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samedi 16 juillet 2016

Titres sur http://solidmar.blogspot.com du 10 au 15 juillet 2016

Sahara Occidental : Le Maroc veut réintégrer l’UA, mais veut en chasser la RASD ! La MINURSO revient. Les enfants sahraouis heureux de trouver de la verdure loin du désert !
Le Maroc veut réintégrer l’UA 
Le Maroc demande le gel de la RASD voire son éviction
Le Maroc prépare à Kigali son « retour » au sein de l’Union Africaine 
Sommet UA: Le Roi Mohammed VI ne se rendra pas à Kigali 
Les concessions du Makhzen sont devenues nombreuses 
MINURSO : Le Maroc cède face aux pressions de l'ONU 
Réintégration de la MINURSO 
 25 membres de la Minurso de retour au Maroc, un deuxième groupe attendu 
“Les accords par lesquels l'Espagne a livré le Sahara occidental au Maroc étaient une escroquerie” 
Un combat légitime 
En France aussi des enfants réfugiés sahraouis en vacances de paix 
Un été en paix pour 350 enfants sahraouis arrivés en Italie
La classe politique algérienne appelle la communauté internationale à apporter une solution au conflit du Sahara Occidental 
Qui sont les Sahraouis? 
Le conflit du Sahara-occidental : une histoire sans fin
Maroc : Wafaa libérée après deux ans d’incarcération injuste
Maroc : Wafaâ Charaf est libre après deux ans d’incarcération 
Bonne nouvelle ! Libération de Wafaa Charaf 
Wafa est libre ! 
ZAKARIA MOUMNI, TORTURÉ ET MENACÉ DE MORT. MOHAMMED BELMAÏZI 
APPEL DE LA MERE DU DISPARU HOUCINE EL MANOUZI ! VIVANTS OU MORTS? LIBEREZ LES DETENUS...... 
Evénement exceptionnel dans l'histoire du Maroc 
Le dernier prisonnier marocain de Guantanamo bientôt rapatrié au Maroc 
Situation d’Ali Aarrass : question de la députée écolo Hélène Ryckmans 
Les dessous des importations de déchets au Maroc
Attentat de Nice, tristesse et colère.
[Attentat Nice] De l’urgence de se taire 
Il n'y a pas eu de failles ?! 
Face à l’horreur à Nice, la nécessaire mobilisation civile 
Nice aujourd'hui, mais à Baghdad et Homs et Gaza et Damas et Jérusalem tous les jours ! 
Triste réalité...
14 juillet : journée contre les violences policières... 
14 juillet , fête nationale des engins qui tuent...
Tout est à repenser
Réflexions d’après Brexit (1) : Le mythe de l’Europe sociale et démocratique. 
Réflexions d’après Brexit (2) : La révolution néo-libérale 
POLITIS DÉBARQUE À MARSEILLE LE 20 JUILLET ! 
Gaza : Familles décimées .Un web-documentaire comme pièce à conviction 
Titres sur http://solidmar.blogspot.com du 3 au 10 juillet 2016. 

Il n'y a pas eu de failles ?!

Younes Benkirane

 Pas de failles ???
Juste un semi remorque qui roule pendant 2 km en traînant près de 200 personnes sous ses roues sur la Promenade des Anglais ! 

 
Arrêtez de vous foutre de nous !
Si vous êtes des incompétents, et vous l'êtes, alors déguerpissez !
Vous devez protéger la population, mais vous interdisez les manifs contre la loi travail ! Que du cynisme, et de l'hypocrisie !
Nous protéger, c'est tout le contraire de ce que vous faites.
Nous protéger ce n'est pas bombarder l'Irak et la Syrie mais assurer l'égalité des chances en France face à l'école, au savoir, à l'éducation, au travail.
Assurer notre sécurité c'est cesser de la jouer sur les tables du CRIF.
Assurer notre sécurité c'est d'empêcher les prêches islamistes dans les mosquées au lieu de les laisser faire et de les utiliser après coup contre les musulmans.
C'est nettoyer, laver, rincer, carsheriser votre manière de faire de la politique politicienne.
C'est d'ouvrir de vrais débats sur les grands sujets de société qui nous divisent mais que vous ne voulez pas ouvrir pour justement mieux nous diviser !
Arrêtez ! Suffit ! Votre incompétence et votre cynisme sont criminels et vous devrez bien rendre compte un jour.
Des citoyens meurent par votre faute.
Déguerpissez Mr le cowboy qui croit gagner en jouant à Mr W Bush !
Il n'y a pas eu de faille dans le dispositif de sécurité jeudi soir à Nice où un homme au volant d'un poids lourd a tué au moins 84 personnes sur la promenade des Anglais, a…

Le Maroc demande le gel de la RASD voire son éviction de l'UA

Depuis 1984 le Maroc d'Hassan 2 a quitté l'U A ( Union Africaine ) , en raison de l'adhésion de la RASD ( République Arabe Sahraouie Démocratique ) au sein de cet organisme .
Aujourd'hui une demande conditionné de ce même Maroc à réintroduire l'UA pointe son nez , la condition je vous la donne en 1000 : le gel de la RASD voire son éviction .
Bien évidemment le Maroc peut compter sur ses "fidèles"alliés du continent , mais cela suffira t il ...?

 
La RASD qui est loin de posséder les mêmes atouts que le Maroc , a pu, grâce à une diplomatie plus mûre gagner en capital sympathie les pays du continent et ceux en dehors du continent.

Comment cette demande sera observée par les dirigeants africains sur ce retour du Maroc dans l'UA et sur ce conflit dont le nom nous est proscrit de prononcer sur le sol du royaume chérifien ...?
Il est temps que ce dossier quitte les arcanes du palais pour descendre vers les marocains , afin que le Doxa officielle ne prévale, de dépassionner ce qui ressemble à de la névrose et de favoriser le dialogue et les aspirations des uns comme des autres .
L'échiquier est en place , les enveloppes fort probablement ont été versées .
Wait and see ...
Lire l'article du Desk.ma sur cette affaire ci dessous
La tenue du 27e sommet de l’Union africaine cette semaine à Kigali, la capitale du Rwanda, a fait l’objet de nombreuses rumeurs au Maroc sur l’éventuel retour du…
mobile.ledesk.ma

Triste réalité...

Un été en paix pour 350 enfants sahraouis arrivés ce samedi à Saint Jacques de Compostelle

Carlos Cristobal

Un été en paix

Environ 350 enfants sahraouis sont arrivés ce samedi à Saint Jacques de Compostelle dans le cadre du projet vacances en paix. Le programme, mené par l'association solidarité galicienne avec le peuple Sahraoui (sogaps), offre chaque été aux petits la possibilité de profiter d'un séjour loin des hautes températures de leur désert natal et surtout, loin du climat de guerre dans le monde.

La journaliste qui a écrit ceci vous explique aussi que dans les camps de réfugiés de Tindouf, il n'y a aucun "climat de guerre" mais une convivialité exemplaire, malgré toutes les intempéries et malgré le manque de ressources humanitaires !
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Face à l’horreur à Nice, la nécessaire mobilisation citoyenne

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Communiqué LDH
La Ligue des droits de l’Homme exprime son horreur face aux événements tragiques qui se sont déroulés à Nice dans la soirée du 14 juillet. Elle témoigne également toute sa solidarité aux familles des victimes de cet acte monstrueux.
Face à la violence et à la stratégie de la tension auxquelles nous sommes confrontés, elle appelle à résister à la tentation d’y répondre par une restriction de la vie démocratique et des libertés publiques. C’est bien la capacité de mobilisation de la société civile s’appuyant sur les principes de droits et de libertés qui constitue la meilleure garantie pour préserver les fondements de notre choix collectif de société.

Paris, le 15 juillet 2016

Les concessions du Makhzen sont devenues nombreuses

Les concessions du Makhzen sont devenues nombreuses. Je crois que le Maroc est en panique s'attendant à une solution imposée par le Conseil de Sécurité, à savoir la transition de l'affaire du Sahara Occidental du Chapitre 6 a 7 qui stipule une solution imposée dans le cadre du droit du peuple sahraoui à l'auto-détermination; une mesure qui justifie le fait que la France a lâché le Makhzen au niveau du Conseil de Sécurité. Les manœuvres du Makhzen qui illico presto se succèdent, telles que l'accès donné à la Minurso de se redéployer au Sahara Occidental, vouloir accéder l'Union Africaine, le rapprochement avec l'Algérie et autres restent des mesures préventives pour amortir le choque onusien et prolonger le statuquo!!
Le Maroc manifeste sa volonté de réintégrer l'UA sans conditions, tandis que cette dernière réitère son engagement à œuvrer pour l'organisation d'un référendum d'autodétermination au Sahara occidental. Y a t-il quelqu'un qui pourrait nous éclairer là-dessus? Je dois avouer que c'est quelque chose que j'ai du mal à comprendre!

Le Maroc veut réintégrer l’UA



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 Mohammed VI, le roi du Maroc. 
 
Son pays veut revenir dans l'Union africaine après 32 ans d'absence.
Le Maroc a récemment envoyé un émissaire au président kényan, dans le cadre d’une démarche menée par le royaume pour rejoindre l’Union africaine.
Taïeb Fassi-Fihri a déclaré au président Uhuru Kenyatta que le Maroc désirait revenir dans l’organisation continentale, sans conditions.
Le chef de l’Etat kényan s’est engagé à travailler pour la cause marocaine.

Une délégation marocaine a entrepris des négociations auprès des délégués d’autres pays du continent, au sommet de l’Union africaine, du 10 au 18 juillet, à Kigali, dans le but de sceller le retour du Maroc au sein de l’organisation.
Pour y arriver, le ministre marocain des Affaires étrangères s’est déjà rendu dans plusieurs pays africains, dont l’Egypte, l’Ethiopie, la Libye et le Soudan.
Plusieurs chefs d’État africains sont attendus ce weekend à Kigali, pour le sommet de l’UA.
Le Maroc a quitté depuis 1984 l’ex-Organisation de l’unité africaine, devenue Union africaine en 2002.
Rabat avait pris cette décision en reprochant à l’organisation africaine de reconnaître la souveraineté du Sahara Occidental, qu’il  considère encore comme une partie de son territoire.

Le conflit du Sahara-occidental : une histoire sans fin?

par Béligh Nabli, L'Economiste maghrébin, 15/7/2016

 
Unique candidat à la succession de Mohamed Abdelaziz, décédé il y a plus d’un mois, Brahim Ghali, 66 ans, vient d’être élu président du Front Polisario, lors du Congrès extraordinaire que vient de tenir le parti saharaoui. Soutenu par l’Algérie, cette figure historique du mouvement  Polisario aura la lourde tâche de contribuer à trouver une issue à l’impasse politique dans laquelle le conflit du Sahara occidental se trouve depuis des décennies. Celui-ci est l’une des clefs d’analyse de la géopolitique de la Méditerranée* occidentale en général, et de la géopolitique maghrébine en particulier.
Héritage de l’époque coloniale (partage du Sahara entre les différentes administrations coloniales françaises, espagnoles et italiennes), les frontières sud et sahariennes du Maghreb sont à l’origine de différends frontaliers. Depuis le départ en 1975 de l’ancienne puissance coloniale, l’Espagne, le contentieux territorial n’est toujours pas résolu. Engagée en 1974, la décolonisation conduit à un conflit armé entre la Maroc et le Front Polisario jusqu’au cessez-le-feu de 1991. Les anciennes zones d’influence sont devenues des frontières nationales des nouveaux États souverains. Or, si ces tracés ont pu créer quelques incidents ponctuels entre la Libye et la Tunisie, ils nourrissent des tensions géopolitiques entre l’Algérie et le Maroc, deux Etats voisins de la rive sud-ouest dont les relations diplomatiques ont du mal à se stabiliser.
Après la fin du protectorat français en 1956, le Maroc, sous l’impulsion des nationalistes de l’Istiqlal, entend reconstituer l’intégrité territoriale d’un « Grand Maroc » rassemblant toutes les terres qui ont « appartenu historiquement » au royaume à une période ou à une autre. Il revendique tous les territoires contrôlés par les Espagnols et une partie des territoires contrôlés par la France (portion du Sahara autour de Tindouf et Bechar), ainsi que la Mauritanie. L’engagement du processus de décolonisation suscite des tensions entre les parties concernées (Espagne, Maroc, Algérie, Mauritanie) et va conduire à la création du Front Polisario en 1973. Le Maroc annonce l’organisation d’une « Marche verte ». Début novembre 1975, 350 000 civils marocains franchissent pacifiquement la frontière. Le 14 novembre 1975, le gouvernement espagnol signe les accords de Madrid avec le Maroc et la Mauritanie. Le territoire est divisé en deux parties : les 2/3 au nord reviennent au Maroc, le sud à la Mauritanie. Le Front Polisario s’y oppose. Les troupes marocaines et mauritaniennes se déploient.
Les deux principaux protagonistes dans ce conflit, le Maroc et le Front Polisario, se disputent la souveraineté de ce territoire (d’environ 263 450 km²) qui se situe dans l’espace sahélo-saharien, le tout sous le regard de puissances voisines parties prenantes dans ce litige. Le Maroc administre le territoire qui est inclus dans les trois provinces du sud, sans que cette situation de fait ne soit admise dans son principe même par une partie de la population sahraouie du territoire et des réfugiés des camps de Tindouf (en Algérie), liée au Front Polisario. En 1976, cette organisation a proclamé la République arabe sahraouie démocratique (RASD), laquelle a été immédiatement reconnue par les voisins immédiats du Maroc (Algérie, Mauritanie) et une majorité des Etats membres de l’OUA. L’Espagne s’en tient au droit à l’autodétermination du peuple sahraoui.
Avant même l’indépendance officielle de l’Algérie, un accord (conclu en 1961 à Rabat) entre Ferhat Abbas, président du Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA), et Hassan II, roi du Maroc, prévoyait de renégocier le statut des régions algériennes de Tindouf et de Colomb-Béchar. Or, à l’indépendance, l’Algérie de Ben Bella refuse de restituer ces territoires et de reconsidérer sa souveraineté sur des régions acquises sur décision de l’autorité coloniale française. La tension diplomatique et militaire croissante vire au conflit armé d’octobre 1963 à février 1964, après l’incursion des Forces armées royales du Maroc en territoire algérien. Outre le problème frontalier, le déclenchement de cette « guerre des sables » est le fait des convoitises suscitées par la découverte de ressources minérales dans la zone disputée, mais aussi de la tendance expansionniste du royaume chérifien animé par l’idée du « Grand Maroc ». Finalement, après diverses négociations houleuses ou avortées, l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) parvient à trouver un accord entre les deux belligérants. L’OUA adopte le principe de l’intangibilité des frontières issues du colonialisme (qui est rejeté par le Maroc) et la frontière suit le tracé qui reprend la délimitation française. Le 15 juillet 1972, Houari Boumediene et Hassan II signent un traité qui délimite leurs frontières en reprenant ce tracé. L’Algérie ratifie le traité le 17 mai 1973, et le Maroc… en mai 1989.
Ce conflit a installé les deux principales puissances maghrébines dans une relation de défiance, ponctuée par des accrochages à la frontière (les échanges de feu entre garde-frontières algériens et marocains attestent la persistance et la vigueur de l’antagonisme) et une confrontation directe à Amgala (1976), au Sahara occidental. En effet, après la « guerre des sables », l’Algérie arme les indépendantistes du Front Polisario (financés aussi par la Libye) entré en conflit avec le Maroc. Il remporte des succès, notamment en Mauritanie, mène des opérations au Maroc (jusqu’à la construction du « mur », en 1980) qui décide d’annexer la portion sud du territoire.
Si le Maroc a renoncé en 1989 à revendiquer la partie du Sahara algérien (Tindouf), il revendique le territoire du « Sahara occidental » (non autonome selon l’ONU) qu’il a annexé à 80% (depuis 1979), considérant qu’il fait partie intégrante du royaume. Les indépendantistes sahraouis du Front Polisario proclament le droit à l’autodétermination du « peuple du Sahara occidental ». C’est pourquoi ils ont d’abord combattu la puissance coloniale espagnole (1973-1976), puis le Maroc, à la suite des accords de Madrid (1975) qui partagent la souveraineté du Sahara occidental entre la Mauritanie et le Maroc. L’enjeu est stratégique pour le Maroc, qui ne veut renoncer ni à cette extension territoriale, ni à l’exploitation d’un territoire riche en minerais (phosphates, fer, titane, manganèse, pierres précieuses) et assez fertile pour développer plus (et mieux) encore le secteur agricole (pilier de l’économie nationale). En outre, le contrôle de ce territoire permet de contrôler de facto la partie sud de sa frontière avec la Mauritanie. Le conflit est aussi pour la Monarchie au Maroc une formidable occasion de faire l’union autour du trône et de renforcer une légitimité très entamée par les crises des premières années de la décennie 1970.
L’impasse n’est pas sans conséquence sur la stabilité et le développement de la région. Ce conflit larvé nourrit d’abord une militarisation de la région, qui comporte une dimension maritime et méditerranéenne malgré la façade exclusivement océanique du territoire. Ensuite, ce contentieux pèse sur les vecteurs institutionnels de coopération régionale– l’Union du Maghreb Arabe– et empêche tout progrès significatif en faveur de l’intégration de la région méditerranéenne au niveau du dialogue 5+5 et de l’Union pour la Méditerranée. Enfin, le statu quo est propice au développement d’un nouveau foyer de trafics et de bases-arrières pour des groupes djihadistes déjà actifs dans les régions du Sahara (Tunisie, Algérie) et du Sahel. La sortie de l’impasse est donc impérieuse pour la stabilité et la sécurité de la rive sud-ouest de la Méditerranée. Seul un règlement définitif dans le cadre des Nations-Unies contribuera utilement à la sécurité et à la stabilisation de la région sahélo-saharienne.
* Béligh Nabli, Géopolitique de la Méditerranée, Paris, Armand Colin, oct. 2015

vendredi 15 juillet 2016

Sommet UA: Le Roi Mohammed VI ne se rendra pas à Kigali (source autorisée)

Carlos Cristobal 

Le Roi Mohammed VI ne se rendra pas à Kigali à l'occasion ni en marge du sommet de l'Union Africaine, apprend Médias 24 de source autorisée. Le Maroc exige l'expulsion du Polisario avant de reprendre le siège qui lui revient de droit.
Partager  medias24.com/MAROC/NATION/1…
https://t.co/UlHFNXMWXf



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[Attentat Nice] De l’urgence de se taire

par 15/7/2016
 Difficile quand on est une personnalité politique de se taire. Difficile quand on est journaliste de ne pas montrer les images dont on dispose, même insoutenables, même indécentes. Il est pourtant parfois urgent d’attendre. La tragédie de Nice a encore illustré le risque de la précipitation qui le dispute bien souvent à la démagogie et au cynisme. Très vite, trop vite peut-être, on a entendu Christian Estrosi reprocher à François Hollande d’avoir annoncé jeudi midi la fin de l’état d’urgence. Puis, Nicolas Sarkozy juger « indispensable » la prolongation du même état d’urgence. Et encore Georges Fenech, député LR du Rhône, affirmer que « l’état d’urgence ne règle rien », et stigmatiser « l’impuissance de l’exécutif ».
Nous avons assisté après le massacre qui a coûté la vie à 84 personnes le soir du 14 juillet, à Nice, à une débauche de déclarations péremptoires, de contradictions, et de solutions faussement radicales comme la rétention administrative, dans des centres fermés « pour ceux qui représentent une menace ». Une proposition que s’est empressé de ressortir de ses tiroirs le député LR des Alpes-Maritimes Eric Ciotti.
Tout cela en vrac alors qu’on ne savait encore rien du tueur qui a jeté son camion dans la foule. Les partisans de l’état d’urgence à perpétuité devraient pourtant admettre que cette disposition d’exception, en vigueur depuis le 14 novembre dernier, n’a pas empêché l’attentat de Nice. 


Nice aujourd'hui, mais à Baghdad et Homs et Gaza et Damas et Jerusalem tous les jours !

Il n'est sans doute pas le temps des polémiques. Car Nice doit panser ses blessures dans le respect du silence. Mais cet argument ne doit pas servir à taire les vérités auxquelles nos populations devront assigner les politiques et nos médias : 

- pourquoi la guerre, ici ? Ne serait-ce pas parce qu'on l'a semée ailleurs, et qu'elle nous revient en boomerang ?
- Pourquoi tant de haines ? Ne serait ce pas parce qu'on l'a semée ailleurs, et qu'elle nous revient en boomerang ?
- pourquoi l'aveuglement ? Ne serait ce pas parce qu'on l'a semée ailleurs et qu'il nous revient en boomerang ?
- et, au delà : comment s'en sortir ? Comment arrêter cette spirale infernale de haines, de meurtres, de sangs, de guerres, de désolations ?! En reconnaissant nos torts ! En cessant de semer des guerres ailleurs ! En imposant la justice, donc en cessant l'impunité des crimes d'autrui et l'impunité de nos propres crimes ! Tout le reste est foutaises ! D'échéances et assimilations, expulsions et lois xénophobes, stigmatisations et polémiques front-nationalistes !
Le monde est en pleurs, à Nice aujourd'hui, mais à Baghdad et Homs et Gaza et Damas et Jerusalem tous les jours ! Tous les jours depuis Bush et Sarko et Hollande. Seul parmi ceux qui savaient, Chirac et De Villepin ont refusé ce jeu du tous perdants !
Cessons ce jeu de mort et de contre-mort. Il est une spirale qui risque de ne jamais cesser si l'on ne s'y attelle pas sérieusement avant qu'il ne soit trop tard.

Appel de la mère du disparu Houcine El Manouzi


LIBEREZ LES DETENUS-DISPARUS DU CENTRE PF3 A RABAT
ET SOULAGEZ VOS CONSCIENCES

Khadija Chaou El Manouzi, Casablanca, le 13 juillet 2016

Le 13 juillet 1975, mon fils Houcine EL MANOUZI, syndicaliste et militant politique, s’est évadé du centre de détention PF3 à Rabat, en compagnie de 7 autres détenus (ABABOU, CHELLAT, M’RIZEK, HARROUCH et les 3 frères BOUREQUAT). Une semaine après, il a été repris par la gendarmerie royale à Ain Aouda et séquestré de nouveau dans le PF3.

44 ans après son enlèvement de Tunis, le 29 octobre 1972, il continue de subir le calvaire de la disparition forcée. Le CNDH, chargé du suivi de l’action de l’IER, classe toujours Houcine parmi les cas non résolus. La justice marocaine, saisie par les parents en 2011, a classé la plainte sans même avoir auditionné tous les témoins cités dans la requête de la famille, et n’a pas jugé utile d’ordonner une mesure conservatoire pour la préservation du centre PF3, lieu pour lequel existent de fortes de présomptions d’engloutissement de corps de disparus.

Un combat légitime




Personne ne peut dire le contraire. La sphère de la reconnaissance officielle, auprès des organisations et des associations civiles, de la cause sahraouie, à l’échelle internationale, gagne en sympathie et en adhésion. À l’évidence, cela prouve avec force, la légitimité de la revendication du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance, en tant que dernière colonie en Afrique. 
Il convient de noter que le succès du congrès extraordinaire pour l’élection du Président de la RASD, qui a donné confiance à l’ancien ministre de la Défense et diplomate, Brahim Ghali, à une majorité écrasante, constitue une garantie susceptible d’insuffler une nouvelle dynamique au combat libérateur du Sahara occidental. 
Heureuse circonstance du calendrier, cette élection coïncide avec le 27e sommet de l’Union africaine, qui aura certainement à examiner la question sahraouie. Notamment que la cause sahraouie a besoin de solidarité active afin de mettre un terme à la colonisation. À chaque occasion, les Sahraouis expriment leur reconnaissance aux pays qui leur sont solidaires et défendent les droits de l’homme bafoués dans le territoire de la République arabe sahraouie démocratique (RASD). 
L’occupant marocain, poussant le déni de justice jusqu’à l’excès, est allé expulser, en mars dernier, la composante civile et politique de la MINURSO, après la visite du secrétaire général de l’ONU dans la région. 
Les déclarations du nouveau Président, qui a pris plus de 93% des voix des participants au congrès extraordinaire, à l’issue du résultat, étaient claires, nettes et précises, en ce qui concerne la MINURSO, qui «devrait être en mesure d’assumer sa mission principale pour laquelle elle a été mise en place en 1991, à savoir l’organisation d’un référendum au Sahara occidental», martelant qu’il est temps pour que les Nations unies et le Conseil de sécurité exercent des pressions et imposent des sanctions contre le makhzen qui continue de saboter les efforts de la communauté internationale. 
Hamza Hichem

Le dernier prisonnier marocain de Guantanamo bientôt rapatrié au Maroc

GUANTANAMO
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abdul latif nasirGUANTANAMO- Abdul Latif Nasir est le dernier prisonnier marocain de Guantanamo et il est en passe d’être rapatrié au Maroc. La commission des libérations conditionnelles de la célèbre prison américaine a placé le Marocain sur la liste des 29 prisonniers dont elle propose la libération, indique le Miami Herald

Cette commission a recommandé le rapatriement d’Abdul Latif Nasir au Maroc et nulle part ailleurs car "il y a de la famille et des perspectives de trouver du soutien et un travail". Des arguments repris de la plaidoirie de son avocate devant la commission.

Me Shelby Sullivan-Bennis a transmis à la commission, le vœu de son client de retourner à Casablanca pour travailler à temps plein dans “une société de traitement des eaux, entouré d’une famille solidaire et stable“.

Par ailleurs, son profil établi au mois de mars ne montre pas de positions extrémistes envers les citoyens américains même s’il considère le gouvernement américain responsable de sa détention prolongée.

La commission indique tout de même dans sa décision qu’Abdul Latif Nasir “représente un certain niveau de menace à la lumière de ses activités passées, de ses compétences et connivences“. Elle estime que ce niveau de menace peut être atténué par ces circonstances de transfert.

L’avis de la commission n’est que consultatif. Les diplomates du Département d’Etat américain vont en effet prendre le relais pour négocier avec le Maroc un accord de transfert sous conditions.

Abdul Latif Nasir, 51 ans est incarcéré à Guantanamo depuis le 3 mai 2002 comme “prisonnier à vie“. Les services de renseignements américains le désignait comme un formateur en armes pour les Talibans, membre d’un commando qui a participé à des combats contre les forces américaines à Tora Bora.

Depuis 2010, Abdul Latif Nasir était considéré comme "dangereux" même s'il n'est accusé d'aucun crime. Si le Maroc et les Etats-Unis parviennent à un accord, il devrait être bientôt rapatrié au Maroc comme son compatriote Younis Abdurrahman Chekkouri. Ce dernier a été libéré en septembre dernier après 13 ans passés dans les geôles de la prison américaine située dans la baie de Cuba. Reste à savoir s'il sera incarcéré une fois rapatrié.

LIRE AUSSI:

En France aussi des enfants réfugiés sahraouis en vacances

Réflexions d’après Brexit (1) : Le mythe de l’Europe sociale

mercredi 13 juillet 2016


 

Le mythe de l’Europe sociale

En 1965, Georges Debunne, alors président de la Centrale Générale des Services Publics[1], écrivait : « L’Europe que nous voulons bâtir n’est pas celle des patrons, des cartels et des trusts, mais une Europe orientée vers la démocratie politique, économique et sociale, vers les relations pacifiques et la coopération avec les peuples »[2]. Pour y arriver, le dirigeant syndical souhaite obtenir, « dans les institutions européennes, les mêmes droits de consultation, de codécision et de contrôle que ceux que les organisations syndicales ont acquis sur le plan national. »
 Conformément à cette stratégie, il présidera la création de la Confédération européenne des syndicats (CES), le 8 février 1973, dont il sera vice-président, puis président jusqu’en 1985. La CES a toujours été partisane de la création d’États-Unis d’Europe, dotés de compétences supranationales et de l’élargissement à tous les pays démocratiques de l’Europe occidentale.

En 1958, le traité de Rome comportait un engagement à « promouvoir l’amélioration des conditions de vie et de travail permettant leur égalisation dans le progrès » et c’est essentiellement pour la présence de ce principe vague que les « syndicats sont devenus des défenseurs de la Communauté et de l’Union européenne ».
Près de cinquante ans après, Debunne constate avec amertume que ce principe a été retiré de la nouvelle Charte européenne, adoptée lors du sommet de Nice en décembre 2000.En 2003, Georges Debunne est de plus en plus pessimiste sur l’évolution de l’Europe ; il craint que son élargissement à venir ne rende définitivement impossible la restauration de ce principe dans les objectifs de l’Union[3].  Il a d’ailleurs consacré les dernières années de sa vie, jusqu’en 2008, à combattre le projet de Constitution européenne. Il a contribué, en chaise roulante, à faire adopter le « non » à la Constitution par la CGT française[4]. Cela l’empêchera pas la CES, qu’il a contribué à fonder en 1973, de se prononcer en faveur du « oui » au projet de Constitution européenne.
Si l’Europe que Debunne entendait bâtir ne devait pas être celle des patrons et des trusts, force est de constater, que « ces banquiers, ces industriels et ces aristocrates qu’on retrouve aux postes clés de la construction européenne ont trouvé le moyen (…) de revenir par étapes successives sur tout ce qu’ils avaient dû concéder »[5].
Manifestation à Bruxelles, en septembre 2010 des syndicats européens pour défendre une Europe plus sociale
Qui aujourd’hui peut encore défendre le mythe d’une Europe sociale ? Quelles organisation sociales, quels partis politiques, quels mouvement citoyens ont-ils aujourd’hui ou pourraient-ils construire dans un avenir proche, un début de rapport de forces capable de changer la nature de cette union antipopulaire ? Où était la solidarité populaire quand le tout nouveau gouvernement grec de Tsipras, soutenu par un mouvement de grèves et de manifestations sans précédent et par un référendum clair contre les diktats des banquiers européens, devait affronter l’élite européenne ? Plus d’un demi-siècle d’Union européenne et de syndicalisme européen a abouti à l’apathie la plus totale quand il s’agit de venir au secours d’un peuple qui a eu le courage de se rebeller. Cette occasion manquée ne reviendra pas de sitôt. D’autant plus que la gauche dite radicale représentée par Syriza s’est alignée sur cette élite en lieu et place d’entrer dans la résistance.
On ne peut même pas dire que l’Europe sociale et démocratique est enterrée car elle n’a jamais existé. Le thème même de l’Europe sociale et démocratique a avant tout été élaboré, non pas en opposition à la dictature des multinationales (patrons, trusts et cartels, dont parlait Debunne) mais bien en opposition d’une part à l’Union soviétique, et, plus globalement à ce qu’on appelait le camp socialiste jusqu’à la fin des années quatre-vingt, et d’autre part aux régimes fascistes qui sévissaient encore en Espagne, en Grèce et au Portugal. Le modèle politique et social des pays fondateurs (France, Allemagne, Italie, pays du Benelux) était le seul contenu donné à ce mot d’ordre. Autrement dit le capitalisme de l’immédiat après-guerre qui, sur fond d’investissements américains, d’exploitation coloniale éhontée et sous la menace du modèle communiste, avait concédé la sécurité sociale et un modèle de concertation propre à assurer la paix sociale. Modèle qu’on a appelé l’État-providence. Il n’y a jamais eu d’autre modèle que celui-là et quand ce modèle a volé en éclat, dès la fin des trente glorieuses, il n’y avait tout simplement plus de modèle du tout. Il n’y avait plus que les plans bien arrêtés des élites économiques, financières et intellectuelles qui ont façonné l’Europe d’aujourd’hui.

(à suivre: Réflexions d’après Brexit (2) : La révolution néo-libérale)





[1] Georges Debunne est né en 1918 et mort en 2008. En 1968, il deviendra secrétaire général de la FGTB et le restera pendant quatorze ans. Il organise à Bruxelles le Congrès fondateur de la Confédération européenne des syndicats (CES) en 1973. Il sera président de la CES de 1982 à 1985.
[2]La Tribune,  Cité par Georges Debunne, dans « À quand l’Europe sociale, Georges Debunne, Édition Syllepse, Paris, 2003, p 57
[3] Idem, p 168 « J’ai toujours été un Européen convaincu et j’ai agi pur que l’Europe soit démocratique et sociale. Aujourd’hui, je redoute la rapidité du calendrier, qui impose aux citoyens et au monde du travail une organisation politique et des conséquences sociales dont ils risquent d’être victimes »
[4] Georges Debunne, Il est possible de résister à l’Europe libérale, in Rassembler les résistances », Contradictions
[5] Raoul <Marc Jennar, Europe, la trahison des élites, édition augmentée, Fayard, Paris, 2005, p14