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mercredi 25 janvier 2017

Me Breham bouleverse les juges du Makhzen*



Aujourd'hui, lors du procès des 24 sahraouis à Salé, dit Gdeim Izik, l'avocat français Joseph Breham a utilisé à plusieurs reprises le terme "territoires sahraouis occupés" lors de la défense de son client Naâma Asfari.

Au très grand dam du juge marocain Youssef El Aklaoui qui jetait des regards effarés dans tous les sens par crainte, sûrement, que sa carrière professionnelle n'en soit affectée.

Cette défense de rupture menée par l'avocat français a poussé l'autre avocat marocain de Naâma Asfari, Me Abdelaziz Nouaidi, à se retirer de la défense. Portant ainsi un coup à la défense de son client. A la plus grande joie, comme on peut le constater sur le net, de la presse aux ordres.


Me Nouaidi, qui n'est pas un enfant de chœur, connaissait la trajectoire indépendantiste de son client. Il ne la découvre pas aujourd'hui. Et je présume qu'il avait prévu à ce que Naâma Asfari ou l'un de ses avocats étrangers fassent des déclarations "tonitruantes", pour ne pas dire autre chose, qui sortent de la norme "marocaine".

C'est pour cela que ce départ inattendu est fâcheux. En raison de sa trajectoire, Me Nouaidi aurait pu nous éclairer sur la marche du procès et dénoncer toute incartade des juges.

Les accusés sahraouis ont droit à un procès juste. Pas pour leur cause mais plutôt pour que tous les Marocains puissent savoir ce qui s'est réellement passé à Gdeim Izik.

Même chose pour les parents des victimes marocaines dont certaines ont non seulement été lâchement tuées mais dont les cadavres ont été souillés aux yeux du monde.

Avec un procès juste, on peut savoir si les 24 sahraouis sont coupables ou innocents.

Avec un procès téléguidé par les services secrets, le cabinet du ministre de la justice et le cabinet royal, comme c'est souvent le cas dans les procès politiques, et c'est un connaisseur qui le dit, il n'y aura pas de justice. Ni pour les uns ni pour les autres.

Et les Sahraouis, coupables ou innocents, seront automatiquement élevés au rang de victimes.


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