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samedi 16 mars 2013

Florina, bébé rrom de 7 mois séparé de sa maman une deuxième fois ; expulsion de Rroms à Vimeux


"Ne parlons plus de la France comme pays des droits de l'homme." 

Un bébé Rom de 7 mois arraché brutalement au sein maternel, Valls récidive !
 Par RESF Urgent et important
Il ne fait décidément pas bon d'être un bébé Rom de nos jours en France.... Florina n'a que 7 mois mais a connu déjà deux épisodes douloureux de séparation d'avec sa mère qui la nourrit au sein. Une première fois à la fin de l'année 2012 dans les mêmes circonstances : contrôlée à Gare du Nord, le préfet de police place la mère de Florina en rétention sur la base d'une Obligation de Quitter le Territoire Français en date de juillet 2012, soit antérieure à la naissance de sa fille.  

Depuis vendredi 8 mars, alors que nous célébrons la journée de la femme, Florina et sa mère Florentina souffrent de nouveau psychologiquement et physiquement de cette séparation arbitraire causée par une politique du chiffre qui consiste à expulser n'importe qui, n'importe comment, sans se soucier le moins du monde de l'intérêt supérieur de l'enfant qui doit pourtant prévaloir dans toutes les décisions administratives comme indiqué dans la Convention Internationale des droits de l'Enfant, ratifiée par la France. C'est d'ailleurs à ce titre que Florentina avait pu être libérée sur décision préfectorale, le 28 décembre dernier. 

Alors pourquoi trois mois après, les mêmes horreurs se reproduisent-elles contre cette maman et son bébé ? Florina refuse les biberons que lui donne son père depuis 3 jours. Remettre en liberté cette maman est une question de bon sens, rien de plus car il y va de sa santé et de celle de son enfant.

Pour protester auprès des responsables de si glorieux faits :
Préfet de police de Paris : Bernard BOUCAULT

 A l'Elysée :
Secrétaire général :
pierre-rene.lemas@elysee.fr

 Directrice de cabinet :  sylvie.hubac@elysee.fr 

Matignon : premier-ministre@cab.pm.gouv.fr

A l'Intérieur :
Dircab thierry.lataste@interieur.gouv.fr
Conseiller yves.colmou@interieur.gouv.fr

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  Trois jours plus tard...

Témoignage d'une expulsion à Vimeux


"Nous étions sur place à Vigneux avec Marie-France Rivasseau, Robi et moi vers 6h30 hier matin et nous avons assisté aux expulsions ; nous ne commenterons pas cette horreur maintenant terriblement ordinaire, regardez la vidéo ci-jointe de Christian.


UNE VIDEO DE CHRISTIAN IONASCU DE L'ASEFRR* sur l'expulsion des familles ROMS DU11 MARS 2013

Merci à lui pour ces images superbes ..... et TERRIBLES à la fois. A voir absolument !
http://www.youtube.com/watch?v=DdoS2Sd4v_8

  Sachez seulement que ces scènes étaient insupportables à de vieux militants pourtant aguerris. Ne parlons plus de la France comme pays des droits de l'homme.  Mais surtout sachons qu'elle avait ce 11 mars le visage de cette policière rencontrée hier aux aurores: encore plus agressive que ses collègues masculins, aboyant, ameutant ses hommes, elle poussait rageusement sans vague à l'âme, hors de leur logis, une jeune femme et son petit enfant, pressée qu'elle était, de le détruire et de les expulser ! La Croix Rouge était là. Des jeunes gens bien propres sur eux, agréables à regarder. Mais pourquoi étaient-ils là ? Pas un moment ils n'ont donné la main à un enfant, aidé à porter un bagage, empêché de tomber dans la boue, partagé un café. Leur mission les en empêchait-elle ? Quelle était-elle au juste ?




(...) La famille dont les cinq enfants sont scolarisés a été traitée en dernier et envoyée dans un hôtel vraiment minable de Malakoff mais elle a un rendez-vous jeudi au SIAO pour que sa situation soit examinée, un dossier va être réalisé afin que la famille soit rapprochée et les enfants puissent faire leur rentrée lundi prochain comme leurs camarades. (Mais avec quelles vacances !  ) Finalement, ça, c'est tout de même positif si cela ne reste pas lettre morte. 



Par rapport à l'hôtel nous remarquerons que la famille compte sept personnes donc que nous nous attendions à trouver sept couchages et que c'est pour cela que cette situation avait été  réglée en dernier. Mais que nenni ! Il n'y avait que six couchages dans une seule pièce. Le patron de l'hôtel à qui je faisais la remarque, répondant qu'un des enfants -ils sont trois garçons en primaire et deux jeunes filles vont être en collège- pouvait dormir avec leurs parents ! Mais combien facture-t-il de couchages au Conseil général de l'Essonne ? 



A ses réponses globalement dérisoires face à de telles détresses,  enfants et parents serrent les dents et font face avec dignité.  On sentait chez la police une grande brutalité la plupart du temps contenue, grâce, je crois, à notre présence. A part quand même quand  un policier a donné un coup de pied dans une valise qu'il a fait dévaler dans la boue ...

* Association de Solidarité en Essonne aux Familles Rroms


Femmes sahraouies: L’avant-garde de l’émancipation


L’expression peuple sahraoui désigne généralement l’ensemble des personnes vivant au Sahara occidental. Cependant, elle est parfois contestée dans cette acception et est aussi utilisée pour désigner l’ensemble des peuples vivant dans le désert saharien.

Par Laetitia Grotti – Tel Quel Online, 15/3/2013

Émancipées, les Sahraouies le sont depuis des lustres. Héritières d’une société matriarcale, elles ont su conserver leurs droits bien avant la nouvelle Moudawana (droit de la famille marocain codifié en 1958). Visite guidée dans un univers profondément ancré dans le féminisme.

Ce que femme veut, Dieu le veut

« Si ta femme te dit de te jeter dans un puits, espère seulement qu’il n’est pas profond » énonce le dicton sahraoui, soulignant derechef le rôle primordial et partant, original de la femme dans ces sociétés nomades.
Certes, n’idéalisons pas ! Il existe chez les Sahraouis une image première des femmes qui est semblable à l’opinion dominante dans la plupart des cultures du monde, l’idée qu’elles sont physiquement moins fortes que les hommes. A la différence fondamentale « qu’argument est tiré de cette faiblesse pour justifier tous les moyens et les institutions capables d’assurer le pouvoir économique et social des femmes » explique l’ethnologue Hélène Claudot-Hawad.
Ce que confirme Elazza Likhili, de l’Union Nationale des Femmes Marocaines (UNFM) section Laayoune, « la femme sahraouie a toujours eu un rôle dans notre société et dans nos familles. Elle joue le rôle de l’homme dans une société nomade ». La même souligne, « qu’historiquement, la seule activité était le commerce, via les caravanes. Or, il fallait trois mois pour rejoindre Goulmime qui était le premier point commercial. Du coup, il incombait à la femme la gestion des biens et de la tente. C’est ce qui a donné sa force et son indépendance à la femme sahraouie ».
Ce raisonnement conduit à une représentation donnant au pôle féminin une nécessité vitale, image pour le moins marginale dans la pensée du monde méditerranéen. « La femme représente le chaînon stable et permanent de la communauté, le point fixe autour duquel évolue et s’agite le reste du monde » précise encore Hélène Claudot-Hawad.

Le Maroc, matriarcal jusqu’au 17ème siècle

Pour Batoul Daoudi, de la tribu des Aït Lahcen et responsable de l’Agence de développement social des provinces du sud, il faut remonter dans le temps pour comprendre cet état de fait. « N’oublions pas que jusqu’à l’arrivée des Beni Hassan au 17ème, venant d’Arabie, les tribus sahraouies, essentiellement senhaja, étaient régies selon le modèle matriarcal. Ce n’est qu’avec les Beni Hassan que les tribus basculeront peu à peu vers le modèle patriarcal, tout en gardant des caractéristiques senhajas, notamment en ce qui concerne le rôle des femmes ». Ainsi, même si la législation islamique a gagné du terrain et se trouve adoptée partout, la construction du monde autour du principe féminin résiste encore sur le plan idéologique.
Pour preuve, Salka Benabda, de l’association Basmat Al Amal, section Laayoune précise que « depuis sa naissance, la fille sahraouie est sacrée, elle est placée au centre de l’attention familiale. D’ailleurs, insiste-t-elle, les tribus les mieux cotées sont celles qui prennent soin de leurs filles ». Ainsi, toutes sont unanimes pour dire que de l’enfance à l’adolescence, la fille sahraouie est choyée et qu’une fois devenue femme, son avis est primordial. Elle est d’ailleurs consultée pour toutes les affaires du foyer comme de la tribu. Ce que relève une fois encore notre ethnologue, « dans les assises ou les conseils, qui réunissent hommes et femmes d’une même lignée, la voix féminine pèse autant et même davantage que celles des hommes. Une décision ne peut être arrêtée que si les femmes sont d’accord ».
Autant dire que la femme sahraouie jouit d’un respect, tant familial que tribal, que peuvent lui envier bien des femmes du « dakhil ». C’est, à n’en pas douter, ce qui explique l’absence quasi-totale du phénomène de la violence conjugale chez les Sahraouis, « les relations de mariage empêchent les relations guerrières entre tribus, d’où le respect envers la femme, car la violenter, reviendrait à infliger cette violence à toute la tribu » détaille Batoul Daoudi.

Le divorce, fête de la liberté des femmes

Et a contrario, c’est aussi ce qui justifie le taux si élevé de divorces dans la région. La même souligne, « la femme sahraouie quitte le foyer à la moindre injure qui touche sa dignité ou en cas d’adultère ». Loin de lui valoir l’infamie, le divorce est souvent l’occasion de faire la fête. « On signifie à l’ex-mari que ce n’est pas la fin du monde, que la vie de son ex-femme vient à peine de recommencer » explique Batoul. Pour l’anthropologue Mohamed Naïmi, cette fête symbolise également l’acquisition d’une entière liberté, « quand elle se marie, la femme passe de la tutelle du père à celle de son mari. Une fois divorcée, elle devient libre. C’est précisément ce que l’on célèbre ».

Quand le droit tribal prime sur le droit d’Etat

Du coup, nos trois amies sourient franchement quand on leur parle de la réforme de la Moudawana, visant à rendre effective l’égalité entres sexes, énoncée dans la constitution. « Dans notre société, la Moudawana n’a jamais été appliquée, ce sont les lois tribales qui prévalent » précise d’emblée Elazza Likhili. C’est sans doute ce qui explique que les concepteurs du nouveau texte se sont largement inspirés des propositions formulées par la section de l’UNFM des provinces du sud.

C’est la femme qui prend époux

A titre d’exemple, depuis toujours, la femme sahraouie est consultée pour son mariage, c’est elle qui « prend époux ». L’expression est d’autant plus explicite qu’il existe, selon l’anthropologue Mohamed Naïmi, des « tribus donatrices » de femmes. Ce qui signifie, non pas que l’on « donne » une femme à la tribu du mari mais qu’au contraire, le mariage permet de « prendre » l’homme à la tribu en question, renforçant ainsi le poids de celle dont est issue la future mariée. Pour Naïmi, les « tribus donatrices » sont celles qui dominent économiquement. Plus intimement, la tradition veut que les deux époux se vouent une vie de respect ou une séparation à l’amiable.

Pas de communauté de biens dans le mariage

D’ailleurs, en cas de divorce, la femme emporte tout : tant les biens légués par son père au moment du mariage (c’est lui qui achète tout pour que sa progéniture n’ait rien à devoir à son époux) que ceux que lui aura achetés son mari pendant l’union. La tradition veut que l’homme ajoute encore des biens pour garder de bonnes relations avec la famille de son ex-femme.

Le divorce, une simple formalité  tribale

Du coup, il est aisé de concevoir que le divorce, véritable chemin de croix des Marocaines du Dakhil, n’a jamais été vécu comme tel par nos sahraouies. D’autant qu’au sud, le moment pénible passé devant les tribunaux de famille ne représente qu’une simple formalité. « Les problèmes se règlent au sein de la tribu. Nous allons au tribunal juste pour le tampon. Il est honteux pour un homme de pousser sa femme à se présenter devant un juge pour réclamer ses droits ou ceux de ses enfants. Ces derniers sont d’ailleurs automatiquement pris en charge par la famille » ajoute B. Daoudi.

Pas de polygamie

Et la polygamie dans tout ça ? Un extra-terrestre. Le contrat de mariage des Sahraouies comprend depuis des décennies une clause stipulant que « la sabiqa wa la lahiqa, wa ida tamma dalika fa amrouha biyadiha », ce qui signifie approximativement, « ni précédente, ni suivante et si cela se passe, c’est à la femme de décider de son sort ». Voilà qui est clair.

Bouleversés par l’administration sédentaire

Lumineuse également, la conclusion de Mohamed Naïmi précisant que « les tribus sahraouies ont connu un bouleversement radical avec l’arrivée de l’administration marocaine et la sédentarisation forcée. Reste que la dimension nomade est enracinée… et non l’inverse ». Un enracinement tel, qu’il a permis le maintien d’une indéniable construction symbolique, centrée autour de la femme, pilier de la famille, de la tente, de la tribu, de l’univers.

MSF quitte le Maroc. Silence des officiels qui nient les faits !.

Actualité marocaine

Médecins sans frontières condamne le rôle de gendarme de l'Europe joué par les autorités marocaines. Selon l'organisation, l'action du Maroc a causé la recrudescence de la vulnérabilité des migrants subsahariens qui transitent par le Maroc.
 

La lutte contre l'immigration clandestine opérée par le Maroc cause beaucoup de dégâts selon Médecins sans frontières. L'approche totalement sécuritaire menée par le ministère de l'Intérieur, en charge du dossier, se fait « en contradiction avec le respect des droits de l'homme et a des conséquences sur la santé de la population migrante, dont les groupes les plus vulnérables – telles que les victimes de violences sexuelles ou de la traite d'êtres humains- ne bénéficient d'aucune assistance ou de protection spécialisée de la part des administrations. »

Dans son dernier rapport, bloquée aux portes de l'Europe, l'organisation humanitaire qui siégeait à Oujda avant l'annonce de son départ du Maroc, décrit « la recrudescence des rafles policières au cours desquelles les effets personnels des migrants sont détruits, ainsi que d'une augmentation des expulsions vers l'Algérie des personnes détenues, parmi lesquelles se trouvent des groupes vulnérables tels que des femmes enceintes, des blessés et des mineurs »
Du côté de la frontière de Melilla, les migrants qui cherchent à sauter la clôture sont dissuadés par une violence excessive, selon David Cantero, le coordinateur général de MSF au Maroc rapporte « depuis le mois d'avril de l'année dernière notamment, nous avons vu, entre autres, des fractures aux bras, aux jambes, aux mains, à la mâchoire, des dents cassées et des commotions cérébrales. Ce sont des blessures cohérentes avec les témoignages des migrants et qui sont le résultat des agressions exercées par les forces de sécurité ».

MSF conclut son rapport par l'action menée par la société civile et le ministère de la santé, qu'il considère comme un progrès dans la gestion du dossier de l'immigration, contrairement à l'action menée par le département de l'immigration au ministère de l'Intérieur, dirigé par Khalid Zerouali.
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 Médecins Sans Frontières se retire définitivement du Maroc


Par Rachid Loudghiri AufaitMaroc,

Médecins sans frontières (MSF) s'est alarmée, mercredi, d'une hausse des violences contre les migrants clandestins, dans un rapport publié au moment où l'ONG annonce quitter le Maroc après avoir jugé sa mission d'assistance médicale inadaptée à la situation sur le terrain.




Médecins sans frontières dénonce les multiplications des violences contres les migrants subsahariens. /DR Agrandir




Médecins Sans Frontières (MSF), présent au Maroc depuis 1997, s'est tourné depuis 2003 vers une mission visant à garantir l’accès médical à la population migrante. Lors d’un point presse, tenu mercredi à Rabat, MSF a annoncé sa décision irrévocable de se retirer du Maroc.

Des raisons peu convaincantes
Médecins sans Frontières, qui a déjà transféré ailleurs ses activités de Rabat, cherche actuellement à trouver une association pour la relever de ses opérations d’Oujda et de Nador. Les raisons de ce retrait, évoquées par les dirigeants de cette organisation humanitaire, sont loin d’être convaincantes et ont laissé la plupart des journalistes présents sur leur faim.
David Cantero, coordinateur général de MSF, s’est employé dans son intervention à dégager les autorités marocaines de toute responsabilité, en ce qui concerne ce retrait. “La raison de notre départ n’a rien à voir avec aucune action ou omission du gouvernement marocain”, a-t-il assuré. Il a évoqué d’autres raisons, notamment la diminution des activités d’assistance médicale au Maroc ces dernières années.
David Cantero a aussi critiqué la position de l'UNICEF. “Pour obtenir plus de changements, on a besoin d’investissements importants à moyen et long terme. Malheureusement l’UNICEF n’est pas prête à faire ces investissements, estimant que cela ne correspond pas aux objectifs de MSF”. Le coordinateur a jugé que le Maroc a besoin de plus d’organisations de défense des droits de l’Homme. Il estime que le Maroc connaît une carence et des défaillances importantes dans ce domaine. C’est pour cela que MSF aurait décidé de laisser la place aux organisations nationales et internationales œuvrant dans ce domaine.
Recrudescence des violences contre les migrants
Cette annonce intervient alors que l'organisation a publié un rapport intitulé “Violences, vulnérabilité et migration : bloqués aux portes de l’Europe”.
Ce rapport met en exergue le fait que “le Maroc est devenu, suite au durcissement des contrôles frontaliers, non seulement, un pays de transit, mais aussi une destination forcée, accroissant la vulnérabilité des migrants”. MSF souligne dans ce rapport la précarité des conditions de logement des concernés, vivant dans des lieux surpeuplés des grandes villes du Royaume ou dans des abris de fortune (grottes, forets et squats de bâtiments abandonnés…). L'organisation dénonce la situation, précisant qu'aucune mesure d’hygiène n'est prise par les autorités, et que l'accès aux besoins essentiels pour une vie décente reste très limité.
Sur 10.550 consultations effectuées entre 2010 et 2012 par les équipes de MSF, la moitié des problèmes médicaux diagnostiqués (5.223) seraient étroitement liés aux conditions déplorables auxquelles sont confrontés les migrants. MSF dénonce l’impunité accordée par les autorités pour ceux qui utilisent la violence, physique ou sexuelle, contre les migrants. Ainsi ces déplacés subsahariens ne demandent pas d'assistance médicale et ne se tournent pas vers la justice, de peur de répercussions.
“92% des personnes ayant subi des violences ont déclaré que cette violence est institutionnelle. Les personnes expulsées courent le risque d’être la proie de violences, d’abus, d’exploitation  et de violences sexuelles.”
David Cantero, coordinateur général de MSF
L'exemple mis en avant, lors de la conférence d'hier, concerne les groupes de migrants qui ont tenté dernièrement de franchir les clôtures qui séparent Nador de Mellilia. “Les Forces de sécurité marocaines et la Guardia civile espagnole ont répondu avec une violence disproportionnée et sans aucune retenue”, a déclaré David Cantero.


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  • Un rapport de MSF fâche le Maroc

    AFP , Le Figaro,

    Un officiel marocain a dénoncé aujourd'hui des omissions dans le rapport de Médecins sans frontières (MSF) sur les violences commises contre les migrants clandestins, et assuré notamment que l'action des forces de sécurité du royaume était "strictement encadrée par la loi".

    Médecins sans frontières (MSF) s'est alarmée mercredi d'une hausse des violences contre les migrants clandestins, dans un rapport publié au moment où l'ONG s'apprête à quitter définitivement le Maroc après avoir jugé sa mission d'assistance médicale inadaptée à la situation sur le terrain.

    Ce rapport "omet de signaler que les migrants bénéficient de l'ensemble de leurs droits au même titre que les nationaux", a réagi vendredi une source au sein du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence marocaine MAP.*

    Selon cette source anonyme, l'organisation humanitaire "occulte tous les efforts déployés par les autorités marocaines en matière de protection des victimes" ainsi que "la doctrine et l'engagement" de ces autorités "pour la non expulsion des migrants vulnérables".
    "L'action des services de sécurité lors des opérations de reconduite aux frontières est strictement encadrée par la loi, les textes réglementaires et par les décrets d'application. Tout agent qui transgresse ces règles est passible de poursuites disciplinaires voire pénales", souligne encore cet officiel.

    Dans son document, MSF parle de "recrudescence importante des abus" en 2012. Critiquant l'action des forces de sécurité marocaines et espagnoles, elle appelle Rabat et Madrid à "prendre des mesures drastiques de façon immédiate" afin de mettre un terme à la "violence institutionnelle généralisée".

    MSF met aussi en avant la responsabilité de l'UE en constatant que, depuis 10 ans, Bruxelles a "durci ses contrôles aux frontières et externalisé de plus en plus sa politique migratoire". D'un "pays de transit" le Maroc est aussi devenu "un pays de destination par défaut", relève-t-elle.

    Selon des associations locales, de 20.000 à 25.000 clandestins originaires du sud du Sahara se trouvaient fin 2012 sur le sol marocain, dans l'hypothétique espoir d'un passage en Espagne, le pays européen voisin.

    * !!! Pourquoi alors tant d'exactions et de répression sans cesse dénoncées par les migrants ? (ndlr)

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    Les autorités marocaines n'ont pas commenté publiquement le rapport accablant – et documenté - de Médecins sans frontières sur la situation des clandestins subsahariens au Maroc. Une « source » au sein du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle MAP, se contente de nier en bloc les accusations de l'ONG.

    Le dernier rapport de l'association Médecins sans frontières (MSF), intitulé « Violence, vulnérabilité et migration : Bloqués aux portes de l'Europe », a été présenté au public le 13 mars dernier à Rabat par le coordinateur général de MSF au Maroc, Davis Cantero.
    Bien documenté grâce au travail de terrain mené par l'ONG depuis plusieurs années à Nador, Oujda et Rabat, ce rapport interpelle les autorités marocaines et espagnoles sur les conditions de vie des clandestins subsahariens bloqués dans le royaume, ainsi que sur « la violence institutionnalisée » dont ils sont régulièrement victimes.
    L'ONG interpelle publiquement l'Union européenne et le Maroc sur les conséquences humanitaires de l'approche adoptée ces dernières années en termes de gestion des flux migratoires. Une approche contradictoire selon MSF avec leurs engagements internationaux sur le respect des droits humains universels.
    Les autorités marocaines n'ont pas réagi officiellement à ce rapport. Ni la Primature, ni le porte-parole du gouvernement ni le ministre de l'Intérieur ne se sont exprimés publiquement pour commenter ou apporter des précisions aux conclusions de MSF. On apprend en revanche à travers une dépêche de l'agence officielle MAP, qui cite une source anonyme au ministère de l'Intérieur, que le rapport de MSF « omet de signaler que les migrants bénéficient de l'ensemble de leurs droits au même titre que les nationaux ».
    « Réagissant aux allégations de MSF, qui prétend que les migrants sont victimes de "violence institutionnelle" au Maroc, la même source fait savoir que l'action des services de sécurité lors des opérations de reconduite aux frontières est strictement encadrée par la loi, les textes réglementaires et par les décrets d'application. Tout agent qui transgresse ces règles est passible de poursuites disciplinaires voire pénales, insiste-t-elle. »
    Les cas de violence et mauvais traitements soulevés par MSF - témoignages et photos à l'appui - ont-ils fait l'objet d'enquêtes de la part des autorités ?

    L'ONU s'en mêle
    La position de l'ONG n'est pas isolée. Outre les associations marocaines comme le Gadem et l'AMDH, les instances onusiennes demandent régulièrement au Maroc de respecter les droits élémentaires des migrants en situation illégale.
    Voici ce que relate le Rapporteur spécial de l'ONU sur la torture, Juan Mendez, dans son rapport présenté publiquement le, Juan Mendez mois dernier à Genève :
    Le Rapporteur spécial a recueilli des témoignages faisant état d'abus systématiques subis par ces migrants, qui sont frappés avec des bâtons, des pierres ou d'autres objets, agressés sexuellement ou menacés d'agression sexuelle et soumis à d'autres formes de mauvais traitements consistant à les attacher avec des cordes, à leur causer des brûlures avec des briquets et à leur uriner dessus. Il a en outre entendu que les victimes étaient ensuite abandonnées dans des ravins ou des forêts ou qu'ils allaient se cacher dans de tels lieux, où aucune assistance ne peut leur être apportée.
    Le Rapporteur spécial est également préoccupé par les informations concernant l'expulsion illégale et collective de centaines de migrants vers l'Algérie et la Mauritanie, où ils seraient soumis à la torture et à des mauvais traitements, et, notamment, abandonnés en « no-man's land », sans aide, le plus souvent près d'Oujda. Selon d'autres témoignages, le principe de non-refoulement des personnes qui risquent d'être torturées n'est pas respecté par les autorités marocaines.

    Des violences en augmentation en 2012
    En 2012, les équipes de MSF ont constaté une « forte augmentation » des abus, traitements dégradants et actes de violence contre les migrants subsahariens, commis « par les forces de sécurité marocaines et dans une moindre mesure par les forces espagnoles ».
    Ainsi, au cours de l'année dernière, les équipes de MSF ont assisté plus de 1 100 personnes ayant des blessures associées aux violences dans la région de l'Oriental, y compris des traumatismes importants tels que des fractures de la mâchoire, des bras, des mains, du crâne et des jambes, du fait d'une violence directe.
    Selon MSF, « les auteurs de cette violence peuvent agir en toute impunité car ils savent que la plupart des migrants subsahariens qui sont victimes de coups, d'abus, de viols et d'agressions ne demanderont aucune aide médicale, ni de protection ou de justice, par crainte de l'arrestation ou d'exposition à d'autres répercussions ». Les bandes criminelles sévissant dans la région profitent de la situation et sont responsables eux aussi de nombreux cas de violences.





    Durant les expulsions dans le désert, les migrants subsahariens sont abandonnés à leur sort du côté marocain de la frontière par les forces de sécurité marocaines, qui les obligent à passer du côté algérien.
    « Des entretiens avec les patients de MSF révèlent que ceux qui passent la frontière sont agressés par les forces de sécurité algériennes, qui les menacent et les maltraitent et qui, parfois, tirent en l'air, pour essayer de leur faire rebrousser chemin et de les faire rejoindre de nouveau le Maroc. Ainsi, les migrants sont attrapés dans un jeu sinistre de ping-pong entre les forces de sécurité de l'un et de l'autre côté. D'après les témoignages recueillis par le personnel de MSF, les violences et les abus par les forces de sécurité algérienne sont monnaie courante », note le rapport de MSF.
    Auteurs des violences selon les témoignages recueillis par RSF

    Concernant les agressions sexuelles dont sont victimes les migrantes, le rapport de MSF note que dans la majorité des cas enregistrés, les auteurs sont issus de la même communauté (70% des cas). Les forces de sécurités sont accusées dans 20% des cas, les 10% restants étant le fait d'inconnus.
    Très critique envers la gestion sécuritaire des autorités, MSF reconnaît néanmoins le travail effectué par les responsables de la Santé. « Ces niveaux inacceptables de violence ne devraient pas éclipser ce qui a été réalisé quant à la reconnaissance et au respect du droit des migrants subsahariens à la santé au cours de ces dix dernières années".
    Malgré les grands progrès qui ont été réalisés, les défis sont encore nombreux, relève MSF, notamment en ce qui concerne la santé secondaire non urgente, la prise en charge des personnes ayant des problèmes de santé mentale et la protection et l'aide aux survivants de violences sexuelles.
    En conclusion de son rapport, Médecins sans frontières demande aux autorités marocaines de respecter ses engagements internationaux envers les droits de l'homme, de développer et de mettre en œuvre des mécanismes de protection et de garantir que les migrants subsahariens reçoivent un traitement humain et digne, quelle que soit leur situation légale.
    Lors de la conférence de presse du 13 mars dernier, l'ONG a annoncé son départ du Maroc. Elle a été interdite d'exercer à Nador en 2011 et estime que l'accès aux soins s'est suffisamment amélioré à Oujda. Le principal problème qui reste à résoudre concerne selon elle le respect des droits des migrants.
    Cette décision intervient alors que le Maroc et l'Union européenne ont repris les négociations sur l'accord de réadmission, que Bruxelles souhaite faire adopter par Rabat. Cet accord imposerait au royaume (en contrepartie d'un soutien financier) d'accueillir sur son territoire les clandestins subsahariens expulsés d'Europe et qui s'étaient rendus illégalement sur le Vieux continent en passant par le Maroc.

72% de la quantité totale de résine de cannabis saisie dans le monde en 2011, provenait du Maroc, dénonce le gouvernement sahraoui.


par demainonline

rapport drogue
Le rapport 2012 de l’Organe international de contrôle de stupéfiants (OICS) confirme le rôle majeur du Maroc dans l’exportation de cannabis, notamment vers l’Europe, son premier marché. « Des lots importants de cannabis illicite cultivé au Maroc qui sont destinés à l’Europe sont transportés à bord de vedettes rapides et d’autres petites embarcations non commerciales. Les trafiquants continuent d’acheminer du cannabis en passant par les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla et par le port marocain de Tanger. Des saisies de plusieurs tonnes de cannabis sont régulièrement opérées » précise le rapport.

72% de la quantité totale de résine de cannabis saisie par les autorités douanières dans le monde en 2011, provenaient du Maroc, soit 138 tonnes. Une superficie de 47 400 hectares des cultures illicites de cannabis a été établie au Maroc en 2010. Bien que concurrencé sur le marché international par l’Afghanistan et dans une moindre mesure par l’Egypte, le Maroc reste le leader incontesté sur ce marché. Le rapport souligne toutefois les efforts du gouvernement marocain pour lutter contre ce fléau.
Mais au delà du cannabis, le Maroc devient également un pays de transit de la cocaïne en Europe : « Selon les informations disponibles, les trafiquants de cocaïne tentent de plus en plus souvent d’introduire clandestinement de la cocaïne en Europe en passant par le Maroc; la drogue en provenance d’Amérique du Sud arrive au Maroc via l’Afrique subsaharienne et la région du Sahel. »
Quelques pays producteurs africains de cannabis émergent, sans que leur production soit comparable à celle du royaume chérifien : Ghana, Nigeria, Sénégal et Togo sont en tête en Afrique de l’Ouest. La RD Congo est leader en Afrique centrale. A l’Est, Ethiopie, Kenya et Tanzanie dominent le marché, tout comme au Sud, l’Afrique du Sud, le Malawi, le Swaziland et la Zambie.
Agence Ecofin
Pour avoir e rapport complet de la situation mondiale (162 pages), cliquez ici.
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 Le Gouvernement sahraoui condamne la poursuite de la production et de l'exportation de la drogue par le Maroc

urlLe ministre sahraoui de l'Intérieur, M. Hamada Selma, a "fermement" condamné la poursuite de la production et de l'exportation de la drogue par le royaume marocain, dans une déclaration à la presse nationale.
 

Le ministre a déploré le laxisme du gouvernement marocain face à ce fléau et son soutien au trafic de drogue en tant que source de profit importante pour les parties officielles marocaines.

"Rabat ne cesse d'appuyer le trafic de drogue et ce par différents moyens tels le soutien aux groupes criminels organisés et aux trafiquants qui s'emploient à trouver les voies qui leur permettent d'exporter ce poison vers les pays voisins ou l'Europe".

M. Hamada Selma a affirmé que l'Etat sahraoui demeure "fortement" mobilisé pour lutter contre ce fléau soulignant que le gouvernement sahraoui "a déployé tous les moyens de l'Etat et de ses institutions au service des objectifs du peuple sahraoui et de ses intérêts".

Les nouvelles données du rapport annuel de l'office des Nations-Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), démontrent que prés de 72% du volume de la drogue saisi durant la dernière période à travers le monde proviennent du Maroc. (SPS)

Posté par amaidan-salah

Aujourd’hui tu aurais eu 78ans…Mohamed el Baroudi



Aujourd’hui tu aurais eu 78ans…Mohamed el Baroudi

Les Barouds on résonné
Ma raison les entend
Tu as laissé un vide, comme le spéléologue affrontant les précipices, découvrant les entrailles, les richesses de la terre.
Ta vie s’est traduite par le combat, la dignité, la lutte, la résistance, la rectitude contre l’Assassin du pouvoir
Cette résistance même contre la maladie…
Les Barouds ont résonné
Ma raison les entend
Dans le paroxysme de la maladie tu es resté humble, lucide, sage, généreux.
Tu as partagé les derniers moments de ta vie avec tous ceux qui étaient présent à ton chevet, dans la quiétude, la sérénité, la paix…Tu es parti
Nous somme les gardiens de ta mémoire.
Les Barouds ont résonné
Ma raison les entend
 Sam Touzani Radouane Baroudi Ziad Baroud Baroud Zake Baroudi Morjane Touzani et Momo.
@[100003041972368:2048:Sam Touzani] @[741222275:2048:Radouane Baroudi] @[1127738958:2048:Ziad Baroud Baroud] @[100002441329448:2048:Zake Baroudi] @[595981875:2048:Morjane Touzani] et Momo.

Aujourd’hui tu aurais eu 78ans…Mohamed el Baroudi

Les Barouds on résonné
Ma raison les entend
Tu as laissé un vide, comme le spéléologue affrontant les précipices, découvrant les entrailles, les richesses  de la terre.
Ta vie c’est traduite par le combat, la dignité,  la lutte, la résistance, la rectitude contre l’Assassin du pouvoir
Cette résistance même contre la maladie…
Les Barouds ont résonné
Ma raison les entend
Dans le paroxysme de la maladie tu es resté humble, lucide, sage, généreux.
Tu as partagé les derniers moments de ta vie avec tous ceux qui étaient présent à ton chevet, dans la quiétude, la sérénité, la paix…Tu es parti
Nous somme les gardiens de ta mémoire.
Les Barouds ont résonné
Ma raison les entend
  • Par Ahmed Benani 

     Que vive la mémoire du combattant SI MOHAMMED EL BAROUDI. Lui rendre hommage, c'est continuer son action, c'est exiger aujourd'hui du Président Normal, François Hollande, en visite officielle au Maroc, début avril 2013, qu'il rende publiques les archives sur "l'Affaire Ben Barka". 
    En 2015, c'est à dire encore sous la présidence du même Hollande normal, cela fera 50 ans que Mehdi Ben Barka aura "disparu", assassiné sur le sol de la "patrie des Droits de l'Homme". Vivant, Si Mohammed El Baroudi, aurait scandé comme moi, Monsieur le Président socialiste de la France, vous nous devez au moins une partie de la Vérité sur Mehdi Ben Barka. Cette partie que vous détenez dans vos archives républicaines. 50 ans d'Histoire vous y obligent, votre responsabilité morale vous y contraint. Ayez donc cette audace, à votre conférence de presse à Rabat, libérez-vous de ce lourd secret, dîtes quels sont les assassins de Mehdi Ben Barka. Si le commanditaire du meurtre est bien Hassan II, comme nous le pensons depuis 1965, et sans doute comme vous le savez en conscience, alors criez-le à la face de votre hôte, le "Commandeur des croyants". Cette dénonciation aura une portée considérable pour le peuple marocain et pour notre avenir politique commun! Mon ami, feu Mohammed el Baroudi, reposera enfin en paix!

vendredi 15 mars 2013

Un Marocain demande à devenir citoyen de la « RASD »

Hassan Serghouchni (Photo DR)
Hassan Serghouchni (Photo DR)

C’est la première fois que ça arrive. Un ancien prisonnier politique marocain du nom de Hassan Serghouchni, ancien détenu qui a souffert les privations et la torture dans les geôles makhzeniennes après les émeutes de 1984, a écrit une lettre à l’ambassadeur à Alger de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), la vitrine internationale du Polisario, pour lui demander  la concession de la nationalité polisarienne.
C’est le site Web Al Ahdat Acharki qui rapporte cette information.
Humilié et soumis à de mauvais traitements, Hassan Serghouchni qui a déjà décidé d’abandonner la nationalité marocaine, a décidé cette fois-ci de sauter le pas et d’aller plus loin.
Dans sa lettre, assez louangeuse pour le Polisario, cet ancien prisonnier politique, qui habite à Oujda et ne s’en cache pas, explique avoir fait ce geste pour répondre à l’Etat marocain responsable des soufrances dont il a été victime dans le passé.
Sa plainte contre l’Etat marocain, considéré le premier responsable de ses malheurs, a été rejetée par le tribunal administratif au mois de septembre dernier.
 
URL courte: http://www.demainonline.com/?p=26021

Deux ans de prison pour avoir soutenu l'armée libre en Syrie


Pour avoir défendu et partagé des informations de l'armée syrienne libre, deux étudiants de Ouazzan ont été accusés de formation d'un réseau criminel et viennent d'écoper de deux ans de prison ferme chacun.

Loqman Raoui et Réda El Abbass, deux étudiants de Ouazzan et membres du mouvement des amis de Ouazzan, viennent d'être condamnés à deux ans de prison chacun. Leur tort? Avoir soutenu sur les réseaux sociaux l'armée syrienne libre.
Les deux étudiants avaient été arrêtés le 29 août 2012 par les agents de la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ) ainsi que ceux de la DST, service secret. Leurs ordinateurs, téléphones et disques durs ont été confisqués, et ils ont été poursuivis pour formation d'une bande criminelle et terroriste et atteinte à l'ordre public.
Me. Abdessadeq Bouchtaoui, avocat des deux étudiants a condamné ce jugement qu'il a considéré en infraction des articles 27 et 28 de la nouvelle constitution, puisque Loqman Raoui et Réda El Abbass n'ont fait que s'exprimer sur les réseaux sociaux. La défense de ces derniers a interjeté appel à la décision du tribunal.
De son côté, le mouvement des amis de Ouazzan considère cette condamnation comme politique et n'ayant aucun rapport avec les événements en Syrie. "Réda et Loqman sont des membres très actifs sur les thématiques sociales de la ville, affirme Abdellah Khairouni, activiste du mouvement, et ont été les chevilles ouvrières du mouvement du 20 février". Selon Khairouni, leur arrestation est une vengeance contre leur implication dans les mouvements sociaux de la ville. "D'ailleurs, la veille de leur arrestation, ils avaient organisé un sit-in avec pour principal slogan 'des habitants de la ville au roi du pays', attirant l'attention du monarque sur les irrégularités, dysfonctionnements et arrêts de projets d'infrastructures à Ouazzan" conclut-il.
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Appel en faveur d'une position "neutre" de la France à l'égard de la question du Sahara occidental


 


15/3/ 2013

AbbaLheiisan



Le président de l'Union des juristes sahraouis, M. Abba Haisan, a appelé la France à observer une position "neutre" et à respecter la légalité internationale au sujet de la question sahraouie.
"La France se doit d'être neutre et de se conformer à la légalité internationale au sujet de la question sahraouie, notamment après l'arrivée au pouvoir des socialistes", a affirmé le responsable sahraoui au cours d'une conférence de presse mercredi à Alger.
Après avoir rappelé les slogans que la France défend en matière de protection des droits de l'homme, M. Haisan a indiqué qu'"une partie importante de la société civile française soutenait le peuple sahraoui dans la lutte qu'il mène pour recouvrer ses droits et décider de son avenir".
Par ailleurs, le responsable sahraoui a évoqué dans sa conférence de presse le verdict prononcé par un tribunal militaire marocain à l'encontre des militants sahraouis de Gdeim Izik, estimant que ce procès constituait une étape parmi tant d'autres dans le processus de "violations gravissimes" perpétrées par les autorités d'occupation marocaines au lendemain de l'occupation illégale du Sahara occidental par le Maroc.
"Les lourdes peines prononcées par le tribunal à l'encontre de militants sahraouis des droits de l'homme sont d'ordre politique et arbitraires", a ajouté le responsable sahraoui, estimant que le "verdict était entaché de dépassements, comme l'ont remarqué les observateurs internationaux présents au moment du procès".
Il a relevé également l'absence de conditions à même d'assurer un procès "équitable et indépendant" ainsi que "des irrégularités" durant l'instruction avant que les militants ne soient traduits devant le tribunal, citant notamment "les procédés policiers dont ils furent l'objet, la violence corporelle dans les couloirs des postes de police en présence même du juge d'instruction pour leur soutirer la signature et l'empreinte digitale qui figureront au bas du procès verbal qui servira d'aveu".
Tout en soulignant de manière exhaustive les souffrances qu'endure le peuple sahraoui dans les territoires occupés dans sa lutte pour arracher ses droits, le responsable sahraoui a souligné que "la résistance, à l'ère de la domination et de la tyrannie, est la condition pour vivre libre, et celle que mène pacifiquement le peuple sahraoui, est une réaction tout à fait naturelle contre l'injustice et les manœuvres viles visant à le priver de son droit à l'autodétermination".
"Le peuple sahraoui est exposé à l'injustice et l'exclusion malgré la clarté de son droit et en dépit des résolutions adoptées par la communauté internationale", a-t-il encore déploré.
A cette occasion le responsable sahraoui a rappelé que la 22ème session  du Conseil de l'ONU pour les droits de l'homme est devenue une tribune pour dénoncer les crimes perpétrés par le régime marocain au Sahara occidental, citant le rapport du rapporteur spécial de l'ONU qui évoque la situation des défenseurs des droits de l'homme dans les territoires sahraouies occupés où il est interdit de constituer des associations ou de tenir des rassemblements.
Le rapport fait état également, poursuit le responsable sahraoui, de l'utilisation de la force par les autorités marocaines contre les manifestants dont la sécurité corporelle et morale se trouve menacée ainsi que la torture et la maltraitance pratiquées par la police durant la détention des militants.
La militante et écrivaine sahraouie Nana Rachid a évoqué, pour sa part, la situation de la femme sahraouie dans les territoires occupés et les pressions que lui font subir les autorités marocaines pour l'empêcher d'exercer ses droits politiques et contribuer à la lutte en faveur de la cause sahraouie.
Elle a évoqué les formes de répression et de torture que subit la femme sahraouie à l'intérieur des prisons marocaines ainsi que sa lutte à l'intérieur des territoires sahraouis occupés pour recouvrer ses droits légitimes conformément aux résolutions internationales.
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12 mars 2013

Détenus de Gdeïm Izik: le Mrap dénonce "le silence assourdissant" des autorités françaises

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Le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap) a dénoncé lundi "le silence assourdissant" des autorités françaises quant à la condamnation par le tribunal militaire de Rabat des 24 militants sahraouis des droits de l’homme.
"Depuis le 17 février, date de promulgation de ce jugement inique, et malgré la multiplication de déclarations vantant la volonté de la France de défendre partout les droits de l’homme, c’est le silence assourdissant des plus hautes autorités de l’Etat (présidence de la République, ministère des Affaires étrangères…) qui se rendent ainsi complices de cette mascarade judiciaire", déplore le Mrap dans un communiqué parvenu à l’APS.
"La diplomatie française se félicite de ses bonnes relations avec les autorités marocaines, considérant même que les droits de l’homme sont respectés au Maroc puisqu’il existe un Conseil national des droits de l’homme", observe par ailleurs le Mrap qui s’étonne que ce comité "ne se soit toujours pas exprimé sur ce sujet".
Il demande aux plus hautes autorités politiques françaises de s’exprimer "sans délais pour demander l’annulation de ce procès ainsi que la libération des militants condamnés".
Il exhorte, par ailleurs, Paris à mettre en œuvre "très rapidement" les résolutions de l’Onu pour que soit enfin organisé un référendum d’autodétermination du peuple Sahraoui.
Le 17 février, le tribunal militaire de Rabat a condamné les 24 détenus politiques sahraouis du groupe Gdeim Izik à de très lourdes peines de prison: 9 à perpétuité, 4 à 30 ans (dont Ennâama Asfari co-président du Comité pour le respect des libertés et des droits humains au Sahara occidental, Corelso), 7 à 25 ans et 2 à 20 ans.
Ces militants sahraouis des droits de l’homme ont été accusés d'"atteinte à la sécurité intérieure et extérieure de l'Etat", "formation d'une bande criminelle" et "atteinte aux fonctionnaires publics dans le cadre de l’exercice de leur fonction".
Ils étaient détenus depuis le 8 novembre 2010, après l’assaut donné par les forces d’occupation marocaines contre le camp sahraoui de Gdeim Izik, proche d’El –Ayoun occupé au Sahara occidental, où quelque 40.000 Sahraouis avaient dressé près de 3.000 tentes pour protester pacifiquement contre l’occupation du Sahara occidental et la violation des droits de l’homme.
Le Sahara occidental, occupé par le Maroc depuis 1975, est la dernière colonie en Afrique. Il est inscrit depuis 1965 sur la liste des 16 territoires non autonomes tenue par le Comité de décolonisation et, par conséquent, éligible à l’application de la résolution 1514 de l’Assemblée générale de l’Onu portant sur l’octroi de l’indépendance aux pays et peuples coloniaux.