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samedi 19 janvier 2013

Rappel urgent : 1er février prochaine caravane vers d'autres villages oubliés de l' Atlas


"SOS VILLAGES OUBLIÉS"
                      CARAVANE IMILCHIL                      
                               

NOUS AVONS BESOIN DE DONS !!!!!!! EMPATHIE, COMPASSION, SYMPATHIE, INQUIETUDE, JUSTICE : si vous ressentez cela envers nos compatriotes des villages "oubliés" et marginalisés. 


Ces villageois laissés pour compte, subissant quotidiennement l'injustice dans l'indifférence totale. ALORS VOUS ALTRUISTES, JE VOUS DIS TOUS ENSEMBLE AGISSONS. AIDEZ- NOUS À LES AIDER !!!!!!!! 
« Il y a des cloaques, où des familles entières, vivent pêle-mêle, hommes, femmes, jeunes filles, enfants, n’ayant pour lits, n’ayant pour couvertures, j’ai presque dit pour vêtements, que des monceaux infects de chiffons en fermentation, ramassés dans la fange du coin des bornes, espèce de fumier des villes, où des créatures humaines s’enfouissent toutes vivantes pour échapper au froid de l’hiver ». Nous devons ces mots magnifiques à Victor Hugo, lorsqu’il prononça son « Discours sur la misère », à l’Assemblée nationale française, le 9 juillet 1849.

Ceux d’Imilchil ont attendu. Ils attendent toujours, à l’heure où ces lignes sont commises, que la route goudronnée, le centre de santé, la maternité, l’école, l’eau potable, l’électricité, le téléphone viennent jusqu’à eux. Ils attendent que tout ce qui fait la civilisation leur donne la main et les sorte tout simplement, de l’oubli. Beaucoup ne verront jamais ce moment-là. Le froid, la maladie et les injustices les auront emportés bien avant. Je tiens à préciser que j'ai emprunté une partie de l'article divinement écrit par mon ami Salah Elayoubi (je suis sure qu'il ne m'en voudra pas, c'est pour la bonne cause).
 https://www.facebook.com/
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De Rita La Rebelle, 19/1/2013

URGENT : 
IL NOUS MANQUE DE L'ARGENT POUR FINANCER LE TRANSPORT SUR PLACE ( LOCATION DE VÉHICULES, FRAIS POUR LE TRAJET DE LA CARAVANE) TOUT DON EST IMPORTANT MEME 1 EURO EST LE BIENVENU. MERCI À TOUS ET À TOUTES DE NOUS AIDER À LES AIDER.

Notre action est organisée par des citoyens lambda, sans couvert d'aucune association ni parti politique. Je ne le dirai jamais assez que la politique dans cette action est ZERO. Nous sommes tous des bénévoles qui en ont marre d' être spectateurs de la misère. Donc nous avons décidé de réagir, notre première caravane a été menée avec succès, plusieurs familles ont pu bénéficier de notre aide, et depuis nous continuons notre petit bonhomme de chemin GRÂCE A VOUS TOUS. CAR CES ACTIONS SANS VOUS , NE SAURAIENT EXISTER. UN grand MERCI.

VOICI LA LISTE DES MEMBRES COORDINATEURS :
https://www.facebook.com/notes/rita-la-rebelle/membres-et-coordinateurs-sos-villages-oublies-pour-la-caravane-de-solidarité-imi/360924527337359

Mohcine Achhab Romancier

Appel aux donateurs :

Dans le cadre de la caravane humanitaire vers Imilchil organisée en début Février 2013 , vous trouverez ci-dessous la liste des produits alimentaire qui nous manquent encore :
Farine - Sucre - Thé – Huile – Lentilles – Haricots secs – Pois chiches – Fèves sèches - lait en poudre-
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  • "C'est de l'enfer des pauvres qu'est fait le paradis des riches."
    Victor Hugo

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    Angfou : un particulier fait don de 100 000 DH

     par Lakome8/1/201

     
    Suite à l'appel aux dons lancé par un collectif marocain de citoyen(ne)s, plusieurs tonnes de nourriture, des vêtements et des couvertures vont être envoyés après-demain dans la région montagneuse d'Angfou, où plusieurs enfants sont encore morts de froid cet hiver.
    L'élan de générosité lancé sur internet suite aux récents drames d'Angfou a porté ses fruits. Un petit groupe motivé de bénévoles marocains, au Maroc et à l'étranger, a réussi a collecter en quelques semaines plus de 10 tonnes de denrées alimentaires, notamment du blé et de l'huile, ainsi que des vêtements et des couvertures. L'appel est lancé à travers la page Facebook du collectif.
    Après un passage sur Atlantic radio ce matin, le responsable du groupe à Casablanca, El Mahdi Benabdeljalil, affirme à Lakome qu'un particulier vient de faire don de 100 000 DH. Son identité n'a pas été dévoilée. « La personne souhaite rester anonyme », explique le bénévole.
    « Grâce à ce geste, nous allons dépasser notre objectif de 250 000 DH de dons et pouvoir acheter les couvertures qui manquent encore », poursuit-il. Le groupe de bénévoles prévoit de fournir des vivres et des fournitures à quelques 10 000 personnes de la région. « Il s'agit de répondre à l'urgence, à des besoins immédiats. Mais nous souhaitons également trouver des solutions à moyen et long terme pour la région, notamment en terme de développement économique », affirme notre interlocuteur. « Il n'est pas normal qu'une bouteille de gaz coûte là-bas jusqu'à 200 DH, et un bidon d'huile 150 DH. L'enclavement de la région fait grimper les prix, au profit d'une poignée de personnes ».
    Le départ de la caravane de solidarité est prévu jeudi soir ; la distribution sur place se fera jusqu'à dimanche. Le groupe de bénévoles prévoit déjà une nouvelle opération dans une autre commune de la région, qui devrait cibler près de 800 foyers.
    « A notre retour, nous allons créer formellement une association et demander le statut d'utilité publique », explique El Mahdi Benabdeljalil. Ce dernier parle aussi de la mise en place d'un site internet incluant une plate-forme de micro-dons, « inspirée par la campagne électorale de Barack Obama ».
    Si cet appel aux dons, comme d'autres lancés depuis quelques années, permettra de parer au plus pressé, il ne peut toutefois se substituer à la responsabilité des autorités centrales et locales. Les habitants d'Angfou se plaignent en premier lieu de l'enclavement et du manque d'infrastructures, notamment de routes, et l'accès aux soins.

Inondations spectaculaires à Tanger

 Que fait le wali El Yaâkoubi ? Il attend que la pluie cesse !

Innondations à Tanger (Photo prise d'écran)
Inondations à Tanger (Photo prise d’écran)

Inondations spectaculaires à Tanger, une des vitrines touristiques du Maroc. Que fait le wali provisoire, Mohamed El Yaâkoubi ? Il regarde ailleurs, en attendant que la pluie cesse ! Selon plusieurs témoins, l’eau est entrain de pénétrer dans retenue dans leurs maisons ou leurs commerces, et pas la moindre nouvelle des pompiers ou des autorités.
Ce Wali, qui n’a pas encore reçu ses galons de wali de région, est beaucoup plus visible quand Tanger est accaparée par le MeDays, cette rencontre internationale qu’organise l’Institut Amadeus dirigé par le petit Brahim Fassi Fihri, le fils du conseiller royal Taïb Fassi Fihri.
Pour le reste, koul wahid imoute fe bahrou ! (Que chacun crève dans sa mer…)

URGENCE MIGRANTS : AIDEZ NOUS A RÉCHAUFFER LEURS CORPS AINSI QUE LEURS CŒURS !




Suite à la campagne de reportage de la radio allemande RDA qui nous a respectivement mené à Tanger, Oujda et Nador, et nous ayant permis d’utiliser cette grande opportunité pour visiter bon nombre de regroupement de migrants, nous avons ressenti un abattement total en constatant les conditions dans lesquelles vit la quasi totalité d’entre eux en cette période hivernale.

C’est ainsi qu’il nous est venu à l’idée de lancer une collecte de dons manuels dont, des couvertures, des vêtements de froid, des médicament non périmés et d’autres objets de première nécessité. Cette requête s’adresse à toute personne physique ou morale de bonne volonté qui aimerait apporter un soutien à ces personnes défavorisées de manière à parfaire leurs conditions actuelles.

Une fois les dons recueillis, ils seront par la suite acheminés vers Oujda et Nador où le besoin est plus gargantuesque.

NB : Ladite collecte des dons se refermera le 03 Février 2013. Nous vous prions de bien vouloir vous manifester bien avant celle-ci.


Merci de contacter : 0659065030, 0533812684, 0537201501 ou par Email :

marcelamiyeto@yahoo.fr, odt.tousensemble@gmail.fr

Adresse: 21,Av Jazeerat Al-Arab, Bab Al-Had, CP 10040 Rabat.

Tous ensembles réchauffons leurs corps ainsi que leurs cœurs !

Retour sur le baisemain royal, marque de l’asservissement des peuples-esclaves


    L’autre exception marocaine

    L’autre exception marocaine
    (DR)

    • Par : Karim Boukhari, éditorial Telquel, 18/1/2013


    Nous revenons cette semaine sur le baisemain royal avec une position plus tranchée que jamais : stop, baraka, assez ! Comme vous pouvez le lire en pages intérieures (le dossier de couverture intitulé “Baraka ! Baisemain royal” sera mis en ligne sur notre site jeudi 24 janvier 2013), nous avons tenté de comprendre la nature du geste, sa signification, son histoire. Nous avons demandé à des chercheurs et à des décrypteurs du geste politique, voire protocolaire. Nous avons aussi interpellé des religieux et des hommes de foi. En gros, nous avons examiné la portée politique, historique et sociologique de ce rituel. Il en ressort que ce “geste”, qui est profondément enraciné dans les rapports qui lient le peuple à la monarchie, est avant tout une marque de respect (pour le monarque) et un honneur (pour celui qui lui embrasse la main). 
     Évidemment. Mais l’erreur serait d’en rester là. Cette lecture normative présente en effet un lourd handicap : elle est figée dans le temps. Au moment où le code du baisemain a été inventé, avec ses multiples significations et, si l’on ose dire, toute sa fonctionnalité, le monde était encore féodal, la notion d’égalité entre les hommes n’existait pas, la communication et le souci de l’image d’un pays ou d’un souverain étaient une hérésie, et le Maroc était une agrégation de tribus qui prêtaient allégeance à un seigneur, le roi, qui régnait sur le bled makhzen et multipliait les harkas pour tenter de pacifier le bled siba. Le baisemain est un geste brutal qui correspondait à un monde en état de guerre permanente. Sociologiquement, il consacrait le principe de l’asservissement des peuples-esclaves et de la déification de ses maîtres-protecteurs. Ce monde n’existe plus, fort heureusement !  

    Légitimer aujourd’hui encore cet acte étroitement lié à la préhistoire revient à rétropédaler pour nous catapulter dans l’avant-monde.

    De tous les chefs d’Etat arabes, rois ou présidents, Mohammed VI est le seul à perpétuer la tradition du baisemain. Une exception qui fait du Maroc et des Marocains la risée de leurs congénères arabes, qui ne sont pourtant pas des modèles d’émancipation. Ce code, cette exception, desservent le monarque lui-même car, comment peut-il jouer la carte de la “cool attitude” et du roi citoyen, alors que les gens se prosternent à son passage à lui comme à l’ensemble de sa famille ?

    Qui peut accepter encore cela ? L’esprit cartésien, celui qui croit à la symbolique et à l’image, n’est pas le seul à refuser cet archaïsme. Le religieux aussi, puisqu’il sait que la prosternation et la soumission ne sont envisageables que devant Dieu.

    Au début de son règne, Mohammed VI a eu l’intelligence de sortir son épouse de l’ombre. Du statut de mère des princes, femme-matrice invisible, sans visage, limite sans identité, l’épouse du roi est devenue une femme, une “reine”, on l’appelle par son nom, on lui connaît une existence propre et des activités “normales” comme prendre part à une table ronde ou se balader sur la place Jamaâ El Fna (lire p 14). Ce geste de rupture avait brisé une “tradition” vieille de plusieurs siècles et je peux vous dire que cette tradition avait aussi ses adorateurs, ceux qui tentaient de nous en faire comprendre l’origine et la signification, s’obstinant par là même à nous la faire accepter.
    Mohammed VI a donné un visage et un nom à son épouse. Un geste simple qui a énormément apporté au principe de l’égalité femmes-hommes. Un geste, je le répète, qui a fortement déplu aux gardiens du temple et aux milieux conservateurs. La question du baisemain présente aujourd’hui le même apparat. Pour aller dans le sens de l’histoire, il faut supprimer publiquement ce rituel. N’en déplaise aux traditionalistes qui n’ont pas compris que, dans le 21ème siècle, il est impossible de croire à l’égalité entre les hommes tant que des citoyens se jettent pour embrasser la main du chef de l’Etat.

    Les paysans français veulent la peau de l’accord de libre échange UE/Maroc

    Par B.L. (La France agricole)Manifestation des paysans français (Photo DR)
    Manifestation des paysans français (Photo DR)
    La Confédération veut la peau de l’accord de libre échange UE/Maroc, qui permet au Maroc d’exporter des fruits et légumes détaxés vers l’Union européenne. Et pour le faire tomber, elle a décidé de s’attaquer à ses failles juridiques.
    « Nous sommes en train d’attaquer une entreprise devant le tribunal », a annoncé André Bouchut, membre du bureau national, lors des vœux du syndicat à la presse jeudi. C’est l’entreprise française Idyl, basée à Châteaurenard, qui est visée. « Elle produit des fruits et légumes au Maroc et dans le Sahara occidental, qu’elle exporte en Europe dans le cadre de l’accord UE/Maroc, explique André Bouchut. Elle crée ainsi une situation de concurrence déloyale avec les producteurs français. Or, le Sahara occidental n’est pas reconnu par l’UE comme appartenant au Royaume du Maroc. En important des produits du Sahara occidental dans le cadre de cet accord, l’UE ne respecte pas son droit ! »
    Le syndicat a donc saisi le tribunal de Commerce de Tarascon, qui a missionné un huissier pour se rendre au siège de l’entreprise Idyl et dresser un rapport. « L’huissier s’y est rendu mardi », a indiqué la Confédération paysanne, ajoutant que l’entreprise n’avait pas voulu coopérer. Le feuilleton est donc à suivre. Mais « on ira jusqu’au bout », a promis le syndicat, n’acceptant pas que « le commerce passe au-dessus du droit et des principes de l’UE ». « Le coup est parti, et on espère bien que cet accord sera le premier à tomber ! »
    S’il s’est investi dans cette affaire, c’est pour plusieurs raisons. Le respect du droit à la souveraineté alimentaire des peuples, d’abord. « Des entreprises étrangères prennent les meilleures terres locales pour produire afin d’exporter », dénonce André Bouchut. Mais c’est aussi pour défendre les paysans français, insiste Philippe Collin. : « On nous parle tous les matins de compétitivité, de réindustrialisation,… Et là, avec des accords scandaleux, on laisse partir nos agriculteurs ! Faut-il rappeler qu’en agriculture, il y a tous les six mois l’équivalent d’un plan Peugeot (8.000 licenciements) ? » Enfin, l’aspect développement durable, si cher à l’UE, est malmené par cet accord : « Quand on exporte des fraises ou des tomates, on exporte de l’eau du Maroc vers l’UE. Nous ne sommes pas sûrs que l’eau soit en surabondance là-bas… »
    B.L. (La France agricole)
    URL courte: http://www.demainonline.com/?p=24467http://www.demainonline.com/?p=24467
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     le Sahara occidental

    Le Monde, 17/1/2013

      2131156900 Les syndicats dans la rue pour capter le vote des agriculteurs

    Mercredi 16 janvier, les syndicats agricoles ont fait le coup de force dans la rue. La date ne devait rien au hasard. Depuis quelques jours, les agriculteurs reçoivent chez eux leurs bulletins de vote. Ils ont en effet jusqu'au 31 janvier pour choisir leurs représentants aux chambres d'agriculture. Cette élection, qui n'a lieu que tous les six ans, fixe le rapport de force syndical dans la profession.

    Dès 6 heures, des militants d'Ile-de-France de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA) étaient sur les Champs-Elysées avec ordre de se diriger vers le ministère de l'agriculture pour y déverser paille et pneus et scander des slogans hostiles à l'hôte des lieux, Stéphane Le Foll. Et à 11 heures, c'était au tour des militants de la Confédération paysanne d'étendre de la paille devant l'Assemblée nationale.
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    Pour la FNSEA, associée aux Jeunes Agriculteurs, les opérations ne se sont pas limitées au pavé parisien. Dès mardi soir et mercredi, le déversement de fumier et de paille, l'embrasement de pneus et la dispersion de parpaings, étaient organisés du Mans à Rennes, en passant par Nancy, Auxerre ou Nîmes.
    La FNSEA, qui défend sa position de syndicat majoritaire, a choisi de dénoncer la mise en œuvre sur le territoire de la directive européenne contre les nitrates. La France est menacée de sanctions financières, en 2013, par Bruxelles pour non-respect de cette directive adoptée en 1991.
    DES DOLÉANCES TRÈS VARIÉES
    Après les poursuites engagées en février 2012, Paris a décidé de réviser, dans les six bassins fluviaux, les zones polluées ou menacées de pollution. Désormais, ce sont 18 860 communes qui sont classées en "zones vulnérables", soit 860 de plus qu'en 2012.
    Dans un communiqué commun, publié mercredi, M. Le Foll et la ministre de l'écologie, Delphine Batho, ont annoncé "une phase de négociation avec les professionnels dès la fin du mois", soit après les élections. Ils ont aussi rappelé qu'un plan de méthanisation pour la valorisation des effluents d'élevage sera présenté au printemps.
    Pour le syndicat minoritaire Coordination rurale, cette mobilisation sur les nitrates est "une manipulation électoraliste de la FNSEA", qui, à son sens, a été "complice des réglementations successives en matière de contraintes environnementales".
    La Confédération paysanne a choisi, elle, comme thème de campagne "Sauvons l'élevage". Ses militants demandaient, devant l'Assemblée nationale, un débat parlementaire sur la politique agricole souhaitée par la France.
    Elle dénonce aussi l'accord de libre-échange entre l'Union européenne (UE) et le Maroc qui fragiliserait certains maraîchers français. la Confédération a annoncé, jeudi 17 janvier, avoir saisi le tribunal de commerce de Tarascon (Bouches-du-Rhône) ; elle accuse la société française Idyl de concurrence déloyale. Celle-ci produit des primeurs au Sahara occidental et bénéficie pourtant de cet accord de libre-échange, alors que l'UE ne reconnaît pas la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental.

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/01/17/les-syndicats-dans-la-rue-pour-capter-le-vote-des-agriculteurs_1818397_3234.html

    Mères divorcées avec enfants : 350 petits dirhams pour survivre !

    Par Imane Nigrou, AufaitMaroc, 18/1/2013 

    Bassima Hakkaoui Ministre de la solidarité, de la femme,  de la famille et du développement social (PHOTO ALM/CHAFIK ARICH)
    Bassima Hakkaoui Ministre de la solidarité, de la femme, de la famille et du développement social (PHOTO ALM/CHAFIK ARICH)

    Fonds de solidarité familiale pour les mères divorcées 

    et leurs enfants

    350 petits dirhams(environ 35€ ndlr). C’est la somme allouée par le Fonds de solidarité familiale au profit de la mère divorcée et à chacun de ses enfants. Encore faut-il que l’indigence de ses bénéficiaires soit prouvée. Depuis sa mise en application en février 2011 et jusqu’à fin décembre 2012, elles étaient 803 femmes en charge de leurs enfants à avoir bénéficié du Fonds. Un appel d’inscription a été adressé aux bénéficiaires potentiels de cette aide lors d’une rencontre organisée, mercredi 16 janvier, par le département de la justice, en coopération avec la Caisse de dépôt et de gestion.
    C’est tout sauf un scénario surprise. De nos jours, il est fréquent et même habituel que des pères de famille condamnés par la justice à payer une pension alimentaire suite à une rupture du contrat de mariage refusent de s’en acquitter. Dans un cas meilleur, avec prise de conscience ou sous pression, ces pères de famille cèdent et honorent leurs obligations mais avec beaucoup de retard. Entre temps, des mères sont livrées à elles-mêmes et mènent un combat sans merci afin d’assurer la survie de leur petite famille. C’est dans le dessein de leur apporter soutien que l’article 16 de la  loi de Finances 2010 avait prévu la création du Fonds de solidarité familiale.
    Cette aide qui se chiffre à 350 DH pour chaque bénéficiaire plafonnée à 1.000 DH la famille est cependant jugée insuffisante. Ce point a été largement appuyé lors de cette rencontre par la ministre de la famille, Bassima Hakkaoui, qui, se voulant rassurante, précise : «il s’agit d’une aide qui vient s’ajouter aux autres présentées par les autres fonds tels que le Fonds de soutien de la cohésion sociale, le Fonds de développement rural et des zones montagneuses en milieu rural». Elle a également indiqué que son département suit de près l’impact de l’aide offerte par le Fonds sur le quotidien des bénéficiaires dans le cadre d’une éventuelle augmentation de l’aide.
    Il est à noter que cette aide n’est allouée qu’en cas de retard de deux mois au moins dans le versement de la pension alimentaire, en cas d’impossibilité avérée d’exécuter la décision de justice relative à la pension alimentaire ou encore lorsque l’époux est absent. Par ailleurs, en plus du fait que la mère de famille et ses enfants soient dans l’une de ces situations, il leur incombe d’apporter la  preuve qu’ils sont indigents et ceci sans omettre de noter les difficultés judiciaires et les retards que les procédures d’octroi peuvent prendre. Dans ce sens, Nizar Baraka, ministre de l’économie et des finances,  précise que le département des finances agit en coordination avec le département de la justice et des libertés pour faciliter ces procédures «pour permettre aux femmes divorcées et à leurs enfants de bénéficier de ces services et protéger cette frange vulnérable de la société». A l’heure actuelle, et pour mener à bien cette opération, 160 millions DH ont été consacrés au Fonds tandis que le seuil de l’aide a été fixé à 290 millions DH. Et le besoin persiste...


    vendredi 18 janvier 2013

    Au Maroc, les parlementaires coupables de viol sont acquittés.

    17/1/2013

    Aujourd’hui j’ai assisté au procès le plus absurde au monde.
    Les faits sont connus : Hassan Arif,  député du parti l’Union Constitutionnelle et président de la Commune d’Aïn Aouda est poursuivi depuis trois ans pour le viol d’une fonctionnaire du ministère des Habous. La victime a eu un enfant, fruit de cette agression sexuelle.
     
    Hassan Arif nie tout en bloc. Il ne connaît la victime que « professionnellement », il ne l’a jamais rencontré ailleurs, il n’a jamais eu aucun rapport sexuel avec elle, bien entendu ne l’a pas violé et le fils n’est pas le sien. 
    Maroc Telecom a fourni les preuves de 284 communications téléphoniques entre le député et la victime. Les tests ADN ont été effectués par le laboratoire de la Gendarmerie Royale. L’un est basé sur un échantillon de sa salive, et l’autre sur le sperme retrouvé sur ses sous-vêtements sont clairs et sans équivoque : Hassan Arif est le père de cet enfant. Le Tribunal de première instance l’a donc condamné à un an de prison ferme.
    Pour rappel, l’article 486 du code pénal marocain prévoit pour le crime du viol une peine de prison allant de cinq à dix ans, et l’article 488  augmente cette peine à 10 jusqu’à 20 ans de prison si une défloration s’en est suivie.
    Aujourd’hui, j’ai donc assisté au procès de ce député de l’Union Constitutionnelle et président de commune de Aïn Aouda qui a eu lieu à 14 heures à la Cour d’appel de Rabat et qui a duré jusqu’à 18 heures passées. L’accusé a continué de nier toute relation avec la victime. Les résultats du test d’ADN n’ont pas changé. La victime a affirmé que Hassan Arif continue à la harceler, l’appeler et lui envoyer des SMS (la plupart d’entre eux envoyés à des heures très tardives de la nuit et dont la vulgarité est indignante).

    Voici comment il a expliqué les appels qu’il a effectués : En tant que président de commune et responsable politique, il reçoit des appels auquel il n’a pas la possibilité de répondre. Donc quand il trouve des appels en absence sur son téléphone, il rappelle les numéros pour s’enquérir du sujet de l’appel manqué. Une réponse qui se passe de commentaire.  Juste une précision, un nombre : 284 appels.

    Aujourd’hui, il y a une personne que je voudrais remercier et dont les paroles nous ont tous et toutes marquer : Monsieur le procureur général, Youssef Zerhouni Salmouni. Ce dernier a rappelé la gravité de cette affaire. Il est question d’un représentant du peuple, d’un élu et le crime est celui du viol, l’une des atteintes les plus graves à l’intégrité physique et psychique de la femme. La défense de l’accusé s’est fendue d’allégations et mises en doute de la réputation de la victime afin de prouver qu’il n’y a pas eu viol ou pire, d’insinuer que la victime a mérité de qu’il lui est arrivé, servant ainsi d’exemple de cette mentalité rétrograde et inacceptable que le procureur a lui-même dénoncée.
    Aujourd’hui, l’enfant était là. Il est allé vers l’accusé et l’appeler « ‘Emmi » (mon oncle), il ne comprend rien encore de ce qui se passe autour de lui. Mais il grandira, et un jour, il voudra savoir ce qui s’est passé.

    Savez-vous ce que la Cour a rendu comme verdict  aujourd’hui dans cette affaire ?
    Aujourd’hui Hassan Arif a été déclaré innocent et a été libéré immédiatement.

    Aujourd’hui, je ne crois pas en la Justice au Maroc.
    Aujourd’hui, je pleure toutes mes larmes pour ce pays et pour mes concitoyens.
    Aujourd’hui, Hassan Arif a insulté la femme marocaine en pleine séance dans une cour de justice.
    Aujourd’hui j’ai vu un violeur, représentant du peuple, décideur public, regarder par la fenêtre en toute tranquillité pendant son procès, conscient qu’il en sortira innocenté.
    Aujourd’hui, je ne comprends plus rien mais je n’oublierai rien.
    Demain, le procureur général fera appel de la décision de la Cour d’Appel  devant la Cour Suprême du Maroc. L'affaire n'est pas terminée.

    Nous ne devons plus nous taire. Indignons-nous !
    La place de cet homme est en prison et pas dans notre parlement !
    La place de cet homme est en prison et pas dans notre parlement ! --------
    Non seulement les procès contre les prisonniers politiques, les artistes, les militants, enfin tous les prisonniers, ne sont pas équitables mais quand un parlementaire, coupable de viol est l'accusé, IL EST ACQUITTE !

    Deux opposants à la guerre au Mali : Dominique de Villepin et Laurent LOUIS



    Villepin : "Non, la guerre ce n’est pas la France"

    TRIBUNE - Par Dominique de Villepin, ancien Premier ministre. A paraître  dans le JDD.  12/1/2013

    Le Mali, pays ami, s’effondre. Les djihadistes avancent vers le sud, l’urgence est là.
    Mais ne cédons pas au réflexe de la guerre pour la guerre. L’unanimisme des va-t-en-guerre, la précipitation apparente, le déjà-vu des arguments de la "guerre contre le terrorisme"  m’inquiètent. Ce n’est pas la France. Tirons les leçons de la décennie des guerres perdues, en Afghanistan, en Irak, en Libye.
    Jamais ces guerres n’ont bâti un État solide et démocratique. Au contraire, elles favorisent les séparatismes, les États faillis, la loi d’airain des milices armées.
    Jamais ces guerres n’ont permis de venir à bout de terroristes essaimant dans la région. Au contraire, elles légitiment les plus radicaux.
    Jamais ces guerres n’ont permis la paix régionale. Au contraire, l’intervention occidentale permet à chacun de se défausser de ses responsabilités.
    Pire encore, ces guerres sont un engrenage. Chacune crée les conditions de la suivante. Elles sont les batailles d’une seule et même guerre qui fait tache d’huile, de l’Irak vers la Libye et la Syrie, de la Libye vers le Mali en inondant le Sahara d’armes de contrebande. Il faut en finir.
    Au Mali, aucune des conditions de la réussite n’est réunie.
    Nous nous battrons à l’aveuglette, faute de but de guerre. Arrêter la progression des djihadistes vers le sud, reconquérir le nord du pays, éradiquer les bases d’AQMI sont autant de guerres différentes.
    Nous nous battrons seuls, faute de partenaire malien solide. Éviction du président en mars et du premier ministre en décembre, effondrement d’une armée malienne divisée, défaillance générale de l’Etat, sur qui nous appuierons-nous?
    Nous nous battrons dans le vide, faute  d’appui régional solide. La Communauté des États de l’Afrique Occidentale reste en arrière de la main et l’Algérie a marqué ses réticences.
    Un processus politique est seul capable d’amener la paix au Mali.
    Il faut une dynamique nationale pour reconstruire l’Etat malien. Misons sur l’union nationale, les pressions sur la junte militaire et un processus de garanties démocratiques et de l’Etat de droit à travers des politiques de coopération fortes.
    Il faut aussi une dynamique régionale, en  mobilisant l’acteur central qu’est l’Algérie et la CEDEAO en faveur d’un plan de stabilisation du Sahel.
    Il faut enfin une dynamique politique pour négocier en isolant les islamistes en ralliant les Touaregs à une solution raisonnable.
    Comment le virus néoconservateur a-t-il pu gagner ainsi tous les esprits? Non, la guerre ce n’est pas la France. Il est temps d’en finir avec une décennie de guerres perdues. Il y a dix ans, presque jour pour jour, nous étions réunis à l’ONU pour intensifier la lutte contre le terrorisme. Deux mois plus tard commençait l’intervention en Irak. Je n’ai depuis jamais cessé de m’engager pour la résolution politique des crises et contre le cercle vicieux de la force. Aujourd’hui notre pays peut ouvrir la voie pour sortir de l’impasse guerrière, si elle invente un nouveau modèle d’engagement, fondé sur les réalités de l’histoire, sur les aspirations des peuples et le respect des identités.  Telle est la responsabilité de la France devant l’histoire.
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     Laurent LOUIS s'oppose à la guerre au Mali et dénonce 
                   la  manipulation internationale


    Vidéo publiée le 18 janv. 2013

    Le député indépendant belge Laurent LOUIS s'oppose, seul contre tous les autres parlementaires, à la participation de la Belgique à la guerre au Mali. Il dénonce la manipulation internationale, le mensonge de la lutte anti-terroriste, le soutien des Occidentaux aux djihadistes en Libye, Tunisie et Syrie et dévoile les véritables raisons de cette opération militaire néo-colonialiste.
    http://youtu.be/TW9kWe3MI-M
       

    Le Canada et l’opération militaire française au Mali


    par , Rédacteur en chef adjoint, membre de Tolerance.ca®,18/1/2013
    À l’instar d’autres puissances occidentales, le Canada appuie ''Serval.'' Une opération militaire française menée dans le nord du Mali. Un soutien apporté par Ottawa au nom de la ''lutte contre le terrorisme'' dans ce pays. Mais sans dépêcher de soldats sur place. Pour le moment…
    Après la chute du régime Kadhafi en automne 2011, de nombreux partisans touaregs maliens du ''Guide'' libyen sont retournés chez eux, avec armes et bagages, dans une région demeurée marginalisée par Bamako. Ils ont retrouvé un pays instable en raison, entre autres, d’une mal-gouvernance, d’une classe politique inefficace et largement corrompue et d’une armée aux réflexes putschistes. D’ailleurs, un des siens, le capitaine Amadou Haya Sanogo (1972-), a fomenté un coup d’État en mars 2012, forcé la démission du président Amadou Toumani Touré et du Premier ministre Cheick Modibo Diarra et suspendu les institutions et la Constitution. Malgré les concessions faites aux pressions internationales, ce putschiste demeure le véritable homme fort de Bamako.
    C’est dans ce contexte de crise politique que s’est inscrit l’apport aggravant des Touaregs de Kadhafi.








    S’alliant avec les djihadistes d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) et d’Ansar Dine, la rébellion touarègue du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) a cru arriver l’heure de la sécession du nord du Mali. Mais c’était sans compter, entre autres, avec l’appétit et les ambitions de ses alliés islamistes. Sa déclaration unilatérale, faite le 6 avril 2012, de l’indépendance de ce qu’il appelle ''l’Azawad'' ne lui a été d’aucun recours face aux alliés d’hier qui l’ont rapidement écrasé. Un autre groupe djihadiste, le Mouvement pour l’unicité et le djihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO) ne lui a pas non plus épargné une nouvelle défaite humiliante. C’est donc la charia islamique à la sauce wahhabo-salafiste qui règne depuis plusieurs mois sur plus de la moitié du Mali (les provinces de Tombouctou, Gao et Kidal) avec comme emblème la bannière noire des salafistes. Suscitant la peur de nombre de Maliens, l’exil de 150 mille réfugiés dans les pays limitrophes et le déplacement à l’intérieur du pays de 250 mille personnes. Sans oublier le patrimoine malien qui en a lui aussi souffert.

    La contribution logistique canadienne à l’effort de guerre de l’allié français
    Suite aux demandes répétées des autorités politiques de Bamako (dont le Premier ministre Diango Cissoko et son prédécesseur démis) à l’adresse de la ''communauté internationale'', le Conseil de sécurité de l’ONU a, le 21 décembre, adopté la résolution 2085 autorisant le déploiement d’une force militaire internationale au Mali pour y mettre un terme à l’expansion du terrorisme djihadiste. À la lumière du précédent afghan, la crainte était de voir le territoire malien devenir un refuge ou base-arrière pour groupes islamistes radicaux. À l’ombre du surplace dans leurs négociations avec différentes parties et de l’hésitation de plusieurs pays à intervenir, les nouveaux maîtres du nord du Mali ont cru le temps jouer en leur faveur. C’est pourquoi ils ont, le 14 janvier, avancé vers Bamako. Une grave erreur stratégique de leur part.
    Au lieu d’attendre la constitution de la force internationale avant d'agir, le président français Françoist Hollande a sauté sur l'occasion fournie par le nouveau développement pour entrer en jeu et autoriser les raids aériens contre les unités rebelles, avec comme double objectif, d'abord, de freiner leur mouvement et, ensuite, les obliger à rebrousser chemin.  Surprenant l’adversaire. Tout comme nombre d’alliés, y compris le Canada.
    Le Mali fait partie des pays bénéficiaires de l’aide canadienne au développement. Il a reçu, à titre d’exemple, en 2011 une enveloppe de 110 millions de dollars. Ceux qui voulaient qu’Ottawa intervienne dans le conflit malien devaient être déçus d’entendre en septembre dernier le ministre canadien des Affaires étrangères rejeter cette idée. Au lieu d’envoyer des soldats ou apporter une aide logistique à Bamako, John Baird a exprimé sa préférence pour les pressions diplomatiques sur les autorités maliennes.
    Mais il n’a pas fallu attendre longtemps avant de voir un premier signe d’évolution de la position canadienne. Mais cette fois, c’était autour du ministre de la Défense d’entrer en scène. Peter MacKey a, à la fin du mois de décembre, évoqué l'idée que le type d’aide militaire canadienne à apporter était à l'étude. Mais si Ottawa devait contribuer à l’entrainement de soldats africains, cela ne serait pas une incongruité. Rappelons-nous à ce propos d’un fait: les forces spéciales canadiennes avaient formé des unités maliennes et sont également en train de former, sur le sol nigérien des troupes attendues au nord du Mali pour en reprendre le contrôle. C’est dire l’engagement militaire indirect du Canada dans cette région.
    Si la déclaration de M. MacKay pouvait réjouir les partisans d’une participation militaire canadienne au conflit malien, cela était de courte durée. Conformément à la déclaration faite, le 8 janvier, par le Premier ministre, le Canada n’envisageait pas de «mission militaire au Mali»! Et de préciser que le pays va en revanche apporter de l’aide humanitaire à la région et encourager les négociations en collaboration avec ses alliés africains et occidentaux.
    Mais, cette déclaration n'a pas empêché la survenue, le 14 janvier, d'un nouveau glissement! Dans un communiqué de presse, Stephen Harper s’est dit inquiet de «l'établissement des terroristes dans cette région, au cœur de l'Afrique» et a déclaré que le Canada était «disposé», non à participer «directement à une mission militaire au Mali», mais à «fournir un soutien logistique limité et clairement défini pour assister les forces qui interviennent au Mali», conformément à la résolution 2085. C’est pourquoi il a déclaré mettre, durant une semaine, à la disposition de ''Serval'', la mission française, «un avion (militaire) de transport C-17». Cet avion-cargo devra appuyer les opérations de l’armée française.
    Cette contribution logistique est une réponse à la demande d’aide faite par Paris relativement au transport d'équipement lourd par voie aérienne vers Bamako.
    Ce volet logistique s’ajoute, toujours selon le communiqué du Premier ministre Harper, à d’autres volets, à savoir «l'aide humanitaire et l'aide au développement» fournies à ce pays.
    On est donc loin d’une participation militaire directe aux combats contre les rebelles.
    Le jeudi 17 janvier, l’avion-cargo canadien a par conséquent atterri dans la capitale malienne. Il transportait, en plus de véhicules blindés, de l'équipement et 900 kg de batteries. Si l’ambassadeur français Philippe Zeller a, dans un premier temps, remercié le gouvernement conservateur pour cette assistance logistique (Cf. l'entrevue accordée à Anne-Marie Dussault, Émission "24 heures en 60 minutes", RDI, 15 janvier), Paris lui a demandé, le jour même de l'atterrisage du C-17 à Bamako, d’en prolonger la durée. Mais si l’ambassadrice du Mali Traoré Ami Diallo en a parlé comme si c’était une chose déjà acquise, le gouvernement canadien a quant à lui annoncé ne pas en avoir pris encore de décision.
    ***
    Même si Stephen Harper donne l’impression de freiner des quatre fers, il n’est pas exclu qu’il cède advenant le cas où la crise malienne s’emballe et force la redistribution des cartes et donc la dépêche des troupes sur le terrain des opérations. Si ce glissement devait survenir, l’opposition ne manquerait pas se faire entendre.