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samedi 4 février 2017

Un an plus tard, Naâma et ses compagnons sont toujours en prison marocaine ! · NetworkedBlogs

Vos souvenirs sur Facebook, il y a un an, le 4 février 2016 :
Plan de paix au Sahara Occidental, ACAT, 02/02/2016

Raymond MEOT


Il concerne un des conflits « oubliés » de l’actualité. La lutte du peuple sahraoui pour son émancipation sur fond de décolonisation et de richesses pétrolières. En contrôlant le Sahara occidental, les autorités marocaines nient l’existence du peuple sahraoui et répriment sévèrement toute manifestation. Arrestations arbitraires, mauvais traitements, tortures et condamnations de militants sahraouis à l’issue de procès inéquitables en toute impunité.

En octobre 2010, Naâma Asfari, défenseur des droits de l’homme et 20 000 personnes ont participé à la création à Gdeim. Izil au sud du Maroc d’un camp de tentes traditionnelles de ce peuple nomade pour protester contre les discriminations dont ils sont les victimes et réaffirmer le droit des Sahraouis à l’autodétermination
Le 8 novembre 2010, les forces de sécurité marocaines ont donné l’assaut. Le campement est violemment démantelé par l’armée et la police. Bilan onze membres des forces de sécurité et deux civils sont morts lors des troubles qui ont eu lieu dans ce camp et à El-Ayoun la ville principale du Sahara occidental et des centaines d’arrestation et de torture

En 2013, un tribunal militaire a condamné 25 hommes à l’issue d’un procès entachés de nombreuses irrégularités. Les peines vont de 20 ans d’emprisonnement à la réclusion à perpétuité. Naâma Asfari ayant signé des aveux sous la torture est condamné à 30 ans de prison. Naâma Asfari a déposé plainte et le Comité contre la torture a déclaré cette plainte recevable. Elle devrait être examinée dans les prochains mois. En attendant, Naâma Asfari comme ses camarades croupit toujours dans les geôles marocaines.

Pour venir en aide à ce défenseur des droits de l’homme et à ses camarades emprisonnés :