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samedi 9 février 2013

Funérailles de Chokri Belaïd : Beaucoup de femmes au cimetière aux côtés des hommes

Par Ahmed Benani, 9/2/2013

9 février 07:38

Merci ô Femmes et citoyennes tunisiennes d'avoir tordu le cou à cette tenace tradition d'interdire aux femmes "en pays de l'islam" d'assister aux enterrements! 
 Tradition que l'imaginaire patriarcal pérennise par le mythe de "l'hystérie de la femme". La femme est réduite à un être non-pensant, objet sexuel et troublant par son émotion excessive, ses pleurs, son impureté et autres inepties du même tonneau!. Tout cela a été balayé par la posture courageuse de Basma Chokri, la femme du leader assassiné, Belaïd Chokri, en tête de cortège faisant le V de la victoire et déclarant "ce n'est pas le moments des pleurs", "«Nous vivrons avec du pain et de l’eau mais sans Ennahda», «le peuple veut une révolution de nouveau», «Ennahda est le tortionnaire du peuple». Je m'incline devant votre courage, votre détermination, chapeau bas Chère Basma, votre image de dignité a fait le tour du monde.
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Par Kapitalis, 8/2/2013
Contrairement aux traditions, les femmes, étaient, aujourd'hui, côte-à-côte avec les hommes, au cimetière El-Jallez, pour rendre hommage au martyr Chokri Belaïd en chantant l'hymne national.
Ce qui a frappé l'attention, aujourd'hui, des Tunisiens qui ont suivi les obsèques du martyr, un rite habituellement réservé aux seuls hommes dans la tradition islamique, c'est la présence d'un grand nombre de femmes, qui n'ont pas hésité à se rendre au cimetière pour rendre un dernier hommage au grand-homme: parent pour certaines d'entre elles, camarade ou collègue pour les autres. Un simpe compatriote pour la majorité d'entre elles. Et un exemple de bravoure et de courage. 
Autre constat: la présence massive des syndicalistes, intellectuels, artistes, écrivains et autres journalistes. Car le défunt était une personnalité d'envergure nationale.

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Basma Khalfaoui Belaïd fait le signe de la victoire aux dizaines de milliers de personnes accompagnant son mari à sa dernière demeure. 

Au cimetière, certaines personnes, très en colère pour cette lourde perte, n'ont pas pu s'empêcher à crier : «Le peuple veut faire tomber le pouvoir» ou «Eau et pain et non à Ennahdha», «Ya chahid ya Hached (Farhat Hached, leader syndicaliste assassiné il y a 60 ans, Ndlr), Ennahdha bâet el-blad» (Ô Hached, Ennahdha a vendu le pays), «Tounes horra wa el-irhab âla Barra» (La Tunisie est libre et le terrorisme dehors), «Ya houkouma ya ghaddara, Chokri machech khsara» (Gouvernement traitre, Chokri n'est pas parti en vain), «Ya Ghannouchi ya jaban, echâab ettounissi la youhan» (Ghannouchi le traître, le peuple tunisien n'accepte pas l'humiliation) ou encore «La lil-fitna, kolna Touensa» (Non à la discorde, nous sommes tous Tunisiens).
«C'est un jour de colère, certes, mais faisons calmement notre deuil. Nous allons continuer à appeler au dialogue et à rejeter toute forme de violence. Aujourd'hui, le peuple est maître de la situation et la Tunisie pleure son martyr et va continuer son petit bout de chemin pour continuer son combat vers la démocratie. Restons calmes pour qu'ils (les individus et les groupes appelant au meurtre, Ndlr) tirent des leçons et reviennent à la raison pour une Tunisie unie», a lancé Ahmed Brahim, leader d'Al-Massar aux opposants au parti Ennahdha à travers les médias.
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Les collègues de Chokri Belaïd, entourant le Bâtonnier Chawki Tabib, attendent l'arrivée de la dépuolle mortelle du martyr.
Au centre-ville de Tunis, une marche spontanée a été organisée par des milliers de personnes dans l'avenue Habib Bourguiba. La même chose à Bizerte, Jendouba, Nabeul, Mahdia, Gafsa, le Kef, Sfax, Sousse, Mahdia, où des dizaines de milliers de personnes ont organisé des funérailles symboliques agitant le drapeau national, le portrait du défunt mais aussi des slogans contre Ennahdha.
Selon l'Union générale tunisienne du Travail (Ugtt), la grève générale est très réussie. «100% dans le secteur public», apprend-on de source syndicale. Les bâtiments publics comme la majorité des établissements privés et commerces sont fermés.
 http://www.kapitalis.com/politique/14372-funerailles-de-chokri-belaid-beaucoup-de-femmes-au-cimetiere-aux-cotes-des-hommes.html
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 Que tous ceux qui nous ont servi la fable de l'islamisme modere se taisent

Par Martine Gozlan - Marianne, 8/2/2013



Besma Khalfaoui réagit à la mort de son mari. (Amine Landoulsi/AP/SIPA)
Besma Khalfaoui réagit à la mort de son mari. (Amine Landoulsi/AP/SIPA)
Alors que Tunis, en grève générale, porte aujourd’hui en terre Chokri Belaid, l’opposant laïc à Ennahda assassiné le 6 février, la légende de l’islamisme modéré véhiculée par tous les faux experts médiatiques vole en éclats de sang.

Besma Khalfaoui a le visage creusé par la douleur, mais ses mots jaillissent comme une source vive. La veuve de Chokri Belaid, sa petite fille serrée contre elle, ses amis et sa famille chantant l’hymne national, dit qu’elle pleurera plus tard, que ses larmes n’ont aucune importance. Elle continue, comme l’homme aimé qu’on lui a tué de quatre balles, à se battre pour une Tunisie démocratique. Vous connaissez le visage de Besma : elle a accepté de le montrer aux caméras et aux journalistes dans les ravages de la tristesse et le courage de la détermination. Le visage de Besma, penché sur le drapeau qui recouvre le corps de Chokri, puis levé, dévasté et énergique, vers ses interlocuteurs, est le « J’accuse » qui fait trembler aujourd’hui Ennahda, alors que le crime jette un pays dans la rue. 
Plus tard, on se souviendra de ces traits féminins à la douceur gommée par la brutalité de l’arrachement. Ce visage, accolé au portrait de l’homme assassiné, résumera la Tunisie qui marche sombrement en ce 8 février : il racontera l’insurrection des endeuillés.
Ce visage de survivante, il faudrait que certains de nos beaux esprits, en France, osent le regarder, eux aussi. Vous savez, ces esprits forts qui se piquent d’expertise magistrale. Ces bons maîtres qui tournent en boucle, depuis des années, sur les plateaux et sur les ondes, pour nous expliquer par A+ B que les islamistes étaient devenus démocrates. Qu’il fallait être un niais ou un islamophobe pour ne pas croire à leur intelligence politique. Qu’il fallait mettre en veilleuse nos idées archaïques de laïcité pour ne surtout pas froisser un destin arabe forcément soumis aux ordres de l’éternel ciel identitaire. 
Qu’en conséquence, on ferait mieux de la boucler avec nos bavardages suspects.
Aujourd’hui, c’est à ces clercs, à ces gourous divers, chercheurs, commentateurs, maîtres assistants de toutes les confusions, bien calés sur leur chaire de certitudes, que l’on conseille de regarder un instant, à la dérobée pour ne pas le salir, le visage de Besma, épouse d’un Tunisien patriote, démocrate et laïc. Le visage de la veuve de Chokri Belaid, assassiné parce qu’il jetait leur vérité et leur mensonge au visage des islamistes. Parce qu’il scandait son espoir d’une société juste, sociale, égalitaire : c’était un leader de gauche. Son besoin d’une société débarrassée du poison religieux politique. En un mot, un seul, raillé par ces experts nauséeux confits en dévotion devant l’objet islamiste de leurs recherches : une société laïque. Voilà ce que voulait Chokri Belaid et ce que refusent ses assassins.
On leur conseille donc, à ces bavards qui ont absous par bêtise tant de crimes antérieurs, de regarder Besma : mais ils n’y arriveront pas. Regardaient-ils, du temps que l’Algérie saignait, le visage des femmes qui survivaient à leur mari, fils, frère, sœur égorgés par les islamistes ? Ont-ils compté, pendant les nuits d’infinie souffrance algérienne et musulmane, les cadavres des citoyens, citoyennes, paysans, profs, médecins, politiques, journalistes, instituteurs, écolières abattus par les islamistes, premiers tueurs de musulmans ?
Ils ont la mémoire courte et la vision rétrécie, nos experts. Ils avalent et digèrent toutes les sinistres fariboles d’un parti politique qui a mis sa cravate des dimanches pour faire oublier les sabres et le khamis afghan des prêcheurs de djihad, ceux que Rached Ghannouchi, le leader d’Ennahda, appelle avec bonté « nos enfants salafistes ».
Devant le visage de Besma, face au peuple tunisien dressé contre l’islamisme menteur et assassin, devant cette insurrection arabe qui refuse la soumission au ciel des manipulateurs identitaires, que ces gens-là se taisent enfin !
Besma Khalfaoui réagit à la mort de son mari. (Amine Landoulsi/AP/SIPA)

vendredi 8 février 2013

Cadeau somptueux du Maroc à l'île de Dominique, pour avoir adhéré à la position marocaine sur le Sahara Occidental...

L'Etat marocain construit un hôtel de luxe aux Caraïbes




Le « Cabrits Hotel Resort and Spa », situé sur la petite île de Dominique, est financé à 100% par l'Etat marocain. Un cadeau de plus de 250 millions de DH à cet état du Commonwealth qui a retiré au même moment sa reconnaissance de la « RASD ».*..

Le gouvernement de la Dominique, petite île de l'archipel des Caraïbes, vient de lancer un appel à manifestation d'intérêt pour assurer le management d'un nouveau complexe hôtelier haut de gamme en cours de construction : le Cabrits Hotel Resort and Spa. Situé au nord de l'île, entre la plage de Turtle Purple et le parc naturel Cabrits, le projet comprend un hôtel de luxe de 50 chambres avec salle de conférence, un spa, des boutiques duty free et une marina.
La particularité de ce projet est qu'il est intégralement financé par... l'Etat marocain, à travers l'Agence marocaine de coopération internationale (AMCI), structure surtout connue pour délivrer les bourses d'études aux étudiants - principalement africains - souhaitant poursuivre leurs études au Maroc.


Un « don » du Maroc de 250 millions de DH ?
Pourquoi l'Etat marocain finance-t-il ce projet hôtelier et touristique ? Contactée par Lakome, la direction de l'AMCI explique par la voix de son secrétaire général, Said El Khouli, que « ce projet entre dans le cadre normal de la coopération du royaume avec d'autres pays d'Afrique et d'Amérique latine ». Il ne donnera pas plus de précisions.
Le montant du « don » marocain n'a pourtant rien à voir avec les micro-projets financés par l'AMCI en Afrique. Selon l'agence gouvernementale d'information de la Dominique, le coût du projet s'élève à 30 millions de dollars, soit plus de 250 millions de DH. En visite sur le chantier en octobre dernier, le Premier ministre de Dominique, Roosevelt Skerrit, avait déclaré :
« Nous sommes très reconnaissants envers le royaume du Maroc pour ce cadeau très généreux fait à la population de Dominique. C'est un projet de plusieurs millions de dollars intégralement financé par le gouvernement marocain ».
La cérémonie de lancement des travaux a eu lieu en septembre 2011, en présence du directeur général de l'AMCI, Youssef Imani. Le chantier est toujours en cours, il doit être livré en octobre 2013.


Lancement du chantier en présence du Directeur général de l'AMCI, Youssef Imani

"Offensive" diplomatique du Maroc dans la région
Pour comprendre les raisons de cette « générosité » de l'Etat, il faut remonter à juillet 2010 et à la tournée africaine de Roosevelt Skerrit. En visite officielle de deux jours à Rabat, le Premier ministre de Dominique avait conclu avec les autorités marocaines un accord-cadre de coopération économique, technique, scientifique et culturelle, dont fait partie ce projet hôtelier. Mais Rossevelt Skerrit avait surtout annoncé la décision de la Dominique de retirer sa reconnaissance de la « RASD» et de soutenir la proposition marocaine d'autonomie pour le Sahara.
Le mois suivant, en août 2010, quatre autres Etats des Caraïbes avaient annoncé eux-aussi leur ralliement à la position marocaine (Grenade, Antigua et Barbuda, Saint Kitts and Nevis, et Sainte-Lucie). Pour l'agence de presse officielle MAP, pas de doutes :
"Ce mouvement de retrait de la reconnaissance de la pseudo "rasd" s'inscrit dans le cadre de la volonté sincère des pays de la région d'encourager le processus de négociation en cours, mené sous les auspices des Nations Unies pour parvenir à une solution politique négociée du différend régional sur le Sahara marocain".

La MAP ne précise pas si les quatre autres états de la région ont eu droit eux aussi à des "dons" de cette importance de la part de l'AMCI...

* République Arabe Sahraouie Démocratique

Gdeim Izik : les dessous du procès


Le procès des 24 inculpés sahraouis reprend vendredi matin devant le tribunal militaire de Rabat. Lakome revient sur les points-clé de l'affaire.
Reporté à plusieurs reprises depuis 2011, le procès des 24 sahraouis détenus dans le cadre des événements de Gdeim Izik s'est finalement ouvert le 1er février dernier au tribunal militaire de Rabat, sous forte présence sécuritaire et médiatique. La prochaine audience se tient vendredi matin.
Alors que 14 personnes au total ont trouvé la mort lors de ces tragiques événements, dont 11 membres des forces de l'ordre, l'instrumentalisation politique à outrance des événements de Gdim Izik rend difficile la lecture de ce procès et de ses enjeux. Lakome revient donc sur les points-clé de l'affaire.
Tribunal militaire : pourquoi ?
La décision des autorités marocaines de traduire les 24 accusés devant le tribunal militaire de Rabat a suscité l'inquiétude des juristes et des acteurs associatifs marocains et internationaux, craignant l'absence d'équité et de transparence liée par définition à toute juridiction d'exception. L'argument ayant été exploité par le Polisario, les autorités se sont justifiées en rappelant que cette décision est conforme à la loi marocaine en vigueur.
Le code marocain de justice militaire, inchangé depuis 1956, prévoit en effet la possibilité de traduire des civils devant cette juridiction, notamment en cas de crime contre des membres des forces armées royales et assimilés (article 3).
Le choix du tribunal militaire est pourtant contesté. « Ce tribunal d'exception est tout à fait contradictoire avec la nouvelle constitution. C'est un problème à la fois pour les inculpés et pour les familles des victimes », affirme Maître Ahmed Arahmouch, membre d'un collectif d'observateurs nationaux. Ce dernier explique que les familles de victimes ne peuvent pas se constituer partie civile : « C'est malheureusement interdit par la loi. Il faudra attendre le jugement définitif de la juridiction militaire avant d'entamer un éventuel nouveau procès devant un tribunal civil ».
De son côté, le Comité de l'ONU contre la torture, dans son rapport 2011-2012 sur le Maroc, avait expressément demandé à Rabat de « modifier sa législation afin que toutes les personnes civiles soient jugées exclusivement par des juridictions civiles », conformément à l'esprit de la nouvelle constitution votée en juillet 2011, qui consacre la primauté des conventions internationales sur le droit interne marocain.
Les familles des victimes rencontrées par Lakome, elles, ne saisissent pas forcement les différences entre un tribunal civil et militaire. « Tout ce que nous demandons, c'est que le procès soit équitable et que justice soit faite pour que nous puissions enfin faire notre deuil », explique Ahmed Tartour, le porte-parole du Collectif des familles et amis des victimes (COFAV).
Un observateur du procès confie à Lakome sous couvert d'anonymat que « dans le contexte marocain et vu le degré d'indépendance de la justice, peu importe au final que le procès se tienne devant un tribunal civil ou militaire, le résultat serait à peu près le même ».
Qui sont les 24 détenus ?

Naama Asfari
24 sahraouis se trouvent aujourd'hui sur le banc des accusés. « On peut les diviser en deux catégories, affirme un de leurs avocats, maître Boukhaled. Certains sont des activistes des droits de l'homme, d'autres étaient membres du comité de    dialogue qui a négocié avec les autorités marocaines jusqu'à la veille du démantèlement du camp ». La plupart ont été arrêtés dans les jours qui ont suivi les événements. Parmi ces militants indépendantistes, on peut citer notamment Enaama Asfari, avocat de 43 ans, diplômé de l'université de Marrakech et vice-président d'une ONG sahraouie (CORELSO). Il a été arrêté le 7 novembre 2010, soit la veille du démantèlement du camp.
De quoi sont-ils accusés ?
La procédure d'instruction a été clôturée en novembre 2011. Selon l'acte d'accusation, les charges retenues contre les 24 accusés sont :
- constitution d'une bande criminelle visant à exercer la violence contre les hommes de la force publique pendant leur service
- participation à la violence contre les hommes de la force publique dans l'exercice de leurs fonctions, allant jusqu'au meurtre
- profanation de cadavre
Lors de la première audience du procès, le 1er février, le tribunal militaire de Rabat a rejeté la demande de la défense visant à convoquer comme témoins l'ex-ministre de l'Intérieur Taieb Cherkaoui, trois walis de l'Intérieur ainsi que la députée PPS Gajmoula Bent Ebbi, tous présents lors des négociations avec le comité de dialogue. Ce procès militaire se concentre donc sur les 24 accusés et ne s'étendra pas à la recherche d'éventuelles responsabilités officielles (pointées du doigt par la commission d'enquête parlementaire dédiée aux événements de Gdim Izik).
Quelles sont les pièces du dossier ?
Selon la mission d'observation internationale présente au procès, menée par le juge italien Nicola Quatrano, « la procédure accusatoire se base exclusivement sur les confessions que les accusés ont faites en l'absence de leurs avocats et/ou en situation de détention dans les locaux de la Police judiciaire. En outre, il faut souligner que plusieurs familles ont dénoncé des situations de tortures et de mauvais traitements à l'encontre des inculpés ».
Maître Boukhaled, l'un des avocats de la défense, affirme lui aussi que le dossier ne contient que les PV de la police et ceux de l'instruction. « Le tribunal dit avoir des pièces à conviction mais nous ne savons pas lesquelles ». Il s'agit peut être du montage vidéo de 14 minutes présenté par les autorités et qui ont choqué le pays entier par la violence des images. On y voit notamment une personne en train d'uriner sur un cadavre. Mais la plupart des jeunes visibles sur la vidéo sont masqués et difficilement identifiables. Amnesty International a demandé aux autorités la vidéo originale intégrale mais s'est vu opposer une fin de non-recevoir. L'ONU non plus n'a pu y avoir accès selon le rapport 2011 de Ban Ki Moon adressé au Conseil de sécurité.
Qui sont les victimes ?
Les événements de Gdim Izik ont fait 13 victimes au total selon le bilan officiel : 11 membres des forces de l'ordre (police, gendarmerie, forces auxiliaires, protection civile) et deux civils sahraouis.
Voici la liste des 11 noms des membres des forces de l'ordre, communiquée par l'agence de presse officielle MAP en novembre 2010 : Nour Eddine Ouderhm, Med Ali Boualem, Yassine Bougataya, Abdelmoumen Ennchioui, Oulaid Ait Alla, Badr Eddine Torahi, Abdelmajid Adadour, Belhouari Anas, Bentaleb Lakhtil, Mohamed Najih, Ali Zaari.
Les familles des victimes se sont regroupées avant l'ouverture du procès pour former un collectif : le COFAV. Lakome a rencontré son porte-parole, Ahmed Tartour, accompagné de trois autres parents de victimes. « Nos enfants avaient entre 20 et 24 ans, ils étaient gendarmes. Leur rôle à Gdim Izik était de coordonner la sécurité du campement et d'aider leurs occupants », expliquent-ils. Ils affirment que leurs fils, désarmés au moment du démantèlement, « ont été victimes d'actes de barbarie de la part de criminels ». Aucun d'entre eux n'a pu voir les corps avant l'enterrement et ne savent pas si une autopsie a été réalisée. « A quoi sert une autopsie de toute façon, explique l'un d'eux, la voix encore nouée par l'émotion. On a vu sur la vidéo ce qui s'est passé. Ils ont été assassinés ! ».
Lakome a également rencontré les parents du jeune Abdelmoumen Ennchioui, membre des forces auxiliaires, âgé de 26 ans à l'époque. « Il était stationné à Settat, il a été envoyé à Laâyoune quatre jours à peine avant le démantèlement du camp. C'était le plus âgé de ses collègues », explique son père, lui-même militaire à la retraite. « On nous a dit que ce jour-là, il a été renversé par une Land Rover ; il est mort sur le coup », Sa famille non plus n'a pas pu voir son corps avant l'enterrement. Les parents demandent simplement que « les coupables soient punis par la justice ».

Des parents des forces de l'ordre tués à Gdim Izik. A droite, Ahmed Tartour, porte-parole du collectif.
Quid des victimes sahraouies ?
Brahim Guergar Ould Med Ould Hammadi, retraité de l'OCP, a été heurté par un véhicule de police lors des violences qui ont enflammé Laâyoune le jour du démantèlement, le 8 novembre 2010. Le procureur général prés la cour d'appel de Laâyoune a ordonné à l'époque l'ouverture d'une enquête pour déterminer les circonstances du décès mais les résultats ne sont pas connus.
La deuxième victime civile, Brahim Daoudi, est décédée dans d'étranges circonstances. Sa femme a été informée de sa mort « par suffocation » à l'hôpital militaire de Laâyoune, sans savoir pourquoi il était là-bas. « Je ne sais toujours pas comment il est mort. Il n'avait pas d'antécédent et ne s'était jamais plaint d'une maladie quelconque. Je n'ai pas reçu de certificat de décès ni de rapport d'autopsie. Je n'ai pas pu voir son corps, qui a été amené tout droit de l'hôpital militaire jusqu'au cimetière » a-t-elle témoigné à Amnesty International.
On peut également ajouter une troisième victime civile aux événements de Gdim Izik. Quelques jours avant le démantèlement du camp, le 24 octobre 2010, un jeune sahraoui de 14 ans, Nayem el-Gareha, avait été tué par balles par la gendarmerie royale. Selon les autorités marocaines, il faisait partie d'une bande de criminels qui essayaient d'entrer en force dans le camp. Dans son rapport au Conseil de sécurité de l'ONU, Ban Ki Moon parle d'un jeune « abattu par les forces marocaines le 24 octobre à l'entrée du camp, dans des circonstances imprécises ». Là aussi une enquête a été ouverte mais les suites n'ont pas été rendues publiques.
A l'instar des familles des membres des forces de l'ordre décédées, les proches des victimes sahraouies se sont réunis aujourd'hui à Rabat, au siège de l'AMDH. Ces derniers expliquent à Lakome ne pas avoir de contacts avec les familles des soldats décédés. « On n'a pas de problèmes avec eux, c'est l'Etat marocain qu'on tient pour responsable. On a vu leur souffrance lors de l'audience, la même que la notre mais aussi que celle des accusés », affirme la sœur de Said Dembar, un jeune sahraoui assassiné à Laâyoune en décembre 2010 par un policier (qui a été condamné en première instance à 15 ans de prison). Tous seront présents demain au tribunal militaire de Rabat pour soutenir... les 24 accusés.

Des parents des victimes sahraouies, au siège de l'AMDH à Rabat.
http://fr.lakome.com/index.php/politique/360-gdeim-izik-les-dessous-du-proces
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  Procès. Sit-in devant l'ambassade du Maroc à Pretoria pour dénoncer le procès militaire de prisonniers politiques sahraouis. 

Le mouvement de Solidarité avec le peuple sahraoui, a organisé ce mardi en Afrique du Sud, un sit-in de protestation devant l'ambassade du Maroc à Pretoria, dans le cadre de la campagne de sensibilisation internationale avec les prisonniers politiques sahraouis (groupe de Gdeim Izik ) à la prison marocaine de Salé , selon l'ambassade sahraouie, en Afrique du Sud. Plus de 200 personnes de différentes organisations syndicales, jeunes et des étudiants ont pris part à ce sit-in pour remettre à l'ambassade du Maroc un mémorandum dénonçant les violations des droits de l'homme au Sahara occidental et condamnant le procès militaire des civils sahraouis. Les participants ont scandé plusieurs chansons de la lutte d’Afrique du Sud pendant la période de l'apartheid, notamment les violations des droits de l’Homme qui se reproduisent aujourd'hui dans les territoires occupé du Sahara occidental par le Maroc.

http://www.le2minutes.com/social.php?email=solidmar05%40gmail.com
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Driss Benali, un dernier rendez-vous avec l’histoire, plein d’amertume !

 par


Driss Benali s’est éteint, comme il avait vécu, dans cette discrétion qui confinait à la timidité et qui l’avait fait aimer de tous. Visiblement amoindri par le combat qu’il livrait, depuis plusieurs mois, contre la maladie, il n’en était pas moins apparu l’œil vif et le verbe acéré, pour parler de notre économie, lors de la dernière Université du PSU :
- «  Une économie plombée par la rente……….où le marché joue un rôle de résidu et non de
 soutien ! »
Une pique à l’intention de ceux qui persistent encore à encenser le modèle économique marocain et en vanter l’exception, avant de poursuivre, en allusion au système mafieux, mis en place par le makhzen, pour récompenser ses thuriféraires et exclure ses contempteurs :
- «  N’ont recours au marché que ceux qui n’ont pas de soutien…………Le Maroc est  un régime néopatrimonial qui distribue des privilèges à ceux qui soutiennent le pouvoir, sans que ces revenus ne génèrent de valeur ajoutée.»
Pour sa dernière prestation publique, Benali, aura donc troqué sa proverbiale habileté sémantique et son art de la dissertation, pour une charge, toute grimace dehors,  contre le fléau de « la rente qui plombe l’économie » de notre pays.
Dans la bouche de ce talentueux professeur d’économie, dont la compétence n’avait d’égal que son peu de goût pour les lambris de la politique, le discours a valeur de condamnation de plus d’un demi-siècle de turpitudes du régime marocain, pour s’acheter et la compromission de ses « co-venturers » et quelques années supplémentaires de vie.
Autant  de combines occultes que la tyrannie s’est toujours évertuée à dissimuler à ses administrés, par l’intimidation et la répression des moyens de l’information. Elle ignorait que viendrait Internet qui redonnerait une seconde vie à la presse libre et un second souffle aux voix de la liberté.
Alors, chaque jour qui passe égrène, son chapelet d’actualités sordides, illustrant si bien le propos du défunt. Un carnet de boue malodorante qui se feuillette les narines pincées, comme l’histoire de ces trois ingénieurs, Abdelmajid AluizMohamed Reda, et Mohammed Achik, pris dans les filets de la tourmente judiciaire, pour avoir,  pour les deux premiers, osé  dénoncer un ping-pong incestueux, à coups de centaines de milliers de dirhams de primes illégales, entre un ministre des finances et un directeur de la trésorerie du royaume, coupable également d’avoir tenté une forfaiture, lors de l’établissement de la loi de finance. Le  troisième ingénieur est pris à partie, pour avoir courageusement pris fait et cause, pour les deux premiers.
Une tragédie, somme toute, bien marocaine qui me fait inévitablement penser que la réalité vient de rattraper la fiction et le Maroc d’aujourd’hui, de ressembler étrangement à celui des « Trois Mousquetaires », qui comme chacun le sait étaient quatre, à ferrailler contre l’hydre malfaisante du pouvoir. Qui, en effet, aura oublié le quatrième, un autre ingénieur, Ahmed Benseddik, happé par une insupportable injustice, pour avoir dénoncé la gabegie et la corruption.
Deux histoires pour le prix d’une et que la MAP, cette PRAVDA marocaine, dénoncée par la cour des comptes, pour son penchant à écouter la voix de Son Maître, plutôt que celle de l’honneur du journaliste, préférera taire à tout jamais, à défaut de la tordre pour défendre l’indéfendable.
Elle ne racontera jamais l’ignominie menée tambour battant et sous je ne sais quelle menace d’apocalypse  par un Nourredine bensouda, roublard et arrogant,  parce que proche du chef de l’Etat et revanchard parce que démasqué.

Elle ne dira jamais, que ce jour-là, ce représentant indigne de la fonction publique, s’est rendu coupable d’abus de pouvoir, de menaces, d’insultes, de voies de faits, d’enlèvement et séquestration illégale, de violation de domicile, de perquisition illégale, de vol qualifié commis par  une autorité hiérarchique sur un subalterne. Autant de délits et de crimes qui auraient conduit leur auteur, derrière les barreaux  pour quelques années, si le Maroc avait été un pays de droit, comme ils disent.
A l’heure où ces lignes s’écrivent, les « Trois mousquetaires » jetés en pâture à une justice aux ordres, n’ont toujours pas trouvé la sortie de l’enfer. Le quatrième y a, quant à lui, tout simplement renoncé, après avoir lutté des années durant  !
Les autres histoires dont  la MAP ne risque pas de se faire l’écho relèvent de la prédation pure et simple. Une sinistre opération confiscatoire, où le régime continue de ne prêter qu’aux riches. Les siens. Ceux que les fils du peuple ont baptisés « krouch lahram », « les ventripotences du pêché ».
Benali en a rappelé l’initiateur, Hassan II, grand prédateur devant l’éternel et qui, interrogé à propos de la corruption, avait eu cette déclaration lapidaire qui donna sans doute, le signal de la curée que l’on sait :
-« L’essentiel est qu’elle soit faite en dirham ! »
Portefeuilles ministériels, directions d’offices, présidences de sociétés étatiques ou semi-étatiques, agréments de transports, de pêche ou de carrières, tout y passe. Les révélations se suivent et se télescopent à donner le tournis et la nausée aux cœurs les plus accrochés, quand il ne s’agit pas de haine et de détestation du système.
La corruption dont « il » disait qu’elle se faisait en dirhams a gonflé, forci et s’est sophistiquée, au point de se faire en dollars ou en euros et les rentiers qualifiés à juste titre de parasites par Driss Benali poussent l’outrecuidance jusqu’à dissimuler tout revenu au fisc, après en avoir fait de même avec leur propre identité, derrière une cascade complexe de sociétés off-shores ou des prête-noms si grossiers, qu’ils en deviennent insultants.
Et comme un malheur n’arrive jamais seul, les parasites qui gangrènent l’économie nationale, et ceux qui gangrènent l’administration publique de leur incompétence, sont souvent les mêmes. Un constat accablant qui fait dire au défunt :
-«  Les français, on peut tout leur reprocher, mais ils ont laissé le sens de l’Etat dans ce pays ! »
Le Maroc a perdu un économiste de talent. La gauche marocaine l’un de ses plus brillants penseurs. L’homme disait qu’il aurait juste souhaité vivre dans un Maroc plus libre, tolérant et qui respecte le droit à la différence. Il part, sans avoir vu ce vœu exaucé et le cœur lourd d’un regret qu’il n’a pas hésité à exprimer à la fin de son intervention, celui d’avoir vu le « Mouvement du vingt février » rater son rendez-vous avec l’histoire, par médiocrité de ses élites. L’histoire en jugera.
Repose en paix l’ami !

"La lumière sera ou l'humanité se perdra !"

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Nadir Dendoune, prisonnier du régime d’Al-Maliki


A l'initiative de Reporters sans frontières et du Comité de soutien, 50 personnalités du journalisme signent un appel à la libération de Nadir Dendoune. A retrouver dès demain dans Le Monde, Libération et L'Equipe. Dès lundi dans Les Echos et L'Humanité.








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Par Gilles Munier, France-Irak-Actualité, 5/2/2013
 
Englué dans le procès « Pétrole contre nourriture », je n’ai pas réagi comme j’aurais dû le faire à l’arrestation et à l’emprisonnement, le 23 janvier dernier, du journaliste Nadir Dendoune, qui était en reportage à Bagdad pour Le Monde Diplomatique.
Les autorités irakiennes lui reprochent d’avoir photographié - sans autorisation - une usine de traitement des eaux dans le quartier de Dora. L’accusation est risible car ce site dit « sensible » a été filmé, photographié – ouvertement ou secrètement - sous toutes les coutures avant, pendant et après l’invasion américaine de 2003.
Aujourd’hui, la première démarche d’un attaché de presse sollicité par un journaliste, est d’aller voir sur Internet qui il est, ce qu’il a écrit et pour quels médias. Il a donc appris que Nadir Dendoune est l’auteur du « Journal d’un pacifiste : Bouclier humain à Bagdad » - paru en janvier 2005 – où il raconte son séjour dans l’usine de Dora pour empêcher l’aviation américaine de la bombarder. Sa demande de visa est alors remontée au plus haut niveau des services secrets irakiens. Il y a fort à croire que ces derniers n’ont donné leur feu vert à leur ambassadeur à Paris que pour le piéger et se venger de son engagement militant passé.
Avec Michel Grimard – ancien président du Mouvement chrétien Vème République – empêtré comme moi dans le procès « Pétrole contre nourriture », nous demandons au Quai d’Orsay de s’inquiéter de cette nouvelle atteinte portée par le régime d’Al-Maliki à la liberté de la presse et d’exiger la libération immédiate de Nadir Dendoune.
Il faut savoir qu’en Irak (Kurdistan compris), plus de 370 journalistes ont été tués depuis 2003, dont certains sous la torture dans des prisons secrètes.
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  • vendredi 8 février 2013

    Manifestation de soutien en Irak pour Nadir Dendoune

    Photos de la manifestation en faveur de la libertation de Nadir organisée à Bagdad. Merci à l'Union nationale des journalistes irakiens et à Qais Qasim pour leurs actions en faveur de la liberation de Dendoune Nadir et plus largement en faveur de la démocratie et de la liberté de la presse, vous êtes formidables. 


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Mouad fait son « prison break » : playlist #1

7 février 2013


Les amis et sympathisants de la cause de Mouad Lhaqed, ce rappeur marocain engagé, condamné pour « atteinte à l’image de la police », voudraient faire vivre ses paroles au delà des murs de Oukacha ou l’artiste purge un an de prison. Ils se sont promis de diffuser la musique de Mouad et la faire parvenir au plus grand nombre de ses compatriotes. Une façon pour eux d’aider l’esprit de liberté qui a motivé Mouad a s’évader de prison–prouver que les murs ne pourront jamais étouffer les idées.
C’est ainsi qu’aujourd’hui, grâce à Soufiane Maski, un ami du rappeur, Mamfakinch diffuse une première playlist des chansons de Mouad. Écoutez, et surtout partagez !


https://www.mamfakinch.com/mouad-fait-son-prison-break-playlist-1/

SAHARA OCCIDENTAL: MESSAGE DU PARLEMENT EUROPEEN AU MAROC ET À LA FRANCE

Paris 7/2/2013

Sahara Occidental : Message clair  du Parlement Européen adressé au Maroc et au gouvernement français






         En 2012, Le Parlement européen s'est prononcé à trois reprise (18 avril, 12 septembre et 18 décembre) sur la question du Sahara occidental. Il a dénoncé les violations des droits de l'homme dans les territoires sahraouis occupés et soutenu le droit à l'autodétermination du peuple sahraoui.


Le 7 février, en session plénière à Strasbourg, le Parlement européen a adopté une résolution sur la 22ème session du Conseil des droits de l'Homme des Nations unies qui se tiendra à Genève du 25 février au 22 mars. Il n'a pas oublié le Sahara occidental en faisant part de "ses préoccupations au vu des violations permanentes des droits de l'Homme au Sahara occidental". Face à cette situation, il appelle " à la protection des droits fondamentaux de la population du Sahara occidental, y compris la liberté d'association, la liberté d'expression et le droit de manifester". 
 Le Parlement européen "demande que soient libérés tous les prisonniers politiques sahraouis; salue la nomination d'un envoyé spécial pour le Sahel et souligne la nécessité d'un suivi international de la situation des droits de l'Homme au Sahara occidental; est favorable à un règlement juste et durable du conflit sur la base du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination conformément aux résolutions pertinentes des Nations unies".                                           
 C'est une nouvelle fois un  message clair adressé au Maroc pour qu'il mette fin à sa politique de répression, libère les prisonniers politiques sahraouis et reconnaisse le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination. C'est aussi un message adressé au gouvernement français pour qu'il change de position en arrêtant de soutenir le plan marocain d'autonomie qui bafoue le droit international. La Plateforme félicite une fois de plus les parlementaires européens pour ce vote qui constitue pour le mouvement de solidarité un encouragement et un point d'appui contre l'occupation coloniale et pour l'autodétermination du peuple sahraoui. Le Parlement français pourrait utilement s'inspirer de ce vote en décidant de mettre en place un groupe d'études sur le Sahara occidental.                                                                                     



PLATEFORME

POUR LA SOLIDARITE

AVEC LE PEUPLE

DU SAHARA OCCIDENTAL