Chers amis lecteurs solidmar,


Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeau solidmar le 2ème !




Pages

samedi 5 mars 2016

Titres sur http://solidmar.blogspot.com du 28/2 au 5/3/2016

Information aux lecteurs


Pendant 2 à 3 mois, en raison de la rédaction d’un nouveau manuscrit,  le blog solidmar sera moins fourni. Je me limiterai aux informations concernant les prisons et les prisonniers au Maroc et au Sahara Occidental, et aux nouvelles  urgentes concernant le Sahara Occidental.
Amicalement

MJF, solidmar


Rappel Eurodéputés : CONFLIT AU SAHARA OCCIDENTAL Une question de décolonisation



Des eurodéputés ont réaffirmé que le conflit au Sahara Occidental est «une question de décolonisation» à régler conformément au droit international qui accorde au peuple sahraoui le droit à l'autodétermination, réitérant leur appel à doter la mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara Occidental (Minurso) d'un mandat de surveillance des droits de l'Homme. 
 Dans une proposition de résolution déposée auprès du Parlement européen à la suite d'une déclaration de la chef de la diplomatie de l'UE, Federica Mogherini, sur les priorités de l'Union pour les sessions du Conseil des droits de l'homme en 2016, des eurodéputés du groupe de la gauche unitaire européenne/gauche verte nordique (GUE/NGL) ont souligné de nouveau que «le conflit au Sahara occidental est une question de décolonisation». «Selon le droit international, le Royaume du Maroc n'a aucune souveraineté sur le Sahara occidental et est considéré comme la puissance occupante», ont-ils insisté dans leur proposition de résolution, déplorant que la question du Sahara occidental ne figure pas à l'ordre du jour des sessions 2016 du Conseil des droits de l'homme (CDH). Ils ont mis l'accent, à ce titre, sur la nécessité d'une surveillance internationale de la situation des droits de l'homme au Sahara occidental, réaffirmant le droit à l'autodétermination du peuple sahraoui, qui «doit faire l'objet d'un référendum démocratique, conformément aux résolutions 34/37 et 35/19 des Nations unies». Les eurodéputés ont exhorté, ainsi, le Maroc et le Front Polisario à poursuivre les négociations en vue d'une solution pacifique et durable au conflit au Sahara occidental. Condamnant les violations «constantes» des droits fondamentaux du peuple sahraoui, les eurodéputés appellent dans leur proposition de résolution à la protection des droits fondamentaux du peuple du Sahara occidental, y compris la liberté d'association, la liberté d'expression et le droit de manifester. Dans cette résolution, déposée au nom du groupe de la gauche unitaire et de la gauche verte nordique (GUE/NGL), les eurodéputés exigent la «libération immédiate» de tous les prisonniers politiques sahraouis et, de «manière urgente», des membres du groupe de Gdeim Izik condamnés par le tribunal militaire marocain. Ils réitèrent également leur appel à l'Espagne pour qu'elle accepte l'asile politique pour le jeune sahraoui Hassana Aalia, condamné à perpétuité à l'issue de son procès. Dans une autre proposition de résolution déposée au nom du groupe Verts/ALE, des eurodéputés exhortent les Nations unies à doter la Minurso d'un mandat de surveillance des droits de l'homme comme c'est d'usage pour les opérations de maintien de la paix de l'ONU à travers le monde.

Célébration du 40e anniversaire de la proclamation de la RASD : Vaste soutien au peuple sahraoui

D.R

La célébration, aujourd’hui, du 40e anniversaire de la proclamation de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) intervient dans une conjoncture marquée par une vaste campagne de soutien au peuple sahraoui qui lutte pacifiquement pour son indépendance et son droit à l'autodétermination.

Proclamée le 27 février 1976 par le Front Polisario à Bir Lehlou, au lendemain du départ du dernier soldat espagnol du territoire sahraoui, la RASD ne cesse, en effet, de réaliser des succès sur la scène internationale et attire des adhérents à sa cause juste. Il s'agit, notamment, de la poursuite de sa reconnaissance par des États, l'élan de solidarité pour la protection et le respect des droits de l'homme dans les territoires occupés, et les verdicts prononcés en faveur de la RASD, à travers le combat que mène le Front Polisario, pour la protection des richesses sahraouies illégalement exploitées par l'occupant marocain. La commémoration de cet événement intervient également au lendemain de l'annonce retentissante de la visite dans la région, à partir du 6 mars prochain, du secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, qui avait auparavant appelé à la reprise de négociations «sérieuses et responsables» entre les deux partis au conflit, le Maroc et le Front Polisario.

Soutien croissant au référendum d’autodétermination
Par ailleurs, plusieurs actions sont menées à travers le monde pour exiger du Conseil de sécurité de l'Onu l'organisation du référendum d'autodétermination pour le peuple sahraoui. Une pétition a été initiée, dans ce sens, par le Comité suisse de soutien au peuple sahraoui, à l'échelle européenne, voire mondiale. Dans un appel intitulé «Sahara occidental-Référendum maintenant», les initiateurs de cette campagne demandent au Conseil de sécurité d'«organiser, avant la fin de l'année 2017, le référendum d'autodétermination au sein de la population sahraouie suivant les règles du Plan de paix de 1991». «Le peuple sahraoui doit pouvoir jouir pleinement de son droit à disposer de lui-même, ainsi que l'établit la Charte des Nations unies», ne cesse-t-on de marteler. En outre, des appels sont lancés pour la libération de tous les prisonniers politiques sahraouis dans les prisons marocaines et l'arrêt des pratiques de harcèlement et de déportation perpétrées contre eux par les autorités d'occupation marocaines et à faire la lumière sur le sort de plus de 651 disparus sahraouis aux mains du Maroc. Les Sahraouis se souviennent aujourd’hui des premières étapes de la création et de la construction des institutions de l’État sahraoui qui était plus un rêve et un miracle, a ajouté SPS.
Une délégation de l'Assemblée populaire nationale participera à cet évènement. La délégation parlementaire aura durant cette visite «des entretiens avec les hauts responsables sahraouis et assistera aux festivités et activités célébrant l'anniversaire», précise le communiqué. La délégation algérienne sera présidée par la présidente du groupe parlementaire de l'amitié et de la fraternité algéro-sahraouie, Saïda Brahim Bounab.

Le président sahraoui  : « La communauté internationale
et l’ONU doivent reconnaître la RASD »

Le président sahraoui,  Mohamed Abdelaziz, a lancé, hier à Rabouni, un «appel urgent» à l’adresse de la communauté internationale et à l’ONU, les exhortant à reconnaître la République arabe sahraouie démocratique (RASD). «(...) Aujourd’hui, je lance un appel urgent et dire qu’il est temps que la communauté internationale, avec tous les États qui en sont membres, et les Nations unies entreprennent la voie de l’Union africaine pour reconnaître la République sahraouie», a déclaré M. Abdelaziz, en marge d’une cérémonie officielle  d’accueil de délégations internationales, à la veille de la célébration du 40e anniversaire de la proclamation de la RASD. M. Abdelaziz a souligné que la communauté internationale «doit donc assumer ses responsabilités et reconnaître la République sahraouie, comme l'avait fait l'ONU pour la question palestinienne». «Il faut qu’elle fasse la même chose avec la question sahraouie. C’est  cela la réponse adéquate et essentielle», a-t-il exhorté. Par ailleurs, le président sahraoui a réaffirmé que le Maroc obstruait toutes les issues qui mènent à la solution, en fermant la porte du référendum et celle de la négociation. «Il (le Maroc, ndlr) ferme même le territoire du Sahara occidental à la visite de Christopher Ross, l’Envoyé personnel du Secrétaire général des Nations unies, et même pour le Secrétaire général des Nations unies et les observateurs internationaux. Donc, toutes les portes ont été fermées par le Maroc devant tous les efforts», a-t-il déploré.
La cérémonie d’accueil de délégations internationales, à la base du  Chahid-El-Hanafi, a été précédée d’un défilé de forces militaires de l’Armée de libération sahraouie avec une centaine de chars d’assaut et de blindés de  transport de troupes, ainsi que des armes légères.

À quelques jours de sa visite dans les camps des réfugiés
Ban Ki-moon : « L’éradication du colonialisme exige une action rapide »

Le secrétaire général de l'Onu, M. Ban Ki-moon, a affirmé, à New York, que le colonialisme est une «priorité urgente» pour la communauté internationale et dont l'élimination exige une «action rapide». «Les résolutions successives de l'Assemblée générale reflètent la volonté de longue date des Nations unies pour mettre fin à la colonisation. Cette priorité urgente exige une action rapide», a déclaré le chef de l'Onu dans un message lu en son nom, à l'occasion de la session inaugurale 2016 du Comité spécial de décolonisation de l'Onu. «Nous devons faire mieux, en se concentrant sur la réalisation des actions approuvées par l'Assemblée générale», a-t-il réaffirmé, en soulignant que «la communauté internationale avait les moyens d'éradiquer le colonialisme».
Le secrétaire général de l'Onu a encouragé ce Comité spécial à intensifier son dialogue sur l’action à mener pour imprimer l’élan qu’il faut à la décolonisation. Intervenant au cours de cette session, le président élu du Comité, M. Rafael Dario Ramirez Carreno (Venezuela), a salué la mission de cet organe «chargé d’un des processus les plus remarquables de l’histoire de l’Onu», et s'est engagé à respecter la tradition des séminaires régionaux et des visites dans les 17 territoires non autonomes qui attendent toujours de pouvoir exercer leur droit à l’autodétermination. 
Soixante-dix ans après sa création, a fait observer le président de ce Comité, l’Onu a fait de la décolonisation, de la paix et de la sécurité, ses symboles les plus importants, comme en atteste l’augmentation du nombre de ses États membres, après les processus d’émancipation enclenchés à la fin de la Seconde Guerre mondiale, et réactivés pendant les années 60 du siècle dernier. Mais il a regretté la persistance des situations coloniales qui représentent «une violation des droits fondamentaux, une contradiction des buts et principes de la Charte des Nations unies et un stigmate sur la conscience du monde».

Des intellectuels espagnols appellent l’Onu à l'application de la légalité internationale
La mise en œuvre de la légalité internationale par l’Onu dans la question du Sahara occidental occupé a été recommandée par les participants à une rencontre organisée, jeudi, à l'Institut des sciences politiques de l’université de Madrid (Campus Somosaguas). «L’Onu devrait mettre un terme à toutes les violations des droits de l’homme dans les territoires sahraouis occupés et permettre au peuple sahraoui de recouvrer ses droits bafoués depuis le début de la colonisation marocaine», ont souligné les intervenants lors de cette rencontre initiée par la Société espagnole des études contemporaines Kosmos-Polis. Ils ont, en outre, demandé d’engager des poursuites judiciaires à l’encontre des parties marocaines impliquées dans les différents crimes (assassinats, disparitions, viols) commis contre les Sahraouis, tout en dénonçant les manipulations diplomatiques auxquelles recourt le Maroc pour tromper les diverses organisations mondiales et l’opinion publique internationale. Sur ce point, ils ont appelé à la mobilisation des ONG, des associations ainsi que des communautés universitaires et des partis politiques afin de mettre fin aux souffrances du peuple sahraoui, qui durent depuis 40 ans. L’ambassadeur de la République arabe sahraouie et démocratique (RASD) en Espagne, Mme Khira Boulahi, a remercié les participants (universitaires, étudiants, représentants de la société civile et partis politiques) lesquels ont réaffirmé que la question du Sahara occidental est une question de décolonisation. Après avoir donné un aperçu historique sur le conflit du Sahara occidental depuis le retrait des forces espagnoles à ce jour, Mme Boulahi a fait part de la poursuite favorable de l'action diplomatique de la RASD.

Silence radio entre le Maroc et l'UE


Karim Aoudia
D.R
«Nous ne nous lasserons jamais d’appuyer corps et âme la cause de la République sahraouie, dernière colonie d’Afrique, en conflit avec le Maroc, qui dure et perdure depuis des années, en raison des visées expansionnistes du makhzen et de son entêtement  défiant toute légalité internationale», ont affirmé, hier, des experts, en évoquant la question sahraouie lors d’une conférence-débat. 

 Le conflit du Sahara occidental oppose, comme cela est défini par l’ONU, le Front Polisario et le Maroc, sans aucune autre partie prenante. Les intervenants conviés, hier, au Forum d’Echaâb, consacré à la cause sahraouie, l’ont rappelé d’ailleurs dans leurs prises de parole. Placée sous le thème «Le peuple sahraoui : quatre décennies de résistance pour l’autodétermination», cette conférence-débat s’inscrit dans le cadre de la commémoration du 40e anniversaire de la République sahraouie arabe et démocratique (RASD). La rencontre a été animée par des enseignants universitaires et des spécialistes de la  question. Le Makhzen ne cesse de multiplier exactions et violations des droits de l’homme en faisant fi de la légalité internationale, ont rappelé les intervenants. C’est ce qu’ont dénoncé, avec beaucoup de gravité, les animateurs du Forum, qui sont Baba Mohamed Essayed, Boudjemaâ Souileh et Makhlouf Sahel.     M. Baba Mohamed Essayed a mis l’accent sur le mépris qu’a toujours affiché le Makhzen à l’endroit du peuple sahraoui, et ce depuis les  premiers instants ayant suivi la mise en branle de son plan d’annexion du Sahara occidental  comme partie du territoire marocain. Le même intervenant a ainsi rappelé l’un des discours télévisés  du défunt roi Hassan II où il a soutenu que ce processus d’annexion, aussi illicite qu’extravagant, ne saura, dit-il, «perdurer dans le temps», compte tenu du fait que  «le peuple sahraoui ne représente qu’une populace très infirme dépourvue de tout moyen de défense», avait alors soutenu, à tort, le défunt souverain marocain.

Violation des droits de l’homme et spoliation des richesses  

Pour sa part, l’enseignant universitaire Makhlouf Sahel, qui est spécialisé dans les relations internationales, a axé son intervention sur les violations répétées des droits de l’homme que subit le peuple de la RASD de la part Makhzen. Il a aussi mis l’accent sur la spoliation des  richesses naturelles de la République sahraouie par le Maroc, objet d’ailleurs d’une dénonciation à l’international. «Nous assistons à une violation flagrante des droits de l’homme sous toutes leurs formes de la part des forces répressives du Maroc. Il est question d’exactions qui ont pour noms torture, emprisonnements abusifs, traitements inhumains des détenus sahraouis, plus particulièrement les militants du combat pour l’autodétermination», a déclaré l’universitaire Makhlouf Sahel. Il   informe, en outre, que même le droit de circulation pour l’élite sahraouie est bafoué par les autorités marocaines. À cela s’ajoute, selon le même conférencier, le bradage des richesses naturelles du Sahara occidental par le Maroc, qui été mis en cause à ce propos, y compris par la cour de  justice européenne. «Le principe d’autodétermination est reconnu et validé par les hautes instances onusiennes. Cependant, pour le cas du Sahara occidental, ce même principe souffre d’application depuis des années», dénonce, pour sa part, M. Boudjemaâ Souileh, invité, hier, au Forum Echaâb.


 https://news.google.com.hk/news/story?cf=all&hl=fr...

Rappel : Les 21 Sahraouis incarcérés il y a cinq ans doivent être libérés ou rejugés

Les autorités marocaines doivent libérer les 21 prisonniers qui purgent de longues peines de réclusion liées aux mouvements de protestation de 2010 au Sahara occidental qui ont entraîné des morts ou leur accorder un procès équitable devant un tribunal civil, et enquêter sur toutes les allégations de torture.
4796660796_daf00e193c_b
Crédits : United Nations Photos / Flickr Creative Commons
Le 06 / 11 / 2015 Appel lancé conjointement par des organisations de défense des droits à l'occasion de l'anniversaire des affrontements

(Rabat, le 5 novembre 2015)

Le 8 novembre 2010, les forces de sécurité marocaines ont démantelé le camp de protestation installé par des Sahraouis un mois auparavant à Gdeim Izik, au Sahara occidental, placé sous le contrôle du Maroc. Onze membres des forces de sécurité et deux civils sont morts lors des troubles qui ont eu lieu dans le camp et à El-Ayoun, la ville principale du Sahara occidental. Le 17 février 2013, un tribunal militaire a condamné 25 hommes, parmi lesquels se trouvaient des militants des droits humains, pour leur rôle présumé dans les violences qui ont fait des morts, à l'issue de procès marqués par de graves irrégularités.

Le grand lion d'Imilchil Saïd BOUDRIK nous a quittés

Un grand militant, un symbole de la résistance contre le colonialisme, une figure de la lutte contre la tyrannie de Hassan II, un militant pour un nouveau Maroc, le grand lion d'Imilchil Saïd BOUDRIK nous a quittés le 29 février 2016
Tes paroles, de même que celles de Bougrine, d'Ali Skounti et de tant d'autres grands militants de ce peuple resteront des éléments fondamentaux de la boussole qui doit éclairer la voie de changement devant les nouvelles générations.
Comme j'étais heureux de t'écouter parler en Tamazight de l'épopée des Aït Hammou de Talsint dont fait partie mes ancêtres. Tu n'avais besoin de passer par les bancs de l'école pour connaître l'Histoire de la résistance de notre peuple, puisque tu est l'un de ses acteurs.
Ali Fkir/Ali Ou Hmad

Je soutiens le défenseur des droits de l'homme Naâma Asfari

« Ils ont menacé, frappé, humilié Naâma pendant cinq jours, mais il n’a pas fléchi » Claude Mangin, épouse du défenseur des droits de l’homme sahraoui Naâma Asfari. 
Naama_Asfari-couv-web

Le 02 / 03 / 2016 Mise à jour (1er mars 2016) : 
 Naama Asfari et ses codétenus ont entamé une grève de la faim illimitée pour protester contre leur détention.

La répression du peuple sahraoui à l’œuvre

Le 7 novembre 2010, Naâma Asfari est arrêté. Passé à tabac, il est emmené de force par des policiers marocains en civil. Où ça ? Pendant plusieurs jours, ses proches n’en sauront rien. Un mois plus tôt, Naâma avait participé avec 20 000 personnes à la construction d’un camp de protestation à Gdeim Izik, dans les territoires occupés au sud du Maroc, pour dénoncer les discriminations contre les Sahraouis. Le lendemain de son arrestation, le camp est démantelé avec violence. Des affrontements éclatent. 9 soldats marocains y trouvent la mort. S’ensuit une vague de répression violente à l’encontre de nombreux civils sahraouis, dont plusieurs centaines sont arrêtés et torturés.

Triste anniversaire d’un procès ahurissant

Cela fait exactement trois ans que Naâma a été condamné en tant qu’organisateur des affrontements dans le camp, alors même qu’il avait été arrêté la veille du démantèlement. Torturé, battu, humilié, privé d’eau et de nourriture pendant sa garde à vue en 2010, il avait signé des aveux sous la torture. Ces aveux sont les seuls fondements de sa condamnation inique, dictée par un tribunal militaire : 30 ans de prison. Avec lui, 24 autres militants sahraouis ont subi un sort similaire.
Aujourd’hui, l’ACAT soutient une plainte pour torture déposée par Naâma Asfari. Elle se base notamment sur les nombreuses irrégularités constatées lors du procès par plusieurs observateurs internationaux. Le Comité contre la torture des Nations Unis a déclaré recevable cette plainte, qui devrait être examinée dans les prochains mois. Dans l’attente, Naâma, comme ses camarades, croupit toujours dans les geôles marocaines.

Un conflit irrésolu depuis plus de vingt ans

Sous occupation marocaine depuis 1991, le Sahara occidental est régulièrement le théâtre de manifestations sahraouies pour les libertés. Les ripostes de la part des forces de sécurité marocaines sont toujours très violentes. Arrestations arbitraires, mauvais traitements, tortures et condamnations de militants sahraouis à l’issue de procès inéquitables demeurent fréquents, en toute impunité.

vendredi 4 mars 2016

L’appel urgent de Mohamed Abdelaziz à la communauté internationale


40e anniversaire de la création de la RASD

Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte
Zine Cherfaoui, 27/2/2016

Le peuple sahraoui célèbre cette année l’anniversaire de la création de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) qui souffle sa 40e bougie avec un peu plus d’optimisme que d’habitude.

Le travail diplomatique soutenu mené par les cadres du Front Polisario pour faire prendre conscience à la communauté internationale de l’illégalité de la présence du Maroc au Sahara occidental commence à porter ses fruits. Malgré cela, les jeunes Sahraouis s’impatientent. Face aux manœuvres marocaines, ils se disent «persuadés que seule la reprise de la lutte armée permettra aux Sahraouis d’accéder à l’indépendance».
La pression des jeunes, qui s’estiment «floués» et «oubliés» par la communauté internationale, les responsables du Polisario la sentent monter. C’est la raison pour laquelle ils pressent aujourd’hui la communauté internationale d’agir. Et vite. Faute de quoi, ils ne pourront plus répondre de rien.

Deux réunions, à Grenoble et à Gap, sur la continuité des arrestations arbitraires.







La cause d’Ali Aarrass 

à Grenoble (1er mars) et à Gap (3 mars)

Grenoble 1er mars : 

Présentation du livre de Marie-Jo Fressard et de l’affaire Ali Aarrass

Marie-Jo et Farida Rabat
Organisée par « Maroc Solidarités  Citoyennes »
(photo Marie-Jo Fressard et Farida Aarrass à Rabat)
Rencontre d’information et de débats
sur la solidarité avec les prisonniers politiques au Maroc
1er mars, de 18h à 20h30
au siège de l’association « Rencontre des cultures »
9 rue Hoche à Grenoble
(prendre le passage entre la CCI et la crèche « l’Ilot marmots » jusqu’à l’entrée du parc derrière la CCI)
Marie Jo Fressard viendra présenter son livre :
« Marraine des deux plus anciens prisonniers politiques du Maroc ».
Condamnés à perpétuité, ils furent libérés en 2008, après une incarcération de 25 ans qui aurait été plus longue sans le soutien et les démarches incessantes de Marie-Jo.
Elle sera accompagnée de Luk Vervaet qui a longtemps enseigné auprès de prisonniers à Bruxelles, et qui est très engagé dans la lutte contre les atteintes aux droits de l’Homme, notamment au Maroc : il est aussi animateur du Comité de Soutien au libraire belgo-marocain, Ali Aarras incarcéré au Maroc depuis 2008, maltraité, torturé et sans perspective de passer en jugement. L’une et l’autre  alterneront leurs voix pour répondre à vos interrogations sur la nature du système carcéral au Maroc.
Cette rencontre est organisée avec le soutien des associations  suivantes :  CIIP (Centre d’Information Inter-Peuples) – CADTM 38 (Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers-Monde) – ATTAC 38 (Association pour la Taxation des Transactions financières et l’Aide aux Citoyens) – LDH Iran (Ligue des Droits de l’Homme en Iran)

Gap : 3 marsGAP Marie-Jo et Luk réunion du 3 mars 16


No Comments Yet.


leave a comment









Soutien actif à Wafaa Charaf




POUR INFO ,


Par agnès cluzel

 
Wafa est une jeune femme emprisonnnée au Maroc: militante syndicale, politique, féministe, défend les saharaouis et les africains sub sahariens.


 Rappelons que Wafa a été arrêtée suite à sa plainte pour enlèvement. En effet, à la suite d’une manifestation pacifique en soutien aux syndicalistes de la zone franche de Tanger arbitrairement licenciés, Wafa a été enlevée et menacée du fait de son action en soutien aux ouvrier-e-s licencié-e-s.

 Wafa Charaf est jeune militante associative et politique marocaine emprisonnée le 27 avril 2014 à Tanger au Nord du Maroc puis condamnée le 11 août 2014 à un an de prison ferme et à 5000dh ( 500 euros) d’amende et 50 000dh (5000€) de dommages pour « mensonges et diffamation », au cours d’un procès inéquitable. Le tribunal doublera la peine de Wafa en appel, elle sera condamnée à deux ans de prison. Les amendes et dommages maintenus.
  
 Courageusement Wafa Charaf a entamé des études de droit en prison et reste très déterminée. Elle est actuellement à la prison de Larache où elle a été transférée l’été 2015. Elle a été délibérément éloignée de sa famille et de ses amis.

Sa famille au revenu modeste, n’a pas les moyens de payer cette somme. Les organisations et les personnes de son comité de soutien ont ouvert une souscription pour l’aider financièrement à s’acquitter de son amende.

 Les parrains et marraines de Wafa et des organisations françaises ont conduit une mission au Maroc. Les délégués n’ont pas obtenu de réponse à leur demande de visite à la militante, mais ils ont pu rencontrer ses proches à Tanger.

Nous avons besoin d'élargir notre champ de solidarité: comment pouvez vous nous y aider?

 Pour toute souscription financière Solidaire, 2 possibilités: Chèque à l'ordre d'Agnès Cluzel à envoyer à l'Association Ailes Femmes du Maroc, boîte N° 7, Maison des association du 20è.
1-3, rue Frédérick LEMAÎTRE 75020 - Paris, ou utilisez le lien ce lien: https://www.lepotcommun.fr/pot/ue7mu6lo


Ci-dessous l'Appel à souscription en Solidarité avec la jeune détenue politique Wafaa CHARAF ainsi que la liste de ses soutiens mise à jour ce 24 février 2016. Fraternellement


http://www.humanite.fr/liberte-pour-wafa-charaf-597381


Nous rappelons qu’elle doit s’acquitter d’une somme de 5500 euros. Le lien pour souscrire est : https://www.lepotcommun.fr/pot/ue7mu6lo
C’est le prix de sa liberté que notre solidarité doit l’aider à retrouver.


Nous demandons la libération de Wafa Charaf ainsi que l’arrêt des poursuites contre elle. Comme Wafa, nous demandons l’instruction de sa plainte pour l’enlèvement dont elle a été la victime.

Liste des premiers signataires Solidarité Wafa Charaf:
Marie-Christine Vergiat, députée Européenne,
Didier Paillard, Maire de la ville de Saint-Denis,
Marie-George Buffet, députée de Seine Saint Denis,
Laurence Cohen, Sénatrice Communiste,
Raphaëlle PRIMET, Membre du Conseil National PCF et élue Communiste à la Mairie de Paris,
Groupe des élus Communistes et Républicains de la Ville d’EVRY
Fabienne Haloui, élue Responsable secteur immigration du pcf,
Patrick Vassalo, conseiller municipal de la ville de St Denis(93)
Bouchaib Senhaji, maire-adjoint de la Ville de Valenton(94)
Aziz HMOUDANE, élu Communiste Front De Gauche Mairie Paris XXe
Patrick Margaté, militant du secteur relations internationales du PCF,
Nicolas Jaminion, Responsable Fédéral Communiste / PCF-91
Maître Radhia Nassraoui, avocate, militante des droits humains, Présidente de l'Organisation Contre la Torture en Tunisie
Maître Mondher CHERNI, avocat, Secrétaire Général de l'Organisation Contre la Torture en Tunisie ;
Rafika Rekik Coordinatrice Nationale de l'Organisation féministe Tunisienne MOUSSAWAT
Ahmed ELHAIJ, Président National de l’Association Marocaine Des Droits Humains
Khadija RYADI, ex-présidente de l'AMDH et lauréate du prix de L'ONU pour les droits de l'Homme.
Hamma HAMMAMI, Secrétaire Général du Parti des Travailleurs - Porte-parole du Front Populaire de Tunisie,
Taoufiq Tahani, Universitaire et ancien Responsable de l'ASDHOM
Ayad AHRAME, Défenseur des Droits de l’Homme, ex-Président de l’ASDHOM
Alima Boumedienne, avocate, militante associative de l’immigration et militante féministe ;
Marguerite Rollinde, universitaire et militante pour les droits des migrants;
Gilles Manceron, historien
Dr Irene Fernández-Molina, University of Exeter (UK)
Mercedes Jiménez , Université de Barcelone,
Osire GLACIER, Universitaire. Université BISHOP’S / Canada
Mourad Zaatour, militant du Parti des travailleurs et du Front populaire de Tunisie ;
Agnès Guenguen-Cluzel, militante antiraciste,
Mustapha BRAHMA; Secrétaire National du Parti la Voie Démocratique
Abdallah EL HARIF Ancien Secrétaire National du Parti la Voie Démocratique,
EL TITI Elhabib, membre du Secrétariat National Parti la Voie Démocratique,
EL JOHRI Mouad, membre du Secrétariat National du Part la Voie Démocratique,
Amina BOUKHALKHAL; Coordinatrice Nationale du Secteur Femme Voie Démocratique
Saïd SOUGTY, Secrétaire Régional Voie Démocratique / Europe
Organisation Contre la Torture en Tunisie (OCTT), Membre l'Organisation Mondiale Contre la Torture
Femmes solidaires.
Réseau mondial de lutte contre la torture et autres violations des droits de l'Homme, ,
L’AFASPA, Association Française d’amitié et de Solidarité avec les peuples d’Afrique.
L’organisation femmes-égalité,
L’association AILES femmes du Maroc, association interculturelle pour la laïcité , légalité et la solidarité avec les femmes du Maroc,
ASDHOM, Association de défense des droits de l’Homme au Maroc.
Le MRAP, Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les peuples.
Fédération des Associations des Marocains de France (AMF)
L’ATMF, Association des Travailleurs Maghrébins de France
AMDH / Paris
CORELSO, Comité pour le respect des libertés au Sahara occidental
APEL-Égalité
AMEL, Association pour la mixité, l’égalité et la laïcité en Algérie,
Réseau Féministe Ruptures,
Rafjire, Collectif féministe d’action et de solidarité avec les femmes, migrantes et exilées,
Femmes Plurielles,
Organisation MOUSSAWAT (Tunisie)
Association Marocaine des Femmes Progressistes
Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l'Homme en Tunisie
l'AFAPREDESA, Association des Familles des Prisonniers et Disparus Sahraouis,
La voie démocratique – Région Europe.
Le Parti Socialiste Unifié / Maroc (Section France)
Le Parti des Travailleurs / Tunisie
Le Parti des Patriotes Démocrates Unifié / Tunisie
PCOF, Parti Communiste Ouvrier de France,
LE PCF, Parti Communiste Français
NPA, Nouveau Parti Anticapitaliste ,

Les prisonniers politiques sahraouis de Gdeim Izik veulent se faire entendre !


La newsletter de l'association des Amis de la RASD et le site www.ecrirepourlesliberer, vous transmettent le communiqué de presse des prisonniers sahraouis de Gdeim Izik qui engagent ce premier mars 2016, une grève de la faim illimitée. Ils attendent notre soutien !
Demandez leur libération à Monsieur Chakib Benmoussa, Ambassadeur du Maroc à Paris : info@amb-maroc.fr



DECLARATION du COMITE DE GREVE
GREVE DE LA FAIM ILLIMITEE DES PRISONNIERS DE GDEIM IZIK
à partir du 1° mars 2016
Prison de RABAT-SALE

« Le champ où la liberté a toujours été connue (…) est le domaine politique et non celui de l’intériorité ou de la volonté. La liberté n’est donc pas de faire ce que je veux mais de commencer une action avec courage.» Hannah ARENDT in «La Crise de la Culture»1974.

Devant les 5 ans et demi de détention arbitraire et le jugement du 17 février 2013 du tribunal militaire illégal des Forces Armées Royales marocaines de Rabat nous condamnant à des peines allant de 20 ans à perpétuité qui sont l’expression de la vengeance de l’État marocain face à notre lutte pacifique pour la liberté, nous voulons par cette grève de la faim illimitée:

-Attirer l’attention du SG de l’ONU et de l’ONU sur notre situation, l’ONU elle-même ayant reconnu que notre détention est arbitraire ( cf Rapport 2014 du Rapporteur spécial sur la détention arbitraire). La visite de Ban Ki Moon ces jours-ci dans les Campements de Tindouf est l’occasion pour le Front Polisario d’évoquer notre situation et celle de tous les prisonniers politiques Sahraouis au Maroc et au Sahara Occidental occupé.

-Renouveler la mobilisation de la Solidarité nationale et internationale sur la situation des Droits de l’Homme dans les Territoires Occupés du Sahara Occidental et sur la situation des prisonniers politiques dans toutes les prisons.

-Contribuer à dénoncer les manœuvres et les obstacles mis en place par l’État marocain à l’encontre des efforts fournis par l’ONU, tant sur le plan politique-négociations et travail du Représentant personnel du SG-que sur la revendication principale de la Résistance pacifique dans les Territoires Occupés, à savoir l’élargissement du mandat de la MINURSO à la surveillance des Droits de l’Homme alors que cette revendication est portée dans un projet de Résolution par un des membres du Conseil de sécurité depuis 2013 et pour l’organisation du référendum d’autodétermination du Peuple Sahraoui.

-Accentuer la pression sur l’Etat marocain pour lui faire annuler le jugement du tribunal militaire de Rabat de février 2013 et obtenir notre libération immédiate et sans condition.

- Obtenir la reconnaissance de notre statut de prisonniers politiques et de tous nos droits tels que définis par le droit international des droits de l’homme et par le droit international humanitaire.

- Solliciter le soutien international des ONG des Droits de l’Homme , des Associations solidaires et de tous les mécanismes spéciaux onusiens pour assurer notre droit à être transférés auprès de nos familles à El Aaiun, capitale du Sahara Occidental.

Modalités :
Sont partie prenante 12 à 13 prisonniers.
Ne sont pas concernés par la grève les malades et les non volontaires.
L’ASVDH, le CODESA et le Collectif des avocats ont désigné un Comité de suivi de la grève illimitée dont la mission est d’assurer la coordination avec les ONG marocaines des Droits de l’Homme, de nommer les personnes qui viendront à Rabat pour prendre contact avec les responsables politiques des Ambassades et de l’UE à Rabat, d’être en lien avec les membres du Conseil de sécurité et d’informer les Organisations Internationales et les ONG des droits de l’homme sur la situation des grévistes et sur les réponses de l’Etat marocain.

Fait à Salé, le 25 février 2016.
Pour le Comité de la grève illimitée des prisonniers de Gdeim Izik:
Naâma Asfari
Association des Amis de la RASD 356 rue de Vaugirard 75015 Paris
www.sahara-info.org / www.ecrirepourlesliberer.com

dimanche 28 février 2016

Titres sur http://solidmar.blogspot.com du 21 au 28/2/2016