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samedi 4 mars 2017

Maroc : Le CESE tire la sonnette d'alarme sur la situation du monde rural



Economie 3/3/2017 


A l’issue de sa 71e session ordinaire, tenue hier jeudi 2 mars à Rabat, le Conseil Economique Social et Environnemental (CESE) a adopté son rapport «Le développement du monde rural : défis et perspectives». Un rapport qui en dit long sur la réalité du monde rural, une question qui suscite inquiétudes et appréhensions au sein de l’établissement.
Dans sa dernière publication, le CESE relève que l’impact des programmes et projets de développement en milieu rural reste en deçà non seulement des attentes mais aussi des réels besoins de la population rurale. Le rapport de l’établissement, intitulé «Le développement du monde rural : défis et perspectives», a également mis en exergue la vision du CESE à l’horizon 2050.
Le développement du monde rural, un point mis en avant particulièrement grâce aux avancées majeures opérées durant la dernière décennie. Cela dit ces avancées n’aident pas au changement. 

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https://www.yabiladi.com/articles/details/51582/maroc-cese-tire-sonnette-d-alarme.html





Economie Publié Le 03/03/2017 à 18h38

Maroc : Le CESE tire la sonnette d'alarme sur la situation du monde rural

A l’issue de sa 71e session ordinaire, tenue hier jeudi 2 mars à Rabat, le Conseil Economique Social et Environnemental (CESE) a adopté son rapport «Le développement du monde rural : défis et perspectives». Un rapport qui en dit long sur la réalité du monde rural, une question qui suscite inquiétudes et appréhensions au sein de l’établissement.
Dans sa dernière publication, le CESE relève que l’impact des programmes et projets de développement en milieu rural reste en deçà non seulement des attentes mais aussi des réels besoins de la population rurale. Le rapport de l’établissement, intitulé «Le développement du monde rural : défis et perspectives», a également mis en exergue la vision du CESE à l’horizon 2050.
Le développement du monde rural, un point mis en avant particulièrement grâce aux avancées majeures opérées durant la dernière décennie. Cela dit ces avancées n’aident pas au changement. Selon le conseil, par exemple, le taux d’analphabétisme de ces populations souvent enclavées, et notamment des petites filles, demeure élevé et la pauvreté et la précarité qui concerne ces zones n’améliore pas la situation. Plusieurs secteurs sont touchés tels que l’éducation, l’électrification, l’accès à l’eau, le désenclavement, les équipements et l’amélioration de la valeur ajoutée agricole, objets de plan étatique ambitieux tels que l’INDH et le Plan Maroc Vert.
Des efforts insuffisants
Ces différentes problématiques interpellent ainsi sur l’efficacité des efforts du gouvernement envers le monde rural. «Au terme de cette analyse, le CESE considère que les nouvelles mutations et changements socio-économiques, culturels, démographiques et démocratique qu’a connus la campagne marocaine durant ces dernières années requièrent un changement de paradigme et des approches de développement pour qu’ils soient centrés plus sur l’humain», ajoute le rapport.
Bien sûr, le monde rural fait partie d’une des principales préoccupations des politiques en raison «de son importance démographique, sociale et économique». Et pour cause, c’est 90% de la superficie totale du pays et il représente quelque 13,5 millions de Marocains soit 40% de la population totale du royaume. Le monde rural constitue 85% des communes, autrement dit il existe 1282 communes rurales sur 1503.
Certes la population rurale régresse en proportion depuis les années 1990, selon le rapport, mais il existe une réelle augmentation de la démographie, un point qui impacterait négativement le développement socio-économique du monde rural. D’autres facteurs tels que le vieillissement, la mécanisation du travail agricole mais aussi l’exode rural sont des facteurs agravants.
Des discriminations qui contribuent à la marginalisation
Concernant les discriminations que subissent ces populations, elles sont surtout d’ordre traditionnel et culturel, mais très ancrées dans les mœurs. Le comportement et les clichés, préjugés et stéréotypes envers la population rurale découlent de croyances, «surtout par l’image négative et parfois les termes dégradants utilisés pour nommer les habitants du monde rural», explique le rapport. «Les études sociologiques et anthropologiques récentes traitant ces phénomènes sont limitées. Néanmoins, force est de constater que l’on continue à utiliser des expressions de nature péjoratives à l’encontre des populations rurales en raison du faible développement du monde rural», poursuit l’écrit.
Ainsi, cet aspect met l’accent sur le faible développement social que connaissent les populations enclavées et très souvent vivant dans les régions montagneuses. Que ce soit dans le domaine de la santé et de l’éducation mais aussi en termes d’infrastructures économique et sociale. En matière de soin, «le réseau des établissements de soins de santé de base (ESSB) couvre l’ensemble du territoire national et constitue la base opérationnelle de toute l’action sanitaire». Cependant, «le schéma actuel d’organisation du réseau d’ESSB a atteint ses limites. La logique d’intervention en matière de couverture sanitaire, fondée sur la construction d’ESSB dans quasiment toutes les communes rurales, sans tenir compte du manque de ressources humaines, matérielles et financière (…) a conduit à la situation actuelle dans laquelle 143 centres de santé sont actuellement fermés et de nombreux établissement sont très peu fréquentés». En outre le taux d’analphabétisme, qui reste élevé chez la gent féminine, est aussi un frein à cet accès aux soins notamment dans le suivi de grossesse par exemple.
De même, pour l’accès à l’eau potable qui reste l’un des principaux objectifs à atteindre notamment par le «Programme d’approvisionnement groupé en eau potable des populations rurales (PAGER) [qui vise] à porter le taux d’accès de 14% en 1995 à 80% en 2010». Aujourd’hui, l’accès à l’eau potable du réseau ne dépasse pas 55,3% fin 2014, et les branchements à domicile représentent seulement 39,7%. Et d’ajouter que «l’objectif de généralisation s’est avéré difficile parce que certains paramètres, comme la mise à niveau du réseau de raccordement, n’ont pas été pris en compte. En outre, il faut préciser que 3,5 millions de personnes ne bénéficient toujours pas d’un approvisionnement régulier».
Tant d’aspects et de facteurs que met en exergue le CESE à travers cette étude poussée afin d'apporter un éclairage et une prise de conscience quant à l’aide nécessaire aux populations enclavées, aux zones reculées et montagneuses et au monde rural en général. Le rapport qui a aujourd’hui été adopté devrait servir de base de travail pour le gouvernement et les autorités pour un développement plus harmonieux de nos territoires et des populations les plus démunies.


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