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samedi 15 novembre 2014

Vidéo d’Aqmi: l’Espagne cède au Maroc et rouvre l’enquête sur Cembrero

 

TelQuel, 14/11/2014

Vidéo d’Aqmi: l’Espagne cède au Maroc et rouvre l’enquête sur Cembrero
Le journaliste Ignacio Cembrero. Crédit : DR

La justice espagnole va rouvrir l’enquête sur le journaliste Ignacio Cembrero et le quotidien El País pour avoir diffusé une vidéo d’Aqmi dans laquelle le groupe terroriste menaçait le Maroc.

Nouveau rebondissement dans le feuilleton judiciaire qu’est devenue « l’affaire Anouzla » : un communiqué du ministère de Mustapha Ramid indique qu’une Cour de justice espagnole « a ordonné au juge d’instruction de rouvrir l’enquête pour apologie du terrorisme » contre le quotidien El País et le journaliste Ignacio Cembrero.
Pourtant, en juin dernier, un procureur de l’Audience nationale − la plus haute juridiction pénale espagnole −, avait décidé de classer sans suite la plainte déposée par le gouvernement Benkirane le 20 décembre 2013. Une seconde plainte avait été également classée sans suite en août par la même juridiction. On s’en souvient, le gouvernement marocain avait porté plainte contre Ignacio Cembrero pour avoir publié en septembre 2013 sur son blog, hébergé par El Pais, une vidéo d’Aqmi appelant au jihad contre les autorités marocaines, mais aussi contre le roi. Un lien vers ce blog a valu au journaliste et fondateur du site Lakome, Ali Anouzla, une arrestation (le 17 septembre 2013), un passage en prison (il est toujours poursuivi en état de liberté provisoire) et la fermeture de son site.

« Il suffit d’une seconde »

« L’affaire a déjà été classée deux fois », réagit Ignacio Cembrero. Joint au téléphone par Telquel.ma, le journaliste semble très remonté. Il regrette ironiquement que « le ministère n’a pas daigné publier de communiqué quand la justice espagnole a classé l’affaire cet été ».
Finalement, il semble que le gouvernement marocain a eu gain de cause, car la Cour espagnole, « après avoir réexaminé la vidéo en question, à la demande du Maroc, a constaté que les photos et les messages font sans aucun doute l’apologie du terrorisme », affirme le communiqué du ministère de la Justice.
Une chose est sûre, le Maroc n’est pas prêt à laisser tomber l’affaire : le communiqué insiste sur les conséquences que la publication d’une telle vidéo peut avoir, estimant que le retrait − rapide − de la vidéo par El País « ne change rien ». « Que la vidéo soit postée pendant des minutes, des heures ou des jours, ne change rien. Il suffit d’une seule seconde pour que les ordres terroristes soient diffusés partout dans le monde. »

39ème édition de la Conférence européenne de soutien et de solidarité au peuple sahraoui

La dernière Conférence européenne EUCOCO pour soutenir le Sahara occidental ? Madrid accueille la 39ème édition de la Conférence européenne de soutien et de solidarité avec le peuple sahraoui .
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Photos: EUCOCO 2014


A relire, il y a deux ans : Ce n'est pas un gag ! Un forum mondial des droits de l’homme au Maroc alors que la répression bat son plein

répression

Marrakech abritera du 27 au 30 novembre 2014, le forum mondial des droits de l’homme.

- « Un jalon fondamental de la coopération Sud-Sud, en matière de droits humains », a commenté Driss El yazami, le président du Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH) lors de son déplacement à Buenos Aires, en Argentine, pour préparer l’événement.
Etrange paradoxe, à l’heure où le régime marocain s’en prend aux organisations des droits de l’homme, il prend l’initiative de tenir un tel forum. Il serait pour le moins révoltant que les pays concernés répondent à l’invitation d’un pays dont pas un mois ne s’écoule, sans qu’il ne soit pointé du doigt par plusieurs organismes, dont Human Right Watch, Amnesty International, ou encore l’Association marocaine des Droits de l’Homme (AMDH) pour ses atteintes aux libertés. Ces deux dernières organisations viennent d’ailleurs, de faire l’objet de représailles de la part des autorités marocaines, qui leur ont interdit la tenue des camps de jeunes qu’elles comptaient tenir en septembre, à Bouznika, en ce qui concerne Amnesty International et dans plusieurs autres villes du Maroc, pour l’AMDH.

Lettre ouverte à Mohamed VI à propos du Sahara

Par Hamza Mahfoud
Interprétation de Salah Elayoubi, 15/11/2014

Hamza Mahfoud M6

Sire,
Si je m’adresse à vous, c’est pour faire suite à votre discours du 6 novembre et vous exposer mon avis de citoyen, tiraillé par le doute et vous dire combien il est ardu de défendre la mère patrie, lorsque celle-ci est gouvernée par l’autoritarisme, les atteintes aux droits de l’homme, les privilèges et la rente ?
«Halte aux surenchères sur le Maroc, et halte à l’instrumentalisation des droits et des libertés, pour comploter contre lui », disiez-vous, insinuant, que défendre les droits de l’homme et la liberté d’expression, serait assimilable à la trahison. Je pense qu’une appréciation différente sur la question du Sahara, relève plutôt de la liberté d’opinion, alors que le mélange des genres entre pouvoirs et affaires, se rapproche bien plus du crime que vous évoquez.
Défendre les droits de nos semblables est un devoir citoyen, même s’il est le fait de ceux qui ne partagent pas nos opinions. A contrario, justifier les exactions et les atteintes aux droits de l’homme et en protéger les auteurs est assurément un crime.
Affirmer que l’Algérie est une dictature est une vérité que nul ne vous contestera. Mais cela ne fait de sens que si vous vous décidiez à sauter le pas, pour vous joindre au club des démocrates tout en abandonnant le monde des affaires, avant que les indépendantistes sahraouis ne fassent, demain, des émules, dans d’autres régions du pays.
Vous dites que le Sahara occidental coûte au Maroc sept dirhams investis, pour un dirham de ses recettes ! Que doivent en penser les habitants du Sud-est marocain qui survivent dans l’exclusion et dans la plus insupportable des misères ? Devraient-ils, à leur tour, revendiquer leur indépendance, pour que nous leur prêtions enfin attention ? Comment se convaincre de son appartenance à une nation qui vous refuse toute dignité et vous contraint à l’exil, au péril de votre vie. Vous citez votre ancêtre, à propos des envieux. Pourquoi n’évoquez-vous pas plutôt cet autre Hadith : « Je m’étonne que ne brandisse le glaive, celui qui ne dispose de son pain quotidien ! ».
Dois-je comprendre de vos paroles qu’un ralliement des sahraouis à la patrie, signerait la fin des investissements colossaux que vous évoquez, comme vous le faites des autres provinces du pays ?
Pardonnez toutes ces questions. Elles viennent en réponse à ce jeu hilarant que vous aviez initié, avec votre drôle de question, « Où sont les richesses du Maroc ? ». Nous avions répondu, dans un même élan, que leur grande majorité était passée dans vos poches, celles de votre famille et vos courtisans. Des richesses bâties grâce à la proximité avec le Palais. Nul ne nous avait alors, écoutés.
Sire,
De Washington à Paris en passant par New York et Bruxelles, nombreuses sont les bonnes volontés, des compatriotes, des amis du Maroc, cadres hautement qualifiés et décideurs qui seraient disposées à défendre un projet cohérent, mais qui s’en abstiennent, face à l’ampleur de la tyrannie, des exactions et de la corruption qu’ils découvrent et qui les révulse. Alors, affirmer aussi péremptoire que vous le faites, que «  Le Maroc restera dans son Sahara jusqu’à la fin des temps » relève, si vous me le permettez, du sophisme pur ! Nul ne sait, en effet, si le Maroc existera dans une centaine d’années, car l’une des particularités de « l’injustice est de détruire toute civilisation », comme disait notre ancêtre commun, Ibn Khaldoun.
Tout comme il ne peut y avoir d’horizon commun, sans un minimum de justice.

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Marrakech : Une mineure défigurée par son mari violeur




Mariée de force à son violeur, la jeune fille voulait se séparer de lui. Et pour que plus personne ne veuille d’elle, il la roua de coups de rasoir.
Terrible ce que continuent de vivre certaines jeunes filles, malgré la grande mobilisation suite au décès d'Amina Filali et qui a donné lieu à la révision de l'article 475...Les mentalités ont du mal à évoluer pour ne plus donner à assister à ce genre de drame

Maroc Wikileaks : Réunion avec Ross du 18 juin 2014 (selon le Maroc)


  Par  Diaspora sahraui

Maroc Wikileaks : Réunion avec Ross du 18 juin 2014

New York, 18 Juin 2014 
Une délégation marocaine, présidée par M. Nasser Bourita, Ambassadeur, Secrétaire Général du ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération, et composée de Monsieur Omar Hilale, Ambassadeur, Représentant Permanent du Maroc auprès des Nations Unies à New York, de M. Hamid Chabar, Wali, Directeur de la Coopération Internationale au Ministère de l’Intérieur et de M. Lotfi Bouchaara, Chef de Cabinet de Monsieur le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, a tenu, aujourd’hui, au siége de la Mission Permanente du Maroc, une réunion avec l’Envoyé Personnel du Secrétaire Général pour le Sahara Marocain, M. Christopher Ross. 

 Le déplacement de cette délégation avait pour objectif de neutraliser le projet de M. Ross, annoncé dans sa lettre au Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, d’effectuer, au cours du mois de Juin, une tournée régionale, y compris au Maroc. La délégation marocaine a rejeté d’emblée les dérapages du dernier rapport du Secrétaire Général et des déclarations de l’Envoyé Personnel devant le Conseil de Sécurité, dénoncé le parti pris du Secrétariat de l’ONU et exigé que : 
 - Il faut en finir avec « l’approche schizophrénique » de M. Ross, consistant en privé, à tenir des propos apaisants et positifs à l’endroit du Maroc et exactement l’inverse dans le rapport du Secrétaire Général et dans ses entretiens avec les autres interlocuteurs. 
- L’Envoyé Personnel doit faire preuve de cohérence et de clarté, faute de quoi, le processus qu’il conduit est condamné à l’échec. 
- Le Maroc ne tolérera plus ni dérapages, ni double langage. L’ère de l’ambivalence est révolue. - Des clarifications et des explications sur la direction politique du processus de négociations devraient nécessairement être apportées.

 1- Dérapages du rapport du Secrétaire Général et du briefing de M. Ross au Conseil de Sécurité : les points suivants ont été soulevés par la partie marocaine : - Le Maroc exprime sa déception profonde, sa colère réelle et son incompréhension totale à l’égard du contenu biaisé et tendancieux du rapport. - Ce rapport est scandaleux et contient des dérives dangereuses. Il est caractérisé par le manque de transparence dans sa rédaction et l’absence de neutralité dans son contenu. 
 - Le Maroc rejette catégoriquement le ton et les conclusions du rapport. 
- La délégation a réitéré l’opposition du Maroc à l’égard des références aux : « statut de territoire non autonome », Chapitre VII, date buttoir d’Avril 2015, surveillance des droits de l’Homme, ressources naturelles, parité entre le Maroc et le « polisario », dédouanement de l’Algérie et du « polisario », parti pris et doubles standards du Secrétariat et tentative de M. Ross de s’ériger en médiateur, en vue de formuler sa propre proposition. 
2- Réponses de M. Ross: - Il n’est responsable que de la partie du rapport relative au processus politique. Il a reconnu, toutefois, qu’il a été consulté sur d’autres chapitres du rapport. 
 - Le rapport n’a rien changé du cadre de son mandat qui relève exclusivement du Conseil de Sécurité. 
 - Il demeure dans l’état d’esprit que l’autonomie et la solution idoine, mais en tant que facilitateur, il ne peut pas se prononcer publiquement sur la nature de la solution définitive. 
- Le manque de progrès a créé chez lui frustration et déception. La référence à la date d’Avril 2015 était, dans son esprit, une manière de faire pression sur les parties. 
 - Il a reconnu avoir fait une grosse erreur en se référant au Chapitre VII. 
 - Le secrétariat s’est référé au territoire non-autonome pour rappeler « le statut du Sahara ». Il a qualifié cette référence de normale, tout en rejetant sa paternité. Toutefois, il a avoué ne pas avoir saisi, à ce moment, toute la portée et les dangers de cette référence. 
 - Il a reconnu avoir enlevé du rapport, toute mention de l’Algérie, afin de ne pas l’indexer en public, en vue de l’amener à s’investir dans le processus. 

3- Demande de clarifications : la délégation marocaine a démontré par des exemples concrets et dénoncé l’ambivalence du discours de l’Envoyé Personnel et les contradictions de ses propos par rapport à des aspects fondamentaux du dossier. Afin de travailler sur des bases saines, claires et transparentes, il a été demandé à M. Ross de clarifier par écrit, sa position sur un ensemble de questions, portant notamment, sur les paramètres de son mandat, la conduite du processus politique, le nécessaire respect des lignes rouges du Maroc et les modalités d’élaboration du rapport annuel du Secrétaire Général. L’Ambassadeur Omar Hilale lui remettra le questionnaire, en annexe, auquel il a accepté de répondre, également, par écrit. 

 4- Partialité de l’ONU : la délégation marocaine a relevé les dérapages du Secrétariat et son attitude cavalière envers le Maroc, dont le dernier est la nomination par le Secrétaire Général, de Mme Kim Bolduc, comme son Représentant spécial pour le Sahara, sans aucune consultation préalable avec le Maroc. La délégation a précisé que tant que le processus de consultations n’est pas mené en bonne et due forme*, Mme Bolduc ne pourra pas se rendre au Maroc, ni compter sur la coopération des autorités marocaines. Elle a fait remarquer que cette attitude contraire à la pratique établie, serait fatale pour la présence de la MINURSO et la poursuite du processus politique. 

 A la fin de la réunion, la délégation a rappelé les fondements de la position marocaine notamment, que la souveraineté du Maroc sur son Sahara n’est pas négociable, que l’autonomie est la seule solution envisageable à ce différend régional, que toute ingérence de l’Union Africaine est inacceptable, que le Maroc réagira fermement à tout nouveau dérapage et mettra en exécution ses décisions et qu’il ne se soumettra aux dictats de personne. 
5- Commentaires
 - Les interventions des membres de la délégation marocaine étaient fermes et sans concession. 
 - Tout au long de la réunion, l’Envoyé Personnel a été perturbé et sur la défensive. Il a vainement manoeuvré, la veille, afin d’éviter la réunion, ainsi que sa tenue à la Mission Permanente du Maroc et a tenté de détourner son ordre du jour. 
- Il a marqué des signes apparents de nervosité en déclarant ne pas pouvoir continuer si sa neutralité est mise en doute. - Il était confus et à court d’arguments face au plaidoyer de la délégation marocaine. Tantôt, il a reconnu ses erreurs, tantôt, il a amputé la responsabilité au Secrétariat. 
- Il n’a ni vision claire, ni objectifs précis pour l’avenir et s’embourbe dans ses propres contradictions. 
- La réunion a atteint les objectifs escomptés : " Le message ferme du Maroc a été bien saisi par l’Envoyé Personnel. " Il a été contraint d’accepter de s’engager à clarifier par écrit, les paramètres de son mandat, loin de toute ambiguïté, ou ambivalence. 
- La balle est dans son camp. Toute reprise du processus est désormais, tributaire des clarifications qu’il est tenu d’apporter.
SOURCE : 
http://www.4shared.com/web/preview/pdf/TF4qhpGKba

*selon la politique du Maroc. Que voilà des bases sereine pour des négociations à la Marocaine ! (ndlr)
Campagne pour libérer MARWAN BARGHOUTHI et TOUS les PRISONNIERS PALESTINIENS
PETITION pour la LIBERATION de MARWAN BARGHOUTHI et TOUS les PRISONNIERS PALESTINIENS


 Une campagne internationale pour la libération de tous les prisonniers palestiniens est lancée, depuis l’Afrique du Sud, dans plusieurs pays (http://fmaapp.ps/). C’est « L’appel de Robben Island » lancé en octobre 2013 par Ahmed Kathradra,  compagnon de détention de Nelson Mandela,  et parrainé par un Haut Comité comprenant des Prix Nobel (Jimmy Carter,Adolfo Perez Esquivel,Jose Jamos Horta, Mairead Mac Guire, Rigoberta Menchu, Desmond Tutu, Jody Williams) ainsi que Stéphane Hessel.
La campagne française, rendue publique dès le 10 avril 2014, lance aujourd’hui une pétition nationale :
La liberté et la dignité sont l’essence de la civilisation. Des générations d’hommes et de femmes ont fait d’énormes sacrifices pour forger des valeurs universelles, défendre les libertés fondamentales et faire progresser le droit international et les droits de l’Homme. Y renoncer serait une menace très grave pour notre civilisation. Ces valeurs s’appliquent en Palestine et impliquent la libération de Marwan Barghouthi et de tous les prisonniers palestiniens –parmi lesquels de nombreux élus- dont la détention vise à détruire le tissu social et national du peuple palestinien et à briser son aspiration à la liberté. 
Central pour l’unité et la liberté, un nom a émergé : Marwan Barghouthi, qui a passé plus de 20 ans dans les prisons israéliennes, est reconnu comme le symbole de la lutte du peuple palestinien pour la une paix  fondée sur le droit international. A l’instar de la mobilisation internationale qui a conduit à la libération de Nelson Mandela et de tous les prisonniers de l’apartheid, nous pensons qu’il est de la responsabilité morale, politique et juridique  de la communauté internationale d’œuvrer pour la libération de Marwan Barghouthi et de tous les prisonniers palestiniens afin de contribuer à la réalisation des droits du peuple palestinien.
Nous appelons à leur libération qui marquera la volonté réelle de l’Etat d’ Israël de mettre fin à l’occupation et ouvrira la voie à la paix.
Déclaration de Robben Island (http://fmaapp.org/the-robben-island-declaration/), synthèse
Premiers signataires
Michel Rocard, ancien Premier ministre
Hervé de Charrette, ancien ministre
Pierre Joxe, ancien ministre
Jack  Ralite, ancien ministre
Christian Sautter, ancien ministre
Catherine Tasca, ancienne ministre, sénatrice
Christiane –et Stéphane- Hessel
 Etienne Balibar, philosophe
Guy Bedos, artiste
Bachir Ben Barka, président de l’institut Mehdi Ben Barka
Esther Benbassa, sénatrice EELV du Val-de-Marne, professeur d'université
Yves  Berthelot, président de l’OMCT
Rony Brauman, professeur à Sciences-Po, fondateur de Médecins sans Frontières

voir la suite des signataires :
https://www.change.org/p/campagne-pour-lib%C3%A9rer-marwan-barghouthi-et-tous-les-prisonniers-palestiniens-petition-pour-la-liberation-de-marwan-barghouthi-et-tous-les-prisonniers-palestiniens


 

Le PCF réaffirme sa solidarité avec tous les démocrates et progressistes marocains



L'évolution de la situation au Maroc suscite une profonde inquiétude chez les démocrates et progressistes marocains et français.

Le régime a fait le choix de renforcer la répression à l'égard de tous celles et ceux qui contestent sa politique, tant en matière économique et sociale que dans le domaine des droits humains.

Sont particulièrement visés les militants des associations de défense des droits de l'homme comme l'AMDH, la LMDHH, Amnesty International-Maroc, Freedom-now, ATTAC-MAROC...

Le rapport d'Human Right Watch de 2012 relate de nombreux cas de répression et de violences subies par les militants et les populations marocaines.

L'usage de la torture est mentionné dans le rapport 2013 du rapporteur spécial de l'ONU. Le nombre de prisonniers politiques ne cesse d'augmenter. La mort récente de l'un d'entre eux après une grève de la faim constitue un véritable crime. La condamnation à deux ans de prison de Wafaa Charaf, jeune militante, pour avoir soutenu des salariées licenciées pour activité syndicale, et dénoncé la responsabilité de la police dans son enlèvement, est un véritable déni de justice.

La corruption reste endémique

Par ailleurs, la montée du mécontentement des Marocains face aux conséquences de la politique libérale du régime ne peut plus être ignorée. Le 29 octobre, une grève générale des salariés et diplômés-chômeurs a été lancée par l'ensemble des syndicats et a connu un grand succès.

Enfin, le Roi, dans une interview récente, s'en prend violemment à tous ceux qui contestent sa politique d'occupation au Sahara occidental et les qualifie à plusieurs reprises « de traîtres à la Patrie ».

Dans ces conditions, le Forum mondial des droits de l'homme qui doit se tenir à Marrakech du 27 au 30 novembre s'apparente à une tentative de diversion, pour masquer et faire oublier la réalité de la politique liberticide du régime. Les autorités françaises ne peuvent cautionner et se prêter à une telle opération de camouflage.

Le Maroc ne peut pas continuer à s'enfoncer dans la spirale de la répression qui renverrait le pays à ses pires années noires.

Le Maroc, allié de la France, partenaire stratégique de l'OTAN, ne doit bénéficier d'aucune complaisance d'aucune sorte.

Les liens étroits qu'il entretient avec l'UE à travers l'accord d'association, lui imposent de respecter les droits de l'homme. Jusqu'à quand l'UE va-t-elle accepter de fermer les yeux sur leur violations répétées ? Si aucune amélioration se fait jour, cet accord doit être suspendu.

Le PCF renouvelle son soutien et sa solidarité à tous les démocrates et progressistes marocains qui luttent, dans des conditions difficiles, pour un Maroc démocratique et de justice sociale.


L’ancien président Blaise Compaoré trouve refuge au Maroc

L’ancien président Blaise Compaoré trouve refuge au Maroc

14 novembre 2014 - 19h55
L'ancien président Blaise Compaoré trouve refuge au Maroc

Poussé vers la sortie par les manifestations au Burkina Faso, l’ancien président Blaise Compaoré va trouver refuge au Maroc, après trois semaines passées en Côte d’Ivoire, pays d’origine de son épouse.

Cet exil de l’ancien président aurait fait l’objet d’un accord entre le président ivoirien Alassane Ouattara et le Roi Mohammed VI, d’après La Lettre du Continent, et ce départ devrait intervenir dès la semaine prochaine via un avion de la flotte présidentielle ivoirienne.
Selon la même source, l’ancien président burkinabé sera accompagné de son conseiller spécial Mustapha Chafi, qui possède une résidence au Maroc, ainsi que son fidèle aide de camp Joseph Céleste Moussa Coulibaly qui avait déjà négocié son départ vers Ouagadougou.
- Par: Bladi.net

Lettre ouverte à signer pour la campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires

Le désarmement nucléaire, c'est maintenant.

Par le Mouvement de la Paix
 
Madame, Monsieur,
La campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires bat son plein.
La troisième conférence sur l’impact humanitaire des armes nucléaires va se dérouler en Autriche les 8 et 9 décembre. Plus de 150 États, des dizaines d’organisations internationales seront présentes, sauf la France !

Les puissances nucléaires comme la France ont très largement décidé de boycotter et de critiquer ces initiatives, sous prétexte qu’elles créaient une diversion dans le processus international de désarmement… Très soudées au départ, elles sont obligées de revenir sur leurs pas, devant la détermination de plus de 150 États à vouloir travailler sur ce sujet. C’est ainsi que les États-Unis viennent d’annoncer le 7 novembre qu’ils seraient présents à Vienne, déjouant les alliances passées avec les autres puissances nucléaires.
La France se doit d’assumer ses responsabilités en tant que troisième puissance nucléaire mondiale.
Le Mouvement de la Paix, membre du collectif Ican France, qui relaie la campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires vous invite à signer et faire signer la lettre ouverte au Président de la République disponible à l’adresse http://icanfrance.org/lettre-ouverte-francois-hollande/ pour l’inciter à faire participer la diplomatie française à la conférence de Vienne.


En bref :
Nous comptons sur vous.
Le Mouvement de la Paix

Risque Ebola pour la CAN et pas pour le Forum mondial et ses 5000 paricipants ?



La thèse du risque Ebola remise en question : Un forfait, des interrogations et des enjeux géopolitiques





Par Razika Lakhel,Reporters, 13/11/2014 

L’argument avancé par les autorités marocaines pour justifier leur décision de ne pas organiser la Coupe d’Afrique des nations (CAN) suivant le calendrier fixé par la Confédération panafricaine de football, CAF, pourrait ne pas être très convaincant. 



De nombreux observateurs, notamment au sein de la CAF qui a eu la main lourde sur le Maroc en disqualifiant son équipe nationale de la compétition en attendant d’autres sanctions, estiment déjà que le risque de la contagion à grande échelle avancé par Rabat peut dissimuler d’autres motivations. Un des éléments à charge évoqué est que le Royaume travaille depuis une année d’arrache-pied pour organiser avec succès le 2e Forum mondial des droits de l’homme. A ce rendez-vous international de grande envergure, plus de 5000 participants, l’équivalent d’un public de stade de football, sont attendus à Marrakech, entre le 27 et le 30 novembre prochains. 



 Pour ce forum, où le flux de personnes venant des quatre coins du monde et d’Afrique aussi, Rabat n’a, à aucun moment, évoqué le risque d’Ebola et de la propagation du virus. Alors que de nombreux participants africains au Forum de Marrakech viendront de pays et de zones considérés à risques par l’OMS ou ayant été déjà touchés par le virus, les autorités marocaines s’abstiennent de toute déclaration ou commentaire sur les conséquences de l’afflux pour le moins exceptionnel qu’aura à connaitre la célèbre oasis du Sud marocain, sans compter les grands aéroports du pays destinés à recevoir les nombreuses délégations étrangères. 



Le plus remarquable est que le royaume n’évoque pas non plus des mesures sanitaires spécifiques en perspective de l’accueil des 5000 participants au Forum. Aucune recommandation ni mesure spéciale, analogue à celles qu’on observe dans les pays touchés ou potentiellement menacés, notamment dans les aéroports et lieux de transit, ne semble être au programme. C’est ce que nous a confié, hier, sous couvert de l’anonymat un participant au rendez-vous de Marrakech. « Nous n’avons rien reçu à part la lettre d’invitation. Aucune consigne ni mesure de sanitaire n’a été signalée pour le moment », a-t-il indiqué. 



Le public sportif africain serait-il davantage porteur de danger ? La question n’est en vérité pertinente que si elle est comparée au discours alarmiste des autorités marocaines. Pour justifier la demande de son pays de reporter la date de l’organisation de la CAN 2015, le ministre des Sports marocain, Mohamed Ouzzine, a dit que « nous faisons face à une épidémie dangereuse que le monde entier a du mal à juguler». Les journaux télés du Royaume, avant-hier, ont même parlé de péril à l’échelle cataclysmique pour s’insurger contre les sanctions prononcées par la CAF contre le Maroc. La même question n’est pertinente que si l’on rappelle quels sont pour Rabat les enjeux de la tenue sur son sol du 2e Forum mondial des droits humains.




L’enjeu du Sahara occidental



Confronté aux critiques au sein des Nations unies, objet également de critiques sévères de la part des ONG de défense des droits de l’Homme, dont Amnesty International et Humain Right Watch, le Maroc, c’est son ministre des Affaires étrangères, M. Mezouar, qui le répète depuis des semaines, veut redorer son blason et se donner l’image d’un pays soucieux des libertés et accueillant pour les experts, militants et ONG des droits de l’Homme. L’une des raisons essentielles expliquant ce déploiement qui fait fi du risque d’Ebola est le Sahara occidental et la question des droits humains dans ce territoire en quête de décolonisation et dont l’avenir est aux mains du Conseil de sécurité. 



Sur ce dossier, en effet, le Maroc a perdu des points considérables depuis la publication en automne 2012 du rapport de la fondation Kennedy sur le sort réservé aux droits et aux libertés fondamentales dans les territoires sahraouis sous contrôle marocain. Depuis deux ans, donc, le Royaume est épinglé pour sa politique répressive et les relations exécrables qu’il entretien avec l’envoyé spécial des Nations unies pour le Sahara occidental, l’Américain Christopher Ross. Par ailleurs, des ONG comme Amnesty International sont interdites de séjour au Maroc. L’Association marocaine des droits de l’Homme (AMDH) est interdite de toute activité publique depuis l’été 2014 pour tenir des animations. L’objectif, maintenant, pour Rabat et sa diplomatie est d’inverser la tendance et présenter le pays comme un modèle de démocratie et d’ouverture.



Dans les faits, le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), dont le président est nommé par le roi, a mobilisé ses 12 Commissions régionales pour que chacune d’elle délègue au Forum de Marrakech 120 personnes sahraouies. Les délégués sahraouis invités sont connus pour leur allégeance au palais et au roi Mohamed VI dont le dernier discours était de dire, en accusant l’Algérie d’être le cœur du « problème » selon son ministre des Affaires étrangères, qu’il était prêt à aller jusqu’au bout dans le principe de l’« autonomie », mais qu’il refusait catégoriquement la solution de l’autodétermination. Sous quelle formulation, cela va-t-il être répété au Forum Marrakech ?



  Ça sera certainement là le grand intérêt d’une opération de séduction politico-diplomatique que le Royaume s’apprête à mener dès le 27 novembre prochain. Avec, en ligne de mire, une année 2015 qui risque d’être déterminante en ce qui concerne les batailles à mener aux Nations unies sur le dossier du Sahara occidental. L’année prochaine est présentée comme une année butoir au-delà de laquelle le Conseil de sécurité pourrait remettre en cause tout le processus de négociation en cours depuis 2007, si un progrès n’est pas enregistré.
 http://plan-paix-onu.blogspot.fr/2014/11/la-these-du-risque-ebola-remise-en.html

Mustapha Adib remet son uniforme de combat


adib






















Mustapha Adib en uniforme de combat (Photo M.A.)

L’ex-capitaine Mustapha Adib a remis son uniforme de l’armée de l’air. Dans une photo publiée sur sa page Facebook on voit l’ancien officier habillé avec l’uniforme des FAR. Sauf que cette fois-ci, il ne s’agit plus d’uniforme de gala, c’est un uniforme de combat.
Adib se prépare-t-il à une énième bataille symbolique contre le Makhzen ? On n’en sait rien.
Mais le cas de Mustapha Adib est symptomatique de la monarchie prédatrice qui existe au Maroc.
Le capitaine Mustapha Adib était un jeune militaire idéaliste qui croyait que le jeune souverain Mohamed VI était différent du défunt tyran Hassan II.
Ayant eu connaissance que ses chefs volaient l’essence de l’armée pour le revendre au marché noir, il les a dénoncés. Mal lui en a pris. Il ne s’attendait pas à des félicitations du régime, ni à une promotion mais avait l’espoir que sa dénonciation servirait au régime pour nettoyer la saleté des écuries d’Augias laissée par Hassan II.
Au lieu de le remercier pour ce véritable acte patriotique, le régime, c’est-à-dire Mohamed VI, celui qui nous dit qu’au Maroc « on est patriote ou on est traître », ordonna qu’on le poursuive en justice. Pour traîtrise ? Non ! Pour corruption ? Non ! Pour porter atteinte au moral de cette armée corrompue ? Non ! Pour non respect de la hiérarchie militaire ? Non !
Pourquoi alors ? Pour avoir dénoncé la corruption de l’armée au quotidien Le Monde.
Voyant que le régime ne bougeait et qu’il était devenu une proie pour ses supérieurs hiérarchiques qui lui en voulaient de les avoir dénoncés, la seule possibilité qui lui restait était de révéler la corruption au grand jour.
Car le Palais ne voulait pas que cette affaire s’ébruite, il n’avait nullement envie de sévir contre les corrompus. Un militaire corrompu est un militaire qui ne s’engage jamais dans une aventure contre le régime.
Adib a été condamné à deux ans et demi de prison ferme. Il a purgé entièrement sa peine. Il est ensuite parti à l’étranger pour étudier et quand il a voulu s’installer au Maroc, on lui a fait comprendre qu’il n’avait pas sa place au Maroc. Après plusieurs refus d’embauche, la « minabilité » du régime est allée jusqu’à lui refuser un certificat d’indigence dont ont droit tous les Marocains sans ressources, qui lui aurait permis de se faire soigner par exemple.
Il s’est depuis installé en France.
Et après certains disent ne pas comprendre pourquoi l’ex-capitaine Mustapha Adib s’est lancée dans une croisade contre les dirigeants marocains qu’il qualifie, à juste titre, de « voleurs ».
Dans leur étroitesse d’esprit et leur petitesse morale, certains hauts responsables, civils et militaires, n’aiment pas l’activisme d’Adib en France. Ils auraient préféré qu’il ravale son indignation et se taise. Et pourquoi pas, comme ils le font eux, qu’il baisse aussi son pantalon.
Et bien non, le Maroc compte encore quelques nobles enragés pour qui le mot « principes », « dignité » et « patriotisme » ont encore un sens.
Et puis, il faut mieux être revanchard que corrompu et voleur.
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Naâma Asfari célèbre le forum des droits de l'homme de sa prison











Alors que le Maroc se fait le chantre des droits de l’homme en organisant le Forum mondial des droits de l’homme à Marrakech fin novembre, Naâma Asfari entame sa cinquième année de détention arbitraire après avoir été torturé et condamné sur la base d’aveux forcés.
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Ce défenseur des droits de l’homme sahraoui a été arrêté à Laayoune, dans la région du Sahara occidental sous occupation marocaine, le 7 novembre 2011, la veille du démantèlement du camp de Gdeim Izik. Ce camp avait été érigé un mois plus tôt par des milliers de Sahraouis pour protester contre les discriminations économiques et sociales dont ils s’estiment victimes de la part du gouvernement chérifien. Lors du démantèlement du camp par les forces de sécurité, des affrontements éclatent avec les manifestants. Neuf soldats marocains sont tués selon les autorités marocaines. En représailles, les forces de sécurité se livrent à des vagues d’arrestation assorties de torture.
Naama Asfari est arrêté dans la violence, puis il est interrogé et torturé pendant cinq jours, d’abord au poste de police puis à la gendarmerie de Laayoune. Le 12 novembre 2011, il est brièvement présenté au tribunal pour signer un registre sous la contrainte, puis il est transféré avec d’autres codétenus sahraouis à la prison de Salé à Rabat, pour être poursuivis par la justice militaire, en dépit de leur qualité de civils.
Le 16 février 2013, Naâma Asfari et ses 23 codétenus sont condamnés par le tribunal militaire à l’issue de neuf jours de procès inéquitable marqué notamment par la prise en compte d’aveux arrachés sous la torture. Aucune expertise médicale ni enquête n’a été diligentée concernant les allégations de sévices formulées à plusieurs reprises par la quasi-totalité des accusés.
Naâma Asfari écope d’une peine de trente ans d’emprisonnement. Un verdict qui n’est pas susceptible d’appel.

Contexte


Signez la pétition

Monsieur François Hollande
Président de la République
Monsieur le Président,
Sur la base d’informations communiquées par l’ACAT-France, je vous exprime ma réprobation face au maintien en détention arbitraire du défenseur des droits de l’homme sahraoui Naâma Asfari et de ses codétenus condamnés dans la même affaire.
Du 27 au 30 novembre 2014, se tiendra au Maroc le Forum mondial des droits de l’homme. A cette occasion, je vous demande de rappeler au Royaume chérifien ses engagements internationaux souscrits en matière de droits de l’homme et notamment en matière de torture et de procès équitable, en l’exhortant publiquement à :
  • libérer immédiatement Naâma Asfari et ses coaccusés ;
  • les rejuger devant une juridiction civile si les poursuites à leur encontre n’ont pas été motivées uniquement par leurs opinions politiques et leur militantisme en faveur des droits de l’homme ;
  • diligenter une enquête sur leurs allégations de torture et de mauvais traitements.