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vendredi 7 mars 2014

Hymne pour la femme

Hymne pour la femme

Mohammed Belmaïzi
8/03/2014


Ma sœur ma fille
Ma nièce mon amie
Ma voisine proche ou lointaine
Comme j’aime vos fronts-galaxies
Vos yeux sorciers et distraits
Vos cheveux tentacules
Fixant ponts et voies lactées
Soudant planètes au désir
Et vos bouches ajourées
Lèvres volontaires
Vos sourires big-bang
Explosion à la gueule
De vos geôliers
Et ce parfum cannelle et thym
Romarin et réglisse
Laurier et verveine
Que diffusent vos corps
Éclaboussures d’élixir
Et de chair folle affolante

Femme
Qui vole en couleurs ailées
Belle tu es et tu le resteras
Des siècles et des siècles
Mystère des mystères
Nous nous inclinons
Pour t’adorer
Et célébrer en toi
Nos origines orgies
De nourriture céleste
Ce giron qui tient au chaud

Soudain surgissent des molochs
Armés de quincailleries
Avec l’ordre : te supprimer
De la surface de la terre

Et ils t’ont concocté
Les subterfuges tissés
En voile-hijab-jilbab-niqab
La poésie de l’encerclement
De l’inhibition
De la réclusion
Une damnation de mensonges
Canular et tartufferie

Mais le temps est proche
Où du dindon de la farce
Tu rugiras comme déesse
Pour catapulter accoutrements
Et fardeaux magiques
De ta disparition millénaire

Et soudain
Sans jilbab-hijab-niqab
Ta dignité au grand jour
Brillera sur nos lâchetés
Ce besoin insondable
De te bâillonner

Et le monde ne sera
Plus jamais
Comme
Avant
Avant


Mohammed Belmaïzi
8/03/2014

Idir : Hommage aux femmes

Femmes du Monde : Aujourd'hui 7mars à Rabat à 17h devant l'Ambassade d'Egypte!

Appel : Sit-in
Aujourd'hui à Rabat à 17h devant l'Ambassade d'Egypte!

"Femmes du Monde, Femmes du Maroc contre le blocus de Gaza" organise un sit-in devant l'Ambassade d'Egypte à Rabat pour dénoncer l'interdiction inacceptable des autorités égyptiennes de la caravane de solidarité avec les femmes Gaza retenue jusqu'à présent à l'aéroport du Caire, et ce, vendredi 7 mars à 17h. Nous invitons toutes les militantes et les militants à être nombreux pour y prendre part, Venez nombreuses et nombreux!

Journée de la femme : Débat femmes victimes de la mafia immobilière et des microcrédits dévoyés, au Maroc

Le Comité parisien de soutien à Iba Ijjou et à toutes
les victimes de la mafia immobilières au Maroc
à l’occasion de la journée internationale de la femme

Organise le dimanche 09 mars 2014 à 14h au local de l’ATMF de Gennevilliers :
 26, rue Dupressoir 92230 Gennevilliers
Débat public sous le thème :

Femmes en lutte au Maroc

Victimes de la mafia immobilières.
Victimes des microcrédits


Avec l’intervention de :

Fatima Har : ‘’AILES’’- Femmes du Maroc

Essalka Abidar : Asdhom.

Centre Primo Levi : Les femmes premières victimes de la violence politique

  Célébrée le 8 mars  (officiellement depuis 1982 en France), la Journée internationale de la femme trouve son origine dans les manifestations de femmes au début du XXe siècle en Europe et aux États-Unis : elles réclamaient alors de meilleures conditions de travail et le droit de vote. Un siècle plus tard, les femmes continuent à travers le monde de revendiquer leurs droits les plus élémentaires : respect de leur intégrité physique, sécurité, reconnaissance par la justice des violences qu’elles subissent.

Premières victimes de la violence politique, les femmes sont visées en tant que femmes et la nature des actes perpétrés contre elles présente certaines particularités. Ainsi par exemple, les atteindre, dans leur rôle de mères, de piliers du tissu social, c’est menacer l’existence même d’une communauté. C’est pourquoi les femmes sont davantage concernées par les violences sexuelles. Le contrôle de leur capacité à enfanter est même devenue une arme de guerre, comme ce fut le cas en ex-Yougoslavie ou durant le génocide rwandais hier, et comme c’est le cas en Syrie aujourd’hui.
Les conséquences de ces pratiques inhumaines pour les femmes sont à la fois physiques, psychologiques et sociales : grossesses non désirées (pouvant provoquer des avortements non médicalisés, voire des suicides), exclusion de leur communauté, contamination notamment par le virus VIH, qui s’ajoutent aux traumatismes générés par un contexte de guerre ou de persécution politique. Des répercussions d’autant plus graves que les femmes ont tendance à ne pas parler de ce qu’elles ont subi, de peur d’être rejetées ou de ne pas être entendues par une justice qui laisse souvent ces crimes impunis.
Par ailleurs, lorsque ces femmes, acculées à tout quitter pour protéger leur vie ou celle de leurs enfants, entreprennent la quête d’une terre d’accueil, on constate que leur parcours d’exil, une expérience en soi douloureuse, est semé de difficultés supplémentaires. Du fait d’être femmes et isolées, elles sont davantage exposées à la violence des hommes qui profitent de leur vulnérabilité. C'est dans ce  contexte que le Centre Primo Levi accueille un nombre croissant de femmes victimes de violences. Depuis 2012, la courbe s’est même inversée : 53% des nouveaux patients adultes reçus au centre étaient des femmes, contre 50% en 2013.

 http://www.primolevi.org/les-femmes-premieres-victimes-de-la-violence-politique

MANIFESTONS PARTOUT POUR LES DROITS DES FEMMES !

Journée Internationale de la Femme La violence augmente, l’impunité règne Journée Internationale des droits des Femmes :





Amman – Copenhague – Bruxelles, le 6 mars 2014 - 

A l’occasion de la Journée Internationale de la Femme (8 mars), le Réseau euro-méditerranéen des droits de l’Homme (REMDH) a publié aujourd’hui son rapport régional sur « Les violences faites aux femmes dans le contexte actuel de transformations politiques et de crise économique dans la région euro-méditerranéenne ; tendances et recommandations en faveur de l’égalité et de la justice ».
 
Ce rapport dénonce l’augmentation spectaculaire des violences faites aux femmes dans la région euro-méditerranéenne ces dernières années, en décrivant les principaux schémas de violence utilisés à l’encontre des femmes, à travers des études de cas menées en Egypte, en Syrie, en Tunisie, en Lybie, en France, à Chypre et en Espagne.
Le rapport souligne également l’augmentation très inquiétante et la gravité des violences sexuelles perpétrées dans les pays tels que la Lybie, la Syrie et Egypte, qui s’apparentent à du terrorisme sexuel   . En Egypte, des manifestantes ont été victimes d’agressions et de viols collectifs systématiques, et vraisemblablement programmés, sur la place Tahrir. En Syrie, des  femmes et des filles font  l’objet de traite et d’exploitation sexuelle dans les camps des refugiés.

Pendant les manifestations de 2011, les femmes  détenues ont été soumises à des tests de virginité imposés par les forces militaires égyptiennes. En Syrie, des femmes ont  été victimes, entre autres actes de violence, d’emprisonnements arbitraires, de disparitions forcées, d’actes de torture, de violences sexuelles et d’exécutions sommaires, ainsi que le révèle un rapport récent du REMDH.

La participation limitée des femmes dans la vie publique est également une source de graves préoccupations. 
En Egypte, les femmes ont été largement sous-représentées dans toutes les instances constituantes depuis 2011, ainsi que dans tous les gouvernements transition. Dans le gouvernement nommé le 16 juillet 2013, les femmes occupaient seulement 3 postes ministériels sur les 34 existants. En Lybie, le comité chargé de rédiger une nouvelle constitution, élu en février 2014 et composé de 60 membres, ne compte que six femmes. 

En Europe, l’augmentation de la pauvreté et le manque d’autonomie financière font que les femmes ont du mal à échapper aux situations de violence. 70% des travailleurs pauvres en France sont des femmes. Les femmes ont été plus durement touchées par les mesures d’austérité, notamment les réductions dans le secteur et les services publics, notamment en Espagne et à Chypre, les foyers, les permanences téléphoniques et les dispositifs de protection des droits des femmes.
Ces mesures sont parfois associées à des politiques patriarcales et discriminatoires reposant sur des idéologies conservatrices, telles que l’adoption récente, en Espagne, d’un projet de loi limitant le droit à l’avortement.
Le rapport  cite des instruments et des programmes montre qu’il existe au niveau régionaux, via  de l ‘Union européenne, le Conseil de l’Europe, l’Union pour la Méditerranée et  la Ligue des états arabes, visant à lutter contre les violences et à mettre fin à l’impunité. Le rapport adresse des recommandations à ces acteurs régionaux-clés sur la façon de mettre en œuvre leurs instruments afin de lutter contre les violences faites aux femmes dans la région EuroMed.
Les gouvernements des pays du Sud et de l’Est de la Méditerranée et l’Union européenne sont appelés à signer et à mettre en œuvre les instruments internationaux adéquats destinés à lutter contre les violences et à mettre fin à l’impunité, à travers l’élaboration  l’adoption de législations au niveau national et la mise en place de systèmes judiciaires, de systèmes de sécurité et de systèmes de justice transitoires respectueux du droits des femmes, ainsi que des mécanismes de veille et de suivi évaluation et  des chaines de services de soutien  et prise en charge des survivantes de la violence.

Lire le rapport complet ici (anglais, français, arabe)

Pour plus d’informations, contacter :
Lina Samir Alqurah, lqu@euromedrights.net, Tel: +962795511206

Zahra Benomar a accouché d'un enfant dehors, dans le froid, sans aide officielle.


Photo de Sofia Tout Court.". Zahra Benomar a accouché d'un enfant dans la province de Taounat sans aucune aide sinon celle des passants. Un hôpital fermé, une femme entre la vie et la mort, un bébé à même le sol par 2 degré de température dans cette zone. 

Ailleurs, ce drame aurait provoqué la démission du ministre concerné. Ici, peu importe. L'humain est quelconque. Les principes religieux de la compassion ne sont qu'un fond de commerce pour le Ramadan. Il s'agit de situation fréquente chez nous...des femmes qu'on abandonne à leur sort, car pauvres, devant les hôpitaux du Royaume. 
 C'est généreux de créer des centres hospitaliers marocains à Libreville, à Conakry, à Abidjan et à Bamako. Mais qu'en est-il de Kelaa des Sraghnas, Demnat, Tiflet, Rommani etc... Et qu'on ne vienne pas me chanter le 8 mars...la journée mondiale de la femme. الله عليك يا مغرب."
 texte et photos de Talal Chakir


Par Ali Fkir, 3 MARS 1973:
pensons aux martyr-es. 
Exemples de femmes martyrisées: JMIA (casablanca), Fatima (Khénifra), Fama (Chaoune-Casablanca)

 

1 - NOUS NE T'OUBLIERONS JAMAIS JMIA AZGHAR 

Mohamed, l’ainé, Zahra, et Jmia Azghar, ont vu le jour dans une baraque du plus grand bidonville de l’histoire du Maroc : «les carrières centrales», berceau de la résistance contre le colonisateur français.
 La mère était ouvrière dans une conserverie de poisson, le père ouvrier à la cimenterie Lafarge. Le couple s’est engagé tôt dans le mouvement national et a connu la répression. Le très jeune Mohamed va connaître sa première arrestation début des années cinquante.
Jmia nous dit qu’ils ont tous les trois « tété la mamelle de la résistance à travers leur mère Aïcha».

Au lendemain de «l’indépendance» de 1956 dont les «accords d’Aix-les-Bains » (août 1955), furent le premier acte de « dépendance dans l’indépendance », première expérience mondiale du néocolonialisme, dont nous souffrons toujours aujourd’hui. Au lendemain de cette «indépendance», Mohamed participa à la création de l’UNFP (58/59), et depuis cette date Mohmed allait connaître les commissariats et les prisons du nouveau Maroc.
Jmia très jeune s’engage dans le militantisme progressiste. Omar Dahkoun, cheville-ouvrière des réseaux révolutionnaires ittihadis, rejoint la clandestinité à partir de 1969. Jmia, sa camarde, va jouer le dangereux rôle de « l’gent de liaison ».
Les 3 enfants (qui ont perdu leurs parents), furent arrêtés au lendemain du soulèvement armé de mars 1973. Ce fut pour eux la descente aux enfers ; Derb Moulay Chérif, le complexe « courfis », la prison de Ghbila pour les filles, de Kénitra pour le garçon, puis un centre clandestin par la suite en compagnie du martyr Omar Benjelloun.
Jmia, va connaître l’enfer terrestre. Un jour, complètement déshabillée, ligotée et suspendue à la « perroquet », on amena son frère, Mohamed, puis Omar Dahkoun,, on lui creva un œil : il fallait qu’elle parle ou on lui creva le deuxième….elle allait voir des détenus mourir devant elle, elle rencontra Saïda Mnebhi…
 
C’est indescriptible. C’est trop horrible !
Une fois sortis de cet enfer, les trois Azghar vont retrouver la baraque, plus délabrée que jamais. La solidarité des voisins.les sauva d’une mort de famine certaine. Ils résistent aux provocations policières, aux intimidations et surtout aux offres alléchantes de collaboration. Désemparée, Jmia va voir la direction de l’institution ittihadie (dar annachre, presse…). Elle fut recrutée, elle et sa sœur, par Mohamed El Yazighi : elle va toucher mensuellement 400 dh, sa sœur Zahra, 300 dh.
Elle accueille chez elle les correspondants du Journal «ANNAHJ ADDIMOCRATI» Ali Fkir, et Abdel Malek Oumalek, fin février 2007. Son frère Mohamed, sa sœur Zahra, étaient là. Ils confirment les dires de leur soeur. Ce qu’ils ont enduré était affreux, révoltant. J’avais la gorge serrée, les larmes aux yeux, la colère me suffoquait…
Nous avons évité de publier des détails. Jmia a lu et relu l’entretien, entretien enregistré sur un magnétophone…
Dignement, Jmia nous a quittés dernièrement, tête haute. Elle n’a rien regretté. Ses prolétaires parents ne peuvent qu’être fiers d’elle.
L’Histoire officielle ignorera ces martyrEs du peuple, comme elle ignore Abdel Karim Al Khattabi, la république du Rif, les soulèvements de mars 1965…Nos « historiens » tiennent à ménager les « institutions » (hhhhhh)
Nos féministes des palaces ignorent celles qui ne font pas partie de leur gent , nos partis politiques (y compris les démocratiques) ne font pas mieux. Seul ANNAHJ ADDIMOCRATI commémore chaque année les martyrEs, Même dans ce cas là, il faut reconnaître que nous sommes loin de faire notre devoir comme l’exige l’Histoire.
Ci-joint l’entretien (en arabe) tel qu’il a été publié par le journal « ANNAHJ ADDIMOCRATI ». Témoignage poignant, ça coupe le souffle, mais ça recharge les batteries des révolutionnaires.

POUR NE JAMAIS OUBLIER LA VÉRITABLE NATURE DU RÉGIME MAROCAIN
Ali Fkir, le 1er mars 2013

Des conditions de travail difficiles pour les sages-femmes au Maroc, alors que M6 offre une clinique périnatale au Mali.





Des conditions de travail difficiles et une grande pression

Aufait,

Absence de pédiatres et d'obstétriciens durant les accouchements, absence de moyens matériels et manque d'hygiène dans les hôpitaux publics font que les sages-femmes ont du mal à travailler correctement au Maroc.

Le Maroc compte seulement 5 sages-femmes pour 1.000 habitants, selon l'OMS. /DR
Le Maroc compte seulement 5 sages-femmes pour 1.000 habitants, selon l'OMS. /DR

Le travail difficiles et la pression grandissante sur les services obstétriques, a affirmé la présidente de l'Association nationale des sages-femmes du Maroc, Rachida Fadil, à l'occasion du lancement de la campagne nationale sur la prévention des risques de mortalité des nouveau-nés au Maroc, “Sauvons 10.000 nouveau-nés”, initiée par l'Association Al Hayat-Chaînes de vie.
La formation initiale des sages-femmes leur permet de superviser un accouchement naturel de manière sûre. Cependant, les circonstances urgentes dans lesquelles pourrait se dérouler cette opération sont susceptibles de les empêcher d'accomplir convenablement leur travail.”
Rachida Fadil, présidente de l'Association nationale des sages-femmes du Maroc.
Ces conditions de travail sont liées essentiellement à l'augmentation du nombre des naissances face au manque des ressources, la diversité de tâches assurées par les sages-femmes, l'absence d'eau, d'électricité et des réseaux d'assainissement notamment dans le milieu rural. Ceci conduit à un manque d'hygiène, outre le manque de moyens et d'outils de travail.
Certaines femmes enceintes arrivent au centre de santé avec des infections qui n'ont pas été traitées avant ou durant la grossesse, a souligné Mme Fadil.

Absence de pédiatres et d'obstétriciens
Elle a signalé également que les sages-femmes sont conscientes de l'importance des gestes simples mais vitales prônées par la campagne, à savoir l'hygiène des salles d'accouchement, la chaleur, la respiration et l'encouragement à l'allaitement naturel.
Rachida Fadil a, par ailleurs, mis l'accent sur le problème de l'absence des obstétriciens et des pédiatres durant l'accouchement, notamment quand il s'agit de cas urgents, ou lorsque la situation du nouveau-né requiert des soins particuliers. Cette situation “laisse les sages-femmes vivre dans un stress permanent dans la mesure où l'accouchement peut cacher parfois de mauvaises surprises”.
À tous ces maux, dont souffrent les sages-femmes au Maroc, s'ajoutent le fait que leur nombre est inférieur à la norme minimum requise par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Elle est de l'ordre de 6 sages-femmes pour 1.000 habitants alors qu'au Maroc, elle est de 5 pour 1.000.
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------Rappel RAPPEL: Par Sofia Tout Court, fb
Le roi du Maroc et le président malien Ibrahim Boubacar Kéita ont donné vendredi le coup d’envoi des travaux de construction d’une clinique périnatale à Sébènicoro (ouest de Bamako), sur financement de la Fondation marocaine pour le développement durable........ .
Et pour le Maroc , on ne prévoit rien ? hein ? hein ?un dispensaire ou un petit centre de soins ? M6 est tellement généreux !

10 ans de prison pour une femme qui a tué son violeur

  • Par : Wadii Charrad, 6/3/2014
10 ans de prison pour une femme qui a tué son violeur
Crédit photo: DR
Le tribunal de première instance de Fès vient de condamner Fatima, âgée de 34 ans, à dix ans de prison pour avoir assassiné à coups de hache un homme qui l’avait violée.
Après de nombreuses plaintes pour viol déposées par la jeune femme auprès des autorités locales qui sont restées sans suite, celle-ci a finalement décidé de se faire justice elle-même. D’après le site Bladi, Fatima a affirmé, les larmes aux yeux devant la cour, que « cet homme l’a tué mille fois avant qu’elle ne le tue à son tour ». Au bord du désespoir, elle a également déclaré qu’elle « préfère la prison à perpétuité aux sévices que lui a fait subir impunément son violeur des dizaines et des dizaines de fois ».
Lors de son audience, cette femme, habitant dans la région de Taounate, a expliqué aux magistrats comment elle a tué son violeur avant de le défigurer et le jeter finalement dans une rivière. L’homme abusait d’elle en présence de son père, un vieil homme aveugle.

Torture présumée au Maroc : Zakaria Moumni, champion de boxe, écrit à Hollande

(AFP) –8/3/2014
Paris — Un boxeur qui a porté plainte en France contre un responsable marocain qu'il accuse de l'avoir torturé en 2010, réclame "une enquête approfondie, indépendante et impartiale" dans un courrier à François Hollande dont l'AFP a eu copie samedi.

Cette procédure et deux autres plaintes précédentes pour complicité de torture visant Abdellatif Hammouchi, patron du contre-espionnage marocain, sont à l'origine d'une rarissime querelle diplomatique entre les deux alliés.
Le Maroc avait notamment exprimé son vif courroux après que des policiers s'étaient rendus à la résidence de son ambassadeur pour notifier à Abdellatif Hammouchi --en visite à Paris-- une convocation d'un juge d'instruction.

Dans sa longue lettre à François Hollande datée de vendredi, Zakaria Moumni, ancien champion de boxe thaïlandaise, qui dispose de la nationalité française, décrit les sévices dont il dit avoir été victime après son arrestation le 27 septembre 2010 à l'aéroport de Rabat.
"Tout au long de ces quatre jours de tortures, ils n'ont cessé de me répéter: +Ici, c'est l'abattoir de Sa Majesté et, nous, on ne dépend ni du ministère de l'Intérieur, ni du ministère de la Justice. Nous, on travaille directement avec le roi. Et ça, c'est les ordres du roi+", écrit M. Moumni.
"En réalité, le pouvoir marocain ? le Palais royal pour être plus précis - m'a fait payer chèrement le fait d'avoir exprimé publiquement mes revendications et mes griefs à l'égard du Palais royal", poursuit le boxeur, qui explique qu'il réclamait en vain un poste au ministère de la Jeunesse et des Sports.
Condamné à 30 mois de prison au terme d'un procès qualifié d'"inéquitable" par Human Rights Watch, il affirme avoir signé sous la torture les aveux selon lesquels il aurait soutiré à deux Marocains 1.200 euros, contre la promesse de leur trouver du travail en Europe.
Grâcié en février 2012, Zakaria Moumni, qui vit en France, explique à François Hollande que des responsables marocains lui "ont fait clairement comprendre que les individus responsables des tortures (...) ne peuvent être traduits en justice".
Il écrit espérer que sa "plainte fera l'objet d'une enquête approfondie, indépendante et impartiale, le Maroc ayant démontré son absence de volonté politique pour rendre justice aux victimes de torture".
Il explique encore à François Hollande avoir entrepris son action judiciaire "en pensant à toutes les victimes de torture au Maroc qui ne peuvent saisir un juge là-bas".
Pour apaiser la crise et "dissiper les malentendus", François Hollande avait appelé le roi Mohammed VI. Le ministère français des Affaires étrangères avait évoqué un "incident regrettable", évoquant la convocation d'Abdellatif Hammouchi.
Cette réaction avait été vivement critiqué par l'ONG Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (Acat), à l'origine des deux premières plaintes.

Un ministre français en visite officielle à Rabat zappé par les médias du Makhzen. On est fâché ?


François Lamy le mal aimé (Photo DR)
François Lamy le mal aimé (Photo DR)
Brouille avec Paris à cause des plaintes pour « torture » et « complicité de torture » contre Abdellatif Hammouchi, le patron de la DST, a été complètement boudé par les caisses de résonance du Makhzen.

A part une petite dépêche de la MAP consacrée aux déclarations de son homologue marocain, qui a cité son nom brièvement sans même être accompagné par une petite photo ou quelques unes de ses déclarations, les autres voix de leur maître n’ont même pas fait allusion à cette visite.
D’habitude, les visites des hôtes de marque font l’objet d’annonces officielles et les amplificateurs du Makhzen font des échos retentissants lorsqu’il s’agit d’un officiel français, ne serait-ce qu’un petit responsable parisien qui se rend à Rabat.
Apparemment, leur maître leur a dit de se taire et ils n’ont fait que respecter à la lettre les consignes reçues.
Vive l’amitié franco-marocaine !
Citoyen
Demainonline

Une querelle entre la France et le Maroc suspend les accords de coopération judiciaire

Par Véronique Pierron, 3/3/2014
Crédit : Elysée
La semaine dernière, 7 policiers français se sont rendus à l’ambassade du Maroc en demandant à voir Abdellatif Hammouchi, le chef de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST) marocain, en déplacement en France.  Le patron du renseignement marocain faisait l’objet d’une convocation délivrée par un juge d’instruction français. Quatre plaintes ont en effet, été déposées en France pour des faits de torture dans le centre de Temara, au nord du Maroc,  gérée par la DGST dirigée par Abdellatif Hammouchi. La première a donné lieu à l’ouverture d’une information judiciaire par des juges parisiens fin 2013.
Elle avait été déposée par Adi Lamtasi, un ressortissant franco-marocain condamné à dix ans de prison au Maroc pour trafic de stupéfiants. Le jeune homme de 33 ans  affirme avoir été arrêté en octobre 2008 près de Tanger, puis torturé pendant trois jours à Temara avant d’être obligé, selon lui, à signer des aveux. Devant le tribunal marocain, Il a nié les faits qui lui étaient reprochés, mais a été tout de même condamné en novembre 2008, à 10 ans de prison pour détention et trafic de cannabis. Par la suite,  Il a été transféré en France pour y purger sa peine. Abdellatif Hammouchi est visé dans cette plainte pour complicité de torture. Tout comme dans le cas d'une autre plainte déposée jeudi 22 février au parquet par un Marocain de 44 ans, Ennaâma Asfari également militant sarahoui .
Suspension des accords de coopération judiciaires entre la France et le Maroc
Suite à l’intervention policière à l’ambassade du Maroc à Paris, l’ambassadeur de France au Maroc a été convoqué samedi au ministère des Affaires étrangères à Rabat. Tensions. Paris s’est efforcé de les apaiser et le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, a qualifié l’intervention des policiers contre Abdellatif Hammouchi, d’ « incident grave et inédit dans les relations entre les deux pays ». Dans la foulée, François Hollande a pris son téléphone pour adresser au roi Mohammed VI « un message de confiance et d’amitié ». 
Gestes d’apaisement  dont ne se satisfont de toute évidence pas les autorités marocaines comme l’a clairement énoncé le porte-parole du gouvernement marocain, Mustapha Khalfi, lors d’un point presse : « Nous n'avons reçu aucune explication à propos de la visite des sept policiers français venus interroger le directeur de la Direction générale de la surveillance du territoire ». Plus incisif, il a poursuivi : « C'est une attaque contre l'intégrité du système judiciaire marocain (...), c'est pourquoi nous avons décidé de suspendre toute coopération judiciaire avec la France, dans l'attente d'une nouvelle version de ces accords ».
Ce qui laisse clairement sous entendre que Rabat souhaitait leur renégociation. Une décision qui bloque l’envoi de commissions rogatoires françaises au Maroc et les procédures en matière de divorce, mariage et garde d’enfants pour les binationaux.  « Nous avons donné des explications utiles, regretté des incidents qui ont pu se produire, déploré qu'on puisse donner à cette situation un tour qu'elle ne devait pas avoir et j'espère bien que tout cela appartiendra, si ce n'est déjà fait, au passé », s’est défendu Laurent Fabius.

Une nouvelle plainte va-t-elle mettre le feu aux poudres ?
Toutefois, une nouvelle plainte déposée par l’ancien champion de boxe light-contact Zakaria Moumni  risque de mettre une nouvelle fois le feu aux poudres car Abdellatif Hammouchi jusqu’alors accusé de complicité de torture est cette fois soupçonné de torture pure et simple. Dans cette plainte formulée devant le pôle génocide et crimes contre l'humanité du Tribunal de Grande Instance de Paris, Zakaria Moumni affirme avoir «aperçu Abdellatif Hammouchi lors d'une des séances» de sévices qu'il affirme avoir subies au centre de détention de Temara.  L’ancien boxeur avait été arrêté en septembre 2010 à son arrivée au Maroc  et affirme avoir signé sous la torture des aveux selon lesquels il aurait soutiré à deux marocains 1 200€ en échange de la promesse de leur trouver un travail en Europe. Condamné ensuite à 30 mois de prison en appel, il avait été libéré en février 2012 après 17 mois de détention, suite à une grâce du roi Mohammed VI. 
http://www.allgov.com/fr/infos/la-france-et-le-monde/une-querelle-entre-la-france-et-le-maroc-suspend-les-accords-de-coop%C3%A9ration-judiciaire-140303?news=852575
Pour en savoir plus :
Abdellatif Hammouchi (Tel Quel online)
Ennaâma Asfari (L'Humanité)
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A revoir : Zakaria Moumni raconte les tortures qu'il a subies 

ASDHOM: Vérité et justice pour zakaria MOUMNI et les autres ....