humiliations
Les contrôles incessants. Les arrestations arbitraires. Les humiliations. C’est ce que dénoncent les 20.000 migrants originaires de l’Afrique subsaharienne qui vivent au Maroc. Les forces de l’ordre n’interpellent pas les immigrés uniquement à la frontière. Ils les arrêtent aussi arbitrairement en ville, à leur travail ou au domicile, selon le président du (CCMS). « Lorsque les policiers nous arrêtent, ils ne nous laissent même pas le temps de nous expliquer. Ils reconduisent certains directement à la frontière », confie Bakayouko. Lui-même a violemment été interpellé le mois dernier alors qu’il était devant une épicerie. « Quatre policiers en civil m’ont saisi par la main et m’ont dit de monter dans la voiture. Je leur ai demandé pourquoi ? Ils m’ont dit de me taire et d’obéir. Ils ont fini par me relâcher, voyant que j’étais en règle. »
Pour Bakayouko, le principal problème des migrants, c’est l’absence de cadre juridique qui leur permet de bien s’intégrer dans le pays. Au moins 30% d’entre eux viennent au Royaume chérifien en situation régulière pour une durée, en général, de trois mois, rappelle-t-il. « Une fois que ce délai expire, pour rester dans le pays, les autorités exigent l’ouverture d’un compte bancaire et un contrat de travail ou une attestation certifiant que vous êtes inscrit dans une école », explique-t-il. Mais « les prix des écoles sont très chers, les migrants n’ont pas les moyens de les payer. Quant aux employeurs, ils refusent de leur signer un contrat de travail car ils exigent d’abord un titre de séjour. Or, pour avoir ce document, il faut obligatoirement un contrat de travail. De même, les banques refusent de leur ouvrir un compte tant qu’ils ne présentent pas un titre de séjour. C’est un vrai méli-mélo », déplore-t-il. Au final, beaucoup finissent par se décourager et restent dans la clandestinité.
Les migrants subsahariens sont aussi confrontés à la précarité. La plupart du temps, ils travaillent dans les secteurs informels, tels que les chantiers, les pâturages ou encore les marchés. Le salaire qu’ils perçoivent ne leur permet pas de payer leur loyer. Il n’est pas rare qu’ils dorment à cinq ou six dans une chambre. « Le loyer est très cher. C’est un vrai problème, selon Bakayouko. Il est fixé pour les migrants à 800 dirhams (environ 80 euros) alors que les Marocains payent en moyenne 500 dirhams (environ 50 euros). Même se nourrir est difficile. Parfois, certains attendent la fin du marché pour ramasser de la nourriture et faire leurs provisions ».

« Politique infernale pour les migrants »
Plusieurs ONG et associations de défense des migrants se sont insurgées contre leurs conditions de vie inhumaines. C’est le cas de l’association des droits de l’Homme marocaine (AMDH), dirigée par Khadija Ryadi. « C’est une chasse aux noirs pas aux migrants, fustige-t-elle. Cette violence à leur encontre est préméditée et encouragée par les autorités qui incitent les populations à leurs rendre la vie difficile. Tout cela pour les dissuader de venir au Maroc ! D’ailleurs, des Marocains vont jusqu’à affirmer que ce sont les noirs qui développent le sida et la prostitution dans le pays. Pis, insiste-t-elle, parfois des épiciers refusent de leur vendre quoi que se soit ! »

Cette dégradation de leur situation est liée selon elle à la pression que l’Union européenne met au Maroc pour éviter que les migrants clandestins passent par ses frontières pour se rendre en Europe. En refoulant le maximum d’entre eux, le royaume chérifien « veut montrer qu’il est un bon élève. Mais cette nouvelle politique est infernale pour les immigrés. Des Camerounais se sont dernièrement adressés à notre association pour que nous les aidions à rentrer chez eux, tant ils n’en peuvent plus ! »

Laye Camara, lui, ne compte pas rentrer en Guinée, son pays d’origine. Même s’il souffre beaucoup au Maroc. L’étudiant guinéen de 28 ans, qui milite dans plusieurs organisations de défense des droits des migrants, a été emprisonné le 20 octobre dernier après avoir été accusé de vendre de l’alcool. Le jeune homme affirme avoir en réalité été interpellé à cause du rapport qu’il rédigeait sur les arrestations arbitraires et brutales à l’encontre des migrants subsahariens. « L’alcool était juste un prétexte pour me mettre en prison. Ce qui dérangeait les policiers, c’est ce rapport que je devais remettre à l’AMDH. Ils sont venus me chercher, m’ont menotté et demandé si je connaissais des africains qui vendaient de la drogue. Je leur ai dit que je n’avais rien à voir dans cela. Ils m’ont frappé, pris mes clés et sont venus chez moi saccager ma chambre. Ils m’ont ensuite emmené au commissariat et interrogé : « Pourquoi tu écris sur nous ? » « Tu es qui es qui pour écrire sur nous ? » « A qui tu vas remettre ce rapport ? » Au bout de 15 jours de détention, il obtient finalement une libération provisoire grâce à une forte mobilisation des ONG.

Mortelle agression
« Au Maroc, c’est la peau noire qui dérange ! », clame Laye Camara, dont le procès se tiendra le 19 décembre. « Il y a d’autres migrants originaires du Bangladesh, de l’Iran, de l’Irak, des Philippines, mais ils ne subissent jamais les humiliations qu’on nous inflige au quotidien ! Ils ne sont pas systématiquement arrêtés ni contrôlés ! Dès lors que vous avez la peau noire, vous êtes visés ! Les policiers mettent tous les noirs dans le même camp. Parfois, ils les voient assis en groupe et les reconduisent sans raison à la frontière », dénonce-t-il. « Et lorsqu’ils effectuent des contrôles au domicile de certains immigrés, ils leur volent de l’argent, du matériel… » Ces derniers ne portent pas plainte car ils craignent d’être expulsés, confie-t-il.
L’étudiant guinéen pointe aussi du doigt la presse marocaine qui alimente, selon lui, cette violence à l’égard des Noirs. Il fait notamment référence au journal Maroc Hebdo qui avait publié un dossier sur les immigrés subsahariens au Maroc dont le titre était : « Le péril noir ». Un article qui a fait polémique. « Si les policiers et la presse traitent les migrants comme des moins que rien, ce n’est pas étonnant que la population marocaine, en grande partie analphabète, s’en prennent à eux ! »

Les immigrés de l’Afrique subsaharienne sont en effet souvent victimes d’agressions, parfois mortelles. Pas plus tard qu’en mars dernier, un étudiant guinéen a été tué à coups de couteau par un jeune marocain qui voulait lui dérober de l’argent et son téléphone portable. Selon Laye Camara, « le meurtre a eu lieu pendant la nuit. Au moins 29 immigrés sont descendus de chez eux pour défendre leur frère qui était déjà mort. Mais lorsque les policiers sont arrivés, ils les ont tous reconduits à la frontière, leur rappelant qu’ils n’étaient pas chez eux et qu’ils devaient accepter tout ce qui leur arrive. Quant au meurtrier, il n’a même pas été interpellé ».
Le jeune guinéen est encore meurtrie par cette histoire. C’est pour cela qu’il n’abandonnera jamais son combat : « Même si je dois mourir, je me battrai jusqu’au bout pour que les futures générations de migrants aient une vie meilleure au Maroc ! Les Marocains sont nombreux à vivre et à travailler chez nous. Pourtant nous ne les maltraitons pas. Nous les respectons ! Il n’est pas acceptable que nous subissions toutes ces brimades chez eux ! »
Contacté par Afrik.com, Mr.Jilali, le responsable du service de l’immigration au ministère de l’Intérieur du Maroc, n’a pas souhaité répondre à nos questions.

Droit de vote dès 2014 pour les étrangers résidents !


Le suffrage universel a été une longue conquête dans l’histoire de la République.

Si, en 1793, lors de la Révolution, la première République en adopta le principe, il fut réellement mis en œuvre par la IIe République, après la Révolution de 1848. Mais le suffrage resta limité aux hommes jusqu’en 1944, lorsque fut enfin instauré, à la Libération, le droit de vote pour les femmes. Trente ans plus tard, en 1974, l’âge du droit de vote fut abaissé de 21 à 18 ans.

En 1998, les étranger(e)s citoyen(ne)s des pays de l’Union européenne résidant en France ont été admis(es) au vote et à l’éligibilité pour les élections municipales et au Parlement européen.

En mai 2000, l’Assemblée nationale vote une proposition de loi accordant le droit de vote et d’éligibilité aux élections municipales pour les étranger(e)s extra-communautaires, qui résident légalement sur le territoire depuis cinq ans au moins. Le Sénat, à son tour, le 8 décembre 2011, adopte cette même proposition. Il reste à mettre en œuvre la révision constitutionnelle nécessaire.

De nombreux(ses) responsables politiques de gauche, et aussi du centre et de droite, se sont exprimé(e)s en faveur de ce droit.

En 2012, lors des élections présidentielles et législatives, la nouvelle majorité a inscrit cette réforme dans son programme. Conformément à ses engagements dans sa déclaration de politique générale, le Premier ministre, en juillet puis en septembre, a promis qu’il y aurait un projet de loi en 2013.

Près de deux millions et demi d’étranger(e)s extra-communautaires vivent et travaillent dans des communes où elles/ils participent à la vie locale et paient des impôts. Nombre d’entre elles/eux sont responsables d’associations, délégué(e)s de parents d’élèves, délégué(e)s syndicaux(cales)...

La vie locale est un lieu essentiel de la vie démocratique et il n’existe aucune raison pour que toutes celles et tous ceux qui résident sur ces territoires n’y participent pas de façon égale. Il est temps de franchir une nouvelle étape pour l’élargissement du suffrage universel, la démocratie, la cohésion sociale et pour l’égalité des droits.

Les promesses électorales faites depuis plus de trente ans, approuvées par les électeurs(trices) à au moins quatre reprises, depuis 1981, doivent maintenant être tenues.

Nous appelons à la mobilisation citoyenne pour que cette réforme, essentielle pour une République ouverte et fraternelle, soit mise en œuvre dès les élections municipales de 2014.


Monsieur le président de la République, Nous vous demandons d’engager le processus de révision constitutionnelle permettant d’instaurer le droit de vote et d’éligibilité pour nos concitoyen(ne)s résident(e)s étranger(e)s aux élections locales, dès les municipales de 2014.
Cet impératif d’égalité et de démocratie est urgent !

Benkirane à J-M Ayrault : les jeunes du M20F ne sont pas des "personnes sacrées"

Aufait :

Le Premier ministre Abedlilah Benkirane a estimé que les jeunes du "mouvement du 20 février", dont certains sont en prison selon des associations locales, n'étaient pas "des personnes sacrées", jeudi à Rabat.


Le Premier ministre, M. Abdelilah benkirane. /DR Agrandir

Interrogé lors d'une conférence de presse commune avec le Premier ministre français sur le fait que la police a procédé à des arrestations au sein de ce mouvement, M. Benkirane a déclaré: "le 20 février, est-ce que vous vous rappelez combien de jeunes sont descendus ? Avons nous arrêté tout ce monde ? Non. Mais les jeunes du 20 février ne vont pas devenir des personnes sacrées !"
"Elles sont descendues dans la rue pour des réformes. La majorité de ces réformes ont été réalisées. La preuve, le 20 février ne sort plus. Bon il y a encore quelque uns qui veulent le ressusciter, on verra. Mais pour l'instant ils ne sortent plus. Si ils ne sortent plus, c'est qu'ils sont convaincus que ce pour quoi ils ont milité quelque part a été exaucé", a-t-il poursuivi.
"Bien sûr, en politique, vous n'avez jamais tout ce que vous voulez. Maintenant c'est vrai il y a des gens qui sont arrêtés de temps en temps, on en entend parler", a reconnu le chef du gouvernement.
"C'est pas le chef du gouvernement qui donne l'ordre d'arrêter, mais j'assume la responsabilité, je suis là pour ça. Et nous avons un ministre de la Justice pour libérer s'il n'y a pas lieu d'arrêter ou pour poursuivre les gens qui, quelque part ont commis un délit, quelque délit que ce soit", a-t-il dit.
"Je ne vais pas vous dire que notre système est parfait. Ne procède de la réelle justice que Dieu. Mais sur cette terre où nous sommes, les choses se passent beaucoup, beaucoup, beaucoup mieux qu'il y a longtemps", selon lui.
"Combien de personnes ont été été arrêtées dans toute cette histoire depuis que le 20 février existe ? Regardez ce qui s'est passé dans d'autres pays, et sachez comparer le comparable! Ici nous sommes au Maroc. Au Maroc, les choses se sont très bien passées comparativement à ailleurs et continuent de bien se passer", a estimé M. Benkirane.
Selon lui, "les Européens doivent prendre les choses comme ça (...) Nous ne sommes pas une copie de la France, c'est vrai nous sommes de très bons amis, on se donne la main, mais nous sommes le Maroc".
Selon des associations marocaines des droits de l'Homme, plus de 70 militants du 20-F sont actuellement en prison.
Peu avant, le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault avait salué le fait que le Maroc avait "engagé des réformes démocratiques" et qu'il soit "un pôle de stabilité" dans le Maghreb.
AFP
    Voir aussi:
  • L'Association de défense des droits de l'homme au Maroc lance une campagne de parrainages de prisonniers politiques marocains
  • Des opposants craignent un nouveau "tour de vis sécuritaire"
  • Le gouvernement accuse les islamistes de "manipuler" les jeunes
  • Le procureur du roi à la Cour d'Appel de Rabat, Hassan Eddaki nie l'existence d'un centre de détention secret
  • Maroc: manifestation pour les droits de l'homme, près de dix blessés
  • Amnesty appelle le Maroc à éviter la violence contre les manifestants
  •  
  • ----------------------------------------------------------------------------------------------------  Benkirane et les droits de l'Homme à la Marocaine 

     

    La visite officielle au Maroc du premier ministre français Jean-Marc Ayrault s’est achevée hier. Avant de rejoindre l’Hexagone, il a accordé une conférence de presse avec son homologue Abdelilah Benkirane. Interrogé sur la question des droits de l’Homme au Maroc, ce dernier a été sans équivoque : le Maroc a sa spécificité que la France et les autres pays doivent respecter.

    Aux côtés de son homologue français, jeudi 13 décembre, Abdelillah Benkirane a accordé une conférence de presse. Après les éloges de Jean-Marc Ayrault aux « réformes démocratiques » engagés par le Maroc, les journalistes n’ont pas manqué d’aborder la question des droits de l’Homme, notamment, par rapport au retrait de l’accréditation du journaliste marocain de l’AFP, Omar Brouksy.

    Touche pas à mon roi
    Selon M. Benkirane, les Français devraient savoir qu’au Maroc, certaines choses sont « sacrées ». Précisant que le roi a « de son plein gré éliminé le texte qui parlait de sa sacralité », le premier ministre souligne que les Marocains n'aiment cependant pas que le nom du souverain « soit mêlé à n'importe quoi », rapporte AFP. En effet, Omar Brouksy, dans un reportage sur les élections partielles de Tanger, avaient assimilé les candidats du Parti de l’Authenticité et de la Modernité (PAM) à des « proches du palais royal ». Ce qui lui a coûté son accréditation.
    « Je suis désolé, mais les journalistes aussi devraient prendre en considération les sensibilités que nous avons. Nous n'aimons pas entendre parler d'un ‘"parti du roi’’, parce qu'il n'y a pas de ‘’parti du roi’’. Le ‘’parti du roi’’, c'est le Maroc et c'est les Marocains », a-t-il affirmé, indiquant que le gouvernement avait considéré qu’il y avait « un dépassement » et était « obligé de réagir ».
    Plusieurs instances ont demandé à l’équipe Benkirane de revenir sur sa décision, notamment la direction de l’AFP, l’association Reporters Sans Frontières [RSF], ainsi que Human Rights Watch [HRW], mais les autorités marocaines n’ont pas fléchi.

    Les jeunes du M20 ne sont pas des personnes sacrées
    Au cours de cette même conférence de presse, les journalistes ont également abordé les arrestations répétitives des membres du Mouvement du 20 février [M20]. Question sensible ? En tout cas, le chef du gouvernement est allé sans détour : « le 20 février, est-ce que vous vous rappelez combien de jeunes sont descendus ? Avons-nous arrêté tout ce monde ? Non. Mais les jeunes du 20 février ne vont pas devenir des personnes sacrées ! ».
    Les manifestations des jeunes du M20 avaient pour but de pousser le gouvernement a engager des réformes. Et M. Benkirane estime que si le M20 ne manifeste plus, c’est tout simplement parce qu’« ils sont convaincus que ce pour quoi ils ont milité, quelque part, a été exaucé. […], la majorité de ces réformes ont été réalisées ».
    Le premier ministre reconnait que des arrestations ont lieu régulièrement et en assume la responsabilité, même si, dit-il, il n’en est pas l’instructeur. D’ailleurs, pas plus tard que lundi dernier, un jeune du M20 a été arrêté. Officiellement accusé de possession de drogue, son avocat a confié à la presse qu’il a été arrêté parce qu’il aurait imité le roi.
    « Je ne vais pas vous dire que notre système est parfait » reconnait M. Benkirane estimant tout de même que les choses se passent « beaucoup mieux qu'il y a longtemps » et que le Maroc s’ en est mieux sorti que ses voisins suite au printemps arabe. « Sachez comparer le comparable! Ici nous sommes au Maroc », juge-t-il. Et de conclure: « les Européens doivent prendre les choses comme ça [...] Nous ne sommes pas une copie de la France, c'est vrai nous sommes de très bons amis, on se donne la main, mais nous sommes le Maroc ».
     http://www.yabiladi.com/articles/details/14391/maroc-benkirane-droits-l-homme-marocaine.html&

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     Par Omar Brouksy, fb
    C'était hier lors d'une conférence de presse conjointe avec J-M Ayrault, devant plusieurs ministres français et marocains et, bien sûr, devant toute la presse internationale. Tout ce beau monde avait des yeux d'Asterix en entendant la belle prose de M. Benkirane me concernant. Bonne lecture et gardez votre calme. OB