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mercredi 15 mars 2017

Evénements de Laâyoune: le procès des 25 Sahraouis a repris au Maroc



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 Des tentes brûlent après que les forces de sécurité marocaines aient démantelé le camp de Laâyoune, le 09 novembre 2010.Desk

Par RFI Publié le 14-03-2017 

Au Maroc, le procès des 25 Sahraouis accusés du meurtre de 10 membres des forces de l'ordre marocaines en 2010 a repris le lundi 13 mars. Le procès des événements de Gdim Izik, doit faire la lumière sur les circonstances des affrontements sanglants qui avaient éclaté à l'issue du démantèlement par l'armée marocaine d'un camp de protestation aux abords de la ville de Laâyoune au Sahara occidental. L'armée affirme avoir été attaquée par des éléments armés alors qu'ils menaient une opération d'évacuation pacifique. Plus de 20 personnes avaient été jugées coupables de meurtre avec préméditation en première instance par un tribunal militaire. Ils sont à présent rejugés au civil après la suppression des tribunaux d'exception au Maroc. Ce procès hors norme, très suivi par les observateurs internationaux, se veut être un modèle de transparence de la justice marocaine sur un sujet qui cristallise les tensions de chaque camp.

« Je suis là pour garantir un procès juste, ne soyez influencés par personne », a affirmé le président de la Cour d’appel de Salé, auprès de l’un des coaccusés, invité à donner sa version des événements. L’homme est accusé d’avoir roulé en 4x4 sur un militaire non armé. Il admet tous les faits qui lui étaient reprochés, mais pour la défense, ces recueils de témoignages se basent sur des procès-verbaux de police réalisés dans des conditions douteuses.
« S’il y a des suspicions de torture qui se sont confirmées par expertise médicale, a priori les PV seraient nuls », estime maître Olfa Ouled, avocate des accusés. Un peu plus tôt, les pièces à conviction étaient présentées : matraques, sabres qui auraient servi aux meurtres des membres des forces de l’ordre marocaines. S’en est suivi la diffusion d’une vidéo présentant la version des faits des autorités. Elle y montre des corps de militaires gisant en plein désert.

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