lundi 27 septembre 2021

Hautes Alpes : Serre-Ponçon : découvrir la faune et la flore avec son téléphone

Serre-Ponçon : découvrir la faune et la flore avec son téléphone

Le sentier de découverte du Liou est un cheminement en partie sur pilotis qui permet de faire une balade d’observation. 

Le Smadesep a mis en place un dispositif qui permet d'afficher sa position sur son téléphone ou sa tablette et de multiples explications sur la flore et la faune que l’on peut approcher. L’avantage de ce système est qu’il est multimédia et évolutif. C'est un guide gratuit et facile d’utilisation.

 

samedi 25 septembre 2021

« Délit de solidarité » : nouveau procès en appel d’un militant solidaire à la frontière franco-italienne

[Alerte presse Emmaüs France/Anafé]

lundi 13 septembre 2021

Le 15 septembre 2021, Loïc comparaîtra de nouveau devant la cour d’appel d’Aix-en-Provence, poursuivi pour être venu en aide à un ressortissant éthiopien, en janvier 2018, à la frontière franco-italienne.

Relaxé par le tribunal correctionnel de Nice en 2018, Loïc a été condamné le 1er avril 2019 par la cour d’appel d’Aix-en-Provence à 3 000 euros d’amende avec sursis pour « aide à l’entrée d’un étranger en situation irrégulière en France ». En septembre 2020, la Cour de cassation a cassé la décision de condamnation de la cour d’appel et a renvoyé devant ladite cour, dans une composition différente, pour un nouvel examen de l’affaire. Cette audience se tiendra le 15 septembre 2021, à Aix-en-Provence.

Pour rappel, dans son arrêt, la Cour de cassation avait sanctionné la cour d’appel pour ne pas avoir examiné les moyens de nullité de procédure, soulevés par l’avocat de Loïc, avant de se prononcer sur le fond du « délit de solidarité ».

Alors que la cour d’appel de Grenoble vient de relaxer, le 9 septembre dernier, les 7 personnes solidaires dites, les « 7 de Briançon », également poursuivies pour « délit de solidarité », l’Anafé et Emmaüs France appellent à la relaxe de Loïc et à la fin de toutes les poursuites engagées contre des militant.e.s solidaires pour aide à l’entrée sur le territoire.

Les défenseur.e.s des droits humains qui se mobilisent en faveur du respect des droits des personnes en migration ne doivent plus être inquiété.e.s, poursuivi.e.s et condamné.e.s. La solidarité n’est pas un délit !

Des porte-paroles sont disponibles pour des interviews.

Complément d’information

Le 18 janvier 2018 Loïc est arrêté lors d’un contrôle d’identité au péage de La Turbie dans le sens Italie-France. À bord de son véhicule, il y avait un ressortissant éthiopien. Ils ont été arrêtés tous les deux. Loïc a reconnu avoir aidé cette personne dans son parcours migratoire pour des motifs humanitaires. Quelques jours avant, un homme avait été retrouvé mort sur le toit du train en provenance de Vintimille – il avait été électrocuté. Le ressortissant éthiopien a été immédiatement renvoyé en Italie.

À l’issue de sa garde à vue, Loïc a été présenté au tribunal correctionnel de Nice en comparution immédiate. L’audience a été reportée au 14 mars. Pendant cette période, il avait l’interdiction de sortir du département des Alpes-Maritimes et devait se présenter une fois par semaine au commissariat.

Le 14 mars 2018, le tribunal correctionnel de Nice a relaxé Loïc en raison notamment de l’absence d’audition du ressortissant éthiopien dans la procédure pénale et de l’absence de procédure relative à la situation administrative de cette personne sur le territoire français. Le tribunal avait en effet estimé que « la culpabilité ne peut être retenue sur la seule base de l’auto-incrimination, le délit poursuivi n’apparaît pas suffisamment caractérisé en l’absence d’enquête sur la situation administrative de l’étranger visé à la procédure ».

Le parquet avait alors fait appel de la décision. L’audience en appel s’est tenue le 20 mars 2019 à la cour d’appel d’Aix-en-Provence. Le 1er avril 2019, la cour d’appel d’Aix-en-Provence a condamné Loïc à 3 000 euros d’amende avec sursis pour « aide à l’entrée d’un étranger en France ». Loïc a alors formé un pourvoi en cassation. L’audience devant la Cour de cassation s’est tenue le 2 septembre 2020 et l’arrêt de la Cour a été rendu le 14 octobre 2020. La Cour a cassé la décision de la cour d’appel et a renvoyé devant ladite cour dans une nouvelle composition pour un nouvel examen de l’affaire. C’est ce nouvel examen qui se tiendra le 15 septembre 2021.

Loïc est observateur aux frontières intérieures terrestres et membre de l’Anafé depuis janvier 2018. Il a rejoint le mouvement Emmaüs et est président d’Emmaüs Roya depuis août 2019.

ANAFÉ

 

« Sahara occidental : protéger les défenseurs des droits humains, les journalistes et les prisonniers politiques »


Sahara Occidental, Maroc, droits de l'homme, #Maroc, #SaharaOccidental,

avec M. Gianfranco Fattorini
Co-coordinateur – Groupe de Soutien de Genève pour la Protection et la Promotion des Droits Humains au Sahara occidental

Mme Tone S. Moe,Juriste

Avec le témoignage de plusieurs victimes

Trente ans après le déploiement de la Mission des Nations Unies pour le Référendum au Sahara occidental (MINURSO) le peuple sahraoui attend toujours de pouvoir exercer librement son droit à l’autodétermination et à l’Independence, en conformité avec la résolution 1514 (XV) par laquelle l’Assemblée générale de l’ONU avait adopté la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux.

L’occupation prolongée et l’annexion illégale de la plus grande partie du Territoire Non Autonome du Sahara occidental par le Royaume du Maroc sont la cause de violations systématiques graves des droits humains du peuple sahraoui et des normes du droit international humanitaire, souvent documentées par les mécanismes onusiens des droits humains.

Avec la rupture du cessez-le-feu et la reprise du conflit armé le 13 novembre 2020, la répression exercée par les forces d’occupation marocaines sur les défenseurs des droits humains, les journalistes et les prisonniers politiques sahraouis s’est aggravée.

Les défenseurs des droits humains et les journalistes doivent faire face aux menaces répétées, mauvais traitements, torture, viols, arrestations et détentions arbitraires, arrêts domiciliaires arbitraires, alors que les prisonniers politiques sont éloignés à des centaines de kilomètres de leurs familles, privés de visites, d’assistance médicale, mis à l’isolement ou mélangés à des prisonniers de droit commun porteurs du Covid-19.

Les 300 organisations membres du Groupe de Soutien de Genève pour la Protection et la Promotion des Droits Humains au Sahara occidental veulent attirer l’attention de la communauté internationale sur la situation du peuple sahraoui qui attend depuis 1966 l’organisation du référendum d’autodétermination et lancent un appel pour une réelle protection des défenseurs des droits humains, les journalistes et les prisonniers politiques.

Plus d’informations sur: http://www.genevaforwesternsahara.org


mardi 21 septembre 2021

Les forces d'occupation marocaines démolissent 100 maisons sahraouies, près d'El Aaiun


                      


El AAIUN – Sahara Occidental Occupé

Samedi 18 2021, 100 familles sahraouies se sont retrouvées sans abri lorsque leurs habitations ont été démolies par les forces d'occupation marocaines afin de les contraindre à fuir leur vie nomade bédouine

Les cas similaires se sont multipliés depuis 2010, indiquant une politique marocaine coordonnée.

Mohamed Laarousi, analyste politique sahraoui, a déclaré : « Il s'agissait d'un processus d'assimilation culturelle qui constitue une grave violation du droit international des droits de l'homme et en particulier du droit à la culture des peuples autochtones et des individus. Cette politique illégale a affecté la situation socio-économique dans les territoires occupés.

Il a ajouté : « De telles actions ne peuvent être tolérées et constituent clairement un crime de guerre. »




OCP Maroc : Le scandale des engrais phosphatés, contaminés et cancérigènes

En France, ils sont utilisés pour la production de pommes de terre, surtout en Bretagne. Martin Boudot, qui ne veut pas perdre son temps car « la maison brûle », a enquêté sur le danger de ces engrais phosphatés, contaminés en cadmium : un métal lourd très cancérigène qui menace la santé publique. 

Le remarquable documentaire de la série "Brut":  "Vert de rage : Engrais maudits”, diffusé dimanche 19 septembre  sur France 5, est à retrouver sur france.tv.

Ce scandale est dénoncé depuis de nombreuses années :Voir : La loi du silence sur le danger d'exploitation du phosphate au ...

https://www.pharmapresse.net › content › la-loi-du-sile...



 

lundi 20 septembre 2021

Appel du collectif national du Mouvement de la Paix en date du 10 septembre 2021 2021-09-10 LES MARCHES POUR LA PAIX 2021

pour un climat de paix

Agissons ensemble le samedi 25 septembre 2021 partout en France « Pour la paix, le désarmement nucléaire et le climat, pour la justice sociale et les droits humains »

Des engagements ont été pris sur le plan international pour lutter contre le dérèglement climatique et faire face aux conséquences déjà en oeuvre, pour l’élimination totale des armes nucléaires et pour la paix, pour développer des actions de développement durable et soutenable. Les engagements et les textes internationaux sont là mais les États ne respectent pas leurs engagements. Il est temps de dire « les paroles ça suffit, nous voulons des actes ».

Nous citoyens, voulons reprendre la parole non seulement pour dénoncer le non-respect de ces engagements mais pour proposer que les solutions de nature à faire face à ces défis, qui sont connues, soient mises en oeuvre.

Plusieurs collectifs regroupant des centaines d’organisations et d’associations ont décidé de rassembler leurs forces partout en France le 25 septembre 2021 : actions publiques, manifestations, marches, débats, concerts etc. autour du thème fédérateur : « pour la paix, le désarmement nucléaire et le climat ; pour la justice sociale et les droits humains ».

Dans leur appel international, 70 scientifiques et universitaires d’une vingtaine de pays estiment que « faire face aux conséquences du dérèglement climatique nécessite des moyens immenses, tant monétaires, industriels, que scientifiques. Ces moyens existent mais sont partiellement stérilisés dans des budgets consacrés à la course aux armements nucléaires et à la militarisation de l’espace ».

En effet, la guerre ou sa menace n’ont jamais réglé les conflits pouvant exister entre pays ou intraétatique. La situation en Afghanistan en est la démonstration déchirante : une fois encore un peuple, le peuple Afgan et les femmes afghanes en particulier, paient le prix fort des incursions guerrières.

La guerre dont les conséquences humaines et environnementales sont désastreuses nourrit les frustrations, les haines. Le 11 septembre 2001 a été le point de départ d’une nouvelle course aux dépenses militaires qui ont doublé entre 2000 et 2020 passant de 840 milliards d’euros en 2000 à 1700 milliards en 2020. Au nom de la guerre contre le terrorisme les interventions en pays étrangers se sont multipliées provoquant des centaines de milliers de morts et de victimes, des catastrophes sociales, sanitaires, environnementales, d’énormes déplacements de population. Sans rien régler bien au contraire.

NOUS VOULONS LA PAIX SUR TOUTE LA TERRE

Nous voulons que cessent les guerres, les violences, la misère, les injustices, l’exploitation des humains, le gaspillage des ressources naturelles. Voilà le défi auquel est confrontée l’humanité entière. Nous voulons que les sommes colossales affectées à l’armement et particulièrement à l’armement nucléaire soient utilisées pour répondre aux besoins sociaux de la population et à la préservation de l’environnement.

Nous voulons que les engagements internationaux soient effectivement mis en œuvre dans chaque pays, et singulièrement en France : désarmement nucléaire, action pour le climat, réalisation de tous les droits humains (la santé, l’éducation,…).

Comme le soulignent les Hibakusha (survivants d’Hiroshima et Nagasaki) dans leur appel international de 2016 pour l’élimination des armes nucléaires qui a recueilli des millions de signatures à travers le monde « Aujourd’hui, l’humanité se trouve à la croisée des chemins. Ou nous sauvons notre planète bleue telle qu’elle est, avec tous ses êtres vivants, ou bien nous nous acheminons vers l’autodestruction. Les armes nucléaires pourraient éliminer l’espèce humaine, ainsi que toutes les autres créatures vivantes. Elles pourraient détruire l’environnement et transformer la terre en une planète morte. »

Tous les États du Monde et en particulier les 9 pays possédant l’arme nucléaire, dont la France, doivent ratifier le Traité sur l’Interdiction des Armes Nucléaires adopté le 7 juillet 2017 par l’Assemblée Générale de l’ONU qui a su résister aux immenses pressions des 9 pays possédant l’arme nucléaire (Russie, USA, Grande-Bretagne, France, Chine, Pakistan, Inde, Corée du Nord, Israël).

Les Français.e.s sont à 76 % favorables au désarmement nucléaire et à 67 % favorables à ce que la France signe et ratifie le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (sondage Ifop/La Croix/Planète Paix).

En cette période de grave crise climatique, économique, sanitaire nous voulons la paix, car la paix est la seule solution pour la planète. Nous voulons la réorientation effective des moyens des pays les plus riches pour la justice sociale, la résolution des défis climatiques, la sécurité alimentaire, sanitaire, écologique, sociale basée sur la réalisation des droits humains.

Seul un véritable climat de paix est de nature à promouvoir la parole des citoyens et de leurs représentants, à tous les niveaux, du quartier à l’assemblée, dans l’entreprise ou dans les organisations internationales. Suivons-en cela l’engagement des Chiliennes et Chiliens qui aujourd’hui, 43 ans après le coup d’État militaire du 11 septembre 1973, avancent pour faire valoir des solutions démocratiques.

A l’appel du collectif national des marches pour la Paix

 A Angers (49), Blois (41), Bordeaux (33), Cahors (46), Chambéry (73), Château-Arnoux (04), Cherbourg-en-Cotentin (50), Corrèze (19), Embrun (05), Genève (Suisse), Grenoble (38), Hennebont (56), La Rochelle (17), Laragne (05), Marseille (13), Martigues (13), Montmélian (73), Nantes (44), Nevers (58), Nice (06), Paris (75), Rennes (35), Tarbes (65), Toulouse (31), Tours (37), Valenciennes (59), Venissieux (69)...


Plus d’informations sur les sites suivants : www.collectifpaix.org / www.21septembre.org / www.mvtpaix.org
Contacts mails : enmarchepourlapaix@mvtpaix.org / national@mvtpaix.org

 

dimanche 19 septembre 2021

Mineurs de Ceuta et Melilla : le piège de l'exploitation par le travail

Hassan à droite et son ami Rachid passent de longues heures à regarder les ferry du port de Melilla. Leur rêve : réussir à grimper dans l'un d'eux et rejoindre le continent européen. Crédit : InfoMigrants
Hassan à droite et son ami Rachid passent de longues heures à regarder les ferry du port de Melilla. Leur rêve : réussir à grimper dans l'un d'eux et rejoindre le continent européen. Crédit : InfoMigrants

Une enquête vient d'être ouverte contre des employeurs soupçonnés d'avoir imposé des conditions de travail illégales à un mineur non-accompagné marocain, à Melilla. Un cas typique des situations d'exploitation dans lesquelles se retrouvent de nombreux jeunes exilés dans les enclaves espagnoles. D'autant qu'avec les expulsions à la mi-août, beaucoup ont fui les centres d'accueil, et se trouvent en errance renforcée.

Un salaire de "10 euros par semaine, avec des journées de 10 heures, du lundi au samedi et parfois le dimanche". Un hébergement précaire dans un lieu "ancien, qui ne répondait pas aux normes de salubrité”. Telles étaient les conditions de travail d'un jeune marocain non-accompagné à Melilla, exploité par un fournisseur de produits alimentaires et ménagers, selon la préfecture de police relayée par l'agence Europa Press.

Resté six mois auprès de ce premier patron, le jeune a travaillé pour un second employeur, toujours dans le transport de marchandises, et avec les mêmes conditions salariales, pendant deux mois. Jusqu'à ce qu'un jour, faute de protection adaptée, il perde un doigt dans un accident du travail. Découverte à cette occasion, la situation du jeune fait désormais l'objet d'une enquête pour exploitation par le travail. La préfecture de police a souligné "l'extrême vulnérabilité" dans laquelle le garçon se trouvait.

Un cas typique de la situation de nombreux mineurs non-accompagnés à Ceuta et Melilla, selon Laura Bodendörfer, porte-parole d'Unicef et officier de protection des enfants. "Ces jeunes, partis d’une situation économique déjà précaire, cherchent une façon de poursuivre leur périple coûteux, ou simplement de survivre, de s'acheter à manger", décrit la responsable. "C’est souvent quand ils n’ont pas d’alternative, comme à Ceuta ou Melilla, qu’ils acceptent des situations d’exploitation par le travail ou se retrouvent pris dans l'exploitation sexuelle".

Une situation aggravée par les expulsions mi-août

L'exploitation sexuelle, "violence basée sur le genre", concerne surtout les jeunes filles victimes de leur "double vulnérabilité : être filles et enfants migrants", rappelle Laura Bodendörfer. De jeunes garçons peuvent aussi en être victimes. Si les réseaux d'exploitation sexuelle sont difficilement détectables, ils sont présents à Ceuta et Melilla, soupçonne fortement l'Unicef.

Pour le reste, "ces enclaves sont des endroits portuaires, donc tout ce qui est lié à l'économie du transport de marchandises" est propice à l'exploitation par le travail, relève la responsable. Comme dans le cas du jeune marocain.

La multiplication de ces situations est directement liée aux politiques migratoires. "Le grand problème c’est qu'avec les déportations illicites mi-août à Ceuta, beaucoup d'enfants, par peur, ont fui les centres d’accueil et vivent depuis dans la rue", explique Laura Bodendörfer.

>> À (re)lire aussi : À Ceuta, "des enfants sont partis des centres d'accueil pour éviter les renvois"

Certes, aujourd'hui, le jugement suspendant ces expulsions a été confirmé ; et ces dernières n'ont plus cours. Mais selon diverses sources, au moins 200 jeunes seraient ainsi sortis des radars du personnel des centres d'accueil. Une errance renforcée, qui profite aux réseaux de traite des êtres humains et d'exploitation par le travail.

"Dissimuler les victimes"

Détecter ces situations est extrêmement compliqué. Dans le cas du jeune marocain, selon les autorités policières, l’employeur lui aurait demandé de mentir à l'hôpital en expliquant qu’il s’était coupé le doigt en montant dans un camion vers l'Espagne. Un mensonge marchandé contre une importante somme d’argent. Le jeune aurait livré cette fausse version, sans jamais toucher par la suite l'argent promis. 

"Il y a toujours une dissimulation de la victime : on essaie de cacher ses traces", commente Laura Bodendörfer. En règle générale, ce sont les forces de l'ordre qui mettent le doigt sur les réseaux ; les enfants, eux, les dénoncent rarement. "Ces enfants peuvent être dans une incompréhension de leur situation, et ne se rendent pas compte qu'ils sont exploités. Ou bien ils le savent, mais ils font l'objet de menaces. C'est très difficile de s'en sortir", résume la responsable.

C'est ainsi que se maintient ce que l'on appelle une "économie de l'ombre", puissante, et difficile à démanteler, car elle répond aussi à des enjeux de survie pour les exilés.

 

Et aussi

 

Enfants de la rue au Maroc : Bientôt enfin un programme de réinsertion et de prise en charge ?

Enfants de la rue : Bientôt un programme de réinsertion  et de prise en charge

Le phénomène des enfants de la rue continue de prendre de l’ampleur ces dernières années.

Depuis le début de la crise sanitaire, il atteint des proportions alarmantes et devient plus visible. Victimes de violences psychologique et physiques, d’abus sexuel et de crimes… ces enfants, sans acte de naissance, sans livret de famille, sans carte d’identité, sont aussi des acteurs. 

C’est dans ce contexte qu’un appel à consultation vient d’être lancé par le bureau de l’Unicef au Maroc à la demande du ministère de la solidarité, du développement social, de l’égalité et de la famille, pour la mise en œuvre d’un programme de formation au profit des acteurs de la protection de l’enfance et les organisations de la société civile. L’objectif étant de doter ces acteurs concernés des connaissances, compétences et aptitudes nécessaires pour fournir aux enfants en situation de rue des services de qualité en matière de prévention, détection, prise en charge et réinsertion.

Le programme de formation visera au total 252 travailleurs sociaux et cadres associatifs issus des établissements de protection sociale (EPS) pour enfants en situation difficile, délégations de l’Entraide nationale, Centres d’accompagnement pour la protection de l’enfance (CAPE), Samu d’assistance sociale pour enfants au niveau de Tanger, de Meknès, de Casablanca, de Salé et de Taroudant. Le programme ciblera aussi les associations, partenaires du ministère œuvrant dans le domaine de la protection des enfants en situation de rue. «La formation accordera une attention particulière à l’approche droits humains, égalité des sexes et cycle de vie», lit-on dans le document.
Il faut noter que des statistiques actualisées sur le fléau des enfants de la rue ne sont pas disponibles.

D’ailleurs, le Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH), en 2014, avait estimé que 7.226 personnes étaient sans abri au Maroc, dont 12,3% d’enfants et de jeunes de moins de 19 ans (dont 5,6% de moins de 15 ans). Ainsi, environ 888 enfants sont en situation de rue. L’analyse de la situation des enfants au Maroc en 2019, conduite par l’Observatoire national du développement humain, l’Observatoire national des droits de l’enfant et l’Unicef, montre que parmi les enfants en situation difficile, ceux qui sont en situation de rue sont les plus vulnérables. «Les chiffres produits par le RGPH sont en contraste avec les données des organisations de la société civile, qui estiment le nombre des enfants en situation de rue à 25.000 en 2015. Ce décalage s’explique en partie par le fait que la plupart des enfants vivant dans la rue ont encore un contact avec leur famille et rentrent chez eux plus ou moins régulièrement. La plupart sont des garçons, comme le signalent les organisations de la société civile qui œuvrent dans ce domaine», explique la même source.

Rappelons que lors de la période du confinement à cause de la pandémie de Covid-19, le ministère de la solidarité, du développement social, de l’égalité et de la famille a lancé, en fin mars 2020, un «plan d’action de prévention et de protection des enfants en situation de précarité contre les répercussions sociales de la pandémie de Covid-19», en coordination avec l’Entraide nationale, les autorités locales et de nombreuses associations. Ainsi une campagne nationale d’assistance et d’hébergement de tous les enfants en situation de rue a été menée. De ce fait, l’ensemble des enfants en situation de rue au niveau national ont été pris en charge au niveau des EPS, de centres d’accueil d’urgence provisoire ou réintégrés au sein de leurs familles.

 

Indigne !

Indigne !

                


De façon cyclique, quasi obsessionnelle, usant d’une propagande éculée et belliqueuse, le Maroc s’acharne à porter atteinte à l’Algérie, à son peuple, à L’État national et à ses institutions. Un comportement hystérique qui ne prend même pas la peine de camoufler ses intentions.

Éternel récidiviste, ses actes, mus par une rancune tenace à l’égard de notre pays, ne se comptent plus. Il a fait de son territoire une plateforme permettant à des puissances étrangères de tenir des propos hostiles à l'Algérie. Il suffit juste de citer deux cas.

«Depuis 1948, aucun responsable israélien n'a fait de déclaration hostile à un pays arabe à partir d'un autre pays arabe», s'était indigné Ramtane Lamamra, faisant référence aux propos tenus par le ministre des Affaires étrangères de l’entité sioniste sur l'Algérie lors d'une visite à Rabat.

Le scandale d'espionnage, dévoilé par le consortium de médias Forbidden Stories et Amnesty International, a révélé que le Maroc a ciblé 6.000 Algériens, dont de hauts responsables.

N’ayant plus aucun argument pour justifier aux yeux du monde sa colonisation féroce du territoire sahraoui, les arrestations politiques de militants indépendantistes, les enlèvements, les harcèlements et le pillage des ressources de la RASD, le royaume chérifien n’hésite plus à distiller des mensonges à propos des réfugiés sahraouis.

Intervenant à la 82e réunion du comité permanent du Programme du HCR à Genève, le représentant de la délégation algérienne a condamné énergiquement l’attitude outrageante de la délégation marocaine pour entacher la crédibilité et le bien-fondé de l’opération du HCR en Algérie.

La délégation marocaine oublie que l'Algérie a été distinguée en sa qualité de pays qui abrite le plus ancien camp de réfugiés du continent. Cette consécration est intervenue lors de la célébration par l’Union africaine du thème de l’année 2019 «Année des réfugiés, rapatriés et personnes déplacées internes : pour des solutions durables aux déplacements forcés en Afrique», qui coïncidait avec la commémoration du 50e anniversaire de la Convention de l'OUA de 1969 régissant les aspects propres aux problèmes des réfugiés en Afrique.

La Commission africaine des droits de l'homme et des peuples rendait un hommage appuyé à la générosité et à l'hospitalité du peuple algérien, à l’engagement de notre pays en faveur des réfugiés et des demandeurs d'asile, qu'il s'agisse des représentants de mouvements de libération, d'opposants politiques, de ressortissants palestiniens et syriens, mais aussi et surtout des dizaines de milliers de réfugiés sahraouis qu'il accueille dans des camps dans la région de Tindouf depuis des décennies. Il s'agit plus spécifiquement d’une juste reconnaissance de la solidarité de l’Algérie en faveur des réfugiés sahraouis, et surtout d’un rappel à la communauté internationale de la situation de ces réfugiés qui attendent, depuis très longtemps, leur rapatriement, librement consenti dans le cadre de la mise en œuvre d’une solution durable à leur sort, basée sur le droit à l’autodétermination.

EL MOUDJAHID

 

jeudi 16 septembre 2021

Naissance aux Etats-Unis d'un collectif pour la défense du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination

Publié le : mardi, 14 septembre 2021 
Naissance aux Etats-Unis d'un collectif pour la défense du droit du peuple  sahraoui à l'autodétermination

WASHINGTON- Un nouveau collectif pour la défense du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination a été créé aux Etats-Unis avec pour objectif primordial d'inverser la décision de l'ex-président américain Donald Trump sur le Sahara occidental occupé et reconnaître la République arabe sahraouie démocratique (RASD), "La campagne pour mettre fin à l'occupation marocaine du Sahara occidental a annoncé officiellement sa formation en tant que collectif de défense du droit à l'autodétermination du peuple du Sahara occidental, ancienne colonie espagnole", indique le collectif dans un communiqué relayé par Freewesternsahara.org.

"Notre campagne est unique car elle dépasse la sphère partisane aux États-Unis et rassemble un groupe d'activistes, d'universitaires et de célébrités qui sont convaincus non seulement que les Sahraouis doivent retrouver la liberté, mais qu'il n'y aura pas de paix dans le nord-ouest de l'Afrique, en l'absence de l'autodétermination pour le peuple du Sahara occidental", explique le co-président du collectif Bill Fletcher, Jr, ancien président du Forum TransAfrica, cité dans le communiqué.

Bien que les membres appartiennent à des univers différents, ils partagent beaucoup de choses en commun : "Nous croyons au droit à l'autodétermination, que le chemin de la paix et de la sécurité en Afrique du Nord commence par le respect des libertés fondamentales que tous les peuples méritent, y compris les Sahraouis. Ils (les Sahraouis) ont inclus dans leur propre constitution l'égalité en droit pour les femmes et d'autres libertés fondamentales, ils méritent bien notre soutien", soutient  de son coté la co-présidente Suzanne Scholte, militante de longue date des droits de l'homme et présidente de la Defense Forum Foundation.

" La formation de la campagne a été catalysée par plusieurs facteurs, notamment la violation par le Maroc de l'accord de cessez-le-feu de 1991 de l'ONU, la reprise du conflit armé et la reconnaissance unilatérale de l'ex-président des Etats-Unis, Donald Trump, de la prétendue souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental", explique le collectif.

"Nous, les gens de conscience, avons décidé que c'était assez", ont déclaré Fletcher et Scholte. La preuve est  que " la Campagne a déjà attiré des membres distingués de gauche et de droite", relèvent-ils.

Le nouveau collectif pour la défense du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination s'est assigné des objectifs primordiaux qui portent sur le retrait du Maroc du Sahara Occidental, le transfert de l'autorité à la République sahraouie conformément à la Charte de l'Union africaine, et le retour rapide des réfugiés sahraouis et de la diaspora sahraouie dans leur pays.

Les membres appellent  également à mettre fin à l'aide américaine au Maroc qui pourrait être utilisée pour faire avancer une revendication illégale au Sahara occidental ou nuire au peuple sahraoui.

Et définissent trois objectifs immédiats:  'inverser la décision de Trump sur Sahara occidental, reconnaître la République sahraouie, bloquer toute vente à caractère militaire ou aide étrangère au Maroc qui pourrait être utilisée contre les Sahraouis et pour contrôler le territoire et encourager les organisations internationales, y compris le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), à dépêcher des missions au Sahara Occidental pour assurer la protection de la population civile.