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samedi 1 juin 2013

Protection des civils sahraouis : Mohamed Abdelaziz appelle le HCDH à assumer ses responsabilités


mohamed-abdelaziz
Le président sahraoui Mohamed Abdelaziz a appelé, mercredi dernier à Genève, le Haut Commissariat aux droits de l'Homme de l'ONU à assumer ses responsabilités dans la protection de civils sahraouis victimes des violations commises par les forces marocaines d'occupation. 
Le président Abdelaziz a rappelé, lors d'un entretien avec le haut-commissaire aux droits de l'Homme Navi Pillay, que le Sahara occidental «ne jouit pas encore de son droit à la décolonisation tel que stipulé dans le chapitre 11 de la Charte des Nations unies», soulignant que le peuple sahraoui «doit jouir de son droit à l'autodétermination», rapporte l'agence de presse sahraouie SPS. Il a également rappelé que les conclusions de la mission du HCDH au Sahara occidental en 2006 avaient confirmé que les violations des droits de l'homme dans ce territoire étaient le résultat de «la non-application de la légalité internationale, du droit international, des résolutions onusiennes et du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination», a souligné le président Abdelaziz. Le président sahraoui a précisé, selon la même source, que les derniers rapports des Nations unies et les témoignages de la société civile «confirment l'impératif de mettre en place un mécanisme onusien indépendant et neutre de surveillance et de protection des droits de l'homme au Sahara occidental», mais, a-t-il ajouté, le Maroc «se soustrait en permanence à ses responsabilités internationales en matière de droits de l'homme». 

 La présidente du HCDH a déclaré, pour sa part, selon la même source, qu'elle «suit avec intérêt la situation des droits de l'homme au Sahara occidental y compris les dernières manifestations dans la région», précisant que le HCDH a exprimé sa préoccupation lors du procès devant un tribunal militaire des 25 citoyens sahraouis arrêtés suite au démantèlement du camp de Gdeim Izik par l'armée marocaine. Le HCDH, a-t-elle affirmé, «continuera à se préoccuper des développements de la situation sur le terrain au Sahara occidental».

Le réseau REMMSO inquiet de la présence de mines au Sahara occidental
Le Réseau international d'étude des effets des mines au Sahara occidental (Remmso) a exprimé sa vive préoccupation de la présence de mines au Sahara occidental, a indiqué mercredi dernier l'agence de presse sahraouie SPS. Remmso s'est dit très préoccupé par la présence de mines et de bombes à fragmentation qui «constituent un danger pour les citoyens sahraouis», a souligné la même source.
Le Sahara occidental, a affirmé le Réseau, «est le pays le plus touché par le problème des mines et des bombes à fragmentation semés le long du mur qui divise le peuple sahraoui».
Le Réseau a appelé le Maroc à «prendre ses responsabilités, à déminer les zones situées à l'ouest du mur, à signer les accords d'interdiction des mines au sol et des bombes à fragmentation et à s'y conformer».

EXCLUSIF ! Le rapporteur de l’ONU Juan Méndez sur le Belge Ali Aarrass (texte intégral !!)

EXCLUSIF ! Le rapporteur de l’ONU Juan Méndez sur le Belge Ali Aarrass (texte intégral !!)

NATIONS UNIES UNITED NATIONS
HAUT COMMISSARIAT DES NATIONS UNIES OFFICE OF THE UNITED NATIONS AUX DROITS DE L’HOMME HIGH COMMISSIONER FOR HUMAN RIGHTS
PROCEDURES SPECIALES DU SPECIAL PROCEDURES OF THE
CONSEIL DES DROITS DE L’HOMME HUMAN RIGHTS COUNCIL

Mandat du Rapporteur spécial sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

4 décembre 2012

Excellence,
J’ai l’honneur de m’adresser à vous en ma qualité de Rapporteur spécial sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants conformément à la résolution 16/23 du Conseil des droits de l’homme.

Dans ce contexte, je souhaiterais attirer l’attention du Gouvernement de votre Excellence sur des informations que j’ai reçues concernant des allégations portant sur des actes de torture et de mauvais traitements ayant été commis à l’encontre M. Ali Aarrass.
Les informations reçues concernent également des allégations portant sur des preuves obtenues sous la torture lors de la détention provisoire de M. Aarrass; de l’absence d’enquêtes par les autorités marocaines; de harcèlement constant; de refus d’un traitement médical approprié; et de menaces envers M. Aarrass après la visite du Rapporteur spécial sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants au Maroc du 15 au 22 septembre 2012.
Selon les informations reçues:
M. Aarrass, âgé de 50 ans, est un citoyen belgo-marocain, qui se trouvant actuellement en détention à la prison de Salé II au Maroc. M. Aarrass a été arrêté en Espagne le 1er avril 2008, conformément à une demande d’extradition du Maroc pour des accusations liées au terrorisme.
Le 19 novembre 2010, le Conseil des ministres espagnol a approuvé l’extradition de M. Aarrass. Le 26 novembre 2010, le Comité des droits de l’homme des Nations Unies (référence 2008/2010) a demandé aux autorités espagnoles de surseoir à l’extradition de M. Aarrass. M. Aarrass a été extradé comme prévu d’Espagne vers le Maroc le 14 décembre 2010.
À son arrivée au Maroc, il est rapporté que M. Aarrass aurait été sauvagement torturé pendant 10 jours et soumis à d’autres formes de traitement cruel, inhumain et dégradant, y compris le viol, les coups et les humiliations, ainsi que le refus d’un traitement médical approprié, au cours de sa détention provisoire. Il est en outre signalé que M. Aarrass aurait avoué les accusations portées à son encontre en signant une confession écrite par les autorités en langue arabe, en dépit de sa mauvaise connaissance de cette dernière.
Le 8 février 2011, M. Aarrass, en présence d’un avocat, aurait dit au juge d’instruction que ses aveux avaient été obtenus sous la torture. Le 2 mai 2011, le conseiller juridique aurait déposé une plainte au sujet de la torture de M. Aarrass avec le ministre de la Justice et le procureur général de Rabat. Le 15 septembre 2011, le Tribunal de première instance aurait refusé d’ouvrir une enquête sur les allégations portant sur les actes de torture.
Le 29 novembre 2011, le tribunal marocain de première instance de Salé a condamné M. Aarrass à 15 ans de prison. Il est également allégué que le tribunal de première instance aurait omis de mener une enquête adéquate sur les allégations portant sur les actes de torture commis envers M. Aarrass, malgré de nombreuses demandes et malgré une plainte pénale officielle déposée par son avocat. Il est en outre allégué que l’accusation reposerait uniquement sur les aveux obtenus de M. Aarrass sous la torture, plutôt que sur les preuves objectives de la culpabilité du prévenu. Il est rapporté que M. Aarrass a fait appel de la décision et que l’État aurait procédé à l’établissement d’un rapport médico-légal concernant M.Aarrass, le 8 décembre 2011.
Il est également signalé que, selon une étude indépendante médico-légale du 13 juin 2012, le rapport médico-légal du 8 décembre 2011, et l’examen médical établi par les autorités seraient à la fois insuffisants et ne répondraient pas aux normes exigeant une diligence raisonnable, indépendante, et des enquêtes impartiales sur les allégations portant sur les actes de torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.
Toutefois, le 18 avril 2012, dans le cadre de l’appel de la décision du tribunal de première instance, le procureur général de Rabat a pris la décision de ne pas enquêter sur les allégations portant sur les actes de torture.
Il est rapporté que le 2 octobre 2012, la Cour d’appel de Rabat-Salé a confirmé la condamnation de M. Aarrass, en réduisant la peine de 15 à 12 ans. Il est également allégué que la Cour d’appel n’aurait pas entendu les allégations de M. Aarrass concernant des allégations portant sur les actes de torture, et aurait omis de considérer l’irrecevabilité des aveux obtenus sous la contrainte. Il est rapporté que le juge aurait interrompu la description de M. Aarrass des actes de torture subis en disant simplement que M. Aarrass avait déjà signé des aveux.
Il est en outre signalé que la Cour d’appel n’a pas encore rendu sa décision par écrit dans le cas de M. Aarrass.
Le 20 septembre 2012, le Rapporteur spécial sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants a rencontré M. Ali Aarrass à la prison de Salé I peu de temps avant que la Cour d’appel n’ait rendu son jugement.
Le médecin légiste indépendant qui accompagnait le Rapporteur spécial a effectué un examen physique externe et trouvé des traces de torture sur le corps de M. Aarrass. Le médecin légiste a conclu que la plupart des traces observées, bien que non diagnostiquées comme signes de torture, sont clairement compatibles avec les allégations présentées par M. Aarrass, à savoir le genre de torture et de mauvais traitements infligés, tels que brûlures occasionnées par une cigarette, pratique du «falanja » (coups assenés sur la plante des deux pieds), attachement intense puis suspension par les poignets et électrochocs aux testicules. En outre, il a constaté que la description faite par M. Aarrass des symptômes ressentis après les épisodes d’actes de torture et de mauvais traitements est totalement compatible avec les allégations et que le genre de pratiques décrites et les méthodologies qui auraient été suivis par les agents pratiquant ces actes, coïncident avec les descriptions et les allégations présentées par d’autres témoignages que le Rapporteur spécial a reçus dans d’autres lieux de détention et qui ne sont pas connus de M. Aarrass. Il a conclu que certains de ces signes seront de moins en moins visibles avec le temps et, à terme, devraient disparaître comme ceux, par exemple, existants sur la plante des deux pieds. Il a également conclu que l’examen physique a uniquement été effectué sous lumière artificielle.
Selon les informations que nous avons reçues, M. Aarrass a été transféré à la prison de Salé II après la réunion avec le Rapporteur spécial. Il est rapporté qu’un agent de la prison, M. Bouazza, aurait harcelé M. Aarrass cette nuit-là, exigeant de lui de fournir des détails sur la visite et sur la discussion avec le Rapporteur spécial.
Il est en outre signalé que, dans sa réponse, M. Aarrass a déposé une plainte contre l’agent de prison auprès des autorités de la prison le lendemain, 21 septembre 2012. Il est allégué que le 22 septembre 2012, les autorités pénitentiaires auraient menacé M. Aarrass ou fait pression sur lui pour qu’il retire sa plainte. Il est rapporté que suite aux menaces et actes d’’intimidation proférées, notamment par M. Bouazza, directeur adjoint de la prison de Salé II, à l’encontre de M. Aarrass, ce dernier a retiré sa plainte. Toutefois, le harcèlement et les menaces ont continué d’être proférés. La dernière information reçue en date du 12 novembre 2012, indique que M. Bouazza aurait menacé M. Aarrass de viol, de rendre sa vie en prison impossible et qu’il aurait emporté le chauffe-eau utilisé par M. Aarrass afin de chauffer l’eau pour se laver.
D’autres membres du personnel pénitentiaire sont impliqués dans les mauvais traitements à l’encontre de M. Ali Aarrass depuis son arrivée à la prison de Salé II sont M. Mustafa El Hajri, ancien directeur; M. Mohamed El Athimi, ancien directeur adjoint; et M. Hamid Allali, infirmier. Il est rapporté que le nouveau directeur de l’établissement aurait promis à M. Aarrass qu’il préviendrait le harcèlement et les mauvais traitements dans l’avenir et que les conditions de vie dans la prison de Salé II seraient améliorées. Toutefois, le harcèlement et les menaces par le personnel pénitentiaire se poursuivent.

Il est également allégué que les autorités carcérales continuent de rejeter les demandes d’examen et de traitements médicaux appropriés à M. Aarrass. Selon les sources, M. Aarrass souffre de plusieurs maux qui nécessitent des soins médicaux immédiats, tels qu’éruption cutanée douloureuse, épilepsie, hémorroïdes et problèmes dentaires. Il est rapporté que le personnel médical de la prison de Salé II refuse de recevoir M. Aarrass s’il ne paie pas pour ce service.
Des craintes ont été exprimées quant au fait que M. Aarrass puisse être l’objet de torture ou de cruels et mauvais traitements. Sans vouloir à ce stade me prononcer sur les faits qui m’ont été soumis, je souhaiterais néanmoins intervenir auprès du Gouvernement de votre Excellence pour tirer au clair les circonstances ayant provoqué les faits allégués ci-dessus, afin que soit protégée et respectée ‘intégrité physique et mentale de M. Aarrass et ce, conformément aux dispositions pertinentes de la Déclaration universelle des droits de l’homme, du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, de la Déclaration sur la protection de toutes les personnes contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, et de la Convention contre la Torture.
Quant aux allégations concernant les actes de torture et de mauvais traitements à l’encontre de M. Aarrass pendant sa détention provisoire, je souhaiterais attirer ‘attention du Gouvernement de votre Excellence sur le paragraphe 1 de la résolution 16/23 du Conseil des droits de l’homme qui « condamne toutes les formes de torture et autres traitements cruels, inhumains ou dégradants, y compris l’intimidation, qui sont et demeurent prohibés, en tout temps et en tout lieu, et ne peuvent jamais être justifiés, et invite tous les États à mettre pleinement en œuvre l’interdiction absolue et intangible de la torture et autres traitements cruels, inhumains ou dégradants. « 
De plus, j’aimerais attirer l’attention du Gouvernement de votre Excellence sur l’article 15 de ladite Convention qui stipule que «Tout Etat partie veille à ce que toute déclaration dont il est établi qu’elle à été obtenue par la torture ne puisse être invoquée comme un élément de preuve dans un procédure, si ce n’est contre la personne accusée de torture pour établir qu’une déclaration a été faite.» L’Assemblé Générale, dans le paragraphe 7 de sa Résolution A/RES/61/153 du 14 février 2007, a réitéré cette demande.
Je souhaiterais également rappeler l’article 12 de la Convention contre la torture, à laquelle le Maroc a adhéré en 21 juin 1993, qui stipule que «Tout Etat partie veille à ce que les autorités compétentes procèdent immédiatement à une enquête impartiale chaque fois qu’il y a des motifs raisonnables de croire qu’un acte de torture a été commis sur tout territoire sous sa juridiction.» et l’article 7 qui veut que des cas de torture soient soumis aux autorités compétentes pour l’exercice de l’action pénale. Je voudrais aussi attirer l’attention du Gouvernement de votre Excellence sur le paragraphe 3 de la Résolution 8/8 du Conseil de Droits de l’Homme, qui exhorte les Etats «À prendre des mesures durables, décisives et efficaces pour que toutes les allégations de torture ou autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants soient examinées promptement et en toute impartialité par l’autorité nationale compétente et que ceux qui encouragent, ordonnent,tolèrent ou commettent des actes de torture, notamment les responsables du lieu de détention où il est avéré que l’acte interdit a été commis, en soient tenus responsables,traduits en justice et sévèrement punis et à prendre note à cet égard des Principes relatifs aux moyens d’enquêter efficacement sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants et d’établir la réalité de ces faits (Protocole d’Istanbul), qui peuvent contribuer utilement à lutter contre la torture;» (6b).
Quant aux allégations portant sur les actes de harcèlement et d’intimidation envers M. Aarrass suite à la réunion qui s’est tenue avec le Rapporteur spécial, je souhaiterais rappeler que pendant sa visite au Maroc, le Rapporteur spécial a demandé et reçu l’assurance des autorités que des instructions claires seraient communiquées à tous les niveaux de pouvoir et que ni l’intimidation, ni aucune sorte de représailles ne sauraient être tolérées.
A cette égard, je souhaiterais aussi attirer l’attention du Gouvernement de votre Excellence sur le paragraphe 7b de la Résolution 8/8 du Conseil des droits de l’homme de juin 2008 laquelle rappelle aux Etats que «Les mesures d’intimidation ou les pressions visées à l’article premier de la Convention contre la torture, notamment les menaces graves et crédibles contre l’intégrité physique de la victime ou d’une tierce personne, ainsi que les menaces de mort, peuvent être assimilées à un traitement cruel, inhumain ou dégradant ou à la torture.»
Finalement, je tiens à rappeler au Gouvernement de votre Excellence les dispositions de la résolution 12/2 du Conseil des droits de l’homme (A/HRC/RES/12/2), qui, entre autres, «condamne tous les actes d’intimidation sur les représailles de la part des gouvernements et des acteurs non étatiques contre des individus et des groupes qui cherchent à coopérer ou ont coopéré avec l’Organisation des Nations Unies, ses représentants et mécanismes dans le domaine des droits de l’homme» (OP 2) et «invite tous les États à assurer une protection adéquate contre les actes d’intimidation ou de représailles pour les individus et les groupes qui cherchent à coopérer ou ont coopéré avec l’Organisation des Nations Unies, ses représentants et mécanismes dans le domaine des droits de l’homme (…)» (OP 3).
Il est de ma responsabilité, en vertu du mandat qui m’a été confié par le Conseil des droits de l’homme, de solliciter votre coopération afin de tirer au clair les cas qui ont été portés à mon attention. Etant dans l’obligation de faire rapport de ces cas au Conseil des droits de l’homme, je serais reconnaissant au Gouvernement de votre Excellence de ses observations sur les points suivants :
1. Les faits tels que relatés dans le résumé du cas sont-ils exacts?
2. Veuillez fournir la décision écrite de la Cour d’appel du 2 Octobre 2012, et veuillez préciser dans quelle mesure les allégations de torture ont été étudiées par les procureurs, les juge d’instruction et par la Cour de première instance et d’appel dans le cas de M. Aarrass. Veuillez également fournir les détails, et le cas échéant les résultats de ces enquêtes. Si aucune enquête n’a eu lieu ou si elles n’ont pas été concluantes, veuillez s’il vous plaît en indiquer les raisons.
3. Veuillez s’il vous plaît indiquer quelles mesures seront prises afin d’assurer que toute déclaration, dont il est établi qu’elle a été faite suite à des actes de torture, ne puisse être invoquée comme preuve dans une procédure juridique conformément à l’article 15 de la Convention contre la torture.
4. Veuillez s’il vous plaît fournir des informations sur les mesures prises pour empêcher d’autres actes de harcèlement et de mauvais traitements à l’encontre de M. Aarrass en prison. Pourriez-vous également fournir des détails et, lorsqu’ils seront disponibles, les résultats des enquêtes sur les actes de harcèlement récents et de mauvais traitements envers M. Aarrass après la visite du Rapporteur spécial sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. Si aucune enquête n’a eu lieu,veuillez s’il vous plaît en indiquer les raisons.
5. Veuillez s’il vous plaît fournir des informations sur les mesures qui seront prises pour assurer que M. Aarrass obtiendra immédiatement le traitement médical adéquat. Veuillez également expliquer quelles mesures ont été prises pour permettre l’accès à un médecin indépendant et pour quelles raisons une telle demande peut être refusée.
Je serais reconnaissant de recevoir de votre part une réponse à ces questions dans un délai de 60 jours. Je m’engage à ce que la réponse du Gouvernement de votre Excellence à chacune de ces questions soit reflétée dans le rapport que je soumettrai à la session de mars 2013 du Conseil des droits de l’homme.
Dans l’attente d’une réponse de votre part, je prie le Gouvernement de votre Excellence de prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la protection des droits et des libertés de M. Aarass, de diligenter des enquêtes sur les violations qui auraient été perpétrées et de traduire les responsables en justice. Je prie aussi le Gouvernement de votre Excellence d’adopter, le cas échéant, toutes les mesures nécessaires pour prévenir la répétition des faits mentionnés.

Veuillez agréer, Excellence, l’assurance de ma très haute considération.
Juan E. Méndez
Rapporteur spécial sur la torture et autres peines ou traitements cruels,inhumains ou dégradants


La MRAP : “Le Maroc ne mérite pas d’être membre du conseil”

Le MRAP devant le Conseil des droits de l'Homme

Par : Malainin Lakhal (*), Liberté1/6/2013
Le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap), une association française non gouvernementale créée depuis 1949 par d'anciens résistants, a estimé, lundi dans une intervention orale devant la 23e session du Conseil des droits de l'Homme, que le Maroc s'est discrédité de toute possibilité de candidature au Conseil onusien des droits de l'Homme à cause de son rejet de l'inclusion de l'observation et de la protection des droits de l'Homme dans le mandat de la mission de l'ONU au Sahara Occidental. Le représentant de cette organisation, agréée comme “Association nationale d'éducation populaire” en France et dotée du statut consultatif auprès de l'ONU, a souligné que, par ce rejet, le royaume du Maroc “s’est disqualifié des élections au Conseil des droits de l'Homme”. Rappelons que le Maroc est candidat pour les élections à la candidature du Conseil des droits de l'Homme de Genève, alors que l'Algérie est le candidat soutenu par l'Union africaine à ce même siège.
Le Mrap a ouvertement critiqué l'attitude incompatible du Maroc, qui refuse de permettre à l'ONU de protéger les droits de l'Homme au Sahara Occidental alors qu'il œuvre par tous les moyens pour intégrer le Conseil onusien censé être en charge de la promotion et la protection universelles des droits de l'Homme. L'organisation française a, en conclusion, estimé qu'il est grand temps pour le Haut-Commissariat des droits de l'Homme “d'envoyer une équipe d'enquête au Sahara Occidental afin d'évaluer la situation des droits de l'Homme et la situation des organisations non gouvernementales” sahraouies, soulignant qu’il est nécessaire “d'inclure dans le prochain rapport annuel de l'Office (du Haut-Commissariat des droits de l'Homme) une section dédiée aux territoires non autonomes”, tel le Sahara Occidental.
Le Maroc, soutenu par la France et l'Espagne, avait refusé un projet de résolution présenté le mois d'avril dernier par les États-Unis d'Amérique, et soutenu par toutes les organisations non gouvernementales internationales, qui recommandait l'inclusion de la surveillance des droits de l'Homme dans le mandat de la Minurso. Cette attitude marocaine a été marquée par plusieurs gaffes diplomatiques contre les pays qui soutenaient cette initiative, notamment l'US.
La France avait farouchement défendu la position marocaine s’alignant malheureusement, une fois de plus, avec un royaume qui est unanimement accusé par toutes les ONG internationales des droits de l'Homme de violations flagrantes contre le peuple du Sahara Occidental, un territoire encore dans la liste de décolonisation de l'ONU, qui lui reconnaît le droit à l'autodétermination depuis 1963.

M.L.M.
(*) Secrétaire général de l’Union des journalistes sahraouis

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La MAP continue  à parler de l'exemplarité du Maroc en matière de droits de l'Homme ...Qui prend encore au sérieux cette propagande bouffonne ?

"Bruxelles, 30 mai 2013 (MAP)- Les droits de l'Homme sont respectés au Maroc et "vont dans la bonne direction", à la faveur des réformes engagées depuis plusieurs années, a affirmé le vice-président de la sous-commission Droits de l'Homme au Parlement européen, Jean Roatta  à l'issue de la réunion, mercredi à Bruxelles, du groupe d'amitié UE-Maroc au Parlement européen. (...)

"Les autres pays du Maghreb peuvent s'inspirer du Maroc" dans ces domaines, a-t-il assuré."

 www.menara.ma/.../617972-les-droits-de-lhomme-sont-respect...

Midhat Bourequat sur la mort de Mohamed 5.


Midhat Bourequat sur la mort de Mohamed 5.
publiée le 6 juin 2013

Extrait de la rencontre avec Midhat René Bourequat tourné à Paris le 1er juin 2013.
Survivant du bagne de Tazmamart (Maroc).
L'extrait choisit porte sur la mort de Mohamed 5.
Réalisation : Radouane El Baroudi

    Licence YouTube standard
http://youtu.be/cU3v_vk80ls


Dimanche 2 Juin  18H à Place Bab El Had à Rabat


TOUT LE MONDE DANS LA RUE!

CONTRE LA REPRESSION, L'HUMILIATION.

POUR LA DIGNITE ET LE RESPECT DES DROITS HUMAINS.

POUR LA LIBERTE DE S'EXPRIMER.

TOUS DANS LA RUE.

MAMFAKINCH!


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Le 2 JUIN, le M20 Casa Rejoint le M20 Rabat, pour une manif unifiée à Rabat à 18h00 à Bab Lhad ... si vous êtes humain (les animaux sont les bienvenus également), si vous pouvez être présent à Rabat ce Dimanche et si vous croyez à un véritable changement au Maroc soyez avec nous ... soyons nombreux pour exiger la démocratie, l'égalité de toutes et tous devant la loi, la liberté d'expression, la libération des détenus politiques ... montrons au régime makhzen que les mamfakinchs sont véritablement des mamfakinchs ...

Va Moumen, où tu vivras toujours !

par Salah Elayoubi 30/5/2013



C'est le drapeau palestinien qui a enveloppé de ses couleurs si reconnaissables, le corbillard menant Moumen Chbari à sa dernière demeure.
Un geste lourd de symbolique,assumé par ceux qui l'ont porté en terre et que le défunt n'aurait certainement pas désavoué. Il dit le combat inachevé et tout le chemin qui reste à parcourir, pour que justice et dignité aient enfin, droit de cité, à l'autre bout de la Méditerranée, mais aussi sur les rivages de l'Atlantique, dans ce pays, dont les dirigeants pactisent honteusement, avec l'ennemi du peuple palestinien. 

Quant au drapeau rouge, frappé de l'étoile chérifienne, même mort, Moumen aurait trouvé insupportable qu'il l'accompagnât pour son dernier voyage, tant il est associé aux souffrances qu'on lui a infligées, de son vivant. Elles sont certainement à l'origine des pathologies lourdes qui ont fini par l'emporter.
Car, disons-le, le Makhzen est, pour grande part, responsable de la disparition tragique de Moumen qu'il a pourchassé, torturé et emprisonné, remettant son sinistre métier sur l'ouvrage, plusieurs fois de suite, allant même jusqu'à s'en prendre à la famille, histoire d'en finir définitivement avec le militant.
Toutes les victimes et les pathologistes vous le confirmeront, nul n'est jamais sorti indemne d'une confrontation avec la dictature marocaine, qu'elle ait eu pour théâtre Moulay Chérif, Dar El Mokri, Tazmamart, Kelaat Mgouna ou Témara. Des dizaines de milliers de personnes y ont laissé la vie. Les autres se contentent tout juste de survivre, perclus à tout jamais, d'abominables stigmates.
Des siècles de pénitence aux bourreaux,des montagnes d'or et les thérapies les plus lourdes en institutions spécialisées ne suffiraient pas à racheter ces crimes du régime marocain voyou et rendre vie aux victimes de sa barbarie.
L'Instance de Réconciliation et d'Equité, cette autre fumisterie, comme seul sait en concocter le Maroc, pourra se fendre de toutes les conclusions qu'elle voudra, histoire de blanchir son commanditaire, celui-ci n'en a cure. il continue de noircir obstinément des chapitres d'ignominie, jour après jour. Et lorsqu'on le croit fatigué d'écrire, il reprend de plus belle, comme ce dimanche, lorsqu'il s'en est pris aux manifestants qui réclamaient pacifiquement, la libération des détenus du vingt février, dans les rues de Rabat et Casablanca.

Moumen aurait pu survivre à sa crise cardiaque. Mais pour cela, il aurait fallu qu'il se trouvât dans un pays où l'Etat est comptable du bien-être, de la santé et de la vie de ses citoyens. Tous ses citoyens.
Son épouse raconte l'agonie de l'homme de sa vie, ce matin de vendredi.
Interminable !
Et cette fichue ambulance, coincée quelque part, dans les embouteillages.
Accablant !
Le pays qui ambitionne de grandir l'âme de quelques millions de retraités européens, se montre bien incapable d'acheminer des secours à un homme agonisant à quelques centaines de mètres.
Accablant aussi parce que l'on apprend que des médecins ont laissé dans la nature un homme, dont ils savaient le coeur fragile, les artères obstruées et la glycémie instable. La famille du défunt ne s'y est d'ailleurs pas trompée. C'est vers une clinique qu'elle a acheminé Moumen, les hôpitaux ayant la fâcheuse réputation de vous achever, dès lors qu'il s'agit d'urgences vitales. Une santé publique misérable et capable du pire, lorsqu'elle s'applique au pauvre et si performante dès lors qu'il s'agit de porter secours au puissant.

Moumen s'est donc éteint à 54 ans. Sous des cieux plus cléments, son âge et son expérience l'auraient conduit aux plus hautes destinées. Mais il avait, très tôt eu cette intuition infaillible, propre aux surdoués, que le régime insultait l'intelligence des marocains, en promettant toujours et ne tenant jamais. Jusqu'à son dernier souffle, il aura refusé de donner quitus à ce système politique qu'il haïssait et qui ressemble à une voiture balai, charriant dans son sillage, tant d'opportunistes et d' « aubainards » incompétents et tellement d'indigence, qu'elle s'achemine vers une sortie de route, à nulle autre pareille.

Une fois Moumen enterré, comme pour repousser l'échéance cruelle des adieux et psychanalyser leur douleur, hommes et femmes ont promené leur tristesse à travers les allées du cimetière. Alors, un vieux militant a extirpé son téléphone portable et lui a fait entonner l'Internationale en français, avant de l'accompagner en sourdine. Bouleversant.
Moment pathétique et grandiose à la fois, parce qu'il rappelle combien est long et solitaire le combat pour la dignité, mais que le bon droit et la justice finissent toujours par triompher de la tyrannie. 
https://www.facebook.com/notes/salah-elayoubi/va-moumen-o%C3%B9-tu-vivras-toujours-/534845659895451

Dimanche 26 mai - Mouvement 20 février : manifestation avortée, violente répression des participants. Communiqué AMDH

Par Souad G Attac-Maroc, 26/5/2013
 Le Mouvement du 20 Février a appelé à manifester dans toutes les villes pour la libération de tous les détenus politiques dans les prisons au Maroc.
A Rabat et Casablanca, la répression a été forte, les militants ont été violemment dispersés puis pourchassés. Une présence importante des forces de répression et de policiers en civil.
A Imzouren, les militants ont été dispersés dès leur arrivée sur le lieu de la manifestation.
L'appel a été soutenu par l'AMDH et les partis de gauche .
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Par Abdel El Haji fb
  Répression sans précédent des forces de répression au Maroc contre les manifestants pacifistes en sit-in pour la libération des prisonniers politiques des geôles du régime marocain. 
Notre camarade Abdelhamid Amine, ancien vice-président de l'AMDH n'a pas échappé à cette vague de répression. Il a été trainé par les policiers sur plus de 100 m et présente quelques lésions. De même qu’un représentant du syndicat de l’UMT, des responsables de l’AMDH ainsi que de nombreux militants ont été tabassés par les policiers. Plusieurs militants ont été hospitalisés.



m.lakome.com

‏لكم. كوم – أخذ النقاش السياسي في المغرب، خاصة من طرف قيادات الأحزاب السياسية يمتح قاموسه من لغة شعبوية تفرغه من كل مضمون. بدأ انحطاط قاموس هذا الخطاب بـ"خرجات" حميد شباط و "قفشات" عبد الإله بنكيران، واليوم انضاف إلى هذا الثنائي مصطفى الباكوري، التكنقراطي، خريج المدارس العليا في باريس، 
ليغرف هو نفسه...‏
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Mouvement 20 février : manifestation avortée, répression des participants




Manifestation réprimée à Rabat - Dimanche 26 mai 2013


Le mouvement du 20 février n'a pas pu manifester hier à Rabat pour la libération des détenus politiques : les participants ont été violemment dispersés par les forces de l'ordre dès leur arrivée au point de rendez-vous.
La manifestation organisée hier dimanche à Rabat par le mouvement du 20 février n'a pas pu avoir lieu : les participants ont été violemment dispersés par les forces de l'ordre selon les témoignages recueillis. Parmi les blessés, plusieurs militants de l'AMDH – dont Abdelhamid Amine et Samira Kinani. Des témoins rapportent que des courses-poursuite ont eu lieu autour de Bab El Had, point de rendez-vous de la manifestation. Le mot d'ordre de ce rassemblement était la libération des détenus politiques au Maroc.

Conférence de presse à l'AMDH
Après la diffusion d'un communiqué, l'AMDH a accueilli ce lundi matin à Rabat une conférence de presse du mouvement du 20 février pour revenir sur les événements de dimanche et dénoncer l'atteinte à la liberté de manifester et à l'intégrité physique des participants. L'occasion aussi pour l'association de présenter un rapport sur les détenus politiques au Maroc. Il y a trois semaines, l'AMDH et Mamfakinch avaient lancé le site "freekoulchi.org" dont l'objectif est de recenser l'ensemble de ces détenus.

 http://fr.lakome.com/index.php/politique/845-mouvement-20-fevrier-manifestation-avortee-repression-des-participants?fb_action_ids=536944366353907%2C536944026353941&fb_action_types=og.likes&fb_source=other_multiline&action_object_map={%22536944366353907%22%3A654642334553193%2C%22536944026353941%22%3A162918617214898}&action_type_map={%22536944366353907%22%3A%22og.likes%22%2C%22536944026353941%22%3A%22og.likes%22}&action_ref_map=[]
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Zohra Essa a partagé une photo de Najib Chaouki.
Rabat, hier, manif du M20, le géant Ablehamid Amine, l'ex-Président de l'AMDH, à terre, scandant "DIGNITÉ, DIGNITÉ, DIGNITÉ ...", un grand bravo cher monsieur, une tonne d'admiration à ce citoyen DIGNE et FIER, merci pour ton courage, merci pour ton sacrifice, merci ...
Younes
سحل الرئيس السابق للجمعية المغربية لحقوق الانسان عبد الحميد أمين بباب الأحد بالرباط
Abdelhamid Amine trainé par les policiers


Décès d'un manifestant chômeur touché au crâne.

 Par Salah Elayoubi
Décès d'un manifestant chômeur touché au crâne. Il fallait s'y attendre, les policiers marocains sont désormais équipés de matraques plus longues et donc plus efficaces que les fameux "Tonfas" pour frapper, sans avoir à approcher leurs victimes. Compte tenu de la sauvagerie des attaques, il faut s'attendre à d'autres atteintes graves.
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Fatiha Ben Abdellah

Mort d'un manifestant victime de la violence policière
 
www.youtube.com   

 
DATE ET LIEU : Rabat, le 29.05.2013

http://youtu.be/IFgCK5FNUks 
 ATTENTION, C'EST VIOLENT : Ce diplômé-chômeur qui manifestait pacifiquement le 29 mai 2013 devant le siège du parlement marocain a reçu un coup de matraque policière qui lui a fracassé le crâne et causé une hémorragie mortelle ...