mercredi 20 mars 2019

Salek Laasairi a disparu

mercredi 20 mars 2019


Salek Laasairi a disparu

Salek Laasairi, Sahraoui, prisonnier politique condamné à perpétuité, enfermé à Ait Melloul au Maroc au dernier de ses contacts avec l'extérieur, a disparu.
Il est soutenu depuis des années par de nombreux amis, membres ou proches d'Apso, qui sont très inquiets de son silence.

Après un appel à information, voila au 19 mars 2019, ce qui est connu :
Les dernières nouvelles de Salek datent du 11 février 2019, il a téléphoné à sa famille depuis la cabine publique du parloir de la prison de Ait Melloul. Quelques secondes. Ensuite il a disparu, pas d'appel à sa famille, ni à ses amis. Depuis plusieurs mois ce sont les lundis qu'il avait droit à quelques secondes de communication par appel.

Aux alentours du 10 mars, un de ses codétenus marocain a contacté la mère de Salek. Selon ces informations indirectes, Salek aurait été transféré à la prison de Safi au Maroc, une prison réputée de "punition", et il serait au cachot, en mauvais état.

Cachot au Maroc et pour les Sahraouis, veut dire isolement dans une cellule sale et insalubre, souvent violence et humiliation, tortures, et souvent aussi grève de la faim de protestation en réponse.
Safi est a plus de 600 km de la ville où vit sa mère, qui a beaucoup de difficulté à voyager (grande précarité). 

Toute action est bonne pour trouver des nouvelles de Salek, tant qu'il ne le peut, lui, en direct. Il faut inventer ! vous êtes ses amis, ses parrains, ses soutiens.

Quelques idées en vrac : contact et questions à l'ambassade marocaine en France ou ailleurs, à la prison de Ait Melloul, de Safi, aux autorités pénitentiaires marocaines, informations aux ONG internationales de défense des droit de l'homme (Amnesty, HRW...), infos et questions au CICR, au représentant spécial de l'Onu pour le Sahara Occidental (Horst Köhler), à la Minurso… 

Pour Safi, voila ce que donne le net : Centre Moul el Berqui, Etablissement pénitentiaire, SAFI -  telephone : +212 5 24 64 26 58 (tel fix)


Pour en savoir plus sur Salek :
Destin brisé, double peine 
EM : Interdiction de visite, violence et humiliation pour la famille de Salek Laasiri 
"Drole d'occupation pour une grand-mère, histoire de prisonniers politiques sahraouis, petite histoire du conflit". Livre de MJ Fressard, Ed Apso. Chapitre Salek.
Apso répond à Milena Rampoldi pour ProMosaik 
EM : 38 jours sans manger pour protester contre la violence carcérale marocaine 
Lettre ouverte à Monsieur Tamek, Délégué général de l'administration des prisons au Maroc, prisonniers pour la justice 

Par FB
25 juillet 2016· Salek Laasairi, prisonnier politique sahraoui, a tenu à ce que nous partagions son affliction après l'attentat de Nice, sa condamnation de cet acte, et ses condoléances aux familles, proches et amis des victimes, aux français...

13 octobre 2016· Pas de nouvelles de Salek Laasairi depuis quelques semaines. Il semble qu'il est au cachot. Nous cherchons des confirmations, infos, précisions.

31 décembre 2016· Des amis de Salek Laasairi - Sahraoui prisonnier politique, incarcéré pour perpétuité dans la prison de Kénitra - lui ont envoyé, notamment une tablette de chocolat... douceur de noël. Le chocolat a été remis à Salek sans l'emballage par des gardiens qui lui ont dit qu’après cela ce genre d'envoi était interdit (donc serait confisqué) . Le perfectionnisme dans la torture est infini... 
que la nouvelle année vous soit douce !

La Ligue pour la protection des prisonniers sahraouis dans les prisons marocaines. 

Extrait de déclaration : "les prisonniers sahraouis au prison Ait Melloul vivent dans une situation catastrophique, résultat de traitements inhumains de la part de l'administration pénitentiaire, où ils sont exposés presque tous les jours à toutes sortes de tortures et d'insultes psychologiques et physiques, d'abus verbal, d’inspection illégale, de racisme et l'incitation des prisonniers de droit commun contre eux par certains membres du personnel pénitencier, en particulier le directeur de la prison le nommé Elkabir Essoufi et par le responsable chargé de la prison Ahmed Momani, dont les dernières victimes sont les détenus politiques sahraouis "Salek Laassairi, et Mohammed Ali Bassraoui" le premier a été mis dans une cellule solitaire (cachot) et le second a été battu et nargué par un prisonnier de droit commun, lequel lui a causé un dommage très grave au niveau de l’œil gauche, comme a rapporté l'Association pour la protection des prisonniers sahraouis dans les prisons marocaines."



65 intellectuels invités à débattre à l’Élysée

La réponse de Frédéric Lordon à Emmanuel Macron

paru dans lundimatin#183, le 18 mars 2019
Pour clore en beauté le grand débat national, 65 « intellectuels » ont été conviés à l’Élysée ce lundi 18 mars, auprès du président en personne. Une rencontre qui sera retransmise en direct sur France Culture. Parmi les invités, nous pourrons écouter l’historien Marcel Gauchet, le sociologue Michel Wieviorka ou encore le psychiatre Boris Cyrulnik mais pas l’économiste et philosophe Frédéric Lordon. Alors que ce dernier était dûment invité par M. Macron, il a préféré décliner. Rompu aux usages de la bonne société, M. Lordon n’a cependant pas manqué de s’en excuser publiquement à l’occasion d’une assemblée extraordinaire qui se tenait à la Bourse du travail jeudi 14 [1]. Nous publions ici sa réponse au président ainsi que la vidéo de son intervention.

mardi 19 mars 2019

Sahara Occidental : les indépendantistes sahraouis confiants dans le soutien de l’Algérie à leur cause


En plein soulèvement contre le système Bouteflika en Algérie et à trois jours de la deuxième table ronde sur le Sahara Occidental convoquée par l’ONU à Genève, un représentant de la société civile sahraouie répond à trois questions de Franceinfo Afrique.
Le président du comité Action et réflexion pour l\'avenir du Sahara occidental, Najem Sidi (D), au Parlement européen à Strasbourg, le 12 février 2019.
Le président du comité Action et réflexion pour l'avenir du Sahara occidental, Najem Sidi (D), au Parlement européen à Strasbourg, le 12 février 2019. (Caraso75)
Alors que le monde a les yeux braqués sur le mouvement de contestation qui secoue l’Algérie depuis le 22 février 2019, le Maroc et le mouvement indépendantiste du Front Polisario ont les leurs rivés sur les conséquences qu'un changement pourrait avoir sur la situation au Sahara Occidental.
Source de conflits entre l’Algérie et le Maroc, depuis la marche verte lancée en 1975 par le roi Hassan II et l’émergence du mouvement indépendantiste du Front Polisario soutenu par le pouvoir algérien, ce territoire contesté est un véritable casse-tête pour les Nations Unies.
Le Maroc rejette toute autre solution qu'une autonomie sous souveraineté marocaine, alors que le Front Polisario, qui a proclamé depuis l'exil dans le sud algérien une République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD) en 1976, réclame un référendum d'autodétermination.
L’émissaire personnel du secrétaire général de l'ONU, Horst Kohler, a convoqué les parties au conflit pour une deuxième table ronde les 21 et 22 mars 2019 à Genève en vue de renouer les discussions, au point mort depuis 2012.
Le président du comité Action et réflexion pour l’avenir du Sahara occidental, Najem Sidi, favorable au combat du Front Polisario pour l’indépendance, livre les premières réflexions sahraouies sur la situation.
Franceinfo Afrique : Avez-vous été surpris par le soulèvement actuel en Algérie et quel regard portez-vous dessus?
Najem Sidi : Ce qui se passe en Algérie ne nous a pas surpris, ni étonné la plupart des observateurs de la vie politique algérienne, preuve de la vitalité de la vie démocratique dans ce pays ami. C’est une question interne algérienne.
Cependant, nous sommes impressionnés par le caractère pacifique et bon enfant des manifestations, et leur déroulement en bon ordre. Ce qui est rare dans notre région. Les Algériens ont eu le courage, le civisme et la responsabilité d’organiser ces manifestations. Il n’y a pas eu de répression ni de heurts. Par contre, si les Marocains avaient organisé de telles manifestations, ils auraient été réprimés et tabassés, comme ce fut le cas pour les militants du Rif, au nord du Maroc.

Craignez-vous qu'il y ait des conséquences à terme sur l'avenir de votre mouvement et de la RASD?
La position officielle de l'Algérie sur la question du Sahara Occidental est une position de principe, cohérente, découlant des constantes de la lutte de libération algérienne. Les récents développements en Algérie ont montré que les manifestants croyaient, dur comme fer, aux principes de la révolution du 1er novembre. Ce qui signifie qu'il n'y aurait aucun changement dans la position algérienne sur la question du Sahara Occidental. Celle-ci est considérée comme une question de décolonisation inscrite sur les listes des Nations Unies. L’Algérie soutient la cause sahraouie conformément aux valeurs et principes fondateurs de la lutte du peuple algérien pour son émancipation.
Ce soutien indéfectible n’est pas l'affaire de tel ou tel homme. Le président Boumedienne est parti, El Ouali, leader du Front Polisario, est parti. Notre mouvement a continué d'exister car émanant de la volonté d’un peuple. Il faut retenir que le combat que nous menons bénéficiera toujours de l'appui solidaire du peuple algérien, car dirigé contre la violation des droits des peuples.
Quel peut être votre plan B, si comme l’écrit l’auteur marocainTahar Ben Jelloun dans le 360, "le Polisario est dans les bagages de Bouteflika"?
Le Maroc, qui siège à côté de la République sahraouie à l’Union africaine, devrait réfléchir à la reconnaissance de la République sahraouie. C’est ça, le plan "B". Depuis longtemps, l’écrivain marocain, thuriféraire du régime expansionniste et oppressif, chantre de l'occupation illégale du Sahara Occidental, souhaite dans une diatribe la disparition du Front Polisario, pourtant unique et légitime représentant du peuple sahraoui.
Le Front Polisario est là, représentant d’un peuple aspirant à la liberté. Il est affligeant qu'un écrivain comme Ben Jelloun piétine les principes les plus élémentaires des droits humains, dont celui sacré de l'autodétermination des peuples. Et la France, qui a une influence importante dans la région, qui est de surcroît amie du Maroc, pourrait et doit contribuer à la recherche d’une solution juste et pacifique. Donc la France doit s'acquitter d'un rôle plus actif marqué de neutralité et plus équilibré pour l'avènement de la paix, de la stabilité et de la coopération dans la région et entre ces peuples.

L’histoire du Journal Hebdomadaire qui déplaisait au roi du Maroc








Le Journal hebdomadaire, vous connaissez? Mais oui, cette publication marocaine qui eut ses heures de gloire, entre sa naissance en 1997 et son décès en 2010… Un journal pas comme les autres, au Maroc. Indépendant et compétent. Gênant, donc. Qui devait mourir, et qui est mort.
Une conférence originale s’est tenue à Bruxelles, à l’Espace Magh, le samedi 16 février dernier. De nombreux acteurs de cette expérience originale se sont en effet retrouvés pour l’évoquer, à l’initiative de Radouane Baroudi(1).
Pourquoi donc des hommes et des femmes ont-ils un jour lancé un organe que Hassan Bousetta, admiratif, a appelé « une voix critique dans un contexte d’unanimisme imposé, un travail de transgression de l’ordre politique balisé par des lignes rouges »? Les anciens du Journal en conviennent: c’est Hassan II qui, dans un souci d’ouverture, a permis en fin de règne que l’expérience prenne son envol. Quitte à le regretter? En tout cas, a avancé Aboubakr Jamaï, directeur du Journal, «c’était une des premières fois qu’une entreprise privée marocaine appuyait un projet éditorial respectant la déontologie d’une presse libre tout en ayant le souci de faire du bénéfice. C’est original car, au Maroc, c’est l’un ou l’autre… ».
De quoi une presse libre devrait-elle donc parler? « Nous avons assumé notre « naïveté », a .expliqué Jamaï. Nous considérions que si la Constitution dit que le pouvoir c’est le roi, notre contrat était de parler de celui ou de ceux qui ont un impact sur la vie des gens, de là où le pouvoir se trouve. On nous a accusés de « vendre » en mettant le roi en scène (il est vrai qu’un quart des couvertures lui était consacrée), mais pourquoi les Marocains achètent-ils un journal qui fait de l’investigation à propos du roi? Les gens s’intéressent à la politique quand on les prend pour des adultes. »
« On a cru que c’était le dernier numéro! »
Ali Lmrabet, rédacteur en chef peu après la période initiale, en 98-99, raconte: « On a essayé de faire “autre chose”, sous Hassan II. En se demandant comment asticoter le régime. On a écrit des dossiers. Sur Ben Barka (assassiné à Paris en 1965), sur Abraham Serfaty (juif marocain d’extrême gauche longtemps exilé). A l’époque, ces choses-là étaient en principe impossibles! On essayait des sujets que les autres n’osaient pas traiter. Comme les droits de l’homme. Lorsque nous avons publié l’interview que j’avais faite à Paris de Malika Oufkir (fille aînée du général qui avait tenté un coup d’État contre Hassan II en 1972, le roi se vengeant ensuite sur toute sa famille), on a cru que c’était le dernier numéro! »
Lire  blog.lesoir.be/baudouinloos/2013/02/22/lhistoire-dun-journal-qui...

lundi 18 mars 2019

Lettre aux journalistes, sympathisants du mouvement rifain, expulsés du RIF par les pouvoirs publics marocains



Chers journalistes, Imeddukar timeddukar ( ami(e)s en tamazight )
Nous regrettons le désagrément occasionné par votre expulsion. Vous êtes dans votre droit d’accomplir en toute liberté votre travail d’information. Il y a anguille sous roche. Le Maroc compte à tout prix dissimuler, à l’opinion publique internationale, une situation désastreuse, due à sa gestion catastrophique des événements qui ont eu lieu dans le RIF . Le RIF est scandaleusement géré par une Administration corrompue. La situation en cours ne fait qu’empirer. Vous n’êtes pas sans savoir que le RIF est assiégé de toutes parts, depuis 1958, économiquement, culturellement, et politiquement.
Nous tenons à dénoncer avec la plus grande fermeté la violation du droit d’informer qu’est un droit humain et ces mesures d’expulsions abusives à votre encontre en particulier. Cette mauvaise attitude, irrespectueuse n’est pas la nôtre. Elle nous ne ressemble pas. Elle est indépendante de notre volonté. Je peux vous assurer que nous mettons tout en œuvre pour dénoncer publiquement ce genre d’incident afin qu’ils ne se reproduisent plus. Nous vous invitons à vous battre à nos côtés.
Nous vous aurions reçu avec un grand plaisir. Vous offrir l'hospitalité est une façon au peuple rifain de recevoir ses invités. C’est un aspect important de sa culture. Elle fait partie de son identité. Je ne vais pas rentrer dans les détails, vous savez certainement déjà toutes ces considérations.
Sachez que si les rifains étaient souverains chez eux, ils vous auraient laissé faire votre travail, sans vous importuner. La liberté d’expression , de la presse , le droit d’informer et la libre circulation des idées sont des droits humains fondamentaux garantis par les conventions internationales et les conditions d’un état de droit.
Sachez que votre travail, à vous, journalistes, le pluralisme et l’indépendance des médias, dérangent les régimes anormaux c’est à dire autocrates. Rapporter et commenter les réalités socio-économiques et politiques dans le RIF, dérange éminemment le pouvoir central, qui tient à ce que l’état de siège et ses conséquences ne filtrent pas vers l’extérieur.
Ce n’est pas éthique que Rabat vous fasse expulser du RIF, ce qui est insensé et absurde, mais pour le moment c’est comme ça, hélas les rifains ne détiennent pas de pouvoir et ne sont pas souverains chez eux
Sachez que heureusement que vous êtes citoyens d’un pays plus ou moins démocratique (Au fond, entre vous et moi, toutes les monarchies se valent, avec quelques petites nuances ) sinon on vous aurait jeté en prison comme les activistes journalistes rifains et marocains, condamnés , pour certains, à 20 ans de prison. Cela aussi, vous le savez et vous en êtes conscients !
Cela dit, si vous voulez soutenir le RIF et son mouvement, vous pouvez continuer à agir et à faire votre travail, de là où vous êtes. Continuez à entretenir des relations étroites avec le réseau d’organisations, de groupes de défense des droits et des libertés, dont la liberté de la presse dans le RIF. Continuez à sensibiliser l‘opinion sur les violations de la liberté d’expression dans le RIF et d’attirer l’attention sur le travail des journalistes rifains, qui risquent la prison pour informer chaque jour l’opinion publique locale et internationale.
Vous jouez un rôle déterminant dans la circulation de l’information, qui est indispensable à l’exercice de la démocratie et au progrès social.
Vous êtes les seuls partenaires solides et privilégiés dans cette bataille pour la vérité.
Encore une fois, nous dénonçons cette pratique de censure. Merci à vous de persévérer pour dévoiler la vérité sur les causes du mouvement sociopolitique qui agite le RIF et les prisonniers politiques rifains qui croupissent dans les prisons marocaines.
A tqadawm
Mes salutations

Au Maroc, les femmes n'ont que les trois quarts des droits des hommes, selon la Banque mondiale


Peut mieux fair

DZarzycka via Getty Images
SOCIÉTÉ - 
Si le Maroc se situe autour de la moyenne mondiale en terme d’égalité des droits entre hommes et femmes, il a encore du chemin à parcourir avant d’atteindre la parité totale. Selon le dernier rapport de la Banque mondiale publié le 27 février et intitulé “Les femmes, l’entreprise et le droit 2019: une décennie de réformes”, le royaume obtient un score de 73,13 sur 100 en matière d’inclusion économique des femmes (contre 74,71 au niveau mondial).
Autrement dit, les Marocaines n’ont que les trois quarts des droits reconnus à leurs compatriotes selon l’étude qui a noté 187 pays en fonction de huit indicateurs, sur une période de dix ans.
Possibilité de se mouvoir ou de créer une entreprise sans l’accord d’un tuteur, se marier ou avoir des enfants sans contraintes légales, exercer des fonctions égales aux hommes, être protégée contre le harcèlement sexuel au travail, pouvoir hériter comme un homme, gérer des actifs, toucher une pension de retraite... De nombreux paramètres ont été pris en compte pour calculer l’indice global d’équité entre hommes et femmes.
Si le Maroc obtient des bons scores (100 sur 100) concernant la possibilité pour les femmes de se mouvoir librement, de commencer un travail sans entrave ou de diriger un business, il est un peu à la traîne concernant les contraintes liées à la maternité (80 sur 100) et l’accès à une pension de retraite (75 sur 100), et encore plus en matière de salaire (50 sur 100), de mariage (40 sur 100) ou encore de gestion des actifs (40 sur 100).

dimanche 17 mars 2019

Fusillades à Christchurch – Veillée à l’ambassade de Nouvelle-Zélande pour les victimes des attentats


fr.metrotime.be

Près d’une centaine de personnes se sont rassemblées, vendredi soir de 20H00 à 22H00, devant l’ambassade de Nouvelle-Zélande à Bruxelles, située avenue des Nerviens, pour une veillée en hommage aux victimes des attentats islamophobes qui ont eu lieu ce jour dans deux mosquées à Christchurch et qui ont fait au moins 49 morts et une vingtaine de blessés. Les participants ont laissé des messages aux victimes et à leurs familles sur une grande banderole posée à plat sur la devanture de l’ambassade, où un registre de condoléances a également été ouvert dans la journée. Des bougies ont été allumées, une prière du Coran dite et une minute de silence respectée. 
Ce moment de recueillement silencieux a fait place à quelques discours.
« C’est le plus grand attentat jamais commis sur le sol d’un pays occidental contre des populations musulmanes », souligne Khadija Senhadji, porte-parole du Collectif Rosa Parks Belgique, à l’initiative de la veillée. « C’est une tragédie qui s’ancre dans un contexte qui prête le flanc à des actes islamophobes. Le tueur, qui a rédigé un manifeste, a puisé son inspiration dans les idées défendues par Marine Le Pen ou encore par les théoriciens du grand remplacement en France, des gens qui vivent en Europe. Cette hystérie qui se développe autour de l’islam est alimentée par les politiques et les médias. »
Ce collectif, qui lutte contre le « racisme politique », pointe les dispositifs d’exception qui ont permis de multiplier les perquisitions et les contrôles dans le cadre du plan Canal, la déchéance de la nationalité pour les bi-nationaux ou encore le manque d’intervention de l’Etat pour ceux emprisonnés au Maroc comme Ali Aarrass. 

« On crée de façon tout à fait légale un statut de sous-citoyenneté, qui est pleinement assumé, et après on parle d’intégration à des gens qui ne sont plus considérés comme des citoyens à part entière », dénonce Khadija Senhadji. « On est soumis à un devoir d’exemplarité et en cas de crime, un Belgo-Marocain risque une double peine. »

Source: Belga

GAP : Marche pour le climat VS En marche dans le mur.




GAP : Marche pour le climat VS En marche dans le mur.



Elles et ils étaient plus de 300 à marcher samedi 26 janvier dans les rues de Gap pour le climat. Des forêts du Costa-Rica aux glaciers des Hautes-Alpes, le constat est le même : le changement climatique additionné à l’épuisement des ressources met un terme à l’humanité telle que nous l’avons connue jusque-là. Qu’importe les retombées économiques du rallye Monté-Carlo, de l’apport de canons à neige, de la nouvelle ligne aérienne Tallard-Paris, des cultures pesticidaires, la part la plus faible des espèces, dont la notre, n’en profitera pas à moyen terme si on n’agit pas hier matin.

Les grands décideurs soutenus par des petits barons et quelques serfs locaux, se fichent royalement de cette part la plus faible. Dans leurs esprits tordus, elle est même celle qui respire leur oxygène encore potable. C’est vous, c’est moi et bien entendu, nos enfants, la part la plus faible de notre espèce. C’est le migrant, le clodo, aussi. Ce sont tout ceux qui peinent ou refusent la course folle et mortifère du toujours plus. Ce toujours plus qu’il faut produire non par nécessité mais pour satisfaire le délire d’accumulation des plus riches.

Voilà pourquoi le recours contre l’état soumis à la pétition dite « L’affaire du siècle » fait sens pour, déjà, plus de 2 millions de personnes en quelques semaines. Voilà pourquoi les Marches pour le climat sont essentielles. 300 à Gap samedi, 5000 à Marseille et 80 000 dans toute la France, l’Europe n’est pas en reste et ils étaient 70 000 à Bruxelles. Des marcheurs véritables pour obliger les décideurs à mener des politiques équitables pour un futur renouvelable. Dans une période de « manifonite aïgue », ces chiffres de mobilisations sont importants.

Il ne s’agit pas d’un mouvement social qui s’oppose à un autre. La présence de nombreux « gilets jaunes » le démontre. Ce n’est pas un jeu de couleurs politiciennes non plus. Étaient présents, ce samedi au départ de la Pépinière des écologistes,  des communistes, des démocrates-chrétiens, bref… tous les champs politiques qui ne séparent pas la question sociale de la question humaine. Deux postulats sans lesquels l’écologie ne serait que de l’hygiénisme. Ces marches pour le climat, ces pétitions, sont des actes de résistance propre à refonder un contrat d’humanité qui nous pousse à repenser nos sociétés… si on veut que ça dure ! C’est une mobilisation mondiale.

Leo Artaud

Liens:


https://paca.lpo.fr/sorties-nature/ou-aller/hautes-alpes

samedi 16 mars 2019

Conseil des droits de l'homme à Genève: la responsabilité de l'ONU vis-à-vis du peuple sahraoui évoquée


GENEVE, 15 Mars 2019 (SPS) -
 La militante sahraouie El Nedjla Mohamed a évoqué, lundi, la responsabilité des Nations Unies vis-à-vis du peuple sahraoui et son droit à la liberté et à l'autodétermination, d'autant qu'il s'agit d'une question de décolonisation inscrite à l'ONU.
Prenant part à la conférence sur "le droit à l'autodétermination", organisée à Genève au siège du Conseil des droits de l'homme relevant de l'ONU, en marge des travaux de la 40ème session ordinaire du Conseil, aux côtés de délégués de plusieurs ONG, la militante sahraouie a présenté un exposé sur le Sahara Occidental et l'histoire de sa lutte contre l'occupant marocain.
La militante sahraouie a mis en avant la légitimité de la lutte du peuple sahraoui, sous la direction de son représentant légitime unique, à savoir: le Front Polisario, ainsi que les souffrances continues endurées au Sahara Occidental, en raison de l'entêtement du Maroc, soulignant la responsabilité de la communauté internationale en vue de permettre au peuple sahraoui de jouir de son droit à l'autodétermination et à l'indépendance.
Elle a mis l'accent sur la responsabilité de l'ONU et du Conseil de sécurité dans les souffrances endurées par le peuple sahraoui, dont une partie qui se trouve dans les territoires occupés subit les violations flagrantes des droits de l'homme, sous l'occupation militaire marocaine et l'autre vit des conditions très difficiles dans les camps des réfugiés, depuis plus de quatre décennies.(...), en l'absence d'aides humanitaires.
Les participants à cette conférence ont affirmé que l'ONU devrait accélérer la mise en œuvre des résolutions internationales pour garantir au peuple sahraoui son droit à l'autodétermination.(SPS).
090/97/1503019

vendredi 15 mars 2019

Ce soir grande maraude au Col de Montgenèvre


09:01 (il y a 5 heures)


Rappel et infos pratiques - 15 mars 2019 :
Grande Maraude solidaire


Bonjour !
Nous y voici… demain, vendredi, retrouvons-nous nombreux.ses pour soutenir les maraudes et dénoncer la répression qui se déroule à notre frontière.

Quelques infos pratiques :
Rendez-vous à Montgenèvre à l’esplanade à gauche des caisses des remontées mécaniques :
> dès 15h pour aider à la préparation de l’événement
> à  partir de 18h, et jusqu’à 22h, pour le début de la grande maraude solidaire. N’hésitez pas à nous rejoindre tout au long de la soirée.

Pour le transport, vous pouvez proposer ou trouver un trajet sur la plateforme de covoiturage ici. Un point de rendez-vous est prévu devant la MJC de Briançon, nous recommandons donc de passer devant lors de votre trajet afin de récupérer les personnes qui pourraient éventuellement avoir besoin d’un transport.

Les précautions à prendre
> Pensez à vous habiller très chaudement ! A cette altitude le vent est glacial. Équipement très recommandé : Chaussures chaudes et imperméables/ vêtements chauds/ bonnet et gants/ Lunettes. Prévoir aussi une lampe frontale.
> Attention, des contrôles de police sont à prévoir ! Soyez en règle pour le véhicule et pensez à pendre vos papiers d’identité. Par conséquent, prévoyez un temps de trajet supplémentaire.
> Rappel : les équipements spéciaux sont obligatoires en France (chaines et pneus neige)
Soyons tous là.
Soyons « Tou.te.s solidaires ! Tous maraudeur.ses ! »
Sans étiquette politique ou religieuse, TOUS MIGRANTS» est un mouvement citoyen pacifiste, sous forme associative (loi 1901), de sensibilisation et de plaidoyer né en septembre 2015 autour du drame humanitaire des migrants en Europe. Fort de ses 500 adhérents, 1500 destinataires de la lettre d'information, 2000 like Facebook, le mouvement mène des initiatives variées, dans le Briançonnais : veille et partage de l’information via une newsletter périodique et une page Facebook adressées à plus de 650 personnes, conférences, cinés-débat, ateliers d’écritures, manifestations artistiques ou culturelles de soutien… 
L’action de Tous Migrants repose sur deux principes directeurs :  
C’est en renforçant le lien social local, en ouvrant des espaces de dialogue, d’échange, de convivialité et de solidarité avec notre voisin d’ici (« l’autre d’ici ») que nous accepterons naturellement notre voisin de là-bas (« l’autre de là-bas », étranger, migrant, réfugié,…);
Chacun d’entre nous peut « faire sa part », à son échelle, pour contribuer à la résolution de la crise humanitaire actuelle, y compris en plaidant pour l’adoption de décisions politiques plus responsables et humaines en matière de migration. Il en va de notre humanité et notre dignité.
Pas en notre nom Briançon. Tous droits réservés.
Vous recevez cet email car vous êtes inscrits à la liste de diffusion de Tous Migrants, mouvement citoyen de sensibilisation et de plaidoyer en faveur des migrants, actif dans le Briançonnais.

Our mailing address is:

Communiqué LDH : "Christchurch : être partout intraitable avec les idées qui tuent"


15/3/2019



LDH
Le racisme, cette haine meurtrière qui vient de frapper en Nouvelle-Zélande, nous concerne tous, par-delà les nations et les océans. L’idéologie d’extrême droite et l’absurde théorie du grand remplacement sont des dangers mortels.
Cette volonté de tuer des hommes, des femmes et des enfants en raison de ce qu’ils sont, ici parce que musulmans, se nourrit chaque jour des discours d’exclusion, des mensonges toujours renouvelés et de la complaisance avec laquelle ils sont reçus et reproduits à l’infini.
La France fantasmée que décrit l’auteur de ces assassinats pour les justifier est le pur produit de cette propagande, d’autant plus mortifère qu’elle est considérée comme crédible par de nombreux responsables politiques et même par des intellectuels ou considérés comme tels.
La LDH continuera à combattre sans relâche tous les acteurs de ce scénario qui conduit déjà au pire.
La LDH présente ses condoléances aux victimes et au peuple néo-zélandais, et l’assure de toute sa solidarité.
Paris, le 15 mars 2019
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

RT France : "Selon Luk Vervaet, auteur du livre Le Making-of d'Anders Breivik, interrogé par RT France, il existe de nombreuses similitudes entre l'attaque perpétrée par Brenton Tarrant et la tuerie d'Anders Breivik commise à Utoya en 2011. Ils ont tous deux rédigé un manifeste tentant de justifier leurs crimes, et leur idéologie commune fustige une supposée «invasion musulmane» et vise au renversement de ce qu'ils estiment être la «colonisation du monde occidental». Selon lui, «l’extrême-droite fasciste et armée se prépare tout doucement à des horreurs»
Dans son texte explicatif de 74 pages, Brenton Tarrant avoue «avoir eu un bref contact avec le chevalier justicier Breivik», et reçu la «bénédiction pour [sa] mission» de ses «frères d'armes après avoir les contactés».

jeudi 14 mars 2019

Appel à témoignage pour un blessé grave à Lyon, ce samedi 9 mars.

ALERTE , APPEL A TEMOINS :
via Tieri Briet : Appel à témoignage pour un blessé grave à Lyon, ce samedi 9 mars.
Il y a eu une nasse dans une rue parallèle à l'avenue Jean Jaurès. Puis gazage mais à partir de là, l'homme blessé ne se souvient plus de rien. 
Il a été assisté par les street medics jusqu'à l'arrivée du samu. Il est désormais à l'hôpital pour une chirurgie maxillo-faciale. Suite au scanner, il souffre de fractures multiples à la pommette et à l'orbite. Les urgences ophtalmo doivent vérifier l'état de sa vision. Il a en plus le nez cassé, ouvert sous l'oeil, un hématome et peut- être là mâchoire cassée.
De plus, trois policiers sont venus pour l'interroger alors qu'il était dans le boxe des urgences.
Par deux témoins, nous avons appris qu'il a reçu une lacrymogène en tir tendu en plein dans le crâne. La grenade a explosé à ses pieds pendant qu'il tombait à terre.
Merci de témoigner si vous étiez présent/présentes.
Tout notre soutien au camarade blessé !

Erri De Luca : "Les persécutions contre les migrants ne les empêcheront pas de migrer"







De passage à Paris, l'écrivain italien, ardent défenseur des migrants, revient sur les fondements de son engagement. Entretien.

Par Laetitia Drevet




Poète et écrivain italien dont l’œuvre a été saluée par plusieurs prix (le prix Femina étranger en 2002 pour son roman«Montedidio»), Erri De Luca est aussi un homme engagé. Ses prises de positions lui ont valu un procès de la société Lyon Turin Ferroviaire pour avoir appelé au «sabotage» de la ligne en construction.
Aujourd’hui farouche opposant à la politique anti-immigration défendue par Matteo Salvini, il prend régulièrement la parole pour défendre les migrants réfugiés en Europe. Il a publiquement soutenu Cédric Herrou et les «sept de Briançon», poursuivis en France pour avoir porté assistance à des migrants. A l’occasion d’un passage à Paris, il revient pour «L’Obs» sur les fondements de son engagement politique.
L'OBS. La semaine dernière, la cour de cassation a annulé la condamnation de Cédric Herrou, condamné dans un premier temps pour avoir porter assistance à des migrants. Vous l’aviez publiquement soutenu à plusieurs reprises. Que montre ce verdict ?
Erri de Luca. C’est un acte de reconnaissance du sentiment de fraternité, sur lequel se fonde la société civile. Il y a cette trinité laïque, produite par la révolution française : liberté, égalité, fraternité. Pour l’égalité et la liberté, on peut se battre, défendre et acquérir des droits. On ne se bat pas pour la fraternité, c’est un sentiment individuel. Mais lorsqu’il est partagé, il devient comme un fil qui tisse une communauté. Reconnaître la fraternité est un acte de bonne santé civile.
La condamnation des sept de Briançon montre que la nôtre est encore malade. Je les ai soutenus car je pense qu’il y a un décalage entre la justice et la loi. Ce ne sont pas des synonymes : les lois peuvent être injustes. Quand la loi préconise par exemple de ne pas porter secours aux personnes qui ont besoin d’être secourues, la loi n’est pas juste. Il faut donner la priorité au sentiment de justice, même si cela implique de contourner, de saboter, ou de mal appliquer la règle.

Fin novembre, Matteo Salvini a annoncé que l’Italie ne signerait pas le pacte mondial sur les migrations, qui doit être ratifié ce mercredi 19 décembre, par 150 pays de l’ONU. Quelle portée accordez-vous à ce boycott?
Les positions de Matteo Salvini n’ont aucun effet sur le déplacement des êtres humains sur la planète. Les migrations sont impossibles à bloquer. Les persécutions contre les migrants empoisonnent évidemment la vie de ceux qui cherchent un refuge, mais n’empêchent en aucun cas leur déplacement. Les raisons des migrations sont plus fortes que la résistance d’un pays à leur égard. Quant au vocabulaire utilisé par Salvini, il est tout simplement faux. Prenez le mot «invasion». Envahir, c’est le fait d’une armée, qui traverse la frontière d’un pays pour le conquérir, ou pour le soumettre. Pas le fait de personnes complètement désarmées.
Quand une mère monte avec son bébé sur un canot en risquant de mort; quand même le plus puissant des instincts de protection, l’instinct maternel, est dépassé par le désespoir, vous savez que la dynamique qui l’anime ne peut pas être anéantie. Dans son Eneide, Virgile écrit: «Una salus victis, nullam sperare salutem», ce qui veut dire que la seule chance de salut pour les vaincus est de ne plus rien attendre. Le désespoir est la plus grande force motrice, c’est lui qui fait monter la mère de famille sur un canot. Le désespoir ne se repousse pas.

"J’ai honte que la mer Méditerranée soit devenu cet espace mortifère"

Avez-vous voté aux dernières élections italiennes, en mars 2018 ?
Non. Moi et un tiers des italiens n’avons pas voté. Pour ma part, ce n’est pas par rejet de l’institution électorale, je la respecte. Mais aucun candidat ne me représentait, je les trouvais tous assez semblables. Un peu comme des marchands qui vendent la même marchandise, mais emballée différemment. Le résultat me conforte dans cette idée. La coalition formée par le Mouvement 5 Etoiles et la Ligue est un choix politique, tactique, pas une décision du peuple.