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samedi 9 août 2014

Ne m’appelez plus jamais France…


Jean-Claude Lefort le 8 août 2014 à 16 h 33 min 

Ne m’appelez plus jamais France…

L’attitude des autorités françaises – le mot « autorité » étant à prendre ici au sens premier – relativement au drame de Gaza restera une des pages les plus sombres de notre histoire récente.
Après avoir, sans coup férir, donné son feu vert à Netanyahu pour frapper Gaza et y semer mort et destruction, le Président – à prendre au sens premier du terme – Hollande a procédé à un virage verbal d’autant plus inefficace qu’il n’a pas été suivi du moindre acte concret. « Comment peut-on rester neutre » s’est-il exclamé en Belgique !
Il devait se poser la question à lui même sans doute. Car pour le reste son action est égale à zéro. Et elle reste égale à zéro.
Les frappes israéliennes ont repris aujourd’hui, vendredi 6 août, et sa voix est éteinte. Pourtant chacun sait, et lui qui devrait être informé plus que tout autre, que la situation qui prévaut aujourd’hui résulte de l’intransigeance israélienne. C’est établi.
Aucun mot ne sort plus de sa bouche et encore moins des actes ne sont décidés.
Les conséquences sont terribles pour les populations mais encore pour notre image, et donc notre rôle, dans le monde. Lui qui a multiplié les interventions militaires couteuses à l’étranger, qui a prononcé le mot « sanctions » avec plus de force que quiconque concernant aussi bien pour la Russie que pour l’Iran, lui qui se faisait fort de redonner du lustre à la France après les épouvantables années Sarkozy, lui président a rabaissé la France comme jamais.
Et cela va loin.
Il a poussé en France a une véritable confrontation entre communautés, il a brandi « l’antisémitisme » comme une arme pour disqualifier quiconque se levait au nom du droit et de la justice. Et puis il a laissé une organisation d’extrême droite particulièrement dangereuse accomplir ses exactions, la LDJ. On a parlé de sa dissolution, une fois, et puis quoi ? Le CRIF s’est dit « surpris » de cette éventualité et depuis le dossier reste en l’état. On n’en parle plus.
Non seulement mais il a fait la chasse aux « djihadistes » partis en Syrie – ce qui n’est pas à déplorer – mais il ne dit ni n’envisage rien contre des milliers de Français engagés dans une force d’occupation, Tsahal. Rien. Silence.
C’est une France défigurée qu’il modèle sous nos yeux. Une France déclinante à l’extérieur et déchirante à l’intérieur. On pensait avoir touché le fond avec Sarkozy. On s’est trompé.
J’ai mal à ma France… Je ne suis pas seul à refuser ce sinistre destin. Nous n’avons pas le choix. Et la résistance fut…
Ivry, le 6 août 2014

Les crimes d’Israël devant la CPI :« Tôt ou tard, la CPI jugera les crimes de guerre commis à Gaza »


Par Gilles Devers, 9/8/2014

Gilles Devers est l'avocat qui a déposé la plainte de la Palestine à la Cour Pénale Internationale


Les crimes d’Israël devant la CPI : Nous sommes près du but ; ce qu’il reste à faire





J’écris ces lignes alors que les 1,8 millions d’habitants du territoire palestinien de Gaza vivent dans les plus grandes difficultés, et les plus grandes incertitudes. Le bilan provisoire est de 1800 morts et plus de 6 000 blessés graves, dont 85% de civils. L’électricité est là quelques heures par jour, l’eau manque, et le pays est en ruine. Les familles pleurent leurs morts. Venus s’occuper de tunnels, les soldats israéliens ont rayé de la carte des quartiers entiers et détruit des infrastructures essentielles à la population civile (hôpitaux, écoles, centrale électrique…). Rien de significatif ne se dégage sur le blocus de Gaza, qui est en lui-même un crime de guerre.
Alors, est-ce le moment de parler de la procédure quand l’idée d’un procès semble à des années lumières des besoins urgents d’un peuple qui demande seulement à vivre ?
Oui, c’est le moment. D’abord, car nos amis Palestiniens nous le demandent. Ensuite, parce que nous n’avons jamais été aussi près du but : combattre l’impunité d’Israël devant une juridiction internationale.Le ministre de la justice Saleem Al-Saqqa est clair : la procédure doit se poursuivre.

Justice for Palestine
I
Où en est-on ?
L’action juridique est un relais de la Résistance palestinienne, et elle ne s’arrêtera pas. Pour des raisons sur lesquelles nous reviendrons, la plainte engagée au nom du Ministre de la Justice de l’Etat de Palestine et du Procureur général de Gaza a été rejetée par la Procureure de la Cour pénale internationale. Mais ce n’est qu’une toute petite étape au regard de ce qui été fait et de ce qui sera fait. Notre détermination est intacte.
En synthèse ?
Voici en synthèse le bilan :
1/ La plainte déposée le 25 juillet 2014 a été classée par la Procureure. C’est une mesure, illégale sur la forme comme sur le fond, et qui, quoiqu’il en soit, n’a pas d’autorité de chose jugée;
2/ La motivation retenue par la Procureure est une aberration juridique, qui n’est partagée par aucun Professeur de droit ;
3/ L’unanimité des Professeurs de droit a dit que la Palestine peut donner compétence à la Cour pénale internationale par une déclaration de compétence (art ; 12.3) ;
4/ Du fait de cette plainte, s’est créé un consensus dans la classe politique palestinienne pour se décider à ratifier le Statut de la CPI, et c’est là une immense avancée, qui change tout ;
5/ La procédure engagée était parfaitement valable car elle comprenait une dénonciation de faits (Art. 15.1) et une déclaration confirmative de compétence (Art. 12.3) par le ministre de la justice ;
6/ La visite du Ministre palestinien des affaires étrangères, M. Al-Malki, au siège de la CPI le 5 aout 2014, reste un épisode regrettable car la plainte qui était en cours auparavant ne l’était plus après ;
7/Cette étape laissera inévitablement des traces, car il était très facile de contourner l’obstacle levé par la Procureure, mais les forces lancées sont telles que tôt ou tard, la CPI sera saisie du dossier des crimes commis en Palestine.
8/ Si la Procureure trouve un nouvel échappatoire pour rejeter la demande du peuple palestinien, elle aura porté un nouveau coup, cette fois fatal, à la CPI, qui est déjà au cœur de bien des critiques.
9/ Le mouvement Hamas, décrété terroriste en Europe, s’en remet à la justice, alors qu’Israël la refuse, et que les pays occidentaux tente de barrer la route à la Palestine. C’est tout un pan de propagande qui s’écroule sous nos yeux, et qui change toute la donne au Proche-Orient.
2
Quelle procédure a été engagée ?
Monsieur Saleem Al-Saqqa, Ministre de la Justice de Palestine et Monsieur Ismail Jabr,  Procureur Général de la Cour de Gaza ont, le 25 juillet 2014, déposé une plainte fondée sur l’article 15.1 du statut auprès de Madame Fatou Bensouda, Procureure près la Cour pénale internationale, concernant les crimes de guerre commis par l’armée israélienne en juin et juillet 2014 en Palestine, dans le contexte de l’opération militaire appelé « Bordure protectrice ».
La plainte visait les infractions suivantes, qui sont toutes des crimes de guerre définis par le statut de la CPI :
  • Homicide intentionnel
  • Attaques portées contre des civils
  • Attaques causant incidemment des pertes en vies humaines, des blessures et des dommages excessifs
  • Destruction et appropriation de biens
  • Crime de colonisation
  • Crime d’apartheid
  • Violation des règles du procès équitable

Dans leur plainte, Monsieur Saleem Al-Saqqa, Ministre de la Justice de Palestine et Monsieur Ismail Jabr,  Procureur Général de la Cour de Gaza ont demandé à Mme la Procureur de saisir la chambre préliminaire de la Cour pénale internationale pour qu’elle autorise l’ouverture d’une enquête sur les crimes commis à Gaza.
Quatre jours plus tard, a été adressée au bureau du procureur la déclaration confirmative de compétence. C’est le schéma qui avait été suivi pour l’affaire Gbagbo. Nous avons donc respecté ce précédent.
La procédure était-elle régulière ?
Elle l’était parfaitement, et elle le reste.
Pour accepter un Traité, un Etat doit le signer et le faire ratifier par son parlement. La Palestine ne l’a hélas pas fait. La procédure que nous avons engagée a montré que c’était une posture intenable, et il y a désormais un consensus pour le faire, ce qui est un acquis considérable. Donc, c’est juste une question de temps, et bien sûr, le plus tôt sera le mieux.
Mais le statut prévoit un mode dérogatoire : un gouvernement peut donner compétence à la Cour par une simple déclaration. C’est ce qu’avait le ministre de la justice de Palestine en janvier 2009, et c’est ce que nous avons fait ce mois de juillet 2014, par une déclaration confirmative.
On dit que c’était voué à l’échec car c’était une démarche personnelle ?
Ceux qui disent cela parlent sans savoir. Ils n’ont pas lu les actes de la procédure, et n’ont pas cherché à me contacter. Je me contenterai de dire que la plainte et les mandats ont bien été signés au nom de l’Etat de Palestine, par les autorités compétentes en droit interne. Ces pièces sont désormais publiques.
On dit que le ministre de la justice n’avait pas compétence...
En janvier 2009, c’est le Ministre de la Justice qui avait saisi la CPI, et personne n’avait critiqué cela. En 2014, le Ministre palestinien de la justice en exercice  a saisi la CPI en sa qualité d’autorité gouvernementale. En 2014 comme en 2009, le ministre a agi en engageant le gouvernement. Je n’ai lu aucune déclaration officielle disant le contraire.
En novembre 2009, l’assemblée générale de l’ONU a demandé à chaque partie – Israël et la Palestine – de juger les crimes de Plomb Durci. C’est dire que l’AG ONU avait reconnu l’existence du pouvoir juridictionnel de la Palestine. Aussi, le Procureur général de Gaza, qui ne pouvait envisager un procès à Gaza, était parfaitement en droit de dénoncer les faits auprès de la CPI, ce qui est conforme au principe de complémentarité prévu par le Statut de Rome.
J’ai pu lire également que le Procureur général ne pouvait donner compétence à la Cour. Cette critique est à nouveau sans objet car deux actes ont été faits, conformément à la règle :
- une dénonciation des faits, signée par le ministre et le procureur ;
- une déclaration confirmative de compétence, signée par le ministre.
Tout est donc très clair.
La Palestine n’a pas ratifié le traité de la CPI. Et Israël non plus…
Le fait qu’Israël n’ait pas ratifié le statut n’est pas un problème car la compétence de la Cour est liée au lieu de commission des crimes. Depuis la déclaration de compétence de 2009, la compétence de la CPI est donc acquise pour les crimes commis sur le territoire de l’Etat de Palestine.
3
Le communiqué de rejet de la Procureure
La Procureure affirme dans un communiqué du 5 août que cette déclaration de 2009 ne serait plus valable car la Palestine a été reconnue comme Etat observateur non membre de l’ONU en novembre 2012. Elle est la seule à tenir ce type de raisonnement et ne l’explique pas.
C’est de plus un excès de pouvoir. Seule une décision de la Cour pourrait dire cette procédure nulle… mais la cour n’a jamais été saisie par la Procureure…
C’est tout le problème de l’action de la Palestine devant la Cour pénale internationale. Depuis le début de la procédure en 2009, le bureau du Procureur fait de la rétention en s’accaparant le pouvoir des juges. Or, c’est à eux – et à eux seuls – qu’il appartient de dire si la Cour est compétente, et donc de trancher la question de la validité de la déclaration de compétence du 22 janvier 2009.
L’analyse est certaine car elle se fonde sur un principe cardinal du droit du contentieux international. C’est le principe « kompetenz-kompetenz ». Seuls les juges – et non le Bureau du Procureur qui n’est que l’organe de poursuite de la Cour – ont le pouvoir de décider si la Cour est compétente pour juger les crimes commis à Gaza. Bien entendu, la plainte s’appuie sur ce principe fondamental et le Bureau du Procureur devra tôt ou tard se justifier devant la Cour et expliquer pourquoi il a délibérément décidé de l’ignorer.
Le Ministre palestinien des affaires étrangères, M. Al-Malki, venait de rencontrer la Procureure. Que s’est-il passé ?
Chacun espère que le Ministre palestinien des affaires étrangères expliquera ce qui s’est passé dans le bureau de la Procureure, car les questions sont lourdes… On ne peut pas rester dans le non-dit.
Pour dire que la Cour ne serait pas compétente, la Procureure explique que la déclaration de compétence de 2009, confirmée par le ministre de la justice en 2014, n’est plus valable car la Palestine est reconnue Etat observateur à l’ONU en 2012. Si c’est vraiment ça l’argumentaire, il suffisait de refaire une nouvelle déclaration de compétence au greffe de la Cour, qui aurai aurait rétroagi à 2002, et donc validait la procédure. Attendons des déclarations explicites, car à ce stade, c’est incompréhensible, et ce qui s’est passé est très choquant.
La décision de la procureure est-elle un obstacle définitif ?
Non. La Procureure a clairement excédé les pouvoirs que lui confère le Statut. Le bureau du Procureur est un organe de poursuite de la Cour, et ce n’est pas à lui de déterminer si la Cour est compétente. Comme je l’ai déjà expliqué plus haut, c’est une compétence de la Cour. Je pense qu’il y a eu de la précipitation. Il faut maintenant revenir au respect des textes.
Y a-t-il eu dialogue avec la Procureure ?
Non. Nous lui avons écrit à deux reprises pour obtenir un rendez-vous, et organiser le travail pour la bonne suite de cette plainte. Elle ne nous a pas répondu, ce qui finit d’enlever toute valeur à sa décision. Toute personne a droit à un procès équitable, c’est-dire à voir sa cause examinée dans la contraction des arguments. Ici, la procureure a refusé d’ouvrir le moindre débat alors que deux hautes autorités institutionnelles s’adressaient à elle. Ces autorités l’ont fait dans les plus grandes difficultés, c’est-à-dire pendant des bombardements qui les obligeaient à la clandestinité. Cet appel à la justice incarnait l’esprit de résistance à la violence. Leurs bureaux avaient été bombardés et les victimes tombaient chaque jour : pour la procureure, c’était un problème mineur. Cela montre, aux yeux du grand public, des dysfonctionnements majeurs dans ce que doit être la justice internationale.
Si elle continue comme ça, la CPI va devenir la Cour pénale de l’injustice, et elle périra. Elle est déjà très malade.
On dit que le Hamas s’opposerait à la procédure de crainte de faire l’objet de poursuites ?
C’est entièrement faux. De longue date, ces responsables politiques demandent que la CPI soit saisie. Ils assument pleinement la manière dont ils conduisent la Résistance armée pour la protection du peuple palestinien, un peuple qui fait face à l’occupation militaire et à un blocus illégal. Ils ne redoutent aucune enquête, et au contraire la demandent, car elle sera conduite dans le respect de la procédure internationale, et visera les deux parties au conflit.  Le vrai chiffre du bilan, c’est 85% de victimes civiles… C’est ça la marque du crime.
Les puissances occidentales ne peuvent supporter cette démarche du Hamas – appeler à la justice internationale et au procès équitable –  car elle fait s’écrouler toute l’analyse du « Hamas terroriste islamiste ». Sur le plan technique, le Hamas invoque l’article 31.d du statut sur la légitime défense et l’état de nécessité. Mais sur le plan fondamental, le constat est simple : le Hamas en appelle à la CPI, alors qu’Israël la rejette. C’est là la base pour une vraie analyse… Qui redoute l’intervention du juge ? Pourquoi ?
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Que faire pour régulariser ? 
La procédure peut être régularisée par la remise au greffe de la Cour d'une déclaration de compétence fondée sur l’article 12.3 du statut. C’est un texte de trois lignes et une démarche simple, qui peut être faite par un simple fax. Cela donnerait immédiatement compétence à la Cour. Or, c’est urgent, car il faut constater maintenant les preuves des crimes, et donner un signal fort à Israël.
L’autre solution est la signature du traité, puis la ratification. Le consensus politique existe désormais, c’est un processus plus long. Aussi, il faut signer le traité et rependre cette déclaration de compétence, pour assurer la compétence rétroactive de la Cour à compter de 2002. Face à un argumentaire au niveau,  la Procureure devra revenir sur son analyse, qui ne tient pas en droit. Si elle bloque, il suffira d’une nouvelle déclaration, pour lever cet obstacle, et aller à l’essentiel : l’ouverture de l’enquête et la recherche des preuves.
On lit parfois que le combat est perdu d’avance car le droit international est l’outil des grandes puissances…
De fait, le bilan de la CPI n’est pas franchement glorieux…. Ceci dit, notre devoir n’est pas de nous lamenter, mais d’utiliser au mieux la connaissance juridique, d’être à l’avant-garde des procédures pour détruire patiemment, pièce après pièce, les remparts de l’injustice.
Pourtant le combat du peuple palestinien pour vivre sa souveraineté n’a jamais pu compter sur le droit international et l’ONU.
C’est exact. Depuis 1947, le Conseil de sécurité est le calvaire de la Palestine. Pendant des années, le droit international n’a été qu’un instrument de domination. C’était l’achèvement raffiné du rapport de force : d’abord, les tanks et l’aviation ; ensuite, la loi, qui était celle du plus fort. Le Conseil de sécurité est la représentation de ce droit des plus forts. Totalement non-représentatif du monde de 2014, phraseur et velléitaire, toxicomane au double standard. Il est en état de faillite, et la preuve de sa faillite a un nom : la Palestine.
Pourquoi cela changerait-il ?
On s’était aussi habitué à invoquer le droit international pour dénoncer l’injustice. Désormais, les temps changent. C’est difficile, pas toujours visible, mais le fait est incontestable : le droit international devient un outil que l’on peut retourner contre les puissants.
Cela se construit par étape, avec constance, initiative et lucidité. Et les petits coups tordus qui marquent les procédures, même s’ils font mal sur le moment, sont dérisoires au regard de la force qu’est l’appel à la justice.
5
Que peuvent faire les citoyens ?
Les pétitions sont très utiles. A ce jour, nous savons combattre les obstacles juridiques. Les freins qui restent sont politiques, et les politiques sont sensibles à la pression de l’opinion.
Il va falloir aussi engager des actions contre les dirigeants occidentaux, qui font pression sur la Palestine pour ne pas donner compétence à la Cour pénale internationale.  Les dirigeants palestiniens évoquent ces pressions, et chacun peut constater qu’il n’y a aucune déclaration de responsables politiques occidentaux pour soutenir l’action de la Palestine vers la justice internationale. Pour eux, le droit est un discours, mais leur politique est celle de l’oppression. C’est inacceptable de la part des Etats européens, qui sont tous membres de la CPI. Il faut donc lancer un mouvement pour interroger l’ensemble des responsables politiques et des parlementaires sur cette attitude, qui est scandaleuse.

La France exporte en Israël des Roquettes et missiles pour 200 millions d’euros.

   
Ces chiffres donnés par la Chambre de Commerce France-Israel montre comment notre gouvernement participe, toute honte bue, aux massacres d’enfants à Gaza.
A côté d’une pub pour « aller prendre du bon temps en Israël » pendant les vacances, Igal Klatzmann se vante sur le site, IsraelValley, de la chambre de commercre france-Israel du fait que : « Le business des ventes d’armes de la France à Israël est 45 fois plus élevé que celui de l’Espagne à Israël ! »
"IsraelValley connaissait le chiffre des ventes d’armes de la France à Israël depuis fort longtemps, mais nous n’en avions pas la certitude absolue. France24 dans un excellent article précise, preuves à l’appui, ce que très peu de gens connaissaient : “La France a accordé en 2012 des autorisations d’exportations d’une valeur de plus de 200 millions d’euros. Elles concernent, essentiellement, des roquettes, missiles, aéronefs et du matériel électronique (guidage, brouillage de radar etc.)”.

http://www.israelvalley.com/news/20...

HOLLANDE FOUS LE CAMP ! T’AS LES MAINS PLEINES DE SANG !
TOUS AUX MANIFESTATIONS CE SAMEDI 9 AOÛT DANS TOUTES LES VILLES DE FRANCE !
(CF ARTICLE http://www.europalestine.com/spip.p... POUR AVOIR LES RV)
CAPJPO-EuroPalestine
 http://www.europalestine.com/spip.php?article9721

L’agression israélienne se poursuit à Ghaza


Échec des négociations au Caire

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El Watan, 9/8/2014
 

Ashraf Adaouaoussa, dix ans à peine, est la première victime, après la trêve de 72 heures, de la guerre lancée le 8 juillet dernier par Israël contre la bande de Ghaza et sa population. Il est tombé, hier vers 10h (locales), dans un raid aérien israélien contre la mosquée Ennour, dans le quartier Cheikh Redouane, à l’ouest de la ville de Ghaza.

Les bombardements aériens israéliens ont repris dans la matinée d’hier, après l’échec des négociations indirectes du Caire. Une délégation israélienne et une délégation palestinienne unifiée – désignée par le président Mahmoud Abbas, comportant des dirigeants du Hamas, du Djihad islamique et de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) – ont échoué dans l’aboutissement à un accord visant à mettre en place une trêve de longue durée. Ils ont négocié via une délégation égyptienne représentée par le chef du Renseignement, pendant les trois jours de cessez-le-feu ayant pris fin, hier à 8 heures du matin. Après avoir refusé plusieurs revendications de la partie palestinienne, les Israéliens ont exprimé leur accord pour une prolongation du cessez-le-feu, mais sans conditions préalables.
Proposition refusée par les factions palestiniennes armées qui, dans la nuit de jeudi à vendredi, ont menacé de reprendre le combat au cas où Israël ne répondait pas positivement aux demandes palestiniennes, résumées en la levée du blocus imposé sur la bande de Ghaza, l’ouverture d’un passage sécurisé entre la bande de Ghaza et la Cisjordanie occupée, l’ouverture de l’aéroport, du port maritime, la libération des prisonniers libérés dans le cadre de l’échange contre le soldat Gilaad Shalit en 2011 et de nouveau arrêtés par les autorités israéliennes, et la libération d’un quatrième contingent de prisonniers détenus avant les Accords d’Oslo en 1993, qui devaient l’être au mois de mars dernier.
En face, la délégation israélienne a exigé la démilitarisation des factions palestiniennes en contrepartie de quelques-unes de leurs revendications, dont la levée du blocus. En somme, Israël a voulu obtenir, sur la table des négociations, ce qu’il n’a pu réaliser sur le terrain par la force des armes. Cette proposition n’a même pas été discutée par la partie palestinienne, qui refuse catégoriquement de démilitariser ses factions armées qui ont réussi à faire très mal à la machine de guerre israélienne que l’on disait invincible.
Les résistants palestiniens ont tué plus de 60 soldats et officiers israéliens dans des affrontements très durs, démontrant des capacités surprenantes non seulement pour l’armée d’occupation israélienne, mais aussi pour le peuple palestinien. Cinq minutes après l’expiration de la trêve de trois jours, la résistance palestinienne a tenu parole en tirant plusieurs roquettes et missiles contre des villes israéliennes.
Une fois encore, Israël a semblé surpris par la décision de la résistance palestinienne de mettre fin au cessez-le-feu et d’être l’initiatrice de la reprise des combats. Les grandes pertes subies par les civils palestiniens pouvaient représenter un obstacle à une reprise des hostilités de la part des résistants, pensaient les dirigeants israéliens.
Des calculs qui se sont avérés faux car la population dit ne plus avoir grand chose à perdre et a sommé la délégation palestinienne chargée des négociations au Caire de ne faire aucune concession face aux pressions israéliennes. Malgré la reprise des combats, des sources proches de la délégation palestinienne disent que l’espoir d’aboutir à un accord sous médiation égyptienne est encore possible. Pourtant, un responsable israélien a déclaré que son pays refuse de négocier sous les bombes. La délégation israélienne a quitté Le Caire, hier matin, alors que les réunions se poursuivaient entre la délégation palestinienne et le médiateur égyptien.
Dans l’après-midi, les raids aériens israéliens se sont poursuivis à une cadence folle. Les maisons de citoyens restent les cibles privilégiées de l’aviation israélienne, avec l’impact douloureux sur la vie de ceux qui survivent à ces frappes. Non seulement ils souffrent de la perte d’êtres proches, mais aussi du toit qui les abritait. Plus de 300 000 Palestiniens sont, aujourd’hui, réfugiés dans des centres d’accueil de l’ONU et les écoles de l’UNRWA, l’agence onusienne pour l’aide aux réfugiés palestiniens.
Les conditions de vie dans ces centres sont très mauvaises. Les citoyens en surnombre commencent à souffrir de maladies contagieuses qui rendent leur vie encore plus difficile dans ces centres où l’hygiène, la nourriture et la prise en charge médicale sont insuffisantes. La crise humanitaire née de ces conditions est aggravée par la non-assistance internationale. Les aides humanitaires internationales tardent à arriver, malgré le désastre qui frappe le territoire, proclamé «zone sinistrée» par le président Mahmoud Abbas, avec près de 30 000 maisons détruites, 1894 tués et près de 10 000 blessés, en majorité des civils.

Les négociateurs palestiniens se disent prêts à négocier un «accord final» au Caire

Les négociateurs palestiniens ont indiqué, hier, à la médiation égyptienne au Caire qu’ils étaient prêts à tenter de parvenir à un «accord final» avec Israël pour mettre fin aux agressions qui ravagent depuis un mois la bande de Ghaza.
«Nous restons assis ici pour parvenir à un accord final afin de restaurer les droits de notre peuple», a déclaré à la presse Azzam Al Ahmed, chef de la délégation des négociateurs palestiniens au Caire.
Mais il n’a pas détaillé les objectifs de son équipe ni mentionné une éventuelle prolongation du cessez-le-feu. De son côté, le ministère des Affaires étrangères égyptien a assuré, dans un communiqué, que les deux parties s’étaient «mises d’accord sur une grande majorité des points qui sont importants pour le peuple palestinien» mais qu’«il reste quelques sujets d’indécision sans lesquels les deux parties auraient pu parvenir à un renouvellement du cessez-le-feu».
Le cessez-le-feu de 72 heures arraché mardi par l’Egypte n’a pas été prolongé hier matin, les deux camps s’en rejetant mutuellement la faute. Israël a repris ses bombardements hier tuant un enfant palestinien de 10 ans. (APS)
 

L'enfer des Marocains de Libye


Par Ziad Alami



Marocains de Lybie
© Copyright : DR

Kiosque360. Entre fournaise estivale, feux croisés des milices rivales et clouage au sol des avions à Tripoli et Benghazi, les Marocains de Libye ne savent plus à quel saint se vouer.
Un quotidien digne d’un film d’horreur. C’est ce que laissent percevoir les témoignages poignants recueillis par les titres nationaux auprès des Marocains de Libye, déchirés entre la sinistre probabilité de perdre la vie et l’espoir d’un improbable retour à la mère patrie. "J’ai affronté la mort à plusieurs reprises en essayant de retourner dans mon pays ; à la première tentative, on a pointé une Kalachnikov sur ma tête, en me menaçant de me faire sauter la cervelle si je ne leur cédais ma petite fortune gagnée à la sueur de mon front", raconte Ayoub, un jeune rescapé de l’enfer libyen, cité par le quotidien Assabah. "Alors que je voulais simplement récupérer mon passeport auprès de la société où je prenais du service, mal m’en prit quand, le ton menaçant, un milicien, le poing sur la gâchette, m’ordonne de lui donner tout mon argent", enchaîne le rescapé, une larme dans la voix. 

 Mais passons, car si Ayoub l'a échappé belle, plusieurs centaines de ses compatriotes sont toujours pris au piège de la guerre "si vile" en Libye. Selon Assabah, pas moins de 1.500 concitoyens assiégeraient actuellement l’ambassade du Maroc à Tripoli, dans l’espoir de la voir rouvrir ses portes et honorer sa promesse d’assurer leur rapatriement. La surdité à leur appel au secours revient en tout cas comme un leitmotiv à la bouche des témoins, frustrés quant à une inaction présumée des services consulaires.

Las, certains d’entre eux auraient pris leur "destin" en main en intervenant auprès de spéculateurs interlopes sur le marché noir des billets d’avion. "Des dizaines de Marocains de Libye victimes d’un acte d’escroquerie de la part d’une compagnie aérienne fictive", titre le quotidien Akhbar Al Yaoum. "Une compagnie aérienne fictive a profité du calvaire des Marocains résidant en Libye pour les escroquer", rapporte le quotidien arabophone, sur la foi d’un témoignage recueilli au téléphone auprès d’un Marocain se trouvant à Tripoli. "Face au chaos et à la psychose de rester bloqués en Libye, bien des Marocains ont payé rubis sur l’ongle les frais de leur retour par voie aérienne", explique "Akhbar Al Yaoum. Mais quelle ne fut leur surprise quand, à l’aéroport, "ils ne trouvèrent pas trace de l’avion qui devait les transporter !", s’exclame le quotidien arabophone, déplorant l’instrumentalisation de la souffrance des Marocains de Libye livrés en proie à des gens sans foi ni loi.

Face à cette souffrance, surgit la question : à qui incomberait la responsabilité ? "Marocains bloqués en Libye alors que les ministères de tutelle restent hors zone de couverture", titre le quotidien Al Akhbar, renvoyant dos à dos et le ministère des Affaires étrangères et de la coopération et le Département chargé des Marocains du Monde. "Dans un nouveau développement dans l’affaire des Marocains restés bloqués aux frontières tuniso-libyennes, nous apprenons que nombre d’entre eux ont été interdits d’accès à la Tunisie", révèle "Al Akhbar, en déplorant la manière avec laquelle les autorités tunisiennes se seraient comportés avec nos compatriotes. Ces autorités voulaient s’assurer que nos concitoyens veuillent bien retourner dans leur propre pays, en exigeant d'eux de payer les frais de retour dans leur mère patrie. Franchement …

 http://le360.ma/fr/societe/lenfer-des-marocains-de-libye-19509






Trève : les équipes de Médecins du Monde ont repris leurs activités médicales dans la Bande de Gaza.


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Bonjour,

A la suite de la trêve de 72 heures qui a démarré ce mardi, les équipes de Médecins du Monde ont repris leurs activités médicales dans la Bande de Gaza.

Vu l'ampleur des dégâts, une réponse d'urgence sous la forme de cliniques mobiles en appui aux centres de santé vient compléter nos actions de santé primaire et de prise en charge de personnes souffrant de traumatismes psychologiques.
Cette réponse est renforcée par une équipe internationale de nos médecins qui a pu rentrer le 5 août dans Gaza.

Après trois semaines de conflit, la population palestinienne fait face à un désastre humanitaire : le bilan des victimes dépasse les 1 800 morts, 9 000 blessés et plus de 250 000 personnes se sont réfugiées dans les 84 écoles de l'ONU. Des écoles accueillant des civils et des hôpitaux ont été touchés par des bombardements et doivent faire face à des ruptures de stocks fréquents ainsi qu'à des coupures d'électricité.
« Le plus douloureux est que la plupart des morts et des blessés sont des gens normaux. Des gens comme moi, comme toi, des enfants, des femmes, des familles qui sont morts chez eux. Je n'ai jamais vu ça. Je n'ai pas de mots, je n'ai que des larmes », témoigne le docteur Mai, obstétricienne travaillant pour MdM à Gaza.



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Présent en Palestine depuis 2002, Médecins du Monde a mis en place des programmes de soutien psychosocial, de développement de la santé mentale, de santé sexuelle et reproductive et d'accès aux soins de jeunes diabétiques. Depuis 2009, à Gaza, l'accent a été mis sur l'amélioration des dispositifs d'urgence. En effet, l'accès aux intervenants humanitaires étant rendu extrêmement limité en temps de crise, donner la capacité aux communautés et aux centres de santé de répondre par eux-mêmes aux premières urgences est cruciale.

Nous vous remercions de votre soutien et de votre mobilisation à nos côtés pour apporter une aide indispensable aux populations civiles, victimes de la guerre.

Solidairement,
Docteur Thierry Brigaud
Président de Médecins du Monde



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