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samedi 29 décembre 2012

Marrakech en révolte suite : la tension monte encore d'un cran

 




La tension monte aujourd'hui à Marrakech après les interpellations sauvages d'hier soir. Ce matin,  les forces de sécurité sont présentes au quartier "Derb Assas". La ville ocre est secouée depuis mercredi par des affrontements entre habitants et forces de l'ordre.

Précision : Lakome a mentionné la présence de l'armée à Marrakech ce matin. La Gendarmerie royale est bien présente sur place. Les véhicules blindés rapportés par des témoins sur place semblent appartenir aux forces de police.
Depuis ce matin, des habitants se rassemblent dans le quartier Derb Assass de Marrakech, où les forces de sécurité sont désormais présentes selon un correspondant de Lakome sur place. Ils protestent contre les interpellations sauvages effectuées hier soir par les forces de l'ordre aux domiciles de nombreux habitants du quartier.
Hier après-midi, plus de 3000 personnes avaient manifesté dans la ville ocre contre les tarifs de l'eau et de l'électricité. "Ce n'était pas du tout politisé", affirme notre correspondant. Des familles et des jeunes pour la plupart qui, sur leur passage, ont appelé les élèves et enseignants des écoles à sortir les rejoindre. La police a chargé.
Au quartier Sidi Youssef Ben Ali, d'où est partie la contestation mercredi, les affrontements ont fait plusieurs dizaines de blessés dans les deux camps. Le quartier a été encerclé par les forces de l'ordre, qui ont utilisé des gaz lacrymogènes puis ont chargé les manifestants.
Hier soir, des manifestations de soutien ont eu lieu au quartier Daoudiate. Les revendications ont évolué et portent désormais sur la cherté de la vie en général et la libération des habitants interpellés hier. Plus de 160 personnes au total ont été arrêtées hier selon un témoin sur place.
Le ministère de l'Intérieur a annoncé par communiqué que « les forces de l'ordre sont intervenues pour disperser la manifestation non autorisée et procéder à l'interpellation d'une trentaine d'individus qui se sont livrés à des actes de violence et de vandalisme ».
Les manifestations contre les tarifs de la RADEEMA sont récurrentes depuis 2011, comme ailleurs dans le royaume. Le ministère de l'Intérieur affirme que la régie autonome de Marrakech a pris une série de mesures "à l'effet de soulager le poids des factures d'électricité au profit des ménages les plus démunis", comme l'octroi de facilités de paiement sur 24 mois pour 16.433 abonnés ou la réalisation de 9.395 branchements sociaux.
 
 
Adib et Ibtissame Betty Lachgar ont partagé un lien.




  • A Marrakech, des manifestants ont appelé à la « chute du régime »

    Police officers wearing riot gear walk past a burning building in Tottenham

    « Al chaâb yourid iskat al nidam », le peuple veut la chute du régime. Tel est le slogan entendu hier, vendredi 28 décembre, lors du soulèvement du quartier Sidi Youssef Ben Ali de Marrakech contre la cherté de la vie et les tarifs prohibitifs de la RADEEMA, la Régie autonome de distribution de l’eau et l’électricité de Marrakech.
    C’est ce qu’on peut entendre dans cette vidéo, à partir de la minute 2.10.
    Contrairement à d’autres villes où des slogans de ce genre ont été entendus, ce quartier marrakechi n’est pas un lieu de dissidence politique, comme certaines villes ou régions du Maroc. Et c’est ce qui devrait faire réfléchir les autorités locales.
    Les grands soulèvements populaires ont été déclenchés suite à l’augmentation inopinée du prix des produits de première nécessite, comme par exemple le pain. Et peut-être demain, les tarifs des entreprises chargées de la distribution de l’eau et de l’électricité.
    URL courte: http://www.demainonline.com/?p=23839
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    Un témoignage de première main ruinant les mensonges officiels relativement au déroulement du mouvement social de Sidi Youssef Benali (Marrakech), 28 décembre 2012:

    http://marrakehchtimes.blogspot.ca/2012/12/blog-post_7953.html
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     Par Mustapha Adib, aujourd'hui 15h,
    Marrakech aujourd'hui.
    Ça continue, et les forces de l'ordre commencent à en avoir marre de défendre le ridicule...

    Selon une source sécuritaire, la situation est sous contrôle et le calme regagne le quartier de Sidi Youssef Ben Ali, qui a connu de violents affrontements hier. Sans donner le chiffre exact des arrestations-estimé à une trentaine selon l'AMDH-, la même source sécuritaire reconnaît l'usage de bombes lacrymogènes dans ses interventions contre les différentes manifestations qui ont secoué la ville ocre. Les événements auraient mis la pression sur les forces de sécurité de Marrakech, qui s'apprête à accueillir des personnalités mondiales pour les fêtes de fin d'année, comme Zidane, Hillary Clinton, Nicolas Sarkozy, DSK, Marine Lepen et Jean-François Copé ou encore Djamel Debbouze.

Figuig, Morne oasis

Par Salah Elayoubi, demainonline, 29/12/2012

Vue aérienne de Figuig
Vue aérienne de Figuig
Opinion. Aucun train n’ira jamais jusqu’à Figuig. Ni le mythique et si controversé TGV, ni le  «Lucky Luke», baptisé ainsi par le petit peuple, pour sa grande ressemblance, avec celui de la bande dessinée du même nom.
Trop loin du «Maroc utile». Trop cher !

A moins que, par miracle, un gisement ne soit découvert et que par le pactole alléché, on ne voie accourir, à la vitesse du vent, une faune venue faire main basse sur le filon, comme ce fut le cas lorsqu’un crieur mal avisé, avait claironné que les sous-sols de Talsint regorgeaient de pétrole.
D’ici là, la palmeraie continuera d’agoniser au soleil et la province de mourir de sa belle mort. D’ailleurs, la population ne l’a-t-elle pas déjà portée en terre,  lors de funérailles symboliques, le 23 décembre dernier ?
Une manifestation monstre qui a erré à travers la ville*, s’arrêtant devant chacune des administrations, pour en huer les responsables et conspuer l’incurie des uns ou l’absentéisme des autres.
Comme à chaque fois que des évènements secouent une région ou une ville, les organes d’information officiels, se fendent d’articles ou de documentaires aux antipodes des préoccupations du citoyen ou de ses revendications, histoire de noyer le poisson.  La première chaîne n’aura pas dérogé à la règle, avec ce film à la limite du ridicule, dépeignant le « Souk Dlil » ou le « Souk Enssa », le souk des femmes. Un non évènement, aux allures de provocation, en ces temps de colère. Indigence et sinistrose assurées.
De fantomatiques  silhouettes, drapées de blanc venues dès l’aube, vendre le produit de leur artisanat : des burnous et des djellabas, pour quelques misérables dirhams. La plupart repartiront bredouilles et je ne serais pas étonné que les rares transactions qui se sont effectuées ce matin-là, sous l’œil indiscret des caméras,   l’aient été, à l’instigation des journalistes. Comme par enchantement, ceux-ci ont pu dénicher, au saut du lit, une représentante de la gente féminine  qui explique, dans un arabe classique châtié et avec le plus grand sérieux, la profondeur de la crise régionale : le marché du burnous et de la djellaba « a eu payé ! » Il ne paie plus, à Fijij, dit-elle, comprenez Figuig. Car dans ce pays où la schizophrénie des gouvernants est avérée, les choses ne sont jamais ce qu’elles vous semblent être. Les noms des villes non plus, qui ne s’écrivent pas comme elles se prononcent !
Fin pitoyable du reportage, sans un mot, ni une allusion à l’omniprésence de la police et de l’armée dans les rues de la ville, la destruction des palmeraies, l’éloignement forcé des populations de leurs lopins de terre, l’installation de caméras de surveillance. Pas une bribe, non plus, sur les abus de pouvoir des agents d’autorité, les trafics d’influence, le népotisme, la corruption et tout le reste,  qu’une bible ne suffirait pas à quantifier.
Ce que le reportage a occulté c’est que à Figuig personne ne veut plus venir et ceux qui y sont nés refusent d’y revenir. Le temps semble s’y être définitivement figé, en mode misère   Ni fonctionnaires, ni enseignants, ni médecins, ni personnels hospitaliers ne veulent officier dans cette région qui fait fonction de mouroir. Une affectation dans le secteur a signification de parenthèse brutale, car le risque est grand d’y être à tout jamais oublié par l’administration centrale, trop heureuse d’avoir trouvé candidat à  tel exil.
L’oasis ne s’est, en réalité, jamais remise de la guerre des sables qui  opposa, un court moment, le Maroc et l’Algérie, en  octobre 1963, puis de celle qui mit le Maroc aux prises avec le Polisario, soutenu par Alger. Pas plus qu’elle ne semble s’être remise des « focos » de 1973, initiés ici par les opposants à Hassan II, pour  embraser l’Atlas et emporter le régime. Les contrôles policiers, in situ et ceux de la gendarmerie sur la route de Bouarfa sont là pour en témoigner.
Autrefois, la région faisait partie de vastes territoires connus comme marocains depuis des temps immémoriaux et  exploités par les autochtones, pour leur agriculture vivrière, leurs palmeraies et leurs oliveraies. Le colonialisme français est passé par là. Dans ses rêves les plus fous d’annexion définitive de l’Algérie, il grappilla du territoire à son profit, amputant le Maroc d’autant. On connaît la suite. L’Algérie ne devint jamais française, les territoires ne furent jamais rendus au Maroc et l’Istiqlal, ce parti  qui rêvait du « Grand Maroc » devra se résoudre à remiser son irrédentisme, dans la poche, le mouchoir par-dessus !
Point final de l’histoire ? Sans doute pas, car tel un saillant qui  s’enfonce dans les flancs de l’Algérie, Figuig joue, à son corps défendant et au grand désespoir de ses habitants, le triste rôle de verrou stratégique. La route nationale 17  relie Bouarfa à Figuig. Lorsqu’elle traverse cette dernière de part en part, elle emprunte au défunt Hassan II son nom, avant de se perdre,  tel un affluent dans la nationale 6…… en territoire algérien. Le poste frontière qui reste désespérément clos,   fait donc ressembler la région à un cul de sac.
Dans une monographie  qui date de 2010, le commissariat au plan liste les prétendus atouts de l’Oasis de Figuig. Il écrit :
« L’oasis de Figuig est dotée de magnifiques paysages, constitués essentiellement de parcelles plantées en palmiers-dattiers et sillonnées par des ruisseaux d’eau de source. Etant le plus proche oasis africain de l’Europe, Figuig est prédestiné à devenirun pôle touristique de choix, notamment en matière de tourisme écologique et culturel»
Pure phraséologie, car hélas,  jamais touriste, entrepreneur ou investisseur ne s’aventurera  dans  ce qui ressemble à une zone en état de siège, où chaque détour de rue est synonyme de barrage de police et où le tout sécuritaire prend le pas sur ce qui fait la vie d’une cité: l’administration, la santé, la culture, l’éducation, le transport, les échanges. En un mot tout ce qui fait la dignité, le bien-être des populations et leur fierté d’appartenir à une nation.L’expression « frères ennemis » mérite ici toute sa pertinence. Tout dans la géographie  invite à l’ouverture entre les deux voisins qui se donnent du frère à tout bout de champ, sans jamais arriver à démontrer un minimum de fraternité dans leurs actes politiques. La frontière artificielle tracée par une  plume diabolique, s’appuie sur plusieurs passes magnifiques qui sont autant d’invitations à l’ouverture et que l’on s’obstine  à laisser fermées.Pascal écrivait :  « Je crains que ce qu’on appelle la nature ne soit qu’une somme d’habitude et que l’habitude soit une seconde nature » Comme pour illustrer le propos, à trois cents kilomètres plus au Nord, un autre poste frontière, sur la route reliant Oujda la marocaine à  Maghnia l’algérienne. Un autre cul-de-sac. Le colonisateur ne s’y était pas trompé. Il l’avait baptisé « Zouj Beghal », les deux mules. Essayez d’en faire dialoguer deux !  L’appellation qui prend pourtant des allures d’insulte, dans cette région du monde, colle si bien aux deux protagonistes, qu’ils l’ont officialisée, d’un commun accord, comme pour mieux admettre leur stupide entêtement, face à l’histoire de l’humanité qui s’écrit chaque jour un peu plus, en termes d’ouverture des esprits et des frontières.
Figuig 60Jusqu’à ce que les deux voisins comprennent enfin que le salut de leurs peuples viendra de la paix, la palmeraie continuera de ressembler à une caricature de ville. Et le jour où la paix aura, enfin droit de cité, dans cette partie du monde, ce  jour-là et ce jour là seulement, peut-être une main bienveillante daignera ajouter, les  deux points qui manquent depuis toujours à Fijij cette morne plaine, pour en faire enfin Figuig, la plus belle des oasis !
URL courte: http://www.demainonline.com/?p=23815

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Point hebdomadaire n°4 sur la campagne de parrainage des prisonniers politiques au Maroc



Nous  recommandons vivement d'ouvrir les différentes rubriques de cette campagne que l'ASDHOM mène avec une admirable minutie. Chaque semaine s'ajoutent des nouveaux prisonniers à parrainer. Aucun d'entre eux ne devrait être abandonné dans sa cellule. Une lettre, c'est une présence et un espoir. Il faut aussi que le ministre de la Justice, qui se disait défenseur des droits de l'Homme, soit innondé de lettres pour qu'il se sente interpelé dans son humanité - si c'est possible...- et qu'il soit appelé à réagir et à libérer ces prisonniers dont le crime est de défendre la dignité  ! MJF Solidmar

Bonjour,

A quelques jours de 2013, nous avons une pensée solidaire aux prisonniers politiques et d’opinion qui croupissent dans les geôles marocaines. La campagne de parrainage a permis aux parrains et aux marraines qui ont accepté de se lancer dans l’aventure d’établir un pont avec quelques-uns de ces prisonniers. Histoire de leur dire qu’on pense à eux et que nous ne les laisserons pas tomber, notamment en cette période de fin d’année.
Nous profitons de ce point hebdomadaire pour vous donner quelques informations relatives à cette campagne. Informations que vous pouvez suivre aussi sur la rubrique  « Campagne parrainage » sur le site de l’ASDHOM. Nous y publions les lettres ou extraits de lettres adressées aux prisonniers politiques ou aux autorités marocaines pour les interpeller sur le sort des détenu-es politiques. Vous y trouverez également la liste des candidats au parrainage réactualisée au fur et à mesure des informations qui nous arrivent, les échos de la campagne et les témoignages en rapport avec cette campagne.
Vous pouvez toujours parrainer en suivant la procédure qui est proposée par l’ASDHOM. Aucun engagement financier n’est exigé. Seul l’engagement d’écrire pour briser l’isolement sur le ou la détenu-e politique compte.

Voici les informations concernant la campagne que l’ASDHOM a reçues :
-         Driss Boutarada, surnommé Almoukanaâ ould el Âkkari, 37 ans, militant du 20 février de Rabat, a été condamné le 27 décembre à un an de prison ferme et 5000 DH d’amende pour « trafic de stupéfiants ». Dossier monté de toutes pièces car ce qu’on lui reproche plus exactement c’est sa participation active au mouvement 20 février et sa dernière parodie du roi lorsqu’il a revêtu le 8 décembre, lors d’un rassemblement devant le parlement à Rabat, une djellaba, un couvre-chef rouge et une béquille. Une fiche sera donc ajoutée à la liste des prisonniers politiques candidats au parrainage.
-         Groupe des mineurs d’Ouarzazate : Un premier procès tenu le 22 octobre dernier a vu condamner un premier groupe :
Mbarek Amazigh et Abdelaziz Mekraz ont écopé de 2 mois de prison ferme
Salah Essaid a écopé d’un mois de prison ferme
Abderrahmane Achelhi, Abdelaziz Al Azhari, Mohamed Chakir, Mohamed Moujane et Hichame Amrache ont été innocentés.
Les sept restants du groupe (Abderrahmane Massoudi, Youssef Ouidar, Said Aït Caid, Lahcen Akhraz, Hassan Naciri, Mohamed Sakhi et Ibrahim Madi) ont été condamnés le jeudi 20 décembre à 2 ans de prison ferme et 40 000 DH d’amende. Rappelons que ce groupe est parrainé en tant que tel par l’ATMF-Paris. Vous trouverez sur la rubrique « Campagne parrainage » les lettres envoyées dans ce sens.
A ce sujet, l’ATMF-National a invité le secrétaire général de l’ASDHOM à son Conseil d’Administration qui aura lieu le samedi 19 janvier 2013 pour faire le point sur la campagne de parrainage et lancer de nouveaux parrainages par les différentes sections de l’ATMF. Une très bonne initiative à suivre….
Concernant Amina Mourad et Bennasser Smaini, poursuivis dans l’affaire des microcrédits à Ouarzazate, leur procès qui devait avoir lieu le 27 décembre, a été reporté sans fixer de date.
   -   Groupe Meknès (nouveau) : Les sept étudiants, militants de l’Union Nationale des Etudiants du Maroc (courant Voie Démocratique Basiste), qu’on a annoncé au point hebdomadaire n°3 comme candidats au parrainage, ont été traduits devant le tribunal de Meknès le 25 décembre 2012. Ils ont entamé une grève de la faim de trois jours en solidarité avec leurs cinq camarades (groupe UNEM de Fès) de la prison Ain Kadous de Fès qui, eux ont entamé une grève de la faim de 20 jours, débutée le 24 décembre. Les sept de Meknès ont été conduits à la prison de Toulal Meknès dans l’attente d’un nouveau procès. Il s’agit de Soufiane Sghéri, Youssef Bouih, Mounir Aït Khafou, Mohamed El Oualki, Hassan Ahmouche, Aziz Liri et Hassan Koukou. L’ASDHOM a reçu leurs photos et mettra leurs fiches sur son site pour les proposer au parrainage.
 -     Groupe Rabat (nouveau) : Nous avons signalé au dernier point hebdomadaire l’arrestation le 19 décembre de Driss Sedraoui, président de la Ligue Marocaine pour la Citoyenneté et les Droits de l’Homme (LMCDDH), en compagnie d’une dizaine de manifestants appartenant à l’association des cadres au chômage. Le groupe a été présenté au juge le jeudi 27 décembre. Nous n’avons pour l’instant que 4 noms parmi les  cadres au chômage arrêtés (Oussama Bouksir, Khalid Bentaleb, Zaid El Boudouti et Fouad Naziha). Nous attendons plus d’informations sur ce groupe pour pouvoir lui attribuer des fiches de parrainage.
 -    Groupe Asilah (nouveau) : La Ligue Marocaine des Droits de l’Homme (LMDDH) nous apprend dans son communiqué, publié aujourd’hui, qu’un conseiller municipal de la ville d’Asilah répondant au nom de Zoubir Essaâdouni, sera jugé pour avoir dénoncé des malversations et des abus au sein du conseil de la ville.

 Nous signalons pour finir ce point hebdomadaire n°4 que :
-         Le syndicat français Solidaires a consacré une rubrique de son bulletin mensuel à la campagne de parrainage initiée par l’ASDHOM et où il demande à ses membres et sympathisants d’adhérer à l’initiative en parrainant des prisonniers politiques au Maroc.
-         L’ASDHOM a convenu d’un rendez-vous avec l’ACAT (Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Tortue) et Amnesty International –France- pour évoquer la campagne de parrainage et voir comment collaborer pour réussir cette opération.

Vive la solidarité internationale…
Un grand merci à toutes les marraines et à tous les parrains qui font vivre cette campagne de parrainage
L’ASDHOM vous présente ses meilleurs vœux pour l’année 2013.

Bien cordialement,
Ayad Ahram
Secrétaire général de l’ASDHOM
Paris, le 29 décembre 2012

Soulèvement populaire à Marrakech contre la cherté de la vie

  •  Par Aziz Enhaili, 28/12/2012

    Cette journée du 28 décembre 2012 restera dans les annales marocaines comme celle de la manifestation à Sidi Benali (Marrakech) d'une population excédée à cause de l'augmentation de la facture de l'électricité et de l'eau.
    Au lieu de s'attaquer à la raison du mécontentement populaire (et donc annuler ces augmentations), le Makhzen a préféré recourir à ce qu'il sait le mieux, là où il est le plus à l'aise, en l’occurrence 
     la répression.
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    Mini soulèvement populaire à Marrakech contre la cherté de la vie

    Par demainonline, 28/12/2012


    Des manifestants devant la mokataâ de Sidi Youssef Ben Ali (Photo Le Soir Echos)Des manifestants devant la mokataâ de Sidi Youssef Ben Ali (Photo Le Soir Echos)
     

    La colère est montée aujourd’hui d’un cran à Marrakech, la plus touristique des villes marocaines, où la population de plusieurs quartiers de la ville ocre, spécialement celle de Sidi Youssef Ben Ali, s’est littéralement soulevée contre la vie chère et les tarifs hors de prix de la Régie autonome de distribution d’eau assainissement et d’électricité de Marrakech (RADEEMA).
    Selon des témoins sur place, la police qui est intervenue brutalement pour disperser la foule a été fraîchement accueillie par la population qui s’est chichement défendue en répondant à la violence policière par la violence.
    Plusieurs voitures de police ont été renversées et on compte une soixantaine de membres des forces de l’ordre parmi les blessés.
    Dans la soirée, la police a dû faire appel à des renforts pour tenter de mater cette révolte populaire. Et à cette heure ci (22h00), le quartier n’a toujours pas retrouvé son calme.
    Cela fait des mois, sinon des années, que les Marrakchis se plaignent de la cherté de l’eau et de l’électricité. A plusieurs reprises, le siège de la RADEEMA a été littéralement assiégé par des Marrakchis. En vain.
    Ces manifestations de colère n’ont jamais été prises en compte par la Wilaya, dont les responsables sont plus intéressés par le nombre de touristes étrangers qui débarquent en ville, que par les doléances de ses administrés. Même quand des étudiants et des écoliers se sont joints aux habitants de Sidi Youssef Ben Ali pour appuyer leurs revendications.


    1 Commentaire pour “Mini soulèvement populaire à Marrakech contre la cherté de la vie”


    1. Ca va bouilonner a travers le Maroc tout entier du fait qu on agresse les pauvres Marocains, alors qu ‘augmente le budget de sidna Satan »Sultan »qui ne cesse de grossir et veut même plus. J'espère que se serait la fin de cette moyenageuse dictature .





روبورتاج مصور حول احداث (سيبع) مراكش


روبورتاج مصور حول احداث (سيبع) مراكش


روبورتاج مصور حول احداث (سيبع) مراكش



ﻣﺮﺍﻛﺶ ﻣﺸﺘﻌﻠﺔ ﺍﻟﻤﻮﺍﺟﻬﺎﺕ ﺩﺍﻣﻴﺔ ﻭﺗﻨﺒﺄ ﺑﺘﻄﻮﺭ ﺧﻄﻴﺮ ﻭﺩﺭﺍﻣﺎﺗﻜﻲ ﺃﻋﺪﺍﺩ ﺍﻟﻤﺘﻈﺎﻫﺮﻳﻦ ﻓﻲ ﺇﺯﺩﻳﺎﺩ ﻭﻗﻮﺍﺕ ﺍﻟﻘﻤﻊ ﻓﻱ ﺗﺮﺍﺟﻊ ﻭﺃﻧﺒﺎء ﺳﻘﻮﻁ ﺟﺮﺣﻰ ﻣﻦ ﺍﻟﻄﺮﻓﻴﻦ ﻛﻤﺎ ﺩﻛﺮﺕ ﺑﻌﺾ ﺍﻟﻤﺼﺎﺩﺭ ﺃﻧﻪ ﺗﻢ ﺇﺣﺮﺍﻕ ﺗﻼﺗﺔ ﺳﻴﺎﺭﺍﺕ ﺷﺮﻃﺔ

Photo
 http://youtu.be/4N3gXb0M2BU














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Par Mohammed Belmaïzi, facebook

 

La ville rouge (Marrakech) annonce la couleur. D'autres villes suivront. Les décideurs incultes qui ont ruiné le pays et déshonoré le contrat social seront dégagés sans nul doute!
Le sursis accordé à l’État marocain semble bel et bien rompu. Toute tentative de répression met ce régime de plus en plus hors de toute légalité... Qui a dit que le Maroc est une exception?!
Le Makhzen exhibe sa tenu tyrannique pour intimider toute tentative de soulèvement. Réussira-t-il dans un contexte révolutionnaire et devant le soir de Dignité et le Décision d'exister?!
Le monologue du pouvoir commence à se fissurer... Le peuple de Marrakech dit NON!! Et dire NON, c'est déjà dire : "j'existe". Mon Seigneur le Monologue sera dégagé ! Sans nul doute!
Le jeunesse dit NON! Elle veut vivre dignement! Qu'a fait cet État prédateur pour le pays et pour le peuple marocain? Un goulag de répression et de perpétuelle intimidation. Nul ne peut rêver que les révoltes vont cesser un jour! Waaaalou mamfakkinch!



http://ibergag.com violente Manifestation à Marrakech contre l'augmentation de la facture de l'eau et l'éléctricité géré pas la Radeema

Jamila Waadalla  fb
...j'y suis maintenant...beaucoup d'articles sur ce qui s'est passé, et l'année dernière exactement à ce moment en 2011, il y avait DEJA beaucoup de colère des résidents marrakchi contre l'augmentation...mais c'est parce que Marrakech n'est plus une ville marocaine...c'est pour les français, espagnols, anglais, italiens et donc l'augmentation des prix en tout domaine, surtout l'immobilier!!! Je m'en souviens très bien des amis marrakchi qui ne pouvaient plus payer leur loyer dans la medina et devaient partir pour Aït Ourir!!!


vendredi 28 décembre 2012

Amnesty :Contrôle des migrations : envoyez un SOS à l'Union européenne

Action d'Amnesty à Lampedusa-Italie en faveur des droits des migrants juillet 2012 © AI

Par AI, 13/12/2012
Nous avons connaissance de cas de personnes qui ont été interceptées en mer par des bateaux de patrouille italiens et ont été remises directement aux autorités libyennes. À leur retour en Libye, elles ont été détenues et ont fait l’objet de mauvais traitements.
Nous savons également que le fait de ne pas porter secours ou de le faire trop tardivement a coûté des vies.
On estime que pour la seule année de 2011, au moins 1 500 hommes, femmes et enfants sont morts en Méditerranée. Le chiffre pourrait être en réalité bien plus élevé.
POUR EN SAVOIR PLUS, LIRE notre article "Que se passe-t-il aux frontières de l'Union européenne ?"
En 2012, à nouveau, des centaines de personnes auraient péri dans leurs tentatives désespérées de rejoindre les côtes européennes, alourdissant encore un bilan humain en hausse constante.
L’absence de transparence quant aux pratiques et aux accords relatifs à la gestion des frontières dans de nombreux pays européens induit que des violations des droits humains peuvent se produire, loin des yeux du public.

SIGNEZ LA PETITION ci-dessous adressée au Président du Parlement européen

Vos signatures de soutien seront remises avec celles recuillies par d'autres Sections d'AI en Europe à la fin du premier trimestre 2013 au Président du Parlement européen.
Monsieur le Président du Parlement européen,
Je suis préoccupé(e) par le fait que le contrôle des frontières est devenu en Europe plus important que la protection et le sauvetage des vies. Des personnes qui s’engagent dans des traversées maritimes dangereuses passent parfois inaperçues et meurent. D’autres sont renvoyées vers des pays où elles risquent de subir des abus et des mauvais traitements.
Je suis préoccupé(e) par le manque de transparence entourant les accords et les pratiques de gestion des frontières européennes. Je suis convaincu(e) que tous les accords et toutes les opérations ont besoin d’être réévalués en termes d’impacts sur les droits humains.
Si un pays européen commet des violations des droits humains dans le cadre du contrôle des migrations, ou s’abstient de prendre des mesures adaptées pour garantir que les migrants, les réfugiés et les demandeurs d’asile ne subissent pas de violations des droits humains en conséquence de ses mesures relatives au contrôle des frontières et des migrations, alors ce pays doit rendre des comptes.
Le Parlement européen joue un rôle fondamental pour garantir une surveillance démocratique. J’exhorte les députés européens à appeler les gouvernements européens, la Commission européenne et les agences de l’Union européenne à :
- Renforcer les capacités et la coordination des opérations de recherche et de sauvetage ; et communiquer publiquement les mesures prises pour empêcher les décès en mer ;
- Rendre public tout accord concernant le contrôle des migrations ;
- Assurer que la protection des droits humains des migrants, réfugiés et demandeurs d’asile soit respectée dans la pratique, en intégrant l’ensemble des garanties adéquates et des mécanismes de contrôle indépendants dans les pratiques et les politiques de contrôle des migrations ;
- Ne pas soutenir ou conclure une entente au sujet du contrôle des migrations avec un pays incapable de démontrer qu’il respecte et protège les droits humains des migrants, des réfugiés et des demandeurs d’asile, y compris en raison de l’absence d’un système d’asile juste et efficace dans ledit pays.
Espérant pouvoir compter sur votre écoute et votre soutien, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma haute considération


Cochez cette case si vous souhaitez recevoir des informations sur cette campagne.
Ceci vous permettra notamment d'activer votre espace personnel.
 http://www.amnesty.fr/AI-en-action/Personnes-deracinees/Migrations-et-droits-humains/Actions/Controle-des-migrations-envoyez-un-SOS-l-Union-europeenne-7213

Le Makhzen n'a pas de coeur, pas non plus le sens de l'humour

Sans détour:

Le Makhzen n'a pas de coeur. 
Au lieu d'ouvrir les mosquées du pays devant les sans-abris pour qu'ils se protègent de la saison du froid, il préfère à la place les garder fermer. Au nom de quoi? D'une doctrine datant de l'époque du tandem controversé Hassan II-Driss Basri et qui a révélé son inefficacité et ce depuis belle lurette. Tout comme leur doctrine générale du tout-sécuritaire qui reste encore à l'ordre du jour en raison, entre autres, de la continuité de ''l'Ancien'' régime.


Le Makhzen n'a pas non plus le sens de l'humour et encore moins celui de la dérision
Le jeune du Mouvement du 20 février, Driss Boutarada, l'a appris aujourd'hui, 27 décembre, à ses dépens, au moment du prononcé de sa condamnation à un an de prison ferme. ''L'insolent'' avait en fait, lors d'une manifestation du M20F, mis une jellaba et porté une béquille, un clin d’œil à la journée où les Marocains étaient surpris de voir à la télévision Mohamed VI se déplacer à l'aide d'une béquille.

Des militants pro-palestiniens, en majorité français, entrent à Gaza


Par Amnesty International, 27/12/2012

Une délégation de militants pro-palestiniens, en majorité français et égyptiens, est entrée jeudi dans la bande de Gaza, via Rafah, à la frontière entre l'Egypte et le territoire palestinien, afin de convoyer de l'aide, a constaté l'AFP.
Une délégation de militants pro-palestiniens, en majorité français et égyptiens, est entrée jeudi dans la bande de Gaza, via Rafah, à la frontière entre l’Egypte et le territoire palestinien, afin de convoyer de l’aide, a constaté l’AFP.
Une délégation de militants pro-palestiniens, en majorité français et égyptiens, est entrée jeudi dans la bande de Gaza, via Rafah, à la frontière entre l’Egypte et le territoire palestinien, afin de convoyer de l’aide, a constaté l’AFP.
La mission “Bienvenue en Palestine” vise à dénoncer le blocus du territoire palestinien, où elle doit séjourner jusqu’au 1er janvier.
Mise sur pied par l’association EuroPalestine, cette délégation est composée de quelque 90 membres, dont une soixantaine de Français et 25 Egyptiens, selon les organisateurs.
Elle est arrivée en fin d’après-midi en provenance du Caire via le terminal frontalier de Rafah, unique point de passage entre la bande de Gaza et le monde extérieur non contrôlé par Israël. Le terminal a rouvert en mai 2011 après la chute du président égyptien Hosni Moubarak.
La délégation apporte notamment des médicaments, du matériel chirurgical et des livres d’apprentissage du français, ont précisé les organisateurs.
L’initiative coïncide avec le quatrième anniversaire du déclenchement de la dévastatrice offensive israélienne de décembre 2008 contre les groupes armés palestiniens à Gaza.
Plusieurs opérations similaires à la mission “Bienvenue en Palestine” avaient échoué par le passé.
Le blocus terrestre, aérien et maritime de la bande de Gaza a été imposé en juin 2006 à la suite de la capture d’un soldat israélien (relâché en octobre 2011 contre un millier de prisonniers palestiniens), puis renforcé en 2007 au moment de la prise de contrôle de l’enclave par le mouvement islamiste Hamas.
Il a ensuite été allégé après l’assaut israélien contre le ferry turc Mavi Marmara en mai 2010 (neuf morts), navire amiral d’une flottille humanitaire qui tentait de briser le blocus.
En 2011, un rapport de l’ONU avait jugé “excessive” et déraisonnable cette intervention militaire, mais considéré comme légal le blocus.
Les autorités israéliennes affirment que ce blocus n’affecte pas la population civile de Gaza, où, selon le ministère de la Défense, entrent chaque semaine avec l’autorisation d’Israël plus de 50.000 tonnes de produits.

M.O.: militanti pro-palestinesi raggiungono Striscia di Gaza