lundi 20 novembre 2017

Tragédie à Essaouira: au moins 15 morts et de nombreux blessés après une bousculade pour l'aide alimentaire


Dimanche 19 novembre 2017 à 14h39

 
Tragédie à Essaouira: au moins 15 morts et de nombreux blessés après une bousculade pour l'aide alimentaire
C'est un choc. On a du mal à trouver les mots pour décrire ce qui est arrivé. Ce drame est celui du Maroc que l'on ne veut plus voir, pour lequel nous devons tous agir. Voici les premières infos de source officielle.

Une distribution de produits alimentaires, dans le souk hebdomadaire de Sidi Boulaalam par une association locale, à 25 km d'Essaouira, a provoqué une bousculade. Bilan: de nombreux morts et blessés. Le bilan le plus récent (15H) et de source officielle (ministère de l'Intérieur) évoque 15 morts et 5 blessés. Selon une source hospitalière contactée par Médias24 à Marrakech, le nombre de blessés est au moins de 40 dont 5 dans état grave.
Des sources non officielles indiquent à Médias24 que le mécène qui a procédé comme chaque année à une distribution de produits alimentaires est interrogé par les autorités ou par la gendarmerie.
La distribution de cette année a attiré une foule plus importante que d'habitude, peut-être en raison de la crainte de la sècheresse. Une foule estimée selon des témoins oculaires, à plusieurs milliers de personnes. 
 
Les photos ci-dessous proviennent de la page Facebook Essaouira en ligne tv.
Le drame s'est déroulé ce dimanche matin 19 novembre 2017.
Le Roi Mohammed VI a immédiatement réagi en donnant ses instructions aux autorités compétentes pour prendre toutes les mesures qui s'imposent au profit des blessés et des familles. Le Roi prendra en charge la totalité des frais d'hospitalisation, de traitement et d'obsèques.
Le parquet et le ministère de l'Intérieur ont chacun ouvert une enquête.

samedi 18 novembre 2017

Les familles des détenus du Hirak privées d'autocar

Les familles des détenus du Hirak privées d'autocar

Le CNDH ne mettra plus à disposition des familles des détenus du Hirak le car qui les transportait d'Al Hoceima jusqu'à la prison d'Oukacha. Une décision jugée "injuste"par le comité de soutien.

Le Conseil national des droits de l'Homme (CNDH) a décidé de suspendre les navettes qui assuraient chaque semaine le transport des familles des détenus du Hirak depuis Al Hoceima pour la prison d'Oukacha à Casablanca.
Le CNDH a annoncé sa décision dans une lettre datée au 16 novembre et adressée à Farid El Hamdioui et Mohammed Ahemjik, membres du comité de soutien aux familles des détenus. "Il a été noté que le CNDH ne recevait pas la liste des voyageurs dans les délais convenus. De plus, le car transporte des personnes qui ne sont pas concernées par les visites et n'ont aucun lien de parenté avec les détenus", écrit le président du conseil Driss El Yazami dans cette lettre dont Telquel.ma détient copie. "Les responsables du CNDH en charge du suivi du dossier ont alerté à plusieurs reprises sur les remarques précitées", poursuit le document.
Farid El Hamdioui se dit "étonné" de cette décision. "Nous avons toujours délivré la liste des voyageurs à temps. Une liste que l'administration des prisons, le CNDH et le CRDH valident avant chaque voyage. Maintenant, il est vrai que depuis le début des procès, on a accusé du retard à délivrer la liste deux ou trois fois, car certaines familles tardaient à confirmer leur déplacement", nous explique-t-il.
Interrogé sur la présence de personnes n'ayant aucun lien de parenté avec les détenus à bord du bus du CNDH, Farid El Hamdioui répond que "les quelques rares personnes qui n'ont pas de lien avec les familles et qui ont pu faire le voyage présentaient des procurations".
"Les arguments du CNDH pour nous priver de ce car sont injustes et sans consistance. Faire le voyage d'Al Hoceima à la prison de Casablanca n'est pas une partie de plaisir. On ne fait pas le déplacement pour jouer aux touristes. On prend la route mardi soir et après les visites du mercredi, on rebrousse chemin, c'est un voyage pénible", nous confie le membre du comité de soutien aux familles des détenus du mouvement de contestation dans le rif. Ce dernier a d'ailleurs envoyé le 17 novembre une réponse au CNDH.
À Oukacha, les choses ont commencé à  changer aussi selon Farid El Hamdioui. Lors de sa dernière visite le 15 novembre, ses détenus se plaignent de la qualité de leur alimentation, mais aussi des retards accusés par la livraison de produits qu'ils achètent au sein de la prison, rapporte-t-il. "Cela fait 3 semaines que l'administration de la prison interdit les paniers que les familles apportent à leurs enfants", précise El Hamdioui.
La décision de la suspension du car n'est toutefois pas définitivement close. Driss El Yazami propose une réunion le 21 novembre pour la discuter avec les membres du comité. Les familles des détenus devront se débrouiller en attendant qu'une solution soit trouvée.

Des ONG israéliennes publient un rapport accablant sur les tortures subies par les enfants palestiniens


<:image_article{article=|couper{80}}:>
Les nombreux témoignages accusant le régime sioniste d’appliquer systématiquement la torture sur des enfants mineurs Palestiniens sont restés lettre morte et n’ont pas eu l’empathie souhaitée.
La communauté internationale est aux abonnés absents pendant que des enfants sont arrachés à leurs parents et jetés en prison sans raison.

Mais peut-être que le rapport rédigé par deux associations israéliennes des droits de l’Homme sur les cas de torture, les conditions d’arrestation ; d’interrogatoire et de détention d’enfants Palestiniens de Jérusalem Est par l’Etat sioniste, permettra de dévoiler enfin la face caché du pays le plus « démocratique » de la région ?
B’Tselem et Hamoked, ont intitulé leur rapport «  Sans défense  » à l’image de ces milliers d’enfants Palestiniens dont l’Etat sioniste bafoue quotidiennement les droits et qui sont sans défense face à la machine de guerre sioniste.

Les ONG ont listé un à un les sévices endurés chaque jour par les adolescents Palestiniens. Des atrocités dignes de celles que le régime nazi faisait subir à ses victimes.
• Enfants tirés de leur lit au milieu de la nuit et traînés menottes aux poignets
• Attentes interminables avant les interrogatoires
• Enfants mineurs interrogés sans la présence d’un avocat ou des parents
• Parents non informés , menacés et agressés physiquement et verbalement
• Enfants détenus illégalement dans des conditions atroces et coupés du monde
• Adolescents contraints de signer des aveux pour des jets de pierres dans une langue qu’ils ne parlent pas
• Enfants jugés par des tribunaux militaires
•Prolongation systématique de la détention provisoire même en cas d’arrestation injustifiée ou suite à des plaintes pour brutalité ou torture. Les mandats d’arrêt sont dans certains cas déjà prêts lorsque les arrestations sont planifiées à l’avance et les tribunaux ont ratifié la détention provisoire des mineurs avant même qu’ils ne soient arrêtés.

Les deux ONG israéliennes ont pu établir un rapport très détaillé sur base de 50 témoignages d’adolescents de Jérusalem Est arrêtés et interrogés entre mai 2015 et octobre 2016.
B’Tselem et Hamoked rappellent en outre que l’Etat sioniste fait abstraction du droit israélien lorsqu’il s’agit des Palestiniens qui ne disposent d’aucun moyens de défense.

«  Cet aspect de la vie à Jérusalem Est ne peut être séparé de l’ensemble de la politique israélienne dans la ville  », commente en conclusion le rapport.
Celui-ci met en exergue les injustices auxquelles sont confrontés en permanence les Palestiniens et plus particulièrement les enfants mineurs de Jérusalem Est.


profil de Zoubida Salhoume
Auteur : Zoubida Salhoume
Posté le : 2 novembre 2017
Catégorie : Politique

Entre la France et le Maroc, des “liaisons dangereuses” La République de Sa Majesté, d’Omar Brouksy

 CULTURE ET COMMUNICATION 
CULTURE ET COMMUNICATION /
Date de publication sur Tlaxcala : 16/11/2017



Rachida El Azzouzi


Le journaliste marocain Omar Brouksy signe La République de Sa Majesté, un livre à charge sur les réseaux d’influence entre la France et le Maroc. Il consacre un chapitre à l’affaire impliquant deux journalistes français soupçonnés d’avoir fait chanter le roi du Maroc et déboutés le 10 novembre.
Le Premier ministre français Édouard Philippe au Maroc le 16 novembre.
Bilan :
la signature de 22 accords

Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy, Rachida Dati, les époux Balkany, Bernard-Henri Lévy, Dominique Strauss-Kahn, Jack Lang, Élisabeth Guigou, Jamel Debbouze, Najat Vallaud-Belkacem, Xavier Beulin… Voilà quelques-unes des nombreuses personnalités épinglées pour se faire les avocates complaisantes de la monarchie chérifienne, dans le dernier livre du journaliste marocain Omar Brouksy. Reconverti dans l’enseignement tant il est devenu difficile de pratiquer le journalisme indépendant au Maroc, Omar Brouksy, ancien rédacteur en chef du Journal hebdomadaire, puis journaliste à l’AFP, signe aux éditions du Nouveau Monde La République de Sa Majesté – France-Maroc, liaisons dangereuses.
Dans ce réquisitoire, il explore et détaille, sans révélations particulières, mais avec rigueur et minutie, les réseaux extrêmement bien développés du pouvoir marocain en France, une diplomatie parallèle, forgée par un homme en particulier, André Azoulay, conseiller de Hassan II puis de Mohammed VI, père de l’ancienne ministre française de la culture récemment élue à la tête de l’Unesco. Un voyage au cœur de l’élite française politique, médiatique, culturelle et économique qui ne recule ni devant les invitations dans les palaces du royaume ni devant les contrats juteux, et se fait fort de vendre l’image d’un Maroc « moderne », « ouvert », « progressiste » en fermant les yeux sur les violations des droits humains et la machine répressive à l’œuvre dans le pays.
Omar Brouksy revient notamment sur une affaire qui a défrayé la chronique, qui impliquait Catherine Graciet, 42 ans, et Éric Laurent, 69 ans, ces deux journalistes français soupçonnés d’avoir fait chanter le roi du Maroc. Arrêtés à l'été 2015 à la sortie d’un palace parisien, chacun en possession d'une avance de 40 000 euros en coupures de 100 euros et d'un « contrat » signé dans lequel ils s'engageaient « à ne plus rien publier sur le royaume », ils ont été mis en examen pour chantage et extorsion de fonds. Omar Brouksy leur consacre un chapitre entier : « Les prédateurs du prédateur », et reproduit notamment l’intégralité des enregistrements en possession de la justice, réalisés à l'insu des deux journalistes par un des avocats de Mohammed VI, Hicham Naciri, avec son téléphone portable. On entend Graciet et Laurent s’engager à ne pas publier de livre sur Mohammed VI, sa famille, ses affaires, et négocier leur silence à hauteur de trois, puis deux millions d’euros, concluant la transaction par un « on est riches, on est riches ! » avant d'être arrêtés par les policiers.
Depuis plusieurs mois, la recevabilité de ces enregistrements clandestins est au cœur d’une bataille judiciaire. En septembre 2016, la Cour de cassation, la plus haute juridiction française, remettait en cause leur validité au motif qu'ils avaient été réalisés avec « la participation indirecte » des enquêteurs français, et cela « sans le consentement des intéressés », alors qu'il s'agissait « de propos tenus par eux à titre privé ». Selon la Cour de cassation, cela « porte atteinte aux principes du procès équitable et de la loyauté », conformément à l'article 6 de la Convention européenne des droits de l'homme. Mais, quelques mois plus tard, en février 2017, la cour d'appel de Reims a cassé cet arrêt, jugeant recevables les enregistrements.
Vendredi 28 octobre, la Cour de cassation devait se prononcer à nouveau, après un pourvoi des journalistes en réaction à la décision de la cour d'appel de Reims. Preuve de la complexité du dossier, elle s'est réunie en assemblée plénière, c’est-à-dire devant toutes ses chambres, et pour la dernière fois car sa décision (consultable ici), rendue ce vendredi 10 novembre, ne peut désormais plus être contestée. Elle tranche en faveur du roi du Maroc et déboute les deux journalistes, estimant « que le concept de “participation”, même indirecte, suppose l’accomplissement, par les enquêteurs d’un acte positif, si modeste soit-il ; que le seul reproche d’un “laisser faire” des policiers, dont le rôle n’a été que passif, ne peut suffire à caractériser un acte constitutif d’une véritable implication ». Le dossier va désormais retourner entre les mains des juges d'instruction, qui pourront soit renvoyer l'affaire devant un tribunal, soit prononcer un non-lieu.
article image
Omar Brouksy tentant de faire son travail lors d'un sit-in de protestation devant le parlement marocain, il y a quelques années
Entretien avec Omar Brouksy, suivi de deux extraits
Mediapart : Au-delà du discrédit qu'elle jette sur la profession de journaliste, que nous dit l’affaire Graciet-Laurent sur la pratique de ce métier dans un pays comme le Maroc ?
Omar Brouksy : C’est une grande déception. Catherine Graciet a travaillé en tant que journaliste au Journal hebdomadaire, un journal indépendant, asphyxié économiquement par le pouvoir, dont j'ai été le rédacteur en chef. Je la connais très bien et elle connaît très bien le risque des journalistes indépendants au Maroc. Appeler le palais pour recouper des informations, OK, mais marchander non pas le prix du silence mais le prix de la non-publication d’informations, c’est jeter le discrédit sur un métier, mais aussi sur des gens qui prennent des risques pour informer de manière fiable et indépendante. Ils ont porté atteinte à tous les journalistes qui essaient de documenter le Maghreb, des pays où cela n’est pas facile. Je n’avais pas prévu de faire un chapitre sur cette sordide histoire, mais lorsque j’ai eu en ma possession les enregistrements, je ne pouvais pas ne pas en parler. Je pense que le roi était prêt à payer deux, trois millions d’euros s’ils avaient des informations compromettantes. Mais lorsque l’avocat a vu qu’ils n’en avaient pas, il a décidé de leur tendre un piège.
Cette affaire montre combien les liaisons France-Maroc peuvent être dangereuses. C'est d'ailleurs le sous-titre de votre ouvrage. Pourquoi qualifier de la sorte tous les liens entre les deux pays ?
Parce que les liaisons entre les deux pays affaiblissent tous les courants démocratiques. Quand vous avez quelqu’un comme Bernard-Henri Lévy, avec tout son réseau d’influence médiatique, qui défend la monarchie, présente le roi comme le plus grand démocrate de toute la région du Maghreb, quand vous avez quelqu’un comme Jamel Debbouze qui tient un discours de glorification de la monarchie, il est difficile de présenter la réalité du régime marocain. Il s’agit d’une monarchie absolue, qui ne respecte pas les droits humains, qui lamine les médias. 
/article.asp?reference=22072
 

Lettre ouverte à Edouard Philippe : « Rappelez au Maroc que les prisonniers politiques sahraouis doivent être traités dignement »



Le Collectif international d’avocats en soutien aux détenus de Gdeim Izik interpelle le premier ministre français, en visite à Rabat.

image: http://img.lemde.fr/2017/11/16/229/0/4885/2439/768/0/60/0/3cdb562_24572-u3u4vr.qj20tz9f6r.jpg
Les premiers ministres marocain, Saadeddine Al-Othmani (dr.), et français, Edouard Philippe (g.), à Rabat, le 16 novembre 2017.
image: http://img.lemde.fr/2017/11/16/229/0/4885/2439/768/0/60/0/3cdb562_24572-u3u4vr.qj20tz9f6r.jpg

Monsieur le Premier Ministre,

Les 15 et 16 novembre 2017 se tient, à Rabat, la 13e édition de la Haute Commission mixte à laquelle vous participerez aux côtés d’hommes d’affaires français.
Nous, membres du Collectif international d’avocats en soutien aux prisonniers politiques de Gdeim Izik, souhaitons attirer votre attention sur la situation des dix-neuf détenus.
Nous ne reviendrons pas sur les conditions du procès en appel à l’issue duquel ils ont été condamnés à de très lourdes peines (vingt ans de prison à la perpétuité), peines prononcées à l’issue d’un procès inéquitable marqué, notamment, par l’exclusion violente des deux avocates françaises de la défense.
Aujourd’hui, les informations qui nous parviennent sur les conditions de détention des prisonniers sont alarmantes.
L’état de santé de plusieurs d’entre eux est très préoccupant, notamment parce qu’ils ne reçoivent plus les traitements médicaux adaptés à leurs pathologies : maladies cardiaques, maladies rénales, hypertension, asthme sévère, ainsi que de multiples pathologies résultant des tortures subies (rectorragie, douleurs à la plante des pieds, hypersensibilité des yeux).
Les prisonniers sont aujourd’hui encore soumis à des traitements inhumains et dégradants de la part des geôliers marocains. Plusieurs d’entre eux sont dorénavant détenus avec des prisonniers violents et craignent pour leur vie – nous nous interrogeons d’ailleurs sur les raisons de cette soudaine détention avec des criminels extrêmement violents.
Monsieur le Premier Ministre, Mesdames et Messieurs les Ministres, vous n’ignorez pas que le royaume du Maroc a été condamné par le Comité contre la torture de l’ONU pour avoir torturé et condamné sur la base d’aveux obtenus sous la torture Naama Asfari, l’un des dix-neuf prisonniers.



vendredi 17 novembre 2017

Drôle de titre pour un ouvrage consacré au peuple du Sahara occidental et à la répression qu’il subit de la part de l’armée et de la police marocaines

Centre d’Information

 Inter-Peuples Grenoble








Drôle d’occupation pour une grand-mère... Histoires de prisonniers politiques saharaouis, petite histoire du conflit

Publié le : , par  Marc Ollivier
Marie-Jo Fressard vient de publier un ouvrage [1] aux éditions APSO qui nous fournit une riche documentation tout en nous restituant sans détours ses sentiments personnels sur les histoires qu’elle a recueillies. On pourrait aussi trouver que c’est un drôle de titre pour un ouvrage consacré au peuple du Sahara occidental et à la répression qu’il subit de la part de l’armée et de la police marocaines depuis plus de quarante ans.
Son autrice, Marie-Jo Fressard, est connue pour avoir déjà publié un livre aux éditions Antidote, stigmatisant la politique répressive du régime marocain contre sa propre population. Intitulé "Marraine des deux plus anciens détenus politiques marocains", il raconte tout ce qu’elle a vécu et appris en décidant de proposer son marrainage à deux détenus politiques marocains pendant les cinq dernières années de leurs 25 ans d’emprisonnement.
Après la libération de ses deux "filleuls" marocains, Marie-Jo a décidé d’adopter la même démarche pour dénoncer le comportement de la monarchie marocaine et de ses protecteurs (en particulier la France républicaine…) vis à vis du Sahara occidental, cette ancienne colonie espagnole que le roi Hassan II a décidé d’occuper en 1975.

C’est pourquoi elle se retrouve aujourd’hui marraine de trois Sahraouis

Deux prisonniers politiques et un sportif de haut niveau qui a dû s’expatrier pour échapper à la police marocaine. Et dans cette nouvelle publication avec son drôle de titre, elle s’appuie sur les aventures et les souffrances de ses filleuls sahraouis et de leurs familles pour raconter comment leur peuple s’est vu spolié de son droit à l’autodétermination, de sa terre et de ses richesses naturelles, et de toute possibilité (jusqu’à aujourd’hui) de construire lui-même son destin.

Un des intérêts majeurs du livre de Marie-Jo Fressard est son chapitre préliminaire consacré à l’histoire récente du territoire.
Au cours d’une vingtaine de pages sont rappelés les jalons essentiels du conflit, depuis l’époque précoloniale jusqu’à nos jours, ce qui est très utile pour les lecteurs francophones, car comme l’écrit Marie-Jo : "Il y a une vingtaine d’années, après avoir lu quelques articles qui salissaient les Sahraouis, leur pays, leur république, j’ai commencé à avoir des doutes. Des mensonges sont propagés, mais pourquoi ? Et pourquoi de si rares informations ? Pourquoi on n’en parle pas dans nos médias ?". 


Lire la suite :  < http://www.ciip.fr/spip.php?article1425 >.

jeudi 16 novembre 2017

Conditions de détention alarmantes des prisonniers sahraouis : Un collectif international d’avocats interpelle la France



Le représentant du Polisario en Russie dénonce l’obstination du Maroc

Un collectif international de 17 avocats a interpellé hier le Premier ministre français Edouard Philippe ainsi que ses ministres, à la veille de son déplacement au Maroc, sur les conditions de détention «alarmantes» des prisonniers politiques sahraouis. Dans un appel publié par L’Humanité, les avocats français, belges, espagnols, italien et allemands, ont indiqué, à l’occasion de la tenue mercredi et jeudi à Rabat de la 13e édition de la Haute commission mixte, que l’état de santé de plusieurs des prisonniers politiques sahraouis détenus aux Maroc est «très préoccupant», parce qu’ils ne reçoivent plus, selon eux, les traitements médicaux adaptés à leurs pathologies. 
Ils lui demandent à cet effet d’évoquer, au cours de sa visite, la situation des droits de l’Homme au Maroc, qui «ne saurait être décolérée de toute coopération diplomatique et économique», et de rappeler au royaume du Maroc «l’impérieuse nécessité d’accorder aux prisonniers politiques sahraouis, un traitement digne et respectueux des droits de l’Homme, de les préserver de toute forme de torture et de traitements inhumains, et de leur assurer un accès effectif aux traitements médicaux indispensables à leur survie». «Condamner des êtres humains à une vie d’emprisonnement est une sentence suffisamment lourde. Tout autre traitement inhumain et dégradant, et toute mise en danger de la vie des détenus, sont indignes des principes que notre pays entend défendre à travers le monde», ont-ils affirmé. Le collectif international des avocats a indiqué que les prisonniers «sont aujourd’hui encore soumis à de traitements inhumains et dégradants de la part des geôliers marocains», précisant que plusieurs d’entre eux sont détenus avec des prisonniers violents et craignent pour leurs vies. Les avocats ont rappelé que le Maroc a été condamné par le comité contre la torture de l’ONU pour avoir torturé et condamné sur la base d’aveux obtenus sous la torture Naâma Asfari, l’un des dix-neuf prisonniers.

Le représentant du Polisario en Russie dénonce l’obstination du Maroc
Le peuple sahraoui est «déterminé à poursuivre sa lutte pour son indépendance, si l'occupant marocain continue à faire fi des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU qui affirment le droit du peuple du Sahara occidental à l'autodétermination», a indiqué mercredi à Moscou le représentant du Front Polisario en Russie. Dans une déclaration publiée à l'occasion du 42e anniversaire de la signature des accords tripartites de Madrid (14 novembre 1975) qu'il a qualifiés d' «odieux» pour avoir «consacré l'occupation illégale du Sahara occidental par le Maroc», M. Mohamed Fadhel Ali Salem a dénoncé «l'obstination des autorités marocaines à poursuivre leur politique d'oppression et de déni flagrant de la légalité internationale». «Si les Nations Unies ne peuvent contraindre le Maroc à respecter les principes du droit international, le peuple sahraoui reste, quant à lui, déterminé à poursuivre sa lutte pour l'indépendance», a indiqué M. Mohamed Fadhel qui a rappelé que le 6 septembre 1991, soit après 16 années de guerre, un traité de paix avait été signé entre le Polisario et le Maroc sous les auspices des Nations Unies qui ont institué une Mission des Nations Unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (MINURSO).


mercredi 15 novembre 2017

La violence carcérale faite aux familles des détenus. La convention de l’Onu relative aux Droits de l’enfant n’est -elle pas d’application pour les enfants des détenus ?

Luk Vervaetassociation-accueil-familles-detenus-maison-d-arret-auxerre-photo-Jeremie-nger)


familles des détenus enfantsDans ces temps de dénonciation de la violence faite aux femmes, qui parle de la violence d’État faite aux femmes et aux familles de prisonniers ? Qui se réalise que, derrière chaque prisonnier, il y a une maman, une sœur, une épouse, un frère, des enfants ? Qui sont ces victimes cachées, invisibles, collatéraux de l’emprisonnement d’un proche ? Quels sont les effets pratiques, financiers, sociaux, émotionnels de l’enfermement sur la vie des familles des détenus ?
Avec un revenu en moins, dans une situation de déstabilisation ou de rupture de la vie conjugale et de la relation enfant-parent, ce sont souvent les femmes seules qui prennent sur elles toutes les responsabilités financières pour le ménage et les enfants.
Pour les détenus, elles sont souvent le seul lien avec le monde extérieur. Ce sont elles qui doivent assurer le maintien du contact entre le détenu et ses enfants.
Ce sont elles qui doivent amener le soutien financier et émotionnel en prison.
La plupart de ces femmes souffrent en silence. Si elles parlent, elles sont souvent stigmatisées et isolées à cause de leur relation avec un prisonnier. 

Et quid des enfants des prisonniers ?
relais enfants parents famillesPour protéger leurs enfants, certaines mamans ne racontent pas aux enfants que leur papa est en prison, mais qu’il est parti travailler dans un autre pays. D’autres enfants font de longs voyages avec leurs mamans pour rendre visite à leur père, souvent en transport public, avec au bout du voyage un environnement carcéral hostile. Il a été prouvé par de nombreuses études que le fait d’avoir un parent en prison pendant les premières dix ans de sa jeunesse, multiplie par trois le risque d’un « comportement anti-social et agressif » chez l’enfant. Quand les enfants sont confrontés avec un appauvrissement de la famille à cause de l’emprisonnement d’un proche, ceci peut contribuer au cycle intergénérationnel de pauvreté et de délinquance.
Apparemment, la convention de l’Onu relative aux Droits de l’enfant, entrée en vigueur le 2 septembre 1990, n’est pas d’application pour les enfants des détenus. On peut y lire (article 5) que les États signataires veillent à ce que les enfants aient le droit de recevoir « orientation et conseils appropriés » de leurs parents. Or, il n’en est rien. Les contacts avec un parent emprisonné sont rares. Ils se passent par téléphone, par une lettre, lors d’une visite, et certains perdent tout contact. Dans l’article 16 on peut lire que « Nul enfant ne fera l’objet d’immixtions arbitraires ou Journées nationales de la prison 2017illégales dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d’atteintes illégales à son honneur et à sa réputation. 2. L’enfant a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes. »


 Mais qui réalise les effets dévastateurs des articles à sensation dans les médias, les conséquences des rafles et des perquisitions souvent violentes et répétées de la police dans les maisons de suspects en présence des Résultat de recherche d'images pour "Farida Aarrass et Rachida Aarrass"enfants ? 
Sur ces problématiques, Farida Aarrass et Rachida Belliraj témoignent dans le cadre des Journées nationales de la prison. Avec un proche enfermé à 2500 km d’ici, elles vivent au carré tous les effets collatéraux pour les familles.


Le 23 novembre 2017 : Vernissage Hors Les Murs (17h) et Témoignages de familles (18h). 

  http://lepharedukanaal.com/ Quai des charbonnages, 40-1080 Bruxelles Le site des Journées nationales de la prison : http://www.jnp-ndg.be/index.php/fr/programme-calendrier/417  

 http://supermax.be/la-violence-carcerale-faite-aux-famille…/



mardi 14 novembre 2017

Le Sahara occidental, "la chasse gardée" de la France depuis Valéry Giscard d’Estaing


(auteur)

Paris, 14 nov 2017 (SPS) 
Le Sahara occidental, c’est "la chasse gardée" de la France depuis Valéry Giscard d’Estaing, a affirmé le journaliste marocain Omar Brouksy auteur du livre "La République de Sa Majesté, France-Maroc, liaisons dangereuses", qui met en exergue les réseaux d’influence entre la France et le Maroc. 
"Le Sahara occidental, c’est la chasse gardée de la France depuis Valéry Giscard d’Estaing. La France n’acceptera jamais qu’il y ait un État sahraoui ou que cette région ne soit pas contrôlée, soit par le Maroc, soit par la France", a expliqué dans un entretien au journal électronique Mediapart l’auteur du livre qui vient de paraître chez les "Éditions Nouveau Monde, relevant la "neutralité diplomatique de façade" de la France.
"Bien sûr, il y a une neutralité diplomatique de façade, mais en réalité, le dossier du Sahara est porté par la France, membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU", a-t-il ajouté, rappelant les efforts de la France au sein du Conseil de sécurité en 2015 pour que le projet de résolution sur l’élargissement du mandat de la Minurso à la surveillance des droits de l’Homme au Sahara occidental occupé soit retiré à la dernière minute.
"En 2015, les Américains, qui sont plutôt des alliés du Maroc, ont voulu imposer une résolution élargissant le contrôle des droits de l’homme à la Minurso, mais la France s’est déployée pour que ce projet soit retiré à la dernière minute par les Américains", a-t-il souligné, évoquant par ailleurs l'étendue des réseaux d'influence entre la France et le Maroc qui font que la réalité du Maroc est occultée par des personnalités françaises "qui ont accès aux médias de masse et qui faussent la vision que l’on doit avoir de la monarchie".
Pour cet auteur, qui a mis fin à son itinéraire journalistique après la parution de son premier livre intitulé "Mohammed VI derrière les masques", les liaisons dangereuses entre la France et le Maroc "affaiblissent tous les courants démocratiques" du royaume.
Il affirme que le régime marocain, est "une monarchie absolue, qui ne respecte pas les droits humains, qui lamine les médias", et "dépense un argent fou pour renforcer et maintenir" le réseau d’influence avec la France.


Espagne : des milliers de manifestants en faveur d’un référendum d’autodétermination au Sahara Occidental


Sahara peuple
Espagne. Une marche pour le peuple sahraoui. D. R.
Quelques milliers de personnes représentant les associations espagnoles solidaires avec le peuple sahraoui et des membres de la communauté sahraouie résidant en Espagne ont manifesté, samedi, à Madrid pour exiger l’organisation d’un référendum d’autodétermination au Sahara Occidental dans les plus brefs délais. 
De l’avenue Atocha au centre de Madrid, en se dirigeant vers la place emblématique de la capitale espagnole Puerta del Sol, les manifestants brandissant des drapeaux sahraouis, des banderoles sur lesquelles sont écrits des slogans demandant la paix pour le peuple sahraoui, le droit à l’autodétermination et la justice et le respect des droits de l’Homme dans les «territoires sahraouis occupés», ont également scandé «la paix et la liberté pour le peuple sahraoui», «le Maroc coupable et l’Espagne responsable», où sont les droits de l’Homme ?» et bien d’autres slogans mis en avant dans cette manifestation organisée chaque année à Madrid, pour dénoncer les accords tripartites de Madrid du 14 novembre 1975 par le biais desquels l’Espagne a cédé le territoire sahraoui au Maroc et à la Maurétanie.
Venus en milliers de toutes les villes espagnoles, les manifestants de tous âges ont mis en avant au cours de cette manifestation les souffrances endurées par le peuple sahraoui suite à ces accords qui ont permis au Maroc d’envahir et d’occuper illégalement le territoire sahraoui depuis 1975. Cette nouvelle manifestation se veut non seulement être un moyen de donner plus de visibilité à la cause sahraouie, selon ses promoteurs, en l’occurrence la Coordination espagnole de solidarité avec le Sahara Occidental (Ceas-Sahara), mais également une opportunité de lancer un appel de sensibilisation à l’opinion publique internationale pour les alerter sur la situation actuelle de la population sahraouie qui vit dépendante des aides humanitaires internationales.
 Lire la suite : https://www.algeriepatriotique.com/2017/11/11/espagne-milliers-de-manifestants-faveur-dun-referendum-dautodetermination-sahara-occidental/