samedi 2 mars 2019

Espagne: des milliers d’enfants marocains livrés à eux-mêmes



Un rapport accablant de l’UNESCO sonne l’alarme concernant quelque 9000 enfants marocains, non accompagnés, ayant regagné clandestinement le Royaume voisin du nord.

Selon le quotidien Akhbar Al Yaoum de ce vendredi, ledit rapport, dont les conclusions ont été révélés la veille à Madrid, décrit les conditions inhumaines et d’une précarité des plus humiliantes que subissent ces enfants partis à la recherche de l’Eldorado utopique sur l’autre rive de la Méditerranée. Ces milliers de mineurs, garçons et filles, ont réussi à débarquer en Espagne, soit via les frontières terrestres des deux enclaves marocaines occupées, Sebta et Melillia, soit à bord “des barques de la mort”.
L’instance onusienne précise également dans son rapport qu’ils sont au moins 13000 migrants clandestins mineurs, toutes nationalités confondues, dans les centres d’accueil ou errant dans les avenues et places espagnoles, dont celles des villes marocaines occupées de Sebta et Melillia.
Ce chiffre hallucinant, ajoute-t-on, n’a jamais été atteint dans l’Histoire du Royaume d’Espagne, considéré comme “terre d’accueil”, alors qu’il avait auparavant le statut de “pays d’émigration”.

Des barbouzes marocains au cœur de Paris

Ce n’est pas seulement au Maroc que le pouvoir royal poursuit ses opposants. Il le fait même en France, où ses hommes de main bénéficient d’étranges complaisances.
Jet de chaises sur les intervenants à la conférence de l’Asdhom à Paris, 15 février 2019.
D’après une image vidéo
Le 15 février 2018, l’impudence de certains services marocains a franchi un nouveau palier au cœur de Paris. Alors que l’Association de défense des droits de l’homme au Maroc (Asdhom) organisait à Paris un débat sur la liberté de la presse au Maroc, une quinzaine de baltaguia (des voyous chargés de mater les opposants dans certains pays arabes) ont saboté la conférence. Le groupe, qui s’était installé dans la salle, a commencé par interrompre et insulter les invités parmi lesquels se trouvaient Khadija Ryadi, ancienne présidente de l’Association marocaine des droits humains (AMDH) ou le journaliste Hicham Mansouri, qui a obtenu l’asile politique en France après un simulacre de procès à Rabat et une condamnation à dix mois de prison ferme en 2015. Puis, des interventions intempestives, on est passé aux menaces et aux violences verbales avant de s’attaquer physiquement à la soixantaine de participants en jetant sur eux des chaises. Pour terminer, ces « barbouzes d’un autre temps » ont, selon le communiqué de l’Asdhom, sectionné des câbles du disjoncteur, plongeant la salle dans l’obscurité. Il ne restait plus aux baltaguia qu’à lancer des boules puantes et à s’enfuir avant l’arrivée de la police1
Curieusement, dans la salle était également présente une députée de l’Union socialiste des forces populaires (USFP), Hanane Rihab, qui n’a rien trouvé de mieux que de prier les organisateurs de laisser parler les perturbateurs. Cette parlementaire sans foi ni loi imposée à la direction de l’USFP par les services de renseignement — Mehdi Ben Barka et Abderrahim Bouabid, les deux grands leaders de la gauche marocaine ont dû se retourner dans leur tombe — s’est autoproclamée récemment porte-parole des « filles violées » par Taoufik Bouachrine condamné à 12 ans de prison en novembre dernier au terme d’une parodie de procès. Directeur de deux sites d’information – alyaoum24.com et soltana.ma très suivis en raison de leur indépendance, Bouachrine a été accusé de trafic d’êtres humains, d’exploitation sexuelle, de viols, etc. Selon son comité de soutien et de nombreux observateurs, le journaliste est « victime d’un procès politique » et le pouvoir n’a trouvé que ces accusations montées de toutes pièces pour s’en débarrasser.
Historien et cofondateur du journalisme d’investigation, Maâti Monjib, qui était dans la salle, est régulièrement attaqué par cette étrange socialiste en raison de ses activités en faveur des droits humains. L’avocat Mohammed Karout, qui travaille depuis longtemps comme avocat de la police et des services de renseignements, était également présent. Connu pour son langage ordurier, il s’est beaucoup impliqué dans la lutte contre le mouvement populaire du Rif (Hirak-Anhezzi). La présence de ces deux « politiques » inconditionnels du régime s’explique, selon Maâti Monjib, par leur crainte de voir évoquer au cours des débats l’affaire Bouachrine et d’autres sujets gênants pour le régime, comme la multiplication des moyens de pression sur les journaux.

Des pratiques anciennes

Si cette intrusion a pris une ampleur et une forme inédites, les violences verbales et physiques hors du royaume de l’appareil sécuritaire marocain et de ses agents ne sont malheureusement pas nouvelles. Avec parfois l’aide de « politiques » (diplomates, parlementaires, etc.), certaines officines de basse police spécialisées dans le tabassage ou l’intimidation d’opposants marocains n’hésitent plus à intervenir à l’étranger. Avec plus ou moins de succès.

Abonnez-vous gratuitement à la lettre d’information hebdomadaire d’Orient XXI

Le journaliste Ali Lmrabet, fondateur de plusieurs hebdomadaires satiriques qui lui valurent d’être condamné à quatre ans de prison au début des années 2000 et d’en sortir en 2003 grâce à une intervention du secrétaire d’État américain Colin Powell, passe aujourd’hui le plus clair de son temps en Espagne. Il n’a pas cessé d’être harcelé par les services (plus ou moins) secrets marocains : « Chaque fois que je dois donner une conférence en Espagne, raconte-t-il, je vois arriver des groupes de personnes qui tentent de saboter la réunion. Souvent, avant la conférence, la police espagnole me signale qu’ils ont détecté des perturbateurs envoyés par le Maroc ! Les honorables correspondants de la MAP2, dont le directeur du bureau à Madrid, Saïd Ida Hassan, m’ont poursuivi en justice, mais ont perdu tous leurs procès devant le tribunal suprême. En juin 2009, un tribunal d’Almeria a même condamné Ida Hassan à 12 000 euros d’amende pour m’avoir insulté devant plus de 150 personnes à l’université d’Almeria. »
« Ils sont capables de tout, poursuit-il, y compris, comme l’a fait Amin Chaoudri alors conseiller à l’ambassade de demander à la maire de Carthagène de ne pas m’inviter au festival. La directrice fut contrainte de démissionner avec fracas pour dénoncer la censure. » En juillet 2015, alors qu’il poursuivait à Genève une grève de la faim pour obtenir le renouvellement de ses papiers d’identité, des groupes de jeunes Marocains armés de bâtons sont venus le harceler et le menacer de mort devant le Palais des Nations unies où il menait sa grève. Un groupe d’activistes suisses l’a tiré d’affaire.
Journaliste d’investigation, une activité qui lui vaudra d’être condamné à dix mois de prison en 2015 après un simulacre de procès, Hicham Mansouri, marqué par le traitement que lui a réservé au Maroc l’appareil sécuritaire, vit en France où il a obtenu l’asile politique. « Si les menaces et insultes se sont poursuivies sur les réseaux sociaux, si j’ai le sentiment parfois d’être suivi, c’est vraiment la première fois, le 15 février, que j’ai ressenti la peur que j’avais connue lors de mon agression au Maroc ».

« Nous avons appris à gérer les perturbateurs »

Discret, Hicham Mansouri évoque le tabassage en règle subi l’été dernier à Dijon par Reda Goura à la sortie d’un restaurant. Goura, un journaliste qui avait couvert le Mouvement du 20 février a perdu conscience et a été hospitalisé. S’il n’a pu fournir aucune preuve sur ses agresseurs, il ne fait aucun doute, selon lui, compte tenu des menaces reçues sur les réseaux sociaux, qu’il paie pour ses activités de militant.
Le régime n’oublie rien et surtout pas ceux qui, comme Mohammed Radi Ellili, un Sahraoui qui, après avoir présenté le journal de la première chaine marocaine et défendu la marocanité du Sahara, se montre aujourd’hui très critique de la gestion de ce dossier par le Palais. Ellili, qui s’est installé en France, est constamment menacé et insulté sur les réseaux sociaux et les sites marocains progouvernementaux comme le360.ma ou barlamane.com.
À Marseille, où il s’est établi récemment, Hamza Mahfoud, l’un des principaux animateurs du Mouvement du 20 février, a découvert lors de manifestations en faveur du Rif à quel point le consulat du Maroc était peu disposé à tolérer de telles initiatives. « Nous avons appris à gérer les perturbateurs », sourit-il. Les cas de Zakaria Moumni et Mustapha Adib sont plus connus. Tous deux sont installés depuis peu au Canada et aux États-Unis, pays auxquels ils ont demandé asile ou « protection ».
Zakaria Moumni était convaincu, en tant qu’ancien champion du monde de kickboxing (1999), de pouvoir bénéficier, aux termes d’un dahir (décret) royal de 1967, d’un poste de conseiller sportif auprès du ministère de la jeunesse et des sports. Non seulement le Maroc officiel n’a pas reconnu son titre, le qualifiant même au passage de « piètre boxeur »,, mais devant son insistance, l’a condamné en septembre 2010 à trois années de prison durant lesquelles il a été torturé dans le fameux centre de Témara situé à 30 km au sud de Rabat, où le Maroc sous-traitait notamment les interrogatoires de djihadistes faits prisonniers par l’armée américaine. Gracié par le roi, il s’installe en France et continue à réclamer justice. Les menaces de mort se multiplient et des montages pornographiques se retrouvent même sur des réseaux sociaux. En avril 2017, après une nouvelle agression physique par quatre hommes à Nancy, il demande l’asile politique au Canada, par crainte de représailles marocaines et en accusant la France de l’avoir abandonné. Sa demande est jugée recevable par le Canada.
En septembre 2018, l’ex-capitaine d’aviation Mustapha Adib, condamné en 1999 à trois années de prison pour avoir dénoncé la corruption de sa hiérarchie et installé depuis 15 ans en France, demande l’asile politique aux États-Unis. De ces derniers, il attend « la protection internationale en tant que Français persécuté en France ».

Le cas Hammouchi

Profondément marqués par leur détention puis par les menaces, les violences verbales et physiques à leur encontre, Moumni et Adib qui, à plusieurs reprises, ont été à l’origine de tensions entre Paris et Rabat n’ont pas admis ou compris que la raison d’État soit plus forte que leur quête de justice. En février 2014, Moumni dépose une plainte contre Hammouchi, qui était de passage à Paris. Une convocation est transmise à l’ambassade du Maroc afin qu’Hammouchi soit entendu sur des faits de torture, à la grande fureur du Maroc. La crise durera près d’une année. Quant à l’ex-capitaine Adib, il avait réussi à pénétrer en mars 2013 dans l’hôpital du Val-de-Grâce à Paris et à déposer dans la chambre du général Abdelaziz Bennani, plus haut gradé du royaume, un bouquet de fleurs accompagné d’une lettre dans laquelle il dénonçait la corruption du général. Le Maroc s’en était fortement ému.
Ces quelques cas ne doivent pas faire oublier les innombrables individus ou organisations ciblés en permanence sur les réseaux sociaux ou par d’autres moyens (téléphone, courriels, harcèlement…) par les officines de basse police du régime, que ce soit au Maroc ou à l’extérieur3
Le sabotage de la conférence organisée par l’Asdhom n’en pose pas moins un certain nombre de questions. Quel intérêt le régime marocain a-t-il à perturber une réunion organisée par une association qui n’a jamais appelé au renversement de la monarchie, mais réclame seulement avec constance le respect de la loi et de la constitution amendée en 2012 ?

Un protocole d’entraide entre Paris et Rabat

Aboubakr Jamaï, fondateur du Journal hebdomadaire a été contraint de fermer avant de quitter le Maroc pour la France où il enseigne à l’Institut américain universitaire (IAU College) à Aix-en-Provence. Pour lui, « il n’y a pas de stratégie établie. On voit plein de décisions stupides dans ce pays. Il y a des stratégies individuelles. Sans doute des craintes. Il y a de la contestation, la situation sociale n’est pas bonne dans le Rif et ailleurs. Le régime fait ainsi depuis des années une fixation sur l’AMDH qui dénonce la répression des mouvements sociaux. L’AMDH est de loin l’association la plus dynamique du monde arabe dans ce domaine. Son ex-présidente, Khadija Ryadi, une femme remarquable, est d’autant plus dans le collimateur du pouvoir qu’elle a une bonne image sur le plan international depuis qu’elle a reçu en 2013 le prix de l’ONU pour les droits de l’homme. »
Pour Saïd Fawzi, président de l’Asdhom, et Ayad Ahram, ex-président, « le comportement des “donneurs d’ordre” marocains n’est certainement pas étranger au protocole d’entraide judiciaire franco-marocain adopté en juin 2015 et selon lequel les plaintes déposées en France sont désormais “prioritairement” renvoyées vers Rabat ou clôturées et inversement. Ces voyous, convaincus qu’ils n’ont rien à craindre, ont un sentiment d’impunité. »4
Pour l’historien Maâti Monjib, la Direction générale des études et de la documentation (DGED) et la Direction générale de la surveillance du territoire (DST), les deux principaux services de renseignement sont très actifs depuis 2011 et le Mouvement du 20 février. « Même s’ils sont en concurrence, il y a un minimum de coordination entre eux. La DST, de plus en plus présente à l’étranger envoie ses nervis tandis que la DGED s’appuie sur des personnalités plus présentables, diplomates ou parlementaires qui travaillent pour elle. L’internationalisation de l’affaire Bouachrine, pour lequel le groupe de travail sur la détention arbitraire de l’ONU a demandé une libération immédiate, inquiète le service. »
Néanmoins, tous ces observateurs comme les responsables de l’Asdhom estiment que le régime s’est tiré une balle dans le pied en prenant le risque de ternir l’image du Maroc. Pour l’Asdhom, «  si ces individus ont réussi à saboter notre conférence, ils ne pourront jamais nous faire taire. Notre détermination à faire sortir le Maroc de l’obscurité dans laquelle ils veulent le plonger reste intacte (…) Nous continuons à militer au nez et à la barbe de ces services de l’ombre pour mettre le Maroc sur la voie d’un État de droit ».

Des délégations françaises participent aux festivités du 43ème anniversaire de la RASD


Smara, 27 fev 2019 (SPS) Plusieurs délégations françaises participent aux festivités célébrant le 43ème anniversaire de la proclamation de la République arabe sahraouie démocratique qui se tient du 26 au 27 février 2019 à la wilaya de Smara.
Parmi ces délégations une importante délégation conduite par Mme Claude Mangin dont des élus  d’Ivry sur seine, des membres du parti communiste français, des membres de l’ACAT.
On compte également la présence des délégations de la FCGT, des cheminots, des journalistes et des athlètes venus pour participer au marathon en guise de solidarité avec le peuple sahraoui qui souffre depuis plus de quatre décennies de l’occupation illégale de son territoire par le Maroc.
Ces délégations ont pu visiter le musée de la résistance qui retrace les différentes étapes de l’histoire de la lutte du peuple sahraoui contre l’occupation espagnole et marocaine du Sahara occidental.
Les délégations ont en outre visité le siège de l’association des familles des prisonniers politiques et disparus sahraouis(AFAPREDESA), où elles ont pu écouter un exposé la situation des droits de l’homme dans les territoires occupés du Sahara occidental et les violations marocaines des droits des Sahraouis dans ces territoires et le pillage continu des ressources naturelles de ce territoire avec la complicité des pays occidentaux en l’occurrence la France et l’Espagne.
  Les délégations vont s’exprimer lors d’un colloque qui sera organisé jeudi au ministère des affaires étrangères sur le rôle de la responsabilité dans la solution du conflit, afin d’exprimer leur soutien au peuple sahraoui et dénoncer les accords illégaux UE-Maroc incluant le Sahara occidental.(SPS)
020/090/00

Communiqué commun : "NON au fichage des mineur-e-s non accompagné-e-s !"











logos des associations


19 asociations et syndicats, dont la Ligue des droits de l’Homme (LD) saisissent le Conseil d’Etat

Dix-neuf associations et syndicats ont décidé de contester la légalité du décret du 30 janvier 2019 qui autorise le fichage des mineur-e-s isolé-e-s, en saisissant le Conseil d’État. Objectif : obtenir rapidement la suspension de ce texte et à terme, son annulation.
En organisant le fichage de mineur-e-s à d’autres fins que celles liées à leur protection, en prévoyant la collecte de leurs données personnelles et leur croisement avec d’autres fichiers, en permettant aux préfectures d’éloigner des jeunes sans que le juge des enfants n’ait pu statuer sur leur situation, ces dispositions législatives et réglementaires portent gravement atteinte aux droits de l’enfant.
A l’occasion du dépôt de ce recours devant le Conseil d’État, les dix-huit requérants entendent aussi formuler une question prioritaire de constitutionnalité contre l’article de la loi « asile et immigration », qui a introduit cette disposition dans le Code des étrangers et du droit d’asile.
Défenseur des droits, Conseil national de la protection de l’enfance, associations, ONG, syndicats, fédérations, toutes et tous ont fait part de leurs réserves avant l’adoption de ces textes et n’ont cessé de demander l’abandon du projet de loi puis du décret d’application.
Nos organisations entendent obtenir rapidement du Conseil d’Etat qu’il suspende le décret d’application pour que soit mis fin à l’expérimentation qui a débuté depuis peu dans plusieurs départements (Essonne, Isère et Bas-Rhin) et à terme, demandent son annulation pure et simple. Nous considérons par ailleurs qu’il est impératif que le Conseil constitutionnel veille au respect des droits de l’enfant tels qu’ils sont garantis par notre Constitution.
Paris, le 28 février 2019
Signataires : Unicef France, Ligue des droits de l’Homme (LDH), Secours catholique – Caritas France, Syndicat des avocats de France (Saf), Médecins sans frontières (MSF), Médecins du monde, Gisti, La Cimade, Syndicat de la magistrature, Uniopss, Fédération Entraide protestante, Armée du salut, Anas, ADDE, Union syndicale Solidaires, CNAPE, Dei-France, Fasti, Fédération des acteurs de la solidarité
Paris, le 28 février 2019

jeudi 28 février 2019

Message au peuple algérien de Nasser Zefzafi, le porte-voix du mouvement populaire du Rif, depuis sa prison




« Nous tenons à vous féliciter, braves Algériennes et Algériens, à féliciter votre mouvement populaire, et nous saluons votre attachement à l'approche pacifique comme une option pour faire aboutir vos revendications légitimes, et votre refus du cinquième mandat, (...) de l’oppression, de l’asservissement et de l’autoritarisme ; cela atteste de votre conscience et de votre compréhension profonde de la politique de votre gouvernement. Sachez que si les politiques de nos gouvernants veulent nous séparer, nous demeurerons un seul peuple et une seule nation. Nous partageons les mêmes préoccupations, les mêmes difficultés. Nous ne recherchons que nos l'intérêt de nos peuples, de nos pays pour lesquels nos aïeux se sont battus.
Pour préserver l'intégrité de votre mouvement de toute ingérence étrangère et de toute instrumentalisation, il est nécessaire de rejeter les officines politiques qui règlent leurs comptes aux prix de vos tragédies et de de vos souffrances. Inévitablement, vous triompherez, tôt ou tard, du cinquième mandat brigué par un président à moitié mort, qui vous opprime, et de tous les injustes et despotes qui cherchent à vous gouverner par la force. Soyez certains que votre gouvernement suivra les mêmes méthodes que le nôtre : enlèvements, arrestations, assassinats, accusations fabriquées, de même, il vous accusera de servir des agendas étrangers, mais par la fermeté, la détermination et la volonté, vous triompherez (...).
L’Algérie que vous aimez libre reviendra un jour. (...) »

Traduction Rachid Oufkir
politique de votre gouvernement. Sachez que si les politiques de nos gouvernants veulent nous séparer, nous demeurerons un seul peuple et une seule nation. Nous partageons les mêmes préoccupations, les mêmes difficultés. Nous ne recherchons que nos l'intérêt de nos peuples, de nos pays pour lesquels nos aïeux se sont battus.
Pour préserver l'intégrité de votre mouvement de toute ingérence étrangère et de toute instrumentalisation, il est nécessaire de rejeter les officines politiques qui règlent leurs comptes aux prix de vos tragédies et de de vos souffrances. Inévitablement, vous triompherez, tôt ou tard, du cinquième mandat brigué par un président à moitié mort, qui vous opprime, et de tous les injustes et despotes qui cherchent à vous gouverner par la force. Soyez certains que votre gouvernement suivra les mêmes méthodes que le nôtre : enlèvements, arrestations, assassinats, accusations fabriquées, de même, il vous accusera de servir des agendas étrangers, mais par la fermeté, la détermination et la volonté, vous triompherez (...).
L’Algérie que vous aimez libre reviendra un jour. (...) »
Traduction Rachid Oufkir

mercredi 27 février 2019

Sahara occidental: des élus français dénoncent le soutien de leur pays à l'occupation marocaine

Publié le : mardi, 26 février 2019
Sahara occidental: des élus français dénoncent le soutien de leur pays à l'occupation marocaine
ALGER- Des élus de la municipalité d'Ivry sur Seine ont dénoncé la position de la France vis-à-vis de la question sahraouie, déplorant sa politique étrangère alignée sur les thèses marocaines au détriment des droits du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance.
Rencontrés à Alger, à la veille de leur déplacement aux camps des réfugiés sahraouis dans le cadre d’une mission prévue du 26 février au 2 mars, la délégation de la municipalité, conduite par l’adjointe au maire, Sévérine Peter, a critiqué la politique de l’Etat français vis-à-vis du dossier sahraoui, affirmant que "la position de l’Hexagone est totalement alignée sur les thèses marocaines d’occupation des territoires sahraouis, au mépris du droit du peuple sahraoui à son autodétermination".
Exprimant leur solidaire entière avec la cause sahraouie, les quatre élus de la municipalité d’Ivry sur Seine, conviés aux festivités de commémoration du 43eme anniversaire de la proclamation de la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD) ont relevé, dans ce contexte, que la politique étrangère de la France avait subi un changement "radical" depuis le départ de l’ex-président Jacques Chirac, en mai 2007.
"Le président Chirac avait pris la décision de quitter les forces de l’OTAN. Il était un fervent défenseur de la paix au Proche-Orient et contre l’intervention américaine en Irak en 2003. Mais, aujourd’hui, nous assistons à une diplomatie française qui privilégie ses intérêts économiques, l’exploitation illégale des ressources naturelles et les ventes d’armes au détriment des valeurs humaines et de démocratie, telles que la défense des droits de l’Homme et l’autodétermination des peuples sahraouis et palestiniens", a fait observer Séverine Peter, chargée des questions internationales et de la communication au sein de la ville d’Ivry.
Evoquant l’existence d’un "lobbying superpuissant" en France qui soutient le Royaume marocain dans son occupation du Sahara occidental, l’adjointe au maire a affirmé, en outre, que "les autorités françaises demandaient souvent aux élus et aux députés de l’Assemblée de ne pas s’engager sur des questions internationales, notamment celles portant sur le Sahara occidental et la Palestine".

mardi 26 février 2019

Hicham El Guerrouj en colère contre la gestion de l’athlétisme au Maroc



Hicham El Guerrouj lance un appel au roi Mohammed VI


Hicham El Guerrouj n’a pas mâché ses mots pour exprimer sa colère contre la gestion de l’athlétisme au Maroc. Au micro de Radio Mars, l’ancien champion marocain a appelé le roi Mohammed VI à sauver ce sport dont la gestion laisse à désirer.
«C’est un crime sportif. Des milliards de dirhams sont dépensés pour des futilités tandis que les jeunes athlètes n’ont même pas où se doucher. Pourtant, l’Etat a tous les moyens pour sauver ces générations de plus en plus perdues», a-t-il déploré.
Et d’ajouter que le roi Mohammed VI doit absolument intervenir pour mettre fin à ce gâchis qui tue cette discipline à petit feu.
Accusé de dopage, Hicham El Guerrouj, rappelons-le, a affirmé qu’il était prêt à rendre tous ses records et trophées, ainsi qu’à céder toute sa fortune s’il s’avère qu’il a réellement pris des substances utilisées à des fins de dopage. Cette sortie médiatique du champion marocain, intervient quelques jours seulement après la publication d’un post polémique par l’expert en sport, Yahya Saïdi.
Ce dernier avait affirmé sur Facebook que l’athlétisme marocain a connu son âge d’or lors d’une période où “il n’y avait pas de rigueur dans le contrôle du dopage comme c’est le cas aujourd’hui”.
Une sortie qui a suscité une grande polémique sur les réseaux sociaux et dans le domaine sportif. Plusieurs internautes et observateurs ont interprété ce post comme une accusation directe à l’encontre de Hicham El Guerrouj.
N.M.

Arrestation de 5 petits paysans qui ont dénoncé l'iInvasion des cultures génétiquement modifiées dans la biosphère de l’arganeraie

Paysans Pauvres-Maroc, 6/2/2019



Demain deuxième jugement et énoncé du verdict.


Idaougamad est une tribu amazighe vivant entre la vallée du Souss et les montagnes du Haut-Atlas, à l’est de Taroudant au sud-ouest du Maroc, dans une région située au sein de la réserve de biosphère de l’arganeraie, classée au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO en 1998.
voir le lien :https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9serve_de_biosph%C3%A8re_de_l%27arganeraie
La réserve de l’arganeraie subit une destruction massive pour permettre d'implanter les agrumes. Le programme dit "planning Maroc vert" achève cette destruction organisée. Un programme d’implantation du dit "arganier israélien", génétiquement modifié dans les laboratoires sionistes, comme l’olivier, le safran et autres. 
 Ce programme dirigé par le ministre de l'agriculture Aziz Akhenouch, vise à l’implantation de 12000 hectares de cette "copie" d’arganier dans la réserve du Souss. Il a même créé une association (AMBA) pour exécuter son programme et y affecter Bourahime, un grand propriétaire immobilier et président de la commune Tinzert à quelques kilomètres d’Idaougamad. Il trouve donc ici un champ fertile pour commencer la deuxième phase de la destruction de l’arganeraie, après avoir ravagé les terres de cette tribu qui connait au début des hommes de justice, tel le juge Agarram, ex-président du tribunal de Casablanca dans les années 1990.
Les petits paysans d’Idaougamad avaient manifesté leur colère contre ce programme destructeur en provoquant l'arrêt de ses premiers travaux. Le 31 janvier 2019, 5 petits paysans de cette communauté amazighe ont été arrêtés par la gendarmerie d’Aoulouz et déférés au tribunal de Taroudant.
Le procureur avait joué le rôle du médiateur de prédateurs des biens des paysans, il leur a imposé une seule condition pour les libérer, c’est de signer l’engagement à ne plus toucher à ce projet. Ce sont des hommes âgés, expérimentés dans la lutte pour leur droit à la terre depuis 2011, ils ont vécu les problèmes dans les tribunaux et n’ont rien à perdre, leurs enfant sont  majeurs. Ils ont donné une bonne leçon au procureur en choisissant la voie de la résistance de leur ancêtres pour l’indépendance de la patrie contre  la trahison, ils ont choisi la prison.
Les détenus sont :
- Omar Larabi.
- Hmed Ihihi.
- Omar Azdou.
- Jilali Elgherizi.
- Hassan Boussaid. 
Le premier février 2019, un groupe de jeunes paysans avait contacté le syndicat paysan (SP) pour demander de soutenir leurs détenus. Ils ont manifesté leur colère en organisant un sit-in devant la maison de la province de Taroudant. Un comité a été constitué pour suivre le déroulement du jugement, la première audience aura lieu mardi le 5 février 2019.

Qu'est-ce que l'arganier de l'arganeraie ?
C'est un arbre de la Biosphère qui lutte contre la sécheresse et nourrit les chèvres, l'Homme est prédateur il peut se nourrir des boucs. Pendant les saisons de sécheresses, l'arbre se débarrasse de ses feuilles d'un seul coup. C'est un processus écologique  évalué à deux millions d'années.
Aujourd'hui, l'invasion d'une copie de "l'arganier israélien" menace le Souss, copie récessive, génétiquement modifiée, manipulée depuis les laboratoires sionistes par les scientifiques sionistes qui s'imaginent qu'ils sont plus puissants que la biosphère. Ils ont fabriqué une  copie de l'arganier, pour créer  une illusion-argan de la pire espèce.
Akhenouch s'imagine qu'il est le plus intelligent des Marocains en s'intégrant dans le programmes de la culture de cette mauvaise copie. Il fait tout son possible pour ravager les terres des paysans pauvres dans l'Anti-Atlas, en coopération avec le président de l'association marocaine bi-professionnelle de l'arganier. Les deux hommes prédateurs cherchent à dominer l’arganeraie, y trouvant un grand profit foncier facile à récolter.
Les paysans pauvres ne voient dans ce programme sioniste qu'une autre façon d'arracher de plus en plus leurs biens par ces nouveaux prédateurs. Une lutte des classes a été déclarée depuis qu'Akhenouch avait dévoilé ses objectifs dans la politique agricole de classe en mettant en tête de son ordre du jour l’exécution de la loi 13-113.

lundi 25 février 2019

Affaire Aicha Chaâou : un nième jugement le 26/02/2019 devant le tribunal d’Ouarzazate

Conversation ouverte. 1 message non lu.
12 sur 276

Urgent à publier

Boîte de réception
x

as kj

10:54 (Il y a 12 heures)


À Solidarité, moi
Bonjour Marie-Jo

Urgent

Affaire Aicha Chaâou :  le 26/02/2019 devant le tribunal d’Ouarzazate (Hollywood du Maroc)



M'semrir, un village amazigh, dans la tribu d’Ait Merghad, au sud-est du Maroc, une région misérable, dont les paysan-nes pauvres vivent dans une situation excessivement marginalisée. Leurs terres font couler la salive des Hauts fonctionnaires de Rabat, surtout si elles sont appropriées par une paysanne pauvre.

Aicha Chaâou, une femme paysanne, analphabète vit avec sa sœur des jours obscurs, son père est mort il y a longtemps. C’est un ancien combattant de la résistance contre le colonialisme français. Ses papiers à la main, en tête, la carte de son père prouvant sa participation à la résistance.
La femme amazighe en colère parle d’une voix fortement révoltée, de l’affaire de son héritage, une terre d’une superficie de 3500 m2, avec une maison, c’est tout leur héritage. Monsieur le Haut fonctionnaire vient de découvrir cette proie
dans le même programme dit de« la restitution d’un million d’hectares de terres collectives irriguées aux petits paysans ». Cet officier supérieur de l’armée royale, résidant à Rabat, consacre toutes ses possibilités pour s'approprier les terres de cette femme, paysanne pauvre de M'semrir. Il a chargé un homme malin de s’occuper de cette affaire, le représenter juridiquement dans les établissements administratifs et spécialement devant les tribunaux.
Le conflit avait commencé quand l’homme malin avait tenté d’occuper une partie de cette terre. Aicha Chaâou avait posé sa plainte chez le procureur de la première instance d’Ouarzazate. Un long voyage dans les tribunaux avait commencé, des conflits ont été ouverts avec les juges, les avocats, les gendarmes, les autorités et la commune d’Amsemrir. La pauvre paysanne est tombée dans les mains des nouveaux prédateurs. Elle n’a plus qu’à lutter dans l’esprit de Zaid Uhmad leader de la résistance de Djbel Badou dont son père a été un jour combattant.
Une paysanne combattante, mais cette fois-ci contre les nouveaux colons, prédateurs d’une mauvaise espèce. Au début d’un jugement, le juge président de l’audience l’avait insultée en l’accusant de ne pas respecter l’audience, ne pas être debout et il avait exigé d'elle de quitter la salle. Une mauvaise coïncidence, c’est le même juge de l’affaire de Zaid Takrayout, l’ex-détenu des terres de Tamtatouchte. Aicha Chaâou a refusé de quitter le lieu sans avoir réclamé ses droits et sans avoir insisté sur son innocence en invitant le juge lors du jugement devant la cour suprême. C’est une autre façon de chasser les plaideurs et de violer leur droit lors d'un jugement légal dans les tribunaux marocain. Son avocat avait refusé de continuer sa tâche et demandé de lui payer les frais de la défense mais, la brave paysanne avait refusé et insisté sur son droit à la défense.
Voici comment le nouveau régime au Maroc respecte ses engagements devant la Commission des droits de l’homme des nations unies. Aujourd’hui, ses prédateurs violent ses biens, tous les établissements d’État soutiennent ces prédateurs. Aicha Chaâou lutte avec acharnement sans avoir l’idée de reculer en arrière et sans la moindre crainte de lasser le combat pour son droit à la terre et au jugement légal.
Aicha Chaâou refuse de cette nouvelle torture de l’État et cette violation des droits des femmes paysannes, dont cette affaire n’est qu’un seul exemple parmi des milliers d’affaires de femmes paysannes dans les tribunaux marocains. Elle lance son appel à tous les instances et associations de droits de l’homme l'Homme aux niveaux national et international, surtout à l’ONU et l’UE, pour soutenir son droit à la terre et son jugement légal.

Voici sa déclaration :