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samedi 7 mai 2016

Ignoble : Maroc, coupures d’électricité au fond des mines afin d’intimider les ouvriers

La direction de la CMT( Compagnie Minière de Touissit) , leader au Maroc dans la production des concentrés de plomb argentifère de haute qualité et de zinc argentifère ( voir http://www.miniere-touissit.com
) a prémédité l’acte de coupure d’électricité au fond des mines pendant plusieurs heures afin d’intimider les ouvriers mineurs en grève au fond des mines que la Compagnie exploite au Maroc ( voir http://lutte-radicale.blogspot.fr/2016/05/blog-post_5.html
).
Le Conseil d'Administration de la CMT a arrêté les comptes 2015 en progression de 9,6 % de son CA de l’ordre de 444,5 M DH.( voir http://www.casablanca-bourse.co.ma/…/C…/fr/CMT_ind_15_fr.pdf
)
Le Président du Conseil Jean François Fourt affiche satisfaction et promet de beaux jours aux actionnaires alors qu’il envoie les mineurs dans les mines exploités dans les conditions de fortune : conditions de travail des mineurs au XIX Siècle.
La direction soutenue par les autorités locales, nationales et par le bureau syndical local face à la détermination des mineurs en grève au fond des mines soutenus par leurs famille, a fait le choix d’actes et d’infractions pénales en procédant à des coupures d'’électricité dans les mines et par ce fait prémédité des responsables de la Compagnie, les machines de ventilations au fond des mines ne fonctionnent plus et les premières victimes asphyxiées sont acheminées à l’hôpital de la Commune de Merirt.
M. Oukziz.

L’entreprise marocaine baigne désespérément dans un climat délétère

Hassan Bentaleb, 4/5/2016

Le nombre de conflits individuels va augmentant, le contrat de travail ne sert pas les intérêts des salariés, la culture de la cogestion fait défaut …


Qu’en est-il du climat social dans l’entreprise marocaine? Selon des chiffres du ministère de l’Emploi et des Affaires sociales, l’année 2015 a enregistré  le déclenchement de 265 grèves et la solution de 1.310 autres, le traitement de 54.593 conflits individuels du travail, la satisfaction de 75.000 réclamations, la réintégration de 4.129 salariés licenciés et la signature de 467 protocole d’accord et de 9 conventions collectives.
Le nombre de grèves évitées est passé de 972 en 2012 à 1.232 en 2013 avant d’atteindre 1.462 en 2014 et 1.310  en 2015, soit une diminution de 10,4% par rapport à l’année précédente. Le nombre d’établissements concernés par ces grèves est passé de 776 unités de production en 2012 à 1.285 en 2014 avant d’atteindre 1.107.
Concernant les conflits individuels du travail, ils ont été de l’ordre de 36.265 en 2012 avant de passer à 46.687 en 2013 et à 50.062 en 2014. Le nombre de salariés réintégrés est resté, quant lui, stable puisqu’il n’a pas dépassé les 4.000 entre 2012 et 2015.
Pour Khalil Bensami, membre du Conseil national de la CDT, l’augmentation du nombre de conflits individuels du travail est souvent liée à trois facteurs qui sont récurrents, à savoir le non-respect des  libertés syndicales, la non-application du Code du travail et l’absence de couverture sociale. « La majorité de ces conflits sont souvent déclenchés  par la non-délivrance de la carte de travail attestant que le salarié travaille  effectivement dans l’entreprise en question  ou par sa non déclaration aux services de la  CNSS. Le démantèlement des bureaux syndicaux figurent également parmi les causes », nous a-t-il expliqué. Pourtant, notre source demeure pessimiste concernant  ces conflits. D’après elle, ils sont appelés à s’intensifier notamment avec l’augmentation du niveau de conscience de leurs droits chez les salariés et l’entêtement du patronat à ne pas respecter ces mêmes droits. «Le patron exerce les pleins pouvoirs sur  ses employés ; lesquels peuvent être licenciés n’importe quand et sans justification valable. Et cela sans que les syndicats n’osent bouger le petit doigt puisque ces derniers n’ont plus de pouvoirs réels et  qu’ils sont devenus le maillon faible de l’équation», nous a-t-elle précisé. Et d’ajouter : «Prenez l’exemple des salariés réintégrés.  Leur retour  au sein de l’entreprise est souvent difficile. D’autant qu’il n’y a pas  de comité de suivi et de contrôle qui peut attester  que tel salarié a repris effectivement ses fonctions ou non. Lesdits salariés sont réintégrés mais pour combien de temps puisque les patrons acceptent leur retour à contrecœur  et  au vu des montants  qu’ils doivent débourser en cas de licenciement abusif. Les patrons n’attendent donc que l’occasion pour les licencier de nouveau ».
Évoquant la question du nombre de grèves évitées,  Khalil Bensami  attribue sa baisse au rôle joué par les inspecteurs du travail qui assument, selon lui, un rôle important malgré leur nombre insuffisant et les limites légales imposées à leurs missions. En effet, l’année 2015 a enregistré la réalisation dans le secteur du commerce, industriel et des services,  de plus de 22.200 visites d’inspection, de plus de 516.000 observations adressées aux employeurs contrevenants  et de  180 procès-verbaux d’infraction et délits  dressés contre les employeurs contrevenants. Quant au contrôle dans le secteur agricole, ce dernier a enregistré plus de 1.300 visites d’inspection et  plus de 21.500 observations adressées aux employeurs contrevenants.  Les interventions des centrales syndicales, notamment au sommet de l’hiérarchie, ont  également figuré comme facteur essentiel dans l’évitement de plusieurs conflits sociaux.
En réponse à l’augmentation du nombre de protocoles d’accord et de conventions collectives qui est passé respectivement de 162 et 2 en 2012 à 467 et 9 en 2015, notre source nous a expliqué que ces protocoles d’accord sont une pratique annuelle récurrente notamment dans le secteur de la Fonction publique, ce qui explique leur nombre important.  « Ces protocoles encadrent souvent des questions relatives,  entre autres, aux salaires ou aux libertés syndicales et,  du coup, leur impact sur le maintien de la paix sociale n’est pas démontré puisqu’ils n’y contribuent en rien contrairement aux conventions collectives », nous a-t-elle indiqué avant de préciser qu’il n’est, néanmoins, pas souvent fait recours à ces conventions collectives du fait qu’elles ne garantissent pas beaucoup de droits et acquis aux salariés.  « Les syndicats et les patrons hésitent souvent avant de recourir à ces conventions. En effet, ces formes d’engagement  réussissent dans les pays où il y a une justice d’urgence qui permet aux  travailleurs de rentrer avec diligence dans leurs droits en cas de violation de la convention collective », a-t-elle déclaré. Et de poursuivre : « Les conventions collectives ont été signées au Maroc par des établissements publics qui ont été privatisés depuis et qui ont voulu, par ce biais, contourner la rigidité des textes de loi concernant l’avancement, les procédures disciplinaires, etc. S’il y a application de ces conventions,  c’est uniquement dans les entreprises où il existe beaucoup de syndicats mais qui sont dépourvus d’une force réelle et d’une représentativité suffisante».
Pour notre syndicaliste, le véritable problème au Maroc réside dans la spécificité du tissu économique national. « Il n’y aura pas d’amélioration du climat social tant que les entreprises marocaines sont gérées par des patrons qui veulent amasser des fortunes sans contrepartie réelle, tant qu’on a des entrepreneurs qui ne sont pas prêts à partager les richesses générées et tant qu’on a une  justice défaillante, tatillonne et peu efficace.  Une situation des plus compliquées puisque peu de nos entreprises s’acquittent de leurs impôts et qu’un grand nombre d’entre elles sont familiales et fort peu structurées», a-t-il conclu.

Prisons Belgique : Certains détenus préfèrent les cancrelats de Forest à la froideur de Leuze

Annick Hovine, 3/5/2016

Des rats qui courent dans les couloirs; des détenus entassés par trois dans 9 m²; des cellules sans eau courante… Dans la prison bruxelloise de Forest, qui tombe en ruine, le quotidien, déjà innommable, est encore aggravé pendant les mouvements de grève des agents pénitentiaires. Plus d’accès aux douches, plus de préau, plus de visites…
Dans les nouvelles prisons (Leuze-en-Hainaut, Beveren et Marche-en-Famenne), les détenus disposent d’une douche et d’un accès au téléphone dans une cellule qu’ils n’ont pas à partager avec d’autres (il y a quelques duos). Il n’y a pas de raisons de se plaindre des conditions "matérielles" de leur détention.

TAFTA & CETA : il est temps d'y mettre fin !



Négocié dans le secret le plus total, le contenu du plus important accord commercial entre l'Europe et les Etats-Unis vient d'être dévoilé par Greenpeace. Et ce qu'il révèle est terrifiant.
Portant le nom de TAFTA, ce traité ferait passer les intérêts des grandes entreprises avant la protection des consommateurs et de l'environnement et porterait un coup terrible à la démocratie.
A tel point que le président Hollande vient tout juste d'annoncer que « la France, à ce stade des négociations, disait non au TAFTA », et le secrétaire d'état au commerce extérieur, de déclarer que « l'arrêt des négociations est l'option la plus probable ».

Critiqué depuis le départ par l'ensemble de la société civile, le TAFTA est maintenant fragilisé. Saisissons cette chance inouïe pour l'enterrer une bonne fois pour toute ainsi que son cousin canadien calqué sur le même modèle et représentant les mêmes dangers, le CETA.
Signez cette pétition pour demander à François Hollande de passer à l'acte en mettant un terme aux négociations TAFTA et au CETA.


Signez l'appel pour demander à François Hollande de stopper le TAFTA et le CETA en se retirant des négociations:


Sources : « L'arrêt des négociations sur le Tafta, une option "probable", pour Fekl » - Europe 1 - 3 mai 2016 « #TTIPleaks : le droit de savoir… à quelle sauce on veut nous manger » - Greenpeace - 2 mai 2016 « Traité Tafta: Valls hausse le ton, à l'unisson de la classe politique » - Libération - 26 avril 2016 « Comment l'accord de libre-échange Tafta pourrait laminer l'agriculture européenne » - BastaMag - 2 mai 2016 « L'Europe et le Canada modifient leur accord CETA pour faire taire les critiques » - Le Monde - 2 mars 2016

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ONU : Pour améliorer la vie des réfugiés sahraouis

Barbara Weingartner et Khalil Asmar
لتعزيز صمود اللاجئين الصحراويين, الأمم المتحدة تدرس إمكانية إطلاق نظام المساعدات النقدية والقسائم .…


Pour améliorer l'approvisionnement des réfugiés sahraouis dans les camps,  l'organisation des Nations Unies a étudié la possibilité d'introduire un direct en espèces et  chèques.
Ce serait un autre revers douloureux contre le Maroc qui tente par tous les moyens externes, de bloquer toute l'assistance humanitaire en faveur des sahraouis.


France 3 diffuse un reportage « choc » sur le roi Mohammed VI


Libération : 4 mai 2016 

La chaîne France 3 va diffuser le 26 mai prochain un reportage entièrement consacré au roi Mohammed VI. Intitulé « Roi du Maroc, le règne secret », il a été tourné au Maroc et en France.
D’une durée de 64 minutes, le reportage revient sur « son enfance atypique, sous la domination de son père Hassan II », rapporte le site La lettre de l’audiovisuel.
Le reportage « Roi du Maroc, le règne secret » va passer de « l’autre côté du miroir et révèlera des zones d’ombre du roi », ajoute le site qui explique que les auteurs se sont intéressés aux investissements du souverain dans les plus grandes entreprises marocaines, comme les banques ou les assurances.


  •  « Docs interdits », Roi du Maroc, le règne secret - 26 mai à 23h25 sur France 3.
  • -------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

  •  https://ledesk.ma/2016/05/04/le-regne-secret-de-mohammed-vi-avec-catherine-graciet-diffuse-sur-france-3/

     http://telquel.ma/2016/05/04/documentaire-mohammed-vi-bientot-diffuse-france3_1495365

    vendredi 6 mai 2016

    Territoires sahraouis occupés : Trouver des mécanismes pour la protection des journalistes

    L'Union des écrivains et journalistes sahraouis (UEJS) a appelé à trouver des mécanismes pour la protection des journalistes sahraouis dans les territoires sahraouis occupés, tout en dénonçant les pratiques répressives de l'occupant marocain qui poursuit ses atteintes à la liberté de la presse dans les territoires occupés, a indiqué hier l'Agence d'informations sahraouie (SPS).

    D.R
    L'Union des écrivains et journalistes sahraouis (UEJS) a appelé à trouver des mécanismes pour la protection des journalistes sahraouis dans les territoires sahraouis occupés, tout en dénonçant les pratiques répressives de l'occupant marocain  qui poursuit ses atteintes à la liberté de la presse dans les territoires occupés, a indiqué hier l'Agence d'informations sahraouie (SPS).          
    Dans un communiqué à l'occasion de la journée mondiale de la Liberté  de la presse, célébrée mardi, l'UEJS a dénoncé les pratiques de l'occupant marocain qui poursuit ses atteintes à la liberté de la presse dans les territoires sahraouis occupés. L'UEJS a par ailleurs salué le rôle des journalistes et des militants sahraouis des droits de l'homme pour faire face à la répression marocaine "malgré  la politique de terreur" imposée par l'occupant. Elle a en outre appelé dans son communiqué qui a évoqué la situation déplorable des journalistes sahraouis dans les villes occupées du Sahara occidental "à trouver des mécanismes de protection". Le communiqué a "vivement" condamné l'interdiction aux journalistes et observateurs internationaux d'entrer dans les villes sahraouies occupées pour mettre à nu les pratiques répressives menées par le régime marocain contre les civils sahraouis. L'UEJS a fait part de "son soutien inconditionnel" à tous les journalistes sahraouis, réitérant son appel pour assurer leur protection.

    Des peines de prison pour les journalistes…

    Publié le 02 mai 2016



    On aura beau dire, la liberté de la presse et la liberté tout court pour les journalistes, ce n’est pas pour demain… le gouvernement a déposé, et fait passer en commission la semaine dernière, un projet d’amendement de certains articles du Code pénal, prévoyant des peines privatives de liberté pour les journalistes qui toucheraient aux « fondamentaux ».
    Ainsi, un journaliste qui porterait atteinte (mais qu’est-ce que porter atteinte ?) aux fondamentaux du pays que sont la religion, l’intégrité territoriale et la monarchie, encourrait une peine de 2 à 5 ans et une amende de 50.000 à 500.000 DH, ou l’une des deux peines seulement. Et ce sera au juge de se prononcer sur ces atteintes, c’est-à-dire que nous sommes loin des affirmations du ministre de la Communication Mustapha el Khalfi, qui a dit, redit (et même assourdi) que le nouveau projet de Code de la presse est exempt de peines de prison pur les journalistes.
    Ce projet de loi a été voté en fin de semaine dernière par la commission de la législation à la Chambre des représentants.
    Le plus grave est que, selon Abdallah Bakkali, le président du Syndicat national de la presse marocaine, il s’agit de la première fois qu’un  juge aurait ainsi le droit d’envoyer un journaliste en prison, pour fait professionnel. Jusque-là, c’était la diffamation, l’injure, le chantage… des délits de droit commun et non pas journalistiques.

    Alors, quand Mustapha el Khalfi dit que son Code ne prévoit plus de peines de prison, il faudra ne plus le croire sur parole sachant qu’il a établi des passerelles indirectes entre les deux code, le pénal et celui de la presse. Mais pour le monde et les profanes, les apparences sont sauves, il n’y a pas de peines privatives de liberté pour les journalistes au Maroc, sauf si l’on y regarde de plus près.
    Questions ? Parler de la fortune du roi est-il une atteinte à la monarchie ? Evoquer la laïcité est-il une atteinte à la religion ? Interviewer Aminatou Haidar est-il une atteinte à l’intégrité territoriale ? Pour n’importe quel journaliste, la réponse est non. Peut-être pas pour les juges…

    M. el Khalfi devrait savoir, s'il ne le sait pas déjà et feint de l'ignorer, que les trois fondamentaux que sont, pour faire court, Dieu, la Patrie, le Roi, font l'objet d'une quasi unanimité des Marocains, et les journalistes, forcément, font partie de cette unanimité. En revanche, le fait d'intégrer la religion dans le discours politique n'est-il pas, lui, une atteinte à cette même religion ?...
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    Rejoignez l’équipe Free Ali Aarrass pour les 20 km de Bruxelles (29 mai 10h)


    Ali Aarrass bannière 20 km de Bruxelles

    Film-Conférence-Débat ACAT Paris 26 mai : "prisonniers politiques au Maroc", avec la participation de Marie-Jo Fressard et Luk Vervaet

    jeudi 5 mai 2016


    Film-Conférence-Débat ACAT Paris 26 mai : "prisonniers politiques au Maroc", avec la participation de Marie-Jo Fressard et Luk Vervaet








    Organisé par l'ACAT: l'ONG chrétienne contre la torture et la peine de mort
    logo ACAT

    Maroc et Sahara Occidental :
    comment soutenir les victimes de la répression ?

    Naâma
    L'ACAT vous invite à l'événement :
    Conférence-débat & avant-première du film
    Dis-leur que j'existe

    D’Ahmed Chahid, condamné à mort en 1984 pour son appartenance à un mouvement islamiste critique du gouvernement, à Naâma Asfari, condamné à 30 ans d’emprisonnement en 2013 pour son action en faveur des droits des Sahraouis, les prisonniers politiques continuent de se succéder dans les prisons marocaines. Sous un vernis de démocratisation et de promotion des droits de l’homme, une répression bien réelle s’abat sur les opposants au pouvoir de tous bords. Face à la trilogie conjuguant tortures, détentions arbitraires et procès inéquitables, la société civile internationale s’organise. Elle documente et dénonce les violations des droits de l’homme, sensibilise le public, interpelle les autorités et soutient les victimes.

    Grâce aux initiatives telles que le documentaire Dis-leur que j’existe sur le cas du militant Naâma Asfari ainsi qu'au livre Marraine de Marie-Jo Fressard; mais également à l’action judiciaire portée par certaines ONG, les victimes retrouvent un nom, un visage... Et un espoir dans leur quête de justice.

    Programme et intervenants :

    19h30 : Ouverture de la conférence et introduction de la rencontre par Jean-Pierre Tuquoi, journaliste et auteur français spécialiste du monde arabe.
    19h45 : Projection en avant-première du film inédit Dis-leur que j’existe (2016)
    20h45 : Regards croisés sur le soutien aux prisonniers politiques au Maroc et au Sahara occidental en présence de l'équipe artistique du film et de Marie-José Fressard (auteure du livre Marraine des deux plus anciens prisonniers politiques marocains), Luk Vervaet (éditeur militant) et Hélène Legeay (responsable des Programmes Maghreb Moyen Orient à l’ACAT).

    Venez nombreux !

    Désastre carcéral et responsabilité syndicale





    Luk Vervaet, ex-enseignant dans les prisons, 4/5/2016

    Tous les responsables de l’appareil judiciaire en Belgique, dirigeants syndicaux du secteur carcéral y compris, devraient être trainés devant un tribunal pour leur responsabilité dans la situation catastrophique de nos prisons, en particulier dans les maisons d’arrêt. Quoique ça ne changerait pas grand-chose. La Belgique a déjà été condamnée maintes fois par des tribunaux nationaux ou internationaux pour le traitement de ses détenus ; la dernière condamnation en référé de l’État belge date d’il y a quelques jours[1]. Nos responsables archivent tout simplement les condamnations les unes après les autres et continuent comme si ne rien était. 

    Cela fait 25 ans qu’on assiste à une explosion carcérale en Belgique. Année après année, le nombre de détenus n’a fait qu’augmenter, pulvérisant tous les records de l’année précédente : de 5.176 en 1980, à 10.320 en 2009, 11.330 en 2012, et 12.697 en 2013.[2] En dix ans de temps, de 2003 à 2013, la population carcérale en Belgique a augmenté de 35,6 %. Si le taux de détention en Belgique était de 93,5 sur 100.000 personnes en 2010, il est de 113,8 en 2013. 

     Cette explosion du nombre de détenus a des conséquences dramatiques quant à la surpopulation des prisons et les maisons d’arrêt, ces dernières étant le plus souvent vétustes. Avec des conséquences au niveau de la santé mentale et physique des détenus, de l’éducation, des soins, d’hygiène, de la disponibilité du travail, du nombre de visites ou de promenades…

    Ce que je reproche aux syndicats, ce ne sont pas leurs grèves. C’est leur droit le plus strict. Mais je souhaiterais bien deux choses.

    Nous sommes en droit d’attendre des syndicats qu’ils n’utilisent pas, lors de leurs grèves, la situation intenable de souffrance et de désespoir des détenus et de leurs familles pour faire pression et obtenir gain de cause dans leurs revendications.  Qu’ils arrêtent de prendre les détenus en otage au lieu de leurs patrons du ministère de la Justice et de la direction générale des prisons. Les grèves peuvent aller jusqu’à provoquer la mise en feu des cellules ou d’autres formes de suicide.

    Ce qu’on attend des syndicats, c’est une grève « au finish » contre la politique carcérale en Belgique. En adoptant la position corporatiste « si vous nous livrez autant de détenus, nous avons besoin d’autant de personnel », la politique syndicale se range dans les faits dans le camp patronal. Pourquoi est-ce à un bourgmestre de menacer de fermer la prison de Forest parce que les conditions y sont intenables et inhumaines ? Où sont les syndicats ? La même chose vaut pour les solutions aux problèmes. Au lieu de se s’attaquer à la source, là aussi les syndicats se sont inscrits dans la logique des gouvernements successifs : gérer les prisons comme des entreprises industrielles par l’élargissement et la modernisation du parc carcéral au moyen de Partenariats Publiques Privés. Ainsi, les seuls partenaires que la Direction générale des prisons et le ministère de la Justice ont trouvé pour défendre la construction de la méga-prison à Haren, de sont les syndicats. Les seuls absents de la plateforme pour sortir du désastre carcéral en Belgique[3], qui regroupe magistrats, avocats, organisations des droits de l’homme, habitants, ce sont les syndicats. 
    On se rappelle de l’émission Pour ou Contre la méga-prison de Haren de la RTBF qui opposait (!) le président de la Ligue des droits de l’Homme Alexis Deswaef à Michel Jacobs, secrétaire fédéral CGSP Justice.

    La Finlande a prouvé qu’on peut faire autrement. Dans son livre « Crime Control As Industry: Towards Gulags, Western Style » le criminologue norvégien Nils Christie décrit un pays qui a réussi à réduire de manière spectaculaire son taux d’incarcération, des plus élevés de l’Europe (160 détenus par 100.000 personnes) au niveau du deuxième le plus bas (54 par 100.000), après l’Islande. Comment ont-ils fait ? 
    D’abord, en reconnaissant publiquement le taux d’incarcération comme quelque chose d’anormal, comme un vrai problème. Et non comme quelque chose qui démontrerait la fermeté et la détermination des autorités de protéger la population contre le crime et la délinquance. En se réalisant que le taux d’incarcération n’est pas lié au nombre de crimes et de délits, mais est déterminé par des décisions culturelles et politiques, basées sur la conception de la société que nous voulons.   
    Deuxièmement par la création d’un front commun entre tous les acteurs concernés : pénitentiaires, universitaires, syndicales, judiciaires ayant pris la décision de tout mettre en œuvre pour diminuer et ce par tous les moyens possibles le nombre de détenus. Ce qui a eu sa répercussion dans les lois et la pratique de tous ces acteurs. Et ce qui a mené à un bouleversement des tendances.

    En Belgique, on attend toujours ce moment.


    L'Amdh Nord/France -Lille : Salon du livre des droits humains



    Bonjour  ,
    Nous vous invitons à l'événement suivant :
    "EXIL(S) ET CITOYENNETÉ(S)" #SALON DU LIVRE DES DROITS HUMAINS#3
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    Date, heure et lieu de l'événement :
    Vendredi 20 mai 2016 à 17:30
    - à -
    Samedi 21 mai 2016 à 23:45 (heure avancée d’Europe centrale Heure : France)
    Espace des Acacias
    Place Hentgès
    59260 Hellemmes
    France

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    L'Amdh Nord/France (Association Marocaine des Droits Humains) a le plaisir de vous inviter à la troisième édition de son Salon du Livre des Droits Humains, le 20 et 21 mai 2016 à Lille-Hellemmes (Espace des Acacias, rue R. Salengro, juste ne face de la station Metro Hellemmes).

    Thème de la troisième édition:
    “ Exil(s) et Citoyenneté(s)”
    --->Nous essayerons de traiter les différentes questions relatives à ce thème sous les diverses formes d'activités suivantes:
    #Stands Libraires  #stands associatifs  #Expositions (Tableaux, photos...)  #Tables Rondes  # Débats et rencontre avec des écrivain(e)s  #Atelier Écriture  #Atelier Slam #Atelier InterAssociatif   #Lecture musicale/Poésie  #Diner-Concert ...

    Présentation détaillée:

    PROGRAMME PREVISIONNEL DU SALON :
    Vendredi 20 mai
    17H30
    Ouverture des portes et Accueil du Public.
    18H00-19H00
    Vernissage et Inauguration.
    Mot de bienvenue et présentation du salon.
    Interventions de l'AMDH et partenaires.
    19H00-21h00
    Table ronde #1 : Exilés d'ici ou d'ailleurs, l’état des luttes et la réalité des droits?
                                                            Avec: Noral El Qadim / Said Bouamama / Emilie De Vendt
    21H45-23H00
    Soirée poétique et musicale : Scène ouverte, lecture, poésie …

    Samedi 21 mai
    10H00
    Ouverture
    11h00-13h00
    Atelier inter-associatif de reflexion et d’action:
                            Exil(s) et Citoyenneté(s), Quel rôle pour la société civile ?
    14h30-17h00
    Atelier écriture
    Atelier Slam
    (INSCRIPTION SUR:   amdh.nordfrance@gmail.com  )
    18H30-20H30
    Table ronde #2 : la citoyenneté en exil ?
                                   Avec:  Alexis Nouss / Veronika Boutinova / Olivier Favier
    20H30
    Synthèse de l’atelier inter-associatif.
    21H15-23H30
    Soirée de Clôture:
    Diner-Concert Avec le Groupe Lénine Renaud   ( sur Reservation :   amdh.nordfrance@gmail.com )

    jeudi 5 mai 2016

    Drogue : Guerre de gangs à El Aaiun ,en absence des forces de sécurité marocaines



    Au moins quatre blessés graves hier soir au quartier El Wifaq, dans la ville d'El Aaiun, capitale du Sahara Occidental sous occupation du Maroc qui connaît depuis plus d'une semaine une véritable guerrilla urbaine entre les gangs qui monopolisent le trafic de haschich dont le Maroc est le premier exportateur du monde.
    Tout a commencé le jour où un des gangs a dérobé une cargaison de haschich appartenant à un autre gang. La Marchandise était chargée dans un véhicule Toyota 4x4. Ce modèle de voitures, avec Nissan, constituent le principale moyen de transport de ces gangs qui bénéficient de complicités dans le mur de défense pour acheminer la drogue jusqu'aux camps des réfugiés sahraouis et la ville algérienne de Tindouf.