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mardi 27 décembre 2016

Adala UK, a appelé le Maroc à permettre aux observateurs internationaux l’accès au Sahara occidental


mardi 27/12/2016

Procès en appel des prisonniers politiques sahraouis de Gdeim Izik : ­Vaste élan de solidarité

L’organisation britannique de défense des droits de l’homme au Sahara occidental, Adala UK, a appelé  le Maroc à permettre aux observateurs internationaux l’accès au Sahara occidental, condamnant le blocus imposé aux territoires sahraouis.

D.R
L’organisation britannique de défense des droits de l’homme au Sahara occidental, Adala UK, a appelé le Maroc à permettre aux observateurs internationaux l’accès au Sahara occidental, condamnant le blocus imposé aux territoires sahraouis.
L’ONG a relevé, dans un message publié, hier, sur son site web, que des centaines de militants internationaux des droits de l’Homme, des journalistes et des observateurs ont tenté d’accéder aux territoires sahraouis occupés par le Maroc et qu’en 2016 seulement, 89 ont été refoulés vers des villes marocaines, ou carrément expulsés vers leur pays. "Ils étaient partis en réponse à l’appel des sahraouis et des ONG qui veulent mettre un terme au blocus imposé sur la région par l’occupant marocain qui empêche la participation de la population aux activités pacifiques contre l’occupation", souligne Adala UK. L’ONG rapporte que le 20 décembre, des représentants du Conseil général juridique espagnol, les avocats José Calabuig et Nieves Cubas, qui devaient assister au procès de l’activiste sahraoui, Ali Saadouni, et ses camarades militants à El Aâyoun le 21 décembre, pour leur apporter leur soutien, ont été expulsés sans explications par les forces marocaines. L’ONG britannique avait déjà appelé l’ONU à la mise en place immédiate d'un mécanisme international et impartial de surveillance des droits de l'homme dans les territoires sahraouis, dans le cadre de la mission de la MINURSO.

Déclarations provocatrices du président d’El-Istiqlal

Le gouvernement sahraoui a condamné les déclarations «provocatrices» du secrétaire général du  parti marocain «El Istiqlal», Hamid Chabat, qualifiant ces propos de tentative du régime marocain de légitimer son occupation illégale du Sahara occidental. Le gouvernement sahraoui a estimé que «les déclarations du parti nationaliste  marocain El Istiqlal sont destinées uniquement à créer des tensions dans la région», selon un communiqué rendu public dimanche en réaction aux propos du SG du parti marocain. L’exécutif sahraoui rappelle le Maroc que «l’ère du colonialisme, de l’expansion et de l’occupation ne peut plus avoir lieu au sein de l’organisation africaine et ses Etats membres dans le plein respect de la Charte de l’UA et de ses principes, en particulier le respect des frontières héritées de l’ère coloniale et le respect de la souveraineté des Etats membres». Il a également salué l’engagement des pays africains à défendre la Charte de l’Union africaine et ses décisions, rappelant la position de l’Afrique contre les tentatives du Maroc de nuire à l’organisation continentale, comme c’était le cas lors du sommet arabo-africain à Malabo. De son côté, le parti mauritanien l’Union pour la République (UPR),  au pouvoir, a dénoncé les déclarations du secrétaire général du parti marocain  El Istiqlal, dans lesquelles il considère que «la Mauritanie fait partie des territoires marocains», qualifiant ces déclarations «d’atteinte à la souveraineté  et à l’indépendance de la Mauritanie». Dans un communiqué aux termes très sévères publié dimanche, le parti au pouvoir mauritanien a estimé que «l’atteinte à la souveraineté et à l’indépendance  de la Mauritanie n’est pas la meilleure des façons de traiter les questions et les dossiers épineux et ne mènera pas à la résolution du conflit au Sahara  occidental», ajoutant que la ressuscitation des procédés provocateurs et visées  occultes ne servait pas les aspirations communes des peuples et pays de la région. Le communiqué de l’UPR intervient en réponse aux déclarations du secrétaire général du parti marocain El Istiqlal, Hamid Chabat, qui a estimé samedi que «la Mauritanie est une terre marocaine et que les frontières de son pays s’étalent de Ceuta au nord jusqu’au fleuve du Sénégal», s’étonnant «comment la Mauritanie  avait obtenu son indépendance du royaume». Pour l’UPR les propos de Hamid Chabat dénotent «la médiocrité politique d’une élite marocaine en faillite et qui a enfoncé le Maroc dans l’isolement et dans un état de tension avec tous ses voisins». Les déclarations de Chabat interviennent après celles faites par des «analystes» politiques marocains qui ont accusé la Mauritanie sur une chaîne de télévision marocaine officielle, d’exporter le terrorisme au Sahel. Les déclarations du secrétaire général du parti marocain El Istiqlal a suscité des réactions d’indignation des forces politiques et des médias en Mauritanie.

Investissements illégaux

L’observatoire des ressources naturelles du Sahara occidental, Western Sahara Ressource Watch (WSRW), s’est dit préoccupé par les investissements illégaux franco-britanniques au Sahara occidental occupé par le Maroc, et appelle au respect de l’arrêt de la Cour de justice de l’Union Européenne (CJEU) interdisant l’implication du territoire sahraoui dans les relations commerciales entre l'UE et le Maroc. L’observatoire souligne dans un communiqué qu’une filiale marocaine de l’entreprise franco-britannique, Vigeo Eiris, a certifié des obligations qui assurent le financement nécessaire de l’énergie "verte" marocaine. Il affirme que ces investisseurs internationaux n’ont pas financé l’énergie "verte" mais "sale" du Maroc au Sahara Occidental.
L’entreprise franco-britannique Financera les projets solaires de l’agence marocaine pour l’énergie solaire (MASEN), construits sur deux sites au Sahara Occidental, est-il souligné. Le 21 décembre, un arrêt de la CJUE avait conclu que les accords d’association et de libéralisation établis entre l’UE et le Maroc ne sont pas applicables au Sahara occidental en raison de son statut spécifique garanti par la charte des Nations Unies. Selon les projets marocains, en 2020, "plus d'un quart de toute l'énergie verte produite par le Maroc devrait provenir de l'extérieur de ses frontières internationalement reconnues", souligne WSRW. L’observatoire relève que Vigeo Eiris a répondu à sa lettre demandant des explications sur ses financements des projets au Sahara Occidental, que "l’approche marocaine est crédible", s’indignant que l’entreprise présente sur son site web "des cartes erronées sur lesquelles le territoire occupé fait partie du Maroc".
WSRW affirme que financer des projets sur le sol du Sahara Occidental est contraire au droit international, et demande à Vigeo Eiris d’annuler la certification, sur la base des principes énoncés dans l’arrêt de la CJUE. Il relève, par ailleurs, la divergence des positions de la France et du Royaume Uni sur la question du Sahara Occidental Uni, notant que pendant que la France "fait pression pour ses propres intérêts politiques et ses alliances avec le Maroc", le Royaume Uni insiste sur le respect du droit international, qui a primé dans la décision de la CJUE. Le Sahara Occidental est la dernière colonie africaine occupée depuis 1974 par le Maroc, soutenu par la France.
Report du procès au 23 janvier
Le procès en appel des prisonniers politiques sahraouis de «Gdeim Izik», condamnés arbitrairement à de lourdes peines par une juridiction militaire marocaine, a été reporté au 23 janvier 2017. Le procès en appel s’était ouvert devant un tribunal civil à Rabat,  sous la pression d’organisations internationales de défense des droits de l’Homme. Le 27 juillet dernier, la Cour de cassation marocaine a annulé, sous la pression d’organisations internationales de défense de droits de l’Homme, la condamnation injuste prononcée par le tribunal militaire à l’encontre de 24 militants et défenseurs des droits de l’Homme sahraouis, arrêtés dans le  cadre du démantèlement par la force par les militaires marocains du camp de Gdeim Izik en novembre 2010.