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samedi 3 septembre 2016

Sahara Occidental : plus de 4.500 Sahraouis ont été victimes de disparitions forcées par l'état marocain

Carlos Cristobal
#Desaparicionesforzadas, disparitions forcées  dans le Sahara Occidental : plus de 4.500 Sahraouis ont été victimes de disparitions forcées par l'état marocain
Plus de 4.500 personnes ont été victimes de disparitions forcées et sont restées enlevés dans des centres de détention secrets où souffrent des conditions horribles et la torture permanente avant d'être libérés après de nombreuses années, plus de 400 personnes entre elles sont toujours portées disparues jusqu'à aujourd'hui .

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Diffusion du film DEMAIN dans tous les collèges et lycées de France

Occupant la fonction d'animateur éducateur Ligue de l'enseignement, dans un dispositif pour jeunes en voie de décrochages, dans plusieurs collèges du Tarn et Garonne, je suis donc en permanence au contact avec les acteurs de demain et malheureusement j'observe que la question de l'évolution, de l'écologie et du bien-être de la planète pour permettre le maintien de l'existence humaine est quand même peu présente voir quasi absente de l'idée des jeunes pour l'avenir. 
Dans nos programmes scolaires il est bien sur question de sciences naturelles et de respect de la nature mais pour les jeunes la diffusion d'un film impactant et percutant jusqu'à donner des chiffres clairs, me semblerait davantage l'outil idéal pour mieux comprendre que nos comportements ont un impact sur l'avenir de l'existence humaine. Une fois que j'ai pris conscience de cet impact, j'ai de suite eu le réflexe de modifier certaines pratiques qui pour moi (en tant que jeune) n'avait pas une importance capitale pour l'avenir de la planète et de notre existence. (Gestion des déchets, gestion des ressources naturelles, système économique potentiellement dangereux etc...)

Burkini et Caterpillar






vendredi 2 septembre 2016




Alors que nous préparions notre action contre l’interdiction du burkini, nous avons appris la fermeture de l’usine Caterpillar. 2200 ouvriers et employés vont perdre leur emploi, plus de 5000 familles seront directement frappées dans la région. 
Alors à ces militants de gauche qui nous reprochent de faire des « diversions » avec nos actions contre l’islamophobie et de ne pas nous occuper des « vraies luttes » pour l’emploi, je voudrais dire aujourd’hui : notre cœur et notre esprit sont assez grands pour nous battre à la fois avec les travailleurs de Caterpillar privés de leur droit au travail et de leur dignité et en même temps avec ces femmes musulmanes pourchassées sur les plages en France, privées de leur droit aux loisirs et de leur dignité.

vendredi 2 septembre 2016

Le peuple sahraoui un peuple martyrisé par le Maroc et la France







Le Sahara occidental est reconnu par les Nations Unies comme territoire pouvant accéder à l’indépendance. Pour répondre aux allégations du Maroc et de la Mauritanie revendiquant la souveraineté sur le Sahara Occidental, la Cour internationale de justice a délibéré le 16 octobre 1975 et a conclu que ces liens d’allégeance « n’établissent l’existence d’aucun lien de souveraineté territoriale entre le territoire du Sahara occidental d’une part, le Royaume du Maroc ou l’ensemble mauritanien d’autre part » et que par conséquent, ils ne peuvent retirer aux populations du Sahara occidental leur droit à l’autodétermination.
Pour chasser les Espagnols, le peuple sahraoui s’est doté d’une organisation qui représente ses intérêts politiques pour faire valoir son choix à l’indépendance. Cette organisation politique a pris le nom de Front Polisario qui est reconnue par la résolution 34/47 adoptée par l’assemblée générale de l’ONU, le 21 novembre 1975 comme la seule organisation représentante du peuple sahraoui et, d’autre part, le Front Polisario a créé la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD) reconnue par l’Union africaine et près d’une quarantaine de pays.

jeudi 1 septembre 2016

Les pauvres en France aussi


«Il faut que quelqu'un parle des pauvres, dans cette élection !» - 
 
 Extrait du discours de Jean-Luc Mélenchon prononcé à Toulouse le 28 août. D'un côté la pauvreté, de l'autre l'accumulation de richesses. Ça suffit !

Partageons !

➡️ Retrouvez la vidéo intégrale du discours ici : https://youtu.be/DJ8hQ77nbw8
➡️ Abonnez-vous pour ne rater aucune vidéo : http://bit.ly/2bZhtXM


Les effets de l'épopée d'El Guergarate



Le 28 août 2016 restera dans les annales de l'histoire de la lutte du peuple du Sahara Occidental comme une nouvelle épopée de l'Armée de libération populaire sahraouie.
Comme dans toutes les histoires épiques, il y a toujours un point d'inflexion qui est le moment dans lequel, soudain, tout change. Cet instant historique marqué par un geste héroïque qui restera à jamais dans la mémoire collective et que rien ne pourra effacer.
L'épopée d'El Guergarate est l'histoire d'une bataille remportée sans tirer une seule balle. Elle constitue le point de départ d'une nouvelle étape marquante du processus de paix du Sahara Occidental. Désormais, il y a un avant et un après El Guergarate.

mercredi 31 août 2016

La pauvreté touche six millions de Marocains, le Maroc,avec 4.800 millionnaires fait partie des pays les plus pauvres d’Afrique








©DR©DR
Un rapport des Nations Unies indique que le Maroc est l’un des pays de la région du Moyen Orient et d’Afrique du Nord qui souffre le plus de pauvreté et de restriction. 

Dans le rapport, il est précisé que 60% des Marocains vivent dans la pauvreté et dans le besoin. Cette partie de la population marocaine se divise en deux classes : les Marocains qui vivent dans la pauvreté extrême et les autres qui vivent dans un stade de pauvreté moyenne et qui sont privés de leurs droits les plus élémentaires.

Le Roi du Maroc Mohammed VI : “Il n’y a pas de vierges au Paradis”

La semaine dernière, le Roi Mohammed VI du Maroc a tenu un discours remarqué sur le terrorisme et l’islamisme en Europe, à l’occasion de l’anniversaire de l’indépendance marocaine.

Le texte intégral de son discours traduit en anglais est récemment apparu sur le site du Middle East Media Research Institute (MEMRI).
“Nous croyons que le meurtre d’un moine est interdit par la charia, et que le tuer dans une église est un acte impardonnable de stupidité, parce qu’il est un être humain, et un religieux, même s’il n’est pas musulman. (…) Les terroristes qui opèrent au nom de l’islam ne sont pas musulmans”, a dit le roi, se référant à l’assassinat du prêtre catholique Jacques Hamel en France le 26 juillet dernier.
Il a demandé aux Marocains résidant à l’étranger d’adhérer aux valeurs de leur foi, et d’empêcher la montée de l’islamophobie et du racisme en protégeant leur bonne réputation.

Pas de vierges pour les djihadistes

Pour la première fois le monarque a également soulevé la question du djihad. Les kamikazes ne sont pas nécessairement motivés par des motifs religieux, mais la promesse de paradis est souvent un motif important. En effet, les musulmans qui se font exploser croient qu’ils acquièrent le statut de martyr, ce qui leur assure – à la différence des musulmans ordinaires – d’aller directement au paradis. Selon certaines interprétations du Coran, ils seraient alors récompensés par 72 houris, c’est à dire des jeunes femmes célestes vierges d’une très grande beauté.
Dans les bagages de Mohammed Atta, l’un des terroristes qui avaient détourné un avion pour le faire percuter dans les tours du WTC à Manhattan en 2001, on a trouvé un document contenant la note suivante : “Il faut que tu sois gai, heureux, ouvert, tranquille, car tu  commets une action que Dieu aime et qui le satisfait et le jour viendra où tu  seras avec les houris”)
Depuis quand le djihad consiste-t-il à tuer des innocents ?
Le roi a évoqué le groupe terroriste Etat islamique (EI), l’accusant d’exploiter le manque de connaissance de l’Islam et de la langue arabe des jeunes musulmans en Europe :
“ Est-il concevable que ceux qui écoutent de la musique seront avalés par la Terre ? Et il y d’autres mensonges de cette sorte. Les terroristes et les extrémistes utilisent tous les moyens possibles pour persuader les jeunes de se joindre à eux et de frapper des sociétés qui défendent les valeurs de liberté, d’ouverture et de tolérance. (…) Nous sommes tous visés. Celui qui croit en ce que j’ai dit est une cible pour le terrorisme”.

POUR LA MÉMOIRE ET CONTRE L'IMPUNITÉ

30 AOUT ,JOURNÉE INTERNATIONALE CONTRE LA DISPARITION FORCÉE
CE JOUR SIT- IN DEVANT LA PRISON CENTRALE DE KENITRA OU SONT PASSÉS DES MILLIERS DE VICTIMES DE LA DISPARITION
LA VÉRITÉ TOUTE LA VÉRITÉ
POUR LA MÉMOIRE ET CONTRE L'IMPUNITÉ

30 août 2016 sit in des familles des disparus politiques marocains

imageKénitra, le 30 août 2016
 Les familles des disparus politiques marocains ont organisé un sit in devant la sinistre prison centrale de Kénitra (Maison Centrale) par où sont passés des milliers de prisonniers politiques sous le "protectorat" français et surtout sous le règne de Hassan II le tyran. Des dizaines de militants ont été exécutés, d'autres ont été enlevés de la prison et restent jusqu'aujourd'hui sans nouvelles tel le cas de Ouazzane Belkacem.
 
Les victimes de la répression du régime ont envoyé des messages très significatifs aussi bien au régime qui fait tout pour taire la vérité qu'aux institutions "représentatives" (???!!!!)qui cautionnent par leur mutisme cet entêtement makhzenien.
Visionnons et écoutons les vidéos. Bien sûr les slogans ne font pas l'unanimité, mais ils reflètent les convictions des victimes et des familles. 
Ce sit in devant ce bagne est une première au Maroc. Des dizaines de victimes sont venues de toutes les régions du Maroc. Les paysans, artisans et nomades de Khénifra n'ont pas manqué ce rendez-vous historique.
Ali Fkir 
1-https://youtu.be/tX2XVO93GBc
2-https://youtu.be/bUm2s_0YwJA
3-Familles des disparus politiques marocains le 30 août 2016







mardi 30 août 2016

La presse écrite marocaine : Un pluralisme en trompe-l’œil.



La presse écrite marocaine: Un pluralisme en trompe-l’œil

L’édition du mois d’août des hebdos et des mensuels offre une belle occasion pour mesurer le pluralisme de la presse écrite marocaine. Regardons de plus ce qu’elle a proposé à ses lecteurs pour les vacances.   
Avant de démarrer cette revue de presse, une définition du pluralisme s’impose. Le Maroc compte 490 publications, réparties entre 30 quotidiens, 175 hebdos, 187 mensuels et 47 périodiques avec une parution irrégulière. Cette offre pléthorique suffit-elle à créer une presse plurielle? La réponse est Non.
Pluralisme, de quoi parle-t-on?
L’UNESCO fixe les conditions de l’existence d’un pluralisme dans les médias comme suit :
Dans toute société démocratique, les médias doivent non seulement être indépendants, mais aussi pluralistes. En effet, la démocratie ne peut s’exercer que si les médias sont indépendants, pluralistes, libres de toute emprise gouvernementale et de toute pression politique ou économique, et s’ils peuvent accéder aux ressources matérielles et aux infrastructures nécessaires pour produire et diffuser leurs produits et leurs programmes.
ACRIMED, site français spécialisé dans la critique des médias, ne limite pas le pluralisme dans les médias à l’expression et la représentation de la diversité des seules opinions politiques, mais “il doit (ou devrait) englober l’expression de toutes les opinions. Le pluralisme désigne alors le pluralisme des opinions de toutes natures ou, pour dire dans le langage de nombre de décisions du Conseil Constitutionnel, « le pluralisme des courants d’expression socioculturels » ou « le pluralisme des courants de pensée et d’opinion » pluralisme dont il est souligné, dans toutes les décisions correspondantes, qu’il est « en lui-même un objectif de valeur constitutionnelle ».
Résumons: le pluralisme n’est pas que numérique mais c’est un pluralisme des opinions et des courants de pensées. Jusqu’à quel point la presse écrite marocaine respecte cet engagement?

Unanimité et routine
Le numéro présent dans les kiosques durant tout un mois est moment propice pour réaliser de “jolis” numéros pour l’été, riches en rétrospectives, analyses et sujets “magazines” faisant la part belle à la littérature ou à l’histoire. Au Maroc, c’est un niet ! Les hebdos comme les mensuels se contentent du service minimum.    
Pour ce dernier numéro de la saison, tous les hebdos consacrent leurs dossiers à la fête du trône. Si le choix du sujet est tout a fait défendable, le traitement réservé à ce thème est dans la grande majorité des cas se limite à de longues pages de glorification et de louanges
La censure et l’autocensure expliquent en partie ce traitement, à cela s’ajoute des intérêts commerciaux liés à la vente de la publicité sur les pages de ces “spéciaux”. Un dernier élément à prendre en compte: la répétition de ces dossiers sur la fête du trône depuis dix sept ans obéit aux routines journalistiques. C’est désormais un “marronnier” de l’été où chaque journal ressort quasiment les mêmes articles à l’occasion de ces éditions.
Venu le moment de s’arrêter sur les titres de ces publications, Attention certains ne veulent strictement rien dire!
Hebdos
Maroc Hebdo: “ Mohammed VI, 17 ans de règne: Un Roi Zen”
L’Observateur: “Les 10 paris gagnés de Mohammed VI”
Le Temps: “Fête du trône: Symbiose intemporelle entre la monarchie et le peuple”
Challenge: “Fidélité aux valeurs et respect aux engagements”
La Vie Eco: “Le Maroc, modèle moderne et innovant”
La vérité fête du trôneLa Vérité: “La Fête du Trône illustre la symbiose entre le Roi et le peuple: Le symbole du Maroc éternel”
Finance News, La Nouvelle Tribune et Le Reporter ont également consacré des spéciaux à la fête du trône

Mensuels:
Version Homme Magazine : Mohammed VI, un Roi visionnaire”
Economie & Entreprises: “ Ceux qui murmurent à l’oreille de Mohammed VI”
Le Maroc diplomatique: Portrait de Mohammed VI: Parcours trempé dans la lutte et couronné d’espérances”
Ce n’est pas une blague, même la presse satirique s’y met aussi:
Canard fête du trôneLe Canard Liberé: “Le ROI DES CŒURS”
Ainsi qu’une publication de la presse féminine:
Lalla Fatéma (Groupe NewPub) : “Fidélité aux valeurs et respect aux engagements vis-à-vis du peuple marocain”

Une petite et seule exception: Telquel: “Mohammed VI, la nostalgie El Youssoufi” 

Cet unanimisme de la presse écrite marocaine rend caduque l’argument du pluralisme médiatique répété par tous les ministres de la communication au Maroc. A quoi bon avoir 490 publications dans un pays mais qui choisissent le même traitement d’un sujet ?
Aicha Akalay, directrice de publication de Telquel a bien résumé l’esprit de ces éditions dans son édito du mois d’août:
« Il ne faudrait pas compter sur les intellectuels de salon, ni sur les médias biberonnés à la publicité de connivence, pour se livrer à un exercice de bilan honnête [du règne de Mohammed VI], mais ô combien nécessaire. Les adeptes de la propagande décatie sont encore trop nombreux, et la peur d’indisposer le sérail les tétanise”.
Ce pluralisme de façade est d’ailleurs sanctionné par les lecteurs qui continuent à boycotter la lecture de cette presse…  
S. Lemaizi

Cimade 05 : la situation des réfugiés se dégrade dans les Hautes-Alpes

                         Préfecture des Hautes-Alpes : STOP ! DANGER !


Depuis le début de l’année 2016, la situation des réfugiés se dégrade dans les Hautes-Alpes, la préfecture se livrant à une série d’arrestations ciblées, d'assignation à résidence, de menaces envers des personnes fragiles et des familles . La volonté de précariser les personnes en les mettant à la rue et en refusant des titres de séjour possibles  accentue encore  la pression  pour les faire partir.

La Cimade, association de défense des Droits des réfugiés, déboutés ou demandeurs d’asile, s'inquiète et s'émeut du traitement réservé aux personnes qui demandent protection à la France et qui se trouvent malmenées par ses autorités.

Petit récapitulatif :

- Depuis le 1er janvier, les conjoints de personnes malades reçoivent un refus systématique de titre de séjour. Seule la personne malade a le droit de travailler !!! De fait, ces couples et familles se retrouvent en situation précaire, sont dépendants des associations caritatives et l’accès au logement devient  très compliqué.

- Début mars, un jeune artiste cubain, en France depuis 6 ans, est arrêté dans son atelier à Gap. Il est envoyé en centre de rétention. Les décisions du juge des libertés et du tribunal administratif ont abouti à sa libération et sa sortie du centre de rétention administratif.

- Début avril, un jeune albanais, en France depuis 3 ans, est arrêté dans le train Gap/Veynes, et envoyé en centre de rétention, à Nice. Le juge décidera de sa remise en liberté.

- Trois familles avec des enfants scolarisés en France, parfois depuis plusieurs années, sont assignées à résidence.
L'assignation à résidence est une rétention hors les murs. Elle permet les expulsions discrètes et évite la présence d'avocat, obligatoire en centre de rétention administrative.

- En mai, la préfecture a refusé un titre de séjour à une famille pour la troisième fois. Ayant fait appel de cette décision auprès du tribunal administratif, la famille a gagné contre les décisions abusives du préfet.

- Le 1er août, un couple âgé, en France depuis 3 ans, dont l'épouse est malade, est arrêté par 4 policiers en vue de son expulsion. Il ne devra son retour à Gap qu'à une grève des pilotes.

- Depuis avril, 6 familles et 5 célibataires, demandeurs d'asile ou déboutés, ont été jetés à la rue. Les enfants concernés sont âgés de 2 mois à 18 ans. Au moment des faits, le bébé de 2 mois était malade… Un référé liberté a permis à l’une de ces familles d’être hébergée. Les autres ont été hébergées provisoirement au 2, rue Ernest Cézanne, réquisition citoyenne d’un logement communal inoccupé depuis 10 ans.

- Cet été, des réunions d’informations concernant « l’aide au retour volontaire » ont été instaurées par la préfecture : elles se sont transformées en tentative d’intimidation en faveur du « retour forcé » puisque les familles ont subi des pressions insupportables et inacceptables dans un État de droit, et que l’un des couples ayant refusé «l’aide» a été arrêté à son domicile.

Nous protestons avec vigueur face à ces agissements contraires au respect et à la dignité des personnes qui ne semblent avoir pour objet que de créer un sentiment d’insécurité et de stress puisque la quasi-totalité des décisions de la préfecture sont abandonnées ou annulées par le tribunal administratif ou le juge des libertés.

La Cimade appelle donc les associations impliquées dans la défense des droits de l'homme, les collectifs de soutien aux réfugiés, les syndicats à se retrouver pour échanger, informer et organiser ensemble la protestation :

  Un rassemblement consultatif aura lieu
LE SAMEDI 3 SEPTEMBRE à partir de 10H30
             
sur l’Esplanade de la Paix
à Gap
              
                
        

              
                          
 
 
 
 
 
   LE SAMEDI 3 SEPTEMBRE à partir de 10H30
                                  
             sur l’Esplanade de la Paix

Le combat sans frontières pour un prisonnier sahraoui

Par Libération.fr,

La femme d’un militant pro- indépendance du Sahara-Occidental torturé et emprisonné au Maroc a porté plainte en France. Cette procédure inédite pourrait servir de précédent.

Ce matin de juillet, le vaste parloir de la prison de Salé, près de Rabat, a des allures de hall de gare surpeuplé. Des centaines de détenus et visiteurs échangent des nouvelles en haussant la voix, tentant de se faire entendre dans la cacophonie ambiante. Dans un angle de la pièce, plusieurs familles sahraouies boivent le thé, assises sur des couvertures disposées au sol. Parmi ces personnes, Claude Mangin, 60 ans. «La scène est un peu surréaliste», se souvient la Française venue visiter son mari incarcéré depuis six ans. Ici, Naâma Asfari et ses 22 compagnons sahraouis, militants pour l’indépendance du Sahara-Occidental, ne sont pas des quidams. Ils sont considérés comme «prisonniers politiques» et bénéficient d’un traitement plus favorable que les détenus de droits communs : cellules individuelles et quartier réservé. Naâma Asfari, condamné à trente ans de réclusion criminelle, tue les heures en lisant de la philosophie politique, en écoutant France Culture ou en cultivant le jardin. «Les détenus sahraouis sont traités plus correctement, car leur sort est pris en compte par l’ONU, mais également parce qu’ils ont mené plusieurs grèves de la faim», commente Claude Mangin, professeure d’histoire-géographie en région parisienne, désormais rompue à ce «tourisme carcéral» lors de chaque vacances scolaires.