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vendredi 2 décembre 2016

François Hollande  : « J’ai décidé de ne pas être candidat à l’élection présidentielle »

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François Hollande a annoncé jeudi 1er décembre à 20 heures qu’il ne présenterait pas à un second mandat.





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L’événement est inédit sous la Ve République. Si en théorie, la possibilité que le président de la République sortant ne se représente pas était bien sûr envisageable, elle n’était pas la plus probable. Après avoir dressé le bilan de son action, laissant penser qu’il allait se déclarer candidat, le chef de l’État a brusquement infléchi son discours, amorçant l’annonce d’une non-candidature.

Un seul regret

François Hollande avait commencé par revenir sur son bilan, et notamment sur le chômage, dont il avait fait la condition pour se représenter : « L’engagement majeur que j’avais pris devant vous, c’était de faire baisser le chômage (…) Les résultats arrivent plus tard que je les avais annoncés, mais ils sont là (…). Depuis le début de l’année, le chômage diminue, mais il reste à un niveau trop élevé. »
Il est ensuite revenu sur la lutte contre le terrorisme : « j’ai voulu que soit maintenue la cohésion nationale. Nous avons tenu bon », avant de confesser : « je n’ai qu’un seul regret : avoir proposé la déchéance de nationalité, parce que je pensais qu’elle pouvait nous unir ; elle nous a divisés. »


Le risque de ne pas « rassembler largement »

François Hollande a ensuite dramatisé les enjeux de la présidentielle – « le projet de François Fillon met en cause notre modèle social sans aucun bénéfice pour notre économie (…) L’extrême droite nous appelle au repli (…) Je vous le dis nettement : le plus grand danger, c’est le protectionnisme, c’est l’enfermement » – avant d’amorcer la partie la plus attendue de son discours : « Je dois diriger l’État. J’ai la responsabilité d’assurer le fonctionnement régulier de nos institutions (…) J’entends exercer mes responsabilités jusqu’au terme de mon mandat, dans un contexte où la menace terroriste n’a jamais été aussi élevée. (…) J’ai exercé mon mandat comme socialiste car c’est l’engagement de toute ma vie. Je ne peux me résoudre à la dissolution de la gauche, à son éclatement. Je ne suis animé que par l’intérêt supérieur du pays (…) Je suis conscient des risques que ferait courir une démarche, la mienne, qui ne rassemblerait pas largement. » Puis vient la phrase désormais inéluctable : « J’ai décidé de ne pas être candidat à l’élection présidentielle. »
Marianne Gomez