lundi 28 novembre 2022

Vieillir ...

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Salah Elayoubi : Deuxième lettre d’information de la mère de

Nouvelles publications du fil d’actualité

Rabat, 25 novembre 2022
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Comme prévu, la visite à Rida a eu lieu aujourd'hui, 25 novembre 2022.
Moralement, il tient bon grâce à vous toutes et tous, grâce à tout ce que je lui ai révélé et transmis comme comme soutiens engagés et solidarité totale de tous les défenseurs des Droits Humains ici et ailleurs (AMDH et autres y compris la conférence de presse du 17 novembre et la visite des membres du Comité de soutien des détenus politiques et d'opinion).
Quant aux conditions de détention, il n'y a pas d'amélioration significative sinon l'ouverture du blindé (c'est une sorte de porte blindée pour un couloir pas si long que ça après la porte de la cellule)pour atténuer la claustrophobie accentuée par l'enfermement et l'isolement toute une journée dans une cellule froide et très humide , excepté 1h et 1/2 de promenade le matin dans un espace très réduit. Même pas de conditions pour s'échauffer et mériter une douche chaude, laquelle douche n'est permise qu'une fois par semaine. Est-ce suffisant pour quelqu'un habitué à prendre une douche un jour sur deux? Rida (on) oublie qu'il est en prison ! Passons...autre contrariété et non des moindres, les journaux et les bouquins ne lui parviennent pas le même jour et je ne sais si réellement ils sont lus ou juste une autre manière cynique de faire durer l'attente et exercer cette torture psychologique affligée à Rida et à d'autres, je suppose, dans le même cas .
Ce qui pèse psychologiquement le plus, c'est l'enfermement et l'isolement dictés par cette norme de catégorisation (تصنيف) des détenus placés dans un pavillon réservé à une certaine catégorie de prisonniers. D'après notre courte et intéressante conversation, j'ai vite compris que la prison n'est nullement le lieu de réinsertion, mais le lieu par excellence où broyer de la dignité, où casser de l'homme et saper son moral. Là intervient tout ce que vous avez appris de la vie jusqu'à ce jour: courage, résistance, détermination, patience, perspicacité lutte et combat avec cet autre soi pour le surpasser, le transcender, le convaincre qu'il n'y a pas d'autres choix que ces valeurs, lesquelles valeurs libéreront la pensée afin d'être libre même derrière les barreaux.
Comme je ne savais pas où en était cette amélioration prétendument accordée à Rida avant de le voir, j'ai formulé une demande pour qu'il bénéficie de deux appels téléphoniques par semaine au lieu d'un. Par la même occasion , j'ai demandé qu'on programme une visite exceptionnelle pour que sa soeur et son frère qui viennent au Maroc du 17 au 22 décembre puissent le voir. J'ignore si cela sera permis au pas du moins pour les appels. Pour la visite de sa soeur et son frère, se serait scandaleux dans le cas d'un refus. J'attends une réponse qui nous permette d'être fixés.
PS:
Ayant appris que la direction du pénitencier lui permet de recevoir les photos de ses proches, je lui en ai emmené quelques unes, mais à mon plus grand étonnement, seules les photos de ses enfants et/ou parents sont permises, pas celles de l'épouse! Allez leur faire comprendre que c'est cette épouse qui a porté ces(ses) enfants dans son ventre pendant 9 mois et que c'est elle qui les a mis au monde! Aucune logique à l'horizon sinon qu'on empêche un époux de garder/ regarder la photo de sa femme ...Si vous en trouvez un justificatif , faites m'en part.
Dans ces conditions, pas satisfaisantes du tout, une correspondance aux différentes institutions demeure nécessaire.

 

vendredi 18 novembre 2022

Badi Mohamed Salem, Exhortación, Última Línea, 2022, 110 p., ISBN : 978-84-18492-26-6

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    Ce livre est un recueil de poèmes que Badi a composés dans la dernière phase de sa vie. Il y affronte avec détermination la fragilité humaine et la mort, expériences universelles. Vivre en exil dans un camp de réfugiés du sud de l’Algérie ne détourne pas le poète, dans sa vieillesse, de regarder la mort, qui s’approche inexorablement, en face, bien au contraire. Il le fait soutenu par sa foi islamique et la conviction d’avoir vécu correctement, justement et pleinement en tant qu’homme appartenant à un peuple nomade qui appartient au désert, qui lutte contre l’occupation de son pays voisin le Maroc, qui résiste uni dans les camps de réfugiés, luttant contre l’impuissance et le désespoir, sentiments que le peuple sahraoui ne peut se permettre. L’approche de la mort est l’occasion d’exhorter et de faire humblement le bilan d’une vie. Dans ces poèmes, la force de l’apprentissage vital du poète est palpable : ils s’abreuvent à la source de la culture sahraouie, des eaux qui irriguent les racines entremêlées de la culture islamique et de la culture orale bédouine. Cette poésie sahraouie et universelle de Badi transmet un message très élevé.
    Les dernières actualités de l'Observatoire 
    الرحمة والغفران وجنة الرضوان يارب العالمين

 

dimanche 13 novembre 2022

Ali Aarrass Saviez-vous, que le fou- rire effraye la peur ?


Saviez-vous, que le fou- rire effraye la peur ?
En prison c'était un outil, un moyen pour démontrer au système carcéral criminel, qu'ils n' étaient pas capables de nous rabaisser et nous humilier.
Oui, on devait leur démontrer, qu'on était plus fort qu'eux !!!✊️

Une pensée pour tous les prisonniers au Maroc, spécialement pour ceux de la prison de Tiflet 2 !!! Là où j'ai laissé derrière moi des innocents isolés et coupés du monde extérieur.
Je vous demande de saluer la chouette qui apartagé avec moi les trois années et demi depuis ma fenêtre...

COP27 : Alaa Abdel Fattah, un symbole de la révolution égyptienne en danger de mort


“Alaa est en train de mourir” alerte sa famille.

Alors que l’Égypte est au centre de l’attention mondiale avec le début de la Conférence des Nations unies sur le changement climatique (COP27), Alaa Abdel Fattah, un éminent militant égypto-britannique, risque de mourir à tout moment. En grève de la faim depuis 7 mois, il l’a d’abord intensifiée le premier novembre en cessant l’apport de 100 calories par jour qu’il consommait auparavant. Dimanche dernier, il a annoncé sa décision d’arrêter de boire de l’eau, alors que débutait la COP27 dans la station balnéaire égyptienne de Charm el-Cheikh. Alaa et sa famille considèrent qu’il s’agit de l’ultime mesure qu’il peut prendre pour obtenir sa libération.

Si rien n’est fait, Alaa pourrait mourir à tout moment. Une mobilisation internationale est aujourd’hui plus que nécessaire. C’est pour cette raison que nous vous écrivons aujourd’hui : agissez pour sauver Alaa !
INTERPELLEZ LES AUTORITÉS ÉGYPTIENNES
Alaa Abdel Fattah a été illégalement privé de liberté durant la majeure partie des neuf dernières années. Il a été arrêté pour la dernière fois en septembre 2019. Le 20 décembre 2021, il a été déclaré coupable sur la base de fausses accusations et condamné à cinq de prison pour “diffusion de fausses informations”,  à l’issue d'un procès manifestement inéquitable. Alaa est un prisonnier d’opinion, pris pour cible uniquement en raison de ses activités militantes pacifiques.

Nous demandons sa libération immédiate et sans condition !

 

vendredi 11 novembre 2022

Mon message à mon fils Omar, rappel

 
Radi Driss par Salah Elayoubi
Mon message à mon fils Omar le 105e jour de la troisième année d'arrestation arbitraire.

 

Imaginez, les amis et les petites amies, la taille de la cible Omar et l'accusation primaire qui n'a pas été dégagée depuis plus d'un mois d'enquêtes :
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Rapport d'Omar Al-Radi daté du 26/06/2020.
Tout d'abord, je voudrais exprimer mes remerciements et ma gratitude à tous ceux qui ont une fois de plus exprimé leur inquiétude après avoir été convoqués par l'équipe à la police judiciaire.
L'assignation à comparaître a été reçue le jeudi 24 juin 2020, suivie d'un rapport du procureur général du roi à la cour d'appel de Casablanca, confirmant qu'il a reçu l'ordre d'ouvrir une enquête sur les "transferts d'argent des services de renseignement Gencies".
Ce préavis du procureur intervient après une campagne de diffamation, de calomnie et de calomnie qui m'a été visée par des sites reconnus comme des institutions médiatiques, visant des accusations sans fondement, les sites m'ont accusé dans des articles répétés sur plus de quinze jours de "trahison" et "spionage" et "viol", sérieuses inquiétudes que ces sites n'ont pas fournies la moindre preuve de. De plus, je n'ai reçu aucune demande d'éclaircissement ou de déclaration de la part de ces sites Web qui ont porté ces graves accusations, tout comme l'éthique de la profession journaliste.
Bien que je sois obligé de respecter la confidentialité de l'enquête en cours, je déclare au public ce qui suit :
Les accusations portées contre moi par le procureur sont non seulement infondées mais ridicules.
- J'ai attiré l'attention sur la rapidité avec laquelle le parquet a traité l'ordre d'enquête contre moi, après la campagne de diffamation immorale qui a été visée par une presse décrite par les professionnels des médias et le public comme une publicité ournalisme spécialisé dans l'intrusion dans la vie privée des citoyens et leurs données personnelles. L'opinion publique témoigne que le parquet n'a pas bougé tranquillement lorsque ces sites violaient les droits de l'enfant, les minorités et les données privées. Donc seul le procureur général a l'audace de suivre les votes critiques ?
- Mon suivi par le procureur général du Roi à la cour d'appel de Casablanca, et je suis enquêté par la brigade nationale de police judiciaire, après la campagne de diffamation et d'injures qui m'a allongé auprès de mes proches, collègues et camarades, n'honore pas le parquet, le la loi, et le pays.
Je vais alors affronter fermement cette tentative d'intimidation et d'intimation, et je vous assure que cela ne découragera pas ma détermination et mon énergie à me battre pour la vérité pour un Maroc meilleur.
Omar Al-Radi
  

 

Le militant égypto-britannique Alaa Abdel Fattah est détenu arbitrairement, il doit être libéré immédiatement !


  ambassadedegypteaparis@hotmail.com

Objet : Alaa Abdel Fattah, en danger de mort, doit être libéré immédiatement !

Monsieur le Président de la République,

Je vous écris pour vous demander de libérer le militant égypto-britannique Alaa Abdel Fattah, détenu arbitrairement, avant qu’il ne soit trop tard. Depuis plus de 200 jours, il ne consomme que 100 calories par jour afin de protester contre son emprisonnement injuste et contre la privation de visites consulaires dont il fait l’objet. Le 31 octobre, dans une lettre adressée à sa famille, il a annoncé qu’il intensifiait sa grève de la faim en supprimant tout apport de calories. Le 6 novembre, date à laquelle débute la Conférence des Nations unies sur le changement climatique (COP27), il a également cessé de boire de l’eau. Il a écrit : « J’ai décidé de franchir un pas de plus à un moment que je considère adéquat pour la lutte que je mène afin d’obtenir ma liberté et celle des personnes prisonnières d’un conflit auquel elles ne prennent pas part ou auquel elles essaient d’échapper ; et pour les victimes d’un régime incapable de résoudre ses crises autrement qu’en recourant à l’oppression, incapable de se maintenir autrement qu’en recourant à l’incarcération. »

La situation d’Alaa Abdel Fattah est extrêmement inquiétante compte tenu de son mauvais état de santé et de sa détermination à cesser de boire de l’eau tant que les autorités égyptiennes ne l’auront pas remis en liberté. De plus, comme les autorités carcérales l’ont régulièrement privé de toute correspondance avec ses proches, je crains que sa famille ne reçoive aucune nouvelle de lui après qu’il ait cessé de boire de l’eau, alors qu’il se trouve dans une situation critique. Leur prochaine visite à la prison est prévue pour le 18 novembre.

Alaa Abdel Fattah a été arrêté pour la dernière fois en septembre 2019. Il a été soumis à la torture et à d’autres mauvais traitements, et condamné par un tribunal d’exception en décembre 2021 sur la base de fausses accusations et uniquement parce qu’il a exercé pacifiquement ses droits fondamentaux. Cet homme, qui n’aurait jamais dû être incarcéré, est un prisonnier d’opinion. Les autorités qui le détiennent sont au bout du compte responsables de sa vie.

Je vous prie instamment de libérer immédiatement et sans condition Alaa Abdel Fattah, ainsi que son avocat spécialiste des droits humains et également emprisonné Mohamed El-Baqer. Je vous demande d’annuler leur déclaration de culpabilité et d’abandonner toutes les charges à leur encontre car ces deux hommes étant détenus alors qu’ils n’ont fait qu’exercer pacifiquement leurs droits humains. 

Veuillez agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de ma très haute considération.

Marie-José Fressard présidente Solidarité Maroc 05

17 rue Jean Eymar

05000 GAP

jeudi 10 novembre 2022

Devoir baiser la main du roi !?

Devoir baiser la main du roi ?
Pour Rabat, la perte du territoire du Sahara occidental, qu'il considère comme le sien, serait une tragédie nationale, une perte d'image. C'est l'un des rares consensus nationaux.
"Une autonomie ? Devoir baiser la main du roi ? Après le sacrifice de tous nos martyrs ? Mais cela reviendrait à me couper un bras !", s'emporte un Sahraoui de 60 ans qui a déjà perdu son œil gauche et cinq doigts alors qu'il participait à une opération de déminage à la frontière.

 Peut être une image de 1 personne, plein air et texte qui dit ’Un Sahraoui devant un cimetière à Tindouf’n

mardi 8 novembre 2022

Festival ALIMENTERRE àGap




En 1960 une promesse a été faite aux femmes et aux hommes de ce pays : celle de les nourrir tous de manière satisfaisante. Cette promesse, le complexe agro-industriel construit pour moderniser l’agriculture ne l’a pas tenue. C’est un double appauvrissement que l’on observe aujourd’hui, celui des producteurs et celui des consommateurs. Plus que jamais l’alimentation, qui est au coeur des échanges humains, possède cette capacité à inclure et à exclure. Elle trace une frontière intolérable entre ceux qui ont le choix et ceux pour qui l’alimentation est source d’angoisse et de honte.  Les pieds dans les champs céréaliers de Quentin ou la garrigue de Nathalie, au détour d’une discussion sur la bonne nourriture avec David, dans le quartier de Keredern à Brest ou auprès des bénévoles et dans les files d’attentes de l’aide alimentaire, La Part des autres pose le regard sur une multitude de situations vécues. Ces situations réunies permettent de questionner le système agricole dans son ensemble, jusqu’à imaginer une sécurité sociale de l’alimentation…

Agir ensemble pour un commerce équitable
E'changeons le Monde
Un commerce pas comme les autres
17 rue Jean Eymar  - GAP  
 
 
 



dimanche 6 novembre 2022