lundi 20 août 2018

Jeunesse marocaine : Diagnostic alarmant


Une nouvelle Initiative nationale proposée par le Conseil économique et social 

Jeudi 9 août 2018 

Jeunesse marocaine: Diagnostic alarmant, une nouvelle Initiative nationale proposée par le Conseil économique et social
Sur saisine du président de la Chambre des Conseillers le 7 novembre 2017, le Conseil économique, social et environnemental a élaboré un rapport où il présente sa vision d’une nouvelle Initiative en faveur des jeunes. En voici l’essentiel.
Le rapport a été adopté le 31 mai et publié le 7 août. De prime abord, le CESE y précise que ses travaux n’ont pas vocation à se substituer à ceux des acteurs gouvernementaux en charge de la réalisation de la stratégie intégrée de la jeunesse, en cours d’élaboration. Il propose sa propre vision et une plateforme facilitant la mobilisation des acteurs autour d’un projet fédérateur.
Après la saisine de la Chambre des conseillers et la constitution de la commission ad hoc chargée de l’élaboration du rapport, le Conseil a fait le constat que la question de la jeunesse suscite un intérêt crucial pour toute la société. «Véritable richesse nationale, la jeunesse marocaine constitue une aubaine démographique, un acteur de développement économique et social et un levier pour la création de la richesse. Au cœur des transformations de la société, celle-ci exprime toutefois et de façon multiforme un mal être ainsi qu’une difficulté à trouver sa place dans la société», lit-on dans le rapport.
Ce dernier capitalise sur les travaux de différents organismes, traitant de la jeunesse marocaine et de son développement potentiel, y compris le contenu de précédents rapports publiés par le CESE lui-même. Il synthétise également des benchmarks et les conclusions des débats animés dans le cadre des auditions et des ateliers organisés par la Commission ad hoc.

Un Conseil économique, social et environnemental
Les jeunes (15-34 ans) constituent 34% de la population marocaine. Ils sont à 60% urbains et à 51% des femmes.
Les réformes et stratégies menées par le Maroc au cours des deux dernières décennies, malgré leurs résultats et impacts, «n’ont pas généré suffisamment de richesses locales, ni créé suffisamment d’emplois, dont le nombre et la qualité restent en deçà des besoins ainsi que du vrai potentiel de la nation. Aussi, les jeunes n’ont que peu la possibilité de peser sur les décisions stratégiques nationales, et ne bénéficient pas équitablement d’un accès adéquat à une éducation et des soins de santé de qualité», constate le CESE.

Selon le diagnostic multidimensionnel fourni par le ministère de la Jeunesse et des Sports sur la base des chiffres de 2014 :
- Le décrochage scolaire concerne deux jeunes sur trois.
- Le taux de chômage chez cette population avoisine les 20% et la moitié des actifs occupés occupent des postes avec de bas salaires.
- 72% du temps des jeunes est passé dans des activités non productives de bien-être social et 82% d'entre eux n’exercent aucune activité physique.
- 75% des jeunes n’ont aucune couverture sociale et 20% souffrent de troubles psychologiques.
- A peine 1% des jeunes adhèrent à un parti politique ou à un syndicat et 10 à 15% participent à la vie associative.
Notons qu’en 2016, le Maroc figurait au 120ème rang des 183 pays sur l’échelle de l’indice de développement de la jeunesse, derrière la plupart des pays à revenu intermédiaire de la région MENA, dont la Jordanie (114ème rang), la Tunisie (110ème rang), le Liban (76ème rang) et la Turquie (62ème rang).

1 objectif général, trois principes directeurs et moyens à mettre en place, neuf domaines d'intervention
Face à ce constat, et après l’étude de plusieurs expériences internationales pour le développement des jeunes, le CESE propose une initiative nationale intégrée pour la jeunesse.
«Le Maroc doit mobiliser toutes ses forces vives, pour que tous les acteurs de la société, et à leur tête les jeunes, puissent s’approprier cette ambition collective, dans le cadre d’un grand contrat social entre l’Etat, les territoires et les jeunes. L’Initiative en question couvre différents domaines stratégiques et interconnectés, au vu des interdépendances et des multiples dimensions matérielles et immatérielles qui caractérisent la jeunesse. 

dimanche 19 août 2018

Le Maroc a transformé les villes sahraouies en « une véritable prison »

jeudi 16 août 2018


BOUMERDÈS – Le ministre des Territoires occupés et des communautés sahraouies à l’étranger, Bachir Mustapha Sayed a affirmé que l’occupant marocain a transformé les villes du Sahara Occidental occupé en « une véritable grande prison » où sont perpétrées « toutes formes de violation des droits de l’Homme ».
Dans une déclaration à l’APS en marge de la clôture, mercredi à Boumerdes, des travaux de l’université d’été des cadres et militants du Front Polisario et de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), M. Bachir a fait savoir que « la première des violations commises par l’occupant marocain dans les territoires sahraouis occupés est celle du droit à l’autodétermination et partant, tous les droits de l’Homme sont piétinés par le Maroc qui a inondé les territoires sahraouis par des centaines de milliers des colons qui sont des instigateurs de haine contre le peuple du Sahara Occidental« .
Pour le ministre sahraoui « c’est là, la nature même de l’occupant marocain » qui a testé, a-t-il dit, toutes les formes de torture, de déplacement imposé et de disparitions forcées et dont le rythme s’est intensifiés en dépit des appels onusiens, internationaux et continentaux pour mettre fin à ces violations contre le peuple sahraoui confronté encore à une répression à laquelle ne s’était livré ni l’occupant espagnol ni l’occupant français dans toute la région ». Le membre du Front Polisario a estimé à ce propos que l’opérationnalité de l’Armée populaire de libération sahraouie et l’édification de ses structures en adéquation avec les exigences de la conjoncture demeuraient « la véritable garantie pour faire face à l’ennemie marocain, ses desseins coloniaux et ses violations continues contre les droits du peuple sahraoui« .
À noter que les travaux de la 9e édition de l’Université d’été des cadres et militants du Front Polisario et de la RASD ont été clôturés mercredi en présence du secrétaire général du parti du Front de libération nationale (FLN), Djamel Ould Abbas, des vice-présidents du Conseil de la nation et de l’Assemblée populaire nationale (APN), de plusieurs ambassadeurs et de représentants de partis, d’instances et d’organisations. Ont participé à cette 9èmpe édition organisée, sous le slogan « Le 45ème anniversaire de la création du Front Polisario et du déclenchement de la lutte armée : serment et continuité jusqu’à l’indépendance et la liberté« , plus de 400 cadres ainsi qu’une délégation des droits de l’Homme venant des régions sahraouies occupées.
Source de l'article : Www.aps.dz


Condoléances à la famille Tahani


L’image contient peut-être : 1 personne, lunettes_soleilet j ai revu ses yeux..
mi aicha décédée ce matin..
c'est la maman de mon ami Tahani Amine...
et j'ai revu ses yeux..
ses yeux aux couleur brun/vert..
et j'ai revu tout un groupe d'ami/es
qui croyaient ferme que le monde peut être beau...
j'ai revu leur courage..
leur abnégation..
leur foi dure comme fer
que notre peuple mérite la dignité..
dans ces moments où ils faisaient peur
et que de bien plus vieux qu'eux n'osaient plus lever la voix eux levaient le poing..
essayaient avec les moyens du bord et ils étaient très minimes
de faire bouger les choses..
allant jusqu'à donner les meilleurs années de leur vie
et même leur vie..
je revois tout ça
et je me demande
"واش حنا هما حنا"

sama rana 

L’ONU promeut l’idée de la Confédération pour le Sahara

                     ParJesús Cabaleiro Larrán, 14 Août 2018
—–
L’ONU promeut l’idée de la Confédération pour le Sahara
L’Organisation des Nations Unies (ONU), via l’envoyé pour le Sahara occidental, Horst Köhler, promeut la proposition basée sur une Confédération avancée, une sorte de Commonwealth pour le Sahara. C’est une proposition différente de l’autonomie proposée par le Maroc en 2007 et du référendum d’autodétermination, dans lequel le Front Polisario insiste.
Cette proposition sera soulevée lors des prochains pourparlers directs qu’ a proposé Köhler au Maroc et au Front Polisario. Alors que les Sahraouis ont accepté ces négociations directes, le Maroc n’a pas encore répondu officiellement.
La proposition- que reproduit une partie de la presse marocaine critique- n’inclut pas l’autonomie gouvernementale directement, ni le référendum sur l’autodétermination, mais en théorie, elle garde l’esprit des propositions présentées par le Maroc et celle que defends le Front Polisario.
l’ONU propose la réconciliation des deux propositions, celle du Maroc et du Polisario via un évolution vers une nouvelle relation juridique dans la souveraineté contestée.
Pour cette raison, elle propose une confédération avancée qui relie le Sahara avec le Maroc, selon la formule traditionnelle actuelle du Commonwealth et de ses relations avec la Grande-Bretagne. d’autres modèles tels que les relations de la Monténégro avec la Serbie ou de l’Etat libre associé de Porto Rico avec les États-Unis.

jeudi 16 août 2018

Sahara occidental: le Maroc négocierait-il malgré lui avec le Front Polisario?

© AFP 2018 FETHI BELAID
International

Prenant en compte le plan d’autonomie du Sahara occidental défendu par Rabat, l’envoyé spécial du secrétaire général de l’Onu pour le Sahara occidental aurait proposé dans ce cadre l’idée d’une «Constituante sahraouie» en vue des prochaines négociations.
«Le Maroc contraint au face-à-face avec le Polisario prévu par Köhler?», a écrit le site d'information marocain Le Desk, le 14 août, affirmant que, selon des sources bien informées, Horst Köhler, l'envoyé spécial du secrétaire général de l'Onu pour le Sahara occidental, serait en passe de proposer l'idée d'une «Constituante sahraouie» comme un juste milieu entre les positions adoptées par le Maroc et le Front Polisario.
«Selon nos sources, l'idée d'une "Constituante sahraouie" est envisagée par l'envoyé spécial de l'Onu pour sortir de l'impasse», a écrit le média. «Elle permettrait de légitimer un choix de synthèse entre le principe d'autodétermination sur lequel s'arc-boute le Polisario et l'option d'autonomie défendue par Rabat», a-t-il ajouté.
Évoquant la position du royaume chérifien quant à cette éventuelle proposition du diplomate onusien, le site d'information affirme que «ce cadre de négociations incertain associé au pressing des États-Unis ne satisfait cependant pas le Maroc».

Le Front Polisario rafle le soutien du plus grand syndicat du travail au Nigéria

Drapeau du Sahara occidental

© AFP 2018 Ryad Kramdi
International

Le président du principal syndicat nigérian (NLC), Ayuba Wabba, a appelé dans une réunion publique le Président du pays à «(…) convaincre le Maroc de mettre fin à l’esclavage au Sahara occidental et d’accorder l’indépendance à la population sahraouie», selon le site d’information marocain Le Desk, le 12 août.
Lors d'une réunion publique organisée par le Mouvement nigérian pour la libération du Sahara occidental, Ayuba Wabba, le président du Congrès du travail du Nigeria (NLC), la principale confédération syndicale du pays, a appelé le Président du pays Muhammadu Buhari à agir pour l'indépendance du Sahara occidental. C'est ce qu'a indiqué le site d'information marocain Le Desk dans son édition du 12 août.

Lire aussi :
© Sputnik . Natalia Seliverstova

Des migrants illégaux déplacés de force au Maroc

Les migrants se rassemblent à proximité de la clôture de six mètres de haut qui cerne l'enclave espagnole de Ceuta en territoire marocain (photo d'illustration).
© REUTERS/M. Martin

Les autorités marocaines procèdent à de nouveaux éloignements de migrants clandestins. Selon les associations, environ 1 600 d'entre eux ont été déplacés de force de Tanger et de Nador, proches des territoires espagnols de Ceuta et Melilla en terre marocaine.

C'est vers la ville de Tiznit - à plus de 800 kilomètres de Tanger  et par bus, en pleine canicule estivale, qu'ont été éloignés des centaines de migrants clandestins selon l’AMDH, l'Association marocaine des droits de l'Homme.
Ces personnes ont été délogées de leur domicile ou de camps installés aux abords de Tanger et Nador, selon l’ONG. C'est d'ailleurs aux abords de cette ville frontalière de l'enclave espagnole de Melilla que refont surface, depuis peu, des camps de fortunes de migrants. Des installations démantelées manu militari par les autorités déjà en 2015. Le Maroc avait lancé en 2014 une vaste politique de régularisation des migrants illégaux sur le sol marocain.
Mais, depuis juin 2018, les passages maritimes clandestins sur le détroit de Gibraltar se sont intensifiés. En réaction les autorités ont repris ces opérations de déplacement pour, dit-on, envoyer les migrants dans des villes où les conditions de vie sont meilleures. Ces mesures sont pourtant jugées illégales par l’AMDH, car réalisées sans mandat.
Depuis le durcissement de la politique migratoire de l'Italie en Méditerranée, le couloir Maroc - Espagne a redoublé d’activité. Plus de 23000 migrants sont arrivés entre janvier et août par la mer Méditerranée en Espagne, plus que sur l'ensemble de 2017, selon le dernier bilan de l'Organisation internationale pour les migrants.
à (re)lire: L’Espagne dépasse l’Italie en arrivées de migrants par mer
File d'attente de migrants devant le gouvernorat de Rabat, au Maroc, en quête de régularisation, janvier 2014 (illustration) © REUTERS/Stringer

mercredi 15 août 2018

Maroc : Il était une fois un hacker dénommé Chris Coleman

11 août 2018

4 journalistes français dénoncés par le hacker Chris Coleman Octobre 2014, des centaines de documents de la diplomatie marocaine sont publiés pêle-mêle sur Twitter par un mystérieux hacker, sous le pseudo @chris_coleman24. Corruption de journalistes étrangers par le régime marocain, coulisses de la politique chérifienne sur la question du Sahara : les informations dévoilées par ces câbles diplomatiques ont été vérifiées des spécialistes du site “Arrêt sur images”. 

  Les autorités marocaines, trop embarrassées par ces révélations, ont gardé le silence, ce qui confirme l’authenticité des documents mis sur la toile par le mystérieux hacker. Des correspondances entre diplomates, mails personnels, dossiers confidentiels : ces documents concernent principalement le ministère marocain des Affaires étrangères (rapports, notes confidentiels des ambassades et consulats du Maroc à l’étranger, les boîtes mail de Ouali Tagma, directeur, à l’époque, du Département des affaires africaines, celle de Mbarka Bouaida, ministre déléguée auprès du ministre des affaires étrangères); des boîtes mail de personnes proches de la DGED, le service d’espionnage extérieur marocain (Ahmed Charaï, propritétaire de plusieurs publications, Mourad El Ghoul, directeur du cabinet de Yassine Mansouri, patron de la DGED). Ces documents sont au nombre de plusieurs milliers dont une grande majorité sont liées à la position du Sahara et montrent, ce qui n’a pas surpris les observateurs réguliers de cette question, que la diplomatie chérifienne est guidée par la question sahraouie. 

Emmanuel Macron pourrait s'occuper "personnellement" du cas d'un Français incarcéré au Maroc

La mère de Thomas Gallay, le Français condamné en 2017 à quatre ans de prison au Maroc pour financement du terrorisme, a été reçue le 11 aout par Emmanuel Macron. "Je lui fais confiance, de toute façon je pense que c’est la seule personne à même de résoudre ce problème", a confié Béatrice Gallay après son entretien avec le couple présidentiel français.

"Aquarius" : le port de Sète se dit prêt à accueillir le navire

Jean-Claude Gayssot, président du port de Sète.
Jean-Claude Gayssot, président du port de Sète. (ALEX BAILLAUD / MAXPPP)
"La seule condition, c'est d'avoir le feu vert des autorités françaises", précise le président du port de Sète, Jean-Claude Gayssot, ancien ministre des Transports du gouvernement Jospin.
Le port de Sète, dans l'Hérault, est prêt à accueillir l'Aquarius, rapporte lundi 13 août France Bleu Hérault. Le navire humanitaire de l'ONG SOS Méditerranée est bloqué en mer depuis vendredi avec 141 migrants à son bord, en attente de l'autorisation d'accoster dans un port. Pour l'instant, l'Italie et Malte refusent d'accueillir le bâtiment. Le président du port de Sète, ancien ministre communiste des Transports du gouvernement Jospin, Jean-Claude Gayssot, a donc fait savoir à l'ONG que le bateau pouvait accoster dans le port héraultais.
La seule condition, c'est d'avoir le feu vert des autorités françaises Jean-Claude Gayssotà France Bleu Hérault
"Je comprends que les choses sont complexes, difficiles", assure l'ancien ministre qui dit avoir compris qu'il faut combattre les passeurs et toutes les personnes qui profitent du commerce des traversées. "Mais tout doit être second par rapport à l'humain, sauver des vies, des familles, des femmes et des enfants. Il s'agit de vies humaines. Le problème est d'abord humain."
"Le gouvernement français serait bien inspiré d'avoir une attitude au moins à la hauteur du gouvernement espagnol", lance-t-il en référence au mois de juin 2018, quand l'Espagne avait accueilli l'Aquarius, déjà bloqué en Méditerranée avec des migrants à son bord.

vendredi 10 août 2018

Hirak : le bâton, seule réponse du pouvoir marocain

par
 






Les lourdes condamnations qui ont frappé les dirigeants du Hirak le confirment, le pouvoir marocain refuse d’entendre les revendications populaires. Il ne connaît qu’une réponse aux aspirations sociales et démocratiques : la répression.
Article 1. Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.
Déclaration universelle des droits de l’homme
Rien au monde
Ne pourra t’obliger
à plier genou
renoncer
à ton identité humaine
Ne mesure pas ta force
A la balance de tes bourreaux
Abdellatif Laâbi, In Praise of Defeat, First Archipelago Books edition, 2016 (édition bilingue).
En septembre 2017, après l’arrestation d’un certain nombre de manifestants du mouvement Hirak par l’Etat marocain, le comité éditorial du New York Times a publié un article intitulé « Morocco’s Refusal to Listen ». Maintenant que de lourds verdicts sont tombés sur les manifestants, le gouvernement a sans surprise prouvé qu’il était sourd à la voix du peuple. Mais ce qui est également démontré sans l’ombre d’un doute, c’est que le peuple refuse de plier le genou. Le pouvoir est entré dans une relation d’affrontement avec lui. D’un côté, il y a les autorités traditionnelles qui possèdent les richesses du pays et qui règnent par l’autocratie. Et de l’autre, il y a les gens qui en ont assez d’être enfermés pour avoir parlé et qui expérimentent maintenant des types de mouvement sans leader sur Internet. Ils ne font plus confiance à l’État.

« Ont-ils tué Kennedy ? »

Imaginez que vous élevez collectivement la voix pour demander un avenir meilleur et que la réponse, ce sont trois siècles de prison accumulés. Vous assistez à votre premier procès. Les procureurs vous accusent d’avoir miné la sécurité intérieure de l’État, ce qui justifie votre incarcération à vie. Vous vous défendez en disant que vous voulez simplement un emploi, un hôpital, une université, la fin de l’omniprésence de la police et de ses informateurs dans votre région. Vous affirmez que votre protestation pacifique pour la réalisation de ces revendications légitimes est un droit constitutionnel. Le procès se répète 84 fois pendant une période de neuf mois et trois jours. Cela devient une farce. Les gens dans la rue demandent : « Ont-ils tué Kennedy ? »
Mais qui sont ces gens ? Ils appartiennent à la deuxième vague de dirigeants et de manifestants du Hirak à être emprisonnés, après une première vague de manifestants condamnés en appel à une peine de sept mois chacun en juillet dernier, après la condamnation du militant du Hirak Elmortada Lamrachen à cinq ans d’emprisonnement, et après que Jamal Oulad Abdennabi, 18 ans, a pris vingt ans, réduits à cinq en appel. Cette deuxième vague inclut Nasser Zefzafi, Nabil Ahamjik, Ouassim El Boustati, Samir Ighid, tous condamnés à vingt ans de prison. Mohamed Jelloul, auparavant détenu pendant cinq ans pour son activisme, est maintenant condamné à dix ans de plus. Mohamed Asrihi, directeur du journal Rif24, et Rabie El Ablak collaborateur du journal Badil aujourd’hui fermé après la détention de son fondateur Hamid El Mahdaoui, ont été condamnés à cinq ans chacun. Hamid El Mahdaoui a pris trois ans.
La liste, caractéristique d’un régime autoritaire, est composée de 54 prisonniers politiques au total. On s’attend à ce que les prisonniers fassent appel, bien que selon les informations qui circulent, certains d’entre eux hésitent.

RDC : Il faut protéger les enfants soldats au Kasaï (pétition)


31 juillet 2018

République démocratique du Congo

Il faut protéger les enfants soldats au Kasaï


Depuis 2016, dans la région du Kasaï en République démocratique du Congo (RDC), des milliers d’enfants ont été recrutés par des groupes armés pour participer aux combats et sont exposés à une violence effroyable.
En 2017, Amnesty International a interrogé des enfants à peine âgés de 11 ans qui ont décrit les abus horribles qu’ils avaient subis et notamment la manière dont ils avaient été forcés de participer aux combats et blessés par balles. Afin de leur faire croire que rien de leur arrivera sur le champ de bataille, les chefs de guerre les contraignent à avaler des boissons mystiques censées les protéger contre les balles.
L’enrôlement d’enfants de moins de 15 ans ou le fait de les faire participer activement à des hostilités constituent un crime de guerre. Les autorités congolaises doivent tout mettre en œuvre pour protéger les enfants du recrutement forcé et des autres violations des droits humains auxquelles ils sont exposés en RDC. Elles doivent également traduire en justice les responsables de ces violations. Signez notre pétition adressée au Président Joseph Kabila.
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