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samedi 6 février 2016

DES PERQUISITIONS SANS CONTRÔLE JUDICIAIRE



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Depuis la déclaration de l'état d'urgence en France, les autorités ont comptabilisé 3210 perquisitions. Plus de 400 personnes ont été assignées à résidence et 12 lieux de cultes fermés. Dans notre rapport publié le 4 février 2015, nous revenons sur 3 mois de mesures appliquées de façon discriminatoire et disproportionnée.



DES PERQUISITIONS SANS CONTRÔLE JUDICIAIRE



Le 17 novembre vers 23 heures, Marc, qui habite dans le nord de la France, en Picardie, se trouvait dans son salon quand on a sonné à la porte. Il a entendu quelqu’un qui donnait des coups de pied dans la porte et la frappait.

J’ai cru qu'il s'agissait d'une attaque islamophobe, une vengeance aux attentats de Paris [Sa femme Sophie, alors enceinte de huit mois, et son fils âgé de 10 ans se sont réveillés. Ils téléphonent à deux reprises à la police, et se réfugient dans la salle de bains. Pendant ce temps, la police forcé la porte d’entrée, puis a commencé à forcer celle de la salle de bains] J’ai cru qu’on était perdus. Ils disaient que c’était la police mais on ne les a pas crus. Ma femme et mon enfant paniquaient. Puis, dès que j’ai ouvert la porte, ils m’ont donné un coup au visage et ils nous ont menottés, moi et ma femme . »


Marc
La perquisition n’a donné lieu à aucune instruction contre Marc ou sa famille.

En temps ordinaire, selon le droit pénal français, la perquisition d’un domicile ou d’autres locaux est autorisée par l'autorité judiciaire et vise à recueillir des éléments concernant des personnes soupçonnées d’avoir commis un acte criminel.

Sous état d’urgence, les préfets peuvent eux-mêmes autoriser une perquisition, y compris de nuit en invoquant des motifs vagues,« s’il existe des raisons sérieuses de penser que ce lieu est fréquenté par une personne dont le comportement constitue une menace pour la sécurité et l'ordre publics». Cette formulation très vague laisse libre cours à l'interprétation des préfets.

Les ordres de perquisition signés par les préfets contiennent généralement des formules toutes faites évoquant la menace pour la sécurité et l’ordre publics ou bien la possibilité que des armes ou des personnes soient cachées. Ils contiennent très peu d'informations précises sur les personnes visées.


La déchéance de la nationalité, une arme antiterroriste ?


cyberaction N° 789: Tafta : la société civile vent debout contre la Commission européenne [ 706 participations ]



cyberaction N° 789: Tafta : la société civile vent debout

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cyberaction mise en ligne le mercredi 3 février 2016 Proposée par Cyberacteurs
Elle sera envoyée à Le président de la commission européenne
En soutien à AITEC; Amis de la Terre; Anticor; ATTAC; Artisans du Monde; Bloom; CERAS; CGT; CIWF France; Collectif Éthique sur l’Étiquette; Collectif Roosevelt; Comité Pauvreté et Politique; Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme; Fondation Sciences Citoyennes; foodwatch; France Nature Environnement; FSU; Institut Veblen; Justice et Paix; Ligue des Droits de l'Homme; MRJC – Mouvement Rural de Jeunesse Chrétienne; Oxfam Franc ; Réseau Foi et Justice Afrique Europe; Sherpa; union syndicale Solidaires; SumOfU ; SYNAVI - Syndicat National des Arts Vivants; Syndicat de la Magistrature; Terre des Hommes; UFISC. Avec le soutien de: CCFD-Terre Solidaire; Peuples Solidaires - ActionAid France; Secours Catholique Caritas France.


Elle prendra fin le : mardi 3 mai 2016

Le mardi 2 février 2016, les députés français devaient s’opposer fermement à un mécanisme d’arbitrage injuste : le règlement des différends entre investisseurs et États (RDIE). La présentation à l’Assemblée d’un rapport sur l’arbitrage doit être l’occasion de dénoncer le pouvoir démesuré que donne ainsi le traité transatlantique aux multinationales, en leur offrant une justice parallèle hors de tout contrôle démocratique. Même dans sa version récemment « édulcorée » par la Commission, le RDIE reste tout aussi toxique que la version précédente. 33 organisations dénoncent ce déni de démocratie.

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vendredi 5 février 2016

Maroc : le roi Mohammed VI inaugure la première centrale du complexe solaire "Noor-Ouarzazate"


atlasinfo.fr



Jeudi 4 Février 2016

Le roi Mohammed VI a présidé, jeudi à Ouarzazate la cérémonie de mise en service de la première centrale du complexe solaire "Noor-Ouarzazate", baptisée "Noor I", et procédé au lancement officiel des travaux de réalisation de la deuxième et troisième centrale de ce méga-projet (Noor II et Noor III).


Maroc : le roi Mohammed VI inaugure la première centrale du complexe solaire "Noor-Ouarzazate"

Lors de cette cérémonie, le président du directoire de MASEN (Moroccan Agency For Solar Energy), M. Mustapha Bakkoury, a présenté l'état d'avancement du plan solaire marocain, les étapes clés du processus de développement de la première centrale du complexe solaire d'Ouarzazate et les perspectives d'avenir.

Participant à la diversification du bouquet énergétique national, la Centrale Noor I, dont les travaux de réalisation ont été lancés parle roi le 10 mai 2013, s'inscrit en droite ligne de la vision du Souverain d'optimiser l'exploitation des ressources naturelles du Maroc, de préserver son environnement, de pérenniser son développement économique et social et d'assurer l'avenir des générations futures, a souligné M. Bakkoury.

Un parti danois adhère à la campagne internationale "Référendum au Sahara occidental maintenant"

Copenhague, (Danemark) 02 fev 2016 (SPS) Le député danois, Christian Juhl, du parti de l'Alliance Rouge-Verte  a annoncé l’adhésion de son parti à la campagne internationale pour le référendum au Sahara occidental, "Référendum au Sahara occidental maintenant".

M. Juhl qui recevait mardi, le représentant du Front Polisario au Danemark,  Abba Malainin, a réaffirmé le soutien de son parti à la droit du peuple sahraoui à l'autodétermination et l'indépendance ainsi qu’au respect des droits de l'homme au Sahara occidental et son opposition au pillage des ressources naturelles du territoire.

La réunion a porté sur les derniers développements au Sahara Occidental et les résultats du 14e Congrès du Front Polisario. (SPS)

020/090/TRD 021439 FEV 016 SPS

Jardin de la vallée du Maelbeek, Brussels- Expo Photos-Un projet d'art mondial


Un projet d'art mondial de transformer les messages de l'identité personnelle en œuvres d'art : 40 visages, 40 ans | Toute une vie en exil.

Where? Jardin de la vallée du Maelbeek, Brussels.
Quand ? 1 au 29 février 2016. Entrée libre.

Garder leur espoir et signer : http://www.westernsahara-referendum.org/?lang=en


Photo de Barbara Weingartner.
Photo de Barbara Weingartner.

Rappel : le référendum d’autodétermination au sein de la population sahraouie avant fin 2017


français

Texte de la pétition

Les personnes soussignées demandent au Conseil de sécurité de l’ONU d’organiser, avant la fin de l’année 2017, le référendum d’autodétermination au sein de la population sahraouie suivant les règles du Plan de paix de 1991. Le peuple sahraoui doit pouvoir jouir pleinement de son droit à disposer de lui-même, ainsi que l’établit la Charte des Nations Unies.
La pétition avec toutes les signatures récoltées sera remise au Conseil de sécurité de l’ONU au mois de septembre 2016, avant la session de la Commission de décolonisation, aux sièges de l’ONU à Genève et à New York.
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Pays
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 Qui sont les Sahraouis?

La Gauche unie slovène favorable à un référendum "juste et équitable"



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le 31/1/16

Le député, Matej Tasner Vatovec, coordinateur du groupe parlementaire du parti Gauche unie slovène, a exprimé son soutien au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination à travers un référendum «juste et équitable», a rapporté hier l’APS, citant l’agence de presse sahraouie SPS.

Dans un communiqué publié à l’issue d’une rencontre jeudi dernier avec le représentant du Polisario en Slovénie, le député slovène a affirmé «son soutien aux efforts de l’Organisation des Nations unies (ONU) pour trouver une solution pacifique au conflit du Sahara occidental occupé par le Maroc», appelant à la relance des négociations entre les deux parties en conflit, le Front Polisario et Rabat. De son côté, le représentant du Front Polisario a saisi l’occasion de sa rencontre avec Tasner Vatovec pour l’informer des derniers développements de la question sahraouie, en particulier le processus de paix et les efforts de l’ONU, les violations continues des droits de l’homme dans les territoires occupés du Sahara occidental. Les résultats du 14e congrès du Front Polisario et les relations bilatérales ont été également abordés.
Pour sa part, le comité central du Parti communiste finlandais (CPF) a demandé au gouvernement finlandais de reconnaître la République sahraouie, exprimant sa solidarité avec le peuple sahraoui dans son combat pour l’autodétermination. Le CPF a également appelé les ONG en Finlande à «œuvrer en faveur de la solidarité avec le peuple sahraoui dans sa lutte pour l’autodétermination et le développement de la société sahraouie». Le comité central du PCF a en outre lancé un appel au Parlement finlandais pour la mise en place d’un groupe d’amitié pour le Sahara occidental afin d’aider à promouvoir les contacts officiels et la solidarité entre la Finlande et la République sahraouie.

Le Premier ministre s’entretient à Addis-Abeba avec plusieurs leaders africains

Addis-Abeba,1/2/2016 (SPS)

 Le Premier ministre, Abdel Khader Taleb Oumar s'est entretenu à Addis-Abeba, en marge du 26ème sommet de l’Union africain,  avec plusieurs chefs d'Etat et gouvernement africains.

Il s’agit des présidents du Nigéria, Afrique du Sud, Zambie, Zimbabwe, Kenya, Namibie et les chefs des délégations de l’Algérie, Angola, Mozambique, Maurice et Tanzanie, en plus d’autres délégations participantes de différents continents.

Ces rencontres ont permis au premier ministre d’informer les leaders africains des derniers développements de la question du Sahara occidental au niveau international, les souffrances du peuple sahraoui depuis l’invasion militaire marocaine, les violations flagrantes des droits de l’homme commises par ses forces de répression et le pillage illégal des ressources naturelles, en contradiction avec les résolutions de la légitimité internationale.

Pour leurs parts, les chefs d’État et de gouvernements de l'Union africaine ont réitéré à cette occasion leur soutien et leur solidarité avec la lutte du peuple sahraoui jusqu’au recouvrement de ses droits légitimes à l’autodétermination et à l’indépendance.  (SPS)

093/090/TRD 011602 FEV 016 SPS

L’OMS pointe une série de faiblesses du système de santé au Maroc


L’OMS pointe une série de faiblesses du système de santé au Maroc
Crédit : Yassine Toumi

Pénurie de ressources humaines, secteur privé mal réglementé, dépenses limitées accordées aux soins préventifs des maladies… Les points faibles du secteur de la santé, selon l’OMS

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a publié un rapport, présenté le 2 février à Rabat par le ministère de la Santé, sur « l’évaluation des fonctions essentielles de santé publique ». Dans ce rapport, plusieurs points ont été soulevés notamment le faible nombre de médecins en comparaison à la population, le manque d’investissements dans le secteur de la santé et un budget qui reste très limité dédié aux soins préventifs des maladies ainsi que l’absence d’une stratégie globale pour la gestion et la gouvernance de la recherche dans la santé publique.

6 médecins pour 10 000 habitants

Selon l’OMS, le système marocain de santé dépend fortement d’un personnel de santé vieillissant. De plus, «le Maroc manque cruellement de personnels de santé», indique l’organisation qui ajoute que «le secteur de la santé souffre également de la mauvaise répartition des personnels tant d’un point de vue géographique qu’en termes de combinaison de compétences et de spécialités». L’OMS recense, en se référant à son rapport de 2013, 6,1 médecins pour 10 000 habitants, 9 infirmières et sages-femmes, 1,4 dentiste et 2,7 pharmaciens pour ce même nombre d’habitants.
Face à cette pénurie des médecins, l’OMS note que le gouvernement a lancé une initiative visant à former 3300 docteurs en médecine par an à l’horizon de 2020 en vue d’atteindre l’objectif d’une densité d’un médecin pour 1 000 habitants.
Dans ce rapport, il est aussi relevé qu’il existe «une faible fidélisation et une faible motivation du personnel médical surtout dans les zones reculées, la généralisation de la double pratique, qui contribue à réduire la performance.»

Peu de dépenses accordées à la santé

Malgré le fait que le pourcentage des dépenses gouvernementales consacrées à la santé dans les dépenses totales du gouvernement a augmenté, passant de 4,8 % en 1998 à 6,3 % en 2010, l’OMS explique que «cette part est encore inférieure à celles des pays ayant un niveau de développement similaire». Pour étayer son constat, l’organisation s’est référée aux dépenses de l’État consacrées aux soins préventifs qui ne représentent que «3,8 % du total des dépenses consacrées à certaines maladies non transmissibles (diabète, maladies cardiovasculaires, cancers et broncho-pneumopathie chronique obstructive).» 

Le secteur privé mal réglementé

L’OMS reproche également au ministère de tutelle son incapacité à réguler le secteur privé qui exerce dans le domaine de la santé. L’organisation note que l’expansion du secteur privé, qui rassemble 6 763 cabinets privés et 439 cliniques, situés principalement en zone urbaine et sur la côte atlantique nord, «est mal réglementée et qu’il est nécessaire d’établir de meilleurs partenariats entre celui-ci et le secteur public» qui compte 2689 établissements de santé de soins primaires et 144 hôpitaux.
Une autre critique adressée au gouvernement concernant le secteur privé est «l’inexistence de données contrôlées sur le nombre de médecins exerçant dans les cliniques et les établissements privés». Un problème majeur, selon l’organisation.

Le Tchadien Idriss Deby élu président de l’Union africaine



Assemblée des chefs d’État et de gouvernement de l’Afrique à Addis-Abeba

Le président tachdien, Idriss Deby a été élu comme nouveau président de l’Union africaine (AU). L’élection a eu lieu à l’entame de la 26e session de l’Assemblée des chefs d’État et de gouvernements samedi.

Les leaders de notre continent sont réunis en ce moment en Ethiopie.
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Le président Deby a mis la priorité sur la recherche d’un règlement politique à la crise en Libye, et a exhorté à la formation d’une Commission de chefs africains pour appuyer les efforts de l’ONU en vue de mettre un terme à la crise politique en Libye.
« Je n’ai pas la prétention de changer les évènements en Afrique. Au moins, j’ai la latitude de vous dire ce qui est utile pour l’Afrique, même si sa matérialisation doit prendre beaucoup de temps », a indiqué le président Deby dans son discours d’acceptation au Sommet.
« L’UA a répondu à nos attentes. Parce que nous n’avons pas les moyens d’y parvenir », a déclaré le président Deby.
Le leader tchadien remplace à la tète de l’organisation continentale, le président Robert Mugabe du Zimbabwe, après un mandat d’un an.

Elise Lucet s'attaque aux pesticides et aux multinationales de l'agrochimie


Publié Le 2 Février 2016 à 18h02
 
L'émission Cash Investigation présentée par Elise Lucet diffusera ce mardi 2 février à 20h55 sur France 2 un reportage intitulé "Produits chimiques : nos enfants en danger". Cette enquête révèle comment les multinationales de l'agrochimie inondent nos régions avec leurs pesticides, au risque de mettre en danger la santé des populations.
Elise Lucet et l'équipe de "Cash Investigation" se sont invités à l'assemblée générale des actionnaires de Bayer afin de dénoncer les dangers du folpel, un pesticide vendu en France par la multinationale allemande. Extrait de "Cash Investigation. Produits chimiques, nos enfants en danger", une enquête de Martin Boudot, diffusée mardi 2 février à 20h50 sur France 2.

Elles s'appellent Syngenta, Monsanto, Bayer ou Dow, vous ne les connaissez peut-être pas. Ce sont des multinationales de l'agrochimie qui fabriquent les pesticides utilisés dans l'agriculture. Leurs produits se retrouvent dans les aliments, dans l'eau du robinet et même dans l'air que l'on respire. Certains sont cancérigènes ou neurotoxiques, d'autres sont des perturbateurs endocriniens particulièrement dangereux pour les enfants. 

"Cash Investigation" a eu accès à une base de données confidentielles sur les ventes de pesticides en France, produit par produit, département par département, entre 2008 et 2013. En moyenne, ce sont près de 65 000 tonnes de pesticides purs qui sont épandues chaque année sur notre territoire. Aujourd'hui, l'Hexagone est le premier consommateur de produits phytosanitaires en Europe.
Après plusieurs semaines de discussions, le Ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll a accepté de répondre aux questions d'Elise Lucet sur les pesticides. Pour l'occasion, l'équipe de "Cash Investigation" a réalisé un décor inédit : une carte géante, celle de l'utilisation des pesticides dangereux en France, réalisée à partir des données secrètes auxquelles les journalistes ont eu accès.

Des molécules dangereuses
Depuis 1980, les cancers infantiles augmentent de 1% par an en France, soit environ 2 500 cas supplémentaires chaque année. C'est la deuxième cause de mortalité chez l'enfant. Existe-t-il un lien entre ces maladies et l'exposition aux pesticides ? Pour les scientifiques du monde entier, il n'y a plus guère de doute.
Le folpel produit par Bayer, l'atrazine de Syngenta ou le chlorpyrifos-éthyl de Dow Chemical... Derrière ces noms inconnus du grand public se cachent des molécules aux risques sanitaires avérés. Des molécules qui rapportent des milliards d'euros aux multinationales. Après un an d'investigation en France, en Allemagne, en Suisse ou aux Etats-Unis, "Cash Investigation" révèle comment certains produits mettent nos enfants en danger. Elise Lucet et les journalistes de Cash ont notamment rencontré des familles exposées à l'atrazine (le pesticide que l'on retrouve le plus dans l'eau du robinet en France et qui est pourtant interdit dans notre pays depuis 15 an) avant de s'inviter à un dîner organisé par le fabricant, la multinationale Syngenta.

La démocratie polluée par les pesticides
Le dernier volet de l'enquête a conduit l'équipe de "Cash Investigation" à Hawaï. Le climat de cet archipel paradisiaque permet quatre récoltes par an. C'est pourquoi les multinationales y testent leurs produits. Dans ce qui est probablement le plus grand labo à ciel ouvert d'expérimentation d'OGM au monde, elles font un usage massif de pesticides. On y recense dix fois plus d'anomalies congénitales que la moyenne aux Etats-Unis. La mobilisation des citoyens a permis de faire passer une loi locale pour limiter les dégâts. Les industriels ont immédiatement répliqué, attaquant cette loi devant les tribunaux, et ils ont gagné... A Hawaï, au grand jeu de la démocratie, c'est la chimie qui l'emporte.
"Cash Investigation. Produits chimiques, nos enfants en danger", une enquête de Martin Boudot, diffusée mardi 2 février à 20h55 sur France 2. A voir absolument !
A savoir : Cette diffusion est complétée le lendemain par la parution du livre TOXIC - Produits chimiques : nos enfants en danger (Les Arènes) d'Antoine Dreyfus et Martin Boudot, ce dernier étant l'auteur du documentaire.
Retrouvez plus d'informations sur l'enquête "Produits chimiques, nos enfants en danger" sur le site www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/cash-investigation/
Voir la page Facebook de l'émission Cash Investigation
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Sahara occidental : L'UA appelle l'ONU à agir



Par R.N.

 
La présidente de la Commission de l'Union africaine (UA), Nkosazana Dlamini Zuma, a appelé le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, à agir pour la résolution du conflit du Sahara occidental à travers un référendum d'autodétermination. 

«Nous demandons instamment au SG de l'ONU à agir pour résoudre cette question», ajoutant qu' «en 2016, nous ne pouvons plus être indifférents à la volonté du peuple du Sahara occidental qui a lutté pour décider de son sort». 

«Le référendum est une promesse que nous avons faite, leur avenir en Afrique en dépend », a affirmé Mme Dlamini Zuma lors des travaux du 26ème Sommet de l'UA à Addis-Abeba. Elle a lancé cet appel en vue d'épargner à la région une «déstabilisation dont les conséquences pourraient être désastreuses». 

De son côté, la nouvelle représentante du Front Polisario en Espagne, Khira Boulahi, a appelé l'Espagne à achever le processus de décolonisation du Sahara occidental. La représentante du Front Polisario, citée sur le site espagnol «cuartopoder», a demandé samedi au gouvernement espagnol de «jouer un rôle actif au sein du Conseil de sécurité des Nations unies pour accélérer la décolonisation du Sahara occidental, dernière colonie en Afrique». Elle a souligné que «si l'Etat espagnol s'implique, l'indépendance de ce territoire sera très proche », rappelant qu' «aucun pays dans le monde ne reconnaît la souveraineté fictive du Maroc sur le Sahara occidental». 

Concernant la prochaine visite du Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon dans la région, Khira Boulahi a souligné que le peuple sahraoui « a souffert depuis de nombreuses années de l'occupation de son territoire, bien que le droit international et les diverses résolutions de l'ONU aient reconnu son droit à l'autodétermination». 

S'agissant de la situation dans les territoires sahraouis occupés, la responsable sahraouie a affirmé «la poursuite de graves violations des droits de l'homme commises par les forces de répression marocaines à l'encontre des civils sahraouis innocents et du pillage des ressources naturelles sahraouies». 

La diplomate sahraouie a également abordé plusieurs sujet, notamment la coopération internationale avec la partie sahraouie, l'aide humanitaire et la situation actuelle dans les camps de réfugiés sahraouis après les inondations qui ont touché récemment la région. Khira Boulahi a aussi salué le mouvement de solidarité internationale, «en particulier les forces politiques et les institutions qui soutiennent le peuple sahraoui dans sa lutte pour la liberté et l'indépendance ».

jeudi 4 février 2016

Manifestation à El Aaiun des diplômés chômeurs sahraouis