Chers amis lecteurs de solidmar,

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samedi 25 juin 2016

Titres sur http://solidmar.blogspot.com du 19 au 26 juin 2016


Maroc

Sahara Occidental
France et ailleurs

« Jeune Nation », ni ici, ni ailleurs.

Nous vous invitons à faire connaître cet appel à rassemblement pour la Mémoire et la Liberté, et à nous faire savoir si vous souhaitez vous y engager avec nous.
N'hésitez pas à communiquer également de votre côté.
Cordialement,
Pierre Villard, Mouvement de la Paix
06.82.92.29.46

Rassemblement et pique-nique pour la Mémoire et la Liberté
Samedi 9 juillet à 11h à Barret-sur-Méouge (Hautes Alpes)


Nous avons appris l’organisation d’un camp de « Jeune Nation » se réclamant de thèses révisionnistes dans la Vallée de la Méouge du 11 au 17 juillet prochain. Ces convictions néo-nazis heurtent profondément la sensibilité des habitants-es du Buëch et d’ailleurs, qui refusent leur présence sur notre Terre. 
Au-delà nous refusons la banalisation des idées et des pratiques destructrices de l’extrême-droite. Nous n’acceptons pas de voir nos forêts transformées en camp d’entrainement para-militaire.
 
Nous dénonçons la passivité de la préfecture face à cet évènement qui constitue de fait un trouble à l’ordre public, et véhicule des propos et des actes répréhensibles.
Afin de refuser cette présence, nous appelons la population à réaffirmer son soutien aux valeurs et aux engagements de la Résistance pour la Liberté et la République. 

Nous invitons à une mobilisation populaire le samedi 9 juillet en participant à un rassemblement festif, créatif et résistant. A 11 heures, hommage aux Résistants à la stèle du Maquis Morvan à Barret-sur-Méouge suivi d’un pique-nique tiré des sacs sur la place.
Assemblée Nuit Debout du 24 juin à Laragne-Montéglin
Contact : piratesdebout@ntymail.com

« Je suis marocaine, je ne pratique pas Ramadan et ça me va bien! »


BloguesVol de temps

« Au « Maroc des libertés », certaines libertés fondamentales sont toujours très relatives. Je ne citerais que trois exemples: La liberté d’expression. La liberté pour la femme de disposer de son corps et la liberté de conscience. Cette dernière a encore devant elle beaucoup de  chemin à faire.  Et vous trouverez toujours des gens pour vous rappeler qu’au Maroc, en matière de liberté religieuse, nous sommes mieux qu’en Iran ou en Aarabie Saoudite. Moi je veux comparer le Maroc d’aujourd’hui avec le Maroc de demain, celui que je veux pour mes enfants.  Celui que nous devons préparer aujourd’hui ».
Ce n’est pas la peine de vous dire son nom, ni son âge.  Je ne veux pas avoir sur la conscience le moindre mal que certaines polices de la morale et de l’ordre pourraient lui faire.

Une réfugiée syrienne vient d’arriver au Maroc, avec son mari et ses deux petites filles...



Yousra, 25 ans est une réfugiée syrienne qui vient d’arriver au Maroc, avec son mari et ses deux petites filles. Arrivée à prix fort, parce que le voyage de cette famille du nord d’Idlib fut long et couteux. Ils ont dû quitter leur village fréquemment bombardé et détruit pour passer par les Soudan et ensuite l’Algérie avant de traverser la frontière par des passeurs. La famille de Yousra est venue à Casablanca au quartier Farah Salam où réside son beau-frère et sa famille. Yousra a une grossesse débutante de deux mois environ, et bien évidement cette grossesse s’est arrêtée.
Yousra a eu des saignements dans la nuit, la famille a consulté à l’hôpital de de Hay Hassani, le plus proche, elle a été vue par une sage-femme, et sans échographie ni demande de revenir le matin voir le gynécologue. On la fait rentrer chez elle, en lui disant que ce n’était pas grave. Certes le saignement fut minime, mais la famille ne fut pas rassurée. Dans la panique de la nuit, elle s’est adressée à une clinique. Vue par le médecin avec échographie, le diagnostic de fausse couche leur a été annoncé. Facture 600dh et devis pour le curetage 3000dh.
Cette famille saignée par la guerre et le long voyage, et juste hébergée par des proches, ne pouvait évidemment pas régler les frais de cette intervention. J’ai été contacté pour m’occuper de cette jeune femme, je l’ai fait venir à la clinique. Rachid Jankari a pris en charge les frais de la clinique et même insisté pour ramener le couple à Farah Salam, parce qu’il n’imaginait pas une femme qui a été au bloc avec anesthésie générale il y a quelques heures prendre le bus. Pour penser de la sorte, il faut se mettre à la place des malades.
Notre but est de faciliter la vie aux gens, réfugiés ou pas, ne pas les laisser mendier aux croisements des carrefours ou devant des mosquées pour assurer le prix d’une intervention au-dessus de leurs moyens. C’est notre philosophie d’entraide, celle qui permet aux individus de préserver leur dignité.

Hôpital à Tanger ... royaume du Maroc. .. où un vrai roi gouverne. ..

Sam Brad.
 
Photo de Sam Brad.
Hôpital à Tanger Maroc ...
royaume du Maroc. .. 
où un vrai roi gouverne. ...

l'une des plus grandes fortunes mondiales...
ultraliberalisme
 immenses disparités sociales ...

Et avec ça les gens bien et intelligents. 

 Même les zeouropeens se demandent comment nait et se développe le terrorisme. ...

‘’L’islam suicidaire ', un texte d'une explosive beauté. Est-ce slogan destructeur ou triste réalité ?

Lemag.ma : Portail d’information dédié au Maroc et au Maghreb




DR IDRISSI MY AHMED, 20/6/2016

Le cri ou les erreurs des exclus face aux maîtres d'hier ...


‘’L’islam suicidaire ''

C’est une analyse faite au scalpel du chirurgien, doublée par les mots percutants d'un esthète sociologue. Un pensum ciselé-mains, un uppercut digne de Mohamed Ali Clay ! Ce sont aussi les échos stridents et les cris d'une scie d'acier. Le brouhaha éperdu, mais vrai, de trois générations, tronquées, trompées, déracinées d’émigrés.

Ce sont les exhortations têtues d'une couche déstabilisée, qui jaillissent entre les lignes de ce texte de M Ajbali, où il maudit superbement les actes des assassins-suicidaires. 

C’est une civilisation, une culture, une résistance, une époque, une religion, c’est aussi un espace et des nations-états, minés et laminées.

Ces souffrances, morales ou intellectuelles, de gens hors repères, sont celles des millions de marocains, déracinés économiques, ouvriers et techniciens, qui rapportent sentiments et argent, leurs économies qu’ils dépensent ou placent dans leur premier pays, pour une retraite partagée entre leurs deux mondes !

Cette couche de ‘’réfugiés’’, spoliée, stigmatisée et moquée, est régulièrement narguée pour le récessus vestigial de ses crédos antiques et de ses référentiels nationalistes vrais. Cette tranche d’émigrés, voit impuissante ses plus jeunes fils, dévoyés et méprisés, abâtardis entre plusieurs langues. Ces jeunes délurés ou pommés, apostats ou zélotes convertis à la hâte, cherchent vengeance contre leurs hôtes, face à leurs narquois mépris structurel. Leurs concitoyens autochtones, sont suffisants et arrogants derrière leurs fières identités et ils s’affichent face à eux comme des êtres supérieurs. Ne sont-ils pas les descendants richissimes et cultivés, de ces past-seigneurs des colonies, qui gardent leurs attaches dans leurs serres, diriez-vous ? Ne sont-ils pas les vainqueurs de la deuxième guerre mondiale ! Auto-flatteries, gargarismes et flagorneries !

vendredi 24 juin 2016

AmnestyFrance : "Voici ce qui arrive quand des réfugiés et des Européens se regardent..."





Découvrez la dernière vidéo publiée sur l'une des chaînes que vous suivez - 24 juin 2016





AmnestyFrance

Omar Hilale, remis à sa place par le président du Comité des 24

Le représentant du Maroc auprès de l'ONU, Omar Hilale, est arrivé à Managua pour défendre la position de son pays sur le conflit du Sahara Occidental dans le Comité de Décolonisation, dit Comité des 24.
Après avoir longtemps vanté ses acquis et conquêtes à Genève, pour lui, l'heure de vérité est arrivée. A présent, il est condamné à faire preuve de capacité et efficacité. Mais c'est peine perdue face à la réalité en face : Pour le Comité des 24, le Sahara Occidental est un territoire non autonome qui doit être décolonisé selon les règles établies par la Charte des Nations Unies, et non pas par les magouilles et les tromperies dont Omar Hilale est un fin connaisseur.

Omar Hilale ou la diplomatie des voyous

20/6/2016
Omar Hilale, représentant du Maroc auprès des Nations Unies, a bâti son prestige auprès des siens à coups de manipulations et de rapports mensongers dont le but est de peaufiner son image auprès des autorités marocaines.
Les mystérieuses relations qui le liaient au suédois Anders Kompass, Directeur des Opérations de Camp au HCDH, lui ont permis de remplir de dizaines de rapports dont le contenu a été qualifié "d'exagéré" par le propre Kompass.
Son caractère agressif est plausible dans ses rapports. Au sujet de M. Christopher Ross, envoyé Personnel du Secrétaire Général de l'ONU pour le Sahara Occidental, Omar Hilale a écrit dans un fax du 22 août 2014, qu'il faut "isoler Ross, l'affaiblir et le pousser dans ses derniers retranchements au sujet de son agenda caché sur le Sahara". Hilale l'a même décrit comme "vieil alcoolique".

manif derrière les barrières

Malgré les barrières plus que soixante mille manifestants ont répondu présent.

SURVIE SIGNE, S'ASSOCIE, SOUTIENT : Autodétermination du sahara occidental



SURVIE SIGNE, S'ASSOCIE, SOUTIENT

Autodétermination du sahara occidental : pétition internationale Survie, membre de laplateforme pour la solidarité avec le peuple du sahara occidental vous propose de signer et de diffuser cette pétition qui sera remise au Conseil de sécurité des Nations unies en septembre 2016 pour demander l'organisation d'un référendum avant fin 2017

http://www.westernsahara-referendum.org/?section=2&lang=fr







Brexit et après: bye bye EU, bye bye UK, bienvenue aux peuples !








Maintenant que les électeurs britanniques ont dit bye bye à Bruxelles, le scénario logique devrait être le suivant :

1-Un nouveau référendum devrait être organisé pour demander aux électeurs s’ils veulent rester dans le Royaume « uni ». Pas seulement aux Écossais, mais aussi aux Irlandais du Nord, aux Gallois, aux Cornouaillais et aux Anglais proprement dits. À terme, la « Grande-Bretagne » devrait disparaître, au profit d’une confédération à laquelle les électeurs devraient choisir de s’associer ou non. L’Écosse indépendante, puis l’Irlande du nord indépendante, suivies du Pays de Galles, des Cornouailles et de l’Angleterre avec Londres, auraient à choisir entre plusieurs scénarios : faire partie soit d’une confédération des pays « britanniques », soit de l’Union européenne, soit des deux. L’Irlande du Nord aurait à choisir entre une indépendance pure et simple, le rattachement à la République d’Irlande, au nouveau Commonwealth et/ou à l’Union européenne.

2-La première mesure à prendre par le gouvernement PSOE-Unidos Podemos qui sortira des élections espagnoles du 26 juin, devrait être l’organisation d’un référendum demandant aux électeurs : « Voulez-vous rester dans l’Espagne telle qu’elle est et faire partie de l’UE à ce titre ? Voulez-vous devenir indépendants et faire partie de l’UE ? »

3-Les électeurs du Royaume de Belgique, des républiques italienne et française et des autres États-nations devraient suivre le même chemin. Wallons et Flamands, Bretons, Corses, Alsaciens, Occitans, Savoyards, Basques et Catalans, Andalous et Cantabriens, Castillans et Valenciens, Sardes, Siciliens, Lombards, Piémontais, Toscans et Vénitiens devraient pouvoir se prononcer sur l’avenir qu’ils veulent, tout comme les Bavarois, les Carinthiens, les Tyroliens, les Sames ou les Rroms.

Les populistes de la perfide Albion ont réussi là où la gauche grecque avait échoué : remettre en cause le « machin » de Bruxelles. Ils ont ouvert une voie royale aux peuples du vieux continent pour imposer à la caste eurocratique des banquiers et politiciens une autre Europe, celle des peuples. Reste à savoir si les gauches du continent sauront tirer des conclusions de l’échec des travaillistes britanniques à imposer la fausse équation établissant une équivalence entre UE et progrès social.
L’ Europe verticale des 28/27 est mourante, qu’elle crève ! Et vive l’Europe horizontale des 100 !



Ali Aarrass, Salé II, Matricule 69 : Lettres de l’ombre (première partie)


LogoAli Aarrass, Lettres de l’ombre adressées à la DGAPR (Délégation Générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion)

dans Lettres/Letters/Brieven par


Letter from prison handsMessage adressé à la DGAPR  – Partie 1
Tentative de corruption 

Le nouveau directeur, monsieur Hoho, le dernier en date, a fait fort !
Depuis le début de mon malheureux séjour dans ces lieux infâmes, qui ne me correspondent pas du tout, j’en ai vu défiler bien des directeurs.  Ils se valent tous en matière de sournoiserie.  Mais l’actuel directeur démontre qu’on peut toujours faire mieux.  Je suis même impressionné par la ruse et la manipulation dont est capable cet individu.
Je dois vous relater les faits qui m’obligent à vous parler de ce personnage.  Et au fur et à mesure que vous me lirez, vous découvrirez un second personnage, non moins fourbe.

jeudi 23 juin 2016

Guantanamo chez nous ?

 
Résultat de recherche d'images pour "Guantanamo chez nous ? Un livre de Luk Vervaet"... Il y a 80 hommes détenus à guantanamo bay, 30 qui ont été enlevé pour le transfert... Un récent rapport de l'agence Reuters indique que l'administration a largement renoncé à son plan de fermer les prisons ici. Ça veut dire qu'il pourrait y avoir des dizaines d'hommes qui risquent de ne jamais quitter l'île... Le plus ancien détenu, nos amis sont nos ennemis, y est depuis 68, et la majorité d'entre eux  depuis le début des années 50...

Un collectif d'universitaires, chercheurs et doctorants, en tête des prochaines manifestations.

 
Patrick Vassort, sociologue, Université de Caen, 
  jeu. 23 juin 2016 Édition du matin

Un collectif d'universitaires, chercheurs et doctorants, s'annonce en tête des prochaines manifestations. Ni “casseurs” ni “terroristes”, ils s'insurgent contre le « mensonge » comme « mode de gouvernement et de domination ». Une pétition est en ligne.


  • Depuis des semaines, le gouvernement et les médias utilisent les mêmes « éléments de langage » pour faire croire que les manifestations seraient composées de gens raisonnables qui ne comprennent pas encore les avantages de la « loi travail », loi européenne et non El Khomri, d’une part et, de l’autre, de casseurs, délinquants, étrangers et dangereux. Mais qui fréquente les têtes de manifestation afin de se joindre à ces personnes et de vérifier ces propos ? Il me semble donc très étonnant que les commentaires des journalistes et hommes politiques participent de fantasmes superbement élaborés, même dans les milieux intellectuels.

    L'équivalence faite entre manifestant et casseur est une manipulation politique et médiatique que nous refusons. Elle est d'autant plus artificielle que nous savons que des policiers de la Brigade Anti-criminalité (BAC), et autres briseurs de mouvement, s'infiltrent dans les cortèges. Le chaos et la répression qu'ils y provoquent, dès lors, favorisent indûment l'assignation aveugle d'identités et de responsabilités préfabriquées.

    Cependant, pour avoir l'habitude des manifestations et des "têtes de manif", je crois pouvoir affirmer que le fantasme est plus fort que la réalité et que le gouvernement socialiste, les représentants politiques des partis les plus puissants de France, les médias dominants font du mensonge un mode de gouvernement et de domination.

    Mardi 14 juin à Paris, en tête de manifestation, il y avait des jeunes lycéen.nes, étudiant.es et travailleur.euses qui, depuis des années voient leur avenir détruit par des politiques répressives, le développement d'un capitalisme de plus en plus agressif, des patrons et des ministres de la République expliquant qu'en refusant de se faire gratuitement matraquer ils/elles deviennent des terroristes ou des "casseurs", laissant entendre qu'ils/elles sont soit idiot.es, soit fachos, soit délinquant.es.

    La réalité est plus simple pour l'immense majorité de ces gens en noir : comme moi, ils veulent défendre leur avenir et celui de leurs enfants ; comme moi, ils ne veulent pas d'une flexibilité professionnelle dont les "plans sociaux" seront payés par leurs impôts ; comme moi, ils refusent la privatisation des bénéfices et la socialisation des coûts liés aux erreurs et aux vols du patronat et de l’actionnariat ; comme moi ils veulent manifester leur opposition à un projet de société qui repose sur la productivité du capital et l’abstraction de toute richesse ; comme moi, ils pensent que la démocratie ne se gagne pas tous les cinq ans dans les urnes mais chaque jour dans les actes de chacun et de tous ; comme moi, ils pensent que les élections sont devenues une permission pour la domination impensée ; comme moi, ils constatent que s’opposer majoritairement à une loi c’est prendre le risque d’être criminalisé ; comme moi ils ne souhaitent pas recevoir des coups de matraques, des balles de LDB, des grenades de désencerclement à hauteur du visage, être gazés ; comme moi, ils ont compris que les ordres sont de casser du manifestant pour casser l’opposition ; comme moi ils ne supportent plus la morgue du Premier ministre ainsi que celle du ministre de l'Intérieur et de bon nombre d'hommes et femmes politiques... les mensonges répétés du chef de l’État.

    Alors comme moi, ils achètent des masques à gaz, des protections utiles pour le sport, des vêtements noirs afin de ne pas être identifiables, car chacun sait après avoir manifesté ces derniers mois que le délit de sale gueule est très largement partagé dans la police et dangereux ; comme moi ils ont envie de crier que "tout le monde déteste la police" lorsque, comme mardi 14 juin et alors qu'il ne se passe rien de notable, les CRS font une sortie, faisant tomber des dizaines de manifestants, les frappant à coups de matraque et de tonfa à la tête, sur la colonne vertébrale ; comme moi, ils comptent mieux les blessés (petits et grands) de la manifestation du 14 au nombre de plusieurs centaines que le ministre de l’Intérieur ; comme moi, ils sentent la haine monter en eux lorsque, voyant un(e) manifestant(e) à terre, sans connaissance, dans un état visiblement grave, les CRS continuent de gazer et de matraquer jusqu'à faire une deuxième victime au même endroit alors que certains des manifestants portaient secours au blessé ; comme moi ils ont compris que les socialistes ne comprennent rien à la dynamique qui aujourd'hui existe dans le pays ; comme moi ils savent que protéger l'hôpital Necker des deux hurluberlus qui s’y sont attaqués (sur la masse d’individus cela signifie que les manifestants sont très disciplinés) était un jeu d'enfants pour des forces de l'ordre qui coulissaient en grand nombre le long des manifestants afin de les agresser, de les blesser, de les détruire, mais qu'aucun ordre n'a été donné pour cela ; comme moi ils savent que les "casseurs" des services publics ne sont pas ceux qui s'attaquent à une baie vitrée mais ceux qui font disparaître les moyens humains et matériels de ces mêmes services au profit de services privés et que ces "casseurs" sont les cols blancs des ministères, les lobbies patronaux, les partis politiques et la commission européenne.

    Comme moi sans doute, ils ont aujourd'hui plus de rage encore que lundi 13 au soir, car mardi 14 juin l'État a montré à quoi servait le monopole de la violence,
    lorsqu'il est entre les mains d'un pouvoir délétère : il fait tomber tout espoir de "vie bonne" ; comme moi ils savent qu'en 1789 les "casseurs" ont pris la Bastille, qu'entre 1939 et 1944 des "terroristes" luttaient et résistaient contre la terreur nazie ; comme moi ils ont compris et savent que le langage, comme l'avait analysé Klemperer, est un outil du pouvoir et de l'idéologie dominante et que l’idéologie dominante est celle de la classe dominante.

    Alors comme eux, peut-être, je me prépare à de prochaines manifestations. Je ne suis pas un "casseur", pas un "terroriste". Je veux encore être libre ! Libre de pouvoir participer à des décisions collectives sans menaces de 49,3, sans menaces de militarisation de l'espace public. Libre de manifester sans prendre de risques pour ma santé, sans que des enfants prennent de risques pour la leur. C'est pour cela que lors de la prochaine manifestation, comme eux, je serai encore prêt ! Avec mon masque à gaz, mes protections, mon foulard, mes vêtements noirs, car ainsi on se protège individuellement tout en protégeant le collectif, en évitant les identifications faciles, la haine visible de certains représentants des « forces » dites de l’ordre.

    J'assume pleinement mes propos et je serai en « tête de manif » lors des prochaines manifestations où qu’elles soient ; je viendrai en aide à ceux qui, parmi nous, femmes et hommes, lycéens, étudiants, chômeurs, travailleurs précaires ou pauvres, seront en difficulté et agressés et m’engage à me défendre et à nous défendre contre toute agression policière ou gouvernementale, par les moyens dont je disposerai. C'est dans l'action militante et la défense de nos libertés que ce "je" deviendra un "nous" !

    La pétition est accessible ici : http://tinyurl.com/hu4mmhj

    Signataires :
    Dominique Archambault, professeur, Université Paris 8-Vincennes-Saint-Denis ; Nathalie Auger, maître de conférences, Université Rennes 1 ; Michel Barthélémy, sociologue, Cnrs ; Christine Bertrand, maître de conférences, Université Paris 6 ; Claude-Isabelle Biason, monteuse vidéo, Toulouse ; Martine Boudet, agrégée de Lettres modernes, Toulouse ; Claire Brisson, doctorante en géographie, Université Paris-Sorbonne ; Dominique Burlot, documentaliste, Toulouse ; Magali Busquet, ingénieure, Lyon ; Claude Calame, directeur d’études, EHESS, Paris ; Sylvie Considère, maître de conférences, ESPE Lille ; Laure Crombé, doctorante Paris Ouest Nanterre La Défense ; Carole David-Bordier, professeur d'EPS, L'Ile-d'Elle ; Sophie Desrosiers, enseignant-chercheur, EHESS ; Jeanne Dressen ; Jean-François Dubost, historien, professeur des universités, Université Paris-Est Créteil ; Pascale Dubus, historienne de l’art, Université Paris 1 ; Nicolas Elefantis, documentaliste, Université Toulouse III ; Laure Emperaire, Institut de Recherche pour le Développement (IRD) ; Jérémie Ferrer-Bartomeu, doctorant en histoire moderne, École nationale des chartes ; Artemisa Flores Espinola, sociologue, Université Paris 8-Vincennes-Saint-Denis ; Henri Fourtine, biatss scd p ; Caroline Gallez, chercheuse, Paris ; Pascal Garcelon, enseignant, Toulouse ; Florent Gaudez, professeur, Université Grenoble Alpes ; Karine Ginisty, géographe, post-doctorante, EHESS ; Fabien Granjon, sociologue, Université Paris 8 ; Nacira Guénif, anthropologue, professeure, Université Paris 8 ; Michaël Gutnic, maître de conférences en mathématiques, Université de Strasbourg ; Mathieu Hocquelet, postdoctorant, Freie Universität, Berlin ; Sophie Jallais, maître de conférences, Université Paris 1 ; Chantal Jaquet, philosophe, professeur à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne ; Aurélie Jeantet, sociologue, Université Sorbonne Nouvelle ; Anne Jollet, historienne, Université de Poitiers ; François Jouve, professeur, Université Paris Diderot ; Patricia Kajnar,  cinéaste ; Helin Karaman, doctorante en sociologie et urbanisme, EHESS ; Isabelle Krzywkowski, Littérature comparée, Université Grenoble Alpes ; Adrien Krauz, doctorant en urbanisme, Université Paris Ouest Nanterre La Défense ; Marc Langenbach, géographe, premier assistant, Université de Lausanne ; Christian Lavault, professeur émérite, Université Paris 13 ; Sylvain Leder, enseignant, Paris ; Noémi Lefebvre, chargée de recherche et d'enseignement, écrivain, Lyon ; Romain Legé, doctorant en géographie, Université de Nantes ; Françoise Lemmet, retraitée ; Kolja Lindner, docteur en science politique, ATER à Sciences Po, Paris ; Olivier Long, enseignant-chercheur et peintre, Université Paris 1 ; Frédérique Longuet Marx, anthropologue, maître de conférences, Université de Caen ; Pascal Maillard, travailleur de l’Université, Strasbourg ; Jean Malifaud, maitre de conférences retraité ; Toufan Manoutcheri, comédienne, Paris ; Nicole Mathieu, Directeur de recherche émérite au CNRS ; Jacob Matthews, enseignant-chercheur, Université Paris 8 ; Tiphaine Maurin, doctorante en préhistoire, Université de Bordeaux ; Sarah Mekdjian, enseignante-chercheuse, Université Grenoble Alpes ; Pierre Mercklé, sociologue, ENS de Lyon ; Bernard Mezzadri, anthropologue, Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse ; Christophe Mileschi, professeur des universités, Paris Ouest Nanterre ; Sylvie Monchatre, sociologue, Université de Strasbourg ; Charlotte Monteil, doctorante géographe, Université d'East Anglia (UK) ; Emmanuel Munch, doctorant en urbanisme, Université Paris-Est ; Dimitri Nicolle, psychologue, Paris ; Françoise Nassoy, éducatrice spécialisée, Paris ; Alexandra Oeser, sociologue, MCF, Université Paris Ouest Nanterre La Défense ; Anthony Pecqueux, sociologue, CNRS, Grenoble ; Evelyne Perrin, économiste,  Directrice de recherches urbaines,  Ministère de l’équipement, retraitée ; Mary Picone, anthropologue, EHESS ; Joel Pothier, enseignant-chercheur, Université Paris 6 ; Manuel Rebuschi, enseignant-chercheur, Université de Lorraine ; Simon Ridley, Doctorant en sociologie, enseignant moniteur en sociologie, Université Paris Ouest Nanterre La Défense ; Stéphane Rosière, professeur, Université de Reims Champagne-Ardenne ; Bertrand Rouziès, docteur de l'Université de Rouen ; Laëtitia S., étudiante en géographie, IGA ; Michel Savaric, enseignant-chercheur, Université de Franche-Comté ; Hélène Tallon, géographe, chercheur associé UMR Innovation, Montpellier ; Romain Telliez, maître de conférences, Université de Paris-Sorbonne ; Jérôme Valluy, maître de conférences en science politique, Université Paris 1 ; Stéphanie Vincent-Geslin, sociologue, UNIL, Lausanne ; Sophie Wahnich, directrice de recherche, CNRS, Paris ; Caroline Zekri, maître de conférences, Université Paris-Est Créteil.
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