vendredi 24 mai 2019

Élections Européennes : plus de 150 candidat.e.s signent des engagements pour les droits des personnes migrantes


Liste des candidat·e·s signataires des 12 engagements des EGM  (États Généraux des Migrations)

CRID
150 candidat·e·s aux élections européennes ont signé les 12 engagements pour une politique migratoire européenne solidaire favorisant la paix dans le monde des États Généraux des Migrations. Retrouvez sur cet article la liste mise à jour des signataires.
Au 23 mai 2019, 148 candidats ont signé les 12 engagements des EGM, répartis sur 8 listes :
  • 49 de la liste France Insoumise (dont 2 parmi les 4 premiers de la liste : Manon Aubry, Manuel Bompard)
  • 44 de la liste Printemps Européen (Générations et Diem25). (dont 3 parmi les 4 premiers de la liste : Benoit Hamon, Solal Solihi, Isabelle Thomas)
  • 25 de la liste EELV (dont 4 parmi les 4 premiers de la liste : Yannick Jadot, Michèle Rivasi, Damien Carême, Marie Toussaint)
  • 21 de la liste Gauche Européenne (dont 2 parmi les 4 premiers de la liste : Ian Brossat, Patrick Le Hyaric)
  • 4 de la liste Parti Pirate (dont 1 parmi les 4 premiers de la liste : Marie Florie )
  • 3 de la liste Envie d’Europe (place publique- PS) (dont 0 parmi les 4 premiers de la liste)
  • 1 de la liste Lutte Ouvrière (dont 1 parmi les 4 premiers de la liste : Nathalie Arthaud)
  • 1 de la liste Allons Enfants ( dont 0 parmi les 4 premiers de la liste)

L’Envoyé Personnel de l’ONU pour le Sahara Occidental renonce à son poste




Nations Unies – L’ancien président allemand Horst Kohler a démissionné de son poste d’envoyé personnel du secrétaire général pour le Sahara occidental, invoquant des raisons de santé, a annoncé mercredi les Nations Unies dans un communiqué.
Le porte-parole onusien, Stéphane Dujarric, a déclaré que le secrétaire général, Antonio Guterres, avait parlé à Kohler et avait exprimé ses profonds regrets en raison de cette démission. « Mais il a exprimé sa pleine compréhension de la décision et a transmis ses meilleurs voeux à l’envoyé personnel ». Dujarric n’a donné aucun détail sur la situation de santé de Kohler, 76 ans.
Homme politique de l’Union démocrate-chrétienne de centre-droit allemand, Kohler a été président de l’Allemagne de 2004 à 2010. António Guterres l’a nommé en août 2017 dans une tentative de résoudre le conflit qui dure depuis des décennies entre le Maroc et le Front Polisario sur le Sahara occidental, territoire en ressources naturelles.
L’année dernière, le Conseil de sécurité des Nations Unies a appelé à des efforts accrus pour trouver une solution au différend de 43 ans sur le territoire.
Le Maroc a envahi le Sahara occidental, une ancienne colonie espagnole, en 1975 et a livré, pendant 16 ans, une guerre contre le Front Polisario. L’ONU a négocié un cessez-le-feu en 1991 et mis sur pied une mission de maintien de la paix chargée de le surveiller et de préparer un référendum sur l’avenir du territoire qui n’a jamais eu lieu.
Le Maroc a proposé une large autonomie pour le Sahara occidental, alors que le Front Polisario a insisté sur le fait que la population locale, estimée à 350 000 à 500 000 habitants, a droit à un référendum.
Kohler a pu réunir des représentants du Maroc, du Front Polisario et des pays voisins, l’Algérie et la Mauritanie autour de la même table début décembre 2018, pour la première fois en six ans. Bien qu’aucun progrès significatif n’ait été signalé, les parties restent attachées aux négociations sous les auspices de l’ONU avec un fort soutien du Conseil de sécurité.
Lors d’une deuxième réunion à la fin du mois de mars, les parties n’ont pas non plus avancé sur la question clé de savoir comment assurer « l’autodétermination ». Kohler a averti que « beaucoup de positions divergent toujours fondamentalement » et que personne ne devrait s’attendre à « un résultat rapide . « 
Il avait alors annoncé qu’il envisageait d’organiser une autre réunion.
Dujarric, porte-parole américain, a déclaré que le secrétaire général « a exprimé sa profonde gratitude à M. Kohler pour ses efforts constants et intensifs, qui ont jeté les bases du nouvel élan du processus politique sur la question du Sahara occidental ».
« Le secrétaire général est également reconnaissant aux parties et aux États voisins pour leur implication dans le processus politique avec M. Kohler », a déclaré Dujarric.
Did France forced Horst Kohler to resign ? Can this resignation considered like an announcement of the UN failure? Or it is th instance to impose or force the expected solution ?
Según el diplomático saharaui Ubi Bachir, la dimisión de Kohler devuelve el procesos de paz a la encrucijada y el bloqueo de nuevo. Las razones de salud responden parcialmente de la causa de su repentina decisión y la incapacidad del Consejo de Seguridad a imponer un calendario, por otra.
The Washington Post, 22 mai 2019

mercredi 22 mai 2019

« Maati Monjib subit des épreuves kafkaïennes et d’incessantes entraves à sa liberté académique »


Un collectif d’universitaires alerte l’opinion sur la situation de l’historien marocain, menacé de radiation.
Publié le 16 mai 2019


Manifestation de soutien à l’universitaire marocain Maati Monjib à Rabat, le 21 octobre 2015.
Manifestation de soutien à l’universitaire marocain Maati Monjib à Rabat, le 21 octobre 2015. FADEL SENNA/AFP
Tribune. Le 22 avril, l’historien marocain Maati Monjib est entré dans une grève préventive de la faim pour quarante-huit heures. Enseignant-chercheur à l’Institut des études africaines (IEA) de l’Université Mohammed-V de Rabat, il est menacé d’être radié de l’université et de la fonction publique, après avoir accepté de participer, en qualité de rapporteur, à la soutenance d’habilitation à diriger les recherches (HDR) de Mounia Bennani-Chraïbi, le 13 février, à l’Ecole normale supérieure (ENS), à Paris. Quatre ans plus tôt, Maâti Monjib avait mené une grève de la faim illimitée qui avait duré vingt-quatre jours, pour défendre son droit à la libre circulation. En lien avec la formation de jeunes journalistes à des outils de la presse citoyenne, il a été poursuivi avec six autres personnes, d’abord pour « atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat ». 
Le procès court toujours et Maâti Monjib fait l’objet de campagnes incessantes de diffamation et de harcèlement moral.
A l’origine des pressions que Maâti Monjib subit actuellement, rien de bien révolutionnaire : il a tenu à remplir ses engagements auprès de ses collègues en prenant part à un événement hautement académique. Invité dès le mois de juin 2018 à faire partie du jury de HDR de Mounia Bennani-Chraïbi, il a rapidement avisé les autorités de tutelle et produit tous les documents exigés, y compris la convocation officielle de l’ENS, sans pour autant obtenir un accord administratif formel, que peu d’universitaires sollicitent. Maati Monjib décide quand même de participer à la soutenance : sa présence est essentielle au bon déroulement de ce processus d’habilitation long et complexe.

Accusations fallacieuses

Peu après son retour à Rabat, il reçoit plusieurs « demandes d’explication » de la part des autorités universitaires pour non-présence sur son lieu de travail. Il y répond et dépose personnellement, à chaque fois, ses réponses à l’administration de l’institut, preuve supplémentaire de sa présence. Or son ministère de tutelle a engagé contre lui une procédure en abandon de poste (depuis le 11 février 2019), notifiée le 18 avril. Sommé de signer un formulaire de « reprise du travail » dans un délai de sept jours, Maâti Monjib a le choix entre reconnaître des accusations fallacieuses ou être radié. Il a déposé un dossier officiel attestant qu’il n’a nullement abandonné son poste et 19 de ses collègues de l’institut ont témoigné par écrit qu’il « se présente régulièrement au poste de son travail » à l’institut et s’acquitte normalement de ses tâches. Le procès-verbal signé par l’ensemble des membres du jury de HDR atteste également de sa participation active à une activité scientifique, qui relève du cahier des charges de tout professeur universitaire.
L’Institut des études africaines se flatte sur sa page web de favoriser la coopération universitaire internationale et la mobilité des enseignants. N’est-ce pas contradictoire de soumettre Maâti Monjib à des épreuves kafkaïennes, alors même qu’il ne faisait que représenter son université dans une institution pour le moins prestigieuse ? En notre qualité de professeurs universitaires et de chercheurs, nous exprimons toute notre inquiétude face à cette entrave à la liberté académique.

URGENT : Grève mondiale pour le climat du 24 mai



Paris, le 18 mai 2019
77 organisations dont la LDH appellent à la grève du climat du 24 mai
Les rapports du GIEC et de l’IPBES sont clairs. Nous sommes dans une crise écologique majeure : Dérèglement climatique, destruction de la biodiversité, épuisement des ressources naturelles... Tout indique que nos modèles sociaux-économiques sont à l'origine de la 6ème extinction de masse. Pour éviter des catastrophes écologiques et sociales, les émissions de gaz à effet de serre doivent diminuer drastiquement et rapidement.
Pourtant, face à cette urgence, nous constatons l’insuffisance des actions entreprises par nos dirigeants politiques et économiques. Depuis maintenant plusieurs mois, la jeunesse, consciente des dangers qu’elle encourt pour son avenir, se mobilise massivement partout dans le monde : ​Youth For Climate, et ​Fridays For Future à l'international, sont devenus le symbole du passage à l’action d’une génération déjà pleinement consciente des changements à effectuer dans notre modèle sociétal.Le 15 mars dernier, 200 000 jeunes en France et 1,8 million dans le monde étaient dans la rue pour porter nos revendications. Le lendemain, 350 000 personnes se sont à nouveau mobilisées pour la Marche du Siècle en plus des 2 millions de soutiens exprimés par les citoyens. Ce n'était qu’un début. Le vendredi 24 mai prochain, de nombreux collectifs, associations, ONG, partis et syndicats se joindront à eux pour une deuxième journée de grève internationale.
Cet appel à la grève est intergénérationnel et dépasse toute frontière : collégien-ne-s,
lycéen-ne-s, étudiant-e-s, travailleur-euse-s, chômeur-euse-s, entrepreneur-euse-s, retraité-e-s et parents doivent lutter ensemble pour préserver leur droit à un futur vivable. Nous demandons que nos dirigeants prennent des mesures concrètes et à la hauteur des enjeux. Ces mesures doivent être compatibles avec une limitation du réchauffement climatique en-dessous de la barre des +1,5°C.
A deux jours des élections européennes, nous voulons aussi adresser un message : nous ne pouvons plus nous permettre de délaisser l'écologie, elle doit être au cœur de toute décision. À cette occasion, les jeunes de Francfort, Bruxelles, Luxembourg et Strasbourg s’uniront pour faire entendre leur voix devant les grandes institutions européennes. Le monde entier va se mobiliser pour montrer sa détermination à construire un avenir possible.
Nous n’avons plus assez de temps pour nous satisfaire des petits pas, des promesses non actées et des combats séparés. Il est maintenant nécessaire de faire front commun pour obtenir des mesures à la hauteur des enjeux actuels et futurs.
Respect existence or expect resistance.
Respectez l’existence ou attendez-vous à de la résistance.

Signataires : 350.org, Action non violente Cop21 (ANVCOP21), Alternatiba, Amis de la terre, Association des étudiants en médecine d'Angers (ADEMA), Astérya, Attac, AYYA, Bio consom'acteurs, BIZI!, Boycott Citoyen, CCFD-Terre Solidaire, CEMEA, Centre de recherche et d’information pour le développement (Crid), Citoyen.ne.s pour le Climat (CPLC), Citoyens Lobbyistes d'Intérêts Communs (CLIC), CliMates, Cnajep, Collectif des Associations Citoyennes, Coopérative Politique Ecologie Sociale, Coopérative EELV, Cop Trotter By EME, Décroissance 2019, Désobéissance Écolo Paris, Écocampus ENS, Éco'llectif, Ecologie au Quotidien Rhône Alpes, Enseignants pour la planète, Etudiants et Développement, Fédération des associations générales étudiantes, FIDL, le syndicat lycéen, Fondation ELYX, Gauche Démocratiques et Sociale, Génération Ecologie, Génération•s le mouvement, Grands Parents pour le Climat, Greenpeace France, GreenSAT, Gret ll Est Encore Temps, Ingénieurs sans frontières France, Jeunes Écologistes, Jeunes européens, Jeunes Génération.s (Organisation de jeunesse de Génération.s), La P'tite Rustine, Le mouvement, Le tri sera top, Ligue des droits de l'Homme (LDH), Little Citizen for Climate, LUPA - Les Universitaires Planteurs d'Alternatives, MAG Jeunes LGBT, MNL - Mouvement National Lycéen, Mouvement Utopia, Notre affaire à tous, Nouvelle Donne Campus, Nous voulons des coquelicots, Objectif21, One Voice, On est prêt, On the Green Road, Osons les jours heureux, Parents For Future France, Parti communiste Français, Poly'RSE (Collectif DDRS du réseau Polytech), RenéSens, REFEDD - RÉseau Français des Étudiant.e.s pour le Développement Durable, Réseau Action Climat (RAC), SUD éducation, The New Locals, Union syndicale Solidaires, Union national des étudiants français (Unef), Union national lycéenne (UNL), Unis pour le climat, United4Earth, Workers For Future France, Youth For Climate France, ZEA

mardi 21 mai 2019

Réponse de Wilfrid Lupano au ministre de la Culture


Monsieur le ministre,

À ma très grande surprise, vous m’avez adressé la semaine dernière un courrier pour m’annoncer que vous me décerniez le grade de chevalier des arts et lettres.
Je vous remercie de cette délicate attention, mais j’ai bien peur de devoir refuser cet « honneur ».
Déjà, spontanément, je n’ai jamais été très excité par les médailles. Pierre Desproges disait « les décorations, c’est la libido des vieux ». Je me plais à penser que je n’en suis pas encore là. Il y a cependant des distinctions plus réjouissantes que d’autres, et celle-ci a l’inconvénient, monsieur le ministre, d’être remise par un représentant politique.
Or, comment accepter la moindre distinction de la part d’un gouvernement qui, en tout point, me fait honte ?
Car oui, il s’agit bien de honte.
J’ai honte de ce que votre gouvernement fait des services publics, au nom du refus dogmatique de faire payer aux grandes entreprises et aux plus grosses fortunes les impôts dont elles devraient s’acquitter. « il n’y a pas d’argent magique » martèle votre leader. Il y a en revanche un argent légal que monsieur Macron refuse d’aller chercher pour ne pas déplaire à ceux qui ont financé sa campagne.
J’ai honte, lorsque j’entends monsieur Castaner s’indigner que l’on puisse « s’attaquer à un hôpital », comme il l’a fait récemment, alors que c’est bien votre gouvernement qui fait le plus de mal aux services de santé, et pas trois gilets jaunes qui cherchent à se mettre à l’abri au mauvais endroit. J’ai honte de ce gouvernement qui en supprimant l’ISF, a divisé par deux les ressources des associations qui prennent à leur charge les plus faibles, les plus démunis, les laissés pour compte, à la place de l’état.
J’ai honte lorsque votre gouvernement refuse d’accueillir l’Aquarius et ses 160 réfugiés qui demandent de l’aide, et encore plus honte lorsque monsieur Castaner, encore lui, accuse les ONG qui tentent par tous les moyens de sauver des vies d’être « complices » des passeurs.
J’ai honte lorsque je vois la police « escorter » les militants de Génération Identitaire après leur coup de com’ au col de Briançon pour les « protéger » contre les militants favorables à l’accueil des réfugiés. Certains de ces derniers furent d’ailleurs interpelés, alors que tous les membres de Génération Identitaire sont rentrés chez eux fêter leur coup de publicité.
J’ai honte de votre politique indigne d’accueil des migrants, et en particulier des mineurs isolés. Le gouvernement auquel vous appartenez a accéléré le rythme des expulsions, voté l’allongement à 90 jours de la période de rétention pour les étrangers en situation irrégulière. De la prison, donc, pour des personnes n’ayant commis aucun crime, hommes, femmes, enfants, nouveaux-nés. Pendant ce temps, des préfets plusieurs fois condamnés pour non respect du droit d’asile sont maintenus en poste.

Programme du du 22 juin à la Roche de Rame

... à diffuser sans modération


De : agnes antoine <agnesk.antoine@free.fr>

Pour rappel , nous avons prévu un espace (assez grand) pour un village associatif de manière à ce que chaque collectif ou asso impliqué dans l'accueil , la défense des droits des exilés puisse tenir un stand ou une animation 
n'hésitez pas à nous prévenir de votre participation, et de vos envies de prise de paroles ce jour là 
ce sera nous l'espérons une belle journée de rencontres de discussions de lutte mais aussi de fête et de convivialité 
à très bientôt
Agnès

Cordialement
A Antoine
agnesk.antoine@free.fr
06 37 75 75 77



- La Roche-de-Rame, parc du château. Toute la journée : village associatif, expo photos, buvette, restauration, partage et rencontres... 
Apportez vos eco-cup. Pas de chiens S.V.P. Organisé par le comité de soutien aux 3+4+3+... de Briançon
Prix libre de soutien
 Films
Déplacer les montagnes - durée 1h18 de Laetitia Cuvelier et Isabelle Mahenc. Pendant plus d’un an, les réalisatrices ont filmé de l’intérieur les rencontres entre les personnes exilées qui arrivent après un long périple et celles et ceux qui les accueillent entre les montagnes du Briançonnais. 

 Colis suspect - durée 1h de Rosa Perez Masdeu et Sifia Catala Vidal
 Colis Suspect pose la question : ‘‘ Qu’y a-t-il derrière la forteresse Europe? ’’ Le film se penche sur l’instrumentalisation du discours antiterroriste pour comprendre qui bénéficie, politiquement et économiquement, de la fermeture des frontières de l’Union Européenne.

 Maraude en méditerranée - durée 10mn
 Documentaire à bord de l’Aquarius : un déroulé complet d’un sauvetage au large des côtes Libyenne. 

Je ne sais pas où nous serons demain de Muriel Cravatte - durée 1h182018, frontière franco-italienne. 
Chaque jour, des exilés tentent de rejoindre Briançon (France) à pieds, en empruntant des itinéraires de montagne dangereux, pour échapper aux traques policières. 

Table ronde salle des associations.

Europe forteresse ou Europe ouverte ? 
Marie Christine Vergiat - eurodéputée.  
-Christina Del Baggio - géographe, décrypte les “Routes de l’exil” et déconstruit par la même occasion l’idée selon laquelle il y aurait une “crise des réfugiés”.

lundi 20 mai 2019

Sahara : Le Maroc expulse sept personnes, dont cinq avocats espagnols

Politique Publié Le 20/05/2019 à 13h35 

Cinq avocats espagnols ont reçu dimanche un ordre d'expulsion émis par les autorités marocaines après être arrivés à l’aéroport de Laâyoune, rapporte l’agence Europa Press.
Il s'agit de Maria Dolores Travieso, avocate ayant déjà représenté la Sahraouie Aminatou Haidar, Ruth Sebastián García, Lourdes Barón, Ramón Campos et Sidi Mohamed Taleb Buya, qui auraient été accompagnés par deux observateurs norvégiens de l'ONG Rafto, poursuit l’agence.
Ces sept personnes s'étaient rendues au Sahara en tant qu’«observateurs dans le procès de Nezha Khalidi, affiliée au groupe Equipe Media à Laâyoune.»
L’information a été ensuite reprise par les médias pro-Polisario. Futuro Sahara a dénoncé hier des «interrogatoires que les deux Norvégiens ont subi dès leur arrivée à l’aéroport de Laâyoune», accusant les autorités marocaines d’avoir «refusé de présenter une explication pour soutenir la légalité de l’expulsion ou un avis écrit».
Pour rappel, Nezha Khalidi a été arrêtée à Laâyoune en décembre dernier, alors qu’elle «faisait un direct sur Facebook pour couvrir une scène de rue au Sahara occidental tout en dénonçant la répression marocaine», a indiqué la semaine dernière l’ONG Human Rights Watch. Son procès s’ouvre ce lundi 20 mai prochain devant le tribunal de Laâyoune.

La rédaction
Journaliste Yabiladi.com
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Politique Publié

Sahara : Le Maroc expulse sept personnes, dont cinq avocats espagnols

Temps de lecture: 1'
Les sept personnes, dont cinq avocats espagnols, expulsés dimanche de Laâyoune par le Maroc. / Ph. DR
Cinq avocats espagnols ont reçu dimanche un ordre d'expulsion émis par les autorités marocaines après être arrivés à l’aéroport de Laâyoune, rapporte l’agence Europa Press.
Il s'agit de Maria Dolores Travieso, avocate ayant déjà représenté la Sahraouie Aminatou Haidar, Ruth Sebastián García, Lourdes Barón, Ramón Campos et Sidi Mohamed Taleb Buya, qui auraient été accompagnés par deux observateurs norvégiens de l'ONG Rafto, poursuit l’agence.
Ces sept personnes s'étaient rendues au Sahara en tant qu’«observateurs dans le procès de Nezha Khalidi, affiliée au groupe Equipe Media à Laâyoune.
L’information a été ensuite reprise par les médias pro-Polisario. Futuro Sahara a dénoncé hier des «interrogatoires que les deux Norvégiens ont subi dès leur arrivée à l’aéroport de Laâyoune», accusant les autorités marocaines d’avoir «refusé de présenter une explication pour soutenir la légalité de l’expulsion ou un avis écrit».
Pour rappel, Nezha Khalidi a été arrêtée à Laâyoune en décembre dernier, alors qu’elle «faisait un direct sur Facebook pour couvrir une scène de rue au Sahara occidental tout en dénonçant la répression marocaine», a indiqué la semaine dernière l’ONG Human Rights Watch. Son procès s’ouvre ce lundi 20 mai prochain devant le tribunal de Laâyoune.


...Suite : https://www.yabiladi.com/articles/details/78500/sahara-maroc-expulse-sept-personnes.html

Le PTB répond au Comité Free Ali Aarrass concernant les 3 lois ciblant les binationaux


 

Le PTB répond à la lettre du Comité Free Ali Aarrass


  dans AU PARLEMENT/DOUBLE NATIONALITE par
 
Le Comité Free Ali Aarrass a interpellé des têtes de liste des partis pour les élections fédérales à Bruxelles concernant les 3 lois votées ces dernières années ciblant les citoyens binationaux.
Deux questions ont été posées aux candidats Didier Reynders (MR); Georges Dallemagne (CDH); François De Smet (Défi); Ahmed Laaouej (PS); Zakia Khattabi Abtoy (Ecolo); Maria Vindevoghel Merlier (PTB), Dyab Abou Jahjah (Be.One)
1) Quelle est la position de votre parti sur ces trois lois ; 2) Votre parti compte-t-il demander leur abrogation s’il participe au prochain gouvernement fédéral ? « 

Voici la réponse du PTB
Notre position de base est la suivante : nous sommes pour l’égalité des droits et nous nous battons pour protéger la citoyenneté des enfants nés en Belgique ou ayant grandi en Belgique, ainsi que pour tous les citoyens ayant la double nationalité.
Nous ne voulons pas qu’il y ait des citoyens de première et de seconde zone.
Et c’est au quotidien que nous nous battons dans les entreprises, dans les quartiers, contre le racisme et les discriminations structurelles qui touchent nos compatriotes. Il est inacceptable qu’en 2019, en Belgique, une partie importante de la population porte un double fardeau, exclusion sociale et racisme, et n’a pas les mêmes chances de décrocher un emploi correct, une bonne école, un logement abordable, etc.
Ces 3 lois (déchéance nationalité, déportation, assistance consulaire) ciblant les citoyens binationaux renforcent un statut de sous-citoyens et instituent une double (et même triple) peine. Il faut que cela cesse. Ce combat concerne d’ailleurs l’ensemble du monde du travail. Où va s’arrêter la logique de créer des citoyens de seconde zone ? Ces mesures peuvent toucher à terme tous les travailleurs, tous les activistes, etc. On commence par attaquer les droits des minorités nationales comme banc d’essai pour réduire ensuite les droits de la population tout entière.
Nous exprimons notre solidarité avec le combat du Comité et avec Ali Aarrass, devenu l’une des victimes et symbole vivant des dérives de la lutte anti-terroriste.
Le PTB demande l’abrogation de ces lois. Il serait impossible pour le PTB de participer à un gouvernement alors que de telles lois sont en vigueur.