2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

mardi 3 mars 2026

Manifeste pour les prisonniers politiques sahraouis

Hier marquait la cinquième année de nos rassemblements hebdomadaires devant le ministère des Affaires étrangères d’Espagne pour demander au ministre d'agir en faveur des prisonniers politiques sahraouis incarcérés dans les prisons marocaines. Des amis de la cause sahraouie étaient présents et nous avons lu le communiqué ci-dessous.



Mouvement pour les prisonniers politiques sahraouis dans les prisons marocaines, Madrid, 2 mars 2026

Traduit par Tlaxcala

MANIFESTE

Pour le cinquième anniversaire des rassemblements pour la libération des prisonniers politiques sahraouis devant le siège du ministère espagnol des Affaires étrangères, de l'Union européenne et de la Coopération (Plaza de la Provincia, Madrid)

Cela fait maintenant cinq ans que nous, membres du Mouvement pour les Prisonniers Politiques Sahraouis (MPPS) dans les prisons marocaines, et toutes les personnes solidaires qui le souhaitent, nous nous rassemblons ici, sur la Plaza de la Provincia, à Madrid, devant le siège du ministère des Affaires étrangères, tous les lundis, pour exiger que le gouvernement espagnol réclame la libération des prisonniers politiques sahraouis.

NOUS DÉNONÇONS, devant les autorités espagnoles et devant le monde entier, l'inqualifiable injustice cruellement perpétrée contre ces prisonniers politiques et, à travers ce qu'ils représentent, contre tout le peuple sahraoui depuis 50 ans. Ils sont emprisonnés pour le seul fait de réclamer la liberté de leur peuple et l'exercice de leur droit légitime à l'autodétermination, proclamé par la Résolution 1514 (XV) des Nations Unies.

Ils sont soumis à toutes sortes de vexations et de tortures pour leur arracher des aveux incriminants, les juger lors de procès bidon, et les condamner à de longues peines de prison, à une mort lente, en territoire marocain, à plus de 1 000 km de leurs familles, soumis à l'isolement et à de constants mauvais traitements et châtiments, dans des conditions carcérales inhumaines, source de toutes sortes de maux et de maladies, dont les autorités carcérales marocaines refusent de permettre le traitement médical, étant également arbitrairement privés de communication téléphonique, de facilités pour étudier, de visites familiales, absolument sans protection en raison de l'interdiction faite aux avocats et aux observateurs, etc., etc., etc.

Leur seul outil pour dénoncer cette situation et tenter de la rendre visible au monde est la grève de la faim, des grèves terribles qui détériorent encore plus, et dangereusement, la santé même des prisonniers, leur causant parfois des maladies irréversibles qui les rapprochent plus rapidement de la mort. Parfois, les autorités carcérales parviennent à briser ces grèves par des tromperies et des promesses qu'elles ne tiendront pas par la suite.

Les Procédures spéciales des Nations Unies répondent toujours positivement aux plaintes pour torture et détention arbitraire de ces prisonniers. Elles demandent leur libération et la réparation due pour la souffrance et les préjudices causés. Mais le Maroc ignore systématiquement les avis de ces instances des Nations Unies.

Nous connaissons l'existence des 31 prisonniers politiques sahraouis actuels. 19 d'entre eux appartiennent au nombreux « Groupe de Gdeim Izik » - l'immense camp de protestation qui a tenu pendant un mois face au Maroc -, qui cumule 8 peines de prison à perpétuité, sur les 9 imposées par le Maroc aux Sahraouis. Mais il y en a plus de 31. Beaucoup ne réclament pas, ne dénoncent pas, ne veulent pas que l'on parle d'eux par crainte des représailles, contre eux-mêmes et aussi contre leurs familles, misérablement. Et pour cela, ils purgent silencieusement leurs peines. Il faut rappeler, dans ce contexte de brutalité, la dernière victime mortelle en captivité, Omar Bahia Abdelmajid, qui a été arrêté un dimanche de novembre 2024 lors d'une manifestation et le mercredi suivant était mort au commissariat. Les données de l'autopsie n'ont pas été révélées, ce qui a révélé une fois de plus l'obscurantisme et l'impunité propres à l'occupant marocain.

La position du gouvernement espagnol concernant diverses causes est erratique : parfois, il est critique envers le génocide israélien du peuple palestinien, mais en réalité il est complice d'Israël dans de très nombreux cas. En revanche, il n'y a aucun doute dans le cas du peuple sahraoui : notre gouvernement est indéniablement allié du Maroc dans l'occupation du Sahara occidental et, par conséquent, complice des méfaits marocains. Et il fait preuve d'une passivité criante face aux mauvais traitements et à la terrible situation des prisonniers politiques sahraouis.

L'Espagne - le gouvernement espagnol – s’incline devant le Maroc. Comme lorsqu'il a livré de force au Maroc Hussein Bachir Amadour, membre du groupe « Compagnons d'El Ouali », qui demandait l'asile politique en Espagne parce que 15 membres de son groupe étaient déjà en prison, et qui purge maintenant 12 ans de prison au Maroc. Ou comme lorsqu'il n'émet pas la moindre triste note de protestation face aux nombreuses expulsions d'observateurs, auxquels le Maroc ne permet pas d'accéder aux territoires occupés. Ou comme il le fait depuis 2012, étant le premier à soutenir le Maroc face aux plaintes du Front Polisario concernant les Accords illégaux UE-Maroc qui spolient les ressources naturelles des territoires sahraouis occupés. Ou comme lorsque le président du gouvernement, Pedro Sánchez Castejón, a soutenu en 2022, et maintient aujourd'hui, la thèse de la présumée autonomie pour le Sahara occidental, qui, en fait, équivaudrait à une annexion.

L'occupation d'un territoire, en général, et de la majeure partie du territoire sahraoui, en particulier, génère beaucoup de souffrance et toutes sortes d'injustices. C'est la négation de l'être humain en tant que tel et elle entraîne les pires violations des droits. Les habitants originels - les Sahraouis - sont une gêne pour que l'occupant marocain puisse occuper l'espace et piller à loisir les ressources naturelles d'autrui. C'est pourquoi les territoires occupés du Sahara occidental sont une prison à ciel ouvert, sans droits ; et les Sahraouis, victimes des plus grands outrages.

Face aux attaques criminelles qui sont actuellement perpétrées dans le monde, l'occupation du Sahara occidental par le Maroc est le contexte qui implique le plus - et qui devrait le plus impliquer - l'Espagne, car l'Espagne a été pendant près d'un siècle la métropole coloniale, et actuellement elle reste la puissance administrante du Sahara occidental. L'Espagne n'a pas décolonisé, mais a honteusement éludé ses obligations internationales, et a vendu illégalement la population sahraouie qu'elle devait protéger. Et sa responsabilité de veiller sur les Sahraouis - y compris les prisonniers politiques - ne s'éteindra pas tant que le référendum d'autodétermination n'aura pas eu lieu et que les Sahraouis ne pourront pas choisir librement leur avenir.

Mais le ministre des Affaires étrangères, José Manuel Albares, élude le problème, un problème, qui le concerne avant tout autre. Il ne cherche pas de solutions. Il ignore le cri du peuple sahraoui. Il ne lève pas le petit doigt pour répondre aux réclamations que nous lui adressons tous les lundis aux portes de son ministère, sur la Plaza de la Provincia. Il n'utilise pas le pouvoir et les outils de la diplomatie pour libérer ces prisonniers ni pour adoucir leurs injustes conditions de captivité. Il le fait, en revanche, dans le cas d'autres pays avec lesquels il n'a pas les responsabilités et obligations qui lui incombent en tant que puissance légalement administrante du Sahara occidental.

C'est pourquoi nous continuerons à être là tous les lundis et tout le temps qu'il faudra, dénonçant le Maroc et le gouvernement espagnol, et EXIGEANT LA LIBÉRATION DE TOUS LES PRISONNIERS POLITIQUES SAHRAOUIS.

Nous avons besoin de votre soutien et de vos idées et initiatives, ainsi que d'une diffusion permanente pour briser le mur du silence et de l'impunité.

Le peuple sahraoui, et en particulier les prisonniers politiques et leurs familles, ont besoin de vous et vous en remercient infiniment.

VIVE LA LUTTE DU PEUPLE SAHRAOUI !

VIVE LE SAHARA LIBRE !

VIVENT LES PRISONNIERS POLITIQUES SAHRAOUIS !

Manifiesto por los presos políticos saharauis

Ayer se cumplió el quinto aniversario de nuestras concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores de España para pedir al ministro que actúe en defensa de los presos políticos saharauis en cárceles de Marruecos. Acudieron amigos de la causa saharaui, y leímos el comunicado a continuación. 


Movimiento por los Presos Políticos Saharauis en cárceles marroquíes, Madrid, 2 de marzo de 2026

Manifiesto

En el quinto aniversario de las concentraciones por la libertad de los presos políticos saharauis ante la sede del Ministerio español de Asuntos Exteriores, Unión Europea y Cooperación (Plaza de la Provincia, Madrid)

Se cumplen ahora cinco años desde que los integrantes del Movimiento por los Presos Políticos Saharauis (MPPS) en cárceles marroquíes, y cuantas personas solidarias lo desean, nos concentramos aquí, en la Plaza de la Provincia, en Madrid, ante la sede del Ministerio de Asuntos Exteriores, todos los lunes, para exigir que el Gobierno de España reclame la puesta en libertad de los presos políticos saharauis.

DENUNCIAMOS, ante las autoridades españolas y ante el mundo entero, la incalificable injusticia cruelmente perpetrada contra esos presos políticos y, a través de lo que ellos representan, contra todo el Pueblo Saharaui desde hace 50 años. Son encarcelados por el mero hecho de reclamar la libertad de su pueblo y el ejercicio de su legítimo derecho a la autodeterminación, proclamado por la Resolución 1514 (XV) de las Naciones Unidas.

Son sometidos a toda clase de vejaciones y torturas para arrancarles confesiones inculpatorias, procesarlos en juicios-farsa, y condenarlos a largas penas de prisión, a una muerte lenta, en territorio marroquí, a más de 1.000 Km de sus familias, sometidos a aislamiento y a constantes malos tratos y castigos, en unas condiciones carcelarias inhumanas, fuente de toda clase de dolencias y enfermedades, cuyo tratamiento médico las autoridades carcelarias marroquíes se niegan a permitir, siendo también arbitrariamente privados de comunicación telefónica, de facilidades para estudiar, de visitas de familiares, absolutamente desprotegidos por la prohibición de abogados y observadores, etcétera, etcétera, etcétera.

Su única herramienta para denunciar esa situación e intentar hacerla visible al mundo es la huelga de hambre, unas huelgas terribles que deterioran aún más, y peligrosamente, la propia salud de los presos, produciéndoles a veces enfermedades irreversibles que les acercan más rápidamente a la muerte. A veces, las autoridades carcelarias consiguen romper esas huelgas con engaños y promesas que luego no cumplirán.

Los Procedimientos Especiales de Naciones Unidas responden siempre positivamente a las denuncias de tortura y de detención arbitraria de estos presos. Piden su liberación y la debida reparación por el sufrimiento y los perjuicios causados. Pero Marruecos ignora sistemáticamente los dictámenes de esas instancias de Naciones Unidas.

Conocemos la existencia de los actuales 31 presos políticos saharauis. 19 de ellos pertenecen al numeroso “Grupo de Gdeim Izik” -el inmenso campamento de protesta que se mantuvo en pie durante un mes frente a Marruecos-, que acumula 8 cadenas perpetuas, de las 9 impuestas por Marruecos a los saharauis. Pero hay más de 31. Muchos no reclaman, no denuncian, no quieren que se hable de ellos por temor a las represalias, contra ellos mismos y también contra sus familiares, miserablemente. Y por eso, cumplen silenciosamente sus condenas. Hay que recordar, en este contexto de brutalidad, a la última víctima mortal en cautiverio, Omar Bahia Abdelmajid, que fue detenido un domingo de noviembre de 2024 en una manifestación y el miércoles acabó muerto en comisaría. Los datos de la autopsia no fueron revelados, haciendo gala, una vez más, del oscurantismo y de la impunidad propios del ocupante marroquí.

La posición del Gobierno español en relación con diversas causas es errática: a veces, es crítica con el genocidio israelí del Pueblo Palestino, pero en realidad es cómplice de Israel en muchísimos casos. En cambio, no ofrece duda alguna en el caso del Pueblo Saharaui: nuestro Gobierno es inequívocamente aliado de Marruecos en la ocupación del Sáhara Occidental y, por consiguiente, cómplice de los desmanes marroquíes. Y muestra una clamorosa pasividad ante el maltrato y la terrible situación de los presos políticos saharauis

España -el Gobierno español- se pliega ante Marruecos. Como cuando entregó forzosamente a Marruecos a Hussein Bachir Amadour, miembro del grupo “Compañeros de El Uali”, que estaba solicitando asilo político en España porque ya había 15 miembros de su grupo en la cárcel, y que ahora cumple 12 años de prisión en Marruecos. O como cuando no emite ni una triste nota de queja frente a las numerosas expulsiones de observadores, a los cuales Marruecos no permite acceder a los territorios ocupados. O como viene haciendo desde 2012, siendo el primero en apoyar a Marruecos frente a las denuncias del Frente Polisario por los ilegales Acuerdos UE-Marruecos que expolian los recursos naturales de los territorios saharauis ocupados. O como cuando el presidente del Gobierno, Pedro Sánchez Castejón, apoyó en 2022, y mantiene hoy en día, la tesis de la presunta autonomía para el Sáhara Occidental, que, de hecho, supondría una anexión.

La ocupación de un territorio, en general, y de la mayor parte del territorio saharaui, en particular, genera mucho sufrimiento y toda clase de injusticias. Es la negación del ser humano como tal y conlleva las peores vulneraciones de derechos. Los habitantes originarios -los saharauis- son un estorbo para que el ocupante marroquí pueda ocupar el espacio y saquear a placer los recursos naturales ajenos. Por eso, los territorios ocupados del Sáhara Occidental son una cárcel a cielo abierto, sin derechos; y los saharauis, víctimas de los mayores atropellos.

Ante los ataques criminales que actualmente se están perpetrando en el mundo, la ocupación del Sáhara Occidental por Marruecos es el contexto que más implica -y que más debiera involucrar- a España, porque España fue durante casi un siglo la metrópoli colonial, y actualmente sigue siendo la potencia administradora del Sahara Occidental. España no descolonizó, sino que eludió vergonzosamente cumplir sus obligaciones internacionales, y vendió ilegalmente a la población saharaui que debía proteger. Y su responsabilidad de velar por los saharauis -incluidos los presos políticos- no se extinguirá en tanto no se lleve a cabo el referéndum de autodeterminación y los saharauis puedan elegir libremente su futuro.

Pero el ministro de Asuntos Exteriores, José Manuel Albares, elude el problema, un problema, éste, que le incumbe antes que cualquier otro. No busca soluciones. Desoye el clamor del Pueblo Saharaui. No mueve un solo dedo para atender las reclamaciones que venimos dirigiéndole todos los lunes a las puertas de su Ministerio, en la madrileña Plaza de la Provincia. No utiliza el poder y las herramientas de la diplomacia para liberar a estos presos ni para suavizar sus injustas condiciones de cautiverio. Sí lo hace, en cambio, en el caso de otros países con los que no tiene las responsabilidades y obligaciones que le incumben como potencia legalmente administradora del Sáhara Occidental.

Por eso, seguiremos aquí todos los lunes y todo el tiempo que haga falta, denunciando a Marruecos y al Gobierno español, y EXIGIENDO LA LIBERACIÓN DE TODOS LOS PRESOS POLÍTICOS SAHARAUIS.

Necesitamos vuestro apoyo y vuestras ideas e iniciativas, como también una difusión permanente para romper la barrera de silencio y de impunidad.

El Pueblo Saharaui, y en particular los Presos Políticos y sus familias, os necesitan y os lo agradecen infinitamente.

¡VIVA LA LUCHA DEL PUEBLO SAHARAUI!

¡VIVA EL SAHARA LIBRE!

¡VIVAN LOS PRESOS POLÍTICOS SAHARAUIS!

mardi 3 février 2026

Una crisis salarial sin precedentes en la región de Tánger-Tetuán-Alhucemas

 SOLIDMAR, 3/2/2026

La región de Tánger-Tetuán-Alhucemas atraviesa una grave crisis social que afecta de lleno a los profesionales de la sanidad pública. En sus nóminas correspondientes al mes de enero, numerosos trabajadores —médicos, enfermeras, técnicos y personal administrativo— descubrieron retenciones excepcionales que oscilan entre el 50 % y el 70 % de sus salarios, sin previo aviso ni justificación clara.

Estos recortes masivos han sumido a muchas familias en una situación financiera crítica, dificultando el pago de alquileres, créditos bancarios y gastos básicos. El impacto resulta aún más duro si se tiene en cuenta que los salarios del sector público ya son limitados y que el coste de la vida sigue aumentando.

Indignación sindical y denuncias de deducciones arbitrarias

Ante esta situación, el Sindicato Nacional de la Salud Pública reaccionó con firmeza, denunciando lo que califica como retenciones arbitrarias e ilegales. Según el sindicato, no existe ninguna base reglamentaria conocida que justifique deducciones de tal magnitud, y no se ha entregado a los trabajadores afectados ningún documento oficial que explique su origen.

El sindicato exige:

  • el reembolso inmediato e íntegro de las cantidades indebidamente descontadas;

  • la apertura de una investigación administrativa urgente para identificar a los responsables;

  • garantías claras para evitar que este tipo de abusos vuelva a repetirse.

No se descartan movilizaciones, sentadas o acciones de protesta coordinadas si la situación no se corrige rápidamente.

Direcciones locales se deslindan de responsabilidades

Por su parte, las direcciones de los agrupamientos sanitarios territoriales de la región aseguran no haber tomado esta decisión y niegan cualquier implicación directa. Según diversas fuentes administrativas, dichas direcciones habrían sido igualmente sorprendidas por los importes reflejados en las nóminas.

Afirman estar en contacto con los servicios centrales responsables de la gestión presupuestaria y salarial para aclarar el origen de la anomalía y encontrar una solución rápida. Internamente, el episodio es descrito como “excepcional”, “injustificado” y posiblemente vinculado a un fallo administrativo o informático, hipótesis que aún no ha sido confirmada.

Un clima de desconfianza y riesgos para el servicio público

Más allá del impacto económico inmediato, este episodio ha generado un profundo clima de desconfianza entre los profesionales sanitarios, ya sometidos a una fuerte presión laboral, a la escasez de medios y a las reformas en curso del sistema de salud.

Si la crisis se prolonga, podría afectar al funcionamiento de los establecimientos públicos de salud de la región, en un contexto en el que la estabilidad social del personal resulta esencial para garantizar la continuidad de la atención sanitaria.

أزمة أجور غير مسبوقة في جهة طنجة–تطوان–الحسيمة

سوليدمار،3 فبراير 2026

تشهد جهة طنجة–تطوان–الحسيمة أزمة اجتماعية حادة تمسّ بشكل مباشر مهنيي الصحة العمومية. فقد فوجئ عدد كبير من العاملين في القطاع — من أطباء وممرضين وتقنيين وموظفين إداريين — باقتطاعات غير مسبوقة من أجور شهر يناير، تراوحت بين 50 و70 في المائة، دون إشعار مسبق أو تبرير واضح.


وقد أدت هذه الاقتطاعات الثقيلة إلى إدخال العديد من الأسر في ضائقة مالية خانقة، حيث أصبح من الصعب الوفاء بالالتزامات الأساسية، من كراء وسداد القروض والمصاريف اليومية. وتزداد حدة الصدمة في ظل محدودية أجور القطاع العام وارتفاع تكاليف المعيشة.

غضب نقابي واتهامات باقتطاعات تعسفية

أمام هذا الوضع، عبّر المنسق النقابي الوطني للصحة العمومية عن استيائه الشديد، واعتبر ما جرى اقتطاعات تعسفية وغير قانونية. وأكد أن لا سند تنظيمياً معروفاً يبرر هذه النسب المرتفعة من الخصم، كما لم يتوصل المعنيون بأي وثيقة رسمية تشرح أسبابها.

ويطالب التنظيم النقابي بـ:

الإرجاع الفوري والكامل للمبالغ المقتطعة دون وجه حق؛

فتح تحقيق إداري عاجل لتحديد المسؤوليات؛

تقديم ضمانات واضحة لمنع تكرار مثل هذه الممارسات مستقبلاً.

كما لوّح باتخاذ أشكال نضالية، من وقفات احتجاجية وبيانات تصعيدية، في حال عدم تسوية الملف سريعاً.

إدارات جهوية تنفي مسؤوليتها

من جهتها، أكدت إدارات التجمعات الصحية الترابية بالجهة أنها غير معنية باتخاذ قرار هذه الاقتطاعات، ونفت أي دور مباشر لها في هذا الإجراء. ووفق مصادر إدارية، فقد فوجئت هذه الإدارات بدورها بالمبالغ المسجلة في كشوف الأجور.

وأفادت بأنها دخلت في اتصالات مع المصالح المركزية المختصة، خاصة المكلفة بالتدبير المالي والأجور، من أجل كشف مصدر الخلل وإيجاد حل عاجل. وتصف الأوساط الإدارية ما وقع بأنه وضع “استثنائي” و“غير مبرر”، وربما ناتج عن خلل إداري أو تقني، دون تأكيد رسمي إلى الآن.

أزمة ثقة ومخاوف على المرفق الصحي

إلى جانب الأثر المالي المباشر، خلّفت هذه القضية حالة عميقة من فقدان الثقة في صفوف مهنيي الصحة، الذين يعانون أصلاً من ضغط العمل ونقص الموارد والإصلاحات الجارية في المنظومة الصحية.

وفي حال استمرار الأزمة، قد تنعكس سلباً على سير المرافق الصحية العمومية بالجهة، في وقت تُعد فيه الاستقرار الاجتماعي للعاملين شرطاً أساسياً لضمان استمرارية الخدمات الصحية المقدمة للمواطنين.

 

Une crise salariale sans précédent dans la région Tanger-Tétouan-Al Hoceïma

 SOLIDMAR, 3/2/2026

La région Tanger-Tétouan-Al Hoceïma traverse une crise sociale majeure touchant de plein fouet les professionnels de la santé publique. Sur leurs bulletins de paie du mois de janvier, de nombreux agents — médecins, infirmiers, techniciens et personnels administratifs — ont constaté des retenues exceptionnelles allant de 50 à 70 % de leur salaire, sans notification préalable ni justification claire.

Ces prélèvements massifs ont immédiatement plongé de nombreuses familles dans une situation financière critique, rendant difficile le paiement des loyers, des crédits bancaires et des charges courantes. Pour beaucoup, il s’agit d’un choc d’autant plus brutal que les salaires du secteur public restent déjà modestes et que le coût de la vie ne cesse d’augmenter.


Colère syndicale et accusations de prélèvements arbitraires

Face à cette situation, le Syndicat national de la santé publique est monté au créneau, dénonçant ce qu’il qualifie de retenues arbitraires et illégales. Selon le syndicat, aucune base réglementaire connue ne justifie de tels prélèvements à une telle échelle, et aucun document officiel n’a été communiqué aux agents concernés pour expliquer leur origine.

Le syndicat exige :

  • le remboursement immédiat et intégral des sommes indûment prélevées ;

  • l’ouverture d’une enquête administrative urgente afin d’identifier les responsables de cette décision ;

  • des garanties formelles pour empêcher toute répétition de ce type d’abus à l’avenir.

Des formes de mobilisation — sit-in, communiqués régionaux, voire actions de protestation coordonnées — sont actuellement envisagées si la situation n’est pas rapidement régularisée.

Des directions locales qui se disent non impliquées

De leur côté, les directions des groupements sanitaires territoriaux de la région affirment ne pas être à l’origine de ces retenues et réfutent toute implication directe dans la décision. Selon plusieurs sources administratives, ces directions auraient elles-mêmes été prises de court par les montants figurant sur les fiches de paie.

Elles indiquent être en contact avec les services centraux compétents — notamment ceux chargés de la gestion budgétaire et salariale — afin de comprendre l’origine exacte de l’anomalie et de trouver une solution rapide. En interne, la situation est décrite comme « exceptionnelle », « injustifiée » et potentiellement liée à un dysfonctionnement administratif ou informatique, sans que cette hypothèse ne soit confirmée à ce stade.

Un climat de défiance et un risque pour le service public

Au-delà de l’impact financier immédiat, cette affaire alimente un profond sentiment de défiance parmi les professionnels de santé, déjà éprouvés par la surcharge de travail, le manque de moyens et les réformes en cours du système de santé. Beaucoup y voient un nouveau signe de mépris institutionnel à l’égard d’un secteur pourtant central pour la population.

Si la crise perdure, elle pourrait affecter le fonctionnement des établissements de santé publics de la région, dans un contexte où la stabilité sociale du personnel est un facteur clé pour garantir la continuité des soins.

lundi 2 février 2026

La destruction de la Palestine est en train de bousiller le monde

Moustafa Bayoumi, The Guardian, 6/7/2025
Traduit par Tlaxcala

Les règles des institutions qui définissent nos vies plient comme des roseaux quand il s’agit d’Israël – à tel point que tout l’ordre mondial est au bord de l’effondrement.

Sereen Haddad est une jeune femme brillante. À 20 ans, elle vient de terminer un diplôme de quatre ans en psychologie à la Virginia Commonwealth University (VCU) de Richmond en seulement trois ans, obtenant les plus hautes distinctions. Pourtant, malgré ses accomplissements, elle ne peut toujours pas être diplômée. Son diplôme est retenu par l’université, « non pas parce que je n’ai pas rempli les conditions », m’a-t-elle dit, « mais parce que j’ai défendu la vie palestinienne ».


Sereen Haddad. Photo : Olivia Cunningham

Haddad, qui est palestino-usaméricaine, sensibilisait sur son campus à la lutte palestinienne pour la liberté au sein de la section universitaire de Students for Justice in Palestine. Cette lutte est aussi personnelle pour elle. Avec des racines à Gaza, elle a perdu plus de 200 membres de sa famille élargie dans la guerre d’Israël.

Elle faisait partie d’un groupe d’étudiants et de sympathisants de VCU qui a tenté d’établir un campement en avril 2024. L’université a fait appel à la police la même nuit. Les manifestants ont été aspergés de gaz poivré et brutalisés, et 13 ont été arrêtés. Haddad n’a pas été inculpée, mais elle a été emmenée à l’hôpital « à cause du traumatisme crânien que j’ai subi », m’a-t-elle dit. « Je saignais. J’étais couverte d’ecchymoses. Des coupures partout. La police m’a jetée sur le béton, genre, six fois de suite » .

Mais la tentative de campement de l’année dernière n’est même pas la raison pour laquelle le diplôme de Haddad est retenu. C’est le mémorial pacifique de cette année qui l’est. Et la manière dont ce scénario s’est déroulé, avec l’université et la police du campus changeant constamment les règles, illustre quelque chose d’inquiétant bien au-delà des limites verdoyantes d’un campus usaméricain.

La guerre d’Israël à Gaza érode une grande partie de ce que nous – aux USA mais aussi au niveau international – avions convenu comme acceptable, des règles régissant notre liberté d’expression aux lois mêmes des conflits armés. Il ne semble pas exagéré de dire que les fondements de l’ordre international des 77 dernières années sont menacés par ce changement dans les obligations régissant nos responsabilités légales et politiques les uns envers les autres.

Nous ignorons l’effondrement du système international qui a défini nos vies pendant des générations, et ce à nos risques et périls collectifs.

Cet effondrement a commencé avec le manque de détermination du monde libéral à freiner la guerre d’Israël à Gaza. Il s’est aggravé lorsque personne n’a levé le petit doigt pour empêcher le bombardement d’hôpitaux. Il s’est étendu lorsque la famine massive est devenue une arme de guerre. Et il atteint son apogée à un moment où la guerre totale n’est plus considérée comme une abomination humaine mais comme la politique délibérée de l’État d’Israël.

Les implications de cet effondrement sont profondes pour la politique internationale, régionale et même intérieure. La dissidence politique est réprimé, le langage politique est surveillé, et les sociétés traditionnellement libérales sont de plus en plus militarisées contre leurs propres citoyens.

Beaucoup d’entre nous négligent l’ampleur des changements survenus ces 20 derniers mois. Mais nous ignorons l’effondrement du système international qui a défini nos vies pendant des générations, et ce à nos risques et périls collectifs.

Le 29 avril 2025, un groupe d’étudiants de VCU s’est réuni sur une pelouse du campus pour se souvenir du démantèlement forcé d’un campement brièvement érigé au même endroit l’année précédente. Le rassemblement n’était pas une protestation. Il ressemblait plus à un pique-nique, certains étudiants utilisant des banderoles de manifestations passées comme couvertures. D’autres avaient apporté de vraies couvertures. Les étudiants s’asseyaient sur l’herbe et étudiaient pour leurs examens finaux, bricolaient sur leurs ordinateurs portables, et jouaient aux cartes ou aux échecs. Une poignée des quelque 40 étudiants portaient des keffiehs.

Il s’est avéré que les couvertures posaient problème.

Près de deux heures après le début de leur pique-nique, un administrateur universitaire a confronté les étudiants au sujet d’une publication sur les réseaux sociaux qui avait annoncé le rassemblement. (« Venez partager un moment communautaire pour commémorer 1 an depuis la réponse brutale de VCU au Campement de solidarité G4Z4. Apportez couvertures de pique-nique, devoirs/examens, fournitures artistiques, snacks, musique, jeux », avait publié un groupe local de solidarité palestinienne.) À cause de cette publication, l’université considérait le pique-nique comme un « événement organisé », et comme les étudiants n’avaient pas enregistré l’événement, c’était une violation des règles.

Les règles à VCU avaient changé à cause des protestations pour Gaza depuis février 2024.

L’administrateur a dit aux étudiants qu’ils pouvaient se déplacer vers la zone de liberté d’expression du campus, une zone établie en août 2024 à cause des protestations de cette année. « Un amphithéâtre à côté de quatre bennes à ordures », c’est ainsi que Haddad m’a décrit la zone.

L’organisation de liberté d’expression sur les campus Foundation for Individual Rights and Expression (Fire) est critique envers les zones de liberté d’expression car elles « fonctionnent plus comme des quarantaines de liberté d’expression, reléguant les orateurs étudiants et enseignants à des avant-postes qui peuvent être minuscules, en périphérie du campus, ou (souvent) les deux ».

Plutôt que de se déplacer, les étudiants ont annoncé une fin formelle à leur rassemblement, et sont restés tranquillement sur la pelouse. Mais comme les banderoles sur lesquelles ils étaient assis exprimaient un point de vue politique, l’administrateur a dit aux étudiants qu’ils devraient les amener dans la zone de liberté d’expression, selon Haddad. La pelouse devrait être pour tout le monde, ont rétorqué les étudiants. Plusieurs conversations différentes avec des policiers du campus et différents administrateurs ont suivi, les étudiants se voyant invoquer des règles différentes à chaque fois.

Plus d’une douzaine de policiers du campus sont apparus plus tard dans l’après-midi. « On vous a demandé de ne pas avoir de couvertures dans le parc. Vous avez une minute pour ramasser les couvertures et quitter le parc. Sinon, vous serez arrêtés pour intrusion », leur a dit un officier.

dimanche 1 février 2026

Une grève historique des avocats au Maroc

SOLIDMAR, 1/2/2026

Les avocats marocains, regroupés au sein de l’Association des barreaux du Maroc (ABAM) et de l’Association des Ordres des avocats du Maroc (AOAM), mènent depuis plusieurs semaines une mobilisation nationale contre un projet de loi portant sur la profession d’avocat. Cette mobilisation a pris la forme d’une grève générale de leurs prestations professionnelles, paralysant de fait le fonctionnement normal des tribunaux. Les associations professionnelles ont décidé de poursuivre l’arrêt total du travail, faute de réponse satisfaisante du gouvernement : une période de grève a été annoncée du 26 janvier au 1er février 2026, avec une mobilisation nationale associant actions dans les tribunaux, conférences de presse et un sit-in devant le Parlement prévu le 6 février.


Un projet de loi contesté

Le cœur du conflit porte sur le projet de loi n° 66.23 relatif à l’exercice de la profession d’avocat. Les avocats estiment que ce texte, tel que proposé par le ministère de la Justice, :

·         porte atteinte à l’indépendance de la profession d’avocat ;

·         remet en question des équilibres fondamentaux établis par la loi organique encadrant la profession ;

·         aurait été élaboré sans véritable concertation ni prise en compte sérieuse des propositions des instances professionnelles.

L’ABAM dénonce que les autorités — en particulier le ministère de la Justice — n’auraient pas tenu compte des observations formulées lors des phases de dialogue, et auraient adopté une méthode unilatérale pour finaliser le projet. Cela a renforcé la méfiance et contribué à l’escalade.

Contexte : une réforme qui bouscule l’organisation historique de la profession

Le projet de loi n° 66.23, adopté par le Conseil de gouvernement le 8 janvier 2026, vise à refondre en profondeur le cadre juridique qui régit la profession d’avocat au Maroc. Il remplace et modifie en grande partie les dispositions actuelles, issues notamment de la loi historique de 2008 (loi n° 28-08) qui organise l’exercice de la profession et garantit notamment l’indépendance des avocats en tant qu’acteurs essentiels de la justice.

Les autorités présentent ce texte comme une modernisation nécessaire du cadre législatif, visant à adapter la profession aux normes internationales, renforcer la qualité des services juridiques, la transparence financière, et structurer la formation.

Mais pour une grande partie de la profession, le texte tel qu’il est proposé constitue une atteinte significative à l’indépendance de la profession et à certains acquis fondamentaux.

2. Principales dispositions du projet de loi

a) Accès à la profession

·         Le projet instaure l’obligation d’un diplôme de Master en droit pour pouvoir accéder à la formation professionnelle, ce qui relève le niveau d’entrée par rapport au système précédent.

·         Il met en place un concours d’accès à la formation professionnelle, ainsi qu’un parcours structuré :

o    une année de formation théorique dans un institut spécialisé ;

o    20 à 24 mois de stage, dont une partie sous la supervision d’un avocat et une autre en administration ou entité publique ;

o    un examen final d’aptitude pour obtenir le droit d’exercer.

Ce modèle se rapproche davantage de certains systèmes étrangers, mais il est jugé rigide et bureaucratique par les avocats qui y voient une limitation à l’accès et une forme de contrôle accru.

b) Gouvernance de la profession

·         Le projet prévoit la création d’un nouveau “Conseil des Barreaux” en remplacement partiel de l’organisation actuelle, avec une personnalité morale et des prérogatives étendues.

·         Il relève les conditions d’ancienneté pour occuper des fonctions électives (par exemple, celle de bâtonnier), ce qui risque selon certains d’exclure des voix nouvelles de la gouvernance.

·         L’autorité gouvernementale (ministère de la Justice) se réserve un rôle plus direct dans certaines décisions comme l’inscription au tableau des avocats, ce qui constitue un changement sensible dans les rapports entre profession et pouvoir exécutif.

c) Relation avocat-client et transparence

·         Le texte impose un mandat écrit obligatoire entre l’avocat et son client, avec des mentions précises (identité, objet, modalités de paiement, etc.).

·         Il vise à séparer strictement les fonds des clients de ceux de l’avocat et instituer un système unifié de gestion des dépôts sous l’égide du nouveau Conseil des Barreaux.

Ces mesures sont présentées comme des outils contre la corruption et pour plus de transparence, mais elles sont aussi perçues par certains professionnels comme intrusives ou bureaucratiques.

d) Discipline et règles de déontologie

Le projet prévoit des règles plus détaillées sur les procédures disciplinaires, avec des délais, des voies de recours et des contrôles renforcés. Là encore, pour des juristes critiques, ces dispositifs peuvent revenir à un encadrement trop strict de la profession, potentiellement au détriment de l’autonomie des avocats.


“L'avocat: un associé, pas un subordonné” : sit-in de la Fédération des associations de jeunes avocats  à Rabat le 28 janvier

3. Les critiques majeures des avocats

a) Atteinte à l’indépendance de la profession

Le principal argument des opposants au 66.23 est que ce projet de loi déplace le centre de gravité de l’autorégulation vers l’État, réduisant l’autonomie des instances représentatives des avocats et introduisant un contrôle exécutif jugé excessif.

b) Méthode jugée unilatérale

Les avocats dénoncent une élaboration du texte faite sans véritable consultation ni concertation sérieuse avec les professionnels, en violation, selon eux, de la procédure participative prévue par la Constitution.

c) Restriction des droits et moyens d’action

Certains articles du projet visent à interdire des formes de protestation dans les tribunaux pendant les audiences — une mesure rejetée par la profession comme une restriction injustifiée du droit d’expression collective.

d) Perception d’une remise en cause des acquis

Des organisations politiques et professionnelles — y compris des avocats affiliés à des partis — ont dénoncé le texte comme un recule des garanties constitutionnelles liées à l’exercice de la défense et au procès équitable.

4. Enjeux plus larges

Cette crise ne se réduit pas à un simple conflit corporatiste :

·         elle pose des questions de fond sur l’équilibre entre indépendance professionnelle et régulation étatique ;

·         elle touche à la qualité des services juridiques, à la confiance dans le système judiciaire et à la place du droit de la défense dans l’État de droit ;

·         elle intervient à un moment où le Maroc cherche à se développer comme hub régional de justice et de services juridiques attractifs pour l’investissement. 

vendredi 30 janvier 2026

De quoi Minneapolis est-il le nom ? (Dossier)

L’exécution extrajudiciaire de Renée Nicole Good le 7 janvier et d’Alex Pretti le 23 janvier, à Minneapolis, capitale du Minnesota, a donné une dimension nouvelle, aux répercussions mondiales, à l’opération lancée par l’administration Trump, officiellement contre les immigrés sans-papiers, de fait contre les « ennemis de l’intérieur » de tous genres et de toutes origines, citoyens blancs compris, qualifiés après coup de « terroristes » pour  justifier leur exécution. Ce dossier explique les tenants et les aboutissants de l’opération Metro Surge et passe en revue les ripostes des autorités locales et étatiques, des premiers concernés, les immigrés, et du reste de la société civile à l’offensive trumpienne et met en regard les enjeux des luttes pour les droits des migrants dans l’ensemble des USA, en Europe et dans le Sud global.

Fausto Giudice, Tunis, 30 janvier 2026

Télécharger PDF

Table des matières  

jeudi 29 janvier 2026

The Sardine, or the Blind Spot of Fishery Neocolonialism in Morocco and Western Sahara

SOLIDMAR, 29/1/2026

Morocco provides the sea, Western Sahara provides the resource, Europe captures the value — and international law remains dockside


A revealing paradox of contemporary globalization: while the sardine is one of the most consumed fish in the world, its journey remains largely invisible. In Morocco — the world's leading exporter of canned sardines — this invisibility is anything but neutral. It conceals a chain of exploitation where overexploitation of resources, circumvention of international law, and capture of value for the benefit of external markets, particularly European ones, intersect. Western Sahara is its silent epicenter.

A revealing economic decision: halting exports of frozen sardines

Effective February 1, 2026, Morocco has decided to suspend exports of frozen sardines (which represent at most 10% of exported sardines), officially to protect domestic market supply and contain soaring prices. This decision, presented as technical and circumstantial, is in reality the symptom of a deeper crisis.

Sardine catches have declined sharply in recent years, due to the combined effects of industrial pressure, climate variability, and stock overexploitation. Yet, the sardine is not only an export product: it constitutes a staple protein for Morocco's popular classes. Therefore, the halt in frozen exports aims to arbitrate, belatedly, between the global market and national food security.

But this measure does not touch the heart of the system: exports of canned sardines, exceeding 150,000 tons per year, continue. In other words, the sardine continues to leave the country en masse, as long as it is processed and value-added for export. The hierarchy is clear: the global market takes precedence, as long as the added value is enough.

Western Sahara: fisheries heartland, lawless zone

This contradiction is explained by a central fact: the majority of Morocco's industrial sardines are caught in the waters adjacent to Western Sahara. El Aayun and Dakhla have become, in two decades, major fishing hubs, concentrating catches, freezing units, canneries, and fishmeal factories.

Yet, Western Sahara remains a non-self-governing territory under international law, whose people have never exercised their right to self-determination. Legally, its natural resources — both terrestrial and maritime — cannot be exploited without the free and informed consent of the Sahrawi people. This consent has never been obtained.

It is precisely on this point that the Court of Justice of the European Union (CJEU) has ruled on multiple occasions. By invalidating the application of EU-Morocco fisheries and agricultural agreements to Western Sahara, the Court has recalled a simple principle: Western Sahara is not Morocco. Consequently, the EU-Morocco fisheries agreement, whose latest protocol expired in July 2023, is now de facto suspended and legally weakened.

Faced with this situation, the EU has decided to relaunch the file:

  • In November 2025, the European Commission submitted a negotiation mandate to EU member states to begin new discussions with Morocco for a new fisheries agreement.
  • In January 2026, ambassadors of the member states gave their green light to the Commission to officially open these negotiations with Rabat.
  • The first technical negotiations are scheduled to begin in February 2026 in Rabat, with the aim of reaching an agreement in principle by the third quarter of 2026.

The new agreement under discussion aims to integrate reinforced requirements regarding sustainability, control, and compliance with European jurisprudence (notably on Western Sahara). There is within the EU a certain tension between states favorable to a quick agreement (Spain, Portugal — the hardest hit by the suspension of the agreements) and more reserved states (Ireland, Nordic countries).

European fleets have left the area. But the fish itself continues to reach European markets — processed in Morocco, labeled as Moroccan, integrated into commercial chains without mention of its real origin. The law is formally respected, materially circumvented.



Fisheriy neocolonialism: flagless domination

It is here that the sardine becomes a political object. The Moroccan fisheries system — and even more so the Sahrawi one — pertains to a neocolonialism without direct colonial administration, but based on perfectly rehearsed economic mechanisms.

The resource is local, the labor is local, the ecological impacts are local. But the brands are foreign, prices are set on international markets, the final added value is captured outside the territory, strategic decisions escape the concerned populations.

The canneries of southern Morocco and Western Sahara, often legally Moroccan, function as subordinate links in value chains dominated by Europe. They produce for invisible brands, international distributors, private labels. Industrialization exists, but without economic sovereignty.

The “development” narrative masks a harsher reality: it is an extractive industrialization, where employment barely compensates for dispossession, and where the resource's exhaustion is preparing a mid-term social and ecological crisis.

A crisis revealing an exhausted model

The halt in frozen sardine exports, the suspension of the EU-Morocco fisheries agreement, the resource scarcity: everything converges towards the same observation, namely, the current fisheries model is unsustainable.

It is ecologically unsustainable because it relies on excessive pressure on stocks. It is socially unsustainable because it pits local populations against global markets. It is legally unsustainable because it relies on a contested exploitation of a non-self-governing territory. It is politically unsustainable because it prolongs a colonial logic under the guise of international trade.

The sardine as a political revealer

The sardine is not a detail. It is a revealer. A revealer of a globalized economy capable of circumventing the law while claiming it.
A revealer of a North-South relationship still structured by extraction and dependence. A revealer, finally, of the impasse of a development that ignores the sovereignty of peoples over their resources.

As long as the sardine from Western Sahara can be fished without consent, processed without transparency, and consumed without question, fisheries neocolonialism will not only remain possible, but profitable.

And that is precisely why it deserves to be named.