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samedi 20 décembre 2014

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"Le Référendum maintenant" au centre d'une conférence internationale à Berlin



15/12/2014

BERLIN - Une conférence internationale d'experts a débattu vendredi et samedi à Berlin, de la question du Sahara occidental sous le thème "Le Référendum maintenant".
Organisée par l'Association allemande "Freiheit für Western Sahara" (Liberté pour le Sahara occidental), la rencontre a vu la participation et l'appui de nombreuses organisations allemandes et européennes, notamment le Centre pour les cultures européennes et orientales, l'Association des juristes pour la démocratie et les droits humains dans le monde et l'Association Autriche-Sahara.

L'Etat de Brême et de la Basse Saxe, à travers le président de son parlement, qui a adressé à la Conférence un message très fort de soutien au droit du peuple au Sahara occidental et à l'issue référendaire de ce conflit, a également pris part à cette conférence.
Le directeur exécutif du Centre Robert F. Kennedy pour la justice et les droits de l'homme et de nombreuses organisation, comme le Comité algérien de soutien avec le peuple sahraoui étaient aussi présents à cette rencontre internationale de solidarité avec la cause sahraouie.
Ont participé à cette rencontre du côté sahraoui notamment, le représentant du Front Polisario pour l'Europe, Mohamed Sidati et la présidente de l'Association sahraouie des droits de l'homme (CODESA), Aminatou Haidar, lauréate du prix de la fondation américaine Robert F. Kennedy pour les droits de l'Homme et du prix de solidarité pour 2013 de la ville de Brême.
La question de la mise en place d'un mécanisme international de surveillance des droits de l'homme dans les territoires occupés du Sahara occidental a fait l'objet d'un panel, à l'instar d'autres questions aussi fondamentales, que l'urgence de trouver une solution qui permette au peuple du Sahara occidental d'exercer son droit à l'autodétermination, dans le cadre de la légalité internationale.
Les participants se sont, en particulier, félicités de la reconduction au sein du parlement européen du groupe interparlementaire pour le Sahara occidental.
Le président du parlement de l'Etat de Brême et de la Basse Saxe, dans un message adressé aux participants, a lancé un appel "pour rompre le mur du silence qui entoure la décolonisation de la dernière colonie en Afrique et les droits de l'homme dans les territoires occupés" du Sahara occidental.
Le parlementaire allemand a également condamné les accords de pêche signés par l'Europe avec le Maroc et a révélé avoir saisi, à ce sujet, le Président du parlement européen.
Il a appelé enfin à ce que "une solution définitive et durable soit apportée à cette injustice qu'est l'occupation par le Maroc de ce territoire et aux violations des droits de l'homme enregistrées et ce, à travers un Référendum d'autodétermination libre et équitable".
Publié dans: MONDE

" Le Maroc commence à vivre avec la très probable possibilité de perdre sa guerre coloniale "( L'Ambassadeur sahraoui au Nigeria )

M. Oubi, peut-on savoir quelle est l’importance, de la tenue de la 5e Conférence d’Alger consacrée au peuple sahraoui ?
L’intitulé de cette conférence parle de lui-même : « Droits des peuples à la résistance : cas du peuple sahraoui ». Il marque le contexte historique de la lutte de notre peuple. Le rendez-vous d’Alger s’est déroulé dans un contexte juridiquement clair, appuyé par des résolutions très solides des Nations unies et du Conseil de sécurité. Il y a une très grande littérature en la matière qui consolide les aspirations du peuple sahraoui comme étant la dernière colonie en Afrique. Dans le contexte actuel du conflit, il n’est un secret pour personne que le Maroc se trouve face à des problèmes très sérieux, d’une façon très claire, peut-être pour la première fois depuis le début des années 1990. Le royaume est en confrontation ouverte non seulement avec les Sahraouis et le Front Polisario, mais aussi avec les Nations unies, l’envoyé personnel et la représentante spéciale de Ban-Ki-moon… et les organisations humanitaires internationales. Cette attitude négative et impulsive, on la trouve dans le dernier discours suicidaire du roi qui a ouvert le feu sur tous les partisans de la justice, de la justesse et du respect des droits de l’homme. Ce discours renseigne sur l’Etat d’esprit de Mohamed VI, qui commence à vivre avec la très probable possibilité de perdre sa guerre coloniale.

Vous dites que le contexte juridique est clair, mais ne pensez-vous pas que c’est sur ce plan qu’il faille, d’abord, avancer ?
Bien évidemment. Mais le monde n’est pas seulement « gouverné » par les lois. Le Droit international est clair, très clair même. Toutefois, comme vous le savez d’ailleurs, il y a des realpolitiks qui empêchent notre lutte d’évoluer rapidement. A ces considérations, s’ajoutent les positions de grandes puissances, comme la France. Ce pays qui est un pays membre permanent du Conseil de sécurité a, notamment ces dernières années, joué un rôle très négatif et a empêché les Nations unies d’assumer leurs responsabilités. Je le répète, la base juridique était très claire depuis le début. Maintenant, avec l’intifada de notre peuple, le soulèvement pacifique, on a réussi à intéresser le monde à notre sort, et notre cause est désormais discutée au sein des grandes capitales internationales.

Néanmoins, en Europe, en dépit du travail extraordinaire qu’effectuent parlementaires et représentants de la société civile, notamment espagnols et français, la cause sahraouie n’est traitée dans les médias de ces pays que d’une manière sporadique. Un paradoxe ?
Il faut être réaliste. Avant, le problème du Sahara occidental se résumait ainsi : il n’y avait pas de guerre, pas de confrontation directe entre les citoyens autochtones et les forces d’occupation. Maintenant ce n’est plus le cas, l’Intifada et le soulèvement pacifique, comme je l’ai dit, ont réussi à attirer l’attention des médias et des missions des organisations humanitaires internationales. Je crois que, d’une part, cette confrontation directe entre le Maroc et la communauté internationale, et d’autre part, la résistance des Sahraouis dans les territoires libérés et les camps de réfugiés, ont convergé et débouché sur  une solidarité humanitaire, exemplaire à travers le monde.

Sahara : L’Internationale socialiste pourrait envoyer une mission d’observation


Dans deux mois le conseil de sécurité consacrera une réunion à l’examen d’un nouveau rapport du secrétaire général de l’ONU sur le Sahara occidental avant d’adopter une nouvelle résolution. En attendant cette échéance, l’International socialiste envisage d'envoyer une délégation dans la région.
L’Internationale socialiste compte dépêcher une délégation au Sahara occidental et dans les camps de Tindouf. Cette mission devrait se dérouler en février prochain. C’est l’une des décisions prises lors de la réunion du conseil de l’organisation des partis dits socialistes, tenu les 13 et 14 décembre au siège des Nations-Unies à Genève. Le Maroc y était représenté par l’USFP. Le Polisario, en sa qualité de membre observateur depuis 2008, a également participé à cet événement.

Une mission qui pourrait profiter au Polisario
Par cette annonce, l’IS tente de rattraper son retard sur cette question alors qu’en principe elle a quelques cartes à jouer pour assumer le rôle d’intermédiaire entre les parties en conflit. Il faut en effet rappeler qu’en plus du parti de la Rose et du Front séparatiste, le FLN (Front national de libération) est également membre (consultatif) de l’entité. Autant d’éléments qui pourraient faciliter une initiative de médiation de l’organisation socialiste.
Sauf que sur ce dossier, l’IS ne semble pas tout à fait neutre. Sous la pression de plusieurs formations de gauche d’Afrique, notamment de l’ANC au pouvoir à Pretoria et du SWAPO namibien, et d’Amérique du sud, l’IS est beaucoup plus proche des thèses du Polisario que celles défendues par le royaume. On peut prendre comme preuve sa déclaration de février 2013 à Cascais au Portugal.
Le conseil de l’Internationale socialiste avait à l’époque insisté sur « son plein soutien au droit à l’autodétermination du peuple sahraoui »,  exigeant «  la mise en œuvre urgente de toutes les résolutions de l’ONU et de l’Union Africaine garantissant ce droit ». Le pire pour le Maroc, et surtout pour l’USFP de Driss Lachgar, c’est que l’IS considère la question du Sahara occidental comme « un cas de décolonisation ».
Le Polisario jubile d’ores et déjà à l’annonce de la prochaine mission de l’IS. Elle pourrait apporter un ferme soutien à sa principale revendication concernant la mise en place d’un mécanisme de surveillance des droits de l’Homme dans la région. Mais il est fort probable qu’elle n’ait finalement pas lieu.  En juin 2011, lors de sa réunion à Madrid, l’IS avait déjà convenu d’effectuer des déplacements à Rabat et Alger en vue de rapprocher les « positions» des parties concernées par le conflit du Sahara. Mais au final l'initiative n’est restée qu’au stade de simple annonce sans que cela se transforme en concret sur le terrain.

AmnestyFrance « Torture et sécurité : le système américain »





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Colère royale après la honte du Stade Moulay Abdellah : Le roi vire Ouzzine du ministère de la jeunesse et des sports

Le roi vire Ouzzine du ministère de la jeunesse et des sports

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Le roi Mohamed VI a viré aujourd’hui de son poste de ministre de la jeunesse et des sports à Mohamed Ouzzine.
Ce dernier, membre du Mouvement populaire (MP), était au centre depuis plusieurs jours d’une polémique suite à « l’inondation » du stade « Moulay Abdellah » de Rabat.
La manière rudimentaire avec laquelle des ouvriers tentaient d’assécher l’eau qui avait envahi le terrain lors d’un match de football a fait le tour du monde. Et provoqué l’hilarité générale.
Selon le site Goud, en guise d’humiliation supplémentaire, le roi aurait interdit à Ouzzine d’assister à la finale du Mundialito, qui se tient cette année au Maroc.
C’est toujours le Maroc. Un ministre unanimement considéré comme un incompétent a été destitué alors qu’une démission « volontaire » aurait été moins humiliante pour lui.
Mais au Maroc, pour ceux qui ne le savent pas, les ministres ne démissionnent pas. C’est pratiquement interdit. Ils doivent être virés par le sultan.
On est toujours en autocratie, car probablement le chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, n’a même pas été mis au courant. Hier dans sa vidéo avant le conseil du gouvernement, il avait l’air de soutenir son ministre.
Demain
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Commentaires pour “Le roi vire Ouzzine du ministère de la jeunesse et des sports”

  1. Non seulement Ouzine a été limogé par le roi en violation flagrante avec la constitution, mais il lui a été interdit d’assister à un match de football dans un stade. C’est du jamais vu, digne d’une monarchie bananière, où le roi chef totalitaire du Maroc, nomme qui il veut, licencie toute personne quand ça lui chante sans concertation avec quiconque, et se permet de jouer avec les sentiments de ses serviteurs, comme un bon dictature qui se respecte.
    Si vous voulez souhaiter qu’un malheur s’abat sur quelqu’un, c’est de lui souhaiter d’être à la place d’Ouzine. Le pauvre est mort de trouille, non pas la trouille de perdre des privilèges, mais la crainte d’être lynché par le régime.
    Avec ce mondialito le Maroc est devenu la risée du monde, mais à vrai dire, le Maroc est déjà connu d’antan comme étant un pays absurde où tout ce qui se passe ne suit aucune logique, si ce n’est la seule logique de M6.
    Au gré des coups d’humour du roi du Maroc, le pays est géré d’une façon stupide et idiote, c’est ce qui fait marrer de temps à autre le monde entier, ou choquer comme avec l’affaire Daniel Gate, le pédophile.
    Tant que le roi garde les pleins pouvoirs, tout ce qui se passe au Maroc relève désormais de sa responsabilité directe et ses serviteurs ne viennent qu’en deuxième position.
  2. Citoyen
    Ailleurs, c’est de l’insolite, ici au Royaume des Merveilles du Makhzen c’est de l’ordinaire !
    Le Mondialito de foot se transforme en un tournoi mondial de water-polo !


La militante sahraouie des droits humains, Aminetou Haidar reçue par le vice-président du Bundestag allemand


 La militante sahraouie des droits humains, Mme Aminetou Haidar  a été reçue mardi à Berlin par le vice-président du Bundestag (parlement) allemand,  Mme, Adelgard Pullman.

L’entretien a eu trait aux violations marocaines des droits de l’homme  commises contre le peuple sahraoui des territoires occupés du Sahara occidental, et la situation des prisonniers politiques sahraouis qui croupissent encore dans les prisons marocaines, en particulier le groupe Gdim Izik condamnés par une cour martiale marocaine à de lourdes peines allant de 20 ans à la perpétuité.

Mme Haidar a également évoqué  l'état de santé "critique" du prisonnier politique Mbarek Daoudi, en grève de  la faim illimitée depuis le 1er novembre dernier. En plus de la non-autorisation des organisations sahraouies des droits de l'homme de voir le jour, sans aucune  justification légale.

L’entretien a aussi abordé ‘état de siège militaire et sécuritaire qui prévaut dans les territoires occupés du Sahara occidental, où plus de 53 observateurs internationaux ont été expulsés durant l'année dernière.

Mme Aminatou Haidar a passé en revue  la situation tragique des réfugiés sahraouis, soulignant l'importance d’accroitre l'aide humanitaire internationale pour alléger les souffrances des réfugiés.
Elle a eu également des rencontres avec des associations politiques et juridiques en Allemagne. (SPS)

020/090/TRD 171618 DEC 014 SPS

Oujda : Hélicoptère et véhicules pour démanteler un campement de Subsahariens ...et aménager un projet touristique


Démantèlement d'un camp de migrants 
subsahariens au Maroc / Archive - DR
La « nouvelle politique migratoire » du Maroc a été mise de côté par les autorités de Oujda, le temps de démanteler un campement de Subsahariens pour répondre à des impératifs économiques. Détails.

 Le 18 décembre est la journée mondiale du migrant. Quarante-huit heures auparavant, les autorités de Oujda ont tenu à fêter cet évènement, à leur manière, par le démantèlement, en plein hiver, d’un campement de fortune de Subsahariens situé dans la forêt Sidi M’Afa, tout près du quartier Al Massakine (les pauvres).
Une quarantaine de tentes en plastique servant d’abri à environ 80 ressortissants du Nigéria, dont 27 femmes et 11 enfants, ont été complétement détruites. Des sources locales avancent que, lors de l’opération, les forces publiques n’auraient pas lésiné sur les moyens, citant la participation d’un hélicoptère de la gendarmerie royale et de plusieurs véhicules des différents corps de la sûreté.

Pour faire plaisir à l'UE ?
La section de l’AMDH de l’Oriental, qui rapporte la nouvelle, avance même qu’un espace en plastique dédié aux prières des migrants a subi le même sort. Dans une lettre de protestation adressée conjointement à Mohamed Hassad, Mustapha Ramid et Anis Birou, l’ONG s’interroge si le recours à la force contre des migrants subsahariens serait-il en phase avec « la nouvelle politique migratoire », préconisée par l’Etat depuis septembre 2013 et concrétisée par le lancement d’une campagne de régularisation des sans-papiers ?
Le timing de l’attaque de Oujda a coïncidé avec la tenue à Bruxelles de la 12ème session du conseil d’association Maroc- Union européenne. Le volet migratoire était au menu des entretiens entre les deux parties. L’UE tente de convaincre le royaume d’accueillir définitivement sur son territoire les migrants subsahariens.
Fin novembre, la Commission européenne a annoncé l’octroi d’une aide de 10 millions euros destinée à soutenir « la politique migratoire et d’asile suivie par le Maroc ». Plusieurs membres au sein des Vingt-huit, menée par l’Allemagne, souhaitent que Rabat accède à une demande datant de 2004, visant à construire des centres de rétention pour migrants, moyennant des compensations financières.
Dans le cas présent, le démantèlement des tentes en plastique à Oujda semble obéir à des considérations économiques. En effet, une partie de la forêt Sidi M’Afa devrait être aménagée pour accueillir un projet touristique.

Du lobbying allemand au Sahara Occidental

Par Fréjus Quenum, 16/12/2014 
 
Aminatou Haidar, militante des droits de l'homme d'origine sahraouie a été reçue mardi 16.12.2014 au Bundestag, le parlement allemand. Elle appelle l'Allemagne à soutenir la cause sahraouie face au Maroc.
Aminatou Haidar mène un combat acharné depuis des années pour obtenir l'indépendance du Sahara Occidental Aminatou Haidar mène un combat acharné depuis des années pour obtenir l'indépendance du Sahara Occidental
Aminatou Haidar était venue présenter à Edelgard Bulmahn la vice-présidente du parlement allemand, la situation des droits de l'homme au Sahara Occidental. Madame Haidar souhaite que l'Allemagne appuie les populations du Sahara Occidental dans le bras de fer qui les oppose aux autorités du Maroc.
Des violences sont enregistrées au Sahara Occidental où les populations exigent la sortie de la tutelle marocaine
Démantèlement du camp de Gdeim Izik
L'an prochain, cela fera quarante ans que le Sahara Occidental est sous l'autorité du Maroc depuis le retrait du colon espagnol. Presque autant d'années que les velléités indépendantistes des habitants de ce territoire sont vouées à l'échec. Le royaume chérifien revendique en effet le Sahara Occidental comme étant une de ses provinces. Ce litige est resté insoluble et même les tentatives de l'ONU pour obtenir un compromis sont pour l'instant vaines. Pour Aminatou Haidar, le Maroc est responsable de nombreuses violations des droits humains sur ce territoire. C'est le tableau sombre qu'elle a présenté à Edelgard Bulmahn la Vice-présidente du parlement allemand. L’Allemagne pense-t-elle, peut faire avancer la cause sahraouie.
Des violences sont enregistrées au Sahara Occidental où les populations exigent la sortie de la tutelle marocaine

vendredi 19 décembre 2014

Le boxeur franco-marocain Zakaria Moumni victime de chantage





media
Zakaria Moumni, ex-champion du monde de boxe thaïlandaise. 
La publication, il y a quelques jours, du rapport du Sénat américain sur le recours de la CIA à la torture et sur la présence de sites hors des Etats-Unis où celle-ci a été pratiquée par les Américains relance le débat sur la torture dans certains pays africains. 

 Ces révélations ont aussi renforcé la détermination de Zakaria Moumni, un ex-champion du monde de boxe thaïlandaise à obtenir justice. Ce sportif marocain, qui a désormais la nationalité française, affirme avoir été torturé en 2010 dans la prison de Témara pendant quatre jours, avant de faire ensuite 18 mois de prison pour une affaire d'escroquerie montée de toutes pièces selon ses défenseurs.
Quatre ans après, Zakaria Moumni demande réparation pour les préjudices subis. En février dernier, faute d'obtenir gain de cause, il porte plainte en France contre le patron du contre-espionnage marocain Abdellatif Hammouchi et contre le secrétaire particulier du roi Mounir Majidi. Une plainte qui manifestement dérange. Ces dernières semaines de nouvelles pressions ont été exercées sur le sportif opiniâtre via des photomontages à caractère pornographique.
Pourtant, Zakaria Moumni affiche une détermination sans faille. Rencontré dans son appartement de la banlieue parisienne, cheveux gominés, chemise mauve satinée, et chaussures bien cirées, il s'exprime aux côtés de sa femme Taline Moumni, son plus fidèle soutien. Montrant avec fierté ses médailles posées sur une étagère, il déclare qu'il ne demande ni réparation financière ni poste, mais seulement une reconnaissance des traitements qui lui ont été infligés. Il réclame la condamnation d'Abdellatif Hammouchi le patron de la DGST, le contre-espionnage marocain, qu'il affirme avoir aperçu durant les quatre jours où il était torturé dans la prison de Témara, et celle du secrétaire particulier du roi Mounir Majidi, qui est selon lui à l'origine de ses problèmes.

L'abattoir de Sa Majesté
Condamné pour une affaire d'escroquerie suite à des aveux extorqués sous la torture, dit-il, il a été condamné à trois ans de prison, puis gracié finalement au bout de 18 mois et libéré le 4 février 2012. Depuis ce jour, il n'a de cesse de solliciter une audience avec le roi pour lui demander réparation et lui dire que c'est en son nom que ses tortionnaires ont agi. « Les bourreaux me disaient, ici c'est l'abattoir de Sa Majesté, ici on va te découper et faire de toi de la viande hachée et tu sortiras des boites de conserve. Et ça, c'est les ordres du roi. »
En mars 2013, le ministre de l'Intérieur Mohand Laenser lui promet finalement l'audience tant attendue. Dans une conversation téléphonique, dont Zakaria Moumni a gardé un enregistrement, il lui assure qu'il n'est pas question de le piéger et l'invite à venir au Maroc avec sa femme. Le couple sera logé trois nuits dans une suite, à l'hôtel la Tour Hassan à Rabat, du 3 au 6 mars 2013. Plusieurs rencontres auront lieu dans la suite avec le ministre, qui propose au boxeur, selon son témoignage, des compensations financières. L'audience royale elle n'aura jamais lieu. Le couple rentre donc en France où il réside. Le champion reste en contact avec Mohand Laenser, qui finit par lui annoncer au téléphone en novembre 2013 qu'il n'y aurait finalement pas de procédure judiciaire intentée, et qui lui fait comprendre que les agents responsables des actes de torture étaient intouchables.
Apprenant la présence à Paris d'Abdellatif Hammouchi début 2014, Zakaria Moumni décide de porter plainte en France contre le patron du contre-espionnage marocain et le secrétaire particulier du roi Mounir Majidi. Une enquête préliminaire a depuis été ouverte par le parquet. Mais cette plainte déposée devant la justice française déclenche une nouvelle vague de pression contre Zakaria Moumni.
Le 14 octobre dernier, il reçoit un message émanant d'un numéro marocain non masqué. On y voit une capture de vidéo, montrant le champion en peignoir, sur le canapé de la suite de l'hôtel dans lequel il était logé. Mais le bas du corps a fait l'objet d'un montage à caractère pornographique. Ce message est accompagné d'un SMS qui prévient le boxeur : « Cette séquence vidéo est la première sur 57 autres disponibles. » La seconde photo arrive le 25 novembre avec un message, « 2/57 » et se double d'une menace verbale, proférée par un inconnu qui sonne à l'interphone de l'immeuble du boxeur : « Si tu ne retires pas ta plainte contre Majidi et Hammouchi, on va rendre public les vidéos et tu auras des représailles ». Le boxeur se précipite alors en bas de son immeuble, en vain. Il dépose une main courante le jour même. Et ses avocats, Maître Patrick Baudouin et Maître Clémence Bectarte, décident de déposer plainte contre X le 3 décembre au parquet de Nanterre pour menace et atteinte à l'intimité de la vie privée.
Pour Maître Patrick Baudouin, « ce sont des méthodes choquantes de basse police un peu inhabituelles au Maroc ». L'avocat dénonce une « dérive inadmissible de la part des autorités marocaines dont l'implication paraît établie ». Il dit espérer que la justice française mène l'enquête sans interférence politique.
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Lire aussi :

Zakaria Moumni balance sur Youtube des enregistrements audio avec de hauts responsables marocains,
 http://www.demainonline.com/category/culture-medias/

Mort du comédien martocain Mohamed Bastaoui


Bladi net, 17/12/ 2014
Mort de Mohamed Bastaoui

  Le comédien marocain Mohamed Bastaoui est mort ce mercredi à l’hôpital militaire de Rabat des suites d’une longue maladie.

Comédien très apprécié pour ses rôles de « 3roubi » (paysan), le défunt a démarré sa carrière à la télévision dès la fin des années 80 dans la troupe « Masrah Al Yaoum » de Touria Jebrane, avant de camper des rôles dans des comédies populaires telles que Oujaâ Trab, Jnane Lkarma ou encore Oulad Ennas.
En 2011, le festival international de Marrakech a rendu hommage à ce natif de Khouribga en lui remettant l’étoile du cinéma. Son visage va terriblement manquer à la télévision marocaine.
- Par: Bladi.net
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Adieu mon ami... Si Mohammed Bastaoui
Un « SMS » m’apprend : Si Mohammed Bastaoui vient de nous quitter ce matin.. Sur le moment, j’ai pensé à une farce ! Puis, profondément secoué, je parcours les messages de condoléance qui commencent déjà à inonder le web... Ce n’est qu’à ce moment que je réalise que mon ami d’enfance Si Mohammed Bastaoui n’est plus parmi nous... Aussitôt, sa voix feutrée se remet à résonner dans mes oreilles :
« Abed (1), je suis désolé ! Je ne peux pas honorer ma promesse... »
La « promesse »,... c’était en juin dernier, lors du Festival du Cinéma Africain de Khouribga quand je lui ai parlé de mon projet de réaliser un documentaire fiction sur Khouribga, la capitale des phosphates... Attentif, il m’écoutait... Puis, enthousiaste, il s’exclama : « Abed, si besoin est, tu peux compter sur mon aide ! »
Sur ce, nous nous mettions à parler passionnément du scénario et du rôle que notre artiste allait interpréter... Hadj Abdelkader, un paysan des débuts des années vingt qui voyait s’installer une colonie industrielle sur ses terres ancestrales pour en extraire le phosphate... Tout au long de mon récit, Bastaoui acquiesçait de la tête...
Je continuais à parler... quand son regard s’illumina subitement : « Mais c’est un honneur pour moi d’y participer ! Nous devons bien ça à notre bien-aimée Khouribga... »
Un mois plus tard, j’ai remis à mon ami Bastaoui une copie du scénario... Ce soir-là, on a encore discuté de son rôle... Et, me promettant de lire à tête reposée le scénario, il me donna rendez-vous pour le début du tournage à Khouribga...
Nous étions à deux jours du tournage quand j’ai composé le 06 65170512... Sa voix feutrée résonne toujours dans le creux de mes oreilles : « Hier, on m’a transporté d’urgence à l’hôpital... »
Bastaoui m’a supplié de reporter le tournage à une date ultérieure... Et de rajouter :
- Abed ! merci d’avoir pensé à moi, ton ami d’enfance...
- Nous devons bien ça à notre bien-aimée Khouribga,... avais-je répondu.
Puis, comme pour savourer le plaisir que procure l’évocation de la ville, chacun se recueillait en soi-même, bercé par le charme de nos souvenirs d’enfance...
Adieu mon ami Si Mohammed Bastaoui... Ton nom figurera au générique du film documentaire, « Sur les Chemins des phosphates »...
(1) : dans mon quartier d’enfance on m’appelait par le prénom de mon père

Un jeune sahraoui "sauvagement" torturé par la police marocaine

El Aaiun (territoires occupés du Sahara occidental), 17/12/2014 déc 2014 (SPS)  

 Le jeune sahraoui, Erguibanou Lehweij a été arrêté lundi soir par une patrouille de la police marocaine à la ville occupée d'El Aaiun et "sauvagement" torturé pour avoir participé à la manifestation de la coordination  des organisations sahraouies de droits de l'homme.

Le jeune sahraoui a été soumis à la torture sur les différentes parties de son corps ce qui démontre l'usage excessif de la force par l'appareil répressif marocain, a indiqué une source judiciaire sahraouie, soulignant qu’il a été abandonné à son sort à quelques kilomètres à l’Est de la ville d’El Aaiun dans une heure tardive la nuit de lundi à mardi.

Le Comité pour la défense du droit à l'autodétermination du peuple du Sahara occidental a condamné vigoureusement cet acte "criminel", soulignant la nécessité de faire pression sur l'Etat marocain pour arrêter la torture et les mauvais traitements à l’encontre des militants sahraouis qui réclament pacifiquement le droit de leur peuple à la liberté et à l’autodétermination. (SPS)

jeudi 18 décembre 2014

A Rabat, les Guich envahis par des pelleteuses