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mercredi 22 mars 2017

[INTERVIEW] La parole aux journalistes : Hicham Mansouri

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Trois journalistes africains nous font partager leur vision de l’information et du journalisme dans les années à venir sur leur continent. Rencontre avec Hicham Mansouri, Marocain exilé en France depuis 2016. Il est membre de l’association marocaine des journalistes (Amij) et accueilli à la Maison des journalistes à Paris.

Le journaliste marocain Hicham Mansouri. Photo : Mathilde Errard

« Je ne peux pas prédire ce qu’il va se passer dans les prochaines années. Mais ce qui est sûr c’est qu’aujourd’hui nous avons atteint un niveau assez critique en termes de liberté de la presse dans certains pays d’Afrique. En l’état actuel des choses, je ne pense pas que nous puissions faire pire. Donc je suis très optimiste quant à l’avenir. Nous avons d’ores déjà eu un aperçu avec les printemps arabes. C’est aux citoyens de mettre fin à cette situation de blocage de la liberté d’expression. Nous avons besoin de journalistes citoyens pour contrer les censures du régime. Ils ne sont pas une alternative aux journalistes, mais ils sont nécessaires pour plus de démocratie dans les médias. Et puis, nous devons aussi nous appuyer sur les nouvelles technologies dans cette ère du tout numérique. Car la censure est plus difficile à instaurer sur internet. »

Propos recueillis par Mathilde Errard et Naïla Derroisné

Sahara: Offensive diplomatique du Polisario


Alors que le Conseil de sécurité examinera le mandat de la Minurso en avril, le Polisario et ses soutiens s’activent sur la scène continentale et internationale.

À un mois de l’examen du mandat de la Mission des Nations Unies au Sahara (Minurso) par le Conseil de sécurité de l’ONU, le Front Polisario mène une offensive diplomatique. Ce 20 mars, le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA), dirigé par l’Algérien Smail Chergui,  s’est réuni pour examiner "la situation au Sahara occidental".
Aucune information n’a été communiquée par l’UA quant à la teneur des débats, mais d'après l’agence de presse algérienne APS, les discussions devaient être centrées sur la situation à Guergarat. L’envoyé spécial de l’UA pour le Sahara, le Mozambicain Joaquin Chissano, était présent lors de cette réunion selon la même source. On rappelle que l'ancien président mozambicain avait été nommé dans ses fonctions par la désormais ex-présidente de la Comission de l'UA, Nkosazana Dlamini-Zuma.
Selon l'agence de presse algérienne, "l'interdiction de la mission de l'UA d'effectuer son travail à Laâyoune" figurait à l'ordre du jour de la réunion du Conseil de paix et de sécurité de l'UA.

 Lire l'article:

À l'Union Africaine, le Maroc échoue à son premier test sur le Sahara occidental


Malainin Lakhal ماءالعينين لكحل
Fausto Giudice Фаусто Джудиче , 22/3/2017فاوستو جيوديشي


Url: http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=20111


Le siège du Royaume du Maroc était vide au cours e la 668e réunion du Conseil de paix et de sécurité ((CPS) de l'Union africaine, tenue le lundi 20 mars 2017, alors que le royaume avait été invité officiellement à  participer à la discussion des exposés sur la situation au Sahara occidental.

« Le Maroc a échoué à son premier test à l'UA » de sa volonté de discuter de la question du Sahara occidental en vue de trouver une solution juste et durable à ce dernier cas de décolonisation, a souligné a un diplomate africain près la réunion.
Le CPS de l'UA a tenu cette réunion lundi à son siège d'Addis-Abeba avec la participation des représentants permanents de ses 15 membres, en plus du Commissaire à la paix et à la sécurité, du ministre sahraoui des Affaires étrangères et du ministre sahraoui chargé de l'Afrique, du représentant de l'UA à la MINURSO et d'un représentant de l'ONU.
La réunion, présidée par le Représentant permanent de l'Afrique du Sud auprès de l'UA, a entendu le Commissaire à la paix et à la sécurité, Ismail Chergui, qui a informé l'assemblée sur les derniers développements.
Lire l'article :

Url: http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=20111

Témoignages de Mohamed Bourial et de Brahim Ismailli Le gouvernement n'a pas tenu sa promesse,


" je suis là pour mon activisme politique. J'appartiens au Sahara Occidental. Je n'ai rien fait, sinon défendre le droit à l'autodétermination."

Mohamed Bourial était le troisième à déclarer le lundi 20 mars dans le cas de gdeim gdim. Bourial a commencé son témoignage en expliquant ce qu'était le camp de gdeim gdim. Gdeim Gdim était un mouvement qui a consisté à des milliers de Sahraouis qui ont construit des tentes dans le désert, et avaient des revendications sociales. 
Bourial était le chef du comité de dialogue, il a expliqué comment ce comité et le gouvernement sont parvenus à un accord deux jours avant le démantèlement. On espérait que le ministre de l'intérieur vienne au camp avec 9 tentes pour organiser un recensement de la population , pour que le gouvernement puisse répondre aux demandes proposées par la population sahraouie. Le gouvernement n'a pas tenu sa promesse, et les personnes dans le camp ont été surprises par l'attaque qui a eu lieu dans la nuit.

Bourial a dit : " le camp de gdeim gdim a révélé la politique de l'occupant marocain, et la façon dont il marginalise la population du Sahara Occidental et vole nos ressources. Gdeim Gdim est le résultat de la marginalisation de tous les Sahraouis par l'occupation du Maroc au Sahara Occidental. Le camp a duré 28 jours. Il n'y avait pas de crimes et de violence. L'occupant marocain a attaqué le 8 novembre les femmes, enfants, personnes âgées et les hommes ".

Bourial a  nié toutes les accusations et a déclaré que " celui qui doit être jugé, c'est celui qui a ordonné l'attaque contre le camp de gdeim gdim, pas nous."
Lire les deux témoignages :

mardi 21 mars 2017

Extraits du témoignage d’Abdallahi Abaha




Sidi Abdallahi Abaha était le deuxième accusé à être interrogé : La vérité est que le peuple sahraoui est opprimé depuis 40 ans. Abdallahi a commencé par dire que le seul représentant du peuple sahraoui est le Front Polisario qui veut l'autodétermination pour le Sahara Occidental. Deux des avocats de la défense n'ont jamais été autorisés à parler à leurs clients.
" On nous a dit que le tribunal militaire serait équitable et au final ils nous ont condamné sans preuve, ce nouveau procès est pareil." Il a été refusé de faire l'expertise médico-légale parce que son avocat avait exigé un médecin indépendant conformément au protocole D'ISTANBUL. Le procès ne peut continuer sans que l'expertise médico-légale soit terminée.

Abdallahi a lancé un appel à la communauté internationale et à toutes les organisations pour qu'ils fassent pression pour que la Minurso ait inclus dans son mandat la protection de la population sahraouie.

Après son arrestation il a été torturé pendant trois jours sans interruption pour accuser Bachir Boutanguiza de profanation d'un cadavre, comme il ne l'a pas fait a continué d'être torturé aussi en prison, battu, arrosé d'eau froide, menacé, déshabillé,  obligé de courir dehors , 23 jours de torture systématique.

En ce qui concerne la vidéo qui circule sur Youtube, tout le monde peut voir que le camp de gdeim gdim était calme et tous étaient endormis avant l'attaque. Si vous voulez la vérité, demandez pourquoi les autorités marocaines ont attaqué le camp !

C’est la deuxième partie d'une pièce de théâtre qui a commencé dans le tribunal militaire.
Ce tribunal n'a pas compétence pour les juger, ce devait êtrele tribunal de Laayoune, et si ç'avait été le cas ce serait comme un référendum pour les Sahraouis dans les territoires occupés.



Nouvelles représailles contre Naâma Asfari et Claude Mangin



Sahara OccidentalMaroc Actualité
 
Claude Mangin Le 21 / 3 / 2017
Le 13 mars au matin, les autorités marocaines ont à nouveau interdit l’entrée sur le territoire marocain à Claude Mangin, l’épouse du prisonnier politique sahraoui Naâma Asfari.

Le 13 mars au matin, les autorités marocaines ont à nouveau interdit l’entrée sur le territoire marocain à Claude Mangin, l’épouse du prisonnier politique sahraoui Naâma Asfari. Alors que ce dernier est actuellement jugé par la Cour d’appel de Rabat au cours d’un procès manifestement inéquitable, il est privé du soutien de son épouse.
Ce troisième refoulement de Claude Mangin en quelques mois est une énième représailles exercée par le Maroc à l’encontre de Naâma Asfari, pour le punir de dénoncer sans cesse les violations des droits de l’homme que ses 23 coaccusés et lui subissent depuis leur arrestation et leur torture en 2010 dans le cadre du démantèlement du camp de Gdeim Izik. En 2014, il a porté plainte devant le Comité des Nations unies contre la torture. Dans sa décision rendue le 12 décembre 2016, le Comité a condamné le Maroc notamment pour avoir torturé Naâma et pour avoir usé de représailles à son encontre, ainsi qu’à l’encontre de son épouse.
Loin de ramener le Maroc à la raison, cette décision a accru son courroux. Le Maroc a adressé un courrier au Comité lui annonçant qu’il rejetait absolument sa décision, au mépris de ses engagements internationaux en matière de droits de l’homme.
Le nouveau procès de Naâma et de ses coaccusés de Gdeim Izik s’est ouvert le 26 décembre 2016. Depuis, les irrégularités s’enchaînent. 

Lire l'article de Hélène Lejay : https://www.facebook.com/ACAT-France-364959206939410/


Souscription pour : Gens de Gaza. Vivre dans l'enfermement


Résultat de recherche d'images pour "Gens de Gaza Vivre dans l'enfermement"
Préface de Christiane Hessel
Comme tout peuple en souffrance et en résistance, les
habitants de la bande de Gaza, confinés dans leur cage,
souhaitent ardemment transmettre au monde la réalité
de leur vie.
Suite à leurs séjours successifs à Gaza, les auteurs proposent de décrire la société gazaouie dans sa diversité,
ses contradictions et sa résilience. Face à l'occupation et
au blocus : une société contemporaine normale dans des
conditions complètement anormales.
 
Gaza préfigure-t-elle le monde qui nous attend
une population stigmatisée, diffamée, surveillée en permanence, lieu privilégié d'expérimentation des techniques de contrôle des populations, laboratoire pour les fabricants d'armes ?
Le film associé au livre met en scène la parole des Gazaouis
et participe au récit collectif du peuple palestinien.
 
Lire l'article et le mode de souscription :

La chronique du Tocard : Amine


Je m'appelle Amine Bentounsi, je suis mort à 28 ans. C'est jeune, je sais. Au début d'une vie. J'aurais pas dit Non à quelques années de plus, même si mon existence, c'était pas l'Eldorado tous les jours. 

Au fond de moi, j'ai toujours su que ça se finirait mal. Mais, jamais, je n'aurais pensé que j'allais crever de la sorte. Comme un chien, sur le bitume. Ma vie, je l'ai vécue en pointillés. Par bribes. Une vie à essayer de trouver une porte de sortie.

J'ai bien aimé la phrase du juge me concernant : "Il n'y a pas de bonne et de mauvaise victime. Il y a juste la mort d'un homme". C'est vrai : personne ne mérite de mourir comme ça.

J'ai été abattu d'une balle dans le dos par un gardien de la paix qui n'avait rien à faire dans la police, le 21 avril 2012 à Noisy-le-Sec, alors que j'étais posé dans un café. Aujourd'hui, après ses deux procès, j'en sais un peu plus sur lui. J'ai été tué par un looser. Mal noté à l'école de police, il avait raté deux fois son CAP. Merde. Manquait plus que ça ! Ça change rien au fond, mais quand même. En même temps, qui d'autre qu'un minable peut abattre quelqu'un de dos ? Filer une arme à un mec comme lui, en fait, c'était totalement irresponsable.

Ce 21 avril 2012, le flic a paniqué. Il voyait bien qu'il n'allait pas pouvoir me rattraper alors il a tiré. Un peu n'importe comment. Il a tiré quatre balles. Il y en a une qui est partie se loger dans le bas d'une voiture. Elle aurait pu être fatale au conducteur. Je suis heureux qu'elle ne l'ait pas touché. Il y en a deux autres dont on n'a jamais retrouvé la trace. Il paraît qu'elles se sont perdues dans le ciel. Mais l'une d'entre elles m'a été fatale. Les toubibs ont dit qu'à quelques millimètres près, je serais toujours en vie. C'est souvent le cas. Ça tient à rien, la mort. Ce jour-là, il aurait dû me laisser partir. Mais je suis sûr qu'il pense que j'ai eu ce que je méritais.

Ce jour-là, j'ai préféré m'enfuir que de me rendre en les voyant arriver. Ils étaient trois flics. Celui qui m'a tué attendait dans la voiture. Ses collègues lui avaient dit : "Tu bouges pas". A l'école de police, ils apprennent qu'il faut intervenir en équipe. Ça se comprend. Mais, lui, il n'en a fait qu'à sa tête.

LIRE LA CHRONIQUE

http://www.lecourrierdelatlas.com/la-chronique-du-tocard-amine-7675


Maroc/UE : L’Espagne se range finalement à la décision de la CJUE



La crise des relations Maroc-UE est appelée à durer. Rabat vient de perdre le soutien d’un de ses alliés traditionnels. En effet, Madrid déclare se conformer -actes à l'appui- au verdict de la CJUE du 21 décembre. Une position qui risque de faire tâche d’huile.

L’Espagne a donné les gages de sa volonté de se conformer pleinement, et de surcroît avec des actes, au verdict du 21 décembre de la Cour de justice de l’Union européenne concernant l’accord agricole. Le gouvernement Rajoy a mis de côté la langue de bois et les expressions confuses pour adopter une position claire et directe exprimée, qui plus est, par le chef de la diplomatie.
Dans une réponse à une question écrite d’un député de Podemos, Alphonso Dastis a repris à son compte le passage de la décision de la CJUE affirmant que «le Sahara occidental ne fait pas partie du Maroc». Pire, le ministre des Affaires étrangères assure au parlementaire que Madrid a pris des mesures concrètes contre le passage du navire «Key-Bay» qui transportait de l’huile de poisson de Laâyoune vers le port de Fécamp.
Dastis révèle que les autorités de son pays ont informé «les services douanières de la France et du Danemark -pays destinataires de la cargaison- des faits constatés dans le cadre de l’assistance mutuelle entre les autorités douanières des Etats membres de l’Union».
Depuis le «Key-Bay», aucun navire en direction du Sahara n’a fait escale aux Iles Canaries
La mise en conformité de l’Espagne ne s’arrête pas là : «les faits ont été portés à la connaissance» d’un tribunal de Las Palmas, souligne le ministre. Rappelons que le «Key Bay» avait effectué une escale au port de Las Palmas pour se ravitailler en carburant avant de prendre la destination de Laâyoune.
Depuis aucun navire marchand en direction du Sahara n’a jeté l’ancre provisoirement dans les Iles Canaries. 

Lire l'article :
  https://www.yabiladi.com/articles/details/52040/maroc-l-espagne-range-finalement-decision.html

Une autre preuve de l’engagement total de l’Espagne à se conformer donc au verdict de la CJUE ordonnant à l’UE d’exclure les produits agricoles (terre et mer) du Sahara de l’accord agricole de 2012.
La position défendue par Alphonso Dastis est identique à celle exprimée, début février, par Miguel Arias Cañete, le commissaire européen au Climat et à l’Energie, en réponse à une question d’eurodéputés pro-Polisario.
Le 13 février en voyage officiel à Rabat, Dastis s’était prononcé en faveur d’une «solution technique» à même de préserver les intérêts bilatéraux entre le Maroc et l’UE.
Portrait de Mohammed Jaabouk
Mohammed Jaabouk
Journaliste Yabiladi.com
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Publié Il y a 8 heures

Maroc/UE : L’Espagne se range finalement à la décision de la CJUE

La crise des relations Maroc-UE est appelée à durer. Rabat vient de perdre le soutien d’un de ses alliés traditionnels. En effet, Madrid déclare se conformer -actes à l'appui- au verdict de la CJUE du 21 décembre. Une position qui risque de faire tâche d’huile.
Alfonso Dastis, ministre des Affaires étrangères espagnol / DR
L’Espagne a donné les gages de sa volonté de se conformer pleinement, et de surcroît avec des actes, au verdict du 21 décembre de la Cour de justice de l’Union européenne concernant l’accord agricole. Le gouvernement Rajoy a mis de côté la langue de bois et les expressions confuses pour adopter une position claire et directe exprimée, qui plus est, par le chef de la diplomatie.
Dans une réponse à une question écrite d’un député de Podemos, Alphonso Dastis a repris à son compte le passage de la décision de la CJUE affirmant que «le Sahara occidental ne fait pas partie du Maroc». Pire, le ministre des Affaires étrangères assure au parlementaire que Madrid a pris des mesures concrètes contre le passage du navire «Key-Bay» qui transportait de l’huile de poisson de Laâyoune vers le port de Fécamp.
Dastis révèle que les autorités de son pays ont informé «les services douanières de la France et du Danemark -pays destinataires de la cargaison- des faits constatés dans le cadre de l’assistance mutuelle entre les autorités douanières des Etats membres de l’Union».
Depuis le «Key-Bay», aucun navire en direction du Sahara n’a fait escale aux Iles Canaries
La mise en conformité de l’Espagne ne s’arrête pas là : «les faits ont été portés à la connaissance» d’un tribunal de Las Palmas, souligne le ministre. Rappelons que le «Key Bay» avait effectué une escale au port de Las Palmas pour se ravitailler en carburant avant de prendre la destination de Laâyoune.
Depuis aucun navire marchand en direction du Sahara n’a jeté l’ancre provisoirement dans les Iles Canaries. Une autre preuve de l’engagement total de l’Espagne à se conformer donc au verdict de la CJUE ordonnant à l’UE d’exclure les produits agricoles (terre et mer) du Sahara de l’accord agricole de 2012.
La position défendue par Alphonso Dastis est identique à celle exprimée, début février, par Miguel Arias Cañete, le commissaire européen au Climat et à l’Energie, en réponse à une question d’eurodéputés pro-Polisario.
Le 13 février en voyage officiel à Rabat, Dastis s’était prononcé en faveur d’une «solution technique» à même de préserver les intérêts bilatéraux entre le Maroc et l’UE.


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Publié Il y a 8 heures

Maroc/UE : L’Espagne se range finalement à la décision de la CJUE

La crise des relations Maroc-UE est appelée à durer. Rabat vient de perdre le soutien d’un de ses alliés traditionnels. En effet, Madrid déclare se conformer -actes à l'appui- au verdict de la CJUE du 21 décembre. Une position qui risque de faire tâche d’huile.
Alfonso Dastis, ministre des Affaires étrangères espagnol / DR
L’Espagne a donné les gages de sa volonté de se conformer pleinement, et de surcroît avec des actes, au verdict du 21 décembre de la Cour de justice de l’Union européenne concernant l’accord agricole. Le gouvernement Rajoy a mis de côté la langue de bois et les expressions confuses pour adopter une position claire et directe exprimée, qui plus est, par le chef de la diplomatie.
Dans une réponse à une question écrite d’un député de Podemos, Alphonso Dastis a repris à son compte le passage de la décision de la CJUE affirmant que «le Sahara occidental ne fait pas partie du Maroc». Pire, le ministre des Affaires étrangères assure au parlementaire que Madrid a pris des mesures concrètes contre le passage du navire «Key-Bay» qui transportait de l’huile de poisson de Laâyoune vers le port de Fécamp.
Dastis révèle que les autorités de son pays ont informé «les services douanières de la France et du Danemark -pays destinataires de la cargaison- des faits constatés dans le cadre de l’assistance mutuelle entre les autorités douanières des Etats membres de l’Union».
Depuis le «Key-Bay», aucun navire en direction du Sahara n’a fait escale aux Iles Canaries
La mise en conformité de l’Espagne ne s’arrête pas là : «les faits ont été portés à la connaissance» d’un tribunal de Las Palmas, souligne le ministre. Rappelons que le «Key Bay» avait effectué une escale au port de Las Palmas pour se ravitailler en carburant avant de prendre la destination de Laâyoune.
Depuis aucun navire marchand en direction du Sahara n’a jeté l’ancre provisoirement dans les Iles Canaries. Une autre preuve de l’engagement total de l’Espagne à se conformer donc au verdict de la CJUE ordonnant à l’UE d’exclure les produits agricoles (terre et mer) du Sahara de l’accord agricole de 2012.
La position défendue par Alphonso Dastis est identique à celle exprimée, début février, par Miguel Arias Cañete, le commissaire européen au Climat et à l’Energie, en réponse à une question d’eurodéputés pro-Polisario.
Le 13 février en voyage officiel à Rabat, Dastis s’était prononcé en faveur d’une «solution technique» à même de préserver les intérêts bilatéraux entre le Maroc et l’UE.


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Ghali/Guterres : Le Polisario pose ses conditions en échange d'un retrait de Guerguerate

 
 18/03/2017
Antonio Guterres, secrétaire général de l'ONU / DR
La réunion entre la délégation du Polisario conduite par Brahim Ghali et le secrétaire général de l’ONU a duré presque une heure et demi, sans néanmoins enregistrer de réels progrès.
En échange de retirer ses milices de la zone Guerguerate, le Front a exigé des Nations Unis deux conditions : une reprise des rounds de négociations avec le Maroc en rade depuis cinq ans et un élargissement du mandat de la Minurso à la surveillance des droits de l’Homme au Sahara occidental.
Des exigences que le Maroc rejette catégoriquement. La balle est désormais dans le camp de l’ONU.
La rédaction
Journaliste Yabiladi.com

Politique Publié Le 18/03/2017 à 00h30

Réunion Ghali/Guterres : Le Polisario pose ses conditions en échange d'un retrait de Guerguerate

Antonio Guterres, secrétaire général de l'ONU / DR
La réunion entre la délégation du Polisario conduite par Brahim Ghali et le secrétaire général de l’ONU a duré presque une heure et demi, sans néanmoins enregistrer de réels progrès.
En échange de retirer ses milices de la zone Guerguerate, le Front a exigé des Nations Unis deux conditions : une reprise des rounds de négociations avec le Maroc en rade depuis cinq ans et un élargissement du mandat de la Minurso à la surveillance des droits de l’Homme au Sahara occidental.
Des exigences que le Maroc rejette catégoriquement. La balle est désormais dans le camp de l’ONU.


...Suite : https://www.yabiladi.com/articles/details/52003/reunion-ghali-guterres-polisario-pose.html

lundi 20 mars 2017

Témoignage de torture barbare du prisonnier Houcein Zawi

Barbara Weingartner
"la raison de notre désir de liberté, c' est la prison"
Au quatrième jour le premier accusé à témoigner devant le tribunal était Houcein Zawi qui a réaffirmé son innocence et son statut de prisonnier politique. Il a refusé de répondre à toute question avant qu'on lui permette de montrer des marques de torture et de raconter sa souffrance. 
" J'ai été torturé pendant des jours, violé, battu, on m'a arraché les ongles des pieds et des mains, ils m'ont cassé le bras et j'ai passé des jours sans manger ni boire ! Ils m'ont emmené dans une couverture jusqu'à l'endroit où ils m'ont forcé à signer avec une Impression numérique. ... Je ne connais ni le contenu d'aucune déclaration ni d'aucun aveu, personne ne me lit rien ou ne m'informe de mes droits ! La richesse du Maroc provient du pillage des ressources naturelles du Sahara Occidental !... Ils m'ont arrêté à laâyoune, au Sahara occidental "


Zawi a dénoncé les noms de tous les tortionnaires qu'il a été capable d'identifier.
 
Lire le témoignage complet :
http://porunsaharalibre.org/2017/03/reiniciou-se-3a-sessao-do-julgamento-gdeim-izik/

Le Maroc sans gouvernement ? Le FMI assure le job jusqu’en 2021

par Salaheddine Lemaizi CADTM 20/3/2017

 

Essaouira, Maroc ( CC - Flickr - Juan Antonio F. Segal )

Dans la lutte des places, en cours, pour la formation du prochain gouvernement marocain, la politique économique du pays pour les cinq prochaines années semble décidée d’avance par le FMI. A ATTAC Maroc, nous refusons cette servitude économique volontaire.
Le Maroc est sans gouvernement depuis plus de cinq mois. Les tractations pour la formation du prochain exécutif sont au point mort. Le Parti justice et développement (PJD) [Islamiste, pro-monarchie], est sorti vainqueur des élections législatives du 7 octobre 2016. Depuis ce jour-là, ce parti fait face à un chantage de la part de partis affiliés au Makhzen |1|. Pendant que les négociations s’enlisent, un acteur habitué aux situations de crise politique s’immisce dans la gestion économique du pays. Le Fonds monétaire international (FMI) s’offre un boulevard pour « accélérer le rythme des réformes structurelles ».
Aidé par un ministre des Finances par intérim |2| aligné sur les positions du FMI et de la Banque mondiale et un directeur de la Banque centrale, artisan de l’ajustement structurel permanent au Maroc depuis trois décennies |3|, ainsi que par la haute technocratie du département des Finances, le FMI obtient gain de cause sur quasiment toutes ses demandes. Ainsi tout le processus de démocratie électorale se trouve vidé de son sens. Avant d’analyser le contenu de ce programme, deux remarques s’imposent sur le manque de transparence du Maroc et la nature anti-démocratique du FMI.

Sur l’absence de transparence gouvernementale
À travers le suivi de la relation FMI-Maroc depuis quatre ans par ATTAC Maroc |4|, nous ne pouvons qu’être scandalisés par le manque de transparence des autorités marocaines sur ce dossier. Au moment de la signature de la première Ligne de précaution et de liquidité (LPL) en juillet 2012, les représentants de l’État marocain ont nié s’être engagés sur des réformes précises. Or, ils seront démentis par leur partenaire, le FMI. L’institution financière publiait la lettre d’intention signée par le ministre des Finances marocain et le directeur de la banque centrale, mentionnant des engagements chiffrés sur quatre ans |5|.
Précisons que le LPL n’est pas un prêt mais simplement « une assurance contre les chocs externes » destinée aux pays « dont l’économie est foncièrement solide et qui ont fait leurs preuves en appliquant une politique économique avisée, mais qui restent exposés à certains facteurs de vulnérabilité », selon le FMI. Ce que ne dit pas cette institution c’est que cette assurance comprend deux niveaux de conditionnalités et a couté aux contribuables 540 millions de DH (dirham marocain) en quatre ans |6|, sans que le Maroc ne reçoive un seul dirham.
Dans un pays qui respecte ses citoyens et leur intelligence, le minimum aurait été de publier ces informations sur les sites officiels marocains, accompagné d’une traduction de ce document vers l’arabe, langue officielle du pays. Au lieu de cela, l’État marocain préfère la stratégie de l’autruche.

De l’anti-démocratique FMI
Il ne faut pas se leurrer non plus sur la nature du FMI. Cette institution est le contraire d’une institution démocratique. « Le FMI s’est vu adjoindre un mode de fonctionnement proche de celui d’une entreprise » |7|, décrivent Damien Millet et Éric Toussaint. Entre les État-actionnaires du FMI les rapports de force sont fortement déséquilibrés. Les États-Unis disposent, à eux seuls, de 17 % des droits de vote au sein du Conseil d’administration du FMI, contrôlant de facto cette institution et ses choix. Ce pouvoir est démesuré si on le compare à celui des Pays en voie de développement dont les droits de vote sont ridiculement réduits eu égard à la taille des populations qu’ils représentent (voir graphique ci-dessous). Les réformes apportées à cette répartition des votes n’ont pas changé l’ADN anti-démocratique du FMI. 

Lire l'article : http://www.cadtm.orghttp://www.cadtm.org/Le-Maroc-sans-gouvernement-Le-FMI/Le-Maroc-sans-gouvernement-Le-FMI