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samedi 2 avril 2016

Décision du Parlement de Brême : L'appui continu aux réfugiés du Sahara occidental - appliquer le référendum

 
Barbara Weingartner
Le Parlement de Brême (Landtag) DD 
décide le 25 février 2016
-à l'unanimité -

L'appui continu aux réfugiés du Sahara occidental - appliquer le référendum (...)
 
1. Le Parlement de Brême (Landtag) poursuivra son engagement en faveur des réfugiés du Sahara Occidental et de leur droit de disposer d'eux-mêmes par le biais d'un référendum  conduit par les Nations Unies.
 
2. Le Parlement de Brême (Landtag) - à l'occasion du 40 e anniversaire de la fondation de la République Arabe Démocratique Sahara - va hisser le 27 février 2016 le drapeau sahraoui en conséquence et accompagner cet anniversaire avec un événement public .(photo)

Le Parlement de Brême (Landtag) prie l'avocat du Sénat avec le gouvernement allemand, ainsi que sur le plan européen :

1. Que la promesse de l'ONU concernant le référendum soit accomplie
 
2. Que les organisations internationales soient activées pour assurer un approvisionnement adéquat dans les camps de réfugiés dans la zone frontalière du Sahara occidental
 
Photo de Barbara Weingartner.

Manifestation à Bruxelles pour Ali Aarrass qui entame sa 9e année de détention au Maroc

 


Mis en ligne
Une trentaine de personnes se sont rassemblées, vendredi à midi, devant le ministère des Affaires étrangères à Bruxelles, pour rendre hommage à toutes les victimes du terrorisme et à ceux qui, comme le détenu belgo-marocain Ali Aarrass, sont selon eux « victimes du terrorisme d’Etat ». 

 Ce rassemblement a été initié par le comité Free Ali au jour du commencement de sa 9e année de détention au Maroc. Une délégation a remis au ministère des Affaires étrangères une lettre d’Ali Aarrass dans laquelle il exprime son indignation face aux attentats à Bruxelles et ses condoléances aux familles des victimes.

A l’occasion de ce rassemblement, le Comité Free Ali a contesté les déclarations faites début mars, devant le Parlement, par le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders. Les représentants du comité estiment ainsi que l’assistance consulaire belge n’est pas effective. Ils rappellent au ministre que les tortures dénoncées ont été évaluées en septembre 2012 par le Rapporteur spécial contre la torture des Nations Unis Juan Mendez, avec l’assistance d’un médecin expert. Selon le rapport, « la plupart des traces observées, bien que non diagnostiquées comme signes de torture, sont clairement compatibles avec les allégations présentées par M. Aarrass, à savoir le genre de torture et de mauvais traitements infligés, tels que brûlures occasionnées par une cigarette, pratique du « falanja » (coups assenés sur la plante des deux pieds), attachement intense puis suspension par les poignets et électrochocs aux testicules ».

Au Sahara Occidental, 40 ans de fractures familiales pour des "oubliés du monde"



Par ,  publié le

Quarante ans de conflit au Sahara Occidental ont brisé des milliers de familles sahraouies comme celle d'Abdelahi Reguibi, qui vit près de Tindouf dans un camp de réfugiés où le seul horizon semble être les sables du désert.

C'est lors d'une récente visite à ces "oubliés du monde" que le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a provoqué l'ire du Maroc en parlant d'"occupation" du Sahara occidental, ex-colonie espagnole annexée par Rabat en 1975. M. Ban a ensuite évoqué des "malentendus".
La passe d'armes reflète le blocage sur la question sahraouie depuis la fin en 1991 de la guerre entre le Front Polisario, soutenu par l'Algérie, et le Maroc. Les indépendantistes réclament l'autodétermination, le Maroc propose une large autonomie et une mission de l'ONU est déployée depuis près de 25 ans.

BD : Ali Aarrass: Au-delà des barreaux et des frontières…


La structure de la monarchie !


Sahara occidental Le référendum ici et maintenant

Le rendez-vous du 10 avril peut s’avérer déterminant dans le règlement du conflit sahraoui. Fortement attendu, le rapport du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, qui sera présenté au Conseil de sécurité, marque un véritable tournant dans la perception de la question sahraouie qui a cette particularité de poser en termes crus la responsabilité de l’ONU dans la décolonisation inachevée de « la dernière colonie en Afrique ».
En vertu du statut de territoire non autonome qui le rend éligible au droit à l’autodétermination sans aucune concession, le Sahara occidental a longtemps souffert des tergiversations et des graves manquements à la légalité internationale foulée au pied par le Maroc dont le secrétaire général de l’ONU déclaré persona non grata et le Congrès américain qui ont dénoncé explicitement l’« occupation » militaire. Bien au-delà de la reconnaissance massive de la République sahraouie par plus de 70 Etats dans le monde et des organisations internationales, au premier rang desquels figure l’Union africaine (UA), le consensus mondial fragilise le Maroc en guerre contre la communauté internationale.
La visite de Ban Ki-moon perturbée constitue assurément l’apothéose d’une dérive unanimement condamnée. Cet épisode a été perçu comme une violation de la « charte de l’ONU par le porte-parole de l’ONU, Ferhan Haq appelant le Conseil de sécurité à intervenir à travers des mesures idoines pour mettre fin au dépassement de Rabat et alertant sur les risques réels d’une « escalade de la tension et peut-être même du conflit ».
Les mesures de rétorsion frappant la mission civile de la Minurso (72 membres sur 84 ont quitté le territoire sahraoui) et la fermeture du bureau de Dakhla ont révélé la « mauvaise foi » de l’occupant marocain en opposition frontale avec la logique de paix qui a jusque-là caractérisé la volonté sahraouie respectueuse de la légalité internationale, codifiée dans la signature des accords de cessez-le-feu du 6 septembre 1991. « Nous espérons que le Maroc comprendra que ce comportement ne peut pas être toléré », a-t-il affirmé en revendiquant « un soutien fort et uni » du Conseil de sécurité malheureusement contrarié par la France, le Sénégal et l’Egypte bloquant « une déclaration musclée ». Mais le « véritable procès » du Congrès a signé la marginalisation accentuée du Maroc.
Lors de la première audition sur la question du Sahara occidental, animée par un panel composé de plusieurs personnalités américaines et internationales, dont Kerry Kennedy, présidente de la Fondation Kennedy, Francesco Bastagli, ancien représentant du secrétaire général de l’ONU au Sahara occidental, Eric Goldstein, directeur adjoint à Human Rights Watch, et Erik Hagen, directeur de l’Observatoire pour la protection des ressources naturelles au Sahara occidental, la politique de la violation des droits de l’homme dans les territoires occupés, particulièrement les cas des 13 prisonniers politiques de Gdeim Izik actuellement en grève de la faim, a été stigmatisée.
Dans le fond, la réaffirmation de la présence du Maroc dans les territoires sahraouis considérée comme « une occupation illégale » reste, selon le Front Polisario, une avancée non négligeable dans le règlement du conflit maroco-sahraoui qui n’a que trop duré. En guerre contre l’ONU et mis au banc des accusés par la communauté internationale, le Maroc porte la lourde responsabilité des risques de dérapages sérieusement appréhendés par la partie sahraouie aux attentes de paix longtemps déçues.
Plus d’une décennie après les accords de 1991, prévoyant l’organisation du référendum l’année suivante dûment acceptée par le défunt Hassan II, la colère légitime d’un peuple privé de son droit inaliénable, parfaitement assimilée par le secrétaire général lors de sa récente tournée dans les camps de réfugiés, se fait nettement sentir.
Le référendum ici et maintenant est le credo brandi par les Sahraouis déterminés si besoin est à revenir aux armes pour arracher leur droit à la liberté. Pour faire face à une escalade privilégiée par l’occupant marocain, l’état d’alerte a été décrété par l’état major de l’Armée de libération populaire sahraouie (ALS) dans les régions militaires, à l’issue de la réunion tenue les 20 et 21 mars à Bir Lahlou.
Larbi Chaabouni

NPA : défendre la solidarité


Les propos de Ban Ki Moon, lors d’une visite en Algérie début mars dans un camp de refugiéEs sahraouis, ont provoqué une crise diplomatique entre le Maroc et l’ONU...
Affirmant que les acteurs du conflit n’ont fait «  aucun progrès réel dans les négociations devant aboutir à une solution juste et acceptable par tous, fondé sur l’autodétermination du peuple du Sahara occidental », il aurait appuyé la thèse de l’occupation. 

 En réaction, le pouvoir marocain a demandé le retrait du contingent civil et administratif de la Minurso, créée en 1991 pour assurer le respect du cessez-le-feu et organiser le processus référendaire, sans cesse repoussé. Il annule, par ailleurs, la contribution accordée à son financement et menace de retirer les contingents marocains engagés dans les opérations de maintien de la paix (environ 2 300 casques bleus principalement engagés au Congo). Cette décision présentée comme irrévocable remet de fait en cause les missions de la Minurso.
Un des porte-parole de Ban Ki Moon a rappelé que « le statut du territoire du Sahara Occidental reste à définir. C’est un territoire non autonome ». Signe de la gravité de la crise, le Conseil de sécurité s’est réuni pour appeler au maintien des missions de la Minurso, sans condamner explicitement la décision des autorités marocaines. Outre le soutien de la France au pouvoir marocain, Mohamed VI, en visite à Moscou, signait en pleine crise, une déclaration avec Poutine, « sur un partenariat stratégique approfondi » où il est aussi stipulé que « la Russie et le Maroc ne soutiennent aucune tentative d’accélérer la poursuite du processus politique ».
Le Maroc qui revendique pour le Sahara occidental une autonomie formelle dans le cadre de la souveraineté nationale, a été confronté à divers revers. La Cour de justice de l’Union européenne a invalidé nombre d’accords agricoles avec l’UE, en raison de leur application dans un territoire non autonome. Depuis plusieurs années, un conflit est ouvert sur la proposition d’étendre les missions de la Minurso à l’observation de la situation des droits de l’homme. Une telle prérogative impliquerait une remise en cause de l’impunité de la répression qui s’exerce contre les populations sahraouis et leurs défenseurs dans la partie administrée par le Maroc.
Tortures et expulsions
Ainsi, à titre d’exemple, nombre de prisonniers politiques sahraouis sont en grève de la faim depuis plus de trois semaines après avoir été condamnés à de lourdes peines (de 20 ans jusqu’à la perpétuité...) par un tribunal miliaire sur la base d’aveux extorqués sous la torture. Et les expulsions répétées d’ONG comme Amnesty et Human Rights Watch démentent l’ouverture du pouvoir.
Par ailleurs, l’envoyé spécial de l’ONU, Christopher Ross, a évoqué les bases d’une solution politique, avec le soutien d’une partie de l’administration américaine, qui serait plus que l’autonomie et moins que l’indépendance... Cette option fédéraliste heurte la légitimation nationale-chauvine de la monarchie qui a scellé son sort avec la défense de l’intégrité territoriale, et où le pillage des ressources est un des ressorts clefs du soutien de l’armée au pouvoir. D’où le refus « d’accélérer le processus politique ».
La crise est loin d’être finie. C’est l’ONU qui a la responsabilité sur l’autorisation, la conception et la structure des missions de maintien de la paix et non une des parties du conflit. Le rapport du secrétaire général qui doit faire l’objet d’un vote fin avril peut s’avérer problématique pour le pouvoir, même si ce dernier compte sur le soutien indéfectible de l’État français.
En tout état de cause, la crise a eu pour effet de remettre un projecteur international sur une lutte de décolonisation peu visible. Et contrairement au passé, cette question ne joue plus le rôle sur le plan interne de neutralisation des conflits sociaux. Il a fallu la mobilisation de tout l’appareil sécuritaire pour organiser une contre-manifestation aux propos de Ban Ki Moon, et cela sans que ce climat ait un quelconque impact sur l’agenda de différentes mobilisations sociales et syndicales.
C’est dans ce contexte qu’il faut redonner du souffle à la solidarité internationale avec le peuple sahraoui. La campagne actuelle de soutien aux grévistes de la faim pourrait en être un point d’appui.
Samy Raouf

L'occupant marocain isole le prisonnier sahraoui Saleh Lbsir dans la chambre de confinement



Moroccan occupation isolates Saharawi prisoner Saleh Lbsir in confinement room




Ait Melloul (Maroc ), 1 Avril 2016 ( SPS ) -

L'administration locale de la prison d'Ait Melloul a violemment torturé le prisonnier politique sahraoui Saleh Lbsir , a rapporté une source des territoires occupés et des communautés à l'étranger du ministère.

 Selon la même source , les autorités d'occupation l' ont isolé sur le sol de sa grève de la faim en solidarité avec les détenus de " Gdeim Izik ", ainsi que ses demandes de droits fondamentaux .

A noter , le prisonnier politique Saleh Lbsir est condamné injustement pour 4 ans , pour  sa participation à des manifestations exigeant l'autodétermination et l'indépendance, dans la ville de Smara occupée . SPS

vendredi 1 avril 2016

TRES IMPORTANT ! MESSAGE DE NAAMA ASFARI

 Chers amis
Les choses avancent très bien.Aujourd'hui le SG du cndh accompagné par 4 de ses conseils est venu nous rencontrer.La rencontre a duré une heure. 
 Nos représentants sont HASSAN DAH-TAOUBALI ABDOLAH-BANGA CHAIKH

On a décidé de ne rien sortir sur cette rencontre pour ne pas tomber dans le piège de donner une reconnaissance et une légitimité au cndh alors que nous luttons pour l' élargissement de la mission de la Minurso.
Aucune légitimité ne doit être donnée aux institutions de l'occupant. Mais on essaye de faire pression sur l' état marocain en utilisant parfois leurs institutions et leurs lois pour montrer la contradiction du régime colonial. Cette façon de résister a été utilisée historiquement par les différents mouvements de libération .
Le moment est venu pour qu'on prenne en considération ce que le SG de l'ONU a déclaré à Alger en qualifiant le Maroc d'occupant.

 Ça nous oblige, nous militants du territoire, à commencer à produire d'autres actions basées sur ces déclarations . On a commencé tout ça à GDAIM IZIK, il faut qu'on rassemble les efforts pour arracher de la communauté internationale le respect des règles et des principes du droit international qui sont les règles de la décolonisation . On doit tous travailler pour que l'ONU n'en reste pas à de seules déclarations médiatiques .


Je suis convaincu que tout doit passer par le renforcement du combat interne à partir du territoire.
Le moment est propice pour saisir et capitaliser en profondeur l' objectif de notre action de grève qui est le dépassement des règles et paramètres que l'ennemi veut nous imposer, et qui serait le travail dans le cadre de ses institutions et leur reconnaissance comme légitimes, comme il veut faire avec le CNDH et ses antennes dans les villes sahraouies.
La principale revendication maintenant de notre action c'est plus de pression extérieure.

Désolé j étais un peu long mais c'est un temps qu'il faut bien saisir pour bien rebondir. Je suis très ferme pour dire que je parle de ma vision personnelle sur la lutte et la résistance dans les territoires occupés.
MERCI INFINIMENT

Naâma Asfari

Ayrault et Lamamra cassent un tabou devant un parterre de journalistes et de diplomates médusés.





Le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, et son homologue français, Jean-Marc Ayrault, ont eu un accent inédit sur un sujet de divergence majeur pour les politiques étrangères de la France et de l’Algérie

Il s’agit du processus contrarié de décolonisation du Sahara occidental, qui a été abordé avec une franchise révolutionnaire devant un parterre de journalistes et de diplomates.
La conférence de presse animée conjointement par le ministre des Affaires étrangères français, Jean-Marc Ayrault, et son homologue Ramtane Lamamra, ministre d’Etat et MAE algérien, hier à Alger, a eu un accent inédit sur un sujet de divergence majeur pour les politiques étrangères de la France et de l’Algérie.

Il s’agit du processus contrarié de décolonisation du Sahara occidental qui a été abordé avec une franchise révolutionnaire devant un parterre de journalistes et de diplomates médusés.
De longues années que ce dossier oppose la politique extérieure de la France à la position algérienne pourtant en adéquation au droit international. Malgré sa prise en charge par les Nations unies, comme l’ont rappelé les déclarations du SG de l’ONU lors de son déplacement dans la région et les camps de réfugiés de Tindouf au début de ce mois, le contentieux sahraoui demeure un boulet handicapant dans le rapprochement entre Alger et Paris.
Credo anticolonial pour la diplomatie algérienne, soutien inconditionnel à l’occupation marocaine pour le Quai d’Orsay qui va jusqu’à utiliser son droit de veto au Conseil de sécurité, en faveur du colonisateur.
Mais, cette fois à Alger, il semblerait que l’abcès ait été crevé s’il faut se fier aux déclarations des deux conférenciers, le MAE français et le ministre d’Etat et MAE algérien, qui n’ont pas recouru à la langue de bois pour exprimer les positions de chacun des Etats.

Gêne et Minurso
« Concernant le Sahara occidental, la position de la France est toujours la même. Nous sommes pour que la Minurso puisse mettre en œuvre sa mission ». Jean-Marc Ayrault choisit de répondre d’abord à cette question en se tournant vers Ramtane Lamamra. Comme pour le prendre à témoin et se débarrasser de la gêne évidente que suscite la thématique. Le MAE algérien l’écoute en affichant une inébranlable sérénité.
Le chef de la diplomatie française explique alors comment son pays a tenté ces derniers jours de travailler dans le sens de l’apaisement entre le Maroc et l’ONU, faisant référence à la tension née des déclarations désobligeantes du makhzen à l’égard de Ban Ki-moon.
Message essentiel : « La France souhaite que le mandat de la Minurso qui arrive à expiration, soit renouvelé et que cette question délicate du Sahara occidental ne soit pas une pierre d’achoppement dans les relations entre la France et l’Algérie. » Jean-Marc Ayrault laisse alors la parole à Ramtane Lamamra.

La méthode Lamamra
Courtoisie et usage diplomatiques obligent, le ministre d’Etat et MAE algérien fait d’abord remarquer que la position de la France a beaucoup intrigué la presse algérienne avant de reconnaître « en toute franchise », et sous le sceau de l’amitié, que la question de la décolonisation du Sahara occidental représente le principal désaccord entre la politique de la France et celle de l’Algérie depuis des années.
Le constat énoncé avec le tact qui caractérise les déclarations les plus fermes du ministre algérien, comme ce fut le cas il y a quelques mois lorsque ce dernier dénonça « une ingérence de l’UE dans les affaires intérieures de l’Algérie ».
Ramtane Lamamra enchaîne alors sur « l’espoir de l’Algérie de voir la France aider véritablement au règlement de la question sahraouie dans le cadre de la légalité », autre formule qui ne manque pas de délicatesse en invitant cependant Paris à respecter entièrement la démarche onusienne concernant les territoires reconnus non autonomes.

Et de conclure : « Nous pensons que la France trouverait absolument un rôle à la mesure de son histoire, de son pouvoir et de ses responsabilités dans le soutien et la conduite d’un processus qui permettra au Maghreb arabe d’aller vers un destin collectif et unitaire avec la satisfaction du droit naturel du peuple sahraoui à l’autodétermination. » 

Jamais, de mémoire de journaliste, un ministre algérien des Affaires étrangères n’aura été aussi clair en présence de son homologue français quant à ce différend diplomatique presque tabou lors des séquences de rapprochement franco-algérien. La méthode Lamamra consiste à se dire les choses en face, au nom de l’amitié et du partenariat d’exception.
Le ministre français Jean-Marc Ayrault, qui n’a pas montré d’agacement, pourra-t-il prendre acte des attentes algériennes en les transformant en mesures au profit d’un peuple opprimé ? C’est au Conseil de sécurité de l’ONU, après la publication du rapport de Ban Ki-moon prévue pour la fin du mois d’avril, que nous en apprécierons la conviction.

Expulsion du personnel civil de la Minurso: l’UE exhortée à revoir ses relations avec le Maroc





Résultat de recherche d'images pour "expulsion minurso" L’eurodéputé espagnole Paloma Lopez Bermejo a exhorté l’Union européenne (UE) à revoir ses relations avec le Maroc à la lumière des derniers développements dans la région, notamment après l’expulsion du personnel civil de la Minurso des territoires occupés du Sahara occidental.

Dans une question écrite adressée mercredi à la Commission européenne, Paloma Lopez a interpellé les responsables européens sur l’avenir des relations UE-Maroc, estimant nécessaire de ‘‘révoquer tous les accords commerciaux conclus’‘ avec ce pays jusqu’à ‘‘remettre en cause le statut privilégié’‘ qui lui a été accordé jusque-là en considérant le Maroc comme ‘‘un partenaire stratégique’‘ pour l’UE.

Le 20 mars 2016, plus de 80  membres du personnel civil de la Minurso ont quitté les territoires occupés du Sahara occidental sur injonction du Maroc qui entendait protester contre des propos du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, lors de sa récente visite dans la région.
Deux jours plus tard, le Maroc fait monter la tension d’un cran en fermant le bureau de liaison située à la ville de Dakhla occupée.

Détenus politiques sahraouis au Maroc: le gouvernement français doit se préoccuper et intervenir



ACCUEIL»MONDE»30/3/2016


PARIS- Le maire d’Ivry-sur-Seine, Philippe Bouyssou, a appelé le gouvernement français à se préoccuper de la situation des détenus politiques sahraouis et à intervenir auprès des autorités marocaines en leur faveur.

Dans une lettre envoyée au ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, dont l’APS a obtenu mercredi une copie, le maire d’Ivry a souligné qu’au nom des valeurs de la République française, "il parait urgent que le gouvernement français se préoccupe (à) de cette situation (des détenus sahraouis) et intervienne auprès des autorités marocaines en faveur de ces défenseurs des droits de l’homme, injustement condamnés et incarcérés, afin de demander leur libération".
Il a rappelé au ministre que les 24 défenseurs des droits de l’homme, dit "groupe de Gdeim Izik", actuellement détenus dans la prison de Rabat-Salé, "sont engagés pour le respect du principe d’autodétermination et de souveraineté territoriale du peuple sahraoui, reconnu par la Cour internationale de justice (CIJ) le 16 octobre 1975, et contre l’occupation de leur territoire par le Maroc".
Attirant l’attention du MAE sur le fait que l’état de santé de ces détenus, qui ont entamé une grève de la faim depuis le 1er mars, "se détériore", le maire d’Ivry a indiqué que "c’est dans un contexte de manquements des droits de l’Homme que ces 24 personnes ont été arrêtées dans des conditions particulièrement violentes par les autorités marocaines en novembre 2011", relevant qu’Ivry-sur-Seine est "une ville engagée depuis longtemps pour le respect des droits du peuple sahraoui".
Philippe Bouyssou a rappelé à Jean-Marc Ayrault que le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, en visitant les camps de réfugiés sahraouis, "évoquait la situation d’occupation du Sahara occidental par le Maroc et demandait la tenue d’un référendum d’autodétermination du peuple sahraoui".

jeudi 31 mars 2016

Sahraouis : Profiter de la crise marocaine pour défendre la solidarité



Les propos de Ban Ki Moon, lors d’une visite en Algérie début mars dans un camp de refugiéEs sahraouis, ont provoqué une crise diplomatique entre le Maroc et l’ONU...
Affirmant que les acteurs du conflit n’ont fait «  aucun progrès réel dans les négociations devant aboutir à une solution juste et acceptable par tous, fondé sur l’autodétermination du peuple du Sahara occidental », il aurait appuyé la thèse de l’occupation. En réaction, le pouvoir marocain a demandé le retrait du contingent civil et administratif de la Minurso, créée en 1991 pour assurer le respect du cessez-le-feu et organiser le processus référendaire, sans cesse repoussé. Il annule, par ailleurs, la contribution accordée à son financement et menace de retirer les contingents marocains engagés dans les opérations de maintien de la paix (environ 2 300 casques bleus principalement engagés au Congo). Cette décision présentée comme irrévocable remet de fait en cause les missions de la Minurso.
Un des porte-parole de Ban Ki Moon a rappelé que « le statut du territoire du Sahara Occidental reste à définir. C’est un territoire non autonome ». Signe de la gravité de la crise, le Conseil de sécurité s’est réuni pour appeler au maintien des missions de la Minurso, sans condamner explicitement la décision des autorités marocaines. Outre le soutien de la France au pouvoir marocain, Mohamed VI, en visite à Moscou, signait en pleine crise, une déclaration avec Poutine, « sur un partenariat stratégique approfondi » où il est aussi stipulé que « la Russie et le Maroc ne soutiennent aucune tentative d’accélérer la poursuite du processus politique ».
Le Maroc qui revendique pour le Sahara occidental une autonomie formelle dans le cadre de la souveraineté nationale, a été confronté à divers revers. La Cour de justice de l’Union européenne a invalidé nombre d’accords agricoles avec l’UE, en raison de leur application dans un territoire non autonome. Depuis plusieurs années, un conflit est ouvert sur la proposition d’étendre les missions de la Minurso à l’observation de la situation des droits de l’homme. Une telle prérogative impliquerait une remise en cause de l’impunité de la répression qui s’exerce contre les populations sahraouis et leurs défenseurs dans la partie administrée par le Maroc.

Tortures et expulsions
Ainsi, à titre d’exemple, nombre de prisonniers politiques sahraouis sont en grève de la faim depuis plus de trois semaines après avoir été condamnés à de lourdes peines (de 20 ans jusqu’à la perpétuité...) par un tribunal miliaire sur la base d’aveux extorqués sous la torture. Et les expulsions répétées d’ONG comme Amnesty et Human Rights Watch démentent l’ouverture du pouvoir.
Par ailleurs, l’envoyé spécial de l’ONU, Christopher Ross, a évoqué les bases d’une solution politique, avec le soutien d’une partie de l’administration américaine, qui serait plus que l’autonomie et moins que l’indépendance... Cette option fédéraliste heurte la légitimation nationale-chauvine de la monarchie qui a scellé son sort avec la défense de l’intégrité territoriale, et où le pillage des ressources est un des ressorts clefs du soutien de l’armée au pouvoir. D’où le refus « d’accélérer le processus politique ».

La crise est loin d’être finie. C’est l’ONU qui a la responsabilité sur l’autorisation, la conception et la structure des missions de maintien de la paix et non une des parties du conflit. Le rapport du secrétaire général qui doit faire l’objet d’un vote fin avril peut s’avérer problématique pour le pouvoir, même si ce dernier compte sur le soutien indéfectible de l’État français.

En tout état de cause, la crise a eu pour effet de remettre un projecteur international sur une lutte de décolonisation peu visible. Et contrairement au passé, cette question ne joue plus le rôle sur le plan interne de neutralisation des conflits sociaux. Il a fallu la mobilisation de tout l’appareil sécuritaire pour organiser une contre-manifestation aux propos de Ban Ki Moon, et cela sans que ce climat ait un quelconque impact sur l’agenda de différentes mobilisations sociales et syndicales.
C’est dans ce contexte qu’il faut redonner du souffle à la solidarité internationale avec le peuple sahraoui. La campagne actuelle de soutien aux grévistes de la faim pourrait en être un point d’appui.
Samy Raouf

«Le forcing de la jeunesse sahraouie pour reprendre les armes»

Conflit du Sahara Occidental

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Zine Cherfaoui, 30/3/2016
 
 Conférence sur le conflit du Sahara occidental animée 
 par Tahar-Eddine Ammari et Ahmed Kateb à Alger
Conférence sur le conflit du Sahara occidental animée...

Tahar-Eddine Ammari, maître de conférences à la faculté de droit de l’université Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou, et Ahmed Kateb, enseignant à l’université d’Alger, ont animé hier à Alger une intéressante conférence sur le conflit du Sahara occidental.

Intéressante car elle pointe le curseur sur les raisons des dernières manœuvres marocaines. Entrant directement dans le vif du sujet, M. Ammari a expliqué la querelle qui oppose depuis peu le Maroc à l’Organisation des Nations unies (ONU) autour de la question du Sahara occidental par «les revers essuyés cette année par la diplomatie marocaine» (annulation par la Cour européenne de justice d’un accord agricole et de pêche liant l’UE au Maroc et résolution adoptée par le Parlement européen sur la situation des droits de l’homme dans les territoires sahraouis occupés).

Colère du Maroc contre Ban Ki-moon. Le Sahara occidental est-il « occupé » ?




En évoquant l’occupation du Sahara occidental, le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a suscité la colère du Maroc. Et rappelé l’incertitude du sort de ce territoire depuis plus de quarante ans.

Le Maroc ne décolère pas. Ban Ki-moon a effectué une visite — la première du genre — dans les camps de Tindouf, en Algérie, où vivent depuis 1975 des milliers de Sahraouis qui revendiquent l’indépendance du Sahara occidental. Le secrétaire général des Nations Unies s’est également rendu à Bir Lahlou, localité au nord-est du Sahara occidental, en zone contrôlée par le Front Polisario et considérée par les Sahraouis de Tindouf comme une «  zone libérée  ». C’est à cet endroit précis que le 27 février 1976, le Front Polisario annonçait la création de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) et c’est de cette localité qu’émet la «  Radio nacional de la républica árabe saharaui democrática  ». La presse marocaine parle de provocation.
Au-delà de la visite elle-même, ce sont les propos formulés par Ban Ki-moon, en ces lieux hautement symboliques, qui ont paru «  inacceptables  » pour le Maroc. Le plus haut fonctionnaire onusien, qui affiche habituellement une grande réserve, a exprimé beaucoup de compassion pour les réfugiés sahraouis qu’il a vus à Tindouf : «  J’ai été très attristé de voir autant de réfugiés et particulièrement des jeunes qui y sont nés. Les enfants qui sont nés au début de cette occupation ont désormais 40 ou 41 ans. Soit quarante ans d’une vie difficile. Je voulais vraiment leur apporter l’espoir que ce n’est pas la fin du monde pour eux  ». Pour Rabat, la ligne jaune est franchie, le secrétaire général a parlé explicitement d’«  occupation  » pour désigner le contrôle exercé depuis 1975 par le Maroc sur le Sahara occidental, territoire sur lequel l’ONU n’a pas encore statué.