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samedi 18 mars 2017

Procès de Gdeim Izik : De la persécution politique, et non une justice impartiale.


Communiqué de presse des observateurs internationaux

Nous, observateurs internationaux, présents au procès du groupe de Gdeim Izik qui se tient actuellement devant la Cour d'Appel de Salé, au Maroc, sommes préoccupés par l'absence de marques d'un procès équitable. Nous, observateurs, condamnons l'utilisation de moyens de preuves recueillis sous la torture et voulons faire savoir que le procès intenté contre le groupe de Gdeim Izik relève de la persécution politique plutôt que de la justice.
Le gouvernement marocain juge à nouveau des militants sahraouis bien connus des droits humains, arrêtés après le violent démantèlement, à l’aube, par les forces publiques marocaines, du camp de protestation pacifique de 2010, composé de femmes, d'enfants, de personnes âgées et d'hommes. Ceux qui ont été victimes de violence sont maintenant accusés de violence. Après avoir été torturés et emprisonnés pendant plus de six anx, ils sont accusés de violences en bande organisée contre des fonctionnaires dans l'exercice de leur fonction.
Le juge précédent s'est abstenu de statuer sur le type d’instance devant laquelle doit se dérouler le procès. On ne sait donc pas si cette affaire est jugée en première instance ou en appel. Ce doute est inquiétant, car les accusés sont ainsi privés de leur droit universellement reconnu à un recours.
Selon de nombreux rapports internationaux, les aveux ont été obtenus sous la torture, les déclarations n'ont pas été signées volontairement. Les accusés étaient forcés à signer - complétement épuisés et effrayés à la suite de leurs tortures -, et même contraints à mettre leurs empreintes digitales sur des déclarations. Les détenus déclarent que toute la documentation est falsifiée, qu’elle fait partie d’une machination montée contre eux.

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