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samedi 27 avril 2013

Sahara Occidental: Le Maroc a raté une occasion en or

Par: | 25/4/2013

Rabat aurait pu recueillir davantage d’appuis pour son projet d’autonomie si elle avait collaboré sur les droits de l’homme à l’ONU

Les “poids lourds” de la communauté internationale, à commencer par les États-Unis, souhaitent que le Sahara Occidental soit marocain. Certains l’ont dit à demi-mots, d’autres plus ouvertement, comme la France, qui, socialiste ou de droite, ne rate pas une occasion de marquer son appui au plan d’autonomie offert par Rabat depuis 2007. Seule une poignée de pays latino-américains et africains ne sont pas de cet avis. Sm_le_roi-christopher_ross-m_0
   Les occidentaux veulent d’un Sahara marocain non pas parce qu’ils pensent que cette ancienne colonie espagnole appartient de droit au Maroc –aucune capitale n’a reconnu la souveraineté marocaine sur ce grand morceau de désert- mais parce ce qu’ils ne veulent pas déstabiliser la monarchie alaouite; parce ce qu’ils préfèrent qu’un territoire grand comme la moitié de l’Espagne soit contrôlé par le Maroc plutôt que par un État supposé faible comme ceux du Sahel.
   Qui plus est les Occidentaux trouvent maintenant que, à cause de l’instabilité au Sahel, il y a urgence à résoudre le conflit qui dure depuis 38 ans. Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, l’a d’ailleurs souligné dans son rapport envoyé ce mois-ci au Conseil de Sécurité ; le président François Hollande l’a répété pendant son récent voyage au Maroc.
   Les autorités marocaines viennent de rater une occasion en or de marquer des points, de donner des arguments à ces « poids lourds » pour défendre la cause de l’autonomie. Rabat l’a fait en rejetant de façon tonitruante le projet de résolution américain pour élargir le mandat de la Minurso, le contingent des Nations Unies déployé au Sahara, pour qu’il puisse surveiller le respect des droits de l’homme par le Maroc mais aussi par le Front Polisario qui exerce son autorité sur la frange orientale de ce territoire et sur les camps de réfugiés de Tindouf (sud-ouest de l’Algérie). La Minurso est la seule force de maintien de la paix de l’ONU qui n’a aucune attribution en matière de droits de l’homme.
   Ce refus marocain a été assorti d’arguments pour le moins fragiles. L’initiative était, d’après Rabat, une « atteinte à la souveraineté » marocaine, comme si la présence de la Minurso au Sahara ou la visite de Juan Méndez, le rapporteur de l’ONU sur la torture, m’empiétaient pas sur les prérogatives du Maroc. Elle allait aussi « dénaturer » le mandat de la Minurso, comme si la non-tenue du référendum, accordé en 1991, ne l’avait pas déjà beaucoup altéré. Elle finirait également par « déstabiliser » le processus de négociation, comme si celui-ci avait avancé d’un pouce depuis qu’elle a commencé il y a 22 ans.
   Les responsables marocains ont, par ailleurs, décrit les réfugiés de Tindouf comme des marocains « séquestrés » par le Polisario. Octroyer de nouvelles attributions à la Minurso était l’occasion rêvée de le démontrer et, peut-être même, de les libérer du joug des « séparatistes »
   La palme de l’intervention plus gauche revient, malgré tout, à Youssef Amrani, le vrai ministre des Affaires Étrangères du Maroc, qui n’a pas hésité à dire  que le Polisario est une « organisation terroriste ». Il n’a cependant pas expliqué pourquoi les représentants marocains se réunissent depuis si longtemps avec des terroristes.
   Du côté espagnol quelques suggestions fort maladroites ont aussi été formulées. L’entourage du ministre des Affaires Étrangères, José Manuel García-Margallo, a soutenu sans embarras que le Haut Commissariat aux Réfugiés devrait s’occuper des droits de l’homme dans la zone. Et pourquoi pas l’Organisation Mondiale du Commerce ? A défaut de la Minurso ce devrait être le Haut Commissariat aux Droits de l’Homme qui s’en chargerait, mais Rabat n’en a pas non plus voulu.
   Rabat a certes gagné une bataille ces jours-ci, mais elle n’a pas gagné la guerre. Grâce à son offensive diplomatique, et à l’aide précieuse de Paris, Moscou et Madrid, c’est une résolution diluée, loin des aspirations initiales de Etats Unis, recueillies dans le rapport de Ban Ki-moon, que le Conseil de Sécurité a approuvé ce jeudi par unanimité. A l’ONU le dossier des droits de l’homme au Sahara est à peu près clos jusqu’à l’année prochaine.
   Mais à peine la porte est-elle refermée à New York qu’elle se rouvre à Bruxelles. Le ministre espagnol de l’Agriculture, Miguel Arias Cañete, a avoué contrarié, lundi dernier, que l’accord de pêche entre le Maroc et l’Union Européenne  achoppait désormais uniquement sur des « problèmes politiques ». Certains pays du nord de l’Europe, a-t-il ajouté, posent des questions sur les « avantages [de l’accord] pour les populations et sur les sujets en rapport avec les droits de l’homme ».
   Si les autorités marocaines veulent que le projet de fédération ou de confédération qu’envisage Christopher Ross, le médiateur de l’ONU, aille de l’avant, il faut qu’elles y mettent du leur. Si Rabat veut donner une chance à son projet d’autonomie il faut qu’elle fasse en sorte qu’il soit crédible. Si le Maroc veut un soutien plus actif des « poids lourds » de l’occident il doit être plus coopératif en matière des droits de l’homme. Au XXI ème siècle c’est un enjeu crucial.
   Des ONG prestigieuses, comme Human Rights Watch ou la Fondation Robert Kennedy, au rapporteur de l’ONU sur la torture, en passant par le Département d’État américain la semaine dernière, tous affirment, unanimement, que les autorités marocaines malmènent les indépendantistes au Sahara. Rabat ne peut pas, à la fois, offrir l’autonomie et bastonner les saharaouis qui la rejettent.

Amnesty : Résolution onusienne sur le Sahara occidental : Une occasion manquée


Une occasion manquée, selon Amnesty

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El Watan,  27/4/13

Amnesty International a souligné hier que la résolution adoptée par le Conseil de sécurité de l’ONU sur le Sahara occidental «reconnaît la nécessité d’améliorer la situation des droits de l’homme» dans les territoires occupés, qualifiant le retrait par les Etats-Unis de sa proposition d’élargissement du mandat de la Minurso à la surveillance des droits de l’homme  d’«occasion manquée».

«Le Conseil de sécurité a manqué une occasion unique de permettre au peuple du Sahara occidental de jouir de ses droits fondamentaux par la mise  en place d’un instrument de surveillance international des droits de l’homme qui fait cruellement défaut dans la région», a déclaré le directeur d’Amnesty International pour le Moyen- Orient et l’Afrique du Nord, Philip Luther.  
Il a souligné, toutefois, que «malgré l’échec d’aujourd’hui, la résolution adoptée reconnaît la nécessité d’améliorer les droits de l’homme au Sahara occidental». «L’ONU encourage, aujourd’hui, les deux parties à travailler avec la communauté internationale pour développer et mettre en œuvre des mesures indépendantes et crédibles pour assurer le plein respect des droits de l’homme au Sahara occidental»,  s’est félicité ce responsable.  Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté jeudi une résolution sur le Sahara occidental dans laquelle il a réitéré son appel à une «solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l’autodétermination du peuple du Sahara occidental», tout en soulignant «l’importance de l’amélioration de la situation des droits de l’homme» au Sahara occidental occupé.
Le mandat de la Minurso au Sahara occidental est la seule mission de  maintien de la paix dans le monde sans un mandat des droits de l’homme, a noté Amnesty International.         


Un échec, mais…


«La décision américaine d’élargir la mission de la Minurso aux droits de l’homme a été annulée après les protestations du gouvernement marocain», a souligné l’Organisation basée à Londres.
Dans son dernier rapport au Conseil de sécurité, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a réitéré la nécessité de mettre en place un mécanisme «impartial et indépendant», pour le suivi global et durable de la situation des droits de l’homme au Sahara occidental «mais les autorités marocaines ont rejeté avec force la proposition américaine d’élargir le mandat de la Minurso», écrit l’ONG dans son rapport. Amnesty International est depuis longtemps préoccupée par les violations des droits de l’homme au Sahara occidental.

La situation des droits de l’homme au Sahara occidental est «opaque», selon cette ONG qui a souligné l’absence d’observateurs indépendants des droits humains, «laissant les habitants vulnérables aux abus».
Les rapports émanant de cette région font état d’«utilisation excessive» de la force contre les manifestants, d’«allégations de torture en détention» et des «restrictions» à la liberté d’expression, de réunion et d’association, a encore relevé Amnesty International.   Inscrit depuis 1964 sur la liste des territoires non autonomes, et  donc éligible à l’application de la résolution 1514 de l’Assemblée générale de l’ONU portant déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et peuples coloniaux, le Sahara occidental est la dernière colonie en Afrique, occupé depuis 1975 par le Maroc lequel est soutenu par la France.
 
R. I.
 http://www.elwatan.com//international/une-occasion-manquee-selon-amnesty-27-04-2013-211761_112.php

On attendait un PROGRES pour les droits de l'Homme, c'est La ROUTINE, qui renouvelle la Mission de la Minurso ...


Minurso : le renouvellement de la Mission est voté par le Conseil de Sécurité

Le Conseil de Sécurité vient d'adopter la résolution autorisant le prolongement pour un an du mandat de la Minurso, sans référence à un mécanisme international de surveillance des droits de l'homme au Sahara et à Tindouf.

Le Conseil de Sécurité a adopté ce jeudi à New York une résolution autorisant le prolongement pour une année du mandat de la Minurso («Mission des Nations-Unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental»). Le texte final est quasiment le même que l'année dernière, appelant les deux parties à poursuivre leurs efforts en vue de «parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui pourvoie à l'autodétermination du peuple du Sahara occidental dans le cadre d'arrangements conformes aux buts et principes énoncés dans la Charte des Nations Unies».
Au Maroc, un communiqué lu par le porte-parole du Cabinet royal, Abdelhak Lamrini, indique que "Le Royaume du Maroc prend note avec satisfaction de cette résolution qui confirme, avec vigueur, les paramètres incontournables de la solution politique, préserve fortement les perspectives d'une relance prometteuse des négociations et clarifie, de manière précise et définitive, le cadre de traitement des autres aspects de ce différend régional."

Concernant les droits de l'homme, la résolution appelle simplement le Maroc et le Polisario à «continuer leurs efforts respectifs pour améliorer la promotion et la protection des droits de l'homme au Sahara occidental et dans les camps de Tindouf ». Après la marche arrière des Etats-Unis ces derniers jours, aucun mécanisme international de surveillance n'est évoqué dans la résolution finale.

Libre accès de la Minurso
La Conseil de Sécurité redemande de prendre en considération sa requête pour un recensement des réfugiés sahraouis de Tindouf. Il appelle également les deux parties à coopérer pleinement avec la Minurso, notamment en respectant la libre interaction entre la Mission et ses interlocuteurs et en lui accordant un accès immédiat et sans entrave dans le cadre de son mandat. C'est le Maroc qui semble ici visé, après les accusations d'espionnage portées officiellement par Ban Ki Moon en 2012 contre Rabat et l'interdiction d'accès au camp de Gdim Izik en 2010. Si les drapeaux marocains qui entouraient le bâtiment de la Minurso à Laâyoune ont tous (sauf un) été retirés récemment, le problème des plaques d'immatriculation des véhicules de la Minurso est aujourd'hui toujours en cours de négociations (Rabat leur impose des plaques marocaines sur la partie du territoire contrôlée par Rabat, une mesure contraire au règlement de l'ONU).

"Réalisme et esprit de compromis", comme en 2008
La résolution votée aujourd'hui par le Conseil de Sécurité demande aussi au Maroc et au Polisario d'appuyer la recommandation faite par le Conseil en 2008, selon laquelle « il est indispensable que les parties fassent preuve de réalisme et d'un esprit de compromis afin de maintenir l'élan imprimé au processus de négociation».

Un câble diplomatique américain publié par Wikileaks et daté d'avril 2008 révèle que cette résolution était en fait le fruit d'un désaccord entre les Etats-Unis et la France : le gouvernement Bush souhaitait accélérer la résolution du conflit en qualifiant l'option d'indépendance d' «irréaliste». Les Français avaient toutefois refusé de soutenir cette proposition - à cause du poids du lobby algérien en France selon les diplomates américains.
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Quel gâchis ! Quel temps perdu ! A quoi sert l'ONU ? A quand  le référendum d'autodétermination ? Dans 20 ans ?(ndlr)
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Vote au Conseil de sécurité : l’ONU une nouvelle fois paralysée




La tentative des USA d’élargir le champ d’action de l’ONU au Sahara occidental s’est soldée par un vote devenu ordinaire au Conseil de sécurité le 25 avril. Les droits des Sahraouis n’ont pas pesé lourds.

Si la diplomatie onusienne s’est agitée ces derniers jours, le coup de force mené par les Américains sur la question sensible des droits de l’homme au Sahara occidental est retombé à plat. Aujourd’hui, le Conseil de sécurité a voté une nouvelle résolution pour réaffirmer « sa volonté d’aider les parties à parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l’autodétermination du peuple du Sahara occidental dans le cadre d’arrangements conformes aux buts et principes énoncés dans la Charte des Nations Unies« . Mais, le texte est bien en-deçà de ce qu’attendaient ONG et pays pro-sahraouis, sans parler bien entendu des Sahraouis eux-mêmes.
Fort des rapports constatant des violations des droits des Sahraouis dans les territoires annexés par le Maroc en 1975, émanant notamment de personnalités ou d’ONG, comme le Robert F. Kennedy Center for justice and Human rights ou Juan Mendez (rapporteur spécial sur la torture), l’administration Obama avait lancé l’offensive en proposant un projet de résolution.
En effet, face à l’ impasse dans laquelle se trouve le dossier du Sahara occidental et à la situation sécuritaire préoccupante de la région, l’initiative américaine arrivait à point nommé pour des pays comme le Royaume-Uni ou l’Afrique du Sud qui portent, avec des ONG, une revendication ancienne : l’extension du mandat de la Minurso à la surveillance du respect des droits de l’homme dans la partie du Sahara occidental sous occupation marocaine et dans les camps de réfugiés sous administration du Front Polisario.
Mais, quelques jours après, les USA et le Maroc ont réussi à trouver un terrain d’entente, les premiers revenant en arrière avec l’abandon de cette option.
L’opposition du pouvoir marocain à ce volet « droits de l’homme » laisse voir l’intransigeance du royaume. Quand le Front Polisario a déjà exprimé son soutien à cette insertion dans le mandat de la Minurso qui concernerait les camps de réfugiés où vivent plusieurs dizaines de milliers de Sahraouis sur le sol algérien, Mohamed VI accrédite par ce refus les faits de violations des droits des Sahraouis, par ailleurs maintes fois dénoncées.
Par ce nouveau vote du Conseil de sécurité, c’est la stratégie de Christopher Ross, l’envoyé spécial de Ban Ki-moon, et celle du secrétaire général de l’ONU qui est mise à mal. L’idée d’exploiter la déstabilisation actuelle au Sahel pour pousser à un règlement « urgent » du conflit du Sahara occidental, et ainsi éviter une « contagion » régionale, n’a pas porté ses fruits.
Le simple élargissement des missions de la Minurso semble être une étape infranchissable. Aujourd’hui, la communauté internationale est paralysée.
http://www.nouvellesdusahara.fr/vote-au-conseil-de-securite-lonu-une-nouvelle-fois-paralysee/
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Sahara : Communiqué du palais royal

Suite à l’adoption par le conseil de sécurité de l’ONU de la résolution concernant le Sahara Marocain, le porte-parole du Cabinet Royal, M. Abdelhak Lamrini a donné lecture, jeudi, d’un communiqué dont voici le texte intégral :


« Le Conseil de Sécurité a adopté, aujourd’hui, 25 avril 2013, à l’unanimité de ses membres la résolution concernant le Sahara Marocain.
La nouvelle résolution se situe dans le prolongement des résolutions antérieures adoptées depuis 2007. Le Conseil confirme, une fois de plus, la prééminence de l’Initiative d’autonomie présentée par le Maroc et fixe les paramètres d’une solution politique définitive basée sur le réalisme et l’esprit de compromis.
Cette résolution a couronné un processus marqué par plusieurs initiatives et contacts entrepris par Sa Majesté le Roi que Dieu L’assiste auprès de plusieurs Chefs d’Etat, des messages transmis par des Emissaires Royaux dans différentes capitales et une campagne d’explication de la position du Maroc sur les différents aspects couverts par la résolution du Conseil de Sécurité de 2012, ainsi que sur les attentes marocaines concernant celle d’avril 2013.
Ce processus a été accompagné par une forte mobilisation de tous les acteurs politiques et des forces vives de la Nation, reflétant le consensus national, sans cesse renouvelé, autour de la Question Nationale.
Le Royaume du Maroc prend note avec satisfaction de cette résolution qui confirme, avec vigueur, les paramètres incontournables de la solution politique, préserve fortement les perspectives d’une relance prometteuse des négociations et clarifie, de manière précise et définitive, le cadre de traitement des autres aspects de ce différend régional.
Ainsi le Conseil de Sécurité confirme, par cette résolution, le maintien en l’état du mandat de la MINURSO et de ses activités, conformément aux assurances données et des garanties fournies à Sa Majesté le Roi par M. Ban Ki Moon, Secrétaire Général des Nations unies, lors de l’entretien téléphonique du 25 août 2012.
Le caractère régional de ce différend est, désormais, clarifié et précisé par un appel direct et spécifique lancé aux Etats voisins pour s’impliquer plus résolument, en vue de mettre fin à l’impasse actuelle et avancer vers une solution politique définitive.
Ainsi, l’Algérie se trouve interpellée pour s’investir, de manière constructive, dans la recherche de la solution politique à ce différend régional.
De même, la résolution reconnaît que le règlement de ce différend, doublé d’une coopération des Etats membres de l’UMA, contribuerait à la stabilité et à la sécurité dans la région du Sahel.
Cette résolution ne contient aucun dispositif impliquant, de près ou de loin, une quelconque surveillance internationale des droits de l’Homme. Elle reconnaît et salue les étapes franchies par le Maroc dans le renforcement du Conseil National des Droits de l’Homme, ainsi que l’interaction volontaire du Royaume avec les procédures spéciales dépendant du Conseil des Droits de l’homme. Il s’agit là d’une consécration par les Nations Unies des initiatives et des efforts nationaux engagés par Sa Majesté le Roi, que Dieu L’assiste.
Aussi, cette reconnaissance pleine et entière des réformes entreprises démontre-t-elle que le cadre national demeure l’enceinte idoine pour la prise en charge des questions des droits de l’homme. Le Conseil de Sécurité a apporté, par conséquent, une réponse claire aux tentatives récurrentes d’instrumentalisation des droits de l’homme au service d’un agenda politique connu.
Par ailleurs, le Conseil de Sécurité a réitéré sa demande de procéder au recensement des populations des camps de Tindouf, en encourageant pour la première fois des efforts dans ce sens. Ces efforts s’adressent au Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés et à l’Etat hô te, l’Algérie, conformément à la Convention de 1951, relative au statut des réfugiés. La mise en Âœuvre de cette obligation, fondée sur des considérations humanitaires, devient plus que jamais nécessaire dans le contexte menaçant d’insécurité et d’instabilité qui prévaut dans l’espace maghrebo-sahelien. Le Maroc espère que les autres parties assumeront pleinement leurs responsabilités en vertu de cette résolution, saisiront les opportunités renouvelées qu’elle offre et s’engageront, sincèrement et résolument, dans une relance réelle du processus politique de négociation.
Face aux défis sécuritaires majeurs qui secouent la région, le règlement du différend régional sur le Sahara marocain est, désormais, une nécessité stratégique cruciale pour la paix et la stabilité dans la région et un impératif pour le développement économique et social des pays du Maghreb ».

Oui, malgré tout, c'est une grande victoire morale du peuple sahraoui

Sahara occidental: Grande victoire du peuple sahraoui et de son représentant le Front Polisario

 À l'heure où j’écris ces lignes les Nations unies par leurs membres au Conseil de sécurité n'ont pas pris de décision sur l'extension des droits de l'homme au mandat à la Minurso.
Quelle que soit la décision qui sera prise par le Conseil de sécurité,  le peuple saharoui et son représentant légitime le Front Polisario a remporté une victoire morale décisive.
Le royaume du Maroc a clairement montré qu'il ne voulait à aucun prix l'application des Droits de l'Homme dans les territoires qu’il occupe illégitimement. Le front Polisario a quant à lui pris un ascendant moral puisqu'il s'est déclaré pour l'application de tels droits dans les camps qu'il contrôle.
Les institutions gouvernementales comme le département d'État des États-unis ou le Parlement européen et les institutions non gouvernementales comme Amnesty International, Human Right Watch, JFK center  qui ont appelé à l'application des Droits de l'Homme vont examiner à la loupe la situation des sahraouis à l'avenir. Toute bastonnade sera immédiatement portée à la connaissance de l'humanité à travers Internet.
Verra-t-on les scènes de violation de domicile saharouis par la police comme par le passé ? Les sahraouis pourront-ils manifester ou se réunir librement et sans entraves ? Le territoire sera-t-il toujours fermé aux journalistes et hommes politiques ?
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Hier une parlementaire sahraouie (encore une femme) au parlement marocain crée l’événement en voulant débattre sur l'avenir du Sahara occidental.
Panique chez les Makhzéniens qui ne veulent pas entendre parler de leur 'province du sud'. Les langues se délient même chez les parlementaires sahraouis considérés comme des sujets de sa majesté.

La France des droits de l'homme et les droits bafoués des sahraouis


Le soutien sans équivoque que tous les pouvoirs en France, qu’ils soient de gauche ou de droite, accordent à l’entreprise marocaine de recolonisation du Sahara Occidental constitue une autre de ces preuves que la France des grands mots sait très bien préserver ses amitiés douteuses quitte à bafouer tous ses principes déclarés et déclamés, quand il s’agit pour elle de préserver ce qu’elle conçoit comme ses chasses gardées et ses amitiés douteuses et intéressées… ce n’est pas nouveau !

LA FRANCE DES DROITS DE L’HOMME ET LES DROITS BAFOUES DES SAHRAOUIS
L’Occident et la France ne défendent pas des valeurs, ils défendent des intérêts.
Les gros coups de gueule contre El Bachir et Assad, les menaces de TPI et le « chope-le ! » criés à Ocambo, ne proviennent pas d’une quelconque inquiétude pour la liberté du Darfour ou pour le droit des Syriens à se débarrasser de Bechar et à se faire multipartistes comme les Libyens, les Tunisiens, les Yéménites et tous les autres Arabes qui se sont fait printaniser par BHL & Co…
Les silences devant les Malouines, la Palestine, les Rohyingas de Burma et les gros boucans devant l’Afghanistan, l’Iran, le Tibet montrent très clairement le caractère orienté de ces conceptions des droits de l’Homme.
L’une des causes qui dévoile le mieux cette ambigüité dans la perception de ces valeurs dont on a fait un cheval de bataille après en avoir abusé à volonté en esclavagisant, colonisant, boycottant, défoliant, génocidant etc , est sans conteste la lutte que mènent les Sahraoui de l’ex Rio de Oro pour se libérer du joug marocain…
L’histoire de cette cause est aussi simple et claire que celles de tous les peuples colonisés, sa légitimité ne peut souffrir du moindre doute… Il y avait un territoire et un peuple qui y vivait… le territoire fut spolié par les « conquistadors » espagnols à l’époque où les pays occidentaux avaient organisé la ruée vers le Sud afin d’y « civiliser » ses habitants… c’est du moins la version qu’on donne aujourd’hui à ce brigandage à grande échelle pour camoufler son ignominie. Après l’avoir dûment « civilisé », l’Espagne s’en est retirée mais sans permettre aux Sahraoui de s’émanciper puisqu’elle a rétrocédé le territoire sans en référer à ses habitants, au Maroc, dans un marché aux clauses très peu soucieuses des droits des peuples… le territoire fut en effet abandonné au Makhzen, contre l’abandon par ledit Makhzen de toute revendication sur deux enclaves qu’occupait et occupe l’Espagne à ce jour en ce pays…
Ce marché n’a tenu compte, ni de l’avis des Sahraouis du Rio de Oro ni de celui des Marocains des deux enclaves, un peu comme si ces territoires étaient des no-man’s land et que les Rois des deux pays avaient le droit d’en disposer comme de propriétés privées… Ceci mesure un peu le respect que l’Espagne et le Maroc accordent à ces peuples considérés comme simples occupants d’un espace ouvert à tout négoce…
Cette absence de toute considération pour l’Homme et cette fixation exclusive sur ce que recèlent les terres et leurs prolongements maritimes en richesses et ce qu’elles offrent comme atouts stratégiques sont des constantes de l’occident, depuis le génocide des Incas et des Apaches jusqu’à la ruée coloniale…
Mais si la réserve est de mise chez la plupart des pays occidentaux qui refusent de faire partie du problème tout en évitant de s’impliquer dans la recherche d’une solution, il n’en est pas de même de la France qui n’a jamais caché son penchant pour l’option annexionniste du royaume alaouite, fidèle en cela à son pêché mignon pour l’amalgame et l’ambigüité… et la gauche débridée qui lui tient la bride, contrairement à tout ce qu’on peut penser n’est ni moins vicieuse ni moins hargneuse que la droite mais seulement plus hypocrite et plus cynique en matière de défense du droit des peuples … Si on a vu de quelle manière la mère Fafa a géré les problèmes de la Côte d’ivoire, du Tchad, du Rwanda et de Centrafrique, on voit aujourd’hui, avec quelle gymnastique sémantique, logistique et militaire elle défend la chose et son contraire en soutenant l’intégrisme en Syrie et en le combattant au Mali…
Le soutien sans équivoque que tous les pouvoirs en France, qu’ils soient de gauche ou de droite, accordent à l’entreprise marocaine de recolonisation du Sahara Occidental constitue une autre de ces preuves que la France des grands mots sait très bien préserver ses amitiés douteuses quitte à bafouer tous ses principes déclarés et déclamés, quand il s’agit pour elle de préserver ce qu’elle conçoit comme ses chasses gardées et ses amitiés douteuses et intéressées… ce n’est pas nouveau ! On se souvient, pour l’exemple, des safaris que se permettait un de ses présidents, des diamants qu’il se faisait offrir et peut être même des repas anthropophagiques qu’il aurait partagés avec l’empereur Bokassa 1er, ex-sous-officier de l’armée française…
Devant cette cause qui ne souffre pourtant d’aucune ambigüité sur sa justesse, sa légitimité et sa légalité au regard du droit universel, la France, habituellement si prompte à envelopper ses méfaits d’analyses et d’explications souvent emberlificotées pour passer la pilule ne s’embarrasse pas de justifications car elle sait qu’il lui sera impossible d’en trouver. Cette réputée championne du respect de la légalité, manifeste un arrogant parti-pris pour le Maroc qui viole le principe consacré du respect des frontières héritées du colonialisme, le principe consacré du droit des peuples à l’autodétermination et celui du respect de droits de l’Homme et du citoyen dont la déclaration universelle fut faite, il faut le rappeler, en terre de France
Si des doutes subsistent encore sur l’immense supercherie qui fait de la France un pays de la défense des droits de l’Homme, ils sont aujourd’hui levés par son opposition déclarée à la décolonisation du Sahara Occidental et par le soutien qu’elle apporte aux options annexionnistes du Makhzen, soutien qui l’encourage à persévérer dans ses exactions graves qu’il commet à ciel ouvert sur un peuple qui ne revendique que son droit à reprendre possession de sa patrie…
Rictus, 23 avril 2013

Les oubliés du Sahara et l'AFAPREDESA


Par Laurent Bourgeois, 24/4/2013

Le Sahara occidental est l’exemple-type d’une « crise oubliée ». Depuis maintenant presque 38 ans, le peuple sahraoui aspire à pouvoir prendre lui-même son destin en main. Malheureusement, la résolution de ce conflit semble encore loin.
Le Sahara occidental est officiellement un « Territoire non autonome en cours de décolonisation » qui couvre quelque 266.000 km². Il est coupé en deux par un mur construit par les autorités marocaines, appelé la Berme, qui court sur près de 2700 km . Une importante diaspora sahraouie est également présente en Mauritanie, en France et en Espagne.
2700 km de mur !
Les communautés marocaines et sahraouies dans le territoire sont confrontées quotidiennement aux conséquences de l’absence d’une solution politique juste, durable, mutuellement acceptable et qui permette l’autodétermination du peuple du Sahara occidental, conformément au droit international. Ceci sans oublier les réfugiés sahraouis dans les camps au sud-ouest de l’Algérie, qui demeurent entièrement dépendants de l’aide humanitaire internationale depuis plusieurs décennies.

Dernière relique de l’époque coloniale
En 1975, l’Espagne, l’ancienne puissance coloniale, a décidé de se retirer en transférant l’autorité sur le territoire au Maroc et à la Mauritanie via la signature d’une déclaration de principe entre ces trois pays. S’ensuit une guerre ouverte entre ces deux pays et le Frente POLISARIO, qui représente le peuple sahraoui et lutte pour son droit à l’autodétermination. Fin des années septante, les derniers Mauritaniens sont défaits par la rébellion locale et quittent la région.
La guerre entre les combattants sahraouis et le Maroc s’est poursuivie jusqu’en 1991 et l’acceptation par les deux parties d’un plan de paix, sous l’égide de l’Organisation des Nations unies (ONU). Cet accord prévoyait d’une part un cessez-le-feu et, d’autre part, l’organisation rapide d’un référendum sur la question de l’autodétermination du peuple sahraoui. Bien que le cessez-le-feu soit en grande partie respecté, plus de vingt ans plus tard, le référendum n’a toujours pas eu lieu, en raison de discussions interminables sur les différentes options qui seront proposées.
C’est dans le contexte tendu de cette confrontation armée et en réponse à la situation des droits de l’Homme que l’Afapredesa– l’Association des Familles des Prisonniers et Disparus sahraouis a vu le jour le 20 août 1989. L’association s’est formée dans les camps de réfugiés de Tindouf dans le sud-ouest algérien, là où des dizaines de milliers de Sahraouis ont trouvé refuge après avoir fui les combats.

Des droits de l’Homme à la reconnaissance internationale
Abdeslam Omar Lahsen, président de l’Afapredesa, nous fait découvrir le travail de cette organisation partenaire d’Oxfam-Solidarité. « La première tâche de l’association fut d’établir une liste des prisonniers et disparus. Cette action avait pour but d’attirer l’attention sur la situation du peuple sahraoui. Mais notre association joue également un rôle d’observateur dans toutes les phases de mise en œuvre du plan de paix. » « Nous continuons à remplir ces fonctions, même si, aujourd’hui, nous concentrons une partie grandissante de notre action sur la reconnaissance internationale du conflit, tout en continuant à nous appuyer sur l’aspect lié aux violations des droits de l’Homme. » L’association a acquis une certaine légitimité en tant que témoin privilégié de ce conflit, comme en atteste sa participation à la Commission et à la Sous-Commission des droits de l’Homme de l’ONU à Genève et à la Commission africaine des droits de l’Homme et des Peuples.
« Et il est important de poursuivre ce travail de dénonciation des violations des droits de l’Homme », poursuit Abdeslam Omar Lahsen. « Savez-vous par exemple que la MINURSO, la Mission de l’ONU pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental, est la seule au monde dont le mandat n’inclut pas la protection des droits de l’Homme ? Si des associations comme la notre ne dénoncent pas cette situation, qui le fera ? Heureusement, nous sentons une nette évolution au sein de la communauté internationale. Par exemple, l’Union européenne reconnaît depuis peu la nécessité d’avoir un mécanisme approprié pour rapporter systématiquement les violations des droits de l’Homme. C’est une évolution particulièrement positive. »

Interlocuteurs multiples
« Les activités de plaidoyer de l’Afapredesa ciblent donc la communauté internationale, mais nous travaillons également avec les diasporas en France et en Espagne, et avec la société civile marocaine. L’objectif est de tisser des liens entre les différentes communautés et de les pousser à s’engager pour une résolution pacifique du conflit. Le travail avec la société civile marocaine n’est pas facile. La méfiance entre nos deux peuples est parfois profonde et les autorités ne tolèrent aucune opinion divergente sur la question. »
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Force est de constater que continuer à plaider pour une solution pacifique n’est donc pas chose aisée après près de 22 ans de statu quo.
« Une certaine radicalisation au sein de la communauté sahraouie est perceptible, surtout au sein des jeunes, qui sont majoritaires dans les camps », constate Abdeslam. « Cette évolution est assez inquiétante, car la société sahraouie est traditionnellement non violente. Face au danger potentiel que représente la tentation d’avoir recours à la force pour atteindre ces objectifs légitimes la seule option est de continuer à travailler étroitement avec les jeunes. »

Référendum symbolique
« Nous avons ainsi mis sur pied en juin dernier un groupe de non-violence, baptisé NOVA Sahara. 25 jeunes se sont engagés dans l’organisation d’un référendum symbolique à grande échelle qui aura lieu du 1er mars au 9 septembre, date anniversaire du cessez-le-feu de 1991. L’objectif est de faire participer un maximum de personnes dans les camps de réfugiés, dans le territoire occupé et libéré, mais aussi plus largement toutes les personnes qui s’intéressent à cette situation. Les résultats de cette consultation seront remis à l’ONU afin d’exiger l’application des termes du plan de paix et le respect du droit international. »
« Un autre de leurs objectifs est de mettre fin à l’exploitation des ressources (sel, phosphate, denrées alimentaires, etc.) via des actions de sensibilisation envers des organisations internationales (UE en ce qui concerne la pêche), des pays individuels (Japon, France) et les entreprises privées (Siemens). Enfin, le groupe vise également à renforcer le dialogue au sein de la société au Maghreb, via par exemple la participation prochaine au Forum social mondial à Tunis, fin mars 2013. »

Solution pacifique, à tout prix
« Notre rôle le plus important est de maintenir la confiance en une solution pacifique du conflit, et de maintenir ce conflit à l’agenda de la communauté internationale. Ce que nous demandons, ce n’est rien de plus que l’application du droit international et le respect des engagements pris lors de la conclusion du plan de paix. Sans cela, nul ne peut dire combien de temps encore la situation restera calme, » conclut Abdeslam.



Pour en savoir plus :
- Consultez notre rubrique consacrée au Sahara occidental
- Contactez Jill De Bruijn, responsable plaidoyer humanitaire via jde@oxfamsol.be ou au 02 501 67 48
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Maroc : le HCR à la place de la Minurso pour surveiller les droits de l'Homme au Sahara?

Sauf coup de théâtre, c’est le Haut-Commissariat aux réfugiés qui pourrait superviser les droits de l’Homme au Sahara. Une solution médiane à laquelle le Maroc ne devrait pas s’opposer. Cela permettrait aux autorités marocaines de gagner du temps. Elles en ont grandement besoin pour entreprendre une véritable mise à niveau de leur politique au Sahara.
Les réticences françaises, russes et espagnoles ont eu finalement raison de l’initiative unilatérale des Etats-Unis d’élargir le mandat de la Minurso à la surveillance des droits de l’Homme. Le Maroc pourrait souffler un grand ouf de soulagement. Son offensive diplomatique a pu convaincre certaines capitales internationales de plaider sa cause auprès de son allié américain. En dépit de ce petit succès qui nécessite encore une confirmation par le biais d’une résolution du Conseil de sécurité, le royaume n’est pas en mesure de crier victoire. La situation des droits de l’Homme au Sahara sera toujours sous la loupe des observateurs internationaux.

Le HCR à la place de Minsurso ?
La région est appelée à être la destination de prédilection de délégations d’ONG et d’institutions européennes et américaines. Le Maroc se doit d’apprendre à gérer ces flux et surtout il devra donner des directives bien précises à ses forces de l’ordre stationnées dans la région afin d’éviter toute intervention musclée contre les manifestations des pro-Polisario.
En attendant l’adoption, le 25 avril, d’une résolution sur la question saharienne, le Haut-commissariat aux réfugiés est pressenti pour superviser le contrôle des droits de l’Homme. A cet effet, ses délégations devraient effectuer de fréquentes visites au Sahara qui seraient couronnées par la présentation de rapports devant les membres de Conseil de sécurité. Le HCR est déjà présent dans la région depuis bien des années. Il est en charge de  l’organisation des échanges de visites entre Laâyoune  et les camps de Tindouf et des rencontres culturelles entres les Sahraouis des deux côtés du mûr de sable.

Le Maroc doit revoir sa politique au Sahara
Le Maroc n’est pas encore sorti d’affaire  mais il s’est tout de même accordé un répit en attendant de révolutionner toute sa politique au Sahara. Certes, le Conseil économique et social a tiré à boulets rouges, dans un document présenté, le 2 janvier au roi Mohammed VI, sur le modèle de développement préconisé dans la région depuis 1976. Néanmoins les grands axes de la nouvelle stratégie du royaume au Sahara demeurent encore inconnus. Sera-t-elle aussi innovante au point de rompre définitivement avec l’ancien modèle qui a jusqu’à présent favorisé l’émergence d’une élite de notables et chioukhs, plutôt soucieuse de faire fructifier ses intérêts que d’être un véritable relais entre la population et les autorités ?
Et sera-t-elle aussi audacieuse au point d’instaurer un nouveau CORCAS (Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes), basé sur l’élection et non la désignation ? Pour mémoire, le mandat de ce conseil a expiré le 26 mars 2010. Ce sont les réponses à ces questions et à bien d’autres qui détermineront en grande partie l’issue de la résolution du Conseil de sécurité sur le Sahara, non pas cette année mais en 2014. La tâche est difficile mais réalisable. Sur le dossier des droits de l’Homme, le Maroc compte un point au compteur : la section du CNDH à Laâyoune. Son travail est, d'ailleurs, reconnu par le Conseil de sécurité.

http://www.yabiladi.com/articles/details/16879/maroc-place-minurso-pour-surveiller.html
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...le HCR est mille fois plus dangereux pour leur magouille que la MINURSO.
D'abord, ils sont purement dans l'humanitaire et à l'échelon le plus élevé de cette planète, beaucoup plus qu'Amnesty International, Human Right Watch, ou autre ONG de renommée ayant provoqué ce contrôle des Droits de l'Homme au Sahara que cette mafia du Momo 6 redoute et pleurniche.
Secundo, le HCR s'installera définitivement au Sahara, et certainement des camps de fortune vont voir le jour et où il sera obligé d'intervenir à la rescousse de ces réfugiés. Des Gdeim Izik, des Sakia Lhemra, Oad Eddahab, et autres camps de réfugiés sahraouis indépendantistes verront le jour en tout légalité internationale et sous la protection du HCR devant les yeux de la MINURSO.
Tertio, rien que le nom "Réfugiés" va créer plus de buzz chez le Marocain désinformé depuis 40 ans à tel point qu'il se rendra compte aussi très rapidement de la réalité.
 Ça s'appelle remplacer un Mirador par un Cheval de Troie.
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Par Le 2 Minutes, 24/4/2013
Sahara-Minurso. Les USA retirent leur projet, la Minurso ne s'occupera pas des droits de l'homme au Sahara et le HCR devrait la remplacer. 

Des informations en provenance de New York assurent que les États-Unis viennent de retirer leur projet de résolution sur le Sahara accordant à la Minurso le contrôle des droits de l’Homme dans la région. Des diplomates au siège de l’ONU à New York ont confirmé à l'agence Reuters cette nouvelle. Même son de cloche du côté du Quai d'Orsay. « Il y aura très vite une résolution pour un nouveau mandat de la Minurso », a affirmé aux journalistes à Paris Philippe Lalliot, porte-parole du ministère français des Affaires étrangères. « Nous sommes proches d'une solution qui pourra satisfaire tout le monde », a-t-il ajouté. Pour un autre diplomate « les Marocains seront satisfaits », rapporte Reuters. A Rabat, le cours normal de la séance hebdomadaire des questions orales à la Chambre des conseillers vient juste d'être interrompu par un sénateur de l’Union constitutionnelle annonçant la nouvelle avec enthousiasme. Le 25 avril, le conseil de sécurité devra adopter une résolution prorogeant d’une année le mandat de la Minurso. Mais ce mandat n’inclura pas la surveillance des droits de l’Homme qui sera probablement accordée au Haut-Commissariat aux réfugiés. A cet effet, ses délégations devraient effectuer de fréquentes visites au Sahara qui seraient couronnées par la présentation de rapports devant les membres de Conseil de sécurité. 

Le HCR est déjà présent dans la région depuis bien des années. Il est en charge de l’organisation des échanges de visites entre Laâyoune et les camps de Tindouf et des rencontres culturels entres les sahraouis des deux côtés du mûr de sable.   

Minurso-Polisario-ONU. 
 La vidéo qui accable la Minurso et l’ONU. « La Minurso est dans l’intérêt du Polisario car sans la Minurso le Polisario ne peut pas survivre ». Ces propos, extrait d’une vidéo qui fait le buzz sur le web, émanent d’un soldat appartenant à cette mission de l’ONU. Un enregistrement qui vient ternir sérieusement la crédibilité de la Minurso. Sa neutralité est, ainsi, remise en cause par le Maroc. La vidéo montre deux soldats en tenue de casque bleu, un Egyptien et un Argentin, assis dans une tente, en pleine discussion politique avec des jeunes du Polisario. L’Egyptien, visiblement, très engagé dans la défense de la thèse du front séparatiste se permet même de haranguer ses interlocuteurs, tel un sergent avec les nouvelles recrues, avec ces termes : « Cette terre est la vôtre et personne ne peut vous la prendre et vous devez exploiter les conditions de chaque situation avec une approche nouvelle. Pour chaque situation pesez le pour et le contre et agissez en conséquence. Et ceci est votre occasion pour que vous soyez visibles au monde afin que vous obteniez votre droit ». Vidéo disponible sur la page Facebook Le 2 Minutes. (Yabiladi)   
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Le Sahara occidental, ex-colonie espagnole, est «administré» par le Maroc depuis 1975. 

Sahara occidental : Washington recule sur l'intégration des droits de l'homme dans la mission de l'ONU


Le Sahara occidental, ex-colonie espagnole, est «administré» par le Maroc depuis 1975.
(Carte : S. Borelva / RFI)

Par RFI, 24/4/2013
Un compromis a été trouvé entre les États-Unis et le Maroc sur la question des droits de l'homme au Sahara occidental. Washington a abandonné son projet d'inclure cette « mission droits de l'homme » dans le mandat de la Minurso qui devrait être renouvelé le 25 avril au Conseil de sécurité de l'ONU. Le Maroc, qui avait réagi avec beaucoup de virulence au premier texte, a toujours refusé que les Nations unies aient un droit de regard sur la gestion de cette ex-colonie espagnole qu'il administre depuis 1975.

Washington a choisi de reculer pour éviter la brouille avec les alliés marocains. Les Américains ont-ils mal préparé leur dossier? L'ont-ils fait dans la précipitation ? Suzan Rice, qui représente les Etats-Unis auprès des Nations unies, aurait-elle mal anticipé la réaction de Rabat ?
Réaction tellement virulente que le département d'État a choisi de lâcher le projet d'inclure une « mission droits de l'homme » dans le mandat de la Minurso, Mission des Nations unies au Sahara occidental. Le gouvernement américain se disant peut-être que le jeu n'en valait pas la chandelle.
Après la guerre menée contre le terrorisme au Mali, les grandes puissances, qui craignent une possible contamination dans cette zone du Sahara occidental, n'ont pas voulu se mettre à dos le Maroc qui pèse dans le dispositif de lutte contre l'intégrisme islamiste. Rabat l'emporte donc encore une fois.
Mais le Front Polisario veut faire contre mauvaise fortune bon coeur. Son représentant auprès de l'ONU, Ahmed Boukhari, a fait valoir que l'initiative américaine restera « d'actualité », même si Washington édulcore son projet. Cette affaire, a-t-il déclaré, a montré le vrai visage du Maroc et celui de ceux qui pensent avoir créé la notion même « de droits de l'homme », une allusion transparente à la France accusée par le Front Polisario de soutenir le Maroc.