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samedi 21 mai 2016

Titres sur http://solidmar.blogspot.com du 15 mai au 22 mai 2016

Le militant sahraoui Naâma Asfari élevé au rang de "citoyen d'honneur" de la mairie d'Ivry-sur-Seine (France)



Paris,20 mai 2016 (SPS) 

Le militant sahraoui des droits de l'homme, Naâma Asfari, actuellement détenu dans la prison de Rabat-Salé (Maroc), a été élevé au rang de "citoyen d'honneur" de la mairie d'Ivry-sur-Seine (France), a-t-on appris vendredi à Paris auprès d'une source sahraouie.
La décision a été prise suite à une délibération, a-t-on indiqué, du conseil municipal au cours d'une réunion tenue jeudi soir au siège de la mairie, ouverte au public, dont notamment des Sahraouis.
La majorité des membres a voté pour, trois se sont abstenus et un a voté contre, a-t-on précisé.
Les membres du conseil municipal d'Ivry-sur-Seine, une commune située dans l'Ile de France et limitrophe de Paris, ont insisté, dans leurs interventions, sur le fait que ce militant pour l'indépendance de son pays est injustement incarcéré depuis 5 ans par le Maroc, pays qui occupe le Sahara occidental depuis 1975.

Gilles Devers. avocat du Front Polisario «Le Maroc n’a pas de souveraineté sur le territoire sahraoui»

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Par Salima Tlemçani, 18/5/2016

Gilles Devers. avocat du Front Polisario

Chef de file du groupe d’avocats constitué par le Front du Polisario, maître Gilles Devers évoque, dans cet entretien, la décision du Tribunal européen déclarant le territoire saharoui sous contrôle marocain. Très optimiste malgré le recours introduit par le Conseil et soutenu par l’Espagne, la France, le Portugal, l’Allemagne et la Belgique, l’avocat parle de «victoire», mais dénonce la «duplicité» des positions européennes dans cette affaire.

- Vous êtes le chef de file du groupe d’avocats qui défend le Front du Polisario et a obtenu du Tribunal européen l’annulation de l’Accord d’association entre le Maroc et l’Union européenne. Un recours du Conseil de l’UE est pendant au niveau de la Cour de justice de l’Europe. De quoi s’agit-il au juste ?
C’est un arrêt du tribunal de l’Union européenne. Il faut savoir que l’Europe a deux cours qui, parfois, se confondent. La plus célèbre est la Cour européenne des droits de l’homme qui siège à Strasbourg ; l’autre est la Cour de justice européenne qui représente les 28 Etats. Notre plainte est déposée devant cette Cour contre un Accord d’association avec le Maroc signé au nom de l’Union européenne.
Un arrêt a été rendu le 10 décembre 2015 et un pourvoi en cassation a été introduit par le Conseil européen, qui est le rédacteur de cet accord. La Commission européenne n’est qu’un organe administratif. Le Front Polisario attaque un acte du Conseil de l’Union européenne et la Commission intervient dans la procédure devant le tribunal pour le soutenir. Aujourd’hui, nous sommes devant la Cour européenne.

- Qu’est-ce qui explique votre optimisme quant à la décision du tribunal ?
Pour nous, il est important d’obtenir ce que nous demandons. Le tribunal européen a estimé dans sa décision que le Maroc n’a pas de souveraineté sur le Sahara occidental, qu’il n’a pas de mandat international, et que le Front Polisario est le seul représentant du Sahara occidental. Les deux premiers points sont définitivement acquis, parce que reconnus par le Conseil et la Commission.

Des parlementaires espagnols expulsés de Laâyoune occupée dénoncent

L'Expression - Le Quotidien

SAHARA OCCIDENTAL


Les membres de l'intergroupe pour la liberté du Sahara occidental constitué dans le Parlement de Gallice (Espagne), empêchés d'entrer à Laâyoune (territoires sahraouis occupés) et expulsés par les autorités marocaines, ont dénoncé dans une lettre envoyée au Conseil de sécurité des Nations unies «l'attitude marocaine à leur égard», ont rapporté hier les médias espagnols. 
Les cinq parlementaires appartenant à divers partis politiques espagnols ont indiqué, dans une conférence de presse, que cette lettre sera également envoyée au parlement européen et au gouvernement espagnol afin d'expliquer les raisons de ce voyage dont le but était «d'observer de près la situation dans laquelle vit la population sahraouie et notamment dans le domaine du respect des droits de l'homme», a-t-on ajouté de mêmes sources. 

Le petit-fils de Miró met 28 tableaux de son grand-père aux enchères au profit des réfugiés


 metronews.fr.18/5/2016

BEAU GESTE - Joan Punyet Miró, le petit-fils du peintre catalan Joan Miro, va mettre aux enchères 28 œuvres de son grand-père, jeudi 19 mai à Londres. Les profits seront intégralement reversés à la Croix-Rouge, qui les consacrera à l'aide aux réfugiés.
Joan Punyet Miro, le petit-fils du peintre catalan Joan Miro, gère aussi l'héritage moral de son grand-père. 
Joan Punyet Miro, le petit-fils du peintre catalan Joan Miro, gère aussi l'héritage moral de son grand-père. 
Winfried Rothermel/AP/SIPA

"Je me considère comme l'exécutant de ses volontés et j'aspire à faire ce que lui-même aurait fait s'il était toujours vivant", a confié Joan Punyet Miró en parlant de son illustre grand-père.
Le petit-fils de Joan Miró a expliqué qu'il avait décidé de faire don de 28 toiles parce que c'est ce que Miró aurait souhaité.  "Miró a traversé beaucoup d'épreuves dans sa vie. Il a connu la faim, l'exil pendant la guerre civile espagnole, la Seconde Guerre mondiale, il connaissait la désolation des camps de réfugiés", a-t-il ajouté. La maison Christie's, qui organise la vente jeudi 19 mai, espère lever 50 000 euros au profit de la Croix-Rouge qui consacrera cette somme à l'aide aux réfugiés.

Une reconnaissance personnelle pour la Croix-Rouge
Exilé à Paris pendant la guerre civile espagnole entre 1936 et 1939, Miró, sympathisant républicain, avait suivi de près le sort des réfugiés espagnols fuyant le régime de Franco. "Il a toujours voulu aider les personnes défavorisées, les réfugiés et les exilés. S'il était toujours vivant, il considérerait que ce qui se passe aujourd'hui en Syrie pourrait arriver demain en Espagne", a déclaré M. Punyet.
Miró, décédé en 1983, avait des raisons personnelles d'être reconnaissant envers la Croix-Rouge. Un médecin de l'organisation humanitaire internationale avait sauvé la jambe de sa fille, la mère de Joan Punyet Miro, après avoir été gravement blessée dans un accident de voiture en 1965. "Mon grand-père a fait une tapisserie pour la Croix-Rouge en guise de remerciement pour avoir sauvé sa fille, son unique enfant", a dit Joan Punyet Miro.
Depuis le début du conflit en Syrie en 2011, plus de 4,8 millions de réfugiés ont fui le pays et contribué à alimenter la plus grave crise migratoire depuis la Seconde Guerre mondiale. Selon l'ONU, environ 60 millions de personnes sont réfugiées et déplacées à travers le monde.

Colère du Maroc à cause d’un rapport américain sur les droits de l’homme





  • Le roi du Maroc Mohammed VI (g) reçu par le président américain Barack Obama dans le bureau ovale de la Maison Blanche, à Washington, le 22 novembre 2013.
    © AFP PHOTO/Brendan SMIALOWSKI


    Nouvel accès de colère des autorités marocaines. Cette fois, ce sont des partenaires pourtant privilégiés, les Etats-Unis, qui sont visés. En cause : le chapitre marocain de la version 2016 du rapport annuel sur les droits de l'homme du département d'Etat américain, que le ministère de l'Intérieur marocain a qualifié de « véritablement scandaleux ». Les autorités marocaines ne se sont pas contentées d'une protestation verbale.

    C'est le troisième accès de mauvaise humeur du Maroc cette année contre un partenaire étranger. En mars, les contacts avaient été rompus entre Rabat et l'Union européenne, après une brouille sur la question du Sahara occidental. Quelques jours plus tard, c'est Ban Ki-moon, le secrétaire général de l'ONU, qui avait essuyé la colère du roi Mohammed VI, autour de la même question. Ces fâcheries ne sont d'ailleurs pas encore soldées et entretiennent toujours un climat plutôt tendu entre le royaume et ses partenaires internationaux.

    Quelques nouvelles du mouvement social en France

    Retrait de la loi Travail

    Contre la loi travail : une mobilisation décisive
    Avec le 49.3, le gouvernement a sorti les gros moyens pour tenter de faire cesser la mobilisation : annulation des débats à l’Assemblée, chantage et pression sur les député-es « récalcitrant-es ». Pour le mouvement social, l’encadrement policier agressif des manifestations, la répression violente contre les manifestant-es, les expulsions brutales comme à Rennes où c’est le Raid qui est intervenu à la Maison du peuple occupée par les opposant-es au projet de loi travail, et le refus de répondre aux milliers de manifestant-es.
    Le gouvernement en agissant de la sorte, l’Assemblée en muselant une grande partie de ses membres jouent un jeu dangereux et perdent ce qui leur reste de « légitimité ».
    Notre objectif n’a pas changé. Le gouvernement peut la décréter, le Medef la rêver, nous ne voulons pas du projet de loi travail : pas de facilitation des licenciements, pas de protection en moins pour les travailleurs et les travailleuses les plus exploité-es, pas d’inversion de la hiérarchie des normes, pas d’augmentation de
    notre temps de travail…

    Nous voulons le partage du travail entre toutes les mains disponibles, ne pas perdre notre vie à la gagner, un statut protecteur des droits pour tous-tes les salarié-es…
    Notre calendrier n’a pas changé, nous sommes encore plus déterminé-es. Cette semaine, les 17 et 19 mai, nous manifesteront dans toutes les villes. Les cortèges de Solidaires accueillent et accueilleront tous ceux et celles qui veulent manifester ensemble et de façon déterminée. A partir du 17, partout où les assemblées générales le décideront, dans les services, les ateliers, les bureaux, nous voterons la grève et discuterons de la reconduction le lendemain. Le processus est enclanché dans les transport (rail, routiers), la pétrochimie, les docks, l’énergie… Les appels à la grève et les préavis sont déposés.
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    Nous appelons donc :
    - tous-tes les salarié-es, les étudiant-es, lycéen-nes, chômeur-euses, retraité-es à descendre dans les rues, particulièrement les 17 et 19.
    - à réunir des assemblées générales sur nos lieux de travail et à engager la grève et la reconduction.
    - à signer massivement le texte de la pétition : http://motiondecensure.fr
    - à travailler ensemble, syndicats, nuits debout, appels loi travail non merci, on bloque tout… pour occuper ensemble l’espace et le débat publics et reprendre le contrôle de nos vies.

    Debout la nuit, le jour, dans la grève, dans la rue, jusqu’au retrait total,
    nous pouvons gagner !

    TOUTES ET TOUS EN GREVE


    Appel à un rassemblement devant le palais du roi du Maroc à Betz

    Appel à un rassemblement devant le palais du roi du Maroc à Betz

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    Appel à un rassemblement devant le palais du roi du Maroc à Betz le jeudi 26 mai 2016 à 12h00.
     
    Pour dire STOP au totalitarisme du régime installé au Maroc.
    Le Collectif Pour la Dénonciation de la Dictature au Maroc (CPDDM) organise le jeudi 26 mai 2016 de 12h00 à 14h 00 un rassemblement à Betz en France devant le château du roi Mohammed VI; un roi qui exerce de plus en plus des politiques d’un despotisme et d’un totalitarisme, effrénées.
    Le 26 mai est une date assez symbolique.
    En effet, le 26 mai 1896, Nicolas II fut couronné Tsar. Mais à cause de ses défaites, des pénuries, de son isolement, et malgré sa constitution accordant plus de droits à ses sujets, son règne s’est terminé en 1917 suite à la révolution de février (!). Il devint après, le dernier Tsar de Russie, le crépuscule de son empire totalitaire et arrogant.

    vendredi 20 mai 2016

    L’exploitation du sable du Sahara occidental est une violation du droit international


    Photo de Barbara Weingartner.  
    MADRID - L’exploitation du sable du Sahara occidental par une entreprise espagnole est "une violation du droit international et les droits du peuple sahraoui " a souligné Carmelo Ramirez, directeur de la coopération institutionnelle et de la solidarité avec le peuple Sahraoui du Cabildo (iles canaries).

    Ramirez cité par le journal électronique "el diario.es" a ajouté "que les ressources naturelles telle que la pêche, le phosphate ou le sable du Sahara occidental ne font pas partie des ressources naturelles marocaines car le Sahara occidental est "un territoire soumis a, un processus d’autodétermination" et par conséquent "le Maroc n’a aucune souveraineté sur ce territoire".
    Pour ce défenseur des droits du peuple sahraoui, "toute entreprise espagnole qui exploite des ressources naturelles de ce territoire va a l’encontre du droit international et des intérêts des sahraouis".
    "Notre mouvement de solidarité entamera des actions en justice pour dénoncer l’extraction des granulats du Sahara occidental "a encore ajouté la même source qui a par ailleurs souligné que "cette affaire sera également signalée a l’ONU mais avant tout, aux autorités espagnoles" estimant qu’il " n’est pas normal qu’une société espagnole s’adonne a , une telle activité criminelle".

    Par ailleurs, Sergio Ramirez, ancien membre de l’observatoire des ressources du Sahara occidental cité également par le même journal, a indiqué que "l’exploitation du sable du Sahara occidental "est un exemple de pillage du peuple sahraoui" surtout, a-t-il rappelé "que la cour de justice de l’union européenne a annulé en décembre de l’année dernière, l’accord de pêche avec le Maroc ". De nombreuses résolutions internationales disent clairement, a-t-il précisé, "que le territoire du Sahara occidental occupé attend l’organisation d’un référendum d’autodétermination et la protection du peuple sahraoui est sous l’égide de l’ONU" .
    La délégation sahraouie des îles Canaries a dans un communiqué considéré cet acte "comme un acte de pillage criminel et illégal de cette richesse tout comme la pèche et l’agriculture" .Elle a en outre demandé a, l’entreprise espagnole de "renoncer a cette activité comme l’ont fait de nombreuses entreprises européennes dans le cadre du respect du droit international ".
    Photo de Barbara Weingartner.Pillage. La vente de sable du Sahara occidental occupé illégalement pour transformer des plages à touristes des îles Canaries, et  remplir les poches du Maroc. Combien le peuple sahraoui profite-t-il de ça ?
    Spoliation. Le sable du Sahara remplit les poches du Maroc. DU sable sahraoui pour transformer une plage dans le sud de la grande canarie. Le gouvernement du Maroc est-il  chargé de procéder à la vente de sable ? Le Sahara reçoit-il un avantage économique ?
    http://www.eldiario.es/…/Arena-saharaui-remodelar-Gran-Cana…
     

    Conflit du Sahara Occidental et la responsabilité collective de la Communauté internationale


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    Par Abdelouahab Saïdani15/5/2016|


    L’année écoulée à la même période, suite à l’opposition de la France d’élargir le mandat de la Minurso à la protection des droits de l’homme, j’ai publié un article dans le même prestigieux quotidien El Watan, pour m’indigner de cette attitude de la France, eu égard à son statut de membre permanent du Conseil de sécurité, avec toutes les conséquences en termes de responsabilité pour la paix et la sécurité internationales, et de berceau des droits de l’homme.
     
    Une fois encore, la France se distingue par sa position, guidée par des relents colonialistes et un esprit revanchard et persiste dans son attitude de vouloir protéger à tout prix son précarré marocain, en faisant fi des règles du droit international et de la volonté d’un peuple (sahraoui) de faire valoir son droit légitime à l’autodétermination. Paris persiste dans l’erreur par arrogance, en empêchant le Conseil de sécurité cette fois-ci de prendre une position ferme vis-à-vis de la décision du Maroc de renvoyer la composante civile de la Minurso, de fermer son bureau de la composante militaire à Dakhla, et suspendre sa contribution à son fonctionnement. Une décision qui n’a même pas suscité une réaction, à la hauteur de sa gravité et des risques qu’elle engendre pour la stabilité et la sécurité de la région.

    S.O. : le pillage en prévision ? au profit du gouvernement marocain...

    Barbara Weingartner, El-Aaiun, au Sahara Occidental : le 17 mai 2016
    La société polonaise geofizyka Cracovie a commencé à travailler dans le territoire contesté du Sahara Occidental après avoir signé un contrat avec l'accord du bureau national marocain des hydrates de carbone et de l'énergie (onhym), au début de cette année.
    L'entreprise réalise une étude sismique dans la région d'El-Aaiun au Sahara Occidental au profit du gouvernement marocain. Ces enquêtes sismiques sont généralement pour explorer le potentiel de l'existence de minéraux, le pétrole ou le gaz dans une zone désignée. 

    Geofyzika Cracovie a commencé son opération hier dans une zone située dans le désert de el-Aaiun, nommé : Kdayyat Sbaa. Les enquêtes sismiques devraient avoir lieu le long d'une ligne de 164 km à partir de Kdayyat Sbaa tout le chemin jusqu'à la région de Lamsid  située près de L'Océan Atlantique, au nord de la ville de Boujdour.
     

    El-Aaiun, Western Sahara: On May 17th, 2016, The Polish Company Geofizyka Kraków started working in the disputed territory of Western Sahara after it signed a contract…
    sahararesources.org

    Obama veut la tête de Mohammed VI et Salmane lui promet 20 milliards de dollars pour contrer l'Algérie


     19/5/2016
     
    La réaction du Makhzen au rapport du département d’Etat sur la situation des droits de l’Homme au Maroc, un mois après sa publication, se singularise par la violence de son contenu et les attaques ouvertes contre cette institution qui symbolise le pouvoir américain. 

    Une source très au fait du dossier a indiqué à Algerie patriotique que le roi du Maroc tente de mobiliser le front intérieur pour sauver sa peau. Le régime de Rabat, qui fait face à des réactions de plus en plus critiques de la part des «voix autorisées» – intellectuels, journalistes, partis, députés, etc. – sur la gestion du dossier sahraoui, accuse le contrecoup de son échec dans sa tentative de maquiller la dernière résolution de l’ONU présentée par les Etats-Unis et votée à la quasi-unanimité par les membres du Conseil de sécurité. 

    Cédant à la panique et extrêmement embarrassé, le Makhzen et son gouvernement, qui essuient des critiques acerbes suite à la déclaration injurieuse du ministre de l’Intérieur, Mohamed Hassad, envers les Etats-Unis, sentent la menace venir au-delà de l’Atlantique. Selon une source crédible, le roi Mohammed VI se sent particulièrement visé par l’Administration Obama et veut montrer que son peuple fait corps avec le Palais. 

    Dans le même temps, la pétromonarchie saoudienne, qui joue de plus en plus ouvertement le rôle de protecteur de la famille royale alaouite, pousse Mohammed VI à tenir tête aux Américains et l’utilise dans son conflit avec Washington. Mais cette manœuvre a un coût. En effet, le roi Salman s’est engagé à débourser la mirobolante somme de 20 milliards de dollars, dans le cadre d’un plan d’armement courant jusqu’à 2020. 

    L’Arabie Saoudite menace donc directement la sécurité de l’Algérie. Mohammed VI est également phagocyté par des «segments franco-israéliens» qui l’encouragent à «aller au clash» et à entretenir une «diplomatie belliqueuse», relèvent encore nos sources, qui pensent que le roi du Maroc, malade et peu expérimenté, est «complètement dépassé par les événements». Nos sources en veulent pour preuve ses tentatives de rapprochement avec la Russie et la Chine. «Du jamais vu dans les relations internationales», s’étonnent-elles, notant, en effet, que «les alliances stratégiques ne s’improvisent pas». 

    Selon un ancien diplomate marocain issu d’une famille influente, «tout allait bien» pour le régime marocain, conforté dans ses convictions par ce qu’il considère être un «affaiblissement du pouvoir» en Algérie, par le renforcement de sa présence dans les villes sahraouies occupées sans en être inquiété par la communauté internationale et une «revalorisation» de l’image du Maroc épargné par le «printemps arabe», et ce, «malgré quelques fausses notes». Selon ce diplomate, la situation a commencé à connaître une autre tournure à partir de 2012. 

    Selon elle, «Hassan II savait qu’une guerre contre l’Algérie signifierait la fin de la dynastie alaouite et qu’une guerre prolongée contre le Front Polisario ruinerait le pays». Le Maroc est, ainsi, dans une impasse totale, d’autant plus que «ni les Etats-Unis ni l’Europe n’ont intérêt à déstabiliser durablement la région» du Maghreb. Nos sources craignent, cependant, que l’Arabie Saoudite et le Qatar «œuvrent à instrumentaliser le jeune roi marocain, non seulement pour porter atteinte à la sécurité de l’Algérie, mais aussi et surtout pour devenir les maîtres absolus de tout le Maghreb.
    Karim Bouali


    jeudi 19 mai 2016

    Belgique : Prison délabrée: les enfants des détenues de Lantin seraient aussi en danger. Pétition

    lesoir.be, le site d'actualité de référence en Belgique.

    Par LAURENCE WAUTERS, 17/5/2016

    «Des détenus se barricadent dans leurs cellules et y mettent le feu», dénonce la bourgmestre de Juprelle. Les enfants de la prison de Lantin, accueillis dans l’aile des femmes, seraient également en danger.

    • 
©Dominique Duchesnes - Le Soir
      ©Dominique Duchesnes - Le Soir

    L’audience de référé s’est déroulée ce mardi matin devant le tribunal de 1ère instance de Liège. Ce sont les départements de la Justice et de l’Intérieur qui sont visés par la citation lancée par la Commune de Juprelle (qui abrite la prison de Lantin), la bourgmestre de Juprelle et la zone de police Basse-Meuse.
    La grève des gardiens de prison touche particulièrement Lantin et ses 900 détenus (550 en préventive et 350 en maison de peine) :« J’ai reçu un rapport de la direction qui était plus qu’alarmant , confie la bourgmestre de Juprelle. J’ai dépêché les pompiers sur place et leur rapport était encore plus alarmant… La situation s’aggrave de jour en jour, des détenus se barricadent dans leur cellule et y mettent le feu ».

    la crise carcérale en Belgique ou l'honneur perdu d'une société civilisée

    Les photos de la crise carcérale en Belgique ou l'honneur perdu d'une société civilisée

    par Luk Vervaet, 18/5/2016

    Nous vivons une crise permanente. Une crise sans fin. Crise économique et financière, crise des réfugiés, crise des prisons, crise sécuritaire, crise judiciaire. Nous y sommes tellement habitués que nous avons oublié le sens de ce mot. Du grec "Krisis", il signifie rupture, renoncement à un choix antérieur et choix d’un tout autre chemin. Il a perdu toute sa signification : nous mettre en état d’alarme et de prise de décision. La crise, au contraire, nous paralyse, nous plonge dans l’indifférence et l’égoïsme au lieu d’activer notre capacité d’empathie.
    Le système pénitentiaire est en crise depuis au moins vingt-cinq ans. Depuis le début de la crise économique en 1973, et en particulier à partir des années 90 où a déferlé une véritable contre-révolution libérale, quasi tous les pays de l’Europe occidentale ont augmenté leur nombre de détenus et leur capacité carcérale à des niveaux records. Jamais atteints depuis la fin de la deuxième guerre mondiale. Avec les conséquences dramatiques et les conditions d’enfermements indignes pour les détenus qu’on connaît.

    Violations des droits de l’homme au Sahara Occidental et au Maroc : Inquiétudes des Eurodéputés


    D.R.
    RUBLIE LE : 19-05-2016 | 0:00


    Les atteintes aux droits de l’Homme au Maroc et au Sahara occidental occupé inquiètent les parlementaires européens qui ont interpellé, une nouvelle fois, la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, sur les mesures à prendre pour mettre un terme aux exactions des autorités marocaines.  

    Dans une question écrite adressée à la Haute représentante de l’Union européenne  aux Affaires étrangères et la politique de sécurité, l’eurodéputée Paloma Lopez, a exhorté l’UE à prendre les mesures nécessaires pour "la reconnaissance  du statut politique des détenus sahraouis du groupe de Gdeim Izik".         
     Dénonçant le non-respect des droits fondamentaux de ces prisonniers, l’eurodéputée espagnole a interpellé Mogherini sur le procès fait à ces détenus, des civils jugés devant des tribunaux militaires, en violation des principes du droit international. Le 8 novembre 2010, les forces marocaines de sécurité ont démantelé le camp de protestation installé par des Sahraouis un mois auparavant à Gdeim Izik pour revendiquer les droits économiques, sociaux et politiques des populations sahraouies, procédant à l’arrestation de centaines de protestataires. Défiant toutes les dispositions des normes internationales relatives aux droits humains, les autorités marocaines ont déféré 25 d’entre eux devant un tribunal militaire qui les a condamnés à de lourdes peines, allant de 20 ans d’emprisonnement à la réclusion à perpétuité.        
    Parmi eux figurent, Naâma Asfari, Ahmed Sbaï et Mohamed Tahlil, tous membres d’organisations sahraouies de défense des droits humains qui œuvrent pour l’organisation d’un référendum d’autodétermination au Sahara occidental.     
       
    L’eurodéputé espagnol, Jordi Sebastia a interpellé, quant à lui, la  chef de la diplomatie européenne sur les violations des droits de l’Homme au Maroc, notamment sur les manifestations pacifiques des enseignants stagiaires  "violemment réprimées" par les forces de l’ordre.   
    "Le 7 janvier 2016 des enseignants stagiaires ont manifesté pacifiquement dans six villes marocaines contre deux nouveaux décrets réduisant leurs allocations et menaçant la sécurité de leur emploi. Les forces de sécurité marocaines les dispersèrent en utilisant des méthodes violentes, faisant des dizaines de blessés nécessitant des soins médicaux d'urgence", a écrit l’eurodéputé Jordi Sebastia dans sa question adressée à la Haute représentante de l’UE aux Affaires étrangères et la politique de sécurité. Virulente répression policière des enseignants stagiaires Selon ce parlementaire européen, "la répression a été particulièrement violente à Inezgane, une localité du sud-ouest marocain, où les éléments de preuve recueillis suggèrent que la force utilisée par la police était bien au-delà de ce qui est nécessaire pour obtenir la dispersion".       
    L’eurodéputé Jordi Sebastia a fait remarquer, en outre, que "les normes internationales des droits de l’Homme limitent l'utilisation de la force par  la police aux situations de force majeure", et qu'en vertu de l'article 21 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, "les autorités marocaines ne peuvent imposer des restrictions aux manifestations".
    Il a exhorté, à ce titre, Mme Mogherini à exprimer dans le cadre du  dialogue politique entre les deux parties, les préoccupations de l’UE concernant la "virulente répression policière" qui s'est abattue sur les enseignants stagiaires au début du mois de janvier dans plusieurs villes du royaume.
    Il l’a également appelée à mettre la question des violations des droits  de l’Homme à l’ordre du jour de la prochaine session du dialogue politique entre l’UE et le Maroc. Des milliers d'enseignants stagiaires qui ont manifesté pendant plusieurs  semaines dans plusieurs villes marocaines pour réclamer la suppression de deux décrets ministériels controversés, ont été violemment réprimés par les forces de l'ordre.       
    "La police marocaine a attaqué et battu des enseignants stagiaires qui  manifestaient pacifiquement le 7 janvier 2016, blessant des dizaines d'entre eux", a indiqué l'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch dans un communiqué publié le 18 janvier. "Certains manifestants ont été grièvement blessés à la tête, ce qui  a nécessité des soins médicaux d'urgence", a confirmé l'organisation basée à New York qui a mené plusieurs entretiens téléphoniques avec des enseignants stagiaires blessés à Inezgane, ville mitoyenne d'Agadir.        
    Dans sa réponse apportée à ces eurodéputés concernant les préoccupations exprimées, Mogherini a assuré que "l’UE, dans le cadre du dialogue politique avec les autorités marocaines, insiste sur l’importance du respect des libertés fondamentales", faisant remarquer que les atteintes aux droits de l’homme  "sont soulevées dans le cadre spécifique du sous-comité des droits humains".
     

    Procès de Nabil Ayouch à Marrakech: Ce n'est pas fini

    NABIL AYOUCH

    JUSTICE - On pensait la page tournée après que le tribunal de première instance de Marrakech a jugé la plainte de Mustapha Hasnaoui contre Nabil Ayouch "irrecevable". Mais le président de l'association marocaine de défense du citoyen, qui estimait que le cinéaste nuisait "à Marrakech et à ses femmes, ainsi qu'à la femme marocaine" persiste et fait appel du verdict. 

    La première audience de ce procès en appel a eu lieu le 9 mai. "Nous n'avons pas été au tribunal puisque mon client n'a pas été notifié", indique au HuffPost Maroc Youssef Chehbi, l'avocat de Nabil Ayouch. Pour la prochaine audience, fixée au 30 de ce mois, le réalisateur de "Much Loved" n'a pas non plus été notifié à l'heure où nous écrivons ces lignes.
    Pour rappel, la première plainte du président de l'association marocaine de défense du citoyen a été jugée "irrecevable" pour "vice de forme". Une décision qui constituait "un signal clair de la part de la justice que n'importe qui n'a pas la qualité d'agir contre la réalisation d'un film", selon l'avocat de Nabil Ayouch.
    "Much Loved", le dernier long métrage de Nabil Ayouch, a été interdit de diffusion par le ministre de la Communication Mustapha El Khalfi, qui voyait en cette oeuvre un "outrage grave aux valeurs morales et à la femme marocaine", bien que le réalisateur n'ait pas demandé de visa d'exploitation au Centre cinématographique marocain et que la commission chargée d'accorder l'autorisation de diffusion n'ait donc pas visionné le film.
    LIRE AUSSI:


    Much Loved - Il film



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