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mercredi 25 janvier 2017

Après quelques jours passés dans la famille de Ali Aarrass,

Pour Ali, merci Soledad Kalza ♡23/1/2017

Plus que jamais, après quelques jours passés dans la famille de Ali Aarrass, je comprends mieux de quelle injustice ce rifain-espagnol est victime. Les mellillenses sont pris en otage depuis des générations par l'histoire coloniale des grands états-nations, là où leur identité est andalouse et rifaine, libres-guerriers des montagnes, Al-Andaluz, LaLa Buya, churros et castagnettes. 

L'injustice, elle aussi, se transmet de génération en génération. Heureusement que de grands hommes et femmes parfois se dressent pour refuser la perpétuation des systèmes qui engendrent les dominations. De ces grands hommes et grandes femmes, sans aucun doute, vous êtes. Puissions-nous humblement le reconnaître depuis Bruxelles et cette Belgique qui exigea de vous des devoirs sans vous donner les droits que la justice et la loi pourtant vous conféraient.


Quelle sagesse il règne dans cette famille, quelle dignité. Depuis la douceur lumineuse de Houria El Ouazghari qui attend son mari depuis bientôt 9 ans, à la pudeur savante d'un père qui a mené tant de luttes et enlace avec des bras de géant sa fille Farida Aarrass et tous ses petits enfants. Au milieu des Doufs et des garde-mangers qui débordent, la voix de Fatma comme l'écume sur les roches du syncrétisme des fortifications brise l'air. Comme ta fille sera fière de toi. Comme Farida ta sœur te porte, comme ta chaise est pleine et t'attend.
Cher-e-s Aarrass, Camarades, Frères et Sœurs, puisque par la force des choses votre vie est devenue publique, laissez-moi vous le dire ici aussi. Votre dignité, votre sagesse, votre patience, votre lutte rayonne dans nos cœurs à tous et nous rend plus intègres.

Ali depuis l'isolement de ta cellule, soupçonnes-tu combien d'amitiés et de rencontres battent au diapason du battement de ton cœur? Puissent nos voix arriver jusqu'à toi, car tu n'es pas seul.