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lundi 15 juillet 2013

Titres solidmar du 14 au 21/7/2013


  • dimanche 14 juillet 2013

    Liberté de l'information : Signez l'appel «Nous avons le droit de savoir»


    Signez ici l'appel lancé avec Mediapart par plus de quarante titres de presse, associations de défense des libertés et syndicats, et dizaines de personnalités politiques et de la société civile, en faveur de la liberté de l'information.
    Nous avons le droit de savoir
    La liberté de l’information n’est pas un privilège des journalistes mais un droit des citoyens. Dans une démocratie vivante, le pouvoir du peuple souverain suppose le savoir d’un public informé. Être libre dans ses choix et autonome dans ses décisions nécessite de connaître ce qui est d’intérêt public, c’est-à-dire tout ce qui détermine et conditionne nos vies en société.

    S’agissant des affaires publiques, la publicité doit donc être la règle et le secret l’exception. Rendre public ce qui est d’intérêt public est toujours légitime, notamment quand le secret protège indûment des injustices et des délits, des atteintes au bien collectif ou aux droits humains. Ainsi la sécurité des États ne saurait empêcher la révélation de violations des libertés individuelles, pas plus que la sauvegarde de l'intimité de la vie privée, impératif par ailleurs légitime, ne saurait être l’alibi d’infractions aux lois communes.

    C’est pourquoi il importe de défendre les journalistes professionnels, les sources d’information et les lanceurs d’alerte ayant permis la révélation de faits d’intérêt général qui, sans leur travail et leur audace, seraient restés inconnus du public. Les soutenir, c’est protéger et étendre un droit de savoir universel, garantie d’un renforcement de la démocratie mondiale à l’heure de la révolution numérique.

    Pour toutes ces raisons, nous nous disons solidaires de Mediapart après la récente condamnation lui imposant de censurer, trois ans après leur révélation, ses informations sur l'affaire Bettencourt. En signe de protestation, nous faisons désormais nôtres toutes ces informations. Et nous encourageons les médias, les associations, les élus, les citoyens à les reprendre immédiatement et à les diffuser par tous les moyens démocratiques en leur possession.
    • • • • • 


    © (DR)


    Premiers signataires
    Hebdomadaires. Charlie HebdoL'ExpressLes InrockuptiblesMarianneLe Nouvel ObservateurPolitis.
    Quotidiens. Le Courrier (Suisse), L'HumanitéLibérationLe Soir (Belgique).
    Sites d'information. Aqui! Presse, Aqui.fr, Arrêt sur images, ArteRadio, Basta !, Le Courrier des Balkans, Edito+Klartext (Suisse), Electron Libre, Factuel.info, Infolibre (Espagne), lexpress.fr, Marsactu, Mediapart, Reflets, Rue89, Le Télescope d’Amiens.
    Radio. Radio Nova.
    Mensuels et trimestriels. CausetteLyon CapitaleMensuel Le Ravi, Polka Magazine, RegardsTerra Eco.
    etc...........................................................................

    Est-ce que le Maroc vit en état d’exception ?




    Deux ans se sont écoulés depuis l'adoption de la nouvelle constitution, après l'intifada de la jeunesse du 20 Février contre le despotisme et les rituels de la corruption. Deux ans pendant lesquels des jeunes et des moins jeunes ont déliré à n'en plus finir, pour chanter les louanges de cette nouvelle Constitution, dont les chapitres regorgent de droits, de libertés et de garanties.

    Abderrahim Jamai
    Parce que les Marocains aspirent à beaucoup de bonheur, au point d'aller surfer sur les vagues de la mort en empruntant les barques de l'immigration clandestine, ils ont fait de nombreuses lectures du texte constitutionnel et attendu à ce jour des actions gouvernementales concrètes pour le traduire en bonheur, aussi éphémère soit-il, en transformant ses principes en règles, textes et dispositions agissantes qui créent le sentiment que quelque chose a vraiment changé dans la vie du citoyen, que la routine est brisée, et qu'il y a une mobilisation collective en mesure de nous arracher de la misère, aussi bien sur le plan politique que celui des droits et humains. 
    La situation du Maroc est bien mauvaise et la Constitution du Maroc est gelée. Nous sommes dans un état d'exception. Le citoyen vit plus que jamais dans la crainte et l'angoisse. Quelle est notre perception de cette situation et quelles sont ses faces les plus sombres ?
    L'article 6 de la Constitution qui prévoit que tous, personnes physiques et morales y compris les pouvoirs publics, sont égaux devant la loi et sont tenus de s'y soumettre. Cet article est gelé car l'Etat pratique l'abus de pouvoir et refuse de se conformer à la loi et à la faire respecter en donnant l'exemple au citoyen. 
    L'Etat refuse souvent d'appliquer les décisions de justice, et applique la loi de façon sélective, selon le statut social, financier ou la position hiérarchique du concerné. Un exemple criant est son refus d'ouvrir une enquête dans l'affaire des échanges de primes entre l'ancien ministre des Finances et le Trésorier Général du royaume.
    Comme les articles 12 et 13 sont tout aussi gelés, les associations et les organisations non gouvernementales ne bénéficient pas du droit de préparer les décisions et les projets dans le cadre de la démocratie participative et il n'y a pas de texte qui lui garantit ce droit. De même, rien ne lui donne la possibilité de partenariat avec les pouvoirs publics dans l'élaboration des politiques publiques et leur mise en œuvre.
    Le citoyen demeure privé de son droit de présenter des motions législatives ou présenter des pétitions aux autorités, conformément aux articles 14 et 15 de la Constitution.
    Les jeunes filles et les jeunes garçons sont toujours menacés dans leur vie, dans leur sécurité physique et leur santé, leur sécurité alimentaire et celle de leur l'environnement. Les femmes ayant droits à des terres collectives en sont toujours privées, et les femmes domestiques de maison sont toujours exploitées et subissent l'humiliation, l'inégalité et ce qui tue leur dignité, à savoir la discrimination de la part de l'État et du pouvoir, contrairement à l'article 19 de la Constitution.
    Ne parlons pas du droit à la vie, qui végète encore en bas de l'échelle de la protection juridique par le maintien de la peine de mort dans les textes et dans les jugements, en dépit de l'article 20, tandis que la torture, l'atteinte à la sécurité physique, les traitements cruels, l'arrestation illégale et arbitraire et la détention dans des lieux secrets, sont tous des actes encore pratiqués par ceux qui sont payés pour appliquer la loi, de même que la présomption d'innocence est violée par ceux dont la responsabilité est de la protéger et la garantir. Les prisons et les centres pénitentiaires sont encore le théâtre d'abus et de violations des droits, comme si l'article 23 de la Constitution n'existait pas.
    La liberté d'opinion et d'expression, et avec elles les professionnels des médias, subissent les pressions et les humiliations, sans parler des poursuites judiciaires en particulier lorsque les sensibilités du pouvoir sont dans l'équation, et ce malgré l'article 25 de la Constitution.
    L'information est encore un tabou pour le citoyen qui ne peut toujours pas l'obtenir de la part des institutions et administrations, en dépit de l'article 27.
    Contrairement à l'article 29, le droit de grève est bafoué et soumis à des contraintes.
    Il existe encore des zones du Maroc où les citoyennes et les citoyens ne connaissent pas le goût de l'eau potable ni les bienfaits de l'électricité, certains vivent même sans un plafond qui les protège contre la neige en hiver, ni route goudronnée, ni soins médicaux, ni travail, ni salaire, contrairement aux dispositions de l'article 31.
    En dépit de l'article 33 de la Constitution, de nombreux jeunes restent marginalisés sans travail et sans perspective d'intégration sociale, et sont généreusement bastonnés par les forces de l'ordre sur la voie publique, sans que les responsables sécuritaires des bastonnades, humiliations et autres agressions ne rendent compte de leur abus.
    L'abus de pouvoir et le trafic d'influence et de privilèges sont monnaie courante au sein des centres d'influence politique et économique. Le manque d'intégrité morale et la corruption entachent les passations de marchés dans tous les secteurs, au vu et au su des citoyens et des autorités, contrairement à l'article 36.
    Quant à la mise en conformité des lois marocaines avec les conventions internationales relatives aux droits de l'homme, elle demeure gelée dans de nombreux domaines de la vie. Certains protocoles approuvés sont en attente de publication au Journal officiel, alors que la procédure d'examen de la constitutionnalité des lois est suspendue, comme est suspendue la Cour constitutionnelle elle-même, tandis que des notions ou des institutions aussi capitales que le Pouvoir judiciaire et le Conseil supérieur du Pouvoir judiciaire semblent otages des ténèbres des huis clos où le pouvoir les mijote à sa guise et à son rythme ...
    Voici quelques unes des manifestations de cet état d'exception que vit notre pays. On voit bien que la Constitution est bien suspendue, alors que c'est la loi suprême qui nous invite explicitement et invite les autorités à la respecter et s'y conformer.
    Est-il normal dans un État qui se respecte que les articles essentiels de sa loi fondamentale soient gelés et ignorés, et que l'autorité publique dont la mission est de la respecter, la viole au quotidien et en public ?
    Une Constitution et ses dispositions ne sont pas rédigées uniquement pour être ostensiblement lues à l'occasion des réunions ou studieusement citées sur les plateaux de télévision. L'intérêt et la vocation d'une Constitution est d'être présente dans la vie pratique, c'est le sentiment concret qu'a tout un chacun que toutes les dispositions de ce texte sont réellement en vigueur partout et à chaque instant, et qu'il bénéficie de toutes les garanties et tous les droits qui y sont mentionnés. La raison d'être d'une Constitution est d'être respectée rigoureusement et dans ses moindres détails, par l'Etat et l'autorité publique d'abord, et par les citoyens ensuite.
    Nous vivons au Maroc sous un état d'exception explicite, qui nous est imposé, et que nous acceptons de bonne grâce sans rechigner et encore moins protester ou dénoncer.
    Il y un déficit d'institutions, comme le Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire, la Cour constitutionnelle ..., auquel s'ajoute la confiscation d'un certain nombre de droits, en plus de l'existence d'autorités qui n'exercent pas leur compétence et de certains droits qui sont étouffés. En un mot, nous avons tous les ingrédients de ce que la science politique qualifie d'état d'exception.
    C'est le triste sort de la Constitution qui a permis l'espoir. A force de s'entêter à l'ignorer et la geler, les autorités publiques ont réduit les pauvres chapitres de cette Constitution à l'état de cadavres juridiques qui jonchent les espaces de la vie publique, et partant de là, ceux de la vie des citoyens.
    L'Etat et les pouvoirs publics ne sont pas conscients des dangers de cette situation dont nul ne peut prévoir les conséquences dans l'avenir. Quoi qu'il en soit, il est de notre droit en tant que citoyens à refuser cette situation, revendiquer qu'il y soit remédié et demander des comptes aux responsables de cette paralysie.
    Quelle est alors la différence, devant cette situation d'exception, entre le Maroc d'avant la Constitution d'après, si l'État, deux ans après son adoption, est incapable de créer un climat de confiance et de foi en cette Constitution en prenant toutes les mesures pour l'appliquer et lui donner vie? Quelle est en fin de compte la différence entre l'état d'exception de l'année 1965 et l'état d'exception aujourd'hui?
    Les jeunes du mouvement du 20 Février sont sortis pour revendiquer un Etat de droit et des institutions. Malheureusement, après l'adoption de la Constitution, nous sommes devenus des citoyens dans un Etat où les lois et les institutions sont en position Off. Nous devons par conséquent rendre un hommage posthume au penseur et professeur Driss Benali, qui nous a quittés récemment. En effet, il considérait que le Maroc vivait dans un état d'exception depuis 2002, d'après ce qu'il a publié dans le journal l'Economiste en Octobre de la même année.
    Abderrahim Jamai
    Traduction Ahmed Benseddik

    http://fr.lakome.com/index.php/chroniques/1049-est-ce-que-le-maroc-vit-en-etat-d-exception

    Point hebdomadaire n°31 sur la campagne de parrainage des prisonniers politiques au Maroc,






    Par l'ASDHOM,  11/7/2013


    Qu’est-ce qui peut justifier un déploiement massif des forces de l’ordre et un dispositif de sécurité quelque part sur le territoire d’un État de droit ? En dehors d’un fait de terrorisme ou d’une menace sérieuse pour la sécurité des citoyens, rien, justement, ne peut les justifier. Au Maroc, il a suffit qu’une délégation de 14 touristes solidaires se rende à Ifni et sa région pour que la ville soit quadrillée.
    Cette délégation composée de Français-es, d’Allemand-e-s et d’Australien-ne-s, conduite par Madame Claude Mangin, épouse du prisonnier politique sahraoui Naâma Asfari du groupe Gdeim Izik, incarcéré depuis novembre 2010 à la prison Salé 1, s’est rendue à Agadir le dimanche 7 juillet pour une tournée qui doit la conduire à Tiznit, Tantan, Dakhla, Laâyoune et Smara dans le cadre de la campagne « Écrire pour les libérer » initiée par des associations de soutien aux prisonniers politiques sahraouis. Ces parrains et marraines comptaient rendre visite en accompagnant les familles et remettre des lettres de solidarité aux 33 prisonniers politiques sahraouis incarcérés aux prisons de Tiznit, Aït Melloul, Laâyoune et Dakhla, mais c’était sans compter avec la réaction des autorités marocaines. Vous trouverez sur le site de l’ASDHOM la liste de ces 33 parrainés.
    Lundi 8 juillet, la délégation avait passé deux heures devant chacune des prisons d’Aït Melloul et de Tiznit dans l’espoir d’être reçue par leurs directeurs. En vain. Non seulement les directeurs ont refusé de l’accueillir, mais ils ont également refusé de prendre les lettres que la délégation avait préparées pour expliquer les raisons de ce déplacement. La délégation avait même pris la peine d’informer le président du Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH) de ses intentions. Mais apparemment les autorités marocaines auraient préféré voir ces touristes, d’un genre particulier, à la Mamounia ou à d’autres hôtels de Marrakech se délectant de la chaire fraîche au lieu de venir frapper à leurs prisons.
    Nous reviendrons sur cette mission dès qu’on aura plus d’éléments après le retour de la délégation.

    D’autres informations, heureusement plus heureuses, nous sont parvenues concernant des prisonniers politiques proposés au parrainage par l’ASDHOM.

    Groupe UNEM-Meknès : Les cinq prisonniers politiques de l’UNEM à Meknès (Hassan Koukou, Soufiane Sghéri, Mounir Aït Khafou, Mohamed Eloualki et Hassan Ahmouch) ont arrêté, début juillet, leur grève de la faim qu’ils avaient entamée le 3 mars 2013. Ils ont réussi à arracher de l’administration pénitentiaire plusieurs revendications dont la séparation des prisonniers de droit commun, le suivi médical complet jusqu’à l’amélioration de leur santé, l’amélioration des conditions des visites familiales, l’autorisation de visite ouverte à d’autres personnes en dehors de la famille, la poursuite des études dans de bonnes conditions, l’accès à la bibliothèque, l’accès quotidien aux installations sportives, l’accès aux livres, aux magazines et aux journaux, etc. Mais le plus important pour eux, reste la date de leur procès. Ils vont enfin être traduits devant un tribunal le 22 juillet 2013. Rappelons qu’ils avaient été arrêtés le 17 décembre 2012 sur le campus universitaire de Meknès et ils sont restés, depuis, en détention provisoire dont ils ont vraiment souffert. Dans le cadre de la campagne de parrainage que mène l’ASDHOM, leurs parrains ont interpellé à plusieurs reprises les autorités marocaines sur leurs conditions de détention et notamment au cours de leur grève de la faim qui a duré presque 115 jours.
    L’ASDHOM les félicite de cette première victoire et espère qu’ils auront droit à un procès juste et équitable. Nous demandons leur réhabilitation. Seule la relaxe est la mieux indiquée dans ce cas.

    Groupe 20-Février Al-Hoceima : Mardi 9 juillet, le jeune militant du mouvement 20-Février, Abdelhalim Taliïa retrouvé sa liberté après avoir purgé une peine d’un an d’emprisonnement. Abdelhalim avait été arrêté le 8 mars 2012 après sa participation aux protestations qu’a connues le village d’Aït Bouayach (près d’Al-Hoceima). Il a été accueilli à sa sortie de prison par ses camardes de l’Association Nationale des Diplômés Chômeurs au Maroc (ANDCM) et du mouvement 20-Févier sans oublier les membres de sa famille.

    Groupe Sahraouis-Prison de Laâyoune : le 1er juillet 2013, au moment presque où les prisonniers politiques de l’UNEM arrêtent leur grève de la faim à Meknès, quatre des prisonniers politiques sahraouis (Mahmoud Hanoun, Ajouad Farah, Sidi Mohamed Mellah et Aslouh Al-Mils) entament une grève ouverte de la faim à la prison locale de Laâyoune au Sahara pour protester contre leurs conditions de détention et pour réclamer la tenue rapide de leur procès. Les quatre prisonniers ont été arrêtés les 27 et 28 mai 2013 à Smara après avoir participé à des manifestations pacifiques en faveur de l’option de l’autodétermination dans le conflit du Sahara Occidental. Le défenseur sahraoui des droits de l’Homme, Mahjoub Oulad Cheikh, qui écope dans la même prison d’une peine de 3 ans de prison ferme, a été menacé de transfert et empêché de tout mouvement au sein de la prison pour le dissuader de tout contact avec les quatre grévistes de la faim.
    Six autres prisonniers politiques sahraouis ont entamé une grève de la faim à partir du 9 juillet pour protester contre la décision du juge d’instruction de la Cour d’appel de Laâyoune qui prolonge leur détention provisoire de deux mois. Il s’agit de Mohamed Ali Saâdi, Yassine Sidati, Mohamed Gharnit, Aziz Hramech, Youssef Bouzid et le mineur Houcine Abah qui étaient arrêtés le 9 mai 2013 après une manifestation organisée le 4 mai à Laâyoune en faveur de l’autodétermination des Sahraouis.

    Sur le plan des procès qui portent atteinte à la liberté d’expression et d’opinion, nous déplorons la confirmation de la condamnation par la Cour d’appel de Kalaât Sraghna des trois militants et membres du PADS, de l’AMDH et de l’ANDCM à une amende de 2000 dirhams. Safi Eddine Boudali, Abdel Naji Koumri et Azzedine Louzi ont été condamnés pour avoir distribué un tract appelant au boycott des élections législatives de novembre 2011. Même s’il n’y a pas eu de peine d’emprisonnement, le fait de les avoir condamnés à une amende est en soi condamnable. L’ASDHOM dénonce tout autant la convocation, le 25 juin, du journaliste Ali Anouzla, directeur du site Lakome.com, par la police judiciaire et le procureur du roi de la ville de Fès. Il a été auditionné et accusé de «publication et diffusion, de mauvaise foi, de fausses informations» et «faits inexacts» de nature à troubler l’ordre public. Il risque une condamnation en vertu de l’article 42 du code de la presse marocaine, à une peine allant d’un mois à un an de prison et une amende comprise entre 1000 et 10 000 dirhams. Ali Anouzla estime qu’on tente de lui faire payer sa liberté de ton et son audace. Nous y reviendrons.

    Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc
    ASDHOM 79, rue des Suisses  92000 Nanterre
    asdhom@asdhom.org    www.asdhom.org Pour le bureau exécutif
    Ayad Ahram, Président de l’ASDHOM

    Dispositif sécuritaire à Ifni

    Par Souad G., Attac Maroc, 8/7/2013 
    Info urgente à suivre,
    En prévision de l'arrivée d'une délégation européenne des Droits de l'Homme qui doit se rendre dans le sud pour visiter les détenus politiques sahraouis, un imposant dispositif sécuritaire en ce moment à Ifni.

    La Marche de la résistance à Imider

    Des milliers d'indignés de la commune d'Imider* (Sud-est du Maroc) ont organisé ce matin une marche pacifique intitulée "La Marche de la Résistance".
    Cette manifestation a connu une participation massive de toutes les couches sociales de la commune (des femmes, des hommes et des enfants venant des 7 villages de la commune). Les manifestants ont marché une dizaine de kilomètres à pied avant d'arriver au sommet du mont Alebbane où se tient un sit-in depuis 24mois, lançant des slogans dénonçant les pratiques et les manœuvres adoptés par la société minière soutenue par les autorités publiques (silence, oreille sourde, tentatives de détournements des droits de la population, arrestations ...).
    La marche de la résistance est aussi un signe de détermination des "Ayt Imider" à arracher leurs droits légitimes en maintenant la lutte pacifique, en dépit des conditions climatiques arides et d'autres contraintes liées à différentes parties (dont le Makhzen et la société minière).
    Etant conscients du sérieux que requiert la situation actuelle, nous affirmons notre attachement au dialogue et à la lutte pacifique pour arracher nos droits usurpés depuis plusieurs décennies  ainsi que la libération de nos militants injustement renfermés dans la geôle de Ouarzazate.
    "Je suis de la race des guerriers. Ils peuvent me tuer mais ils ne me feront jamais taire. Je préfère mourir pour mes idées que de lassitude ou de vieillesse".       L.Maoub.
    *La commune d’Imider abrite la mine d’argent classée au premier rang en Afrique (7ème mondial).

    --
    Amussu : Xf Ubrid N96 (ImiDer) - En Sit-in depuis Août 2011.

    Contacts: 
                     M. Agrawli    : 0618 12 34 95
                          O. Uxabassu : 06 10 9 97 55
                          T. Moha         : 06 10 12 38 80

    Condamner sans preuve ? C'est courant au Maroc !




    Lorsque nous évoquons la nature du procès (ou du simulacre de procès) devant le tribunal MILITAIRE des 24 de Gdim Izik, nous sommes traités de sauvages par les Marocains qui nous expliquent qu'il y a eu des morts et que c'est normal qu'il y ait des condamnés !
    Certes, mais la justice ne se rend pas comme ça ...
    Après une petite recherche, il s'avère que nos militants des droits de l'homme dont certains ont été condamnés à perpétuité... l'ont été sans aucune preuve, ou avec des preuves fabriquées. Et il semble que ces pratiques soient courantes au royaume :
    Je lis que à Imider la police a "arrêté un jeune militant, Mustapha Ouchtobane, en novembre 2011. Il sera condamné à quatre ans de prison ferme par le tribunal d’Ouarzazat, dans un procès expéditif digne des plus terribles des dictatures. Le 12 juillet 2012, cinq autres militants sont également arrêtés par les gendarmes à Tinghir. Le dossier semble monté de toute pièce. Un entrepreneur, connu pour ses liens avec les autorités, les accuse d’avoir vandalisé un projet de rénovation d’une maison des jeunes à Imider.
    Or là, ce n'étaient pas des Sahraouis... Ces deux exemples, parmi tant d'autres, montrent que ce sont donc bien des habitudes du pouvoir marocain qui tient à montrer ses muscles pour faire taire le peuple ...

    Benkirane perd sa majorité et son avenir se trouve entre les mains du Palais et du RNI

    La Revue de Presse. 


    Hamid Chabat et Abdelilah Benkirane


    La démission collective des ministres de l'Istiqlal a dominé les titres des principaux quotidiens de ce mercredi 10 juillet. D'autres informations non moins importantes ont retenu l'attention de la presse nationale...

    Istiqlal-majorité : le divorce est consommé
    C'est le titre qu'a choisi ALM pour la première journée du Ramadan. Le journal reprend le communiqué du Parti de l'Istiqlal qui se considère depuis mardi « dans l'opposition ». Les Ministres istiqlaliens se sont réunis avec le comité exécutif pour discuter de la mise en œuvre effective de la décision. Un haut responsable de la balance souligne que « les ministres sont au gouvernement au nom du parti, si aujourd'hui l'un d'entre eux ne se conforme pas à la décision, il sera tout simplement exclu».

    Benkirane dispose d'une semaine seulement pour constituer sa nouvelle majorité
    C'est le délai accordé par Al Itihad Al Ichtiraki au Chef du Gouvernement pour reconstituer sa majorité gouvernementale. Selon des sources citées par le journal sans toutefois révéler leur identité, le délai d'une semaine coïncide avec la visite au Maroc du Roi Juan Carlos d'Espagne qui présidera à la signature de nombreux traités bilatéraux.

    Benkirane perd sa majorité et son avenir se joue entre les mains du Palais et du RNI
    Le quotidien Akhbar Al Youm revient sur les coulisses de la décision prise par le parti de l'istiqlal de se retirer du Gouvernement. Le PI qui a participé à la gestion des affaires du pays depuis 1998 « se retire sans coup d'éclat exactement comme l'a fait l'USFP avant lui » affirme le politologue Omar Bendourou. Par ailleurs, Akhbar Al Youm revient sur la communication téléphonique entre le Roi et le Secrétaire Général du PI, Hamid Chabat dans laquelle Mohammed VI a insisté sur l'indépendance de la décision du PI qui doit en assumer l'entière responsabilité. De nombreux observateurs pensent que Chabat a commis une erreur politique en faisant jouer l'article 42 de la Constitution sur l'arbirage royal alors qu'il devait d'abord explorer les possibilités offertes par l'article 47 relatif à la démission des membres du Gouvernement qui doit être adressée au Chef de la majorité.

    Le Roi, El Himma et Laenser en réunion privée à Tétouan
    Le Ministre de l'Intérieur Mohand Laenser qui devait assister à une réunion au Parlement avec le Chef du Gouvernement, le lundi dernier a été contraint d'annuler sa rencontre pour s'envoler vers le Palais Royal de Tétouan où l'attendait le Roi Mohammed VI et Fouad Ali El Himma. Selon le quotidien Akhbar Al Youm, le principal sujet de discussion était la crise gouvernementale actuelle et le retrait du Parti de l'Istiqlal du Gouvernement.

    La décision qui a trop tardé
    Attajdid se réjouit de la décision prise par le Parti de l'Istiqlal de se retirer du Gouvernement. Une décision qui « n'a que trop tardé » selon les propos de Bilal Talidi. L'auteur de la tribune pense que l'Istiqlal aurait dû démissionner dès le début de l'investiture de Hamid Chabat depuis quelques mois déjà à la tête du parti au lieu de commettre l'erreur d'impliquer l'Institution Royale dans un conflit partisan. Une démarche, qui selon Talidi, participe à désinformer l'extérieur sur le véritable rôle de la monarchie « qui a toujours été au dessus des conflits partisans » a-t-il ajouté.

    Fassi Fihri approuve le statut de la fédération avec des « lacunes juridiques » à sa faveur
    Al Akhbar s'intéresse au nouveau statut de la Fédération Royale Marocaine de football. Selon une source proche de la fédé, Fassi Fahri aurait approuvé ce texte contenant une série de lacunes qui permettent à l'actuel Président de s'accaparer de nouvelles prérogatives comme, par exemple, le droit de limoger le Directeur Général. Des sources proches du dossier estiment que Fassi Fihri s'achemine vers la nomination de Karim Alem, son actuel bras de droit à la direction de la fédération.

    Une pénurie d'eau menace les communes de Benslimane
    Al Akhbar s'étonne que des communes rurales de la province de Benslimane manquent d'eau potable. Des centaines d'habitants sont menacés de pollution car l'eau se fait de plus en plus rare. Al Akhbar a mené une enquête pour comprendre comment une province riche en eaux n'arrive pas à acheminer cette ressource à une large frange de sa population locale. Pour rappel, Benslimane pointe la liste des provinces les moins équipées en réseaux de distribution en eau et canalisation alors qu'elle dispose de plusieurs barrages, fleuves et des sources abondantes.

    Mauvaise nouvelle pour le Gouvernement : la corruption s'est encore développée durant ces deux dernières années
    Le quotidien Akhbar Al Youm s'arrête sur le récent rapport de Transparency Maroc. Le document fait état de 72% de marocains qui considèrent « inefficaces » les mesures prises par le gouvernement pour lutter contre la corruption.

    6 mois de prison avec sursis pour l'ancien Maire de Marrakech, Omar Jazouli
    Le tribunal de première instance de Marrakech a condamné l'ancien Maire de Marrakech, Omar Jazouli à 6 mois de prison avec sursis et une amende de 7000 dirhams dans une affaire de trafic d'influence où des écoutes téléphoniques avaient été autorisées par le Parquet. Selon le quotidien Attajdid, l'affaire qui remonte à 2009 concerne des communications que l'ancien Maire avaient eus avec Abdellatif Firdaouss, membre du bureau politique de l'UC, et Khalid Fataoui, conseiller communal dans le but d'obtenir des soutiens politiques à l'élection de Omar Jazouli à la tête de la Mairie.

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    Lire aussi : http://www.france24.com/fr/20130710-maroc-gouvernement-marocain-
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     Par Soufiane Boujnane
    Un mouvement « Tamarod » voit le jour au Maroc pour faire tomber le gouvernement Benkirane

    Selon Al Akhbar, d'anciens militants du mouvement du 20 février appellent à manifester contre le gouvernement Benkirane à partir du 17 août prochain. Le porte-parole de ce nouveau mouvement, Ibrahim Safi estime que son action s'inscrit dans l'élan de protestation contre l'autoritarisme des mouvements islamistes au pouvoir. Le mouvement a choisi pour nom, « Tamarod » en référence au mouvement égyptien du même nom qui a été à l'origine de la chute du président Morsi.

    Apppel à la démission de la ministre de la Solidarité, de la Femme, de la Famille et du Développement social


    •  Lire les déclarations ahurissantes de Madame la Ministre !
      Par Najiba Berrada, facebook
      Bassima Hakkaoui est la seule figure féminine dans le gouvernement marocain actuel, députée du PJD parti politique à idéologie religieuse, et nommée ministre de la Solidarité, de la Femme, de la Famille et du Développement social, à partir de janvier 2012. Titulaire de diplôme d’études supérieures spécialisées de psychologie sociale en 1996 et d'un diplôme d'études approfondies dans la même spécialité en 1990, elle a travaillé au centre de formation des enseignants de Casablanca.

      Pendant son parcours de ministre, elle n’a fait que briller par un silence non justifié face aux débats et face à la conjoncture relative à la situation de la femme et de l’enfant au Maroc. Une situation alarmante viol, pédophilie, mères célibataires, mariages forcés, inégalités profondes entre hommes et femmes, enfants sans abris….

      Mais quand elle s’exprime, lors de débat ou de conférence de presse, elle se fait remarquer :

      - Madame ne trouve pas de mal au mariage filles mineures dotées d’une physionomie développée, ou d’un corps gracieux, selon elle si la fille est « fakhra » et capable à procréer qu’on la marie.

      - Selon elle, marier une fille à son violeur, n’est pas forcément un drame tragique, et c’est souvent une bonne solution, pour épargner à la victime le rejet de la société !!

      -  Madame s’estime à l’abri des agressions sexuelles et du harcèlement, du moment qu’elle est voilée et ne se livre pas aux regards des pervers !

      - Les 30 000 enfants vivant dans les rues au Maroc, selon madame Hakkaoui, sont le résultat direct des matchs de foot, ceci dit tous ces enfants viennent regarder des matchs de foot, se perdent et ne retrouvent plus leur chemin et restent dans les rues.

      - Et finalement, la ministre a présenté en conseil de gouvernement son «plan gouvernemental de l’égalité en perspective de la parité», IKRAM de son petit nom. Un plan pour le moins étrange dans sa conception de l’approche genre égalité hommes-femmes. Déjà, le nom qui renvoie à une action de charité est critiquable, comme si on parlait d’aumône et non pas de droits. 

       Pour le contenu, il y a eu omission de tout ce qui est en relation avec la légalisation de l’avortement dans des conditions particulières (incestes, mineures, handicapées.. etc. …) et incrimination des relations entre adultes consentants. Sans bien sûr oublier que le plan par de l’égalité à la parité,  que logiquement cela suppose qu’on a déjà l’égalité et qu’on est en quête de parité et aussi que l’égalité précède la parité. Pour moi ça ne colle pas du tout...

      Personnellement, depuis qu’elle est là, je sens qu’on recule, que la femme est humiliée tous les jours et que l’on n’avancera pas. Encore, 4 ans avec elle comme ministre et tout acquis sera perdu.

      C’est pour ça qu’aujourd’hui j’appelle, à signer la pétition pour la démission de « Bassima Hakkaoui », elle ne nous représente pas !
       http://www.ipetitions.com/petition/vengeons-ripamina-appel-a-la-demission-de-la/

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      Le raté de Bassima Hakkaoui sur Al Jazeera 

      Par Telquel, 25/7/2013


      Le raté de Bassima Hakkaoui sur Al JazeeraPassage raté pour Bassima Hakkaoui, ministre de la Femme et du développement social, sur la chaîne Al Jazeera. Interpellée sur la question de l’avortement, elle a rejeté en bloc les chiffres avancés par les associations, sans proposer l’ombre d’une stratégie pour gérer ce dossier. Quant au problème des enfants des rues, la responsable islamiste a expliqué que “ce sont les matchs de foot qui attirent ces enfants, qui restent coincés dans la ville faute de moyens pour rentrer chez eux”.
      http://www.telquel-online.com/Essentiel/Le-rate-de-Bassima-Hakkaoui-sur-Al-Jazeera/532