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jeudi 31 décembre 2015

Hassan II : "Affame ton chien, il te suivra". C'est la politique marocaine suivie au Sahara Occidental

diaspora Saharaui, 28/12/2015


La production de phosphates a enregistré au moins de novembre dernier une augmentation de 20,6 %, élevant le volume des exportations du Maroc à 40,93 milliards de Dirhams, selon des chiffres publiées par le Bureau marocain de Change.
Les gains sont dus à une augmentation dans la demande d'engrais, du phosphates et de ses différents dérivés.
Entre-temps, le chômage parmi la population sahraouis dans les territoires occupés du Sahara Occidental ne cesse d'augmenter et les manifestations pour revendiquer le droit sacré au travail sont réprimées avec des méthodes de plus en plus violentes. L'Avenue de Smara à El Aaiun, capitale occupée du Sahara Occidental en est témoin presque quotidiennement.

Les conditions de vie des Sahraouis dans les villes contrôlées par le Maroc ne cessent de dégrader. De nombreuses familles n'ont même pas accès aux subventions appelées « cartilla », dont le montant est équivalent à 200 euros et qui est utilisée pour maintenir la population sous perfusion conformément aux enseignements du roi Hassan II qui disait « affame ton chien, il te suivra ». Toute personne qui ose manifester contre l'occupation et la politique colonialiste du Maroc au Sahara Occidental sera interdite de cette subvention en guise de châtiment.
Cela, en dépit des gains rapportés par la vente du phosphate sahraoui, de la pêche et de la production agricole. Toutes destinées à l'exportation.

mercredi 30 décembre 2015

La France est à cran

La France est à cran

Qu’il s’agisse de déchéance de la nationalité ou de la situation en Corse, tout débat tourne à l’aigre, de là à l’acrimonieux et enfin à la pure violence morale. Comment le Premier ministre, pris la main dans le sac de l’extrême droite, ose-t-il déclarer que la gauche « s’égare dans les grands principes » ? Comment peut-on « s’égarer » dans les grands principes républicains ? Je dois en déduire que Valls ne comprend pas ce que sont les « grands principes » républicains, comment ils forment un tout, une cohérence où chaque partie est liée aux autres pour former une doctrine définissant de façon précise et singulière ce qu’est le Peuple, la Nation et la République. Et le cas particulier de Manuel Valls ou de François Hollande rappelle une évidence : il n’y a pas de République sans républicain. Si l’exemple du mépris pour les principes fondateurs de la nation républicaine des Français vient du sommet de l’État, on ne doit pas s’étonner qu’il le soit ensuite publiquement par tous ses ennemis.
Non, Manuel Valls, nous ne nous égarons pas dans les grands principes. Nous nous égarerions sans eux. C’est bien pourquoi de mon côté je vois plus d’un trait commun entre le débat sur la déchéance de la nationalité et les empoignades sur les graves évènements en Corse. Pour moi, « on est chez nous » là où la loi s’applique à tous et où tous sont égaux devant la loi. La loi, même injuste, est la volonté du peuple et elle s’applique jusqu’à ce que le peuple la change. Ceci vaut condamnation de ceux qui agressent les pompiers à Ajaccio comme de ceux qui prétendent punir collectivement toute la population d’un quartier.

 Pour avoir dénoncé les violences d’Ajaccio, et rappelé que cette première en France intervient dans une ambiance locale spécifique, je me vois reprocher une mise en cause collective « des Corses ». Comment peut-on à la fois me reprocher de ne pas reconnaître le peuple corse et de l’incriminer par une généralisation ? Comment croire sérieusement que j’imagine une population française entière xénophobe ? Comment pourrais-je sans cesse dénoncer que l’on essentialise la nationalité comme je le fais contre le concept de « Français de souche » et reproduire cette sottise dans l’analyse du cas particulier d’un territoire français ?

C’est évidemment une ruse rhétorique de mes adversaires. M’accuser de dénigrer le « peuple corse » est une autre manière de donner à celui-ci une existence victimaire sympathique pour effacer la culpabilité des actes racistes et de leurs auteurs individuels. J’y sens le traditionnel fumet ethniciste relooké en élan compassionnel. Cette méthode prolonge en direction des « Corses » la culpabilité collective imputée aux habitants du quartier terrorisé. Or, pour moi, la responsabilité d’un acte est toujours individuelle. Et si j’admets, comme je le fais moi-même souvent dans l’analyse, que les conditions environnantes sociales culturelles et autres concourent évidemment à la formation des actes individuels, celles-ci ne peuvent fournir mieux que des circonstances atténuantes. Jamais des excuses ni des légitimations.

LES MERES DES DISPARUS AU MAROC VEULENT LA VERITE, MONSIEUR LE MINISTRE

Par Fatima El Manouzi 

Mme EL MANOUZI CHAOU KHADIJA , mère du disparu-séquestré HOUCINE EL MANOUZI interpelle Monsieur Mustapha El Khalfi, porte-parole du gouvernement, suite à sa déclaration du 28/12/2015 (source Le360) dans laquelle il soutient que
« le Maroc a enregistré et réalisé dans tous les domaines des progrès constants « et que « Le passif en matière des Droits de l'Homme a été définitivement soldé à travers l'Instance équité et réconciliation (IER. »
Photo de Fatima El Manouzi. 




















Permettez moi, Monsieur le Ministre, de contredire et de m’opposer littéralement et catégoriquement à votre déclaration.
 
Photo de Fatima El Manouzi.Une simple interpellation, Monsieur le porte parole du gouvernement :
 OÙ EST MON FILS HOUCINE EL MANOUZI, enlevé et séquestré par l’État MAROCAIN depuis 1972 ?
 OÙ SONT NOS ENFANTS – NOS ÉPOUX- NOS PARENTS DISPARUS À CE JOUR ? »
Photo de Fatima El Manouzi. LES MÈRES DES DISPARUS AU MAROC NE VEULENT QUE LA VÉRITÉ, MONSIEUR LE MINISTRE, RIEN QUE LA VÉRITÉ, MAIS TOUTE LA VÉRITÉ. 
Ne dites pas que le passif des droits de l’homme est définitivement soldé.
L’imprescriptible est éternel
RENDEZ NOUS NOS DISPARUS !

Palestine. Israël prévoit de construire plus de 55.000 logements dans des colonies

l'Humanité.fr avec AFP, 28/12/2015

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Photo Ahmad Gharabli/AFP
 
L'ONG anticolonisation La Paix Maintenant dénonce la volonté du gouvernement israéliens de relancer et d'étendre des plans de construction de logements en Cisjordanie occupée, notamment à proximité de Jérusalem dans une zone ultra-sensible du territoire palestinien.
La Paix Maintenant, organisation israélienne anticolonisation, révèle dans un rapport, selon des informations communiquées par le gouvernement, que les autorités israéliennes cherchent à construire plus de 55.000 logements dans des colonies, dont plus de 8.300 dans la zone dite E1 entre Jérusalem et la colonie de Maalé Adoumim, au nord-est de la Ville sainte.
 
Les Palestiniens accusent Israël d'avoir pour but de couper en deux la Cisjordanie en tentant de créer une continuité territoriale, via les constructions dans la zone E1, entre Jérusalem et Maalé Adoumim, et d'enterrer ainsi de facto la possibilité d'un Etat palestinien. Au total, le ministère israélien du Logement cherche à construire 55.548 nouveaux logements en Cisjordanie, dans des colonies existantes et dans deux nouvelles colonies, selon le rapport de La Paix Maintenant.

mardi 29 décembre 2015

Remise en question de la citoyenneté et Nuit de Cristal a Ajaccio

Remise en question de la citoyenneté et Nuit de Cristal a Ajaccio
Il y a quelques jours je dînais avec un ami, intellectuel israélien de renom et de grande culture. Entre le dessert et le café, il m'interroge sur la situation en France et sur ce qu'il appelle "le problème des immigres d'origine musulmane", faisant évidement référence aux attentats du 13 novembre dernier. Je lui fais remarquer que ce qu'il appelle des "immigres" sont en fait des Français de deuxième voire troisième génération, et que la définition d’immigrés est donc totalement inadéquate… Mon ami est particulièrement intéressé par les changements constitutionnels concernant la possibilité de reprendre la citoyenneté a des binationaux impliques dans des opérations dites terroristes, car c'est ici une question d'actualité: la Knesset a récemment adopte une loi qui permet de retirer le permis de séjour de résidents palestiniens de Jérusalem impliqués dans des actions contre l'occupation coloniales, ce qui en fait des exilés dans leur propre pays.
J'essaie de lui expliquer que ce changement constitutionnel touche au cœur même de la République et a la notion de citoyenneté qu'a engendre la Révolution Française, un des plus grands acquis de la civilisation occidentale moderne, et qu'il s'agit donc d'une régression de portée historique. J'avoue que malgré sa grande culture, il a de la peine à me suivre, ce qui m'oblige à lui parler du statut des Juifs sous Vichy, et de la suppression de leur nationalité par l’État Français.
A mes yeux, et c'était ce qu'on m'avait enseigne au lycée, dans la République, la nationalité fait partie de celui qui la possède, de naissance ou par naturalisation, et ne peut lui être ni prise ni reprise; elle fait partie de son être, tout comme la couleur de ses yeux ou ses empreintes digitales. Pour prendre aux Juifs leur statut de citoyens Pétain et Laval ont d'abord du détruire la République et Liberté-Egalité-Fraternité pour la remplacer par l’État Français et Travail-Famille-Patrie.
Ce qui est particulièrement scandaleux dans la reforme constitutionnelle de Hollande-Vals (soutenue par une grande majorité de députés, y compris de gauche), c'est qu'elle attaque ce principe fondamental, tout en prétendant maintenir le cadre de la République. On comprend alors la jubilation de Marine Le Pen et de sa nièce: la République a fait un premier pas sur la pente glissante qui va d'une conception citoyenne de la nationalité (la loi du sol) a une conception volkiste, où c'est la loi du sang qui détermine l'appartenance a la nation.
Comment s'étonner alors du pogrome qu'organisent des nationalistes corses dans un quartier d'Ajaccio ou vivent des "immigres" d'origine musulmane, en représailles a l'attaque de sapeurs pompiers par des jeunes du quartier. La haine des manifestants, leurs propos racistes et leur violence aveugle contre "les autres", n'ont pas manqué de me rappeler les images de la Nuit de Cristal, il y a exactement 77 ans, quand des foules d'Allemands s'en prenaient aux Juifs, l'"autre" de cette époque, marquant ainsi le premier pas d'une voie qui allait mener a la Solution Finale, au génocide des Juifs d'Europe.

Non à la déchéance de nationalité des binationaux


Non à la déchéance de nationalité des binationaux


En voulant inscrire dans notre Constitution la déchéance de nationalité des binationaux nés français, notre gouvernement en fait des citoyens de seconde classe parce qu'ils sont nés de parents étrangers et il donne raison à Daech qui cherche à nous diviser.

Ne nous y trompons pas, cette mesure n'aurait aucun bénéfice dans la nécessaire lutte contre le terrorisme - le premier ministre l'a lui même avoué. Il ne s'agit que d'un sinistre calcul politique visant à affaiblir le camp adverse à des vues électorales, aux antipodes de l'intérêt général.
Pire, en reprenant une proposition forte du FN, le pouvoir accrédite les thèses de l'extrême droite, et fait sienne la théorie selon laquelle nos maux, quels qu'ils soient, nous viennent de l'étranger, et supposent de chasser l'étranger qui est en nous.
Il est écrit dans la Déclaration des Droits de l'Homme de 1789 que nous naissons libres et égaux en droits, égaux devant la Justice, sans différence de traitement ni de peines. Mais en inscrivant dans la constitution une peine réservée à une catégorie de français, les bi-nationaux, l'État s'apprête à bafouer la notion même d'égalité.

Le vote est prévu au Parlement dans très peu de temps et le gouvernement compte ses soutiens, qui sont encore loin de faire l'unanimité.
Alors aujourd'hui plus que jamais, les parlementaires qui y sont opposés, et les indécis ont besoin d'entendre la voix de tous ceux qui n'en veulent pas.
Signez cette pétition et faites la signer à vos proches. Le temps presse !


Sources : « L'ultime rupture » - Médiapart - 24 décembre 2015
« Déchéance de nationalité : une extension à réactions » - Libération - 25 décembre 2015
« Déchéance de la nationalité : Encore un bel exemple de la nullité de notre classe politique » - Agoravox - 26 décembre 2015
« Déchéance de nationalité : entre Hollande et la gauche, c'est le divorce » - Le Parisien - 25 décembre 2015

FAISONS-NOUS ENTENDRE !

à tous les parlementaires :
Nous sommes contre l'inscription de la déchéance de la nationalité des bi-nationaux dans la Constitution, et nous comptons sur vous parlementaires pour vous opposer à cette mesure inefficace et dangereuse.


5 445 signatures

Plus que 4 555 à réunir

lundi 28 décembre 2015

Les taupes de la DGED marocaines recrutées par l'ambassadeur Omar Hilale


De l'argent marocain pour corrompre l'ONU

Les taupes de la DGED marocaines recrutées par l'ambassadeur Omar Hilale
Mercredi matin, un diplomate auprès de la mission marocaine à l’ONU quitte les salons VIP d’Air France, escorté par une hôtesse, pour embarquer à bord d’un vol pour New York. 
Alors que deux téléphones portables tombent de sa sacoche, restée ouverte, il s’aperçoit que 20.000 euros ont disparu. Le diplomate refait alors le chemin en sens inverse, espérant retrouver son argent. En vain. Il signale la perte et embarque à bord de l’avion, alors que la PAF (Police aux frontières) commence son enquête. 

La réponse sera trouvée grâce à la vidéo-surveillance, qui a filmé un employé ramassant l’argent par terre, dans un couloir de l’aéroport.

Bien sûr les services de sécurité ont parlé de l'affaire à la presse pour éviter que d'autres employés fassent la même erreur. L'histoire a été très commenté dans la toile. Certains expriment leur étonnement de voir qu'un diplomate peut se « balader » avec une somme de 20.000 euros alors que, d'après la loi de la France, il est tenu de déclarer à l'entrée comme à la sortie du territoire toute somme supérieure à 10.000.

D'autres, avec un air burlesque se demandent si les « diplomates marocains n'ont pas de cartes de crédit ? » pour être obligés à porter des grosses sommes dans leurs valises.

Un autre exprime une remarque très pertinente. « A part dans le banditisme, je ne connais aucune raison de détenir 20000 euros en liquide », dit-il. Il ne croyait pas si bien dire, parce que cet argent va tomber entre les mains de l'ambassadeur du Maroc à l'ONU, Omar Hilale, un diplomate qui a prouvé de l'excellence en matière de bakchich ; surtout avec les fonctionnaires onusiens. 

Lorsqu'il représentait son pays en Suisse, Omar Hilale a pu recruter des gros poissons dans les instituions onusiennes. Au Haut Commissariat des NU pour les Droits de l'homme, il a mis dans sa poche ni plus ni moins que le directeur des opérations sur le terrain, le suédois Anders Kompass. Des faits connus grâce à des documents du ministère marocain des affaires étrangères révélés par le mystérieux hacker Chris Coleman. 

Il semble que Kompass, que Hilale appelait « mon ami » dans ses notes, avait des relations très intimes avec l'ambassadeur marocain. Il lui passait de l'information confidentielle sur les activités de l'ONU liée à la question du Sahara Occidental et il a réussi à avorter le projet onusien d'élargir les compétences de la MINURSO (Mission des Nations Unies pour le Référendum au Sahara Occidental) pour lui permettre de rapporter sur les violations des droits de l'homme au Sahara Occidental. 

Un autre gros poisson qui travaillait à la solde de Hilale était le pakistanais Athar Sultan Khan, Directeur du cabinet de M. Antonio Guterres, Haut Commissaire des Nations Unies pour les Réfugiés.

Terrorisme : Hollande n’inscrirait pas la déchéance de nationalité dans la Constitution ?


J-2
Selon nos informations, le chef de l’État renoncerait à son idée de déchoir de leur nationalité des binationaux «nés Français» et condamnés pour terrorisme.



Il ne le fera pas. Selon plusieurs sources à l’Élysée, François Hollande a renoncé à inscrire dans la Constitution la possibilité de déchoir de leur nationalité des binationaux «nés Français» et condamnés pour «atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation» ou «acte de terrorisme». Alors que le chef de L’État l’avait annoncée, le 16 novembre, devant les parlementaires réunis en congrès, cette proposition, vieille revendication de l’extrême droite, est devenue une «matière à risque», redoute-t-on dans l’entourage du chef de l’État.
A l’écoute des critiques de nombreux socialistes qui ne comptent pas acter la création de «deux catégories de Français», le président de la République a aussi été convaincu par le sociologue Patrick Weil qu’il a rencontré il y a quelques jours et qui a, à son tour, invoqué le risque d’une rupture d’égalité. En effet, la déchéance de nationalité, déjà possible pour les binationaux naturalisés français, serait étendue aux binationaux, Français de naissance. Mais elle ne frapperait pas les «seuls» Français puisque divers textes internationaux interdisent de produire des apatrides. D’où le risque de stigmatiser les quelques 4 millions de binationaux.
(…) Libération

Sahara Occidental: pas d'avancée dans le règlement du conflit, le Maroc bloquant toute initiative


L'année 2015 n'a pas connu le "tournant décisif" souhaité par le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-Moon dans son rapport de 2014 pour le règlement du conflit au Sahara occidental.  
Le Maroc a continué, pendant cette année, à bloquer toute initiative visant une solution pacifique permettant l'autodétermination du peuple sahraoui par l'organisation d'un référendum juste et régulier.
Son intention à vouloir perpétuer son occupation des territoires sahraouis apparaît clairement à travers la visite du Roi Mohamed VI, en novembre dernier, à Laâyoune et Dakhla occupées, qualifiée par le président Sahraoui Mohamed Abdelaziz d'"escalade dangereuse".
L'obstination du Maroc à bloquer "tout règlement pacifique" s'est par ailleurs accompagnée de violations des droits de l'homme dans les territoires sahraouis, selon les nombreux rapports publiés par des organisations internationales et des agences onusiennes spécialisées.
Son refus des négociations "directes et sérieuses", demandées par le secrétaire général de l'ONU et son entêtement à ne "discuter que les détails de (son) plan d'autonomie" indique que Rabat a définitivement tourné le dos à la légalité internationale, selon la direction sahraouie. 
L'Envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies pour le Sahara occidental, Christopher Ross, avait relevé, au cours de ce mois décembre, dans son briefing devant le conseil de sécurité, que ses tentatives pour relancer le processus onusien n'ont pas abouti en raison de l'attitude marocaine visant à pérenniser le statu quo.   
M. Ross tente, depuis Manhasset (Etats-Unis) où avaient eu lieu les derniers pourparlers entre le Front Polisario et le Maroc en 2012, d'amener ce dernier à la table des négociations. 
Il a effectué, cette année, sans succès, trois déplacements dans la région: en février, en septembre et le dernier en novembre date à laquelle  le Maroc lui a signifié une interdiction de se rendre dans les territoires du Sahara occidental. 
Cette décision a été rejetée par l'ONU qui a fait état du droit de l'Envoyé personnel du SG de visiter le Sahara occidental conformément au mandat assigné par le Conseil de sécurité. Les Nations unies ont, en outre, déclaré formellement que le Sahara occidental "relevait du processus de décolonisation".  
       
Les thèses marocaines battues en brèche  
Battues en brèche, les thèses marocaines trouvent de moins en moins d'écho dans les grandes capitales même si "la communauté internationale ne met pas assez de pression sur le Maroc pour l'amener à accepter la tenue du référendum", selon le président Mohamed Abdelaziz.

dimanche 27 décembre 2015

Titres sur http://solidmar.blogspot.com du 20 au 27/12/2015

Maroc
Sahara Occidental : le changement en vue ?

Progrom en Corse

Nad Iam (Mémorial 98)
De manière très prévisible, puisqu'aucune arrestation n'a été faite hier, puisque les ratonneurs sont légitimés par un discours médiatique qui évoque sans cesse l'agression de pompiers comme si cela avait un rapport avec le fait d'attaquer toute la population d'un quartier, l'émeute raciste continue.
Très étrangement, pour une fois, personne n'utilise le terme de "zone de non-droit", alors qu'on assiste à l'éloquent spectacle de civils assiégés par deux fois dans leur domicile par des milices pogromistes qui ont des bouteilles d'acides et des engins incendiaires.
Très étrangement, aussi, personne au plus haut niveau de l’État n'a eu l'idée d'employer les armes de l'état d'urgence, dont on a fait si couramment usage ces dernières semaines : pas de perquisition cette nuit, pas d'assignation à résidence des dirigeants de la milice parfaitement connus.
Va-t-il falloir des morts pour que le pogrom soit enfin empêché ?"
 
 
Le calme aura été de courte durée dans la ville corse. Après le saccage d'une salle de prière, des manifestants investissent à nouveau un quartier sensible.
lepoint.fr|Par Le Point, magazine

  Jean-Claude Lefort

Corse : des violences racistes et islamophobes insupportables. Les Grecs avait appelé la Corse "Kallisté", c'est à dire "La plus belle". Basta cette image donnée de cette île qui a subi tant de dominations dans son histoire !
  Jean-Luc Mélenchon
Qu’est-ce qui nous arrive dans ce pays ? On voudrait se réveiller et retrouver la France sans avoir honte de ses compatriotes. Évidemment, au début, c’était une manifestation de solidarité avec des pompiers agressés. Puis les petits malins du style « on est chez nous » se sont emparés de la situation pour déchaîner une manifestation raciste. Le premier pogrom en France aura donc eu lieu en Corse.
Ce quartier terrorisé, ce kebab saccagé, ce lieux de culte incendié, viennent après des centaines d’inscriptions injurieuses et racistes aussi impunies que la plupart des autres délits sur l’île. Sur ce territoire déjà, on peut assassiner dans la nuit un préfet désarmé en lui tirant dans le dos et passer pour un héros pour ce genre d’exploit. On peut aussi tuer au milieu de soixante personnes qui affirment n’avoir rien vu, un apprenti pâtissier qui voulait témoigner en justice à propos d’un autre crime, et ainsi de suite. Tel est le fruit pourri d’une situation où l’État a de longue main laissé tout se dégrader par démagogie et complaisance.
Voilà où mènent le nationalisme exacerbé et la culture de la violence, le mépris des lois et des valeurs républicaines, et cette incroyable ivresse ethniciste jusqu’au point où le président d’une assemblée refuse de faire son discours inaugural dans la langue commune de la République avec un total mépris pour tous ceux qui ne comprennent pas ce qu’il dit. Sur I-Télé, une enragée qui participe au siège du quartier stigmatisé dit que c’est le « peuple corse qui parle » et ainsi de suite. Je ne suis pas dupe. Je connais l’appétit des médias pour jeter du feu sur les braises. Et j’aimerai bien que ce ne soit pas vrai.
JLM

Total a quitté le Sahara Occidental occupé

Réélu à la tête du Front Polisario : Mohamed Abdelaziz sort renforcé



Maroc : cinq ans de plus pour les mariages de la « Fatiha »

Bladi.net, 12 /12/2015

Un nouveau délai de cinq ans vient d’être voté par les parlementaires pour faire reconnaître les mariages coutumiers ou ceux conclus par la Fatiha.
Ce nouveau délai vient modifier l’article 16 du Code de la famille, la fameuse Moudawana, qui avait donné lors de son adoption en 2004 un délai de 5 ans pour régulariser tous les mariages du pays. Il n’en a rien été puisque c’est la deuxième loi qui vient d’être votée par les parlementaires.
On ne connaît sans doute pas l’ampleur de ces mariages au Maroc, surtout en milieu rural où il est possible de se marier après la simple lecture de la Fatiha et la présence de témoins et sans acte notarié avec les conséquences que cela implique, une insécurité pour les femmes et leurs enfants.
A noter que les partis de gauche de l’USFP et du PPS étaient opposés cette prorogation, demandant un simple report de vote pour amender la loi et prévoir des sanctions à l’encontre des maris qui utilisent cette loi pour se marier avec des filles mineures ou une seconde femme.
Art 16 :
Le document de l’acte de mariage constitue la preuve valable du mariage.
Si des raisons impérieuses ont empêché l’établissement du document de l’acte de mariage en temps opportun, le tribunal admet lors d’une action en reconnaissance de mariage tous les moyens de preuve ainsi que l’expertise.
Le tribunal prend en considération, lorsqu’il connaît d’une action en reconnaissance de mariage, l’existence d’enfants ou de grossesse issus de la relation conjugale et si l’action a été introduite du vivant des deux époux.
L’action en reconnaissance de mariage est recevable pendant une période transitoire ne dépassant pas cinq ans, à compter de la date d’entrée en vigueur de la présente loi.
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 Lire aussi

 http://femmesdumaroc.com/reportage/descolarisation-la-vie-brisee-des-petites-filles-3450#swFvzrKaYu99td7t.99
 

Il y a un an, solidmar publiait : La liberté de la presse menacée au Maroc : vers un internet "halal" ? Un projet dangereux







LE PLUS. Au Maroc, le ministre de la Communication s'est lancé dans un fastidieux chantier pour réformer le Code de la presse. Mustapha El Khalfi présente aujourd'hui son projet en Conseil de gouvernement. Pour Youssef Chehbi, avocat marocain, les mesures proposées pourraient mettre en péril la liberté de la presse. Explications.

Édité par Louise Auvitu  Auteur parrainé par Céline Lussato


Au Maroc, la réforme de Mustapha El Khalfi pourrait porter atteinte à la liberté de la presse. (NIVIERE/SIPA)

Depuis plusieurs semaines, les défenseurs des libertés publiques et la société civile marocaine s’alarment des évolutions inquiétantes que semble prendre le projet de refonte du code de la presse porté par le ministre islamiste de la communication, Mustapha El Khalfi.

Lui-même ancien journaliste, ce membre du gouvernement dont il est de surcroît le porte-parole, semble avoir oublié l’époque où il militait pour que les peines privatives de liberté n’aient plus droit de cité pour les gens de médias.

Or, la première mouture de sa loi établissait des passerelles dangereuses avec le code pénal, maintenant de fait la criminalisation de certaines pratiques journalistiques considérées comme tout à fait normales sous la plupart des cieux démocratiques.

Une presse dépendante des subventions

La bronca générale soulevée par ce projet de texte, notamment de la part des professionnels de la Fédération des éditeurs de journaux, a obligé il y a une semaine le ministre à revoir sa copie, et à y intégrer pas moins d’une centaine d’amendements afin d’adresser les sujets les plus pressants.

Toutefois, la prise en compte de l’avis des professionnels procède, selon plusieurs spécialistes du secteur, d’une stratégie subtile visant à générer deux mécanismes pervers, extrêmement dangereux pour l’indépendance de la presse au Maroc.

Tout d’abord, l’architecture sibylline des futurs soutiens à la presse veut substituer au principe de libre marché celui de la subvention, faisant des titres de presse des alliés potentiels du gouvernement, puisque dépendants de ses subsides. À ce titre, les premières subventions octroyées par le ministre islamiste il y a quelques jours aux médias électroniques révèlent un référentiel idéologique dicté par un agenda où les élections législatives ne sont plus qu’à quelques mois.

En effet, sur dix-sept dossiers déposés, seuls deux se sont vu octroyer des subventions. Sans surprise, il s’agit des principaux portails d’actualité en langue arabe, qui réunissent chaque jour plusieurs centaines de milliers de lecteurs. De là à penser que ces subventions ont une portée politique, il n’y a qu’un pas à franchir...

Interdire les publicités "non halal"

En second lieu, les dispositions prévues par le projet de texte portent en elle les germes d’une potentielle catastrophe industrielle pour les médias indépendants, en interdisant au passage toute publicité considérée comme non "halal", ce qui inclut entre autres les loteries nationales.

Or ces dernières, contributrices importantes au budget de l’État, ont besoin de la publicité pour orienter les consommateurs vers leurs produits, au risque de voir ces derniers rejoindre les réseaux de paris clandestins.

Une dérive dangereuse qui favoriserait la clandestinité

Ce projet constitue donc, tant sur le plan légal qu’économique, une dérive dangereuse qui favoriserait la clandestinité au détriment de secteurs qui opèrent dans un cadre législatif strict où ils ont l’obligation de protéger les mineurs et de prévenir l’addiction.

Avec la mise en place de ce dispositif liberticide et restrictif, se dessine la volonté de création d’un internet "vert" au Maroc, que les islamistes veulent régenter.

Ce faisant, ils font, de plus, montre d’un excès de confiance quant aux résultats des futures élections, qu’ils affirment dans de nombreuses déclarations avoir d’ores et déjà gagnées, sans attendre que les citoyens se rendent aux urnes et au mépris des pratiques démocratiques. 

En creux, c’est bel et bien un projet électoral et non-législatif que l’exécutif islamiste tente de dérouler à quelques mois d’échéances cruciales pour l’avenir de notre pays.

El Khalfi ne peut pas mettre sous tutelle la presse

À l’instar de la stratégie poursuivie par la Turquie, qui a peu à peu mis au pas la grande majorité des médias indépendants, Mustapha El Khalfi se rêverait-il un destin à la Turque ?

Le temps est venu pour tous les démocrates de lui signifier qu’il est inacceptable de mettre sous tutelle la presse, au risque d’abattre un espace de liberté fondamental pour le cheminement démocratique du Royaume.