Translate Traduire Traducir ترجمة

dimanche 21 février 2021

Les comités ouvriers espagnols renouvellent leur soutien aux revendications des Sahraouis

  17 février 2021
Les comités ouvriers espagnols renouvellent leur soutien aux revendications des Sahraouis

LA RIOJA (Espagne) - Les comités ouvriers espagnols ont appelé le gouvernement de leur pays à "faire tout son possible pour mettre en œuvre les résolutions des Nations Unies pour permettre au peuple sahraoui d'exercer son droit inaliénable à l'autodétermination et à l'indépendance, conformément à la résolution 1415 des Nations Unies".

"Lors des entretiens qui ont eu lieu entre Jorge Ruano, secrétaire général des comités ouvriers espagnols de la province espagnole "La Rioja", et Abdellah Hammad, le représentant régional sahraoui dans la province susmentionnée, les deux parties ont discuté de la guerre au Sahara occidental et des conditions des droits de l'homme qui se sont aggravées depuis le 13 novembre dernier, et à la lumière de ce qui se passe ces jours-ci dans la ville occupée de Boujdour", a rapporté l'agence de presse sahraouie (SPS).

Les comités ouvriers espagnols ont déclaré: "Les Nations Unies restent principalement responsables de la mise en œuvre du plan de règlement sur le terrain dans le but d'achever la décolonisation du Sahara Occidental occupé en organisant un référendum d'autodétermination pour le peuple sahraoui".

Le syndicat espagnol a rappelé que le conflit a duré 45 ans, dont 16 ont été marqués par la première guerre, et au cours de 29 ans, la Mission des Nations Unies pour le référendum au Sahara occidental, "Minorso", a étendu son contrôle sur la région pour assurer l'organisation du référendum, cependant, la situation du peuple sahraoui stagne depuis 1975, et la situation s'est empiré au fil du temps.


Lire aussi : Un parti espagnol condamne la répression de militants sahraouis par les forces d'occupation marocaines


Le Parti socialiste basque espagnol a condamné la campagne de répression à laquelle s'adonnent les forces d'occupation marocaines contre des militants sahraouis dans les territoires occupés du Sahara occidental.

Le parti affirme suivre de près les derniers développements concernant les violations des droits de l'homme au Sahara occidental occupé, notant la violation par l'occupant marocain de l'accord de cessez-le-feu depuis le 13 novembre dernier.


Protégeons les vies, pas les frontières Construisons un pont d'humanité Tous au Montgenèvre !



> Samedi 6 mars à 11h30 à Montgenèvre

Nous demandons la démilitarisation de la frontière franco-italienne, que cessent les traques et les refoulements illégaux qui mettent en danger les exilés. 

Nous appelons les forces de l'ordre à porter assistance aux personnes en danger comme le stipulent les articles R 434-10 et R 434 - 19 et le code de déontologie de la police et de la gendarmerie. 

Nous demandons que les solidaires ne soient plus entravés dans la mise à l'abri des personnes,  qu'ils ne soient ni intimidés ni sanctionnés par les forces de l'ordre et la justice. 

Nous demandons la mise en place d'un corridor humanitaire permettant de protéger toute personne qui souhaite demander l'asile en France ou ailleurs en Europe afin qu'elle ne risque pas sa vie en montagne.
 

Que dira-t-on à nos enfants lorsqu'ils nous demanderont pourquoi :

...nous avons laissé des êtres humains mourir en mer et être traqués en montagne ? 

...nous avons abandonné des réfugiés à la misère et à la violence des forces de l'ordre dans les rues de nos villes ?

...nous avons délaissé des enfants sans les mettre à l'abri ni les éduquer ?

...nous avons choisi la honte au lieu d'accueillir dignement des êtres humains ?  

Nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas.

 

Rendez-vous le samedi 6 mars à 11h30 à Montgenèvre
devant la PAF (Police aux frontières)


Partout en Europe se construiront au même moments des ponts d’humanité. 

Une autre politique européenne est possible ! 


 

 

150 parlementaires signent l’appel à la création par le CICR d’une mission au Sahara occidental

 R. I. El Watan

Pas moins de 150 parlementaires à travers le monde ainsi que d’éminentes personnalités internationales, dont le célèbre philosophe américain Noam Chomsky, ont signé l’appel adressé au Comité international de la Croix-Rouge (CICR) pour la création d’une mission permanente au Sahara occidental afin de protéger les civils sahraouis de la répression de l’occupant marocain, indique le Collectif des défenseurs des droits de l’homme sahraouis (Codesa).

 Dans un communiqué de presse, le Codesa a annoncé les résultats positifs de la campagne internationale pour recueillir des signatures sur l’appel urgent demandant au CICR de créer une mission permanente au Sahara occidental pour protéger les civils sahraouis de la répression de l’occupant marocain. Le Codesa s’est réjoui que la campagne ait reçu un large soutien international, puisque elle a été signée par 150 parlementaires de divers parlements, dont le Parlement européen et ceux de la Grande-Bretagne, Espagne, France, Suède, Suisse et de la Mauritanie. Le communiqué souligne en outre que 177 organisations réparties dans 41 pays et représentant les cinq continents du monde, y compris des organisations non gouvernementales internationales, des institutions, des syndicats et des partis politiques, ont signé l’appel. Cet appel a été soutenu également par d’éminentes personnalités internationales, y compris le célèbre philosophe, penseur et historien professeur Noam Chomsky et l’ancien chef du Parti travailliste britannique, le parlementaire Jeremy Corbyn, ainsi que le lauréat du Prix de la paix de Séoul, Susan Schulte.


 

L’UE veut inclure Israël dans la liste des organisations maltraitant les enfants

L’UE veut inclure Israël dans la liste des organisations maltraitant les enfants

Jérusalem occupée – CPI

Des sources médiatiques hébreux ont révélé que l’Union européenne (UE) avait financé des activités visant à inclure l’armée d’occupation israélienne, dans la liste des organisations qui maltraitent les enfants.

« L’UE surveille et finance une série d’activités visant à inclure l’armée israélienne sur la liste noire des Nations Unies. La campagne est coordonnée et promue depuis Israël en étroite coopération avec les organisations de gauche et les agences des Nations Unies », a déclaré le journal hébreu Israel Hayom, dans son édition de jeudi.

Le journal a ajouté que la « Campagne pour les enfants » était en cours depuis près de deux ans, à travers des rapports en série publiés par des organisations de gauche décrivant les soldats israéliens s’adonnant à des abus systématiques et continus contre des enfants palestiniens.

Des organisations palestiniennes et européennes participent à la campagne, notamment: Le Conseil norvégien pour les réfugiés, la Fondation internationale pour les droits de l’enfant palestinien et Save the Children, l’une des organisations qui figuraient parmi les requérants devant le Tribunal international contre Israël, à La Haye.

Selon le journal, qui est proche du gouvernement israélien, le contenu et les sujets de la Campagne des enfants sont en cours d’élaboration conformément aux directives de l’Organisation des Nations Unies (UNICEF) et du Bureau des affaires humanitaires des Nations Unies dans les territoires palestiniens occupés, « OCHA ».

Le journal a prétendu que l’UNICEF incitait à la haine contre Israël, et a été actif pendant des décennies dans la documentation et l’enregistrement des violations de l’armée d’occupation israélienne contre les enfants palestiniens. Elle cherche à l’inclure dans la liste noire, qui est une liste annuelle publiée par le Secrétaire général des Nations Unies et comprend des organisations terroristes qui violent les droits des enfants, selon les allégations israéliennes.

Le journal a affirmé que la campagne contre Israël est menée par des organisations non gouvernementales opérant de l’intérieur d’Israël, à travers des réunions de coordination périodiques pour ses dirigeants, et certains d’entre eux sont des étrangers qui ont obtenu des visas pour entrer dans le pays, et d’autres sont employés des Nations Unies, en particulier au Bureau de la coordination des affaires des Nations Unies pour les droits de l’homme, « OCHA ».

Le journal mentionne que le financement de la campagne provient des pays européens et de l’Union européenne, notant que depuis 2018, l’Union européenne a financé au moins 3,2 millions d’euros pour des projets de promotion de la «campagne des enfants», ainsi que 6,7 millions provenant de gouvernements (Grande-Bretagne, Norvège, Belgique et Suisse et autres) et les Nations Unies.

La délégation ajoute que «la promotion et la protection des droits de l’enfant est une priorité absolue de la politique des droits de l’homme de l’Union.

En savoir plus sur
https://french.palinfo.com/60783
@Copyright Le Centre Palestinien D’Information

Source : CPI
https://french.palinfo.com/news/…

 

Enfant avant migrant, nous devons leur venir en aide !

MesOpinions.com : le site de pétition et sondage en ligne

Enfant avant migrant, nous devons leur venir en aide !
Enfant avant migrant, nous devons leur venir en aide !


 

Sahara Occidental : le peuple sahraoui ne capitulera jamais


Depuis plusieurs années, les grands de ce monde ont décidé d'offrir le territoire du Sahara Occidental au Maroc en guise de récompense pour ses actes de serviteur loyal aux desseins impérialistes dans la région du Maghreb. Même au détriment de la légalité internationale.

C'est dans ce contexte que toutes les résolutions du Conseil de Sécurité pointent vers l'imposition de la pseudo-solution basée sur l'octroi aux sahraouis d'une prétendue autonomie de la part d'un régime qui n'a jamais respecté ses engagements ni les moindres principes des droits de l'homme et de démocratie. Théoriquement, pour des raisons de sécurité. Dans la réalité, les puissances mondiales, la France et les Etats-Unis plus précisément, lorgnent les nombreuses richesses du territoire.

En tant qu'instrument parasité par ces puissances, l'ONU tourne le regarde sur les pratiques d'un autre âge que les autorités marocaines utilisent pour museler la population sahraouie dans les territoires occupés. Une population enfermée dans une prison à ciel ouvert interdite aux journalistes, aux ONG et à tous les visiteurs qui n'ont pas l'intention de louer l'occupation marocaine.

Assuré par le silence criminel de la communauté internationale et la protection de la France colonialiste, le Maroc se permet les pires violations des droits de l'homme dans un territoire classé non autonome par les Nations Unies.

Ulcérées par la décision du Front Polisario de reprendre la lutte armée en vue de mettre fin au statu-quo imposé au peuple sahraoui dans le but de l'amener à capituler, les autorités marocaines ont décidé d'assouvir leur vengeance sur la population civile sahraouie qui tente de s'exprimer sur son sort et sa situation tragique.

Ainsi, après avoir arraché un oeil à l'activiste des droits de l'homme Sultana Khaya, elle se retrouve désormais emprisonné chez elle sous le régime de la résidence surveillée, entourée et harcelée par les bourreaux du roi Mohammed VI.

Cette situation est le produit des mauvais calculs des protecteurs de la monarchie médiévale et sanguinaire du Maroc qui rêvent de voir le peuple sahraouie déposer les armes. Rêver, c'est un droit légitime et gratuit, mais il reste, quand même, un rêve qui dans ce cas ne sera réalisera jamais puisque les sahraouis sont déterminés, maintenant plus que jamais, à en découdre avec cet Etat qui, malgré ses accointances avec le terrorisme et le trafic de drogues, reste le chouchou de l'Occident.



samedi 20 février 2021

Tlaxcala : 27 sénateurs US demandent à Biden de revenir sur la décision malavisée de Trump sur le Sahara occidental

Tlaxcala via 57231hpv112065.ikoula.com 




Url: http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=30873

Les sénateurs Jim Inhofe (Républicain de l’Oklahoma et Patrick Leahy (Démocrate du Vermont) ont amené aujourd'hui 25 de leurs collègues du Sénat à envoyer une lettre exhortant le président Biden à revenir sur la décision erronée de son prédécesseur de reconnaître officiellement les revendications illégitimes de souveraineté du Royaume du Maroc sur le Sahara occidental et à réengager les USA dans la poursuite d'un référendum sur l'autodétermination du peuple sahraoui du Sahara occidental.

Les sénateurs ayant signé cette lettre sont : Sens. John Boozman (R-Ark.), Angus King, Jr. (I-Maine), Mike Rounds (R-S.D.), Joe Manchin III (D-W.Va.), John Hoeven (R-N.D.), Deb Fischer (R-Neb.), Richard Shelby (R-Ala.), Sheldon Whitehouse (D-R. I.), Maria Cantwell (D-Wash.), Susan M. Collins (R-Maine), Rob Portman (R-Ohio), Kevin Cramer (R-N.D.), Shelley Moore Capito (R-W.Va. ), Cory Booker (D-N.J.), Lisa Murkowski (R-Alaska), Jack Reed (D-R.I.), Kyrsten Sinema (D-Ariz.), Roger Wicker (R-Miss.), Mazie K. Hirono (D-Hawaii), Cindy Hyde-Smith (R-Miss.), Jeanne Shaheen (D-N.H.), Chris Van Hollen (D-Md.), Mark Kelly (D-Ariz.), Ben Ray Lujan (D-N.M.) et Dick Durbin (D-Ill.).
[R : Républicain ; D : Démocrate ; I : Indépendant]

Voici le texte intégral de cette lettre :

    Cher Président Biden :

    La décision abrupte de l'administration précédente, le 11 décembre 2020, de reconnaître officiellement les revendications illégitimes de souveraineté du Royaume du Maroc sur le Sahara occidental a été à courte vue, a sapé des décennies de politique américaine cohérente et a aliéné un nombre important de nations africaines. Nous vous demandons respectueusement de revenir sur cette décision malavisée et de réengager les États-Unis dans la poursuite d'un référendum d'autodétermination pour le peuple sahraoui du Sahara occidental.

    Le sort du peuple sahraoui est dans l'incertitude depuis que les Nations unies ont adopté une résolution appelant à un référendum sur l'autodétermination en 1966. Pendant plus de cinq décennies, à la suite de l'action des Nations unies, l'objectif simple et fondamental du peuple sahraoui de décider librement de son sort a été entravé et soumis à de multiples promesses non tenues.

    La question des revendications de souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental n'est pas nouvelle. La Cour internationale de justice a rejeté ces revendications en 1975, déclarant clairement que les documents et informations fournis par le Maroc « n'établissaient aucun lien de souveraineté territoriale entre le territoire du Sahara occidental et le Royaume du Maroc ». Malgré le jugement sans ambiguïté de la Cour, le Maroc a maintenu sa revendication illégale sur le Sahara occidental et, après la décolonisation, a tenté d'annexer le territoire par la force. Le peuple du Sahara occidental, agissant par l'intermédiaire du Polisario, a défendu ses droits et ses terres.

    Après plus d'une décennie de violence, les Nations unies sont finalement intervenues en 1991 et les deux parties ont convenu d'un cessez-le-feu et d'une voie à suivre. Dans le cadre du « Plan de règlement », le Maroc et le Sahara occidental ont convenu d'organiser un référend 

Lire :  Url: http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=30873

 

Il était une fois le 20 février



Il était une fois le 20 février

S’inscrivant dans le Printemps arabe et s’en inspirant, le Mouvement du 20 février a obtenu des concessions politiques et constitutionnelles de la part de la monarchie. Mais, victime de conflits internes et d’une guerre d’usure menée par le pouvoir, cette parenthèse de liberté s’est vite refermée.

TelQuel retrace la chronologie de ce mouvement et vous replonge au cœur des évènements qui ont marqué l’année 2011.

Retrouvez également dans ce dossier une analyse des acquis du mouvement du 20-Février sur les libertés collectives, qui se sont rétrécies une décennie après.


Je m'abonne

 

Au Maroc, les militants bien loin du "moment d'euphorie" de 2011

Rabat (AFP)
Manifestation à Rabat le 27 février 2011 pour réclamer des réformes et une nouvelle Constitution - AFP/Archives

Le 20 février est une date importante pour Fouad Abdelmoumni: c'est à la fois le jour de son anniversaire et le nom du mouvement de contestation qui a saisi le Maroc en 2011 dans un "grand moment d'euphorie", vite dissipé selon lui.

Comme de nombreux défenseurs des droits humains, ce militant de 62 ans dénonce aujourd'hui une "régression des libertés" dans son pays, avec des "méthodes d'intimidation pires que celles des +Années de plomb+", époque où il était étudiant et où son engagement politique lui valut quelque cinq ans de détention.

"Le Maroc n'est pas un paradis des droits de l'homme mais, en même temps, ce n'est pas un enfer pavé de violations comme certains essaient de le faire croire à tort", tempère le ministre des Droits de l'homme Mustapha Ramid dans une déclaration à l'AFP.

M. Ramid avait lui aussi manifesté en 2011 et, pour lui, il y a eu depuis une "évolution palpable et continue dans l'exercice des libertés publiques".

Soutenu par des milliers de manifestants marocains pris dans l'effervescence du Printemps arabe, le mouvement du 20-Février réclamait à l'époque "plus de justice sociale, moins de corruption et moins d'absolutisme".

Le roi Mohammed VI avait très vite promis des réformes. Une nouvelle Constitution avait été adoptée, avec des dispositions renforçant les libertés, l'indépendance de la justice, les pouvoirs du Premier ministre et du Parlement, tout en maintenant le souverain au centre du système politique.

Cette Constitution est "une charte des droits humains dans toutes leurs formes civiques, sociales, politiques ou économiques", plaide M. Ramid.

Mais une fois passé le vent de la contestation populaire, la "stratégie" du pouvoir "a été de terroriser les élites intellectuelles capables d'offrir des perspectives et de négocier un changement", assure pour sa part M. Abdelmoumni.

Lui-même se dit pris dans une "campagne de diffamation destinée à le faire taire", avec des "menaces pour sa sécurité et sa réputation".

- "Petites caméras" -

En 2020, son entourage a reçu par Whatsapp une vidéo de ses ébats sexuels en privé. Selon lui, "l'angle de prise de vue montre que deux petites caméras ont été installées dans le climatiseur de (sa) chambre", chez lui.

L'an dernier aussi, plusieurs pétitions de la société civile avaient dénoncé le "lynchage public" des "médias réactionnaires de diffamation" et les "accusations sexuelles" visant les contestataires.

Le parti islamiste PJD, porté à la tête du gouvernement par les élections de 2011, a lui-même condamné fin janvier dans un communiqué "les campagnes de diffamation ciblant des personnalités publiques et des militants".

Mohamed Ziane, 77 ans, ex-ministre des droits de l'homme (1995-96) devenu critique du régime, fait partie des cibles: une chaîne locale sur internet a diffusé en novembre des images compromettantes filmées par une caméra dissimulée dans une chambre d'hôtel, en présentant la scène comme un "rendez-vous" de celui qui était alors avocat avec une cliente mariée.

"Ce sont des méthodes dignes des pires régimes policiers!", s'indigne l'ancien député joint par l'AFP.

Ulcéré par ses accusations, le ministère de l'Intérieur a déposé plainte contre lui pour "offense aux institutions de l'Etat".

Des organisations comme l'Association marocaine des droits humains (AMDH) ou Amnesty International dénoncent régulièrement la "répression des voix critiques" au Maroc, en citant le cas des journalistes Souleimane Raissouni et Omar Radi, en attente de jugement depuis plusieurs mois après des accusations de "viol". En réponse, les autorités invoquent toujours "l'indépendance de la justice".

"Le Maroc tient à satisfaire ses engagements internationaux dans le domaine des droits humains", souligne M. Ramid. "Des erreurs peuvent être commises ici ou là" mais cela "ne constitue en aucun cas une orientation générale et méthodique de l'Etat".

- "Bonne formule" -

Dans son récent communiqué, son parti, le PJD, a appelé "à trouver la bonne formule pour libérer (....) les journalistes détenus au nom de l'esprit d'équité et de réconciliation".

Davantage préoccupée par le coût de la vie et le chômage, la population exprime un "ressenti négatif" croissant sur l'état des droits humains, selon une étude publiée début 2020 par l'institut statistique HCP.

"La situation au Maroc reste évidemment bien meilleure que ce qui se passe en Egypte, en Arabie Saoudite ou en Iran", nuançait l'historien Maati Monjib dans un entretien récent à la BBC.

Fin janvier, cet intellectuel de 60 ans connu pour son franc-parler critique a été condamné à un an de prison pour "fraude" et "atteinte à la sécurité de l'Etat" au terme d'un procès conclu en son absence, après une vingtaine de reports d'audience et sans que ses avocats aient pu plaider.

"Un verdict injuste et vengeur", selon son comité de soutien. Un "procès équitable", d'après les autorités.

 

La France doit agir pour la libération du journaliste franco-marocain Maâti Monjib