mardi 18 février 2020

“Le dossier du journaliste Bouachrine est le plus inquiétant pour les autorités Marocaines " selon RSF

Reporters Sans Frontières : “Le dossier du journaliste Bouachrine est le plus inquiétant pour les autorités Marocaines

Chaque fois qu’elle publie un rapport ou une déclaration, les yeux du régime  sont grands et le considère avec suspicion et colère alors qu’elle affirme  qu’elle ne fait qu’observer et enregistrer la situation de la liberté d’opinion et d’expression, et que sa mission consiste à protéger le droit des journalistes à parler dans un contexte caractérisé par une « haine » croissante contre les journalistes du monde entier . Il s’agit de l’organisation internationale Reporters sans Frontières . 
 Nous donnons l’occasion dans cette interview avec son représentant en Afrique du Nord, Mr Soheib Khayyatti, à nos lecteurs pour écouter sa version sur les relations entre RSF et l’Etat Marocain , les circonstances du dialogue entre les deux parties et les dossiers les plus pénibles qu’elle a eu l’occasion de traiter  et qui ont provoqué la colère des autorités, ainsi que sur la probabilité pour le Maroc de glisser vers la catégorie des  pays franchement hostiles à la liberté de la presse.
À l’approche de l’annonce par votre organisation du classement annuel international de la liberté de la presse, comment peut-on décrire 2019 à ce niveau ?
Nous pensons que les menaces à la liberté de la presse dans le monde augmentent de façon spectaculaire à mesure que les attaques contre les journalistes et les organisations de médias s’intensifient et que la rhétorique anti-presse des dirigeants politiques et des forces politiques et religieuses s’intensifie. De nombreux endroits sont devenus dangereux pour les journalistes. Nous notons ici que le nombre de journalistes tués en 2019 est le plus bas en 16 ans en raison de la baisse des meurtres de journalistes dans des zones de conflit armé comme la Syrie, le Yémen et l’Afghanistan, tandis que les journalistes sont susceptibles d’être tués dans des zones décrites comme des «pays en paix», et ce pourcentage augmente d’année en année.  
En revanche, le nombre de journalistes victimes de détention arbitraire a augmenté et nous avons enregistré 389 cas à la fin de 2019, dont la moitié en Chine, en Égypte et en Arabie saoudite. Nous rappelons que le titre choisi pour le rapport de l’année sur le classement mondial est  « Le Mécanisme de la peur travaille à plein régime » pour démontrer que la fréquence de la haine contre les journalistes a atteint des degrés dangereux de violence et que les régimes autoritaires resserrent leur emprise sur les médias dans un environnement d’hostilité à leur égard.
Au cours de la dernière année, votre organisation a interagi avec certains dossiers soumis à la justice Marocaine et un nombre élevé de communiqués de RSF ont été consacrés au Maroc, Est-ce spécifique au Maroc ou bien votre démarche  s’applique-t-elle à tous les pays de la région ?
L’Office nord-africain opère sur quatre pays, à savoir la Libye, la Tunisie, l’Algérie et le Maroc, et ses tâches comprennent le suivi et la documentation des violations dans la région, nos règles et normes s’appliquent à tous les pays et nous travaillons avec les mêmes mécanismes et il n’y a aucune intention d’augmenter la taille ou le nombre de communiqués publiées à propos d’un pays ou d’un autre. Si on note une baisse de ceux consacrés à  la Tunisie, cela est dû à une diminution du nombre  de violations, et dans le cas de la  Libye, cela est dû à l’absence de journalistes sur le terrain et au départ  de la plupart des médias hors de Libye. Nous ne « traquons » pas un pays, nous ne faisons que publier des cas de  violation. Ces dernières semaines, nous avons fait un grand effort pour travailler sur la situation des journalistes algériens, qui n’est pas mesurée par le pourcentage de communiqués  simplement parce que les tâches de l’intervention sont multiples.
N’avez-vous pas une certaine influence  sur la conduite des procès t des jugements  et en général sur  le travail de la justice avec vos communiqués?
C’est souvent le cas des organisations nationales et internationales de défense des droits de l’homme qui luttent pour exiger un procès équitable et  s’intéressent à des procès d’opinion et des procès politiques. Il ne nous appartient pas à nous ni  à d’autres d’interférer dans la marche du pouvoir judiciaire ou de nuire à son indépendance, mais il est de notre devoir d’alerter chaque fois que nous constatons des abus ou des manquements de quelque part que ce soit. La norme actuelle  dans de nombreux pays, c’est que ce sont les acteurs politiques et les forces influentes qui interfèrent dans le travail du pouvoir judiciaire et non les défenseurs des droits de l’homme qui réclament toujours l’indépendance du pouvoir judiciaire et que les  droits soient garantis. Il y a de nombreux cas, dans notre région, où le pouvoir judiciaire a rendu une décision ou un verdict criminalisant le travail journalistique, mais il s’agissait de décisions politiques qui instrumentalisent le pouvoir judiciaire, et c’est la différence fondamentale entre ceux qui prônent l’indépendance de la magistrature et luttent contre son instrumentalisation et ceux qui emploient le pouvoir judiciaire et nous accusent ensuite d’interférer dans le cours de la justice!!
Immédiatement après que votre organisation a annoncé que le Maroc se classe à la 135e position à l’échelle internationale en matière de  liberté de la presse pour 2019, le ministère de la Communication a répondu par un communiqué vous accusant d’impartialité et d’agressivité à l’égard du Maroc. Quels critères sont adoptés dans la classification et comment interagissez-vous avec les réactions officielles?
Je commencerai par la deuxième partie de votre question, car après la publication de cet communiqué le 19 avril 2019, nous avons envoyé un représentant de l’organisation qui a  rencontré M. Mohamed Al-Araj, le ministre de la Communication de l’époque, et M. Mustafa Al-Ramid, ministre des droits de l’homme, et les positions de l’organisation ont été présentées, mais en gros nous voulions exprimer aux autorités marocaines que nous ne voulions pas cibler le Maroc dans l’absolu et nous demandons le dialogue et cherchons à nous associer à lui afin d’atteindre les objectifs que nous partageons avec les instances, les associations et les militants du Maroc et du monde entier.

Le soutien des USA au Maroc entrave l’adoption d’une solution basée sur la légalité (journaliste péruvien) CONCERNANT LE so




Le 21 mai  el Sr Ricardo Sanchez Serra venait de publier deux intéressantes articles sur le Maroc et son lobbying aux Etats-Unis sur le Sahara Occidental, dans deux quotidiens péruviens, La Primera et La Razon. Deux articles qui semblent avoir suscité la préoccupation de l’ambassadrice marocaine à Lima, Oumama Aouad que le journaliste free-lance péruvien d’ingérence dans les affaires internes de son pays.
Etalé sur deux pages et alimenté de plusieurs photos, l’article publié par La Primera sous le titre de «Etats-Unis, Front Polisario et Sahara Occidental: La vérité » met en exergue l’idée selon laquelle le soutien des Etats-Unis au Maroc concernant le dossier du Sahara Occidental, entrave l’adoption d’une solution en faveur au Polisario.
Dans cette optique, Sanchez Serra rappelle que « durant la guerre froide tant les Etats-Unis que l’URSS exigeaient l’appui inconditionnel et total à leur décisions politiques, ce que le mouvement de libération du peuple sahraoui « Polisario» qui combattait la colonisation espagnole et ensuite marocaine, a refusé de faire. Il a payé très cher cette audace ».
En se basant sur la publication de « Foreign Policy» parue en février 2014, Serra a indiqué que « le Maroc a dépensé, aux États-Unis, 20 millions de dollars entre 2007 et 2013 pour maintenir son lobbying et ses relations publiques à Washington ».
Il a ainsi affirmé que « les millions du Maroc semblent avoir été utilisés efficacement, puisque les États-Unis n’ont jamais exercé de pression sur le Royaume pour aller de l’avant dans sa promesse de tenir un référendum sur l’autodétermination au Sahara Occidental ».
Selon lui, « la politique étrangère des États-Unis comme celle de la France et de l’Espagne, est fondée sur « la realpolitik » par laquelle les principes sont abandonnées au profit des intérêts pratiques, indépendamment de l’éthique, des valeurs et du droit international ».
Dans ce sens, le journaliste a ajouté que « c’est également le cas sahraoui où les préjugés ont prévalu grâce aux lobbyistes marocains et leur millionnaire propagande, qui accusent le Sahara Occidental d’être un état instable, non viable, sans ressources avec une population minoritaire ».
Par ailleurs, il signale que «le Secrétaire Général de l’ONU, a exhorté, sans succès, le Conseil de Sécurité, à la nécessité d’assurer une surveillance indépendante, impartiale et constante de la situation des droits de l’homme dans le Sahara Occidental et dans les camps des réfugiés de Tindouf».
Serra a ajouté que «cela a incité la réaction du Roi du Maroc, qui a pratiquement menacé l’ONU de lui retirer ce dossier, en l’avertissant de la nécessité d’éviter les approches partielles sur le Sahara occidental ».
L’ancien président du comité de solidarité saharaui-péruvien a publié, le même jour, un deuxième article dans le quotidien péruvien La Razon, sous le titre «La torture et la bestialité de l’Homme ».
Ledit article reprend le rapport critique publié, à l’époque, sur le Maroc par l’association «Amnesty International» sur les pratiques de la torture et les violations quotidiennes des droits de l’homme dans l’ancienne colonie espagnole.
Cet article est illustré d’une photo reprise du site péruvien de l’association « Amnesty International» qui représente un homme ligoté et recouvert du drapeau marocain.
Ainsi, rappelant que le Maroc figure parmi les 5 pays sur lesquels s’est centré le dernier rapport de (AI) dans le cadre de sa campagne « Stop Torture », le journaliste a révélé que selon cette source «dans le territoire du Sahara occidental, occupé par le Maroc, la torture et les mauvais traitements pratiqués dans les postes de police et les centres de détention restent souvent impunis ».
Il a ajouté que «le Maroc est condamné par toutes les organisations des droits de l’Homme dans le monde, cependant, le Conseil de Sécurité de l’ONU, a évité de doter les Casques Bleus de la MlNURSO des prérogatives de défense des droits de l’Homme et ce malgré les recommandations du Secrétaire Général Ban Ki­moon. »

lundi 17 février 2020

La terre a tremblé dans plusieurs villes du Maroc, des répliques attendues



Les Marocains ont ressenti, dimanche 16 février courant, des secousses telluriques qui ont provoqué une grande panique dans plusieurs villes. Des secousses de magnitudes de 5,3 et 4,2 degrés sur l’échelle de Richter, ont en effet été enregistrées, dans la province de Midelt, a indiqué l’Institut national de géophysique (ING).


Les deux secousses, dont l’épicentre est situé dans la commune d’Ennzala, se sont produites respectivement à 22H 56 min 52sec et à 23H 06 min 40sec (GMT+1), a précisé le Réseau national de surveillance et d’alerte sismique de l’ING, dans un bulletin d’alerte sismique.
Ainsi,la première secousse ressentie est d’une profondeur de 04 km, d’une latitude de 32.584 °N et d’une longitude de 4.227 °W, tandis que la seconde est d’une profondeur de 5 km, d’une latitude de 32.571 °N et d’une longitude de 4.185 °W,a ajouté la même source.
Ces secousses ont été ressenties à Fès, Meknès, Taza, Arfoud, Rabat, Casablanca et plusieurs autres villes.
Contacté par Le Site info, le directeur de l’Institut national de géophysique, Lahcen Henni, a indiqué que des répliques sont attendues, ce lundi dans la province de Midelt mais seraient moins violentes que celles du dimanche.
«Les secousses qui ont frappé Midelt, dimanche, étaient si fortes qu’elles ont été ressenties dans plusieurs autres villes du Royaume», a expliqué le responsable. Et d’ajouter que les habitants de nombreuses régions du Maroc ont préféré quitter leurs domiciles de peur qu’un drame ne se produise.
N.M.

dimanche 16 février 2020

Luk Vervaet à Prisoners' News
UN APPEL A TOUS LES INTERNAUTES
QUI QUE VOUS SOYEZ, SVP, LISEZ

Les choses sont claires. Mon dossier est vide de tout crime et de tout viol. Les juges d’instruction, Camille Guillermet, Camille Palluel et Cyril Paquaux, instruisent à charge, ignorent les enquêtes de la brigade criminelle, négligent les preuves flagrantes des multiples mensonges des plaignantes, et protègent les nombreuses personnes citées dans le dossier prouvant qu’il s’agit d’un traquenard. Aucune de ces personnes n’a été entendue à ce jour. Cette instruction est UN SCANDALE.
Plusieurs articles, rapports et mémoires ont déjà exposé les noms de ces trois juges sous influence (« sous emprise ») ainsi que leurs méthodes au niveau des plus hautes institutions françaises, européennes et internationales. D’autres procédures sont en cours. Il faut que cette mascarade soit dénoncée et qu’elle cesse.
A vous qui me lisez ici, j’aimerais dire deux choses. Quelle que soit votre opinion sur ma personne, quelle que soit votre légitime déception, quelle que soit votre situation; le minimum de votre engagement pour la vérité, la justice et la liberté, est de LIRE les informations postées concernant cette mascarade de justice et de les PARTAGER le plus largement possible sur le Net. Au nom de votre conscience, de votre foi et de votre humanité : je n’attends pas de vous que vous soyez des juges ou des avocats, mais juste des êtres humains libres refusant l’injustice et les manipulations politiques. Les médias traditionnels sont dans les mains d’intérêts idéologiques, économiques et politiques. Il nous reste cette fenêtre sur les réseaux sociaux et CHACUN peut contribuer à faire entendre la vérité. Vous êtes près de trois millions ici (Facebook et Twitter) : derrière votre écran, vous pouvez agir.
A ceux que j’ai déçus et qui se taisent désormais, j’aimerais dire : se peut-il que votre déception, légitime et que je respecte, justifie votre silence devant un traitement ignoble et injuste ? Se peut-il que votre jugement moral ait endormi votre devoir humain et politique ? J’étais « un frère » dans le succès, je suis devenu un étranger dans l’épreuve ? Parce que votre cœur meurtri ne me sent plus comme un « frère », votre conscience aurait le droit d’oublier que je suis un homme ? Quel islam, quelles religions et quel humanisme enseignent cela ?

Espace maritime du Sahara occidental : le Parlement européen se penche sur les lois expansionnistes du Maroc

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Le Parlement européen a décidé, aujourd’hui 12 février, de se saisir de la question des deux lois expansionnistes adoptées par la Chambre des Conseillers marocains, le 4 février 2020, qui prétendent inclure les eaux du Sahara occidental dans l’espace maritime du royaume. Face à une telle violation de la légalité internationale, l’hémicycle européen a invité la Commission européenne à réagir rapidement.
Les députés européens, réunis en session plénière du Parlement européen du 10 au 13 février 2020 à Strasbourg, ont décidé de se pencher sur les démarches expansionnistes du Maroc, suite à l’adoption par la Chambre des Conseillers du Maroc (chambre haute), le 4 février 2020, de deux textes législatifs, proposés par le Gouvernement marocain en juillet 2017, portant respectivement sur la fixation des limites des eaux territoriales (loi 37-17) et l’institution d’une Zone Economique Exclusive (loi 38-17), incluant illégalement le Sahara occidental.
Fait inédit pour être relevé, six eurodéputés du groupe « Renew Europe », constitué à l’initiative du Président français Emmanuel Macron suite aux élections européennes de mai 2019, ont décidé d’interpeller la Commission européenne, par une question écrite publiée le 12 février 2020, en vue de savoir quelles mesures le Haut Représentant de l’Union européenne et le Service européen pour l’action extérieure envisagent de prendre « face à la décision unilatérale marocaine d’étendre sa Zone Economique Exclusive ».
Les auteurs de cette question relèvent que « le fait que le Maroc revendique sa souveraineté sur les eaux au large du Sahara occidental, qu’il occupe illégalement, constitue une violation encore plus flagrante du droit international ». Les six députés européens soulignent, également, que « conformément à la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, dans le cas où la délimitation d’une ZEE est en conflit avec les eaux d’un autre État, la délimitation devrait être effectuée d’un commun accord entre les deux parties, ce qui n’est pas le cas en l’espèce, étant donné le caractère unilatéral de la décision marocaine ».
Sur le même sujet, le plus grand groupe politique du Parlement européen (Parti Populaire Européen/PPE) a exprimé ses vives préoccupations par la voix de son député espagnol Gabriel Mato. Cet élu canarien a pris la parole, en séance plénière du Parlement européen le 11 février 2020, pour demander à la Commission européenne d’agir « plus activement en vue de freiner toute intention unilatérale du Maroc d’étendre ses eaux territoriales ». M. Mato a insisté sur le fait que « l’Union européenne ne peut pas admettre » ces manœuvres, qui sont « une violation du droit international et de plusieurs résolutions de l’ONU ».
Cette interpellation intervient quelques jours seulement après que la vice-Présidente du Parlement européen, la finlandaise Heidi Hautala, avait exprimé son étonnement suite au retrait « inédit » par l’exécutif européen d’une réponse écrite du Commissaire à l’Agriculture, Janusz Wojciechowski, confirmant l’obligation d’étiquetage des produits originaires du Sahara occidental. L’eurodéputé espagnol, Miguel Urbán Crespo, a d’ailleurs saisi de nouveau la Commission européenne, le 11 février 2020, sur ce sujet, en faisant notamment le parallèle avec la pratique observée par l’Union européenne à l’égard de ses importations en provenance de Chypre du Nord et des colonies israéliennes.
Enfin, ce regain d’intérêt du Parlement européen pour la cause sahraouie intervient concomitamment à une interpellation écrite de la Commission, à l’initiative de l’eurodéputé allemand Guido Reil, sur sa réaction à un rapport spécial de la Cour des Comptes européenne, intitulé « Soutien de l’UE en faveur du Maroc : peu de résultats à ce jour ». Le député allemand s’est notamment interrogé sur les raisons justifiant l’absence de « contrôles ou de reddition de comptes efficaces » du soutien financier de l’UE au Maroc ainsi que de conditionnalités en rapport avec le respect des droits de l’Homme.

samedi 15 février 2020

Tout sur Le Pain Nu


Tout sur Le Pain Nu


Le Pain Nu










Disponible

Ce qu'en dit l'éditeur .....


Le Pain nu est le récit d'une enfance qui n'a pas eu lieu. Celle de Mohamed Choukri, marquée par la pauvreté et l'exil dans le nord du Maroc des années 1940 à 1950 sous le joug du protectorat. La famine, la fuite d’un père violent, les nuits à la belle étoile dans les bas-fonds de Tanger, la combine, le vin, le kif, le sexe... 
Mohamed Choukri fait très tôt l'apprentissage de la survie. Il connaîtra aussi la prison. C'est là, aux côtés des détenus politiques, qu'à l'âge de 20 ans il apprendra à lire et à écrire. De l'intérieur de sa cellule, il nous livre ici son récit autobiographique, celui d'une revanche sur le destin, qui dévoile comme jamais auparavant une autre histoire du pays, faite de misère et d'exclusion.
Images : © ALIFBATA / Abdelaziz Mouride

Paru le 07 Février 2020
Album BD de la Série : Le Pain Nu
Dessinateur : Abdelaziz Mouride
Scénariste : Abdelaziz Mouride
D'après : Mohamed Choukri
Editeur : ALIFBATA
Public : Ados-Adultes
EAN : 9782955392881

Album BD en couleur et n&b, Couverture Souple avec Rabats
En mm : largeur 170, hauteur 240, épaisseur 11
80 pages,

Prix public : 20,00 €   





Urgent : Reporters sans frontières - Pour la liberté de l'information







Pétition
#FreeAssange : Signez contre l’extradition de Julian Assange vers les États-Unis !

À quelques jours de son procès, RSF s’oppose fermement à la menace d’une extradition de Julian Assange vers les États-Unis, où il risque jusqu’à 175 ans de prison pour avoir transmis des informations d’intérêt général à des journalistes.

Le recours à “l’Espionage Act” par l’administration Trump pourrait entraîner la condamnation de Julian Assange à 175 ans de prison. Cette procédure marque un dangereux précédent pour tous les journalistes ayant publié des informations classifiées d’intérêt général. 
Pour avoir permis des révélations majeures sur les guerres américaines, Julian Assange fait face à 18 chefs d'accusation aux États-Unis, dont notamment celui d’espionnage. A partir du 24 février, la justice britannique doit statuer sur la demande d’extradition.

Les faits reprochés remontent à 2010, lorsque l’organisation Wikileaks, qu’il a fondée, a fourni des documents à des médias, dont Le Monde, The Guardian, The New York Times. Provenant du lanceur d’alerte Chelsea Manning, ces 250 000 télégrammes diplomatiques classifiés et ces milliers de comptes rendus secrets des opérations de l’armée américaine en Irak et en Afghanistan permirent la révélation de cas de tortures, enlèvements et disparitions*.

Ces publications ne relèvent à l’évidence pas de l’espionnage. La contribution d’Assange au journalisme est incontestable. 

Julian Assange avait trouvé refuge à l’ambassade équatorienne à Londres pendant sept ans. Mais suite à un changement de gouvernement en Equateur, il a été extirpé des locaux de l’ambassade le 11 avril dernier et arrêté par les autorités britanniques. RSF exhorte le gouvernement britannique à donner priorité aux principes de liberté d’expression et de défense du journalisme dans le traitement réservé à Julian Assange, conformément au droit britannique et aux obligations internationales en matière de droits humains.

RSF s’inquiète de l’état de santé d’Assange. À la suite de sa visite à la prison de Belmarsh le 9 mai dernier, le rapporteur spécial de l’ONU Nils Melzer a déclaré qu’Assange a délibérément été exposé à des traitements inhumains et dégradants qui ne peuvent être décrits que comme des tortures psychologiques !

Aggraver la persécution de Julian Assange en raison de la divulgation, par Wikileaks, d’informations d'intérêt général aux journalistes serait une atteinte à la liberté de la presse lourde de conséquences. 

Signez de toute urgence cette pétition pour que le Royaume-Uni s’abstienne de se conformer aux demandes d’extradition d’Assange vers les États-Unis! Partagez le plus possible cet appel avec le hashtag #FreeAssange

*La diffusion par Wikileaks de la vidéo “Collateral Murder” a révélé la vérité sur la mort du journaliste de Reuters Namir Noor-Eldeen et de son chauffeur et assistant Saeed Chmagh, abattus le 12 juillet 2007 à Bagdad par un tireur d'hélicoptère américain.


vendredi 14 février 2020

La tentation de faire des étrangers des boucs émissaires est indigne.


En vue de l’élection présidentielle de 2022, Emmanuel Macron, s’exprimant devant les députés de la majorité, a répété son intention de « réinvestir » les sujets d’immigration pour ne pas laisser ce « terrain régalien » à Marine Le Pen. Outre qu’elle a toutes les chances de profiter à l’extrême droite, à l’image de ce qui s’est passé en 2012 pour Nicolas Sarkozy, cette
Elle l’est d’autant plus quand l’on connaît le sort qui leur est réservé dans notre pays. Notre journaliste Nejma Brahim s’est rendue aux abords des préfectures de Créteil et Bobigny pour donner à voir les interminables files d’attente. Pour ces hommes et ces femmes, venir renouveler leur titre de séjour ou déposer une demande se transforme en calvaire.
Encore plus invisibles, les conséquences des décisions de reconduites à la frontière peuvent être dramatiques sur la vie des sans-papiers rejetés, sans que l’exécutif ne s’en préoccupe le moins du monde. Au terme d’une enquête entre l’Europe et le Soudan, Mediapart et ses partenaires du collectif The Migration Newsroom ont retrouvé la trace d’exilés soudanais expulsés de France, mais aussi des Pays-Bas ou d’Italie. Tous racontent les menaces subies à leur retour, voire les tortures. De quoi interroger les relations privilégiées entretenues par plusieurs États de l’UE avec la dictature.
La France n’a en effet pas le monopole de l’instrumentalisation politique honteuse. En témoigne le lancement par le gouvernement grec d’un appel d’offres pour la construction en pleine mer Égée d’un « système de protection flottant » : une sorte de mur de bouées, destiné non pas à sauver des vies, mais à empêcher les passages depuis la Turquie. La symbolique est lourde : dans le sillage d’une Europe qui se barricade, Emmanuel Macron s’emploie à récupérer quelques voix sur le dos d’individus poussés à quitter leur foyer, en raison de la guerre ou de la misère.
La lettre hebdomadaire
vendredi 14 février 2020

jeudi 13 février 2020

Maroc/ Sahara occidental. La répression se durcit contre les militants qui critiquent le roi, les institutions publiques et les représentants de l’État



Communiqué de presse
Durcissant la répression contre les voix pacifiques, les autorités marocaines ont lancé une nouvelle vague d’arrestations arbitraires et de poursuites judiciaires visant différentes personnes, notamment un journaliste, des rappeurs et des youtubeurs, la plupart étant pris pour cibles uniquement parce qu’ils ont critiqué le roi et de hauts fonctionnaires, a déclaré Amnesty International le 11 février 2020.
Elle a recensé les cas d’au moins 10 militants arrêtés illégalement, interrogés et condamnés à de lourdes peines depuis le mois de novembre. Quatre sont accusés d’« offense » ou d’« insulte » au roi ou à la monarchie, l’une des trois « lignes rouges » en matière de liberté d’expression au Maroc. Ces 10 personnes sont accusées d’« outrage » à des fonctionnaires ou des institutions publiques, infractions inscrites dans le Code pénal marocain.
« Pour les autorités marocaines, le concept de " lignes rouges " revient essentiellement à interdire toute critique de la monarchie et des institutions étatiques, et est employé avec un regain d’enthousiasme pour s’en prendre aux militants pacifiques et aux artistes. Des youtubeurs, des rappeurs et des journalistes sont désormais condamnés à de lourdes peines de prison au titre de lois répressives, a déclaré Heba Morayef, directrice du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord à Amnesty International.
« Il est urgent que les autorités modifient le Code pénal du Maroc qui conserve un arsenal de dispositions criminalisant la liberté d’expression et est utilisé de manière illégale pour étouffer la dissidence dans le pays. »
Entre novembre 2019 et janvier 2020, neuf de ces 10 personnes et militants ont été condamnés à des peines d’emprisonnement comprises entre six mois et quatre ans.
Le 1er décembre, la police de Settat a arrêté le blogueur Mohamed Sekkaki, alias Moul El Kaskita, quelques jours après qu’il a diffusé sur YouTube une vidéo dans laquelle il critiquait le roi et la nouvelle taxe imposée aux utilisateurs de YouTube. Le tribunal de Settat l’a condamné à quatre ans de prison et à une amende de 40 000 dirhams marocains (environ 3 800 euros) en se fondant uniquement sur les dispositions du Code pénal relatives à l’« offense au roi » et à l’« outrage » envers des fonctionnaires. Son procès en appel a été fixé au 11 février.
Le 5 décembre, la police de Rabat a arrêté un influenceur présent sur YouTube, Omar Ben Boudouh, alias Moul El Hanout, pour outrage à des « fonctionnaires » et aux « institutions publiques » et « incitation à la haine ». Amnesty International a examiné le procès-verbal de son interrogatoire qui montre clairement qu’il a été interpellé pour des accusations fictives parce qu’il a exprimé ses opinions. Le 7 janvier, il a été condamné à trois ans de prison. Il a par la suite entamé une grève de la faim, qu’il poursuit à ce jour à la prison de Tifelt, où il est incarcéré.
Un autre influenceur et youtubeur, Youssef Moujahid, a été arrêté le 18 décembre et accusé d’« outrage » à des fonctionnaires et à des institutions publiques, et d’« incitation à la haine ». L’affaire concernant Youssef Moujahid a été intégrée à celle concernant Omar Ben Boudouh, car il publiait sur sa page Nhabek ya Maghribe des vidéos commentant les déclarations de ce dernier. Leur audience d’appel doit avoir lieu le 12 février.

Lire : www.amnesty.fr › presse › maroc-sahara-occidental-la-rpression-se-d...
Le 17 décembre, le tribunal de première instance de Meknès a condamné le lycéen Ayoub Mahfoud, âgé de 18 ans, à trois ans de prison et à une amende de 5 000 dirhams marocains (environ 475 euros) pour un post sur les réseaux sociaux. Il a été accusé d’« outrage » à des fonctionnaires et aux institutions publiques. Il a été remis en liberté provisoire le 16 janvier, dans l’attente de son audience en appel, qui doit avoir lieu le 30 mars.       
Un journaliste, Omar Radi, a été arrêté le 26 décembre pour un tweet qu’il avait publié dans lequel il critiquait le système judiciaire qui avait confirmé le verdict contre les contestataires du Hirak El Rif. Quelques jours après son arrestation, il a été remis en liberté provisoire, dans l’attente de la prochaine audience de son procès prévue le 5 mars.
Omar Radi a déclaré à Amnesty International que son entretien avec le media algérien Radio M, dans lequel il dénonçait ce qu’il qualifie d’expropriation de terres tribales par l’État, est la raison pour laquelle il a été interpellé à son retour d’Algérie.
Le 29 décembre, le rappeur Hamza Sabaar, alias STALiN, a été arrêté à Laayoune et condamné quelques jours plus tard à trois ans de prison pour un morceau de rap diffusé sur Youtube. Dans sa chanson, il dénonçait la détérioration de la situation socioéconomique dans le pays. Le 16 janvier, un tribunal a réduit sa peine à huit mois d’emprisonnement.
Le 24 décembre, les autorités de la ville de Tata ont arrêté le militant Rachid Sidi Baba. Le parquet l’a par la suite condamné à six mois de prison et à une amende de 5 000 dirhams marocains (environ 475 euros) pour avoir diffusé une vidéo sur YouTube, dans laquelle il disait sa frustration face à l’exploitation des terres par des investisseurs étrangers, sans que les populations locales ne bénéficient réellement de retombées positives. Le jugement dans cette affaire est attendu pour le 13 février.
Le 9 janvier, un tribunal de Khénifra a condamné Abdelali Bahmad, alias Ghassan Bouda, à deux ans de prison et à une amende de 10 000 dirhams marocains (environ 950 euros) pour « outrage » à la monarchie et à ses symboles. Le procureur a présenté à titre de preuves quatre publications postées par Ghassan Bouda sur Facebook. Selon son avocat, dans l’une de ces publications, il exprimait son soutien aux manifestations du mouvement Hirak El Rif.
« Les autorités marocaines doivent abandonner les poursuites et libérer toutes les personnes inculpées et condamnées uniquement pour avoir exercé leur droit à la liberté d’expression. Elles doivent cesser de recourir à des dispositions archaïques du Code pénal pour criminaliser la liberté de parole, a déclaré Heba Morayef.
« Elles doivent réformer sans attendre le Code pénal afin de supprimer les articles qui sont utilisés pour étouffer la liberté d’expression. »

Complément d’information
Dans sa communication de mai 2017 pour l’Examen périodique universel (EPU), Amnesty International demandait aux autorités marocaines d’abroger ces dispositions, d’autant que le pays avait adopté un Code de la presse qui dépénalisait les infractions relatives à la liberté d’expression en 2016. Toutefois, dans le même temps, de nouvelles dispositions criminalisant l’« outrage » à l’islam ou à l’intégrité territoriale étaient réintroduites dans le Code pénal.
En octobre 2019, le Conseil national des droits de l'homme (CNDH) a présenté au Parlement une communication visant à modifier le Code pénal marocain, afin qu’il soit conforme aux principes de légitimité, de nécessité et de proportionnalité.

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