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مدوّنة شبكة التضامن مع الشعب المغربي والصحراء الغربية في الخارج. تأسست هذه الشبكة في فبراير 2009 بمبادرة من التضامن مع المغرب 05، AZLS و شبكة تلاكسكالا.
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mardi 7 juillet 2015

L’Association de la communauté sahraouie participe au Festival culturel en Belgique

Essen (Belgique), 06 juil 2015 (SPS) L’Association de la communauté sahraouie a participé au Festival culturel de flamenco organisé par la municipalité d’Essen, en présence d’un nombre de participants internationaux.

L’événement a été l’occasion pour sensibiliser la présence autour de la culture du peuple sahraoui et sa juste cause à travers l’installation d'une tente équipée de nombreux moyens traditionnels mettant en évidence l'excellence et la différence de la culture et l'identité du peuple sahraoui du reste des peuples du monde.

L'Association sahraouie a informé en marge  du Festival les participants sur la réalité misérable des droits de l’homme dans les territoires occupés du Sahara occidental violés systématiquement par l'Etat d'occupation marocaine.

Les organisateurs de l’événement ont salué la participation de la communauté sahraouie, ainsi que l'admiration des participants, invitant la communauté sahraouie en Belgique pour participer à la prochaine édition. (SPS)

093/090/TRD 060958 JUL 015 SPS

Les démocrates marocain(e)s appellent à un rassemblement de solidarité avec le peuple Grec en lutte contre les créanciers.




siriza

Réseau Démocratique Marocain
de Solidarité avec les Peuples.
Le Comité de Suivi
appelle à un sit-in !
Le Réseau Démocratique Marocain de Solidarité avec les Peuples appelle l’ensemble des forces démocratiques et militantEs progressistes à participer et contribuer activement au succès du sit-in qui aura lieu mercredi 8 juillet 2015 de 22h30 à 23h devant le parlement à Rabat pour :
  • Marquer la solidarité agissante avec le peuple de Grèce dans son combat contre les dictats de l’Union Européenne, la tyrannie des créanciers, le pillage de ses richesses et son appauvrissement, qui ont été rejetés sans appel par le référendum du 5 juillet
  • Dénoncer les conséquences néfastes de l’endettement et du service de la dette sur le peuple grec et les peuples du tiers monde, dont le Maroc.
PS : le Réseau Démocratique organisera également le Mardi 14 juillet à partir de 21h30 une conférence à Rabat sur les conséquences néfastes de la dette sur la Grèce et sur les peuples du tiers monde dont le Maroc.

lundi 6 juillet 2015

Grèce. Yanis Varoufakis s'explique: "Je porterai le dégoût des créanciers avec fierté"


Fabrice Savel avec AFP, Humanite.fr, 6/7/2015

Photo : Reuters
Photo Yanis Varoufakis : Reuters
Le ministre des Finances Yanis Varoufakis a annoncé ce matin sa démission du gouvernement, au lendemain de la victoire du "Non". Lire la traduction de sa déclaration.
Le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, a annoncé lundi sa démission au lendemain de la victoire du non au référendum sur les propositions des créanciers d'Athènes. "Peu de temps après l'annonce des résultats du référendum, on m'a informé d'une certaine préférence de certains membres de l'Eurogroupe, et de "partenaires" associés, (...) pour mon "absence" des réunions; une idée que le Premier ministre a jugé potentiellement utile à l'obtention d'un accord. Pour cette raison je quitte le ministère des Finances aujourd'hui", explique Yanis Varoufakis sur son blog. Selon lui, "la valeur" du résultat du référendum, qui a vu le non l'emporter à 61,31%, est "importante", "comme (celle de) tous les combats pour les droits démocratiques". "La grande légitimité apportée à notre gouvernement" doit être "investie immédiatement dans un OUI à une solution adéquate", a-t-il ajouté, appelant à un accord comprenant "une restructuration de la dette, moins d'austérité, une redistribution en faveur des plus démunis, et de vraies réformes".
Le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, démissionne. Il s'en explique :
"Le référendum du 5 Juillet restera dans l'histoire comme un moment unique où une petite nation européenne s'est levée contre la servitude de la dette.
Comme toutes les luttes pour les droits démocratiques, le rejet historique de l'ultimatum posé le 25 juin ultimatum à la Grèce par l'Eurogroupe n'est pas sans coût. Il est donc essentiel que la grande confiance accordé à notre gouvernement par le splendide vote NON soit investi immédiatement d'un OUI à une résolution appropriée - à un accord qui implique une restructuration de la dette, moins d'austérité, la redistribution en faveur des plus modestes, et de réelle réformes.
Peu après l'annonce des résultats du référendum, j'ai été mis au courant d'une certaine préférence de certains participants à l'Eurogroupe, et de «partenaires» pour... mon «absence» de ses réunions; une idée que le Premier ministre a jugé potentiellement utile pour parvenir à un accord. Pour cette raison, je quitte le ministère des Finances aujourd'hui.
Je considère qu'il est de mon devoir d'aider Alexis Tsipras à exploiter, comme il l'entend, la capitale que le peuple grec nous a accordé par référendum d'hier.
Et je porterai le dégoût que j'ai inspiré aux créanciers avec fierté.
Nous, à gauche, savons comment agir collectivement, sans attachement aux privilèges de la charge. Je vais soutenir pleinement le Premier ministre Tsipras, le nouveau ministre des Finances, et notre gouvernement.
L'effort surhumain pour faire honneur au brave peuple de Grèce, et le célèbre OXI (NO) entendu par les démocrates du monde entier, ne fait que commencer."
Yanis Varoufakis

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Maintenant, respectez le "NON" du peuple grec !




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Photo Christos Stamos/Citizenside
Le non aux créanciers l'emporte. Suivez notre récit de la soirée sur l'Humanité.fr.
22h. Yanis Varoufakis salue un grand "oui" en faveur d'une Europe démocratique. Le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, a salué dans le "non" massif au référendum grec sur les propositions des créanciers internationaux un grand "oui" en faveur d'une Europe démocratique. Il a ajouté que dès lundi, le gouvernement grec allait inviter ses partenaires à trouver un terrain d'entente. Sur la base de 69% des bulletins dépouillés, les Grecs ont voté "non" à 61,5% et "oui" à 38,5%. "A partir de demain, grâce à ce "non" courageux que les Grecs nous ont donné(...), nous allons tendre la main à nos créanciers. Nous allons inviter chacun d'entre eux à trouver un terrain d'entente", a-t-il dit à la presse. "A partir de demain, l'Europe, dont le coeur bat en Grèce ce soir, va commencer à panser ses blessures, nos blessures. Le "non" d'aujourd'hui est un grand "oui" à une Europe démocratique!" 
21h35. Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, s'est entretenu au téléphone avec le président de la République François Hollande, annonce un responsable grec.
21h20. Les Grecs semblent avoir nettement rejeté, lors du référendum de dimanche, le plan des créanciers de leur pays, précipitant Athènes dans l'incertitude sur son maintien dans la zone euro. Sur 50% de bulletins dépouillés vers 18H50 GMT, le non l'emportait à 61,21%. Arborant des drapeaux grecs et des pancartes "non", et scandant des slogans contre l'austérité, des centaines de partisans du rejet du plan des créanciers commençaient à se rassembler sur la place Syntagma, dans le centre d'Athènes, pour manifester leur joie.
Le gouvernement Tsipras a annoncé aussitôt sa volonté de se rasseoir dès lundi à la table des négociations, fort de ce soutien massif du pays. Le porte-parole du gouvernement, Gabriel Sakellaridis a fait savoir que "les initiatives pour arriver à un accord" entre Athènes et ses créanciers UE et FMI "allaient s'intensifier à partir de ce soir".
De leur côté, la chancelière allemande Angela Merkel et le président français François Hollande devaient se rencontrer lundi soir à Paris "pour évaluer les conséquences du référendum en Grèce".
21h. Le non est bien installé en tête, avec 61,21% des voix à la moitié des bulletins de vote dépouillés au référendum initié par le gouvernement grec d'Alexis Tsipras sur la dernière proposition des créanciers du pays (BCE, UE, FMI), selon le ministère de l'Intérieur.
Peu avant 22h00 locales (19h00 GMT), trois heures après la fin du scrutin, la moitié des bulletins de vote avaient été dépouillés et donnaient le non en tête à 61,21% contre 38,74% au oui. La question portait sur l'approbation ou non de mesures de réformes et de rigueur budgétaire proposées par les créanciers du pays. Le gouvernement du Premier ministre de gauche radicale Alexis Tsipras a prôné le non.
20h30. Des centaines de partisans du non ont commencé à se rassembler dimanche soir sur la place Syntagma, dans le centre d'Athènes, pour manifester leur joie, deux heures après la victoire de leur camp au référendum.
Tenant des drapeaux grecs et des pancartes frappés dU non, les manifestants affluaient sur la place Syntagma en bas du Parlement en scandant des slogans contre l'austérité, a constaté un journaliste de l'AFP.
20h15. Le "non" est nettement en tête au référendum de dimanche en Grèce sur les propositions des créanciers internationaux, recueillant un peu plus de 60% des suffrages contre un peu moins de 40% pour le "oui", sur la base de 18% des bulletins de vote dépouillés, indique le ministère de l'Intérieur sur son site internet.
19h39 : Le non à 60,49% sur 20% des bulletins dépouillés selon le ministère de l'Intérieur grec.
19h25. Le "Non" en tête avec 59,8% au référendum, le "Oui" à 40,1%, sur la base de 10% des bulletins selon le ministère de l'Intérieur grec.
Une réunion des directeurs du Trésor de la zone euro se tiendra dès lundi, au lendemain du référendum organisé en Grèce sur les mesures prônées par les créanciers du pays pour le renflouer, a appris l'AFP dimanche soir de source européenne. La tenue de cette réunion, de l'Euroworking group, instance préparatoire aux rencontres des 19 ministres des Finances de la zone euro, a été confirmée alors que les premiers sondages donnent vainqueur le non au plan des créanciers.
19h15. Le ministre grec de la Défense, Panos Kammenos, allié de coalition du gouvernement d'Alexis Tsipras, a réagi à la publication de plusieurs sondages donnant un léger avantage au non au référendum en estimant que "le peuple grec a prouvé qu'il n'est pas soumis au chantage", sur son compte twitter. "Le peuple grec a prouvé qu'il n'est pas soumis au chantage, à la terreur, et la menace, la démocratie a gagné", a écrit à 19h50 locales (16H50 GMT) Panos Kammenos, dirigeant du petit parti Grecs Indépendants (Anel) qui participe à la coalition gouvernementale de la gauche radicale Syriza d'Alexis Tsipras.
19h00. La Banque centrale grecque va demander à la BCE de relever le plafond des liquidités d'urgence pour les banques grecques selon le porte-parole du gouvernement. Le ministre des Finances grec, Yanis Varoufakis, rencontrera les principaux banquiers du pays dans la soirée de dimanche, a dit à Reuters un représentant du ministère alors que des sondages d'opinion donnent une courte victoire du "non" au référendum organisé par Athènes sur les propositions des créanciers internationaux. Les banques grecques sont restées fermées toute la semaine après le contrôle des capitaux imposé par Athènes pour enrayer la fuite des dépôts bancaires. Une victoire du "non" risque d'accroître la pression sur les banques et des représentants des autorités grecques ont prévenu qu'elles ne rouvriront pas avant qu'un accord ait été trouvé entre Athènes et ses créanciers.
18h40. Le non au plan des créanciers l'emporterait dimanche au référendum initié par le gouvernement grec d'Alexis Tsipras, portant sur l'acceptation ou non par les électeurs de la dernière proposition de réformes formulée par les créanciers du pays (BCE, UE, FMI), selon deux sondages réalisés par téléphone. Un sondage de la chaîne Star, réalisé dimanche, donne au non une fourchette entre 49% et 54% contre 46 à 51% au oui. La chaîne Mega, à partir d'un sondage réalisé samedi et dimanche, donne une projection de résultats entre 49,5% et 53,5% pour le non et entre 46,5% et 50,5% pour le oui. Le gouvernement du Premier ministre de gauche radicale Alexis Tsipras a prôné le non. Les résultats semblent néanmoins serrés et les premiers chiffres officiels sont attendus à partir de 18h00 GMT.
En Grèce, le porte-parole du gouvernement a souhaité que de nouvelles négociations permettent la conclusion d'un accord dans les plus brefs délais. "Les négociations qui vont s'ouvrir doivent déboucher très rapidement, peut-être même d'ici 48 heures", a déclaré Gabriel Sakellaridis à la télévision grecque. "Nous allons faire tous les efforts nécessaires pour parvenir rapidement à un accord."
Nikos Filis, porte-parole du groupe parlementaire de Syriza, la formation de gauche anti-austérité au pouvoir, a également estimé que les sondages donnant le "non" en tête permettraient au gouvernement grec d'aller de l'avant et de conclure un accord avec les créanciers internationaux. "Je pense que cela montre une orientation au gouvernement, pour avancer rapidement vers la recherche d'un accord et vers la normalisation du système bancaire", a-t-il dit à la télévision grecque.
18h30. Avant même l'annonce des résultats définitifs, François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel ont annoncé qu'ils auront lundi soir à l'Elysée "un entretien suivi d'un dîner de travail pour évaluer les conséquences du référendum en Grèce", a annoncé dimanche la présidence française "Cette rencontre s'inscrit dans le cadre de la coopération permanente entre la France et l'Allemagne pour contribuer à une solution durable en Grèce", précise l'Elysée dans un communiqué. "L'entretien avec le président français et le dîner qui suivra seront consacrés à une analyse commune de la situation après le référendum grec et la poursuite de la coopération franco-allemande étroite sur ce sujet", a indiqué de son côté la chancellerie allemande.
18h. Selon de premières estimations données par les télévisions grecques, le "non" recueillerait 52 % des suffrages au référendum et le "oui" 48%. Ces estimations situent le "non" dans une fourchette entre 50% et 54% et le "oui" entre 46% et 50%.
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lire aussi :
 
URL de cette page: http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=15150
 

Affaire Inzegane : Les jeunes filles ont-elles violé les marchands et passants ?

Par Majda Saber, Aujourdhui.ma | 2/7/2015

 Affaire Inzegane : Les jeunes filles ont-elles violé les marchands et passants ?

Le procès-verbal des policiers du commissariat d’Inzegane parle de l’arrestation de deux accusées presque nues, serrées dans des habits moulants et dessinant leurs corps. Ce qui a suscité l’excitation des lyncheurs.
Tout a commencé dans la journée du 14 juin où deux jeunes femmes ont pris la décision d’aller faire leurs achats au souk d’Inzegane. Une sortie qui tournera en séance de lynchage public, de lapidation et d’agressions verbale et physique. Les deux victimes se retrouveront dans la même journée sur le banc des accusés.
Leur crime : porter des robes jugées indécentes. La meute qui a encerclé les filles s’est substituée aux lois en vigueur et a dressé sur la scène publique un tribunal d’inquisition. Apeurées, choquées, la seule issue a été de s’abriter dans une boutique de vente de produits cosmétiques appelant des policiers au secours.
Nous sommes bien au Maroc où des citoyens et citoyennes vivent dans le respect de la pluralité des choix de leurs aspects vestimentaires, depuis de longues décennies. Temps d’attente, temps d’espoir et de désespoir aussi avant l’arrivée des policiers.
Et le temps du salut tant attendu deviendra à son tour une longue nuit passée au commissariat d’Inzegane pour «attentat à la pudeur» avant d’être conduites devant le procureur du Roi le lendemain. 
Pour sortir de ce bourbier les deux jeunes dames ont été habillées de deux robes ramenées par l’un des marchands. Aucun des marchands ni des agresseurs n’a été interpellé. Seules Sihame et Soumia se retrouveront sur le banc des accusés. Sihame a 23 ans et Soumia 19 ans et au casier judiciaire vierge.
Le procès-verbal des policiers du commissariat d’Inzegane dans sa description des faits parle de l’arrestation de deux accusées presque nues, serrées dans des habits moulants et dessinant leurs corps. Ce qui a suscité l’excitation des lyncheurs, ajoutant que les deux jeunes femmes sont sorties ainsi avec préméditation pour attirer les hommes. «Ces robes se vendent dans nos boutiques et marchés et nous étions habillées normalement. Dans un premier temps nous avons été harcelées par un vendeur pour qu’on lui donne nos numéros de téléphone», soulignent indignées les deux jeunes femmes.
Le procès-verbal rapporte également que Siham et Soumia ont été arrêtées en flagrant délit et que la horde les a encerclées pour les empêcher de s’échapper. Selon le même procès-verbal leurs parents ont été informés alors que l’identité de la personne contactée et la manière n’ont pas été mentionnées. L’attentat public à la pudeur retenu comme chef d’accusation est l’article 483.
Dans les couloirs du tribunal d’Inzegane les deux jeunes femmes seront poursuivies en état de liberté. L’audience est programmée pour le 6 juillet.
Un tournant dans l’histoire puisque sur le procès-verbal du procureur du Roi, dont nous détenons une copie, on retient pour chefs d’accusation l’article 485 du code pénal qui renvoie aux affaires de viol : «Est puni de la réclusion de cinq à dix ans tout attentat à la pudeur consommé ou tenté avec violences contre des personnes de l’un ou de l’autre sexe». Les deux jeunes femmes auraient-elles violé les marchands d’Inzegane ? Ou est-ce une erreur ?
«Les policiers ont suivi dans cette affaire les sifflements et cris de la meute sans ouvrir une enquête vu que des personnes se sont permis de dépasser les lois et institutions de ce pays pour imposer leurs propres lois sur un espace public et c’est une atteinte aux libertés et à la sécurité des citoyennes et citoyens de ce pays. La loi ne répond pas aux désirs et instincts des individus», explique l’avocat Mohamed Al Ghassouli, ajoutant que «l’article de l’attentat à la pudeur est très vague et peut être utilisé pour porter atteinte aux libertés individuelles».
«La poursuite des deux jeunes femmes par l’article 485 au lieu de l’article 483 souligne que cette poursuite est complétement aberrante et nous nous demandons si ce n’est pas fait pour faire tomber cette poursuite anormale», questionne l’avocat. D’autres éléments s’ajoutent à ce dossier comme vice de forme. «Les affaires de viol ne sont pas des attributions du procureur du Roi mais du parquet général. Et c’est une grave violation des lois en vigueur. L’article 485 renvoie à un crime et non à un délit et le dossier est dans ce cas du ressort de la Cour d’appel et non du tribunal de première instance», nous déclare Mohamed El Ghassouli.
L’affaire relayée par les réseaux sociaux et les médias a fait un tollé. Une grande mobilisation a été enregistrée pour s’indigner contre cette atteinte flagrante à la liberté des femmes, le harcèlement sexuel, la sécurité dans l’espace public et la non-arrestation des agresseurs-prêcheurs voulant faire prévaloir leurs propres lois. Plusieurs sit-in ont eu lieu dans différentes villes marocaines portant le slogan et hashtag «Mettre une robe n’est pas un crime !». La mobilisation se poursuit. Les associations féminines et de droits humains, notamment le Conseil national des droits de l’Homme et l’Association marocaine des droits humains se joignent à la vague d’indignation suscitée par cette arrestation.
Des avocats des barreaux de plusieurs villes se portent volontaires pour défendre Soumia et Siham. Un sit-in est programmé le jour de l’audience, la matinée du 6 juillet, devant le tribunal de première instance d’Inzegane. Notons qu’un rassemblement est prévu devant l’ambassade du Maroc à Paris l’après-midi du 4 juillet pour soutenir les deux jeunes femmes.
Il est à souligner que le lynchage des femmes est devenu monnaie courante dans ce souk. Une deuxième jeune femme a reçu des jets de tomates au début du mois de Ramadan en faisant ses achats. «Le vendeur des oranges m’a expliqué qu’ils m’ont lancé des tomates alors que j’avais le dos tourné prétextant que je n’avais pas les vêtements appropriés alors que j’étais normalement habillée. J’ai fini par laisser tomber mes achats et rentrer chez moi», souligne la femme.
Aujourdhui.ma | 2/7/2015

Un livre à lire : Salée est L'Eau de L'Amer

Un livre à lire :

Marie-Jo Fressard écrit à Souad Fila sur son livre "Salée est l'eau de l'amer", édition Antidote, Bruxelles

"Lettre à Souad,

En lisant ton texte magnifique parce que simple et vrai, mais effrayant et salé comme « l’eau de l’amer », un sentiment d’indignation m’oppresse. Pourquoi cette monstrueuse inégalité de chances que la vie nous donne à notre naissance ? Pourquoi toi, Souad, et pas moi ?

Le début de ton histoire et celle de ta famille, que tu racontes avec courage et pudeur, ressemble à celle de toutes les familles d’immigrés : l’arrachement du père marocain qui se rend en Europe pour trouver du travail et fait venir sa famille. Déracinement.

Même très jeune, tu es toujours prête à rendre service. Tu as à peine plus de 10 ans quand tu es prise dans le redoutable engrenage du secret pour aider ton frère qui « se pique », et que tu ne veux pas trahir. « Il a fait de moi sa complice ». Petite fille tu as les gestes d’une maman qui se culpabilise d’aider son enfant qui souffre. Et ta propre enfance est devenue souffrance. Par la fenêtre tu verras ce frère aimé partir, menotté, entre deux gendarmes, avec un dernier regard vers toi.
Tu vas connaitre une à une les prisons de Belgique, pour lui rendre visite et l’assurer de ton soutien affectueux. Tu vas vivre l’angoisse des perquisitions. Et tu comprendras très tôt que la prison n’est pas un remède pour la toxicomanie, elle ne la soigne pas, elle l’aggrave. « Le système carcéral ne cherche plus de solutions, les maillons faibles sont relégués au dernier plan, et le plan, c’est la prison. »

Autre blessure profonde qui, écris-tu, « paralyse tout mon contexte sentimental et affectif », l’échec de ton mariage. Tu as mal en apprenant la double vie de celui qui t’a fait croire au bonheur. Heureusement, il te reste la joie d’avoir tes trois enfants. « Mes enfants sont joyeux, je garde le cap, je leur montre une autre partie de moi : une femme libre, libre de choisir de partir, libre de s’asseoir où elle le désire. »
Les épreuves continuent : une simple intervention au cœur qui devait te permettre un retour rapide parmi les tiens, s’avère être un échec. « Voilà, le diagnostic est tombé : opération à cœur ouvert, la chirurgie devenant le seul et unique recours. » Tu racontes courageusement cette nouvelle galère, ces terribles souffrances, physiques, cette-fois.

Tes dernières pages nous apprennent tes états d’âme, tes avis sur le temps, sur la société, sur la vie, sur ta foi. Le dernier chapitre s’intitule « Espoir » … »

Je me sépare de toi souffrance,
Je te laisse derrière
Je te promets que je clôture chaque petite histoire,
ses grandes blessures.
Je te promets ce jour (…)
que tout deviendra différent
car je suis la principale concernée,
car je suis le sujet de mon verbe
Car j’aime mes enfants, et encore quelques personnes….

Un beau livre écrit en poésie de la vérité."

Marie-Jo Fressard, Solidarité Maroc 05, http://solidmar.blogspot.fr

 

Maroc: des centaines de migrants réfugiés dans une église de Tanger


media Des Migrants subsahariens fuyant une opération de police, le 2 juillet 2015 à Tanger. AFP PHOTO / FADEL SENNA
 
Au Maroc, à Tanger, des centaines de migrants d'origine subsaharienne sont toujours réfugiés dans un bois à l'extérieur de la ville alors que d'autres ont cherché protection à l'église de Tanger. Ces migrants ont fui l'opération de la police qui a fait évacuer en début de semaine des immeubles occupés illégalement dans un quartier de la ville. A l'église, l'aide s'organise mais les réfugiés, parmi lesquels figurent des femmes et des enfants, manquent encore de tout.
Depuis plusieurs jours, les réfugiés s'entassent à l'église espagnole de Tanger. Mais pour l'heure, seuls les femmes et les enfants dorment à l'abri, les hommes eux sont contraints de passer la nuit dehors. Et de faire des heures de queue pour se laver, raconte ce Camerounais : « Pour l’instant ils prennent beaucoup plus en charge les femmes enceintes et les femmes avec des bébés, rapporte-t-il. Ce sont elles qui ont le droit de dormir à l’intérieur. Les conditions d’hygiène sont médiocres parce qu’il y a une seule douche pour 600 personnes. »
Problème de douche, manque d'eau, manque de nourriture, l'église n'a pas les moyens de subvenir aux besoins des réfugiés. Alors la solidarité s'organise comme le raconte cette jeune femme d'origine guinéenne qui essaye d'apporter un peu de réconfort. « Moi je n’ai pas de budget ni de financement. J’essaie de les aider seulement moralement, ou avec de la nourriture, et j’essaie aussi de négocier des dortoirs pour les gens, explique-t-elle. Je ne peux pas voir mes frères immigrants comme ça dehors qui sont menacés comme des animaux. »
Si certains ont été mis à la porte de leur logement par la police, d'autres réfugiés ont été victimes ces jours-ci du racisme soit de leurs voisins, soit d'autres habitants de Tanger qui ont profité des opérations menées par les autorités pour s'en prendre à eux.
En effet, même ceux qui avaient leur papiers et payaient régulièrement leur loyer n'ont pas été épargnés. C'est ce que raconte ce Camerounais de 28 ans que ses voisins ont mis dehors, parce qu'ils ne voulaient plus que des Noirs vivent dans leur immeuble. Il est aujourd'hui réfugié à l'église comme des centaines d'autres personnes et décrit le climat de racisme qui règne dans son quartier.
Les voisins du rez-de-chaussée, ceux du quatrième et ceux du troisième se sont associés et sont venus pour nous dire que tous les Noirs doivent être délogés. Eux-mêmes se sont chargés de retirer toutes mes affaires.
Un migrant Camerounais Anonyme pour des raisons de sécurité. 05/07/2015 - par Marie-Pierre Olphand

dimanche 5 juillet 2015

Caravane de solidarité avec le journaliste Ali Lmrabet en grève de la faim

AMDH-Paris <amdh.paris@gmail.com>
Date : 5 juillet 2015 14:14


Bonjour chers (ères) ami(e)s et camarades,

Nous vous transférons le message ci-dessous. Il s'agit d'une caravane de solidarité avec le journaliste Ali Lmrabet en grève de la faim à Genève . Son état de santé est critique.

Pour contribuer à cette caravane, contactez directement Mustapha Adib (le numéro est en bas de son message).

N'hésitez pas à diffuser aux personnes qui peuvent être intéressées.

Salutations militantes,
Pour l'AMDH-Paris/IDF

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Message de Mustapha Adib :
Bonjour,

Nous organisons une caravane de solidarité avec Ali Lmrabet qui entame depuis plus de 10 jours une grève de la faim à la Place des Nations Unies à Genève.

Cette caravane partira en voitures de Paris vers Genève, y passera la nuit et reviendra le lendemain après avoir exprimé le soutien à Ali. Cette caravane est une initiative individuelle par des militants des droits humains. Ça nous fera plaisir de te compter parmi nous. Ça fera également plaisir à Ali qui mène ce combat pour le bien de nous tous.

Tiens moi au courant de ta possibilité d'y participer (jour en semaine ou weekend?). Des amis sur place pourraient héberger quelques participants.

Amitiés.
Mustapha Adib.
Tél : 06.42.37.42.45 

 Lire sur solidmar (dans Titres 28/6 au 5/7), 4 articles sur la grève d'Ali Lmrabet

Le peuple grec a dit NON

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          Hautes-Alpes

Le peuple grec a dit NON à l'humiliation, non à l'austérité.
Le peuple grec a dit OUI à une Europe solidaire et fraternelle.




Les Grecs, victimes d'une politique d'austérité inhumaine, ont brillamment relevé la tête et dit NON aux exigences irréalistes de la finance mondiale.

Ils ont dit NON à la misère, à la destruction du système hospitalier, à l'annulation du droit du travail, ils ont dit NON à l'esclavage. 



Les Grecs ont dit OUI à une autre Europe, ils nous disent : "vous les autres peuples d'Europe relevez la tête, refusez les politiques d'austérité qu'elles soient menées par la droite ou les sociaux-démocrates, rejoignez-nous dans le combat contre cet ennemi sans visage qu'est la finance internationale, retrouvez votre dignité de peuples libres et combatifs, n'acceptez plus les diktats au nom de l'argent." 



Nous sommes remplis d'admiration devant la détermination des Grecs à faire entendre leurs voix. Nous les remercions pour leur belle victoire qui aide tous les peuples d'Europe dans leur marche vers la justice sociale et leur lutte pour une véritable démocratie européenne.


Gap le 5 juillet à 21h
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 https://youtu.be/pKzdtSw5u7Y

Sahara Occidental : pétition d'un collectif de journalistes algériens « Soutenons la mère Tekber Haddi ! »



 Je vous envoie une pétition ,j'espère que  vous la signerez, et que vous  la diffuserez à travers votre réseau de relations et de connaissances, pour avoir le plus de signatures possible. Car, cette pétition, une fois signée, sera envoyée aux instances de l'ONU et autres organisations régionales. 
 
Merci pour votre solidarité et votre aide !
 
Hafida Ameyar
Journaliste au quotidien Liberté
Membre du Collectif de journalistes algériens solidaires avec le peuple sahraoui



Objet : Fwd: Solidarité et Aide, Sahara Occidental : pétition d'un collectif de journalistes algériens
 
Appel- Pétition

« Soutenons la mère Tekber Haddi ! »

Un black-out politico-médiatique est imposé sur la question du Sahara occidental, inscrite depuis 1963 aux Nations unies, au chapitre de la décolonisation.
La lutte du peuple sahraoui contre l’occupation militaire et administrative marocaine, qui dure depuis 1975, peine à être une préoccupation des médias dans le monde, notamment en Europe et en Amérique du Nord, soumis à l’influence des lobbies pro-marocains, qui dominent l’ordre médiatique universel. 
 Les violations quotidiennes des droits de l’Homme dans les territoires occupés sahraouis (disparitions forcées, procès iniques des tribunaux martiaux, harcèlements, arrestations, emprisonnements, tortures, viols et assassinats, restriction des droits aussi fondamentaux que la liberté d’opinion, d’expression et le droit à l’autodétermination et à l’indépendance), ne trouvent pas d’échos dans les médias des pays autoproclamés défenseurs des droits humains.
Le cas de Mme Tekber Haddi, mère du Sahraoui Mohamed Lamine Haidalla, le silence et l’indifférence entourant sa grève de la faim illimitée, depuis le 15 mai dernier, à Las Palmas (Espagne), et qui a duré plus d’un mois, illustrent ce mépris. La mère Haddi réclame toute la vérité sur la mort de son fils, exige des autorités coloniales marocaines sa dépouille et que les responsables soient traduits devant la justice.
Ce énième crime, perpétré par le Maroc, dans les territoires occupés sahraouis, vient élargir la longue liste des violations des droits de l’Homme et des crimes commis contre les Sahraouis, déjà dénoncés par les ONG et rapportés aussi par la Commission des droits de l’Homme de l’ONU.
Le silence entretenu autour de l’affaire Haidalla et du combat héroïque de Mme Tekber Haddi vient rappeler encore une fois la passivité complice des membres du Conseil de sécurité des Nations unies, avec la colonisation marocaine, en particulier le parti-pris de la France, des Etats-Unis et de l’Espagne.

Nous, Collectif de journalistes algériens solidaires avec le peuple sahraoui, nous nous élevons contre l’embargo imposé au « territoire non autonome » du Sahara occidental, qui subit depuis 40 ans, une répression à huis clos.
Nous dénonçons la politique de deux poids deux mesures du Conseil de sécurité de l’ONU, pourtant en charge du parachèvement du processus de décolonisation dans la dernière colonie d’Afrique, à travers l’organisation d’un référendum d’autodétermination, pour lequel il s’est engagé depuis 1991.
Nous soutenons la démarche de l’Union africaine qui, lors de son dernier sommet de Johannesburg, en Afrique du Sud, a réitéré son soutien à son Envoyé Spécial au Sahara occidental, Joaqim Chissano, et appelé le Conseil de sécurité à assumer ses responsabilités et l’Assemblée Générale des Nations unies à fixer une date pour la tenue du référendum d’autodétermination.

- Nous appelons nos confrères et consœurs, ainsi que toutes les consciences libres (intellectuels, artistes, défenseurs des droits de l’Homme, militants du mouvement associatif, personnalités politiques, etc.), à travers le monde, à briser la règle du silence arbitrairement imposée au combat du peuple sahraoui, en rendant compte de la réalité tragique dans les territoires occupés du Sahara occidental.
- En adhérant à cet appel, adressé aux Nations unies, à l’Union européenne, l’Union africaine, la Ligue Arabe et l’Organisation des Etats latino-américains, nous levons le voile qui entoure l’action légitime et citoyenne de la mère Tekber Haddi, l’enlèvement et l’emprisonnement de Salah Lebsir, ainsi que le cas des 600 disparus sahraouis depuis l’invasion militaire marocaine.
Ainsi, le combat pour les droits de l’Homme prendra son sens et retrouvera sa pertinence.

- Aujourd’hui, NOUS N’AVONS PAS LE DROIT de continuer de nous taire devant les souffrances de tout un peuple, maintenu en ce troisième Millénaire sous un système colonialiste.
-NOUS NE POUVONS PAS NON PLUS cautionner l’omerta imposée aux crimes commis contre des civils sahraouis.

Alger, le 21 Juin 2015


Pour signer la pétition, envoyer vos: Nom, Prénom, Profession et Pays, à l’adresse suivante :
elwali.sahraoui@gmail.com




Ou encore: sur la page Facebook : Sauvons la mère Tekber Haddi


Premiers Signataires :

-Louisette Ighlahriz, moudjahida, Algérie;
-Karima Bennour, journaliste, Algérie
-Sarah Boutaleb, journaliste, Algérie
-Hafida Ameyar, journaliste, Algérie
-Réda Chennouf, journaliste, Algérie
-Mustapha Aït-Mouhoub, journaliste, Algérie
Tarik Hafid, journaliste, Algérie
-Mohamed Lemsane, journaliste, Algérie
-Mountasser Oubetroune, journaliste, Algérie
-Hamid Lotfi-Messamri, journaliste, Algérie
-Massinissa Benlakehal, journaliste, Algérie
-Lakhdar Mariche, Cadre retraité, Algérie
-Khala Bouridji, journaliste, Algérie
-Zoubir Khelaifia, journaliste, Algérie
-Noureddine Guelil, journaliste, Algérie
-Hassiba Benilles, Moudjahida, Algérie
-Ali Kechid, Avocat en retraite, Algérie
-Rachid Hamadou, journaliste, Algérie
-Mouna Boudjema, psychologue, Algérie
-Mourad Madaoui, journaliste, Algérie
-Abdelkader Boudjella, journaliste, Algérie
-Radia Zerrouki, journaliste, Algérie
-Lila Ameyar, infirmière, Algérie
-Mekhlouf Ameur, universitaire, Algérie
-Mokhtar Bendib, journaliste, Algérie