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mercredi 22 février 2017

Un mur encercle la dernière colonie d’Afrique

MO*redactie
Afrika-redacteur
21 Février 2017


Les Sahraouis accueillent chaque visiteur comme un ambassadeur de leur cause. (...)

Je me suis glissé entre les multiples visiteurs des camps de réfugiés à proximité de la petite ville algérienne de Tindouf. Comme cela semble être l’usage ici, la responsable (une femme) de la daïra (commune) m’a assigné une famille, qui recevra de l’argent du gouvernement pour cet accueil. Les visiteurs réguliers peuvent choisir leur résidence.
Je dors dans une maison en pierre, sur un matelas de mousse élégamment recouvert d’étoffes tissées, dans le salon. Partout, des tapis couvrent le sol. À l’extérieur, un cabanon abrite la toilette et la douche. Un tuyau y conduit l’eau, qui jaillit d’un robinet moderne. Au matin, le petit-déjeuner nous est apporté sur un plateau. Il y a du thé, du café, du lait, du sucre, des baguettes et du fromage La Vache Qui Rit. Durant les quatre jours de notre visite au camp Boujdour, nous ne manquons de rien. Notre famille d’accueil dort sous une tente, dehors. En été, les températures y sont par ailleurs bien plus agréables qu’à l’intérieur des maisons en pierre, qui accumulent beaucoup trop de chaleur.
 Consensus étonnant

Régulièrement, l’impression d’évoluer dans un monde en trompe-l’œil m’assaillit, un monde où tous s’organisent autour d’une cause commune, la création d’un État indépendant pour les Sahraouis, et où chaque rencontre semble orchestrée par un metteur en scène.
Une partie de nos guides sont des ex-combattants du Front Polisario qui luttait contre le Maroc. Des fonctionnaires du gouvernement sahraoui participent à l’organisation de nos visites. Le gouvernement et le mouvement de la libération sont unis et indivisibles.
Au Sahara occidental, les médias indépendants n’existent pas. Les correspondants locaux et européens – installés à Alger, Addis-Adeba et en Espagne – sont employés par le ministère de l’Information. La chaîne de radio qui émet depuis les camps en arabe et en espagnol, l’agence de presse Sahara Press Service et la chaîne de télévision : toutes appartiennent à l’État. Depuis les tentes, une voix radiophonique résonne dans la nuit. À en juger par son volume et sa force de persuasion, la voix d’homme récite de la propagande sur la radio nationale, dont 40 pour cent des émissions sont des nouvelles politiques.
Nos interlocuteurs et nos familles d’accueil sont-ils sélectionnés sur la base de leurs convictions politiques ? Ou est-ce le fruit du hasard et des décennies depuis lesquelles ces familles vivent dans l’un des 28 villages des camps si toutes les têtes pointent dans la même direction ?

Récupérer le Sahara à tout prix ?

Même ma famille d’accueil, mon hôtesse, ses sœurs et ses cousines, ne manifestent pas le moindre doute quant à l’issue du conflit gelé. D’un teint d’albâtre maquillé de couleurs vives, Milka Gassem est allongée sur les tapis du salon comme une Romaine à un banquet. Seuls les plateaux de nourriture décadente manquent au tableau.


‘Nous ne voulons ni devenir des Algériens, ni nous rattacher au Maroc. Nous voulons récupérer le Sahara. Ou devons-nous décevoir nos martyrs dont le sang a empourpré le désert ?!’ Ses yeux soulignés de khôl s’enflamment.
Pendant ma visite éclair de quatre jours, je remarque qu’il y a bien quelques sceptiques et dissidents, même s’ils restent minoritaires. Le jeune Bah, un étudiant en droit qui travaille comme apprenti boucher en Espagne, est l’un d’entre eux. Lors d’une rencontre fortuite, il me raconte ses études en droit à Madrid, qu’il a pu financer grâce à une bourse de l’État espagnol de 4 000 euros par an, qu’il compléta en travaillant dans un bar le week-end.
‘Les Espagnols sont des gens biens,’ me dit Bah. Depuis des années, ses cousins passent deux semaines par an en Espagne. ‘Je reste au camp pour deux mois. De toute façon, je ne peux pas rester plus de six mois, sous peine de ne pas pouvoir rentrer en Espagne. Je reviendrai ici tant que mes parents seront en vie. Après, ce sera terminé. Tous ceux qui ont un peu d’argent partent. Ils partent pour la Mauritanie, l’Algérie ou l’Europe. Ceux qui restent, ceux que vous voyez ici, sont presque tous pauvres.’ Bah a prévu de travailler comme boucher dans un petit village proche de Séville. Trouver un autre emploi est difficile. L’Espagne est en crise.
Des dizaines de milliers de Sahraouis vivent aux USA et en Europe. Parfois, ils rendent visite à leur famille. Tous, ou presque, envoient de l’argent à leurs parents dans les camps quand ils le peuvent.

Plus long que la Grande Muraille

L’origine du conflit du Sahara occidental remonte à 1975, quand l’Espagne décida de se débarrasser de cette petite colonie. Sur papier, le Sahara occidental appartient toujours à l’Espagne ; le territoire n’a jamais été décolonisé et son indépendance n’a jamais été reconnue par l’ONU. Le Sahara occidental est par conséquent la dernière colonie du monde, à quelques îles de l’Atlantique et du Pacifique près.
Depuis lors, le Maroc occupe ce littoral verdoyant, ses mines de phosphate ainsi qu’une large portion du Sahara. L’Algérie soutient le mouvement de libération des Sahraouis, notamment en fournissant des armes au Front Polisario et en prêtant une parcelle désertique pour l’établissement des camps de réfugiés des Sahraouis. Ils y ont constitué leur propre État et leur juridiction en territoire algérien.
L’Espagne devait se séparer de ses colonies, mais souhaitait s’assurer un accès aux vastes mines de phosphate de Bou Craa et aux zones de pêche au large de la côte saharienne. Elle conclut donc un accord avec le Maroc et la Mauritanie prévoyant que les deux pays voisins pourraient s’approprier le territoire ainsi libéré et que l’Espagne conserverait ses accès commerciaux. Les accords de Madrid, allant à l’encontre du jugement rendu par l’ONU, fournirent au Maroc une chance de récupérer une part du “Grand Maroc” qui occupait jadis des territoires de la Mauritanie, du Mali et de l’Algérie actuels.

Les accords tripartites éveillèrent évidemment la colère des Sahraouis, ce groupe hétérogène de tribus se considérant comme les habitants légitimes de la région. Ils luttaient déjà pour leur indépendance sous l’occupation espagnole.
Avant la signature de ces accords, le Maroc employa les grands moyens pour organiser une Marche verte réunissant 100 000 citoyens se dirigeant vers le Sahara occidental. Il y envoya peu après ses troupes, afin d’empêcher les rebelles du “Front Polisario” de s’emparer de la région.
S’ensuivit une guérilla acharnée qui se solda pour les Sahraouis par d’importantes victoires, entre autres face à la faible armée mauritanienne. À l’aide de bombes à fragmentation, de phosphore et de napalm, le Maroc parvint finalement à repousser le Front Polisario dans une étroite frange du littoral, aux frontières de l’Algérie.
Pour sécuriser les terres ainsi gagnées, le Maroc commença en 1980 à construire un mur, encerclant au départ les mines de phosphate, avant de s’avancer plus loin dans le Sahara occidental.

Another brick in the wall

La construction de cette ligne de défense dura sept ans. Elle se compose d’un mur de sable et de pierre et, à intervalles réguliers, de postes militaires. D’après des sources sahraouies, 160 000 à 180 000 soldats marocains patrouilleraient le long des 2 700 kilomètres du mur, par ailleurs protégé par des millions de mines. Nafaa Mustapha, le secrétaire général du ministère sahraoui de l’Information et de la Sécurité, témoigne que les militaires marocains sont ravitaillés une fois par mois en nourriture et une fois par semaine en eau, grâce à un camion-citerne. ‘Exception faite des exercices de tir, ils n’ont plus employé leurs armes depuis 1991.’
Abdeslam Omar Lahsen, de l’organisation de défense des droits de l’Homme Afapredesa, explique que depuis une décennie, ces dépenses sont couvertes par le soutien financier de certains États du Golfe, les bénéfices engendrés par les richesses du sol-sol du Sahara occidental et même par des subsides européens, destinés à la lutte contre l’immigration illégale.
À l’heure actuelle, la population sahraouie est répartie entre les camps aux abords de Tindouf, en Algérie, le (maigre) territoire libéré et les “régions occupées” au-delà du mur, sous la férule des autorités marocaines. Abdeslam Omar Lahsen estime qu’environ 200 000 réfugiés vivent dans les camps, 40 000 en “territoire libéré” et 300 000 autres dans les régions occupées dans l’enceinte du mur.

Territoires occupés

‘Les territoires occupés sont hermétiquement isolés du monde extérieur,’ déclare Abdeslam Omar Lahsen. ‘Leur situation est encore plus grave que celle des territoires palestiniens. Tout observateur y mettant les pieds est suivi de près ou jeté dehors. Rien qu’en 2016, 200 d’entre eux ont été refoulés, dont 73 délégués de l’ONU.’
Pendant ce temps, l’ONU en question supervise toujours le cessez-le-feu mis en place en 1991, dans l’attente d’un référendum d’auto-gouvernance, selon la procédure obligatoire lors d’une décolonisation.

Le Maroc avait donné son accord de principe pour le référendum, mais l’ai finalement remis aux calendes grecques, soutenu par la France et l’Espagne. Parmi les prétextes avancés, leur désaccord quant aux populations autorisées à participer.  La France est l’un des cinq membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU ; elle détient par conséquent un droit de veto. Les autorités espagnoles n’ont guère plus envie de prendre le Maroc à rebrousse-poil. Les questions d’immigration, de terrorisme et ses intérêts nationaux – ses enclaves en territoire marocain, Ceuta et Melilla – n’y sont sans doute pas pour rien.
Outre la protection contre le Front Polisario, le mur remplit d’autres fonctions. Il sert également de barrage contre les pratiques nauséabondes des “territoires occupés”, raconte Abdeslam Omar Lahsen, de l’organisation Afapredesa. ‘Entre 1980 et le début des années 2000, le Maroc incitait les réfugiés sahraouis à rentrer chez eux en leur offrant des maisons et des avantages. Depuis la construction et la destruction du camp de Gdeim Izik en octobre 2010, le Maroc a mis fin à toute forme d’avantage. Les Sahraouis d’une autre nationalité ne peuvent plus entrer au Maroc ou dans les territoires occupés. Ceux qui s’y trouvent et voudraient les quitter, en direction les camps par exemple, le peuvent grâce à leurs relations ou moyennant une collaboration avec le gouvernement marocain. Nous connaissons des cas de Sahraouis revenus ici pour réaliser des vidéos clandestines ou distribuer des drapeaux marocains et ainsi montrer au reste du monde que les Sahraouis veulent devenir Marocains. Le gouvernement sahraoui réagit plutôt mollement à cette politique du diviser pour mieux régner. Les collaborateurs ne sont pas supprimés.’
Par le passé, un programme permettait aux Sahraouis de rendre visite à leur famille en territoires occupés, se souvient Abdelkhader Omar, le Premier ministre de la République arabe sahraouie démocratique (RASD). ‘Quelques dizaines de milliers de personnes ont ainsi traversé la frontière. Après la révolte (l’Intifada sahraouie) qui a débuté en 2005, elle est définitivement fermée.’ Depuis, les Sahraouis transitent souvent par la Mauritanie, notamment par Guarguarat.

Un camp dans tous ses État(s)

Khatri Addouh préside le parlement sahraoui, fondé en 1975 quand l’Espagne renonça à ses droits sur le Sahara occidental – alors encore dénommé Sahara espagnol. ‘Depuis 1991, le cessez-le-feu est d’application. Les Sahraouis le mettent à profit pour se préparer à l’avenir. Aujourd’hui, tous les aspects de la vie en société sont représentés dans notre administration. Nous répondons aux besoins des réfugiés, mais souhaitons aussi préparer notre futur, afin d’être prêts à affronter de nouveaux défis une fois notre indépendance proclamée. Nous avons constaté comment d’autres pays africains ont navigué en eaux troubles après leur déclaration d’indépendance.’
Depuis 1975, les Sahraouis en exil disposent de leur propre gouvernement, parlement et système judiciaire.  ‘Les camps de réfugiés sont organisés comme des provinces ; leurs habitants ne sont plus des réfugiés, mais des citoyens,’ explique Khatri Addouh.
‘A priori, nous restons un mouvement de libération, mais notre projet renferme effectivement aussi l’ambition de constituer un État. Nous avons également proclamé la République,’ rappelle le président du parlement. ‘Tout ceci relève parfois de l’exercice d’équilibre. Les institutions de l’État fonctionnent grâce à des membres cadres du mouvement. Le secrétaire général du Polisario est aussi le président/chef de l’État. Le chef de gouvernement doit impérativement être issu du Politburo du Front Polisario. Le Front n’est pas un véritable parti, sinon une large union luttant pour la libération. Une fois obtenue l’indépendance (souhaitée), le gouvernement promet d’instaurer un système de multipartite.
La république a contribué à la création de l’Union africaine – elle était membre de l’Organisation de l’unité africaine, motif invoqué par le Maroc pour la quitter – et ses représentants diplomatiques sont actifs dans le monde entier, par exemple à Washington et à New York. Les camps de Tindouf promulguent des lois et possèdent même des prisons. Le Conseil (parlement) compte déjà 10 législatures et 53 membres, dont 22 pour cent sont des femmes et 70 pour cent ont moins de 40 ans. La constitution permet même au parlement de rappeler le gouvernement à l’ordre, si nécessaire. En 1989, une de ces motions de méfiance entraîna la dissolution du gouvernement, événement unique dans la région,’ raconte fièrement Khatri Addouh.
Les camps de réfugiés sahraouis contredisent les clichés ; là-bas, pas de misère criante, de dépendance à des seigneurs de la guerre malintentionnés ou de domination de pays d’accueil contrôlant les allées et venues des résidents du camp et se servant des masses comme de monnaie d’échange dans les conflits internationaux.
​Dans leur passionnant From Camp to City. Refugee Camps of the Western Sahara, les auteurs recommandent de ne pas considérer les camps comme des lieux d’accueil temporaires pour panser et protéger les réfugiés, sinon comme des espaces où d’anciens groupes tribaux se sont réunis et se sont émancipés en organisant une société urbaine, sédentaire, où l’éducation, la prise de décision démocratique et les femmes occupent une place centrale. Les femmes peuplaient le tout premier camp, quand les hommes étaient encore au front face à l’Espagne et le Maroc.
‘Parmi nous, certains sont en mesure d’émigrer en Espagne et d’y refaire leur vie. Cela dit, le modèle sociétal que nous avons construit ici a plus de valeur que cela à nos yeux,’ analyse Abdeslam Omar Lahsen. ‘Beaucoup désirent rester ici pour un jour porter ce que nous avons accompli au niveau d’un Sahara indépendant.’
Abdelkhader Omar, le Premier ministre de la République, estime que le Sahara pourrait un jour être plus prospère que le Qatar ou le Koweït. ‘Nous sommes peu nombreux et le désert regorge de richesses. Nous avons été capables de résoudre nos problèmes avec des moyens infimes. Je considère ces 41 ans comme notre apprentissage pour l’avenir.’
D’un côté, les Sahraouis érigent leur propre État (sur le territoire algérien, certes) qui prévoit une obligation scolaire, un niveau d’éducation supérieur à la moyenne du Maghreb et des institutions qui fonctionnent relativement bien. D’un autre côté, ils ne veulent pas rendre leurs camps permanents au point qu’il ne soit plus possible d’ensuite retourner dans leur véritable “mère patrie”. Le maintien de la trêve et le caractère semi-permanent des camps – maisons en pierre, magasins, écoles … – permettent avant tout de diminuer la pression pesant sur la communauté internationale, qui s’affaire à une solution pour la dernière colonie au monde. ‘Cela fait déjà 26 ans que nous attendons un référendum qui ne vient pas,’ soupire Khatri Addouh.

L’autre Syrie ?

‘Nous allons au-devant d’un danger majeur,’ prévient Khatri Addouh, le président du parlement sahraoui. ‘La stabilité que le Maroc aime tant vanter n’existe que grâce à l’obéissance et la patience des Sahraouis. Cela fait déjà 26 ans que nous attendons un référendum qui ne vient pas. Que se passera-t-il si demain la frustration explose ?

Nous sommes à 200 kilomètres du Nord du Mali. Depuis des années, il est ravagé par des extrémistes, des trafiquants de drogue et le crime organisé. Le Maroc a déjà essayé d’attirer notre population dans les filets du trafic de drogue. La Libye est menacée par Daech et Al-Qaïda. Une affaire explosive ! En 2016, le Maroc est allé jusqu’à expulser des représentants de l’ONU, venus pour la préparation du référendum, parce que le secrétaire général Ban Ki-moon avait osé prononcer le mot “occupation”. Nous sommes pacifiques, mais nous entendons aussi le mécontentement des jeunes et des habitants des territoires occupés, qui se retiennent de réagir malgré la brutale répression des forces de l’ordre marocaines.’
Le Premier ministre du gouvernement sahraoui, Abdelkhader Omar, conclut : ‘Depuis 43 ans, nous vivons dans la même situation, mais aujourd’hui la marge de manœuvre du Maroc est très réduite. Il a toujours fait croire à la communauté internationale qu’il était favorable à des négociations de paix, mais l’ONU perd patience. Vingt-cinq ans après la mise en place du cessez-le-feu de 1991, nous ne sommes nulle part. Voilà la conclusion du dernier rapport de Ban Ki-moon. En réaction, le Maroc a annulé la composante civile du Minurso (mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental, ndlr). Ceci provoqua des protestations jusqu’au sein du Conseil de Sécurité de l’ONU. C’était la manière du Maroc de dire : “Nous occupons le Sahara et nous y resterons.” La seule chose qui l’intéresse, ce sont les soldats de l’ONU pour la supervision du cessez-le-feu. En ce qui nous concerne, il a franchi la ligne rouge. Si tout le monde peut ainsi renier les missions de l’ONU, elle perd tout respect. De surcroît, le Maroc s’est lancé dans la construction d’une route vers la Mauritanie, alors que les accords prévoyaient que chacun reste de son côté du mur. Dans la zone tampon, les deux armées sont dorénavant à 120 mètres de distance ; la trêve ordonnait 5 kilomètres. À tout moment, un soldat peut ouvrir le feu et déclencher une guerre qui réduirait la trêve déclarée en 1991 à néant.’
Traduction : Marie Gomrée