lundi 23 octobre 2017

Sahara Occidental : L’appel de Vitry pour sortir Macron de la doctrine Giscard Lumières sur Seine


De notre bureau de Bruxelles, Aziouz Mokhtari
 
Les préparateurs de la 42e Conférence de soutien au peuple sahraoui réalisent un coup historique pour ce rassemblement mondial en faveur du Polisario et de la RASD.
Tout d’abord parce que la manifestation se déroule en France dont la diplomatie est traditionnellement hostile à la cause du peuple des ténèbres, la doctrine Giscard… Ensuite parce que le panel des personnalités invitées est de tout premier ordre tant au pan politique, du droit que du prestige dont elles jouissent dans les différentes enceintes où se disent la cause des opprimés, la légalité, les droits humains et la défense des ressources naturelles des pays colonisés.
Le Sahara occidental étant un exemple-type. Parmi elles Gilles Devers qui a bataillé dur pour faire annuler les accords agricoles Maroc-Union européenne qui englobaient le Sahara occidental. Les magistrats de Luxembourg-City ont été vraiment à la hauteur dans cette affaire et ont dit le droit, rien que le droit, tout le droit.
Gilles Devers, barreau de Lyon, n’a jamais caché sa satisfaction d’avoir contribué à ce que justice soit rendue au peuple sahraoui. Francesco Bastagli, ex-représentant spécial de l’ONU auprès de la Mission des Nations-Unies pour un référendum au Sahara occidental (Minurso), défenseur Ingrid Metton, avocate des prisonniers de G’deim Izik, Jytte Guteland, présidente de l’Intergroupe «Paix pour le peuple sahraoui» au sein du Parlement européen, Paloma Lopez, eurodéputée, Jean-Paul Lecoq, député, maire français et ardent combattant pour la liberté des Sahraouis et leur droit à l’autodétermination ainsi, évidemment, que Pierre Galand, président des réseaux mondiaux de soutien au peuple sahraoui seront, tous, activement présents à Vitry-sur-Seine.

Les thèmes retenus pour les débats ne laissent pas l’ombre d’un doute sur la nature coloniale de la présence marocaine au Sahara occidental. (Construction de l’Etat sahraoui en exil, ressources naturelles, droits de l’Homme et éclairages politiques)…
Pour autant, l’importance de cet Eucoco présente un intérêt particulier cette année vu qu’il se déroule à la veille de la réunion Union européenne-Union africaine et de laquelle le Maroc et certains lobbies français, favorables à l’expansionnisme de Rabat, veulent exclure la République arabe sahraouie, membre de plein droit de l’organisation africaine. Les informations glanées, ici, à Bruxelles et distillées par des gorges profondes traditionnellement sourcées à la bonne fontaine, excluent, cependant, cette hypothèse.
La commissaire européenne chargée des relations extérieures, Federica Mogherini, a déjà indiqué que «le Sahara occidental est un territoire autonome». Façon de se conformer à la légalité internationale et surtout à la décision de justice européenne…
Vitry-sur-Seine est une étape importante dans le long chemin des Sahraouis vers leur indépendance.
Les organisateurs ont aussi prévu, lors ce rassemblement, une présence à l’Assemblée nationale française et à la prestigieuse Sorbonne. Les travaux de la 42e Eucoco se dérouleront les samedi 21 et dimanche 22 à La Halle des Sports – rue Pierre et Marie-Curie à Vitry-sur-Seine…
La voix des Sahraouis se fera entendre en France, c’est certain. Paroles de farouches militants et militantes de l’Association des amis de la République sahraouie (Aarasd), de l’Association française d’amitié et de solidarité avec les peuples d’Afrique (Afaspa), du Comité pour le respect des libertés et des droits humains au Sahara occidental (Corelso), d’enfants réfugiés du monde/pays de Loire, de l’Association «Un camion-citerne pour les Sahraouis», communauté sahraouie en France (ACSF), femmes sahraouies en France (ASPS), solidarité lorraine avec le peuple sahraoui, Sahara occidental libre, Comité de jumelage Gonfreville, Blain accueil enfants sahraouis (Baes), plate-forme de solidarité avec le peuple sahraoui ont apporté une contribution précieuse pour la réussite de l’événement.
Emmanuel Macron entendra-t-il de France, de son pays, l’appel à l’organisation d’un référendum au Sahara occidental ? Les plus optimistes disent qu’il y a des chances vu que l’actuel locataire de l’Elysée n’est pas, à l’instar de Giscard ou de Sarkozy, pris à la gorge par les lobbies d’affaires franco-marocains. Vitry-sur-Seine marquera peut-être le début de la fin du martyre du peuple sahraoui.
A. M.

L’Avocate Ingrid Metton, dénonce les violences commises par le Maroc sur les prisonniers politiques sahraouis

 Sahara Press Service, 23/10/2017

Lors de son intervention à la Conférence européenne de coordination du soutien au peuple sahraoui (EUCOCO) à Vitry-sur-Seine (France), l’avocate a énuméré les sévices “subis par les prisonniers  politiques sahraouis dans les prisons marocaines”.
“Tous les prisonniers ont subi des exactions : ongles arrachés, suspensions par les poignets, brulures sur le corps, insultes, injures, menaces, mais aussi des violences sexuelles”, s’est-elle indignée.
Dans ce sens, Mme Metton a tenu à rappeler que  “si le Sahara occidental est un territoire occupé, toute violence contre son peuple constitue une violation des conventions de Genève”.
Le Maroc qui occupe depuis 1975  le Sahara occidental, poursuit-elle, “empêche par tous les moyens le peuple sahraoui d’exercer son droit à l’autodétermination et empêche la mise en œuvre effective des principes et résolutions pris par l’ONU”.
En sa qualité d’avocate des militants sahraouis plaidant pour la défense des prisonniers politique du groupe Gdeim Izik, Mme Ingrid Metton, a révélé qu’elle-même a été victime de cette politique répressive dans l’exercice de ses fonctions et s’est vue expulsée de la Cour d’appel à Rabat en mois de mai dernier, lors du procès.(SPS).


Mohamed VI, l’absentéisme déconcertant du roi du Maroc

Vacances ou soins de santé, les séjours à l’étranger de Mohammed VI sont de plus en plus fréquents et longs. Si l’absentéisme du roi est régulièrement critiqué sur les réseaux sociaux, son entourage et les cercles diplomatiques s’en inquiètent... en sourdine.
Quand le communiqué de la maison royale est tombé, dans la soirée du jeudi 12 octobre, une bonne partie de la classe politique marocaine a poussé un « ouf ! » de soulagement : le roi Mohamed VI allait donc être présent le lendemain à Rabat pour présider, comme à l’accoutumée, la séance qui ouvre l’année parlementaire. La rumeur avait couru que le monarque pouvait prolonger son séjour en France et charger le prince Moulay Hassan, son fils de 14 ans, de prononcer à sa place le discours inaugural, retransmis en direct à la télévision.
Depuis le début de son règne, Mohamed VI s’est souvent absenté de son royaume. Ses séjours à l’étranger sont cependant devenus de plus en plus fréquents, et cette année, il a probablement battu un record. Pendant les six mois du milieu de l’année, entre le 1er avril et le 30 septembre, il est resté 81 jours en dehors du Maroc, c’est-à-dire 45 % de son temps.

De Cuba à la Floride

Selon les informations rapportées par la presse marocaine, le souverain a été, du 7 avril au 14 mai, successivement en vacances en famille à Cuba et en Floride, puis seul à Paris et à Betz, un village de l’Oise ou la famille royale possède un château au milieu d’un parc de 70 hectares ; du 6 au 14 juillet et du 21 au 31 août, il est encore retourné en France. Enfin, il est revenu à Paris le 4 septembre, pour se faire opérer 48 heures après d’un ptérygion à l’œil gauche qui s’étendait sur la cornée.
L’opération, pratiquée à l’hôpital des Quinze-Vingts, aurait pu être faite au Maroc. « Il s’agit d’une intervention ophtalmologique banale, largement maîtrisée par nos compétences locales », signalait le docteur Othmane Boumaalif dans le journal numérique marocain Le Desk. Le professeur Jean-Philippe Nordmann, chef de service, et Abdelaziz Maaouni, médecin personnel du roi, ont prescrit à Mohamed VI « un repos de 15 jours », selon le communiqué signé conjointement le 6 septembre. Son séjour à Paris durera cependant 23 jours.
Mohamed VI est finalement revenu au Maroc le 30 septembre et, comme c’est souvent le cas lors de son retour, il a eu pendant 48 heures une intense activité. Il a notamment présidé le 2 octobre un conseil des ministres consacré, entre autres, au programme de développement d’Al Hoceima, la capitale culturelle de la région frondeuse du Rif qui lui a donné tant de fil à retordre depuis fin octobre 2016. Souvent, ce sont les inaugurations qui se succèdent, à peine le roi est-il rentré au pays. Nombre d’entre elles ne sont pas vraiment du niveau d’un chef d’État. Le roi a inauguré, par exemple, une piscine municipale à Oujda en juillet 2008, une tâche qui en Europe reviendrait à un conseiller municipal ou, tout au plus, à un maire.
Puis, le lendemain, le 3 octobre, il est à nouveau reparti sur Paris pour subir un contrôle postopératoire, selon Le 360, le journal en ligne le plus proche du Palais. La Société française d’ophtalmologie explique, sur son site, qu’après cette opération « les soins sont limités à l’instillation de gouttes et l’application d’une pommade », ainsi qu’à une protection oculaire pendant deux ou trois jours. Pour se soumettre à cette révision, Mohamed VI est pourtant resté en France dix jours, jusqu’à la veille de la réouverture des deux chambres du Parlement, le 13 octobre.

Un « lapin » pour le premier ministre russe

Juste avant, du 10 au 12 octobre, le premier ministre russe Dimitri Medvedev avait effectué sa première visite officielleà Rabat, mais il n’a pas été reçu par le souverain qui se trouvait encore entre Betz et Paris. Saad-Eddine Al-Othmani, le chef du gouvernement a transmis à son hôte russe « les excuses [du roi] qui, pour des raisons de santé, ne peut se réunir avec vous (…) », selon l’agence de presse moscovite Itar-Tass. La presse marocaine n’a quant à elle donné aucune explication sur cette audience royale à Medvedev, annoncée par certains journaux comme L’Économiste, mais qui finalement n’a pas eu lieu. Elle a rapporté, en revanche, que le souverain avait offert un déjeuner à Medvedev, oubliant parfois de préciser qu’il n’y était pas présent.
 
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Les droits de l’homme s’appliquent à tous, y compris les migrants

Pendant que Madame la Maire de Calais vient se plaindre à la télévision (nul doute qu'on lui a proposé un rafraîchissement) un groupe d’experts de l'ONU "a exhorté la communauté internationale à se joindre à son appel afin de souligner l’obligation de l’État français de fournir une solution durable à la situation vécue par les migrants sur la côte nord de la France."

dimanche 22 octobre 2017

Drogue _ MAROC/ALGERIE! C’est l’hôpital qui se moque de la charité !


La sortie tapageuse ces derniers jours des autorités marocaines suites aux déclarations du MAE algérien ne doit duper personne. Cela relève de la pleurnicherie habituelle. Par cette sortie cocasse, les marocains se moquent de nous, nous prennent pour des abrutis. Je suis scandalisé ! C’est un non-événement !
Cette levée de bouclier ne doit pas nous faire oublier que le makhzen est aussi une redoutable machine à fabr...
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Le testament accablant du Rifain Rabie Al Ablaq

A l’article de la mort, Rabie Al Ablaq, en grève de la faim, a rédigé son testament. Une déclaration accablante pour les tourmenteurs du peuple marocain et qui dit en substance que la plus grande des injustices est de devoir se battre pour ce qui donne à une vie son sens, son caractère sacré et la rend digne d’être vécue, comme le droit à l’eau potable, aux soins, à l’education.
En arabe, l’expression « vie digne » prend, ici, une connotation particulière et à nulle autre pareille, dans une autre langue: « Al Aich Al Karim ! » Il vous suffit de la prononcer face au tyran, pour qu’il se sente interpellé tant elle est chargée de symbolique.
Le régime marocain honni n’échappe pas à cette règle.
Ainsi et jusqu’au bout du chemin de la vie, les militants rifains auront fait preuve de pacifisme, n’usant que du verbe pour convaincre le despote et tenter de le ramener à la raison.
On parle donc bien de saloperie, pour donner du sens à cette affaire du Rif, surtout lorsqu’on considère le train de vie du chef de l’etat (J’utilise ici à dessein les minuscules, ne voyant dans tout celà ni Chef, ni État). Il en va de même pour la famille de ce dernier et de leurs complices !!!
Pour le reste, c’est l’Histoire avec un h majuscule qui se chargera, le moment venu, de remettre de l’ordre dans cette sordide histoire qui relève plutôt du grand banditisme ou de l’association de malfaiteurs !

L’image contient peut-être : une personne ou plus, chapeau et gros plan

Veto et atrocités!

par
De nouveau la réforme du Conseil de sécurité de l'ONU revient au goût du jour. C'est la France qui est revenue à la charge avec une proposition concernant un aspect du fonctionnement du Conseil: l'usage du veto. Il était attendu à tout le moins que Paris remette en cause l'existence du veto qui met cinq pays au-dessus du droit international, réputé commun pour toutes les nations. Confortant Paris, le Haut-commissaire aux droits de l'homme, le Jordanien Zeid Ra'ad Al Hussein estimait, samedi dernier, «intéressante» la proposition de la France indiquant: «C'est un code de bonne conduite qui prévoit que les cinq membres permanents du Conseil de sécurité n'usent pas de leur droit de veto lorsqu'il y a génocide ou crime contre l'humanité.» Certes! Mais encore? En fait, le droit de veto par son existence est déjà un fait inique et va à l'encontre du droit international censé s'appliquer de la même manière à tous.Lire la suite

28 octobre 2017 1er anniversaire de l’assassinat de Mohcin FIKRI
Manifestation à Paris

28 octobre 2016 - 28 octobre 2017
1er anniversaire de l’assassinat de Mohcin FIKRI : Le  Le comité de soutien au mouvement rifain Ile de France Csmr-Idf appelle à un défilé à l’occasion du 1er anniversaire de l’assassinat du martyr de la dignité Mohsin FIKRI
PARIS - 28 Octobre 2017 à 15h30
RDV Place de la Bastille, Paris (Ligne métro 1,5,8).
Défilé de Place de la Bastille vers Place de la République
+ rassemblement statique (Place de la République)

-Pour cela, nous appelons tous nos concitoyens, les esprits libres, les consciences vives ainsi que toutes les personnes militantes pour les droits humains, en France et dans toute l'Europe, à venir en masse pour assister à cette marche.
-Venez nombreux, avec vos ami(e)s, en famille, avec vos enfants et avec vos proches !!!
- Nous ne pouvons plus permettre de tels abus contre notre peuple dans le RIF.
Soyons UNI(E)S
-Venez nous rejoindre ! Venez renforcer nos rangs !
- Faites circuler largement SVP (via SMS, WhatsApp, facebook, Twitter...)
- On compte sur vous !

Après le discours du Roi: Maroc, un modèle social peu inclusif

par  Larabi Jaïdi, medias24 18 octobre 2017

Après le discours du Roi: Maroc, un modèle social peu inclusif
Le modèle de développement laisse apparaître, sur son volet social, de grandes disparités et des dysfonctionnements patents. C’est un modèle peu inclusif.
La destruction massive de postes de travail dans l’agriculture et l’industrie à la recherche d’une plus grande productivité réduit la création moyenne nette de travail à quelques milliers de postes sans rapport avec le volume et la qualité d’emplois nécessaires pour l’absorption des jeunes arrivant sur le marché du travail.

Maroc et "argent du haschich": Rabat rappelle son ambassadeur en Algérie






samedi 21 octobre 2017

La décolonisation du Sahara occidental examinée à l’Assemblée nationale française

Publié le : vendredi, 20 octobre 2017
La décolonisation du Sahara occidental examinée à l’Assemblée nationale française
PARIS - La décolonisation du Sahara occidental avec en toile de fond le rôle de l’Europe dans le règlement du conflit a été examinée vendredi lors d’une rencontre parlementaire à l’Assemblée nationale française, la deuxième après celle organisée en avril 2016.

A l’initiative du député Jean-Paul Lecoq, fervent défenseur de la cause sahraouie, cette rencontre a regroupé de nombreux députés européens, venus d’Espagne, d’Italie et de Suède, des parlementaires algériens, des représentants du mouvement associatif et des responsables sahraouis.
Les ambassadeurs du Venezuela et de Cuba en France ont également participé à cette réunion qui a été présidée par Pierre Galand, président de la Coordination européenne de solidarité avec le peuple sahraouie (EUCOCO).
Jean-Paul Lecoq a tenue d’emblée à souligner que la question du Sahara occidental est aujourd’hui accueillie au sein même de l’Assemblée nationale française, annonçant qu’il a proposé à la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée d’inscrire cette question dans ses travaux avec  une programmation d’une audition de Horst Kohler, l'Envoyé personnel du secrétaire général de l’Onu pour le Sahara occidental.
Déplorant l’attitude des médias français qui "ne viennent pas" lorsqu’il s’agit du conflit du Sahara occidental, il a avoué qu’il mène "un combat de tous les jours" en France, un pays qui "contribue au blocage" avec son soutien au Maroc.
"Mais, a-t-il dit, la France n’est pas seulement les gouvernants, il y a également des parlementaires et des associations qui constituent des espaces de lutte pour faire avancer les choses dans le sens de l’application du droit international" au Sahara occidental, critiquant la politique française de "deux poids deux mesures" dans le traitement de cette question.
De son côté, la vice-présidente de l’Intergroupe "Paix au Sahara occidental" qui compte 119 eurodéputés au Parlement européen, Paloma Lopez, a indiqué que la cause sahraouie est "de plus en plus visible" dans les travaux du parlement, malgré le lobbysme marocain.
Elle a soutenu que le référendum d’autodétermination du peuple sahraoui demeure "la seule solution", dénonçant le non-respect par le Maroc du droit international.
                                                            
C’est dans ce sens que Pierre Galand a relevé "l’impuissance abyssale" tout à fait "scandaleuse" de l’Europe dans les questions internationales, citant le Sahara occidental, la Syrie, l’Irak, la Libye et la Palestine.
L’ancien représentant spécial du SG de l’Onu pour le Sahara occidental (2005-2007), Francesco Bastagli, a insisté sur le fait que l’aspect juridique du dossier du Sahara occidental est "très clair", mais les puissances occidentales "ont ignoré les termes de la loi en faveur de la réalité politique et des intérêts".
Il a cité dans ce cadre le cas du Kosovo, qui n’avait, a-t-il dit, aucune assise juridique mais "on a décidé de lui octroyer l’indépendance", soulignant que pour le Sahara occidental, la France a une position "extrêmement dure".
Il a critiqué l’action des pays africains, dont le Sahara occidental est membre fondateur de l’Union africaine, au sein de l’Onu, précisant qu’il reste beaucoup de choses à faire au niveau de l’Assemblée générale pour faire voter des résolutions contraignantes, malgré le soutien de membres du Conseil de sécurité au Maroc.
Pour sa part, le président du parlement sahraoui, Khatri Eddouh, après avoir rappelé la question du Sahara occidental, posée depuis 42 ans à l’Onu, a regretté qu’elle "ne trouve pas de solution", en raison du soutien des puissances occidentales à l'occupant marocain.
Il a affirmé que toutes les démarches du Maroc avec ses soutiens "ont échoué", car, a-t-il expliqué, "ils ont oublié la nature juridique de la question et l’existence d’un peuple avec son histoire et sa culture".
Sur un autre volet, il a attiré l’attention sur "l’impatience" des Sahraouis vis-à-vis de leur droit à l’autodétermination qui continue à croire que la solution du problème est le référendum, affirmant que la protection de la France avec la position "négative" du Maroc est "le plus grand obstacle" à la solution et l’application de la légalité internationale.
Inscrit depuis 1966 sur la liste des territoires non-autonomes, donc éligible à l'application de la résolution 1514 de l'Assemblée générale de l'ONU portant déclaration sur octroi de l'indépendance aux pays et peuple coloniaux, le Sahara occidental dernière colonie en Afrique est occupé par le Maroc depuis le 31 octobre 1975, malgré les résolutions des Nations unies qui appellent à l’organisation d’un référendum d’autodétermination du peuple sahraoui.



Titres de Solidmar : moments forts de la semaine du 15 au 22/10/2017

La ville de Vitry-sur-Seine accueille samedi et dimanche à la halle Rabelais la 42e « Eucoco »,




Après l’Espagne et l’Italie, la ville est l’hôte de la 42e Conférence européenne de coordination du soutien au peuple sahraoui.

Tout le week-end, c’est la solidarité avec le peuple sahraoui qui va s’exprimer. La ville de Vitry-sur-Seine accueille samedi et dimanche la 42e « Eucoco », pour « Conférence européenne de coordination du soutien au peuple sahraoui ». Plusieurs associations de soutien seront représentées pour défendre les habitants du Sahara occidental, un territoire qui n’est pas reconnu par les instances internationales. Plusieurs thèmes vont être abordés : la politique, la construction de l’Etat Sahraoui en exil, les ressources naturelles et « le mur marocain de la honte », les droits de l’homme. Chaque été, la municipalité (PCF), engagée pour la reconnaissance du Sahara occidental, accueille des enfants sahraouis dans les centres de loisirs et de vacances.
Samedi à partir de 8 h 30 à la halle des sports Rabelais, rue Pierre-et-Marie-Curie. Informations sur le site : https ://eucoco2017.eucocolemans.org/


Sahara Occidental, festival de l’art : quelque 70 artistes internationaux attendus à Dekhla



Publié le : jeudi, 19 octobre 2017 
DEKHLA (camps de réfugiés sahraouis) - Quelque 70 artistes de renommée internationale et des militants des droits de l’Homme, issus d’au moins 16 pays, sont attendus vendredi à Dekhla (camps de réfugiés sahraouis) pour prendre part au festival international de l’art, a-t-on appris jeudi auprès des organisateurs.
Quelque 70 participants, des géants de l’art et de la musique, du Hip-Hop notamment, connus au niveau international, vont venir de Palestine, Afrique du Sud, Chili, France, Finlande, Mexique, Italie, Etats-Unis d’Amérique, Cuba, Honduras, Grande-Bretagne, Uruguay, Argentine, Egypte et d’Espagne, en plus de la participation de l’Algérie.
Ils vont tous se retrouver "sous une même tente", slogan choisi pour l’édition 2017 du festival international de culture de Dekhla, qui s'étale sur quatre jours, selon les organisateurs de l’événement chapeauté par le ministère de la Culture sahraoui et l’Association culturelle (Bajo La Misma Jaima).

Lire la suite http://www.aps.dz/culture/64187-sahara-occidental-festival-de-l-art-quelque-70-artistes-internationaux-attendus-a-dekhla#.WenGghdeXFo.facebook




vendredi 20 octobre 2017

Mardi 24 octobre prochain date du procès de Nasser Zefzafi et ses compagnons.

Bildergebnis für nasser zefzafiAprès près de cinq mois de détention, la chambre criminelle de la la cour d'appel de Casablanca a fixé mardi 24 octobre prochain comme date du procès de Nasser Zefzafi et ses compagnons.
D’après le maître Mohamed Aghnaj, membre du collectif de défense des détenus du Hirak qui a révélé l’information sur sa page Facebook, 31 autres détenus (dont Mohamed Jelloul et Rabie El Ablak) seront jugés avec le leader du Hirak le même jour.
Nasser Zefzafi sera donc jugé par la même cour que le « groupe Ahamjik » et le journaliste Hamid El Mahdaoui.

KOHLER EN VISITE DANS LES CAMPS DES RÉFUGIÉS SAHRAOUIS

La soif de liberté dans les yeux des Sahraouis

Par
Horst Kohler, ex-président de la République fédérale d'AllemagneHorst Kohler, ex-président de la République fédérale d'Allemagne
Le Maroc ne veut pas reconnaître ses torts. L'accueil froid qu'il a réservé à l'envoyé spécial est la meilleure preuve.
Le nouvel envoyé spécial des Nations unies pour la République sahraouie, Horst des réfugiés sahraouis pour une visite de deux jours. Tel qu'il a été programmé par les autorités sahraouies, Horst Kohler, ex-président de la République fédérale d'Allemagne, a été accueilli dans la wilaya d'Assoured où le programme officiel pour sa visite a été concocté.
L'envoyé spécial qui a été accueilli à l'entrée de la wilaya par les autorités officielles sahraouies, a eu ensuite droit à un véritable bain de foule. En effet, des foules composées de petits, de grands, de femmes et d'hommes ont pris place de part et d'autre de la rue principale, pour applaudir, fuser des youyous, brandir des banderoles et des pancartes.
Les Sahraouis qui maîtrisent dans leur grande majorité plusieurs langues, ont usé de l'espagnol, de l'arabe, de l'anglais, de l'allemand pour exprimer leur principale revendication, à savoir l'indépendance et le recouvrement de leur territoire. Ainsi, on pouvait lire et entendre le long de la route, des slogans, à l'image de «l'indépendance maintenant», «nous voulons recouvrer notre territoire, retrouver nos familles et nos biens», «nous voulons vivre en paix, en amour et en prospérité», «nous sommes pacifiques...». 
Kohler qui a été impressionné par l'accueil des Sahraouis, a tenu à exprimer son admiration pour ce peuple et réitérer dans une brève allocution tenue sur place son entière disposition et enthousiasme pour résoudre le problème sahraoui. 

Au Maroc, le long chemin des familles des détenus du "Hirak"


Par AFP , publié le




Des proches de contestataires marocains emprisonnés sortent d'un bus après leur avoir rendu visite à Casablanca, le 18 octobre 2017
Des proches de contestataires marocains emprisonnés sortent d'un bus après leur avoir rendu visite à Casablanca, le 18 octobre 2017
afp.com/FADEL SENNA

Casablanca (Maroc) - Vingt-deux heures de route et 1.200 kilomètres aller-retour: chaque semaine, les familles des militants du mouvement de contestation du Hirak viennent depuis le nord du Maroc rendre visite à leurs proches incarcérés à Casablanca, dans l'attente de leur procès.


"Les familles des détenus sont épuisées, chaque semaine c'est la même épreuve. Pourquoi nous font-ils vivre ce calvaire?", s'indigne Rachid Ahbbad. Il est venu voir son fils Bilal, 19 ans, incarcéré début juin pour avoir participé aux manifestations qui agitaient alors la région. 
"Nos jeunes sont sortis dans la rue pour des revendications légitimes. Les manifestations étaient pacifiques. Et ils ont été qualifiés de séparatistes", s'indigne ce commerçant d'Al-Hoceïma, l'épicentre du mouvement né après la mort d'un vendeur de poisson broyé dans une benne à ordures. 
"Les familles ont besoin de soutien", souffle Amine Abdelhamid, militant des droits de l'Homme et membre du comité de soutien du "Hirak" - la "mouvance" en arabe, nom donné localement au mouvement de contestation.

Lire l'article
 http://www.lexpress.fr/actualites/1/monde/au-maroc-le-long-chemin-des-familles-des-detenus-du-hirak_1953957.html

Pour percer l’Afrique, Rabat compte sur les cadres africains qui se sont formés au Maroc



Voici un rapport qui illustre, si besoin, la médiocrité du travail d’évaluation des cadres qui entourent le roi du Maroc, Mohammed VI.
Selon son rédacteur, Karim Bouzida, « toute une génération de décideurs africains ayant étudié au Maroc est en train d’arriver aux affaires, et des liens très forts ont été conservés avec le Royaume, puisqu’une seconde génération est en train de fréquenter les bancs des universités et écoles marocaines ».
Dans ce rapport, l’Afrique est décrite comme « un réservoir de croissance largement sous-évalué par l’État, alors même qu’elle constitue la zone la plus prometteuse pour le tissu économique et industriel du pays ».
Le Maroc, pour atteindre les points de croissance qui manquent à son économie a besoin de l’Afrique.

Pour lire le rapport :  maroc-leaks.com/percer-lafrique-maroc-compte-cadres-africains-...

On remarquera que le débardeur du roi est décoré d'une feuille de canabis...

Au Maroc, 350 manifestants du Rif sont toujours en prison


Une délégation tunisienne d’avocats et défenseurs des droits humains a été interceptée par la police marocaine alors qu’elle voulait se rendre à Al Hoceima, dans le Rif.
L’état de santé de plusieurs détenus en grève de la faim inquiète.

Mobilisation des partisans du mouvement marocain dit du « Hirak » devant le tribunal de Casablanca le 17 octobre.
ZOOM
Mobilisation des partisans du mouvement marocain dit du « Hirak » devant le tribunal de Casablanca le 17 octobre. / Fadel Senna/AFP

Dans la nuit du 16 au 17 octobre, alors qu’elle n’était plus qu’à une quarantaine de kilomètres d’Al Hoceima après dix heures de route depuis Casablanca, une délégation tunisienne d’avocats et de défenseurs des droits humains a été interceptée par la police.
Elle a été empêchée de se rendre dans la ville de la région du Rif, dans le Nord, où des manifestations massives s’étaient tenues pendant plus de six mois avant que la répression policière ne mette un terme avant l’été au mouvement dit du « Hirak » pour le développement et contre la marginalisation du Rif.
L’avocat tunisien Ridha Raddaoui et le président du Forum tunisien des droits économiques et sociaux (FTDES) Messaoud Romdhani, à la tête de la délégation, comptaient apporter leur soutien aux familles des manifestants détenus, visiter ces derniers dans les prisons, mener une mission d’observation pendant les procès.

« La dérive autoritaire et policière en cours au Maroc »

« La délégation a été obligée de faire demi-tour et a été escortée par les forces de sécurité marocaines pendant 200 kilomètres », précise Mouhhiedine Cherbib du comité pour le respect des libertés et des droits de l’homme (CRLDHT). « C’est malheureusement la démonstration de la dérive autoritaire et policière en cours au Maroc », déplore-t-il.
Lire la suite
https://www.la-croix.com/Monde/Afrique/Au-Maroc-350-manifestants-Rif-sont-toujours-prison-2017-10-19-1200885618

jeudi 19 octobre 2017

Indépendance maintenant ! Message adressé à Horst Köhler arrivé dans les camps de Tindouf

C'est la communication de la commission des droits de l'homme à Horst Köhler - ancien président fédéral allemand et nouvel envoyé du secrétaire général des Nations Unies pour le Sahara occidental - hier lors de son arrivée dans les camps de prisonniers à Tindouf.

mercredi 18 octobre 2017

Dans le Rif marocain, la guerre pacifique

A LA UNE POLITIQUE INTERNATIONAL Publié le 18/10/2017 à 13h18 par Maud Ninauve, au Maroc.

Un an après la mort d’un vendeur de poissons à Al Hoceima, la province du nord est toujours en proie à une violente contestation que le « Makhzen », l’appareil d’Etat, ne parvient pas à contenir
La nuit est tombée, Ghizlane dépose son sac et sa poussette dans la soute à bagages. Chaque mardi depuis six mois, un car est affrété depuis Al Hoceima jusqu’à Casablanca pour permettre aux familles des prisonniers du mouvement Hirak de les visiter. À tour de rôle, une soixantaine de personnes entame ce voyage marathon de 1 200 km sur trois jours. « Nous sommes évidemment épuisés, moralement, physiquement et même financièrement, mais ma fille de deux ans a besoin de voir son père, je dois tenir ».
http://www.sudouest.fr/…/dans-le-rif-marocain-la-guerre-pac…
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Des protestants du Hirak lors d’une manifestation, le 11 juin dernier. FADEL SENNA/AFP
Des protestants du Hirak lors d’une manifestation, le 11 juin dernier. FADEL SENNA/AFP