mercredi 21 avril 2021

Sahara occidental: le Polisario demande "un cadre plus sérieux" pour les négociations

BRUXELLES - Le représentant du Front Polisario en charge de l'Europe et auprès de l'Union européenne, Oubi Bouchraya Bachir, a déclaré que le Conseil de sécurité devrait songer à "un nouveau cadre plus sérieux" pour les négociations en vue de résoudre le conflit du Sahara occidental, réaffirmant l'attachement du Front Polisario au droit du peuple sahraoui à l'autodétermination et à la feuille de route établie par l'Union africaine (UA).

M.Oubi Bouchraya, a souligné, dans son intervention lors de la réunion ce week-end du Groupe de travail de coordination européenne en soutien au peuple sahraoui (Eucoco), que le Front Polisario adhère au choix d'une solution juste et pacifique basée sur le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination, la liberté et l'indépendance, et qu'il est disposé à coopérer dans le cadre de la feuille de route établie par l'UA et son Conseil de paix et de sécurité (CPS).

Le diplomate sahraoui a souligné que la décision de l'UA prise à la suite de la réunion, le 9 mars, du CPS sur la situation au Sahara occidental, "repose sur la mise à profit des leçons de 30 ans d'échec de la mission des Nations Unies pour l'organisation d'un référendum d'autodétermination au Sahara occidental (MINURSO) et du Secrétariat de l'ONU de concrétiser les promesses qu'ils ont faites au peuple sahraoui".

Evoquant la session du Conseil de sécurité qui sera consacrée au Sahara occidental, le 21 avril, le responsable sahraoui a averti qu'"ils (les membres) n'avaient rien fait depuis le 13 novembre, surtout après la rupture totale du cessez-le-feu et l'échec du plan de règlement onusiens". 

Désormais, il y a nécessité d'"une vision profonde du Conseil d'élaborer un nouveau cadre plus sérieux pour les négociations entre le Royaume du Maroc et la République arabe sahraouie démocratique (RASD)", a-t-il soutenu.

Dans sa déclaration, le diplomate sahraoui a analysé, en outre, divers développements liés à la question sahraouie au niveau des Nations Unies, de l'Union africaine et de l'Europe, ainsi que sur le terrain à la lumière de la lutte armée continue et des opérations militaires dirigée par  l'Armée de libération sahraouie contre les forces d'occupation marocaines.

En ce qui concerne la situation dans les territoires occupés, M. Oubi, a dénoncé la poursuite de l'occupant marocain dans "ses graves violations des droits de l'Homme et des crimes contre des civils et des militants sahraouis, dont Soltana Khaya, e t contre des prisonniers politiques sahraouis tel est le cas pour Mohamed Lamine Haddi".

Il est à noter que le représentant du Front Polisario s'est exprimé lors d'une réunion de la Coordination européenne de soutien au peuple sahraoui, consacrée à la discussion de la nouvelle situation au Sahara Occidental résultant de l'agression marocaine du 13 novembre à El Guerguerat. Il a également évoqué la situation humanitaire dans les camps de réfugiés sahraouis. Cet événement a réuni le président du Croissant-Rouge sahraoui, Buhubeina Yahya, le président de l'Eucoco, Pierre Galand et des représentants de mouvements de solidarité de plusieurs pays européens.

Tenimba, 11 ans, esclave pour Nestlé

Par Danny Auron, SumOfUs us@sumofus.org


11/4/2021
 



Tenimba n'avait que 11 ans lorsqu'on l'a manipulé pour lui faire quitter sa famille au Mali et l’attirer sur une plantation de cacao en Côte d'Ivoire. On lui a promis un bon salaire et des soins. Au lieu de cela, il a travaillé tous les jours pendant deux ans, sans salaire, sans soins médicaux et sans mesures de sécurité.

Aujourd'hui, plus d’1,5 millions d'enfants esclavagisés comme Tenimba voient leur enfance sacrifiée pour fournir du cacao à certaines des marques les plus riches du monde, comme Nestlé, Mars et Hershey.

Mais Tenimba et 7 autres ex-enfants esclavagisés intente une action en justice contre ces géants du chocolat dans l'espoir d'obtenir justice pour eux-mêmes et des centaines de milliers d'autres.

Ils vont affronter les avocats de ces multinationales, qui sont parmi les plus onéreux des États-Unis - et ils demandent votre aide. Pouvez-vous aider à financer leur procès et à sauver d’autres enfants de l'esclavage ?

Nestlé, Mars et Hershey savent pertinemment que des enfants sont réduits en esclavage pour leur fournir du cacao. Ces entreprises ont promis de mettre fin à ces pratiques depuis 2001 mais repoussent continuellement l’échéance. Pendant ce temps, des centaines de milliers d'enfants sont obligés de sacrifier leurs meilleures années pour assurer des milliards de bénéfices à ces géants du chocolat.

Ce procès pourrait changer les choses - il s’agit d’une action collective, ce qui signifie que davantage d’enfants esclaves pourraient s’y joindre et demander réparation. Les coûts croissants du procès et une atteinte à leur image de marque pourraient faire plier ces géants du chocolat - les obligeant enfin à résoudre ce problème.

C'est David contre Goliath - des anciens enfants esclaves affrontent les grandes entreprises internationales qui ont profité de leur exploitation.

Pouvez-vous contribuer pour les aider à gagner ce combat et obtenir justice pour tous les enfants réduit en esclavage à cause des géants de la chocolaterie ? Chaque centime que nous récoltons ira à nos campagnes visant à mettre fin aux violations des droits humains dans les chaînes d'approvisionnement du monde entier.


Plus d'informations:

 
 

 

 

mardi 20 avril 2021

Gap, Jeudi 22 aril 12 h devant le tribunal : COMITE DE SOUTIEN DES 3+4+2

COMITE DE SOUTIEN DES 3+4+2 

Bonjour,

Ce jeudi 22 avril, jugement de deux solidaires en première instance au tribunal de Gap, pour "ai

 ! Infos pour la mobilisation ! 

de à l'entrée et à la circulation sur le territoire national de personnes en situation irrégulière"

Ils ont été interpellés  le 19 novembre alors qu'ils étaient en train de porter secours à une famille Afghane sur le territoire français . Mobilisons-nous devant le tribunal de Gap aux côtés des deux solidaires inculpés, car la solidarité n'est pas un délit et ne saurait être sanctionnée par la loi! 

Rendez-vous devant le tribunal de Gap à 12h, ce jeudi 22 avril Seront prévus des temps de parole, des stands, des chants.

Pour des raisons sanitaires, nous ne pourrons assurer une cantine sur place, apportez votre pic-nic et votre écocup. 

Quelques points de rencontres proposés pour covoiturer:

10h30 MJC à Briançon, 
10h45 Kiosque à l'Argentière la bessée
11 h gare de Mont dauphin, Eygliers
11h05 Intermarché à guillestre
11h20 parking covoit rond point des Orres, Baratier
11h40 gare de Chorges


Et également :

Une plateforme de co-voiturage est disponible pour l'évènement : www.covoitribu.fr/poll/16754_fvfyId82RuU9Cp .
 

L'attestation de déplacement à télécharger ci-dessous : 

Bonjour,

Ce jeudi 22 avril, jugement de deux solidaires en première instance au tribunal de Gap, pour "ai

 ! Infos pour la mobilisation ! 

de à l'entrée et à la circulation sur le territoire national de personnes en situation irrégulière"

Ils ont été interpellés  le 19 novembre alors qu'ils étaient en train de porter secours à une famille Afghane sur le territoire français . Mobilisons-nous devant le tribunal de Gap aux côtés des deux solidaires inculpés, car la solidarité n'est pas un délit et ne saurait être sanctionnée par la loi! 

Rendez-vous devant le tribunal de Gap à 12h, ce jeudi 22 avril Seront prévus des temps de parole, des stands, des chants.

Pour des raisons sanitaires, nous ne pourrons assurer une cantine sur place, apportez votre pic-nic et votre écocup. 

Quelques points de rencontres proposés pour covoiturer:

10h30 MJC à Briançon, 
10h45 Kiosque à l'Argentière la bessée
11 h gare de Mont dauphin, Eygliers
11h05 Intermarché à guillestre
11h20 parking covoit rond point des Orres, Baratier
11h40 gare de Chorges


Et également :

Une plateforme de co-voiturage est disponible pour l'évènement : www.covoitribu.fr/poll/16754_fvfyId82RuU9Cp .
 

L'attestation de déplacement à télécharger ci-dessous : 

Attestation de déplacement dérogatoire à télécharger

Pour soutenir :

- La pétition pour exiger leur relaxe

http://chng.it/TbYL4kjZ

 

- Le soutien financier

https://www.papayoux-solidarite.com/fr/collecte/appel-a-soutien-3-4-2-de-briancon

 

- Les vidéos d'appel à la mobilisation :

 https://www.youtube.com/watch?v=75yELKZGlXI

https://youtu.be/2n5BfcX2pFk

 

A jeudi, n’hésitez pas transférer cet appel !!

L'équipe du Comité de soutien aux 3+4+2



 

Aminatou Haidar : « La répression nous a rendues encore plus fortes, nous les femmes sahraouies »






Tlaxcala via 57231hpv112065.ikoula.com 


Tomás Bárbulo
Fausto Giudice Фаусто Джудиче فاوستو جيوديشي
Url: http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=31380
19/4/2021

Elle est la voix la plus puissante de la résistance sahraouie contre l'occupation marocaine. Cette défenseuse des droits humains, qui, à 54 ans, est à nouveau nominée pour le prix Nobel de la paix, a vécu de près les événements qu'elle dénonce : quatre ans de torture dans une prison secrète de Hassan II, deux arrestations et deux grèves de la faim. Avec en toile de fond la nouvelle escalade du conflit entre Rabat et le Front Polisario, elle met les points sur les i : elle n'a pas l'intention de baisser les bras.

 http://tlaxcala-int.org/upload/gal_24632.jpg

Le visage d'une femme est le symbole international de la résistance sahraouie contre l'occupation marocaine du Sahara occidental. Aminatou Haidar n'avait que 20 ans lorsque, en 1987, la police l'a enlevée de son domicile à El Ayoun. Pendant quatre ans, elle a été maintenue au secret et soumise à des tortures qu'elle raconte dans cette interview pour avoir participé à l'organisation d'une manifestation contre l'occupation de l'ancienne colonie espagnole. En 1991, lorsqu'elle a été libérée, elle était incapable de marcher, mais elle avait décidé de consacrer sa vie à dénoncer la violation des droits des Sahraouis. Cette lutte a conduit à sa réincarcération en 2005 et à deux grèves de la faim qui ont encore dégradé sa santé.

Sa trajectoire dans la défense des droits humains a été récompensée par de nombreux prix. Parmi eux, citons le Juan María Bandrés, le Solidar Rose, le Robert F. Kennedy, le Courage civil de la Fondation Train, le Jovellanos, le Dolores Ibárruri et le Right Livelihood, connu sous le nom de Nobel alternatif. Haidar vient d'être nominée, une fois de plus, pour le prix Nobel de la Paix.

D'une voix sereine, elle revient sur la rupture du cessez-le-feu entre le Maroc et le Front Polisario, une organisation qui lutte pour l'indépendance du Sahara occidental depuis 1973. Le 13 novembre dernier, les canons ont à nouveau retenti dans le désert après 29 ans de trêve et près d'un demi-siècle après que le dernier gouvernement franquiste eut bradé le territoire au Maroc et à la Mauritanie par le biais d'accords qui n'ont jamais été reconnus par la communauté internationale. La confrontation a provoqué dans la zone occupée par le Maroc une forte répression, dirigée surtout contre les femmes sahraouies. Haidar suit la situation avec inquiétude depuis la Grande Canarie, où elle est sous traitement médical pour combattre les conséquences physiques de sa longue lutte. Ces derniers jours, elle a dû être hospitalisée d'urgence pour un problème rénal.

 <img src="http://tlaxcala-int.org/upload/gal_24633.jpg" alt="http://tlaxcala-int.org/upload/gal_246

 

samedi 17 avril 2021

Campagnes du Mouvement pour les prisonniers politiques sahraouis (MPPS) et d'Amnesty International.

Tlaxcala via 57231hpv112065.ikoula.com 

13 avr. 2021 22:50 (il y a 4 jours)


L'Espagne doit intervenir auprès du Maroc pour les prisonniers politiques sahraouis
Alfonso Lafarga
Fausto Giudice Фаусто Джудиче فاوستو جيوديشي


Url: http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=31309

 Rassemblement tous les lundis devant le ministère des Affaires étrangères pour que la ministre Arancha Gonzalez Laya intervienne pour les prisonniers politiques sahraouis.

Campagnes du Mouvement pour les prisonniers politiques sahraouis (MPPS) et d'Amnesty International.

 

Que l'Espagne intervienne auprès du Maroc pour que les droits humains des prisonniers politiques sahraouis soient respectés. C'est la demande faite chaque lundi devant le ministère espagnol des Affaires étrangères des Sahraouis et des personnes solidaires de la cause du peuple sahraoui.

Convoqués par le Mouvement des prisonniers politiques sahraouis (MPPS), pendant trois semaines en mars, ils se sont rendus chaque jour devant le ministère pour le journaliste sahraoui Mohamed Lamine Haddi, emprisonné dans la prison marocaine de Tiflet 2, où il a mené une grève de la faim de 69 jours pour protester contre « ses terribles conditions d'emprisonnement », grève que les autorités marocaines ont brisée en le nourrissant de force.

Maintenant, la concentration a lieu tous les lundis, de 13h à 14h, parce que Haddi « n'est pas un cas isolé et les droits humains sont constamment violés tant dans les prisons marocaines que dans les territoires occupés du Sahara occidental », comme indiqué dans la lettre remise à la ministre Arancha Gonzalez Laya.

Ils déclarent dans la lettre que ce cas, comme celui de Sultana Khaya, qui est confinée dans sa maison à Boujdour depuis cinq mois sans décision de justice et a été agressée à plusieurs reprises, comme sa sœur El Ouara, « sont deux exemples parmi d'autres des violations flagrantes des droits humains des Sahraouis commises par le Maroc ».

C'est pourquoi ils considèrent que l'Espagne, « étant donné sa responsabilité historique envers le Sahara Occidental », doit intervenir pour que les conventions internationales de défense des droits humains soient respectées et appliquées pour les Sahraouis.

Le MPPS parle de « la position privilégiée de l'Espagne par rapport au Maroc » pour servir de médiateur et mettre fin à la persécution des civils sahraouis ; ils demandent également qu' « une institution internationale se rende d'urgence dans les prisons marocaines pour contrôler les conditions d'emprisonnement et la santé des prisonniers sahraouis », dont la majorité sont très malades et « condamnés dans des procès dénoncés pour leur manque de droits et de garanties ».

Amnesty International s'adresse au chef du gouvernement marocain, Saad Eddine El Othmani

La situation du prisonnier Mohamed Lamine Haddi, dont la santé est en danger « après avoir

 

Message de solidarité aux prisonniers palestiniens,

  Bruxelles 17 avril 2021


Ce lundi 19 avril, le jury au procès du meurtre de George Floyd prononcera son jugement. 

I can’t breathe, je ne peux pas respirer, le cri répété de George Floyd est aussi le cri des 1 400 Palestiniens arrêtés, seulement depuis le début de cette année 2021. C’est le cri qui jaillit des prisons israéliennes où sont incarcérés plus de 4 500 prisonniers politiques palestiniens, en isolement total ou entassés dans des cellules surpeuplées. 

Quand j’ai interviewé Rasmea Odeh au festival An eye for Palestine, une résistante palestinienne qui a fait dix ans de prison avant d’être libérée lors d’un échange de prisonniers en 1980, elle m’a dit : « Parfois, quand les souvenirs de la torture me reviennent, je ne peux plus respirer, I can’t breathe ». 

I can’t breathe, la mort par la clé d’étranglement, c’est ce que vivent les prisonniers palestiniens : par la torture, la maltraitance, le négligence médicale, l’isolement de sa famille, mais aussi par les peines sans fin pour 543 d’entre eux, comme Marwan Barghouti, dirigeant historique du Fatah, depuis 20 ans en prison, condamné à cinq peines de prison à perpétuité, ou Abdullah Barghouti, condamné à 67 peines de prison à perpétuité.       

550 prisonniers sont malades. Depuis 1967, 226 prisonniers sont morts en prison, dont 73 sous la torture, 71 par négligence médicale, 7 sous les tirs des soldats et de gardiens. De sept prisonniers,  Israël ne veut même pas rendre le corps à leurs familles. 


C’est notre devoir de faire entendre le cri  I can’t breathe autour de nous, par tous les moyens.

Le cri qui jaillit des prisons est le cri de la résistance.  

Où est passé le temps où les prisonniers palestiniens n’étaient pas considérés par ce qu’on appelle la communauté internationale, comme des criminels et des terroristes, mais comme des combattants pour la liberté, des résistants légitimes à cet État néocolonial, d’apartheid et raciste qu’est Israël? 


Le 13 novembre 1974, Yasser Arafat tenait un discours devant l'Assemblée Générale des Nations Unies, dans lequel il condamnait le sionisme comme « une idéologie raciste, impérialiste et colonialiste ». Dans son discours, Arafat défendait le principe d'un seul Etat démocratique palestinien, dans lequel chrétiens, juifs et musulmans vivraient ensemble. Une semaine plus tard, le 22 novembre 1974, l'Organisation pour la Libération de la Palestine devint la première organisation à être admise à l'assemblée générale des Nations Unies avec le statut d'observateur.



Aujourd’hui, les organisations de résistance dont font partie les prisonniers palestiniens, se trouvent sur la liste des organisations terroristes des États-Unis et de l’Europe. Etre placé sur cette liste équivaut à un feu vert pour la mise à mort de ces organisations, non seulement par Israël, mais aussi au niveau international également. Elles sont bannies, ne peuvent plus se déplacer, venir témoigner ou récolter du soutien. Pour les prisonniers, ce feu vert signifie parfois la mise à mort, parce que, avec ces prisonniers terroristes, on peut faire ce qu’on veut. 

Depuis, le train de la criminalisation ne s’est plus arrêté. 


La législation antiterroriste permet de poursuivre toute personne active dans la solidarité avec ces organisations et leurs prisonniers. Tout récemment, en février 2021, le ministre de la Défense israélien a déclaré que Samidoun, l’organisation de solidarité avec les prisonniers palestiniens, est une organisation terroriste faisant partie du FPLP, le Front pour la Libération de la Palestine. En France, le collectif Palestine Vaincra risque de subir le même sort : plusieurs appels à sa dissolution ont été lancés. Un parlementaire de la majorité présidentielle a même fait une demande officielle au ministère de l’Intérieur afin de dissoudre le collectif. Rien d’étonnant quand un président de la République des Lumières, Emmanuel Macron en personne, peut déclarer tranquillement que « L'antisionisme est une des formes modernes de l'antisémitisme »…


Souvenez-vous du rapport « Terrorists in suits », publié par le ministère des Affaires stratégiques d’Israël, sous le titre « les liens entre les  ONG qui font la promotion de BDS et les organisations terroristes ». Pour qu’elles soient toutes interdites dans le pays où elles sont actives. 

Ce processus est en marche, il suffit de voir la persécution régulière des activistes de BDS en France, comme Olivia Zemor, ou les « Six d’Elbit » de Palestine Action en Grande-Bretagne, trainés devant la justice.

Pour la libération des prisonniers politiques palestiniens ! 

Exigeons que toutes les organisations de la résistance palestinienne soient retirées de la liste des organisations terroristes et exigeons leur reconnaissance en tant qu’organisations légitimes de la résistance ! 

Luk Vervaet, pour IPN, International Prisoners’ News



 

Des prisonniers marocains en grande souffrance. Lettre à la Présidente du Conseil national des droits de l'Homme

Mme Amina BOUAYACH

Présidente du Conseil national des droits de l'Homme

Email : cndh@cndh.org.ma


Madame la Présidente,


Le journaliste Soulaiman Raissouni a été arrêté le 22 mai 2020 et placé en détention préventive à la prison d'Oukacha à Casablanca pendant le temps d’instruction relatif à une accusation de « viol avec violence et séquestration » alors qu'aucune plainte en ce sens n’a été déposée. Malgré l’absence de plainte, un procès s’est ouvert le 9 février et a déjà été reporté trois fois (prochaine date le 15 avril).

Raissouni a plusieurs fois demandé sa libération en vertu de l'article 23 de la Constitution marocaine, stipulant la présomption d'innocence mais cela lui a été refusé. Il présente pourtant toutes les garanties requises pour comparaître devant la justice dans le cadre d'un procès équitable.

Face à cette injustice et aux humiliations subies, il a entamé, le 8 avril dernier, une grève de la faim et de la soif illimitées, en vue d’obtenir sa libération, alors qu’il souffre d’hypertension chronique, a déjà perdu 15 kg depuis son incarcération et que la grève de la soif engendre des risques graves sur ses reins.

Le journaliste Omar Radi a été arrêté le 29 juillet 2020 et placé en détention préventive à la prison d'Oukacha à Casablanca pendant le temps d’instruction relatif à une accusation de viol. Il a demandé sa libération à plusieurs reprises sans jamais l’obtenir. Pourtant, il s’est toujours rendu à chacune des 12 convocations de la BNPJ où il a subi en cinq semaines environ 100 heures d’interrogatoire, ce qui est la preuve de sa volonté de ne pas se soustraire à son devoir de citoyen. Lui aussi a entamé une grève de la faim, à la date du 9 avril, alors qu’il a déjà perdu 10 kg depuis sa mise en détention, qu’il souffre d'asthme et de la maladie de Crohn dont une crise aiguë depuis deux semaines le met en situation permanente de diarrhée et vomissements.


Cette atteinte au droit à la présomption d’innocence et cette discrimination au regard d’autres accusés poursuivis en liberté est inacceptable. De plus, leur état de santé est incompatible avec un emprisonnement. Dans ce contexte, nous vous exhortons à faire en sorte de :

  • Libérer immédiatement et sans conditions Soulaiman RAISSOUNI et Omar RADI

  • Assurer les principaux intéressés et l’opinion internationale que l’ensemble des procédures engagées à l’encontre de Soulaiman Raissouni et d’Omar Radi soient conduites dans le respect du droit à un procès équitable en leur laissant les moyens de se défendre

  • Mettre un terme à toute forme de harcèlement et humiliation à leur encontre comme à l’égard de leur famille

Dans cette même prison d'Oukacha, il y a un autre gréviste de la faim, Chafik Omerani, ingénieur et youtubeur maroco-américain, arrêté à son arrivée au Maroc, à l’aéroport de Rabat-Salé le 6 février dernier, et condamné le 25 mars, en première instance, à 3 mois d’emprisonnement et à une amende de 40 000 dirhams (environ 3750 euros) pour son « implication dans des actes à caractère criminel en publiant des vidéos portant outrage à des corps constitués et des fonctionnaires ». Considérant que son arrestation et sa condamnation relèvent strictement d'une violation de sa liberté d'opinion, il s'est déclaré en grève de la faim dès le premier jour de son arrestation et il la continue jusqu'à ce jour. Solidaires avec Chafik Omerani, nous réclamons sa libération immédiate au nom du droit à la liberté d'expression, ainsi que la libération de l’ensemble des journalistes et des défenseurs des droits humains arbitrairement détenus au Maroc.


Dans l’attente de votre réponse, je vous prie d’agréer, Madame la Présidente, l’expression de ma haute considération.




Copie envoyée à :


Son Excellence M. Chakib BENMOUSSA

Ambassadeur du Maroc en France

5, rue Le Tasse, 75116 Paris, FRANCE

Tel : +33 (0)1 45 20 69 35

Fax : +33 (0)1 45 20 22 58

Courriel : info@amb-maroc.fr

 

Ouverture de la saison des procès arbitraires de journalistes au Maroc

Quatre journalistes marocains vont être jugés, en moins de dix jours, dans le cadre de trois affaires distinctes. Tous risquent une peine de prison ferme. Reporters sans frontières (RSF) dénonce une dangereuse instrumentalisation de la justice.

Entre le 6 et 15 avril prochain, quatre figures du journalisme marocain vont devoir faire face à la justice de leur pays. Maati Monjib, Omar Radi, Imad Stitou et Suleiman Raissouni, considérés comme des voix critiques du pouvoir et dans le collimateur des autorités marocaines depuis de nombreuses années, seront tous jugés pour des affaires de moeurs ou d’atteinte à la sécurité de l’État et risquent jusqu’à dix ans de prison.

 

Ces affaires judiciaires  s’apparentent  clairement à  des représailles contre des journalistes et des médias ciblés par les autorités”, dénonce le directeur du bureau Afrique du Nord de RSF, Souhaieb Khayati, qui s’inquiète de cette “dangereuse instrumentalisation de la justice marocaine”.

 

Omar Radi et Imad Stitou : symboles du harcèlement judiciaire

Le mardi 6 avril 2020, deux journalistes seront présentés devant la justice : le journaliste  Omar Radi et le journaliste indépendant spécialisé en politique Imad Stitou. Ils encourent jusqu’à dix ans de prison. Omar Radi est accusé d’”attentat à la pudeur avec violences” et de “viol” par une jeune journaliste, il est incarcéré depuis le 29 juillet. Le reporter a toujours évoqué une relation consentie. Il fait l’objet d’un véritable harcèlement judiciaire depuis des années en raison de son travail sur des sujets sensibles. Son confrère, Imad Stitou, est jugé pour “participation à l'attentat à la pudeur d'une femme avec violence” et “participation au viol” dans cette même affaire. Unique témoin qui corrobore les affirmations d’Omar Radi, le journaliste a vu son statut passer de “témoin” à “suspect” au cours de l'enquête.

 

Maati Monjib : un défenseur de la liberté de la presse menacé

Le jeudi 8 avril, le journaliste et éditorialiste franco-marocain Maati Monjib sera jugé en appel pour “atteinte à la sécurité de l’État” et “fraude”. Il avait été condamné le 27 janvier dernier par le tribunal de première instance de Rabat à un an de prison ferme et à une amende de quinze mille dirhams (1 400 euros). Un procès qui s’était tenu en son absence, et sans que ses avocats n’aient été ni convoqués, ni même prévenus. Incarcéré le 20 décembre 2020, ce grand défenseur de la liberté de la presse au Maroc et des droits de l’Homme, a été libéré, le 23 mars, après 20 jours de grève de la faim. La justice doit aussi se prononcer dans les prochains jours sur l’opportunité ou non de donner suite à une autre affaire de “blanchiment d'argent” pour laquelle il est poursuivi et qui lui avait valu son arrestation fin décembre.

 

Suleiman Raissouni : une affaire politique

Initialement prévu pour le 30 mars,  le procès du rédacteur en chef du quotidien Akhbar Al Yaoum, Suleiman Raissouni devant la cour d’appel de Casablanca a été reporté au 15 avril.  Le journaliste est poursuivi pour “attentat à la pudeur avec violence et séquestration” par un jeune activiste de la communauté LGBTQ et risque jusqu’à dix ans de réclusion criminelle, selon les dispositions de l’article 485 du Code pénal.  En détention provisoire depuis le 22 mai 2020, le journaliste n’a cessé de clamer son innocence et dénonce une affaire politique liée à ses articles, souvent très critiques à l’égard des services de sécurité et de la royauté. Sa dernière demande de mise en liberté provisoire, déposée le 30 mars,  a été refusée ce jeudi 1er avril 2021.

 

 

Le Maroc occupe le 133e rang sur 180 pays au Classement mondial de la liberté de la presse de RSF.

 

mardi 13 avril 2021

Culture : #OccupationPartout

#OccupationPartout

1 K personnes publient à ce sujet
98 théâtres et autres scènes de spectacle vivant sont occupés en France 🥰✊
Actualisé le 25/03 à 19H00
- Alès : Théâtre le Cratère
- Amiens : Cirque Jules Verne
- Angoulême : Théâtre d'Angoulême
- Angers : le Quai (CDN Pays de la Loire)
- Avignon : théâtre du Chêne Noir
- Avignon : Théâtre La FabricA
- Aubervilliers : Théâtre de la Commune
- Auch : Le Dôme de Gascogne à Auch
- Aurillac : Théâtre d'Aurillac
- Bayonne : Théâtre Michel Portal
- Besançon : CDN Besançon Franche-Comté
- Blois Théâtre de la Halle aux Grains
- Bordeaux : Rock School Barbey
- Bourg-en-Bresse : La Tannerie
- Bourges : Théâtre Jacques-Cœur
- Brest : Le Quartz (Scène nationale)
- Caen : Théâtre de la Comédie
- Calais : Théâtre Le Channel
- Clermont-Ferrand : La Comédie
- Chadrac : La maison pour tous
- Chalon sur Saône : Espace des Arts
- Chambéry : Espace Malraux
- Chambéry : La Base
- Charleville-Mézières : Le Forum
- Chateau Arnoux : Centre Culturel Simone Signoret - Théâtre Durance
- Châteauroux : L'équinoxe (Scène nationale)
- Cherbourg : Le Théâtre du Trident
- Die : Les Aires
- Dijon : Opéra
- Gap : Théâtre de la Passerelle
- Gennevilliers : Théâtre de Gennevilliers (T2G)
- Grenoble : MC2
- Ivry : Théâtre des Quartiers d'Ivry
- Lamotte-Servolex (Agglomération de Chambéry) : Théâtre Saint-Jean
- Lampaul Plouarzel : Le Kruguel
- Lannion : le Carré magique
- Laon : Maison des Arts et Loisirs
- Laval : Théâtre de Laval
- La Roche/Yon : Scène nationale du Grand R
- La Rochelle : La Coursive
- Le Havre : Théâtre du Volcan
- Le Mans : Théâtre des Quinconces
- Lorient : Le grand Théâtre
- Lille : Théâtre du Nord (CDN)
- Lille : Théâtre Sebastopol
- Limoges : Théâtre de l'Union (CDN)
- Lons le Saunier : Théâtre de Lons-le-Saunier
- Lyon-Villeurbanne : Théâtre National Populaire (TNP)
- Lyon : Opéra
- Lyon : Théâtre de la Croix Rousse
- Mâcon : Théâtre de Mâcon
- Marseille : LE ZEF (Scène nationale)
- Marseille : CDN La Criée
- Mende : Théâtre de Mende
- Millau : Théâtre La Maison Le Peuple
- Mont-de-Marsan : Théâtre Le Molière
- Montluçon : Théâtre des Ilets (CDN)
- Montpellier : ICI-CCN (Centre chorégraphique national)
- Montpellier : Théâtre des 13 Vents
- Montreuil : Théâtre de Montreuil
- Morlaix : Théâtre de Morlaix
- Nancy : La manufacture
- Nantes : Théâtre Graslin - Opéra
- Nice : Théâtre de Nice
- Nîmes : SMAC La Paloma
- Niort : Le Moulin du Roc (Scène nationale)
- Noyon : Théâtre du Chevalet
- Orléans : Théâtre
- Paris : Odéon-Théâtre de l’Europe
- Paris : La Colline-théâtre national
- Pau : Espace Pluriel Théâtre de Saragosse
- Pau : Zenith
- Périgueux : l'Odyssée, scène conventionnée
- Perpignan : Théâtre de l'Archipel
- Plouguerneau : Le centre culturel Armorica
- Poitiers : Théâtre auditorium
- Puisserguier : Espace culturel Lo Casal
- Quimper : Théâtre de Cornouaille
- Reims : Théâtre de la Comédie
- Rennes : Opéra
- Rosny Sous Bois : Théâtre Simenon
- Roubaix : Théâtre Le Colysée
- Rouen : CDN de Normandie-Rouen
- Saint Brieuc : La passerelle
- Saint Denis 93 : CDN Gérard Phillipe
- Saint Nazaire : Théâtre Simone Veil
- Saint-Étienne : SMAC Le Fil
- Saint-Étienne : La comédie (CDN)
- Saint-Denis (La Réunion) : La Fabrik (CDN)
- Sète : Théâtre Molière
- Strasbourg : Théâtre National de Strasbourg (TNS)
- Tergnier : Centre François Mitterrand
- Toulon : Théâtre Le Liberté
- Toulouse : Théâtre de la Cité (CDN)
- Tours : Grand Théâtre - Opéra
- Tours : CDN
- Tulle : Théâtre de l'Empreinte
- Valence : Théâtre de la Comédie
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