samedi 16 janvier 2021

Chaudun, le village épuisé, une passionnante histoire à découvrir !

Chaudun, le village épuisé

En 1895, un village des Hautes-Alpes, enclavé et condamné à la misère par la surexploitation des pâturages, est vendu par ses habitants à l’État, qui engage aussitôt une opération de reboisement. Fasciné par ses ruines depuis une enfance randonneuse, Luc Bronner a tiré de la consultation des archives un récit dont l’éclairage ethnographique débouche sur une réflexion écologique.

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Aucun randonneur n’est insensible aux maisons écroulées rencontrées au détour d’un chemin, comme cela est fréquent en montagne : qui étaient ceux qui habitaient là, quand ont-ils vidé les lieux, et pourquoi ? Ce sont les questions que se posait le journaliste du Monde, Luc Bronner, depuis sa découverte du site de Chaudun dans son enfance. « Au fond de la vallée, au milieu de nulle part, hors du monde, dans un des plus beaux paysages des Alpes françaises, les ruines de ce hameau me hantent », écrit le natif de Gap, qui a « voulu soulever les pierres, faire le récit d’un huis clos, d’un monde qui vacille, puis qui s’effondre sur lui-même ».

On se souvient qu’il y a une petite dizaine d’années, la mise aux enchères d’un hameau de Saint-Nicolas-Courbefy, en Haute-Vienne, avait éveillé l’intérêt des médias, entre nostalgie d’un éden perdu et froid constat de la désertification des campagnes. Renseignement pris, il ne s’agissait pourtant que des bâtiments d’une ancienne ferme, transformés en un village vacances qui avait fini par péricliter. Leurs murs avaient été rachetés pour 520 000 € par un milliardaire coréen controversé, qui finalement n’avait jamais payé son dû.

Les ruines qui fascinent Luc Bronner depuis son jeune âge sont en revanche celles d’un vrai village qui possédait sa mairie, son école et son église. Un village à la destinée suffisamment remarquable pour avoir fait la une de L’Illustration, le Paris-Match de l’époque, lors de sa vente à l’État par ses habitants, officialisée en images en août 1895.

L’article précisait : « Toutes les propriétés communales et privées, comprenant une superficie de 2 026 hectares, ont été vendues à l’État pour le prix de 186 000 francs environ. La commune de Chaudun comprenait 98 habitants vivant du produit de leurs pâturages ; mais depuis quelques années les montagnes déboisées avaient perdu une partie de leurs prairies où l’on faisait paître un trop grand nombre de moutons. L’altitude de Chaudun, qui est à 1 400 mètres, et son éloignement de Gap (19 kilomètres), ne permettant pas aux habitants de se créer de nouvelles ressources pour remplacer celles que donnaient les pâturages, la commune avait elle-même demandé à être achetée par l’État. Les formalités exigées pour cette opération ont duré plus de quatre ans. » Sur les photos, on voit notamment « le dernier maire de Chaudun, assis sous la cloche de l’église, dont la construction remonte au quinzième siècle ».

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Luc Bronner construit son récit en essayant d’imaginer quel était l’univers confiné de « Félicie Marin, morte le 30 avril 1877, à l’âge de 17 ans », selon la mention encore lisible sur sa pierre tombale, la seule de l’ancien cimetière qui, bien que brisée, ait résisté au temps. Sur la quarantaine de familles qui habitent alors Chaudun, beaucoup partagent le même nom – Marin, Martin, Taix, Chaix, Chabre, Pauchon – et l’on meurt jeune : en 1886, on ne recense qu’un seul habitant âgé de plus de 60 ans. Dans les registres, parmi la terrible litanie des enfants morts en bas âge, figurent aussi de nombreux noms étrangers : ceux des nourrissons placés par l’administration des Enfants assistés des Hautes-Alpes.

Les inégalités sociales sont grandes et, le jour de la vente, l’ordre de grandeur des indemnisations ira de 1 à 120. Mais les inégalités sont aussi celles des territoires. Chaudun n’a droit qu’à des instituteurs médiocres, qui dispensent un enseignement de faible qualité en attendant leur prochaine mutation. Il est vrai que la plupart de leurs élèves s’égaient dans la nature dès la fonte des neiges. Les curés, eux, se plaignent de la fragile piété de leurs ouailles et de leur faible contribution aux ressources de l’église et de son serviteur. Au moins les jours de dimanche sont-ils « rarement » l’occasion de « réunions dangereuses », les bals « peu de choses », le concubinage absent, et les abus ou scandales contre les mœurs peu nombreux. Les péchés dominants ? « L’esprit de censure, d’orgueil et d’hypocrisie » nous renseigne encore un audit aux 203 questions, mené dans la paroisse au milieu du siècle et retrouvé dans les archives du diocèse. Comme l’instituteur, le curé de Chaudun prend son sacerdoce en patience. Symboliquement, le dernier d’entre eux meurt en 1890 dans des circonstances dramatiques : une chute dans le vide en allant visiter, par un col enneigé, le curé ami d’une paroisse voisine afin de tromper sa solitude.

Il y a aussi ces insoumis, réfractaires au service militaire, qui bravent la menace d’emprisonnement et fuient l’enfermement du village par la même occasion. « À Chaudun, sur une population d’une centaine de personnes, au moment où le village s’éteint, je compte au moins seize hommes qui ont ainsi émigré vers l’Amérique, très majoritairement, ou l’Algérie et la Tunisie, pour deux d’entre eux », relève Luc Bronner. Il existait alors une filière dont profitèrent les propres grands-parents de l’auteur, issus de la vallée voisine du Champsaur et établis épiciers à San Francisco au début du XXe siècle, avant de revenir en touristes au printemps 1914 et d’être retenus par le déclenchement de la Grande Guerre.

Pourquoi des villageois, forcément attachés à des lieux occupés à partir du début du XVIe siècle, se sont-ils résolus à les quitter ? Parce que, moins de quatre siècles plus tard, les bois qui avaient attiré les premiers habitant ont presque tous été coupés et que les milliers de moutons, envoyés chaque été dans les alpages par les éleveurs de la Crau et du sud de la France, ont mis la roche à nu. C’est ce qu’explique la lettre collective envoyée le 28 octobre 1888 au ministre de l’Agriculture au nom des habitants du village. Probablement rédigée par le curé, elle déroule les arguments de ce cahier de doléances dans une langue châtiée, aux formules imagées et empruntes de poésie.

De passage trois ans plus tard, Onésime Reclus, le frère d’Élisée, fameux géographe aux idées anarchistes, observe lui-même que le village est devenu « une pierraille, une rocaille, une Sibérie d’hiver, un Sahara d’été » et lâche durement : « Nulle part, on n’aurait trouvé de ruines de la nature plus éloquentes pour témoigner de la malfaisance de l’homme ».

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 Voilà donc pourquoi, ce 6 août 1895, un photographe s’est donné la peine d’effectuer trois heures de marche, en ployant sous le poids de son appareil photographique à chambre et de son trépied, afin de documenter la signature du contrat de vente du village à l’administration des Eaux et Forêts.

Dans leur malheur, la chance des habitants fut en effet que leur démarche s’accordait avec le souci des autorités publiques de restaurer des montagnes érodées, à Chaudun comme ailleurs dans les Alpes et les Pyrénées. Il n’est que de comparer les cartes postales d’époque aux paysages actuels.

À Chaudun, l’État mit les grands moyens. Installés à demeure, des agents travaillant douze heures par jours reconstruisent le chemin qui mène au village, élèvent deux barrages pour couper et retenir le torrent, et plantent des pépinières. Dix-sept années de labeur, avant et après-guerre, pour faire pousser 63 000 feuillus et 3,3 millions de résineux : mélèzes, épicéas, pins noirs, pins cembros, pins à crochets, pins silvestres.

« Les scientifiques estiment que 20 % de la flore française est présente dans la vallée aujourd’hui », se réjouit Luc Bronner, qui conclut : « Chaudun raconte notre passé, et notre futur probablement. » De quoi donner matière à réflexion aux randonneurs curieux des vestiges d’un commun passé que l’on se gardera bien d’idéaliser.

 Philippe Brenot

 Chaudun, la montagne blessée, Luc Bronner, Seuil, 2020, 174 pages, 17 €.

 


 

vendredi 15 janvier 2021

Twitter-Trump : Une décision sans aucun contrôle démocratique ou judiciaire !


Reporters sans frontières communication@rsf.org via gmail.mcsv.net 



Nous devons imposer des obligations démocratiques aux acteurs du numérique
Après avoir négligé la diffusion de fausses informations et d’appels à la haine du président américain pendant ses quatre ans de mandat, Twitter a décidé unilatéralement le 8 janvier de suspendre de façon permanente le compte @realDonaldTrump du président américain, puis, quelques jours plus tard, ceux de 70.000 autres liés à la mouvance pro-Trump QAnon. Les plateformes Facebook, Instagram, Twitch ont également suspendu les comptes présidentiels pour une durée indéterminée, tandis qu’Amazon, dans la foulée, a supprimé Parler, le réseau social Pro-trump.

Toutes ces décisions, prises par des entreprises privées, l’ont été sans aucun contrôle démocratique ou judiciaire !

Jusqu’alors, les lois de l’espace public étaient établies par les parlements et appliquées par les juges. Désormais, les entreprises privées s’en chargent. La définition de leurs normes n’a pas lieu dans un cadre démocratique, avec son équilibre des pouvoirs, et elles ne sont pas transparentes, ni ne sont susceptibles de recours en justice. L’organisation de l’espace public digital ne saurait relever d’une logique marchande ou discrétionnaire.

Pour apporter des garanties démocratiques dans l’espace digital, RSF a lancé :

Le Forum sur l’information et la démocratie avec 11 organisations, centres de recherches et think tanks de tous les continents. En novembre dernier, cette structure a émis 250 recommandations sur la transparence des plateformes, la modération des contenus, la promotion de la fiabilité de l’information et les messageries privées, lorsque leur usage massif dépasse la logique de la correspondance privée.

La Journalism Trust Initiative (JTI), un dispositif concret pour favoriser dans l’indexation algorithmique les médias qui mettent en œuvre des méthodes professionnelles et qui respectent des règles éthiques. Cette initiative d’autorégulation, fondée sur un processus collaboratif sous égide du Comité européen de normalisation, pourra également être utilisée par les annonceurs.

 

Situation très grave dans les villes sahraouies occupées

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Publié le : jeudi, 14 janvier 2021 19:18   Lu : 82 fois

TERRITOIRES SAHRAOUIS LIBERES - Le ministre sahraoui des territoires occupés et des communautés sahraouies à l'étranger, Mohamed El-Ouali Akik, a qualifié jeudi de "très grave" la situation prévalant dans les territoires sahraouis occupés, en raison des "pratiques répressives et de la terreur semée par les forces d’occupation marocaines", exhortant les organisations internationales des droits de l’Homme à intervenir en urgence pour protéger le peuple sahraoui en cette période difficile.

Depuis sa violation abjecte de l’accord de cessez-le-feu le 13 novembre dernier, "le Maroc durcit, de jour en jour, le blocus imposé aux villes sahraouies occupées", a déclaré M. El Ouali Akik, estimant que les civils sahraouis désarmés "payent aujourd’hui le prix des grandes victoires réalisées sur le terrain par leur armée pour recouvrer la souveraineté sur l’ensemble des territoires sahraouis occupés".

Et d’ajouter : "la situation est très grave, en raison de la pression et du blocus imposé en interne et en externe aux villes sahraouies occupés, de par le recours à tous les moyens répressifs et à la terreur pour effrayer les civils désarmés qui vivent dans une grande prison".

"Les familles sahraouies vivent l'épouvante, en raison des pratiques horrifiantes des forces d’occupation", d’autant que les autorités marocaines "profitent de la conjoncture sanitaire induite par la pandémie du nouveau coronavirus pour imposer leur diktat aux citoyens et leur interdire de circuler", a indiqué le ministre sahraoui, relevant le grand impact psychologique de cette situation sur les familles sahraouies.

"Ce qui est encore plus grave, c’est que les forces d’occupation s’en prennent désormais aux familles, à travers les coupures intermittentes d’électricité", et si jamais ces dernières songeaient à sortir "elles sont persécutées", poursuit le responsable sahraoui.

Il a déploré, en outre, le traitement abusif infligé aux jeunes sahraouis, "réprimés et pourchassés dans les rues, puis arrêtés et soumis aux tortures et aux interrogatoires".

Concernant les détenus sahraouis dans les geôles marocaines, M. El-Ouali Akik a souligné que ces derniers qui "vivent dans des mauvaises conditions sont privées des visites leurs familles".

Il a déploré les pratiques auxquelles s'adonne la communauté internationale, notamment les instances spécialisées dans les droits de l'homme en continuant à ignorer la situation au Sahara occidental occupé en dépit des pactes internationaux relatifs à la protection des civils désarmés durant les guerres.

"Ce qui se passe aux territoires sahraouis occupés est une guerre au sens propre du terme. Rien n'empêche ces instances d'assumer leurs responsabilités et défendre les innocents et les civils désarmés dans les zones de guerre", a-t-il ajouté.

Le ministre sahraoui a appelé la communauté internationale, les instances et les peuples à travers le monde à soutenir le peuple sahraoui dans sa lutte légitime contre l'occupant marocain, réaffirmant que le peuple sahraoui ne renoncera jamais à son droit à l'organisation d'un référendum d'autodétermination libre, régulier et transparent".

Situation très grave dans les villes sahraouies occupées

Maroc : 2020, une année assombrie par des violations des droits humains pour HRW  

Dans son rapport annuel sur le Maroc, rendu public ce mercredi, Humain Rights Watch a énuméré plusieurs atteintes aux droits humains survenues l’année dernière. L’ONG cite particulièrement la «répression contre des commentateurs des réseaux sociaux, des artistes et des journalistes».

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Photo d'illustration. / DR
Temps de lecture: 3'

L’année 2020 a été marquée par une «répression contre des commentateurs des réseaux sociaux, des artistes et des journalistes exprimant des opinions critiques à l’égard de la monarchie», a indiqué aujourd’hui Human Rights Watch. Dans son rapport annuel sur la situation des droits humains au Maroc, l’ONG a affirmé qu’avant même que les manifestations et les réunions publiques ne soient interdites afin de contenir la propagation du coronavirus, les autorités marocaines «avaient déjà interdit plusieurs rassemblements publiques des groupes d’opposition et continué d’entraver les activités de certaines organisations de défense des droits humains».

Pour HRW, le Maroc a arrêté, poursuivi en justice et emprisonné plusieurs activistes et journalistes indépendants sur la base de «chefs d’accusation douteux, tels que la conduite de relations sexuelles hors mariage», ces dernières années. «Certains de ces procès ont semblé être motivés par des considérations politiques ou se sont déroulés sans que la régularité des procédures soit garantie à toutes les parties», affirme l’association.

Des atteintes à la liberté d’expression et de réunion

Elle cite ainsi le cas du journaliste Omar Radi, arrêté en juillet, en affirmant que deux chefs d’accusation retenus contre lui (espionnage et atteinte à la sûreté extérieure et intérieure de l’État), «découlent de son activité de journaliste et chercheur, semblent reposer sur des indices très ténus».

Le rapport mentionne l’appel des 110 journalistes marocains, qui ont dénoncé une poignée de sites internet d’information qualifiés de «médias de la calomnie», avant d’évoquer l’arrestation, entre septembre 2019 et janvier 2020, d’au moins 10 activistes, artistes, étudiants ou autres citoyens, pour «leurs commentaires critiques mais non violents des autorités», exprimés sur les réseaux sociaux ou via des chansons de rap. L’occasion de citer les arrestations et les condamnations de Mohamed Sekkaki alias «Moul Kaskita»,  Mohamed Ben Boudouh alias «Moul Hanout» et  Saïd Chakour, un travailleur journalier âgé de 23 ans, condamné à 2 ans de prison pour «outrage à fonctionnaires publics».

L’ONG international critique aussi l’absence d’un avocat lors des interrogatoires des détenus par la police ou lorsque celle-ci leur présente leur déposition à signer, ainsi que la garde à vue au secret de 23 heures de certains détenus de renom, comme le Belgo-marocain Abdelqader Belliraj, poursuivi pour une affaire du terrorisme.

Elle n’omet pas de signaler les «atteintes à la liberté d’association et de réunion» qui touche l’Association marocaine des droits humains (AMDH). «A fin septembre 2020, 79 des 99 antennes locales (de l’AMDH) étaient confrontées à une situation où les autorités avaient refusé de s’occuper de leurs formalités administratives», rappelle-elle.  

Libertés individuelles et situation au Sahara

HRW s'étale sur les atteintes aux droits de femmes, ainsi que ceux liés au respect de la vie privée et à l’orientation sexuelle. Elle évoque, dans ce sens, la campagne de «outing» et de harcèlement en ligne visant des hommes présumés homosexuels et bisexuels, en avril dernier et l’absence de réaction du gouvernement face au mémorandum du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), recommandant de décriminaliser les relations sexuelles consensuelles entre adultes non mariés. 

Le rapport réserve une bonne partie à la situation des droits humains au Sahara. Ses rédacteurs affirment que «les autorités marocaines empêchent systématiquement la tenue au Sahara occidental de réunions de soutien à l’auto-détermination sahraouie, font obstruction au travail de certaines organisations non gouvernementales (…) et, occasionnellement, passent à tabac des activistes et des journalistes en garde à vue ou dans les rues».

Ils soulignent ainsi l’ouverture, par le procureur du roi à Laâyoune, d’une enquête suite à la création de l’«Instance sahraouie contre l’occupation marocaine», sur fonds d’«activités (visant à) porter atteinte à l’intégrité territoriale du royaume». HRW évoque aussi le cas de l’activiste pro-Polisario Walid El Batal, condamné en octobre 2019 à deux ans de prison pour «rébellion» et insultes envers des agents de police.

L’ONG internationale revient également sur le procès de Gdeim Izik, en rappelant que «19 Sahraouis étaient toujours en prison après avoir été condamnés en 2013 et 2017, à l’issue de procès inéquitables, pour les meurtres de 11 membres des forces de sécurité commis en 2010». «Dans leur verdict de culpabilité, les deux tribunaux (première instance et appel) se sont appuyés presque entièrement sur les aveux obtenus par la police, sans enquêter sérieusement sur les affirmations selon lesquelles les deux accusés avaient signé leurs aveux sous la torture», écrit-elle.



...Suite : https://www.yabiladi.com/articles/details/104349/maroc-2020-annee-assombrie-violations.html

jeudi, 14 janvier 2021

TERRITOIRES SAHRAOUIS LIBERES - Le ministre sahraoui des territoires occupés et des communautés sahraouies à l'étranger, Mohamed El-Ouali Akik, a qualifié jeudi de "très grave" la situation prévalant dans les territoires sahraouis occupés, en raison des "pratiques répressives et de la terreur semée par les forces d’occupation marocaines", exhortant les organisations internationales des droits de l’Homme à intervenir en urgence pour protéger le peuple sahraoui en cette période difficile.

Depuis sa violation abjecte de l’accord de cessez-le-feu le 13 novembre dernier, "le Maroc durcit, de jour en jour, le blocus imposé aux villes sahraouies occupées", a déclaré M. El Ouali Akik, estimant que les civils sahraouis désarmés "payent aujourd’hui le prix des grandes victoires réalisées sur le terrain par leur armée pour recouvrer la souveraineté sur l’ensemble des territoires sahraouis occupés".

Et d’ajouter : "la situation est très grave, en raison de la pression et du blocus imposé en interne et en externe aux villes sahraouies occupés, de par le recours à tous les moyens répressifs et à la terreur pour effrayer les civils désarmés qui vivent dans une grande prison".

"Les familles sahraouies vivent l'épouvante, en raison des pratiques horrifiantes des forces d’occupation", d’autant que les autorités marocaines "profitent de la conjoncture sanitaire induite par la pandémie du nouveau coronavirus pour imposer leur diktat aux citoyens et leur interdire de circuler", a indiqué le ministre sahraoui, relevant le grand impact psychologique de cette situation sur les familles sahraouies.

"Ce qui est encore plus grave, c’est que les forces d’occupation s’en prennent désormais aux familles, à travers les coupures intermittentes d’électricité", et si jamais ces dernières songeaient à sortir "elles sont persécutées", poursuit le responsable sahraoui.

Il a déploré, en outre, le traitement abusif infligé aux jeunes sahraouis, "réprimés et pourchassés dans les rues, puis arrêtés et soumis aux tortures et aux interrogatoires".

Concernant les détenus sahraouis dans les geôles marocaines, M. El-Ouali Akik a souligné que ces derniers qui "vivent dans des mauvaises conditions sont privées des visites leurs familles".

Il a déploré les pratiques auxquelles s'adonne la communauté internationale, notamment les instances spécialisées dans les droits de l'homme en continuant à ignorer la situation au Sahara occidental occupé en dépit des pactes internationaux relatifs à la protection des civils désarmés durant les guerres.

"Ce qui se passe aux territoires sahraouis occupés est une guerre au sens propre du terme. Rien n'empêche ces instances d'assumer leurs responsabilités et défendre les innocents et les civils désarmés dans les zones de guerre", a-t-il ajouté.

Le ministre sahraoui a appelé la communauté internationale, les instances et les peuples à travers le monde à soutenir le peuple sahraoui dans sa lutte légitime contre l'occupant marocain, réaffirmant que le peuple sahraoui ne renoncera jamais à son droit à l'organisation d'un référendum d'autodétermination libre, régulier et transparent".


Maroc : 2020, une année assombrie par des violations des droits humains pour HRW  

Dans son rapport annuel sur le Maroc, rendu public ce mercredi, Humain Rights Watch a énuméré plusieurs atteintes aux droits humains survenues l’année dernière. L’ONG cite particulièrement la «répression contre des commentateurs des réseaux sociaux, des artistes et des journalistes».

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Photo d'illustration. / DR
Temps de lecture: 3'

L’année 2020 a été marquée par une «répression contre des commentateurs des réseaux sociaux, des artistes et des journalistes exprimant des opinions critiques à l’égard de la monarchie», a indiqué aujourd’hui Human Rights Watch. Dans son rapport annuel sur la situation des droits humains au Maroc, l’ONG a affirmé qu’avant même que les manifestations et les réunions publiques ne soient interdites afin de contenir la propagation du coronavirus, les autorités marocaines «avaient déjà interdit plusieurs rassemblements publiques des groupes d’opposition et continué d’entraver les activités de certaines organisations de défense des droits humains».

Pour HRW, le Maroc a arrêté, poursuivi en justice et emprisonné plusieurs activistes et journalistes indépendants sur la base de «chefs d’accusation douteux, tels que la conduite de relations sexuelles hors mariage», ces dernières années. «Certains de ces procès ont semblé être motivés par des considérations politiques ou se sont déroulés sans que la régularité des procédures soit garantie à toutes les parties», affirme l’association.

Des atteintes à la liberté d’expression et de réunion

Elle cite ainsi le cas du journaliste Omar Radi, arrêté en juillet, en affirmant que deux chefs d’accusation retenus contre lui (espionnage et atteinte à la sûreté extérieure et intérieure de l’État), «découlent de son activité de journaliste et chercheur, semblent reposer sur des indices très ténus».

Le rapport mentionne l’appel des 110 journalistes marocains, qui ont dénoncé une poignée de sites internet d’information qualifiés de «médias de la calomnie», avant d’évoquer l’arrestation, entre septembre 2019 et janvier 2020, d’au moins 10 activistes, artistes, étudiants ou autres citoyens, pour «leurs commentaires critiques mais non violents des autorités», exprimés sur les réseaux sociaux ou via des chansons de rap. L’occasion de citer les arrestations et les condamnations de Mohamed Sekkaki alias «Moul Kaskita»,  Mohamed Ben Boudouh alias «Moul Hanout» et  Saïd Chakour, un travailleur journalier âgé de 23 ans, condamné à 2 ans de prison pour «outrage à fonctionnaires publics».

L’ONG international critique aussi l’absence d’un avocat lors des interrogatoires des détenus par la police ou lorsque celle-ci leur présente leur déposition à signer, ainsi que la garde à vue au secret de 23 heures de certains détenus de renom, comme le Belgo-marocain Abdelqader Belliraj, poursuivi pour une affaire du terrorisme.

Elle n’omet pas de signaler les «atteintes à la liberté d’association et de réunion» qui touche l’Association marocaine des droits humains (AMDH). «A fin septembre 2020, 79 des 99 antennes locales (de l’AMDH) étaient confrontées à une situation où les autorités avaient refusé de s’occuper de leurs formalités administratives», rappelle-elle.  

Libertés individuelles et situation au Sahara

HRW s'étale sur les atteintes aux droits de femmes, ainsi que ceux liés au respect de la vie privée et à l’orientation sexuelle. Elle évoque, dans ce sens, la campagne de «outing» et de harcèlement en ligne visant des hommes présumés homosexuels et bisexuels, en avril dernier et l’absence de réaction du gouvernement face au mémorandum du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), recommandant de décriminaliser les relations sexuelles consensuelles entre adultes non mariés. 

Le rapport réserve une bonne partie à la situation des droits humains au Sahara. Ses rédacteurs affirment que «les autorités marocaines empêchent systématiquement la tenue au Sahara occidental de réunions de soutien à l’auto-détermination sahraouie, font obstruction au travail de certaines organisations non gouvernementales (…) et, occasionnellement, passent à tabac des activistes et des journalistes en garde à vue ou dans les rues».

Ils soulignent ainsi l’ouverture, par le procureur du roi à Laâyoune, d’une enquête suite à la création de l’«Instance sahraouie contre l’occupation marocaine», sur fonds d’«activités (visant à) porter atteinte à l’intégrité territoriale du royaume». HRW évoque aussi le cas de l’activiste pro-Polisario Walid El Batal, condamné en octobre 2019 à deux ans de prison pour «rébellion» et insultes envers des agents de police.

L’ONG internationale revient également sur le procès de Gdeim Izik, en rappelant que «19 Sahraouis étaient toujours en prison après avoir été condamnés en 2013 et 2017, à l’issue de procès inéquitables, pour les meurtres de 11 membres des forces de sécurité commis en 2010». «Dans leur verdict de culpabilité, les deux tribunaux (première instance et appel) se sont appuyés presque entièrement sur les aveux obtenus par la police, sans enquêter sérieusement sur les affirmations selon lesquelles les deux accusés avaient signé leurs aveux sous la torture», écrit-elle.



...Suite : https://www.yabiladi.com/articles/details/104349/maroc-2020-annee-assombrie-violations.html

jeudi 14 janvier 2021

Les mensonges du régime mis à nu !

Le régime continue d'enfumer les marocains dans l'affaire du Sahara, au péril de sa crédibilité. Les affaires étranges ont mené un show spectaculaire depuis des jours avec ces affaires de consulat à Dakhla. Le but, faire croire aux marocains que la bataille du Sahara est gagnée comme cette affirmation consistant à laisser courir dans la presse et les communiqués que le Secrétaire d'Etat adjoint atterrirait à Dakhla pour y inaugurer le consulat américain dans les locaux construits par le Maroc.
Jugez-en avec ce gros titre:
"Une délégation américaine de Haut niveau, conduite par le secrétaire d’État adjoint en charge des questions du Proche-Orient et de l’Afrique du Nord, David Schenker, a visité, dimanche 10 janvier, les locaux du futur Consulat général des États-Unis d’Amérique à Dakhla."
 
1- C'est dans les détails que se dissimule le diable: Ce n'est jamais que la visite d'un second couteau, un lampiste sur le départ, passé, de surcroît par l'Algérie afin d’y rassurer ses dirigeants sur les intentions réelles de l'Oncle Sam. Même accompagné de l'ambassadeur des Etats-Unis, David Fischer, la visite de l'intéressé reste sans impact pour le dossier ONU du Sahara, si ce n’est le "Barnum circus" qu'en fait le Makhzen et le déploiement publicitaire qui est fait autour de ce non-événement.
2- Les américains ne s'installent jamais dans des locaux qu'ils n'ont pas eux-mêmes construits ou à tout le moins supervisé, pour des raisons évidentes de sécurité. Paranoïaques, les yankees craignent les micros, les bâtiments mal construits, peu sûrs, mal isolés, une spécialité toute marocaine. Les ambassades américaines et les consulats sont de véritables forteresses en béton d’où sont bannis les matériaux légers, avec des locaux sécurisés, des bunkers capables de résister à un bombardement, des salles de conférences sécurisées, insonorisés et inaccessibles aux écoutes. Les locaux sont équipés de câbles spéciaux et les bâtiments accueillent des antennes paraboliques destinées à l’espionnage de l’environnement et des communications entrant et sortant du pays. De loin pas ce qu'on leur propose !!
3- Les communiqués du ministère des affaires étrangères ont bien parlé d'inauguration avant de faire un rétropédalage sur le tarmac de l'aéroport de Dakhla, face à l'insistance et aux questions gênantes des journalistes auxquels il est difficile de mentir, en présence des officiels américains qui n'auraient pas manqué, du reste, de remettre les pendules à l'heure. Il n'est d'ailleurs pas exclu, connaissant le département d'Etat qu'un recadrage ait déjà eu lieu en aparté, suite à l'annonce marocaine.
-"Pour être clair sur ce sujet. Il ne s’agit pas de l’ouverture d’un consulat. Il s’agit d’une visite du secrétaire d’État adjoint américain à Dakhla et dans des locaux qui pourraient accueillir le futur consulat américain" a déclaré le responsable du ministère marocain des affaires étrangères dans un conditionnel prudent qui ferait envie à une tribu de Sioux. Tout le contraire de ce qu'on a seriné, sans vergogne aux marocains ces dernières semaines !
4- Difficile d'imaginer les américains donner cette suite à la reconnaissance par Donald Trump de la marocanité du Sahara à quelques jours de l'arrivée d'une nouvelle administration dont on n'est pas sûr qu'elle va officialiser ainsi une initiative que l'ONU ne validera pas.
5- Donald Trump a commis tellement de bévues que toutes les initiatives qu'il a prises en fin de mandat pourraient bien être mise au compte de sa légèreté, sinon de la "folie" dont l'affublent les démocrates. La télévision marocaine a soigneusement évité d’aborder les turpitudes de Trump et sa mise en accusation. Les décisions du président sortant prêtent à présent à un gros doute et Joe Biden a un boulevard devant lui s'il devait prendre le contrepied de son prédécesseur en arguant de son attitude suicidaire et l'attitude de ses partisans inspirés par son mépris pour la démocratie américaine.
 
Mohammed VI suit les traces de son père en continuant de mentir aux marocain. C'est la nature même du régime marocain corrompu et brutaliste et la gabegie avec laquelle il traite le dossier du Sahara, les mensonges dont il abreuve le peuple, sa répression des sahraouis, la prédation économique, le comportement du clan mafieux de Mohammed VI qui pourraient faire perdre la partie au Maroc.
Commentaire
Et la mise en accusation de Trump n'est pas mentionnée dans le journal de la RTM !!

 

Maroc : Encore une fois, l’arbitraire vient de frapper au Maroc : Maâti MONJIB a été arrêté dans des conditions scandaleuses

 

L’historien et militant des droits de l’Homme Maâti MONJIB a été arrêté dans des conditions scandaleuses le 29/12/2020 alors qu’il s’apprêtait à déjeuner avec son ami Abdellatif El Hamamouchi dans un restaurant du quartier Hassan à Rabat. Celui-ci a pu témoigner de la scène qui s’est déroulée très rapidement.


M. Monjib a été littéralement kidnappé par huit policiers en civil descendus de deux voitures. Cet enlèvement humiliant de M. Monjib sans la moindre convocation de la justice, ce qui est illégal, vise à le discréditer auprès de l’opinion publique alors que M. Monjib a toujours respecté la loi.

Cet acte d’une extrême gravité fait suite à un acharnement judiciaire, policier et médiatique qui dure depuis cinq ans et qui n’a fait qu’empirer au fil des ans. C’est à partir de novembre 2015 que Maâti Monjib a été pour la première fois convoqué par la justice, il s’en est ensuivi une vingtaine de convocations qui avaient pour but de le harceler. Elles reposaient toutes sur des accusations mensongères fabriquées de toutes pièces et qui ont changé au fil du temps. Il a été accusé dans un premier temps « d’atteinte à la sécurité de l’Etat », mais cela n’a pas fonctionné faute de la moindre preuve. Il a alors été accusé sans preuve de « blanchiment d’argent ». Le but étant de donner « à l’affaire Monjib » une apparence de droit commun pour mieux le décrédibiliser alors qu’il s’agissait de s’en prendre au militant des droits de l’Homme. Malgré ces attaques diffamatoires, M. Monjib respectueux de la loi s’est toujours rendu à toutes les convocations judiciaires.

Parallèlement à ces accusations et à ces convocations judiciaires, M. Monjib s’est vu interdire de quitter le territoire marocain, interdire d’enseigner et de faire des conférences, interdire de se rendre à des rencontres universitaires internationales.
L’arrestation de Maâti Monjib est à situer dans un contexte de condamnations de plusieurs journalistes, de militants du HIRAK du Rif, et de citoyens engagés, dont le seul « crime » est de lutter pour la démocratie et la justice sociale. Le Maroc démontre ainsi qu’il est en train de sombrer dans un système politique autoritaire et répressif.

Nous, signataires de ce communiqué, dénonçons l’arrestation arbitraire et scandaleuse du professeur Maati Monjib et clamons haut et fort son innocence. Nous exigeons la libération immédiate de Maati Monjib et la fin de toutes les poursuites injustes à son encontre. Nous sommes déterminés dans notre combat en faveur de M. Monjib. Notre mobilisation se poursuit avec toujours plus de détermination.

Les organisations :https://www.ldh-france.org/encore-une-fois-larbitraire-vient-de-frapper-au-maroc/

ASDHOM (Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc) JLM (« Justice et liberté au Maroc : Association de défense des journalistes persécutés et harcelés au Maroc” (JLM). 2 IMBB-MV (Institut Mehdi Ben Barka – Mémoire vivante) PADS Fédération d’Europe (Parti de l’avant-garde Démocratique et Socialiste) AMF (Association des Marocains en France) ATMF (Association des travailleurs maghrébins de France) PCF (Parti Communiste Français) La Ligue des Droits de l’Homme (France) Editions Syllepse Centre d’études et d’initiatives de solidarité internationale CEDETIM Assemblée européenne des citoyens (Helsinki Citizens’ Assembly International Network) FIDH, dans le cadre de l’Observatoire pour la Protection des Défenseurs des Droits de l’Homme, OMCT (Organisation mondiale contre la torture), dans le cadre de l’Observatoire pour la Protection des Défenseurs des Droits de l’Homme Association Maroc Freedom Now Organisation pour les Libertés d’Information et d’Expression OLIE/ HATIM Marsad Houriyat AMBDH (Association des Marocains en Belgique pour les Droits de l’Homme) MRAP (Mouvement Contre le Racisme et Pour l’Amitié Entre Les Peuples) Association de Parents et Amis de Disparus au Maroc (APADM) Fédération Euro-méditerranéenne contre les disparitions Forcées Association Vigilance pour la Démocratie et l’Etat civique (Tunisie) Transparency Maroc Le Comité de Vigilance pour la Démocratie en Tunisie – Belgique Coalition tunisienne contre la peine de mort Organisation contre la torture en Tunisie Ligue des écrivains tunisiens libres l’AMDH-Paris (Association Marocaine des Droits Humains Paris) Association Citoyenneté, Développement, Cultures & Migrations Des Deux Rives (CDCMIR) –Tunisie Association Arts et Cultures des deux Rives (ACDR) –France Association Création et Créativité pour le Développement et l’Embauche (CCDE) -Tunisie – Parti Anticapitaliste (NPA) Forum du renouveau pour la pensée citoyenne et démocratique – Tunisie L’association L’ART RUE Fabrique Artistique d’Espaces Populaires – Tunisie Collectif des familles de disparus (Algérie) 3 Association Al Amen contre la discrimination (Libya) Le Centre Libyen pour les Droits et Libertés L’organisation libyenne pour l’indépendance des médias L’organisation libyenne pour l’aide juridictionnelle L’association des jeunes pour Tawergha Libya Institut du Caire pour les Etudes sur les Droits de l’Homme (Egypte) Riposte Internationale (ONG de Défense des Droits Humains) Réseau IDD (Immigration Développement Démocratie) Attac Béziers Collectif des Amazighs de France pour le Changement Démocratique au Maroc L’Espace Associatif AMDH Belgique GroenLinks Middle East Working Group, Nederland Project on Middle East Democraty (POMPED) Voie Démocratique région Europe La France Insoumise MENA Rights Group Air pour le changement et démocratie Algérie (ACDA) PAX (Organisation pour la paix, Pays-Bas) Association Médicale de Réhabilitation des victimes de la tortue – Maroc Signatures personnelles : PAUL ALLIES (Professeur émérite de science politique à la Faculté de Droit de Montpellier) Julien Bayou (Secrétaire national d’EELV) Jean Louis Roumegas (Ancien député) Marie-Christine Vergiat (Députée européenne de 2009 à 2019) Pierre Galand (Sénateur honoraire Belgique) Malik SalemKour (Président de la ligue des droits de l’Homme) Cécile Coudriou (Présidente d’Amnesty International France) Gilles Perrault (Ecrivain) David Cormand (Député Européen, ancien secrétaires national d’EELV) 4 Monique SEROT-CHAIBI (écrivaine) Abdellatif Laâbi (écrivain) Mohammed Harbi (Universitaire, Historien) Michel Cahen (directeur de recherche émérite au CNRS, Sciences Po Bordeaux) Dr. ABRAHAM BEHAR MCU PH HON Président de l’AMFPGN, former co président of IPPNW (prix Nobel de la paix,1985) Jacques GAILLOT (Évêque de Partenie) Michel CALVO (Adjoint au Maire de Montpellier) Olivier LE COUR GRANDMAISON (historien politologue) René Gallissot (historien, professeur émérite d’Université) Bernard Vila (Professeur de Sciences Économiques et sociales) Gilles Desnoix (journaliste correspondant de presse, Directeur territorial honoraire) Alain Gresh (Journaliste, Directeur d’Orient XXI) Stéfanie Prezioso (Conseillère nationale (députée du parlement national à Berne), Ensemble à MMGauche Genève) Abdellah Hammoudi (Professeur Emérite, Université de Princeton , USA) Abdelhak SERHANE (Ecrivain, Professeur Émérite (USA)) Leila Shahid (PALESTINE former ambassador) Philippe Bouyssou, (maire d’Ivry-Sur-Seine) Dr. Harry Halpin (MIT, USA) Richard GREEMAN (Universitaire) George Katsiaficas (author) Robert MORTIMER (Professeur, USA) Samuel R Friedman (Director, Institute of Infectious Disease Research,National Development and Research Institutes, USA) Silvia Federici (Emerita Professor Hofstra University, Hempstead, New York, USA) Tom Hickey (Honorary Research Fellow School of Humanities University of Brighton, Sussex, UK) John chalcraft Dr Christian Hogsbjerg (Lecturer in Critical History and Politics, University of Brighton) Professor Megan J. Povey (BA, PhD, FInstP, CPhys, CEng,Professor of Food Physics,Honorary Professor, China-UK,Laboratory, Jiangsu University,School of Food Science and Nutrition,University of Leeds) 5 Raphael Salkie (Emeritus Professor of Language Studies,University of Brighton, England) Bob Breche (Professor of Moral Philosophy,Director, Centre for Applied Philosophy, Politics & Ethics University of Brighton, UK) Sid Madison (Piscataway, New Jersey) Abdulnabi Alekry (Human rights activist –Bahrain Abdulnabi Alekry) Mohamed Chérif FERJANI (Professeur Honoraire de l’Université Lyon2, Président du Haut Conseil Scientifique de Timbuktu) Jean-Claude Bourdin (Professeur de Philosophie, Université de Poitiers) Fiona Mc Laughlin (Professeur, University of Florida) Luise White Professor (Emerita Department of History University of Florida) Sébastien Boulay (CNRS-IMAF,Institut des mondes africains, Maître de conférences en anthropologie) Michel Décombre (Professeur émérite, Deutschland) Daniel Hirst (Directeur de Recherche Emérite, CNRS) Dr. Werner Ruf(Professeur de Sciece Politique émérite, Université de Kassel, Allemagne) Pierre Cours-Salies (sociologue, professeur émérite Paris 8) François Burgat (Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman (CNRS-IREMAM),Aix-en- Provence – UMR 7310 -Centre arabe de recherches et d’études politiques de Paris (CAREP) Bernard LAMIZET (Ancien Professeur d’Université à l’I.E.P. (Sciences Po) de Lyon) Mounia Bennani-Chraïbi (Professeure à l’Institut d’études politiques de l’Université de Lausanne) Jean-Louis Bertrand (Auteur Compositeur Interprète depuis 1978, Engagé dans le travail de mémoire) Philippe DAUMAS (ex-Maître de Conférences à l’Université Paul Valéry de Montpellier) Maurice Buttin (Avocat honoraire) Danielle MERIAN (Avocate Honoraire) Bernard Ravenel (historien, Comité de rédaction de la revue « Confluences-Méditerranée ») François Salvaing (écrivain, auteur notamment de Casa 2003 et de 818 jours en 2915) Dr Georges Yoram Federmann (Psychiatre gymnopédiste) Lydia Samarbakhsh (membre du Comité exécutif national du PCF) Gérard Halie (Ancien Co secrétaire National du mouvement de la Paix) Susan Slyomovics (Department of Anthropology University of California Los Angeles) Fleur Albert (réalisatrice et scénariste) Paul A. Silverstein (Professor of Anthropology Reed College Portland) 6 Tarek BEN HIBA (ancien Conseiller Régional Ile-de-France, militant associatif) Jean-Paul Le Marec (ingénieur agronome, membre du bureau national du MRAP) Bernard SCHMID (Avocat, Paris) Jean-François Gaudoneix (professeur d’histoire à la retraite) Jean-Paul Augier (Historien) Viviane Candas (cinéaste) Jacob Cohen (écrivain) Mohamed Berrada (écrivain) Anne Marchand (sociologue) Philippe Enclos (Maître de conférences en droit retraité, syndicaliste) Jacques Alessandra (écrivain) Hocine Tandjaoui (écrivain) El Bekkari Khalid (Écrivain et défenseur des droits de l’homme / Maroc) Lesley Whitworth (Historienne, University of Brighton) Dr. Ross Adamson (Senior Lecturer in Media and Digital Storytelling University of Brighton) Chokri Latif (Écrivain) Dr Hélène Jaffé (présidente AVRE – Association Des Victimes de la Répression en Exil) Simone Bitton (Cinéaste) Antoine Barraud (cinéaste) Solange Barberousse (Universitaire) Kamel Labidi (journaliste) Francois Sauterey (Syndicaliste enseignant (Snes) – Membre du Bureau National du MRAP) Saâd Ben Barka (Directeur de Projet – Ile De France) Latifa El Bouhsini (Universitaire – féministe) El Ghalia Djimi (Vice-président de l’ASVDH et membre D’ISACOM) Hakima Lebbar (psychanalyste, galeriste et militante pour les droits humains) Zakaria Belhachmi, (universitaire, membre ASDHOM) Dominique LESAFFRE (Directeur General de La SIDI, Solidarité Internationale pour le Développement et l’Investissement) Fabien Tarrit (économiste) Jean-Pierre Anselme (journaliste) 7 Mohamed HAFID (universitaire) Khadija BENBANI (Avocate – Neuilly-sur-Seine) Alexis Deswaef (avocat au barreau de Bruxelles et à la CPI, vice-président de la FIDH) Elhachmi Kabda (Président de la Section Régionale AMDH région Souss_Massa Maroc) Alaoui Driss (Professeur des Universités) Tbel Said (Membre bureau central AMDH, Membre Bureau Exécutif FMVJ) Nicole Zeller (Médecin retraitée) Nedra Boukesra (journaliste tunisienne) Najat TAHANI (Universitaire, Militante associative) Rémi Boyer (Ecrivain) Adel Abderezak (Enseignant Universitaire) Hubert Labrousse (Retraité, ex secrétaire du comité d’entreprise de l’Institut Pasteur à Paris) Serge Le Péron (Professeur émérite des universités et Cinéaste) Marc Mangenot (économiste retraité) Augustin GROSDOY (président honoraire du MRAP) Miloud Wadih (enseignant-chercheur, Aix-Marseille Université) Said El Mazouari (critique de cinema) Pierre BORDONE (Ingénieur Architecte) France Maurice Braud (Membre du Bureau national du Parti socialiste et ancien Secrétaire national (responsable du pôle en charge de toutes les questions européennes, internationales et de mondialisation) Evelyne Dourille-Feer (économiste) Ali Guenoun (Historien) Philippe ANDRIEUX (Archéologue) Jacqueline Dérens (écrivaine, ancienne militante contre l’apartheid) Augusta Conchiglia (Journaliste) Nacer Djabi (sociologue) Claude Micmacher (Architecte honoraire) Stanislav Demidjuk (animateur culturel, écrivain, (membre AFPS)) BILALI Elyazid (journaliste) 8 Serge MARTIN (Professeur émérite Université Sorbonne nouvelle) ELAOUNI Mohammed (journaliste) TOUZANI Fatima-zahra (avocate) Steven Assies (human rights activist/ media development specialist Amsterdam, the Netherlands) Sonia Fayman (Cedetim, UJFP) Habib TRABELSI (Ex-Journaliste (AFP) Ahmed Dahmani (universitaire) Abdou Berrada (Journaliste) Khadija Mohsen-Finan (Universitaire Paris) Abdellatif El Hamamouchi (Journaliste) Jean-Louis Bertrand, militant de la Ligue des Droits de l’Homme (section Belfort) Najib Akesbi (Economiste) Saida El kamel (Journaliste) Daniel Guerrier, éditeur (Spartacus) Souleiman RAISSOUNI (Rédacteur en chef du quotidien Akhbar Al Yaoum, injustement détenu) SCOLAMACCHIA Raffaello (Architecte paysagiste) Docteur Myriam Catusse (CNRS, IREMAM) Didier LE SAOUT (Maître de conférences, Paris) Fabien Cohen (secrétaire général de FAL) Lola Girerd (Doctorante au Laboratoire de Psychologie Sociale : contextes et régulation, Université de Paris Khadija Ryadi (Militante des droits humains et laureate du prix de l’ONU pour les droits de l’Homme) BOUFRAOUIA Leila (Sociologue, Universitaire) Ziad El Baroudi (Historien) Hicham Mansouri (Journaliste marocain réfugié en France) Jacques BERTHELOT (Economiste retraité) Rachid TARIK (président de l’association marocaine pour le journalisme d’investigation (AMJI)) Said Fawzi (membre et ancien président de l’ASDHOM) Ayad Ahram (President de l’ASDHOM) 9 Younès BENKIRANE (Auteur) Aboubakr Jamai (Enseignant Relations Internationales) Raphaël Pradeau (Porte-parole d’Attac France) Marc Tomolillo (Medecin) Armelle Mabon (historienne) Fouad Abdelmoumni (Acteur associatif) Renée Le Mignot, (co-présidente du MRAP) Mouhieddine Cherbib (porte-parole du Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie) John Waterbury (President Emeritus of the American University of Beirut) Françoise Bouron (Historienne) Samad Ait Aïcha (Journaliste) Pierre Khalfa, Fondation Copernic Radouane BAROUDI (cameraman/réalisateur, Belgique) Joël COMBRES (journaliste honoraire) Thérèse Di Campo (Photojournaliste) Omar Brouksy (Journaliste et universitaire) Abdessamad Benabab Mohammed Essassi (Universitaire) Arnauld Papillon (Professeur agrégé) Elisabeth Parc (Professeur agrégé) Michael Merrien (Professeur) Mohamed BENTAHAR (militant associatif) Jean-François MEEKEL (journaliste) Bernard Dreano (Militant Associatif) Sam Touzani (Artiste citoyen) Sandrine LACOMBE (militante associative) Bachir BENBARKA (Militant associatif) Karim MESSAOUDI (Militant associatif) Asmaa Azizi 10 Luc Vitorge Michel Grosbois (Convention pour la 6eme République) Geneviève Cotton (Bruxelles) M de BONVILLER Abderrahim AFARKI (bibliothécaire, Paris) Christian Mahieux (cheminot retraité, syndicaliste SUD-Rail/Solidaires) Abdallah Zniber (Militant associatif) Pierre AUDIN (fils de Josette et Maurice Audin) Ignace DALLE, journaliste Mouna el-BANNA, journaliste à RFI André Rosevègue (militant anticolonialiste Bordeaux) Claire Boussard Pierre RICHARD (Militant associatif) Pascale Brachet Joseph TUAL (Journaliste) Pierre Rousset (Europe solidaire sans frontières (ESSF), France) Layla El Mossadeq Christiane et Louis Vidonne Marie Thune Patrick Farbiaz (militant écologiste) PEPS (Pour une Ecologie populaire et Sociale) Marie-Christine Callet Bernard Vivien Mustapha MAJDI (Acteur associatif) Samy Johsua Nicole Augier Gilles Sabatier (militant d’Attac France) Marcel SIGURET (citoyen Marseille) Saïd SOUGTY (Militant- France) 11 Abdelmajid BAROUDI (Acteur associatif. Maroc) Mirella Ugolini Bruno Botto (retraité) Idriss OUADOUL (enseignant) Souad Frikech (militante associative et des droits humains) Wail khalifa NACEH (Etudiant et militant) Jean Yves Brulebois (Trésorier Palestine13) marie-danielle dufourt jean-jacques Capelle Taverny France Salah elayoubi Véronique Decker (militante pédagogique et syndicale, France) Martine VALLI Larbi Maaninou (Enseignant et militant des droits humains) Messaoud Romdhani (Euromed Droits, Tunisie) Karim Morine (ingénieur retraité) Abdel-ilah Benabdesselam (Défenseur des Droits Humains) EL KABIR El Miloudi (Militant Amazigh et membre du bureau central de l’AMDH) Saddik Lahrach (Militant des Droits Humains) Catherine Bloch-London (militante féministe et altermondialiste) Souad Abdelmoumni Noel Rousseaux Allal TewfiK (Militant associatif de l’émigration) Lucile Daumas (retraitée, Paris) Laâbi Jocelyne (retraitée) Grégoire Charlot (MCF IF/IREM/IM2AG/UGA) Mohammed Chaouih (militant associatif France) Ali BENNANI (France Retraité) Gilles Manceron (historien) Wiebke Klausnitzer (consultante) 12 Yves JUIGNER (militant associatif) Marguerite Rollinde Alima Boumediene Thiéry ( Avocate) Helga GRUHN (retraitée) Sabrina KLAUSNITZER (cadre à l’administration) Günther KLAUSNITZER (retraité) SAOUDI Nourdine (professeur) LAGNAOUI Mohamed (cadre administrateur) AITSIALI Ahmed (cadre animateur) ATMANI Mbarek (enseignant) Bernard PRINCE (Aix-en-Provence) Ingénieur (e/r) Syndicaliste et militant de la Cause Palestin ienne) Richard BOST Jeremy Meyer Sylvie Orlandi Mohammed Ben Yakhlef (militant France Insoumise) Sarah LARTIGUE Sylvie MOUQUET (Citoyenne) Ali EL BAZ BENALAYAT Omar (Défenseur des Droits Humains) Brahim Ouchelh (militant des droits de l’homme) Hassan HADJ NASSAR (ex-éxilé politique) chris den hond (journaliste) Nicolas Rouillé (Auxiliaire de vie) Gracieuse LESAFFRE, citoyenne, membre d’ATTAC France Abdelaziz BENABDERRAHMAN (membre de l’ASDHOM) Abdellah Chacroune (militant politique) Elda Gahete Anne-Flore Thiebaud-Georges 13 Eric Bachelier Thérèse Taule Catherine Michon (membre d’Amnesty International) Boualam Azahoum (militant) Jacques Fontaine (Géographe) Didier Epsztajn, animateur du blog « entre les lignes entre les mots » Sophie LOUF (Professeur en Gironde) Hassan Fataicha (membre de l’ASDHOM) Salka Abidar (membre de l’ASDHOM) Abdelaziz Boudaraa (membre de l’ASDHOM) Abdelhak Zombo (membre de l’ASDHOM) Mohamed EL Moubaraki (militant politique et des droits humains) Bruno Flesch Azzeddine Sadki (Consultant en communication, Militant associatif) Jean-Dominique Bouvot Janine ROBERT MONTPELLIER Meriem Benkhouya (Citoyenne) Sebastien Marque (Elu municipal PCF) CATHERINE LIVADITIS Imad Stitou (Journaliste) Gérard CHEVROT Rachid EL MANOUZI (militant des droits de l’homme) Véronique Gallais (citoyenne) Pierre-Maurice Collet Philippe Clochepin (comité Attac Dieppe) Emmanuel Martinoli Juliette Simon (BDS France Marseille) Claude NESSI Robert Kissous (Président de Rencontres Marx) 14 Monique DENTAL (Militante féministe présidente du Réseau Féministe « Ruptures » France) Khalid Amina (militante associative) Moussa Hannou (Parti communiste français (PCF)) Sylvie Huguet Yousfi abdelbaki (militant associatif) Hélène Goldet (Militante associative) Alice Kuhne-Barbier Luis María Martinez Garate Dominique Labadie FADI BENADDI (Militant associatf et politique) Taib Madmad (Ingénieur, défenseur des droits humains) Abdel Ghani Moussaoui (Consultant- Formateur et acteur des droits humains France) KHALID HATTAB (Avocat et militant populaire) Elabadila Chbihna MAAELAYNINE El wafi Mohamed (acteur politique) SAID EL AMRANI (Militant des droits de l’homme ) Abdellah Mouseddad (Militant des droits humains) Mahjouba Karim Marie Jouglet Rachida Baroudi (Amdh/Rabat mère d’ex détenu d’opinion) Khalid Souhnoun Nour essalam Goumi (citoyen) Hamid Majdi (membre du Parti Socialiste Unifié Maroc) Nait Ourajdal Mohamed Lhoucine Boushabi (militant de la voie démocratique) Didier Fourny Christian Plantureux Abdellah Lefnatsa (Coordinateur du réseau Jonction, Maroc) Abdelmajid Rourrou (AMDH, Section khemisset) 15 FAISSAL AOUSSAR (Militant DDH..Maroc) Ahmed Saadani (Militant des droits humains Khemisset) El faquir Mohamed Viviane Tits Liliane Daumain,(retraitée de l’Education nationale, membre d’Attac Dieppe et de RESF Dieppe). Haddou Jbilou (Responsable associatif) Susan Scheibli (Militante associative) Gérard Larose (militant associatif) Viviane Tits (Géometre) Olivia Zémor (Militante anticolonialiste) Nicole Gasnier (militante associative, défenseure des droits humains) Françoise TOSTAIN (militante associative Montpellier) Colette Fourt (militante associative) Jacqueline CHARRETIER (militante des droits de la personne Humaine) Joh lich BRAHIM Bouchallga Rene TRUSSES Catherine & André Harreau Mohamed Mahjoubi (Défensur des droits humains) Sonia Dayan-Herzbrun (Professeure émérite à l’Université de Paris) Michèle JOLY (Militante associative (AARASD)) David Rouhaud Alain Monchablon Bruno Cosme Najem MOHAMED NAJEM (Militant sahraoui) Ringard Sylvie (enseignante retraitée) Mohammed Makhoukhi Rabia Mounir (Enseignant) Geneviève Petauton (militante associative) Nils Andersson (Ancien éditeur) 16 Driss Elkherchi (enseignant, militant ATMF) Aissa Masrour Mehdi Lahlou, Professeur (Rabat, Maroc) Ouissame Ghmimat El hasni Alaoui Hassan (activiste DH) BEKKI FARIDA Saïd LAAYARI (Militant des droits humains) Mustapha El Hamdani (Militant associatif à Strasbourg,Réseau ATMF) Anne Marie Le Gall (retraitée) Patrick Seguin Contaux Marie (enseignante syndicaliste à la FSU) Pierre Nouzarède (syndicaliste retraité) Hassan Bennajehn (Acteur politique et militant des droits de l’homme) Youcef Ettounsi Yahya Yachaoui (enseignant) Gerard Couchoud Hassan Muilid Ali Sylvie Le Nerrant Jean Ladrix Niame Ghani (militant PCF 90) Luiza Toscane MONTEL DANIELLE (Retraitée industrie pharmaceutique France) Sarie Abdeslam (Dounia News Belgique) Marc OLLIVIER (chercheur CNRS (sciences sociales) retraité, membre d’ATTAC-France) Jean-Marie MARGELIN Catherine ROGEAT (citoyenne) Serge Pey Omar BENDOUROU (universitaire, ancien professeur à l’Université Mohammed V, Rabat) Daniel Dayot Chlyah Abdelkrim (Retraité) Isabelle de Boisséson (Présidente d’associations) 17 Bernard PERRIN (retraité) Christine Poupin (porte-parole du NPA) Anne TOULOUSE Yvette Dorémieux (Retraitée.Militante FI) Hichem Skik (Universitaire) Odile KADOURA (militante associative) LE BAIL Claude (retraité) Serifi Mohammed (Militant citoyen) Joëlle JOSEPH (militante) Abdesselam Cheddadi (historien) Nicole Maillard Isabelle Garo (enseignante) Saddie Choua (artiste) Christine Morerod (ACAT) Eric PEROCHO Gianfranco FATTORINI(Co-coordinateur Groupe de soutien de Genève pour la protection et la promotion des droits de l’homme au Sahara occidental) Daniel MOUTON (AARASD) FADIL Fatiha, citoyenne Ahmed Faouzi (militant associatif) Marc Lacreuse Militant de l’éducation populaire Jean Pierre Aranega (retraité Poste) Gérard Roizès Philippe PASCAL (Lanceur d’alerte) Mohammed Lamire Marielle Bardinet Chantal Sergeant (militante des droits humains) Martine Nicouleau Jacques Fath (essayiste, spécialiste des relations internationales) Nicole KLEMENTIK (professeur retraitée France) Colette Zannettacci 18 Abdellah BEN MEZIANE (Militant associatif) Taoufik El Hamidi (Militant Des Droits humains) Didier ROSOTTE (Enseignant Mécanique, Automatismes) Ireo Bono (Medecin) Omar Bendourou Marie-Claire Vanneuville (militante associative) marie claire crouzillat Marie Paule Cabrol ( Medecin) Frédérique BUHL (retraitée) Mireille BRUN (militante associative) Patrick Margaté (Parti communiste français) Jean-Pierre Nègre (AFPS groupe de Sète) Rachid ELBELGHITI (Journaliste) marie france osinski Ahmed Saadani (Militant des droits humains) Arlette Tardy Cécile BOURDEU d’AGUERRE (militante associative) Mohamed Aabou (Militant associatif) Bamensour Abdellah (militant des droits humains au Maroc) Salhi Mohammed (militant syndical et droits humains au Maroc) SZATAN Claude (militant associatif, Cédétim) Rifai Charaf (militant politique) Karim Chleiah (militant politique) Souad Chaoui (Coordinatrice AMF) marie-catherine gassin Lhoussain el mhamdi Taoufik YACOUB (enseignant universitaire) Sophie Pavillard Philippe LECLERCQ (Militant associatif en Lorraine) 19 Michèle sibony (militante antiraciste) Salahdine fouad (militant associatif) Lhassan OUMESSAOUD (militant Amazigh et défenseur des droits humains) Sacha Kleinberg (Citoyen d’Ivry-dur-Seine) BARKATI Ridha (Écrivain journaliste,Tunisie) Jean-Marie LEGOUX (militant des droits de l’homme, ancien vice-président de l’ACAT ) Azeddine Akesbi (Economiste) Sion ASSIDON (militant associatif) Habib SAMRAKANDI (retraité de la fonction publique/France) Anissa Bouayed (Historienne) Imad El Attabi (Militant, Réfugié politique aux Pays-bas) Samira Kinani Florence Périer (animatrice association de solidarité) Nasser-Edine Boucheqif (Poète, essayiste, dramaturge, peintre) Olivier Coux Sabine Tollu (militante associative ACAT France) NEFISSI Naouel Omar Merezak (militant de droit de l’homme) Mokhtar Trifi (Président d’honneur de la Ligue Tunisienne pour la défense des Droits de l’Homme) Mohamed MAALI (Journaliste et écrivain démocrate) Michèle Decaster (Association Française d’Amitié et de Solidarité avec les Peuples d’Afrique) nicole kahn (militante UJFP) Cecile Bryant François Bryant (enseignant retraité) Anne-Marie Deblois-Bryant (Assistante Sociale scolaire) Michelle PIERRE Marie-Isabelle Cattin (archéologue indépendante) Naima Hamidi (Secrétarie de direction) Anita Benito 20 Naima Naim Martine Nicouleau (retraitée , membre de la Libre Pensée) Olivier Neveux (Directeur-adjoint Département Lettres et Arts,Responsable Section « Arts ») Najat Aguidi (auteure et militante B.D.S) D A Baker (Retired Reader in Mathematics Education, London Institute of Education) Silla Bruno (retraité) Marion Berthoud (Conseillère des Français à l’Etranger-Rabat) Sietske de Boer crivain et journaliste (correspondent au Maroc de 2000 – 2012) Farid AISSANI (Membre du conseil national du PS, Enseignant) Rahman Nouda (Ingénieur et écrivain) Leila Chafai (Écrivaine, féministe et actrice culturelle) Madeleine Barbier (Professeur d’histoire- géo, présidente de l’AFPS 14 et Femmes en Noir, Syndic aliste) Karima BOUDOU (Historienne de l’art et commissaire d’exposition) Prof. Edward Edy Kaufman (Dept. Government and Politics [GVPT] University of Maryland USA) Dr Les Levidow (Senior Research Fellow, Open University UK) Abraham Hayeem (Architect, Chair of Architects and Planners for Justice in Palestine) Abdelhaq KASS (Président du FMVJ_France) Jocelyne Abry Fsu (Collectif69Palestine) Ali DABAJ (Ligue des droits de l’Homme, Paris) Saïd MESNAOUI (Musicien Militant) Michelle Auzanneau Miriam R. Lowi (professor & chair, MENA wing – Committee on Academic Freedom, Middle East Studies Association (MESA) of North America) ABOKUNWA Olusola Samuel (Informaticien) Marie Verdier (Journaliste) Enrique Aparicio Marlene Roth Michel Urvoy (analyste politique) Alberic de Gouville Journaliste (Vice-président de la MDJ (Maison Des Journalistes) 21 Catherine Gallet Hulsens Sophie Schmid Pierre Vermeren (professeur d’histoire des sociétés arabo-berbères à Paris1) Francesco Correale (Historien, Tours, CNRS) khadija Mohsen-Finan (Universitaire Paris) Pierre SALAMA (professeur émérite, université Paris 13) Stuart Schaar (Historian of North Africa, Professor emeritus, Brooklyn College, City University of New York. Stuart Schaar) Aziz Krichen (économiste) Sabine Guez (anthropologue, EHESS) Aissa Kadri (professeur émérite sociologue) Chiara Loschi (chercheure université de Bologne) Messaoud Romdhani (membre du bureau exécutif Euromed Droit) Mme Lucky THIPHAINE (Journaliste et plasticienne, Ancienne secrétaire nationale du MRAP) Daniel Beretz (Ingénieur) Elforkani Khalid (Citoyen) Pascale Ferran (cinéaste) Mostafa RAOUD (Journaliste) Chentouf Soad (féministe, militante associative) Leon Pulsinelle Roberta Batorsky EL AZZOUZI KHADIJA (Retraitée) Hafida GRIOUIT (militante politique) Naji Hakima Pascale Laborier (professeure université Paris Nanterre) Patrizia Manduchi (University of Cagliari Italy) Martine Billard (France Insoumise, ancienne députée) Naima Benwakrim (activiste féministe) Paola Rivetti (Dublin City University) Gerard Morgan (Citizen of the Republic of Ireland) 22 Ma signature : Anaïs Feuillette (réalisatrice) Christophe Baticle (socio-anthropologue, Université de Picardie Jules Verne, Amiens, France) Gülçin ERDI (chargée de recherche CNRS, UMR CITERES) Mireille Terras (Ingenieur) Mohamed KANDIL (Ancien magistrat au Maroc, doctorant en droit et sciences criminelles) Ahmed Bouachrine (Activiste associatif) Martin Worthington (Associate Professor in Middle Eastern Studies, Trinity College Dublin) Etienne Chomarat (Animateur, Formateur) Isabelle Hazebrouck-Guyon (Enseignante) Mériam Cheikh (Maîtresse de conférences en anthropologie, Département des Études arabes, Inalco I CESSMA) Olivier Vinay (Professeur agrégé, Vétérinaire, élu au bureau national de la FSU) Richard Abernethy (Syndicaliste, membre de Unite the Union, Royaume-Uni) Professor Gennaro Gervasio (historien,Università Roma Tre,Dipartimento di Studi Umanistici Roma) Giuseppe Acconcia (University of Padova) Zachary Lockman (historien,Professor of Middle Eastern and Islamic Studies and of History, Department of Middle Eastern and Islamic StudiesNew York University) Elena Calandri (professeur d’Histoire des relations internationales, Université de Padoue) Dr. Natasha Remoundou-Howley ((PhD National University of Ireland, Galway) Marc Roudet (Ingénieur et Militant Associatif) Emmanuel Manyo (Juriste, sociologue) Dr Ronit Lentin, Trinity College Dublin (ret) Dominique Jaulme (médecin) Mohammed Halout (Militant des droits humains) Neil Belakhdar (Enseignant d‘arabe) Fatima Yahyaoui (Universitaire) Sabine Rubin (Députée) Michel Larive (Député) Eric Coquerel (Député) Martine Billard (ancienne députée) Professor Richard Seaford (University of Exeter) Hsain Ilahiane (Professor and Head,Department of Anthropology and Middle Eastern Cultures Mississippi State University) 23 Nernabé López García (Professeur émerite Université Autonoma Madrid) Chouki El Hamel (Professor in the School of Historical, Philosophical and Religious Studies, Arizona State University) Micheline Bochet-Le Milon (ancien avocat au barreau de Paris) Mohamed EL MESSAOUDI (Citoyen marocain) Gaëlle Jones (productrice France) Kamal Lahbib (Défenseur des droits de l’Homme, Observatoire Marocain des libertés Publiques) Dagmar klausnitzer Abdessamad Benabbad (journaliste) Josée FROUIN (LDH) Jean FROUIN (LDH) Michael Lowy (Sociologue) Frejus Quenum (Journalist,French for Africa, Programs for Africa) Hajar Raissouni (Journaliste) Micheline Bochet-le Milon (Avocate) Isabelle Avran (Militante des droits humains) Dr Nicola Pratt (Vice President, BRISMES,Reader, International Politics of the Middle East,Department of Politics & International Studies,University of Warwick) Dr Mohammed Hashas (Université Luiss, Rome) Michèle Leclerc-Olive (Anthropologue (retraitée), ARTeSS-IRIS-CNRS-EHESS) Hélène Prouchet (militante Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture) Campagnac Gene (membre de l’ACAT France ) Sylvie SABATIER (militante associative, Attac) Fatiha Aarour (Journaliste et chercheure) Hassan BENNAJEH (Acteur Politique et militant des droits de l’homme) Tony NISON (militant et responsable associatif) Abdeladim Elhamdani (Scientist,Abdeladim Elhamdani, Ph.D. Rockville) Pierre Laurent (Vice-président du Sénat, sénateur de Paris (PCF)) Aicha Elbasri (journaliste) Abdel-ilah Benabdesselam (Défenseur des Droits Humains) Pierre RICHARD (Militant associatif) Sharon Winn, (retraitée) Sophia Wermann 24 Jérôme Carassou (Editeur) Marie Budini (enseignante) Macarena BERMEJO GONZÁLEZ (Docteur en sociologie et Travailleuse Sociale) Jean-Michel DELARBRE (Membre du comité central de la LDH – cofondateur du Réseau Education Sans Frontières) Waheed Ahmad (Human Rights Consultant Advocate High Court PAKISTAN) Sophie Bessis (Historienne) Said Salim (parti Die Linke et Voie démocratique/ Section Allemagne) Nicole Abravanel (militante Ligue des droits de l’Homme ,Historienne, chercheure associée IIAC/Ehess) Claude Calame (Directeur d’études, Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, Section EHESS de la LDH) Anne Querien (sociologue) Patrick Vassallo (militant de l’émancipation) BENAMAR Amar (militant associatif) BNOUHACHEM Abdennaceur (Rescapé de Kalaat M’Gouna-Maroc)



FÉDÉRATION INTERNATIONALE POUR LES DROITS HUMAINS, 8 jan 2020