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vendredi 3 janvier 2014

Retro 2013: Ces événements qui ont marqué le Maroc

Plus que quelques heures avant l'entrée en 2014. Mais avant, tour d’horizon sur ces événements qui auront marqué le Maroc en 2013.



Le Danielgate

C’est à coup sûr un événement qui restera à jamais gravé dans les esprits en pensant à 2013. En effet, la grâce royale accordée au pédophile espagnol à l’occasion de la fête du Trône avait profondément scandalisé, au-delà même des frontières du royaume. Si la majorité des médias nationaux s’étaient avancés avec beaucoup de retenue sur un sujet impliquant directement le roi, la médiatisation internationale de l’affaire ainsi que la prise de position de la société civile avait créé le buzz. Même la répression des forces de l’ordre lors de la manifestation du 2 août à Rabat n’avait pas refroidi les Marocains. Au contraire, les ONG des droits de l’homme étaient allées jusqu’à porter plainte contre le ministre de l’Intérieur de l’époque.

Toute cela a occasionné « un jamais vu » au Maroc: l’annulation par le roi de la grâce accordée par erreur à Daniel Galvan. Cependant cela n’avait pas éteint le feu de la polémique. Toujours sous la pression sociale et internationale, le Maroc avait demandé l’extradition du pédophile. Mais l’Espagne s’y était finalement opposée, prétextant que les accords en matière d’extradition de prisonniers entre les deux pays n’incluent pas les nationaux. Aujourd’hui, Daniel Galvan purge sa peine en Espagne avec la possibilité de sortir de prison en 2018, conformément à l’article 92 du code pénal qui accorde, sous certaines conditions, la liberté conditionnelle aux détenus ayant plus de 70 ans.

Le Danielgate aura suscité en tout cas de nombreuses interrogations quant à la cohésion au sein du pouvoir marocain et remis au goût du jour le fléau du tourisme sexuel au Maroc. A ce sujet, le ministre du Tourisme, Lahcen Haddad, avait tenu des propos on ne peut plus surprenants sur France 24, affirmant que « 70% des agressions sexuelles sur enfants à Marrakech sont l’œuvre de Marocains ». Les procédures de grâce n’auront, elles non plus, pas échappé aux effets de cette affaire.

Ali Anouzla

Arrêté le 17 septembre dernier, à Rabat, suite à la publication d’une une vidéo d'Al Qaïda au Maghreb islamique, incitant à commettre des « actes terroristes » au Maroc, l’ex directeur de publication du site Lakome.com était et est toujours accusé d'actes terroristes.

Considérant injuste les poursuites dont il fait l'objet, plusieurs sit-in de soutien ont été organisés au Maroc. Une soixantaine d’ONG à travers le monde, dont RSF (Reporters sans frontière) s’était mobilisée pour réclamer sa libération. Même les Etats-Unis s’étaient dits « préoccupés par la décision du gouvernement marocain de poursuivre Ali Anouzla ». Le département d’Etat américain avait clairement exprimé sa position pour « la liberté d’expression, la liberté de la presse et les droits universels ». De plus, certains sites d’informations dont Yabiladi avaient observé un black-out en soutien au journaliste.

Grâce à ce soutien massif, Ali Anouzla a pu retrouver provisoirement sa liberté le 25 octobre dernier. Mais il est encore poursuivi « pour apologie au terrorisme ». La date de son procès n’a toujours pas été fixée. Le journaliste devra à nouveau être entendu par un juge d’instruction le 18 février 2014.


Le nouveau gouvernement

Le 10 octobre dernier, le premier ministre Abdelilah Benkirane dévoilait son nouveau gouvernement, lequel marquait le retour des femmes et des technocrates. L’événement était unique en son genre, puisqu’il faisait suite à une sérieuse crise politique entre le PJD et son ancien allié de l’Istiqlal. Le retrait des ministres du parti de Hamid Chabat avait donc laissé place au RNI d’Abdelatif Mezouar, après de longs pourparlers. Seul rescapé des membres du gouvernement istiqlaliens, Mohamed El Ouafa, s’est vu mettre à la porte de son parti.


Les droits de l’homme au Sahara

Un des sujets politiques les plus déstabilisants pour le Maroc cette année. Tout est parti d’un projet de résolution des Etats-Unis de prolonger le mandat de la Minurso au Sahara en y incluant la surveillance des droits de l’homme. Une mesure qui faisait clairement le bonheur des pro-Polisario, mais immédiatement rejetée par le Maroc. Mais celui-ci se trouvait en état de faiblesse, puisque Washington essayait de convaincre le Groupe des amis du Sahara occidental, qui inclut les Etats Unis, la France, la Grande Bretagne et la Russie.

Le Maroc avait alors vivement réagi en suspendant l’Africa Lions, un exercice militaire conjoint avec les Etats-Unis. Côté diplomatique, le royaume a aussi pu compter sur le soutien de la France, de l’Espagne et de la Russie. Quelques jours plus tard la publication d’une vidéo de deux casques bleus, prodiguant des conseils aux jeunes du Polisario et indiquant explicitement que « la Minurso est dans l’intérêt du Polisario », donnera plus d’arguments à Rabat. Finalement, les Etats-Unis renonceront à leur résolution et la mission de la Minurso sera prolongée d’un an sans le volet des droits de l’homme.

Tensions Maroc-Algérie

Les relations maroco-algériennes restent habituellement tendues. Mais cette année, le président algérien - Abdelaziz Bouteflika - a remis de l’huile sur le feu, lors d’une rencontre entre chefs d’Etats africains pro-Polisario à Abuja. Dans sa lettre lu pour l'occasion, Il estimait « plus que jamais d'actualité la nécessité de mettre en place un mécanisme international de suivi et de surveillance des droits de l'Homme au Sahara occidental ».

Ces déclarations avaient enflammé politiques et société civile au Maroc si bien que quelques jours après, le Maroc rappelait sont ambassadeur en Algérie à Rabat. La crise diplomatique s’est alors enflammée des deux côtés après un individu se réclament de la « jeunesse royaliste » arrachait le drapeau du consulat algérien à Casablanca.

Les relations algero-marocaines était également au cœur du discours du roi prononcé à l’occasion du 38ème anniversaire de la Marche Verte le 6 novembre dernier. Quelques jours plus tard, le président algérien adressait une lettre de félicitations au monarque à l’occasion du 58ème anniversaire de l’Indépendance. Vu le climat qui régnait, celle-ci a plutôt été perçue comme un geste de bienséance diplomatique qu’un véritable changement de position.

Le Mondial des clubs de la Fifa

Il s’agit certainement de l’un des événements de l’année qui aura fait sourire le plus de Marocains. Et pour cause ! Le Raja a brillé de mille feux pendant la compétition, se hissant à la plus grande surprise en finale contre le Bayern. Bien qu'ils se soient inclinés face aux Allemands, les Aigles verts resteront dans l’histoire en tant que premier club marocain et arabe à disputer une finale d’un Mondial des clubs. Une manière de terminer l’année en beauté !


De nombreux autres

Plusieurs autres événements ont également marqué l’année 2013, faisant parfois la une de l’actualité. On se souviendra notamment du fameux baiser de Nador qui a fait le tour du monde en raison de l’arrestation et du jugement de ses auteurs, pour en avoir publié une la photo d’un baiser sur Facebook.

C'est également en 2013 que la question migratoire au Maroc a pris une autre dimension avec la mise en place d'une nouvelle politique en faveur des étrangers. Outre cela, un autre débat important a occupé les politiques ces derniers temps: la légalisation du cannabis. Il semble d'ailleurs emprunter le chemin du concret, avec la récente proposition de loi de l'Istiqlal.

Cette année écoulée est aussi marquée par la vente de Maroc Telecom désormais majoritairement détenue par un groupe émirati. De son côté, l’Etat marocain a pu enfin trouver un terrain d’entente avec l’Union européenne pour l’adoption d’un nouvel accord de pêche.

2013 restera aussi l’année d’un « jamais vu » au Maroc : La Banque mondiale, poursuivie pour « faux et usage de faux », est convoquée par la justice chérifienne. Sans parler de la nationalité marocaine octroyée à l'artiste algérien Khaled...


Rétrospective 2013 : la fin non déclarée du Mouvement du 20 Février ?


Par Alifpost-Analyse, 26/12/2013

L’année 2013 aura été celle de la fin tacite du Mouvement du 20 Février, qui a quasiment disparu de la scène politique et médiatique marocaine, à la suite des déceptions enregistrées par le printemps arabo-amazigh et la baisse de la ferveur des revendications qui aspirent aux réformes. 
 Cependant, son esprit se perpétue à travers des canaux organisationnels différents, puisque son héritage politique continue de nourrir d’autres mouvements sociaux.
L’émergence du Mouvement du 20 Février 20 a constitué,  au début de l’actuelle décennie, un point d’inflexion dans la vie politique marocaine, puisqu’elle a contribué à pousser la monarchie à proposer une nouvelle constitution pour le pays, alors que cette mesure était absente de l’agenda royal. Il est à noter que la monarchie a longtemps fait la promotion du concept de la « nouvelle ère » mais sans jamais évoquer une réforme de la constitution.
Le Mouvement du 20 Février a contribué à l’arrivée au pouvoir du Parti de la Justice et du Développement PJD, même si le parti de Benkirane n’a participé à aucune manifestation, mais il a admis que sans le 20 Février il ne serait pas aujourd’hui à la tête du gouvernement.
 Le mouvement a profondément secoué le paysage politique, en posant avec audace des problématiques majeures, dont la nécessité de réformer la monarchie et l’indispensable séparation entre le pouvoir et les affaires.  Le mouvement a visé sans détour l’entourage royal comme foyer de corruption et d’abus de pouvoir, en en citant les champions, à savoir Fouad Ali Himma et Mounir Majidi. Il a également revendiqué la moralisation de la vie politique et l’ouverture d’enquêtes sur la corruption et les violations diverses.
 Si l’année 2012 a enregistré un recul de la présence du mouvement  au sein de la scène politique, par rapport à l’année 2011, l’année 2013 peut être considérée comme celle de la disparition non déclarée du Mouvement du 20 février. Plusieurs indicateurs attestent de cette fin, comme le nombre et la taille des manifestations. En 2011,  des centaines de milliers de personnes ont participé dans les manifestations dans près de quarante villes marocaines, qu’elles soient grandes, moyennes ou petites.  En 2012, le volume a chuté à moins du quart, et au cours de l’année 2013, la masse des participants et le nombre de manifestants sont devenus symboliques et n’ont concerné que certaines villes comme Tanger, Rabat et Casablanca.
 Dans le même temps, le Mouvement du 20 Février  a occupé le devant de la scène des médias marocains et des réseaux sociaux, à tel point que des dizaines de milliers de jeunes mettaient l’emblème du mouvement comme image de leur  profil Facebook. Cependant,  l’année 2013 qui s’achève a enregistré une quasi absence du mouvement, même si de temps en temps, sa page Facebook publie  des articles, communiqués ou informations relatives à des manifestations et protestations diverses.
 De nombreux facteurs permettent d’expliquer le recul du Mouvement du 20 Février, dont en particulier l’absence d’un programme commun entre ses différentes composantes politiques et sociales, le reflux général du printemps arabo – amazigh et les manœuvres et manigances des autorités marocaines visant à affaiblir le mouvement et exacerber ses contradictions internes.
 http://alifpost.com/%D8%BA%D9%8A%D8%B1-%D9%85%D8%B5%D9%86%D9%81/retrospective-2013-la-fin-non-declaree-du-mouvement-du-20-fevrier
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Avis de Khadija Ryadi, ancienne présidente de l'AMDH,  sur les retombées positives du Mouvement du 20 février 2011 :

 « Si le Mouvement 20-Février a réussi une chose, c’est faire reculer la peur, insiste-t-elle. Les gens sont de plus en plus courageux, il y a des manifs partout au Maroc dans chaque petit coin et personne n’en parle ! Les gens s’insurgent davantage. Ça ne leur fait pas peur. Auparavant, les manifestations avaient lieu dans les grandes villes. Maintenant, le même nombre de gens manifeste mais ils sont éparpillés. » Mediapart.
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La répression des membres du M20F continue...

#M20F : Saïd ZYANI militant 20 février, condamné hier à Tanger à 4 mois de prison ferme, pour "vente de cigarettes au détail" ! 
 "C'est le régime qui vend de la drogue", affirme t il au juge...

Bonne année 2014 ! Au nom de l'AMDH-Paris/IDF




L'année écoulée a suscité une forte mobilisation des marocain(e)s, et leur soutien, de France et d’ailleurs

En août 2013, la libération du pédophile Daniel Galvá Viña, condamné à 30 ans de prison ferme après avoir violé 11 enfants marocains dans la ville de Kénitra, a indigné les consciences provoquant manifestations et sit-in. L'appel de l'AMDH-Paris/IDF pour un sit-in devant l'ambassade du Maroc à Paris pour dénoncer la libération du pédophile Daniel a rencontré un franc succès et près de 700 personnes ont répondu présentes au sit-in. Grâce à notre mobilisation au Maroc et à l'étranger, le pédophile est retourné purger sa peine et les autorités ont été obligées de faire marche arrière et de s’expliquer.


L'arrestation de Ali Anouzla, directeur de la version arabe du site Lakome, en septembre 2013, a porté encore atteinte à la liberté de la presse, fragile ou quasi inexistante. Ali Anouzla est accusé d’« apologie d’actes constituant des infractions de terrorisme ». Un article publié sur le site Lakome faisait référence à une vidéo du groupe armé Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) intitulée Maroc : le royaume de la corruption et du despotisme. Le site critiquait la vidéo, la qualifiant de propagande, et ne soutenait pas l’appel d’AQMI. La vidéo n’était pas publiée dans l’article. Ali Anouzla a depuis, été mis en liberté provisoire, grâce à une mobilisation nationale et internationale, mais son jugement vient d'être reporté au 18 février. L’AMDH-Paris/IDF a appelé à un rassemblement pour réclamer la libération, immédiate et sans conditions, d’Anouzla le 21 septembre 2013. Elle fait toujours partie prenante du comité de soutien monté à Paris.


L'AMDH-Paris/IDF soutient les enseignant(e)s de la langue arabe et de la culture marocaine qui souffrent de la gestion désastreuse de leur dossier. Des membres du bureau de l'AMDH-Paris/IDF sont présent(e)s lors des sit-ins devant l'ambassade du Maroc à Paris et participent à la création d’un comité de soutien.


L'année 2013 a donné naissance aux commissions de travail au sein de l'AMDH-Paris/IDF. Cinq commissions de travail ont été crées: les commissions Communication, Formation, Problèmes consulaires et permanence juridique, Activités culturelles, Relations publiques. Les commissions sont ouvertes à tou(te)s les membres de l'association.


La section Parisienne de l'AMDH a organisé diverses activités culturelles durant l'année 2013. Notamment des projections-débat sur « Le Mouvement Marocain du 20 Février au miroir du résistant de la guerre du RIF, Abdelkrim ELKHATTABI », sur «  la lutte des ouvrières du textile au Maroc. », et sur « la lutte des mineurs de Jbel Aouam ». La projection-débat autour du film « Hercule Vs Hermès » est en cours de préparation.


Comme chaque année, l'AMDH a tenu un stand à la fête de l'humanité en septembre 2013. Une Conférence sur « la situation des droits Humains au Maroc » a été animée par Yassir KAZAR, membre du bureau de l’AMDH Paris/Ile-de-France, en présence de Abdelkhalek BENZEKRI: Membre du bureau central de l’AMDH, d'Annie DELAY : Coordinatrice Maroc/Sahara occidental - Amnesty International France, de Michèle DECASTER : Secrétaire générale de l’AFASPA , d'Ayad AHRAM : Président de l’ASDHOM. Un atelier de discussion-débat autour de la langue Amazigh a été animé par Rachid Oufkir dans le stand de l'AMDH.


Ce 12 décembre 2013, Khadija Ryadi a reçu le Prix des Nations Unies des droits humains 2013. Cela fait plus de trente quatre ans que l’ex présidente de l’AMDH, Khadija Ryadi, milite fermement et avec détermination pour les droits humains au Maroc au sein de l’Association Marocaine des Droits Humains.


L'année 2014 s'annonce pleine de luttes et aussi d'espoirs. Alors soyons solidaires et déterminé(e)s.

2013, année de la recrudescence des arrestations et des procès d’opinion au Maroc


APS, 1/1/2014

PARIS - L’année 2013 aura été marquée par la "recrudescence" des arrestations et des procès d’opinion au Maroc, affirme l’Association de défense des droits de l’homme dans le pays (Asdhom) qui mène depuis novembre 2012 une campagne de parrainage des prisonniers politiques et syndicaux dans le Royaume.
"L’année 2013 aura été marquée par une recrudescence des arrestations et des procès d’opinion au Maroc, maquillés à l’évidence en procès de droit commun ou de terrorisme", signale l’association dans un bilan de sa campagne, parvenu mardi à l’APS.
Faisant un différentiel entre des cas de libérations de prisonniers et les arrestations et les poursuites judiciaires, l’Asdhom a relevé qu’il y a eu "malheureusement en une année 194 nouvelles arrestations et poursuites judiciaires, dont trois au moins concernent des femmes militantes".
"C’est énorme en un an", a commenté le président de l’Asdhom, Ayad Ahram, qui signale que, dans le classement de ces prisonniers, son association est passée de huit groupes à douze, incluant désormais le groupe Mouvement social à Marrakech, celui de la Liberté d’expression qui compte des journalistes, des syndicalistes et des avocats, ainsi que le groupe Liberté individuelle qui concerne les victimes d’atteinte à la liberté de culte.
Au lancement de sa campagne internationale de parrainage, chapeautée par l’écrivain-journaliste Gilles Perrault, l’association, basée à Paris, avait recensé 172 prisonniers politiques ou d’opinion répartis sur 8 groupes (Etudiants-UNEM, Sahraouis, Mineurs-Ouarzazate, Mineurs-Imider, Paysans-Chlihat, Mouvement social-Agadir, 20-Février et Belliraj-Islamistes).
Dans son dernier bilan du 22 décembre, l’Asdhom a affirmé avoir dénombré, à ce jour, "261 prisonniers politiques et d’opinion au Maroc dont 183 purgent une peine effective et 78 autres attendent d’être jugés, soit en détention, soit en liberté provisoire". Pour elle, ce sont 22 nouveaux citoyens qui ont été inquiétés et poursuivis en "un mois", soit depuis le 16 novembre dernier, jour où l’Asdhom fêtait le premier anniversaire de sa compagne de parrainage.
Un Groupe de travail des Nations-Unies sur la détention arbitraire avait exprimé, le 18 décembre dernier à Rabat, sa préoccupation quant à "l’importance considérable donnée aux aveux dans les procès-verbaux d’enquêtes préliminaires", affirmant avoir été informé par des détenus que "des aveux obtenus sous l’effet de la torture constituent dans la plupart des cas le fondement des condamnations".
Le Groupe a été informé à travers ses entretiens avec des détenus que des aveux obtenus sous l’effet de la torture constituent dans la plupart des cas le "fondement" des condamnations", a-t-il indiqué à l’issue d’une visite de dix jours (9-18 décembre) au Maroc et au Sahara occidental.
A la veille de cette mission onusienne, l’Asdhom l’avait exhortée à aller à la rencontre des victimes de "la détention arbitraire" ou de leurs familles, et à s’enquérir des conditions carcérales dans le pays.
Elle a souhaité "vivement" que cette délégation puisse rencontrer les victimes de la détention arbitraire ou leurs familles et qu’elle puisse aussi se rendre dans des prisons marocaines pour écouter les "souffrances des prisonniers politiques et d’opinion".
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Maroc : 2013, une année de lutte en faveur du respect des droits de l’homme



RABAT - 2013 aura été au Maroc une année dominée par la lutte continue de la société civile notamment celle menée par les différentes associations de défense des droits de l’homme pour le respect des principes universels à travers tous ses aspects : politique, économique, juridique, médiatique, social, etc…
Le combat engagé par ces organisations pour la protection de ces droits et la dénonciation de leur violation, quel qu’en soit l’auteur, a été reconnu et récompensé par l’Organisation des Nations-Unies, laquelle a attribué, le 10 décembre, le Prix 2013 des droits de l’homme à l’ancienne présidente de l’Association marocaine des droits humains (AMDH), Khadija Ryadi qui coordonne un réseau de 23 Organisations non-gouvernementales (ONG).
La lauréate, première femme dans la région du Maghreb et du monde arabe à obtenir ce prix, décerné à de grands militants de cette cause notamment au regretté leader sud-africain Nelson Mandela, a réagi dès l’annonce de cette récompense, en la dédiant, selon la presse, à "tous les détenus politiques" et aux activistes du Mouvement du 20 février qui luttent pour des réformes politiques de fond au Maroc et l’instauration d’une monarchie parlementaire.
2013 aura été l’année durant laquelle les 23 associations composant le Collectif marocain des instances des droits de l’homme ont adopté, à l’occasion de la célébration de la journée mondiale des droits de l’homme (10 décembre), une version actualisée de la "charte nationale des droits de l’homme", considérée comme un nouveau cadre contractuel intervenant 23 ans après l’annonce du premier document signé par cinq instances, à savoir l’Association des barreaux du Maroc, l’Association des militants des droits de l’homme au Maroc, la Ligue marocaine de défense des droits de l’homme, l’Association marocaine des droits humains et l’Organisation marocaine des droits de l’homme.
Selon les initiateurs, la charte "vise à renforcer le rayonnement de la culture des droits de l’homme et à mettre le système de l’éducation et les champs médiatique et culturel au service de la promotion des droits de l’homme" et a également pour objectif "l’institutionnalisation de la solidarité sociale, l’enracinement de la transparence et de la démocratie et la lutte pour la dignité des citoyens, l’égalité entre les sexes et la consolidation des droits des femmes".

Engagées sur tous les fronts où la violation des droits est signalée
Les membres de ces associations n’ont pas cessé, durant l’année, de manifester et de protester dans la rue, d’organiser des sit-in devant les tribunaux et de saisir les instances politiques et judiciaires dès qu’une violation des droits de l’homme est signalée.
Ils ont, ainsi, apporté notamment leur soutien aux marches des diplômés-chômeurs, souvent victimes de violences policières, aux journalistes arrêtés et emprisonnés pour leurs écrits à l’exemple de Ali Anouzla, directeur du journal électronique Lakome (version arabophone) poursuivi, depuis septembre, après que son site ait diffusé une vidéo attribuée à l’organisation terroriste Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) qui appelle au jihad et fustige la monarchie marocaine.
Ali Anouzla, placé en liberté provisoire en octobre, est poursuivi pour "aide matérielle", "apologie du terrorisme" et "incitation à l’exécution d’actes terroristes", sur la base de la loi marocaine anti-terrorisme de mai 2003, laquelle est dénoncée par plusieurs ONG du fait qu’elle constitue, selon eux, "une grave violation de la liberté d’expression du journaliste et de son droit d’informer le public".
Dans leurs revendications, les ONG de soutien à Ali Anouzla ont exprimé leur préoccupation par rapport aux arrestations répétées des journalistes et réclamé le respect des textes et pactes internationaux sur la liberté d’opinion et d’expression.
Maintes fois reporté, le procès du journaliste est prévu pour le 18 février 2014.

La violence contre les femmes, phénomène très répandu
La cause de la femme a également été portée par la société civile, particulièrement par l’Observatoire marocain des violences faites aux femmes qui milite contre tous types confondus de violence (physique, sexuelle, psychique, économique et juridique), un phénomène très répandu au Maroc.
Selon une enquête menée par le Haut-commissariat au plan marocain (HCP) entre juin 2009 et janvier 2010, près de 6 millions de femmes âgées de 18 à 64 ans sur 9 millions soit 62,8 % de Marocaines ont subi un acte de violence sous une forme ou une autre.
Pour lutter contre ce phénomène, l’Observatoire marocain a présenté, à l’occasion de la campagne internationale de lutte contre la violence à l’égard des femmes (du 25 novembre au 10 décembre), plusieurs recommandations appelant notamment à la nécessité de considérer la violence faite aux femmes comme une affaire d’opinion publique et exhortant l’Etat à assumer ses responsabilités par la révision radicale des lois en vigueur pour les mettre en adéquation avec la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes.
Parmi ces recommandations, l’Observatoire demande notamment la révision de la loi "conformément à une philosophie pénale qui garantisse l’égalité entre les deux sexes", et l’adoption dans les plus brefs délais d’une loi afférente à la lutte contre la violence à l’égard des femmes "qui soit conforme aux normes internationales".
Le respect des droits de l’enfant a été, par ailleurs, l’occasion pour la société civile d’exprimer sa colère dans la rue suite à la grâce royale accordée, fin juillet, à un pédophile récidiviste parmi les 48 prisonniers espagnols.
Cette grâce, qui lui avait été retirée quelques jours après, avait entraîné de vives protestations dans plusieurs villes du royaume tandis qu’à Rabat le rassemblement pacifique, organisé début août, avait été violemment réprimé par la police, selon les correspondants de presse.
Ayant rejoint l’Espagne, l’homme devra purger le reste de sa peine de 28 ans d’enfermement dans les geôles espagnoles.
A travers ces quelques exemples de lutte pour le respect des droits humains dans le royaume, nombre d’observateurs estiment qu’une mobilisation générale des ONG est à même de réaliser les principes contenus dans la déclaration universelle des droits de l’homme particulièrement en ce qui concerne la détention arbitraire à propos de laquelle le Groupe de travail des Nations-Unies sur la détention arbitraire (GTDA) avait effectué une visite de 10 jours (9-18 décembre) au Maroc.
Le GTDA avait exprimé, à cette occasion, sa préoccupation quant à "l’importance considérable donnée aux aveux dans les procès-verbaux d’enquêtes préliminaires" affirmant avoir été informé par des détenus que "des aveux obtenus sous l’effet de la torture constituent dans la plupart des cas le fondement des condamnations".
S’agissant de la justice militaire, le GTDA avait exprimé sa préoccupation par rapport à "la compétence très large accordée au tribunal militaire permanent, lequel peut juger dans certaines circonstances", réaffirmant que "la compétence du tribunal militaire devrait se limiter uniquement à juger des militaires et pour des délits exclusivement militaires".
Il avait, par ailleurs, signalé avoir demandé au gouvernement du Maroc de "procéder sans retard à l’examen de son cadre législatif pénal afin de le mettre en conformité avec les normes internationales des droits de l’homme".

Site édité par l'APS

Mediapart - Brève info#2 - Maroc, année 2013

Mediapart - Brève info#2 - Maroc, année 2013


L’année 2013 a démarré par le fameux mémorandum présenté par Hamid Chabat au Chef du gouvernement. Depuis, l’année a été rythmée par une crise gouvernementale sans précédent. Crise qui ne s’est dénouée qu’au bout de neuf mois avec des rebondissements dignes d’un navet de série Z, dont le héros est incontestablement le secrétaire général de l’Istiqlal. C’est ce qui lui vaut le sacre d’homme de l’année aux yeux de la rédaction de TelQuel (voir p.30). Quand c’est le stéréotype du politicien assoiffé de pouvoir qui se retrouve à occuper la scène, ça en dit long sur l’ambiance de l’année…
En 2013, également, la diplomatie chérifienne s’est fait une grande frayeur. Le Polisario et ses soutiens étaient plus proches que jamais de remporter une grande victoire dans l’arène onusienne. Le mandat de la Minurso a failli être élargi à l’observation des droits de l’homme dans les provinces du sud. Et le Maroc a dû en arriver au chantage avec les Etats-Unis pour débloquer la situation.
Sur le plan économique aussi, l’année qui touche à sa fin a été catastrophique. Si la campagne agricole va permettre encore une fois de sauver le taux de croissance, les performances de l’industrie et des services sont loin d’être reluisantes. L’incapacité d’appliquer les pénalités de retard sur les délais de paiement, la réduction draconienne des budgets d’investissements publics, l’incapacité à rationaliser le train de vie de l’Etat, les difficultés grandissantes pour l’accès au financement sont autant d’illustrations du marasme économique dans lequel nous avons pataugé en 2013, accentué par une conjoncture internationale désastreuse.
Côté réformes de fond, il n’y a pas de grandes avancées à signaler non plus. Relifting du système judiciaire, de la compensation, de la Loi de Finances ou encore des agréments… aucun de ces chantiers n’a vraiment bougé. Même la réforme des grâces royales, ce système opaque et corrompu qui nous a valu la chouha de l’année (le Danielgate), n’a pas avancé d’un iota.
En regardant en arrière, il est difficile de regretter 2013. Ce n’est pas seulement un, libertés, avenir sombree année blanche en termes de développement, c’est surtout une année noire pour les libertés. On a assisté au retour des incarcérations de journalistes ou encore à la mise sous écrou d’adolescents pour une banale histoire de bisous.
Et 2014 ne s’annonce pas forcément sous de meilleurs auspices. Rien ne garantit que le même scénario catastrophe ne se reproduira plus. Il faut regarder la vérité en face, le gouvernement se trouve face à une impasse sur tous les dossiers. Mais puisque l’espoir fait vivre, disons que 2014 sera meilleure inchallah. Ou du moins qu’elle ne peut pas être pire… Bonne année tout de même.
Edito de Fahd Iraqi - 28/12/2013

Maroc : Abdelilah Benkirane fait son bilan 2013 sur France 24


Par ItlasInfo, 4/1/2014

A quelques jours de la fin 2013, le Chef du gouvernement marocain Abdelilah Benkirane s'est livré à l'exercice de l'interview sur France 24 interrogé par Aziza Nait Sibaha.


Interviewé par France 24 le 28 décembre, Abdelilah Benkirane, Chef du gouvernement du Maroc et leader du parti islamiste PJD se dit plutôt satisfait de l'action de son gouvernement en 2013. 


Une année marquée par des turbulence au sein de la majorité avec le départ du parti de l'Istiqlal et la constitution d'un nouvelle coalition en octobre avec le parti RNI, sujet qu'il traite largement. Au menu aussi la tension avec l'Algérie, la réforme de la justice, les droits de l'Homme ou l'adoption de la loi de finances 2014.

Enfin, selon lui l'économie marocaine voit ses résultats saluées par des insitutions comme le FMI, avec des réformes engagées telle celle de la "compensation" (subventions aux carburants). Il promet aussi une réforme des retraites pour 2014 et 2015.

Des voeux pour 2014



Par Fouzia Maqsoud

De l'amour beaucoup d'amour pour cette année 2014, aimer autant qu'être aimé.
De la passion pour les causes justes.
De l'indignation, de la révolte et de la résistances face aux absurdes injustices qui polluent ce monde...
Du bonheur tellement de bonheur, celui de partager, de donner et de recevoir...
De la santé et une pêche éternelle...


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FONDATION ABBÉ PIERRE
Bonne année 2014 à toutes et à tous les amis. Merci pour votre fidélité, votre soutien et votre implication auprès de nous.
On continue le combat !
 Merci pour votre fidélité, votre soutien et votre implication auprès de nous. On continue le combat !
http://youtu.be/WeHFQ2mQcE4


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Radouane Baroudi

Bonne année 2014 et que la farandole de vœux croule sur nous !
Une année nouvelle, pleine d'amour avec un grand A et de santé.
De la paix, même si pour la défaire nous pouvons compter sur la connerie humaine.
Une année nouvelle pleine de connaissance et de savoir.
Une année nouvelle humaine.
Une année nouvelle pour entreprendre. Une année nouvelle pour se défaire aussi. Une année pour se rappeler juste que tout est possible. Une année de volonté. Je vous souhaite de la vie à tous ! Bises ! Radouane.

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Greta Alegre a partagé une photo de Martial Passi.
L'ONU déclare 2014, année de la Palestine. ON VEUT DES ACTES : Libérez Barghouti !!!!

Mafia de l'immobilier- suite : Expropriation Douar Krimat , à la rue, dans le froid !



Par Souad G, Attac-Maroc, 31/12/2013 :

Le Caïd et les forces de l’ordre sont intervenus au Douar Krimat  ce matin pour intimer l’ordre aux 2 familles restées sur place de démolir et vider les lieux.
Ces familles sont composées, l’une de 19 individus et l’autre de 15 individus. Elles ont refusé d’être recasées chacune dans un appartement d’une superficie de 52 m2, insuffisant pour contenir autant de personnes. 

Le caïd accompagné de ses sbires a donné ordre de démolir : aucune baraque ne doit rester en 2014 !
Ils ont obligé les 2 familles à démolir et quitter les lieux. Menacées et terrorisées, en tout 34 personnes, vieux, femmes enfants.
Des promesses orales ont été faites aux  2 familles : démolissez, évacuez et chaque famille sera casée dans un appartement de 52 m2.

L’après midi, les trax sont venus aplanir le terrain.
Une famille constituée de 15 personnes et une autre de 19 personnes  ont reçu la promesse d’être  logés dans un appartement de 52 m2 !
Pour cela, chaque famille attendra son tour  pour bénéficier d’un appartement, et devra pouvoir payer 90000 dh.
En attendant, chacun se débrouillera pour trouver à se loger.
En plein hiver, des familles ont été contraintes de démolir leurs baraques, de quitter les lieux, se débrouiller, vieux, femmes et enfants. Ils attendront la mise sur pied d’une commission  qui étudiera la possibilité (de la promesse) de leur re-logement. Pendant ce temps, trax, pelleteuses, niveleuses, aplanissent le terrain, déracinent les derniers figuiers de Casablanca.
Défiant les normes de l’urbanisme, des immeubles taudis continueront à surgir,  des cités lugubres surpeuplées où s’entassent des familles composées. Sans respect des normes de sécurité et de règles élémentaires d’hygiène, sans espaces verts ni équipements collectifs, sans soleil,  sans l'air et la lumière nécessaires et  vitales.
Un tel espace ne pourra générer que violence et drames sociaux.
Dans ces cités où s’entassent des familles nombreuses, chacun  se débrouille. Sans travail fixe et donc sans revenus fixes, ils n’ont d’autre solution que de s’endetter pour payer les quelques mètres carrés, puis tomber dans la spirale  de l’endettement…
Un tel espace est à l’image de ceux qui nous gouvernent, des prédateurs qui se nourrissent des misères et malheurs qu’ils génèrent.
Seul un sursaut  solidaire et collectif  peut stopper de prochains drames comme ceux de Douar Krimat.


Mafia de l'immobilier : Expropriation de Douar Krimat reportée de 24h. Dénoncer la mafia immobilière à Douar Krimat : des familles à la rue, en plein hiver !

 Par Souad et Mohamed, Attac Casa29/12/2013
Tout a commencé le 18 décembre 2013

 Au Douar Krimat, Aïn Sebaa à Casablanca,   intervention musclée des forces de répression pour expulser violemment 7 familles, démolir leurs baraques, en pleine hiver, la nuit.
Plus de 50 personnes, femmes et enfants, sont jetés dans la rue, livrés à la mafia immobilière au dessus des lois.
Les expulsions reprennent de plus belles également dans d'autres quartiers, comme près de l'ancien aéroport d'Anfa. Les derniers résistants sont menacés, agressés, terrorisés puis emprisonnés, le temps de voir leurs baraques démolies.  La CDG dépêche sur les lieux ses milices privées et oblige les habitants à signer qu'ils sont consentants.

Nous avons visité lundi 23 décembre au soir  les habitants de Douar Krimat : tabassés, blessés, emprisonnés, et leurs baraques démolies. Un militant de l'AMDH est venu également.
Nous les avons trouvé démoralisés, sous le froid. Une femme qui avait été tabassée et fait une fausse couche, à qui il n'a pas été délivré de certificat médical, se retrouve sans toit. Le plastique qu'elle a placé  pour protéger du froid ses 4 enfants en bas âges,  les agents du pouvoir sont venus l'arracher. Des scènes insoutenables, si ce n'est une solidarité de quelques voisins pour partager les quelques mètres carrés avec les familles expulsées.

Le 26 et 30 décembre est prévue l'évacuation et les démolitions des toutes les baraques qui restent. En attendant, le mokadem et  ses agents menacent et sèment la panique parmi les familles qui résistent.

Le lundi 30 décembre 2013 menace de démolitions des baraques restantes et évacuation des familles, vieux, femmes et enfants se retrouveront dans la rue, en plein hiver, sans aucune solution de relogement .
 
C'est ainsi que Casablanca sera déclarée ville sans bidonville et que le problème des sans logement sera résolu. Sûrement que nous aurons droit à des inaugurations royales, avec drapeaux,  youyous  et … silence radio et tv.
Des discussions que nous avons échangées avec les habitants, il ressort :
Ils se sentent seuls et isolés, ils n’ont eu quasi pas de soutien, sinon un petit article dans Essabah, et ce lien : http://www.alhadathalan.com/news.php?action=view&id=1468#.UrmHg7_xx-B.facebook


Ils sont divisés, chacun essaie de trouver une solution pour s'en sortir et protéger ses enfants . 
 Nous avons proposé de faire une projection publique de leurs témoignages sur la place et d'appeler les militants et militantes, insister sur présence de femmes, toucher Aïcha Channa, voir quelques personnalités, avocats, artistes, journalistes et proposer une journée et soirée de résistance sur place avec les habitants.

Appel à soutien : à toutes les associations et organisations démocratiques, artistes, aux défenseurs du « Patrimoine », aux journalistes, à la presse et aux médias, aux facebookerses, aux voisins et autres habitants menacés d’expulsion dans les autres quartiers aux mains de la mafia immobilière qui fait main basse sur Casablanca et toute la région. 
 Solidarité urgente et rapide.
Merci d'alerter presse , journalistes , associations et militantes, relais sur place important , les gens sont littéralement terrorisés et appellent au secours !
Rendez-vous à partir de 8h lundi 30 décembre sur place. 

Dernières nouvelles : par Souad  Attac Maroc, 30/12/2013


Douar Krimat, Aïn Sebaa à Casablanca, ce matin, 30 décembre,  les militant-es d’Attac, et de l’AMDH, sont venus soutenir les familles , soit 42 personnes menacées d’expropriation et démolition de leurs baraques ce jour. 
 Une petite victoire : nous avons réussi à stopper les démolitions et expropriations de plus de 30 personnes prévue ce jour ,  reportées de 24h, et nous avons déployé une banderole et crié des slogans pour un droit au logement, stop répression et démolition… à suivre, en espérant une meilleure année 2014 !

 Les agents  et forces d’autorités sur place sèment la terreur parmi les habitants, les menaçant de détention  et/ou font des promesses vaines : obtenir un logement de 52 m2. Pour cela, ils doivent faire une avance et obtenir un crédit. La plupart des habitants n’ont pas de revenus stables, pas de possibilité d’avoir un compte bancaire leur permettant d’obtenir un crédit, de plus  chaque famille est composée de  10 personnes en moyenne. Les femmes sont les plus touchées : femmes abandonnées, divorcées, veuves, sans droit, femmes avec enfants non recensés, donc sans papier d’identité,  sans état civil, citoyens de non droits…
Pour casser le M20F, le makhzen a soudoyé, promis des logements à certains, exclus d’autres du recensement, pour briser le mouvement et diviser la lutte des habitants.
Le makhzen, ses élus et représentants, sa mafia immobilière  et ses sbires, ont réussi à semer la division et la suspicion parmi les habitants. 

Ils ont décrété : « Casablanca sans bidonvilles  en 2014 » et lancé une énorme campagne publicitaire et médiatique soutenue par des technocrates et associations aux ordres.
Mais combien de temps encore parviendront-ils à canaliser la révolte ?

Un appel est lancé au rassemblement des habitants de tous les quartiers menacés, d’une coordination des organisations et associations pour exiger le droit au logement digne pour tout-es . 

 Vidéo lien : http://youtu.be/gT5KbW3MInw