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vendredi 19 décembre 2014

Le boxeur franco-marocain Zakaria Moumni victime de chantage



media
Zakaria Moumni, ex-champion du monde de boxe thaïlandaise. 
La publication, il y a quelques jours, du rapport du Sénat américain sur le recours de la CIA à la torture et sur la présence de sites hors des Etats-Unis où celle-ci a été pratiquée par les Américains relance le débat sur la torture dans certains pays africains. 

 Ces révélations ont aussi renforcé la détermination de Zakaria Moumni, un ex-champion du monde de boxe thaïlandaise à obtenir justice. Ce sportif marocain, qui a désormais la nationalité française, affirme avoir été torturé en 2010 dans la prison de Témara pendant quatre jours, avant de faire ensuite 18 mois de prison pour une affaire d'escroquerie montée de toutes pièces selon ses défenseurs.
Quatre ans après, Zakaria Moumni demande réparation pour les préjudices subis. En février dernier, faute d'obtenir gain de cause, il porte plainte en France contre le patron du contre-espionnage marocain Abdellatif Hammouchi et contre le secrétaire particulier du roi Mounir Majidi. Une plainte qui manifestement dérange. Ces dernières semaines de nouvelles pressions ont été exercées sur le sportif opiniâtre via des photomontages à caractère pornographique.
Pourtant, Zakaria Moumni affiche une détermination sans faille. Rencontré dans son appartement de la banlieue parisienne, cheveux gominés, chemise mauve satinée, et chaussures bien cirées, il s'exprime aux côtés de sa femme Taline Moumni, son plus fidèle soutien. Montrant avec fierté ses médailles posées sur une étagère, il déclare qu'il ne demande ni réparation financière ni poste, mais seulement une reconnaissance des traitements qui lui ont été infligés. Il réclame la condamnation d'Abdellatif Hammouchi le patron de la DGST, le contre-espionnage marocain, qu'il affirme avoir aperçu durant les quatre jours où il était torturé dans la prison de Témara, et celle du secrétaire particulier du roi Mounir Majidi, qui est selon lui à l'origine de ses problèmes.

L'abattoir de Sa Majesté
Condamné pour une affaire d'escroquerie suite à des aveux extorqués sous la torture, dit-il, il a été condamné à trois ans de prison, puis gracié finalement au bout de 18 mois et libéré le 4 février 2012. Depuis ce jour, il n'a de cesse de solliciter une audience avec le roi pour lui demander réparation et lui dire que c'est en son nom que ses tortionnaires ont agi. « Les bourreaux me disaient, ici c'est l'abattoir de Sa Majesté, ici on va te découper et faire de toi de la viande hachée et tu sortiras des boites de conserve. Et ça, c'est les ordres du roi. »
En mars 2013, le ministre de l'Intérieur Mohand Laenser lui promet finalement l'audience tant attendue. Dans une conversation téléphonique, dont Zakaria Moumni a gardé un enregistrement, il lui assure qu'il n'est pas question de le piéger et l'invite à venir au Maroc avec sa femme. Le couple sera logé trois nuits dans une suite, à l'hôtel la Tour Hassan à Rabat, du 3 au 6 mars 2013. Plusieurs rencontres auront lieu dans la suite avec le ministre, qui propose au boxeur, selon son témoignage, des compensations financières. L'audience royale elle n'aura jamais lieu. Le couple rentre donc en France où il réside. Le champion reste en contact avec Mohand Laenser, qui finit par lui annoncer au téléphone en novembre 2013 qu'il n'y aurait finalement pas de procédure judiciaire intentée, et qui lui fait comprendre que les agents responsables des actes de torture étaient intouchables.
Apprenant la présence à Paris d'Abdellatif Hammouchi début 2014, Zakaria Moumni décide de porter plainte en France contre le patron du contre-espionnage marocain et le secrétaire particulier du roi Mounir Majidi. Une enquête préliminaire a depuis été ouverte par le parquet. Mais cette plainte déposée devant la justice française déclenche une nouvelle vague de pression contre Zakaria Moumni.
Le 14 octobre dernier, il reçoit un message émanant d'un numéro marocain non masqué. On y voit une capture de vidéo, montrant le champion en peignoir, sur le canapé de la suite de l'hôtel dans lequel il était logé. Mais le bas du corps a fait l'objet d'un montage à caractère pornographique. Ce message est accompagné d'un SMS qui prévient le boxeur : « Cette séquence vidéo est la première sur 57 autres disponibles. » La seconde photo arrive le 25 novembre avec un message, « 2/57 » et se double d'une menace verbale, proférée par un inconnu qui sonne à l'interphone de l'immeuble du boxeur : « Si tu ne retires pas ta plainte contre Majidi et Hammouchi, on va rendre public les vidéos et tu auras des représailles ». Le boxeur se précipite alors en bas de son immeuble, en vain. Il dépose une main courante le jour même. Et ses avocats, Maître Patrick Baudouin et Maître Clémence Bectarte, décident de déposer plainte contre X le 3 décembre au parquet de Nanterre pour menace et atteinte à l'intimité de la vie privée.
Pour Maître Patrick Baudouin, « ce sont des méthodes choquantes de basse police un peu inhabituelles au Maroc ». L'avocat dénonce une « dérive inadmissible de la part des autorités marocaines dont l'implication paraît établie ». Il dit espérer que la justice française mène l'enquête sans interférence politique.
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Lire aussi :

Zakaria Moumni balance sur Youtube des enregistrements audio avec de hauts responsables marocains,
 http://www.demainonline.com/category/culture-medias/

Mort du comédien martocain Mohamed Bastaoui


Bladi net, 17/12/ 2014
Mort de Mohamed Bastaoui

  Le comédien marocain Mohamed Bastaoui est mort ce mercredi à l’hôpital militaire de Rabat des suites d’une longue maladie.

Comédien très apprécié pour ses rôles de « 3roubi » (paysan), le défunt a démarré sa carrière à la télévision dès la fin des années 80 dans la troupe « Masrah Al Yaoum » de Touria Jebrane, avant de camper des rôles dans des comédies populaires telles que Oujaâ Trab, Jnane Lkarma ou encore Oulad Ennas.
En 2011, le festival international de Marrakech a rendu hommage à ce natif de Khouribga en lui remettant l’étoile du cinéma. Son visage va terriblement manquer à la télévision marocaine.
- Par: Bladi.net

Un jeune sahraoui "sauvagement" torturé par la police marocaine

El Aaiun (territoires occupés du Sahara occidental), 17/12/2014 déc 2014 (SPS)  

 Le jeune sahraoui, Erguibanou Lehweij a été arrêté lundi soir par une patrouille de la police marocaine à la ville occupée d'El Aaiun et "sauvagement" torturé pour avoir participé à la manifestation de la coordination  des organisations sahraouies de droits de l'homme.

Le jeune sahraoui a été soumis à la torture sur les différentes parties de son corps ce qui démontre l'usage excessif de la force par l'appareil répressif marocain, a indiqué une source judiciaire sahraouie, soulignant qu’il a été abandonné à son sort à quelques kilomètres à l’Est de la ville d’El Aaiun dans une heure tardive la nuit de lundi à mardi.

Le Comité pour la défense du droit à l'autodétermination du peuple du Sahara occidental a condamné vigoureusement cet acte "criminel", soulignant la nécessité de faire pression sur l'Etat marocain pour arrêter la torture et les mauvais traitements à l’encontre des militants sahraouis qui réclament pacifiquement le droit de leur peuple à la liberté et à l’autodétermination. (SPS)

jeudi 18 décembre 2014

A Rabat, les Guich envahis par des pelleteuses

Havoc signe un accord pétrolier avec la RASD sur le site de Kosmos





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Le fonds d'investissement australien Havoc Partners a signé avec le gouvernement sahraoui en exil une part de 50% dans quatre blocs pétroliers du Sahara Occidental occupé. Un de ces blocs contient le site Gargaa, sur lequel la compagnie pétrolière américaine Kosmos Energy va bientôt commencer à forer en collaboration avec le gouvernement marocain.
Mis à jour le: 17.12 - 2014 23:56Imprimez cette page    
Par sa filiale Calima Energy, Havoc Partners a acquis 50% de part de Ophir dans quatre contrats de partage de production pour les blocs Daora, Haouza, Mahbes et Mijek au large du Sahara Occidental. La compagnie pétrolière Ophir avait acquis sa participation de 50% dans les blocs en 2006, en collaboration avec la firme britannique Premier Oil qui détient aujourd'hui encore les autres 50%.

L'accord met Kosmos Energy et Havoc Partners face à face. Les deux compagnies détiennent maintenant un permis d'exploration pour le site du puits Gargaa, qui est dans le bloc Haouza. Kosmos détient un accord avec la puissance occupante le Maroc, Havoc avec le gouvernement sahraoui en exil. Komsos souhaite commencer ses opérations de forage à Gargaa avant la fin de cette année.

Les partenaires fondateurs de Havoc sont impliqués au Sahara Occidental depuis plus de 15 ans. Ils étaient derrière Fusion Oil & Gas quand elle a signé un accord de coopération technique avec la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD). Peu de temps après avoir quitté Fusion en 2003, ils ont fondé Ophir Energy plc. en 2004 mais ont ensuite quitté l'entreprise en 2012. Pendant toute cette période, Havoc partners a développé une relation forte avec le gouvernement de la RASD. La RASD, ou République Arabe Sahraouie Démocratique, est un État membre de l'Union Africaine.

Projection du film « Lutte des habitants de Chlihat pour le droit à la terre »

Ali Che vous invite à l’évènement de Attac Maroc   Ciné-club ATTAC Casa- النادي السينمائي لأطاك samedi 20 décembre à 15:00 (UTC) Goethe Institut Casablanca à Casablanca, Morocco   Participer     Peut-être     Non   Projection du film « Lutte des habitants de Chlihat pour le droit à la terre » de Souad Guennoun. Témoignages des habitants de ce douar proche de Ksar El Kébir sur leurs luttes contre une société mul... Dounia Benqassem et 42 autres font également partie de la liste des invités.             Invitations en attente (2) Bloquer les invitations de Ali ?    
   
 
   
   
Ali Che vous invite à l’évènement de Attac Maroc
 
Ciné-club ATTAC Casa- النادي السينمائي لأطاك
samedi 20 décembre à 15:00 (UTC)
Goethe Institut Casablanca à Casablanca, Morocco
 
   

 
Projection du film « Lutte des habitants de Chlihat pour le droit à la terre » de Souad Guennoun. Témoignages des habitants de ce douar proche de Ksar El Kébir sur leurs luttes contre une société multinationale...


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menne, chercheur en science politique à l'université de Liège (CEDEM) et à l'université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines ; il est l'auteur de «Géopolitique du changement climatique» et Lucie Pinson, des Amis de la Terre.

À suivre dès 19h00, Retour sur nos enquêtes : «Le Front national, l'argent et l'entreprise familiale» animé par Frédéric Bonnaud, Edwy Plenel et la rédaction de Mediapart

À 20h30, le grand débat : «Travail en miettes, chômage de masse», animé par Frédéric Bonnaud, Edwy Plenel et la rédaction de Mediapart.

Avec nos invités : Pierre Joxe, ancien ministre, a exploré en tant qu'avocat les différentes juridictions sociales (dont les prud'hommes) pour en dresser un état des lieux accablant, Jacques Rigaudiat, économiste, ancien conseiller de Michel Rocard, ancien conseiller social de Lionel Jospin, aujourd'hui membre de la Fondation Copernic, Françoise Milewski, économiste à l'OFCE, membre de l'Observatoire de la parité entre les femmes et les hommes, Fiodor Rilov, avocat spécialiste du droit du travail, Danièle Linhart, sociologue, directrice de recherches au CNRS, Frédéric Dippah, ancien chef d'entreprise prestataire de Chronopost qui s'est fait laminé par cette sous-traitance, Isabelle Maurer, au chômage, membre du Mouvement national des précaires et des chômeurs. En octobre 2013, sur France 2, elle avait renvoyé dans les cordes Jean-François Copé, Karl Ghazi, responsable de CGT-commerce et du Clic-P, l'intersyndicale (CGT, CFDT, Sud, CGC et Unsa) qui lutte contre toute extension du travail dominical et du travail de nuit.
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Les expulsés de douar Ouled Dlim lancent un appel aux journalistes

 De : Droit Logement 18/12/2014

 
 Malgrè le froid, pluie, intempéries, les habitants de Guich Oudaya, à Rabat ont été expulsés de leurs terres par les forces de répression tôt ce matin, leur habitations démolies  sans aucune solution de relogement.

Bonjour,
Aujourd'hui, dès 6h du matin les forces de l'ordre ont procédés à la destruction des habitations de Douar Ouled Dlim.
Ce sont donc plus d'une centaine de familles qui se retrouvent à la rue, à la merci du froid et de la pluie.
Pour rappel les habitants de Douar Ouled Dlim, situé à Hay Ryad à Rabat, appartiennent à la tribu de Guich Loudayas. Leurs terres ont été vendues, par le Ministère de l'Intérieur à la Société d'Aménagement Ryad à des prix dérisoires. Les familles expulsées aujourd'hui n'ont pas été indemnisé ou du moins pas assez convenablement pour pouvoir se reloger


Les habitants du Douar Ouled Dlim en appellent à la presse pour médiatiser cette affaire.

Pour plus d'information :

Nous restons à votre disposition pour toute information,
Bien cordialement,
Droit au Logement Maroc<droitaulogementmaroc@gmail.com>
contact : 0661 37 75 96

Un expert a authentifié les mails de Charaï où il est question de remise d’argent à des journalistes français

Les quatre journalistes français José Garçon (en haut à gauche), Mireille Duteuil (en haut à droite), Vincent Hervouet (en bas à gauche) et Dominique Lagarde (en bas à droite).
Les quatre journalistes français José Garçon (en haut à gauche), Mireille Duteuil (en haut à droite), Vincent Hervouët (en bas à gauche) et Dominique Lagarde (en bas à droite).
Le service de renseignement et de contre-espionnage marocain a-t-il instrumentalisé (voire rétribué) plusieurs journalistes français afin d’influencer leurs analyses du royaume chérifien ? C’est ce qu’affirme, sur Twitter, un certain @chris_coleman24.
Fin octobre, une première vérification des centaines de documents « confidentiels » qu’il avait divulgués m’avait amené à conclure qu’il s’agissait probablement d’une « intox’», le twittos refusant de me permettre d’authentifier les documents. Ça l’a énervé, il a donc publié les documents originaux que… j’ai donc pu authentifier.
Les supporters de @chris_coleman24 -ainsi que les médias qui en causent- le présentent souvent comme un « Snowden marocain ». Problème : @chris_coleman24 n’est pas Edward Snowden.

Maroc : 100 000 enfants privés d’école après les intempéries



Selon le ministère de l'Education nationale, les fortes pluies qui se sont abattues dans les provinces du Sud ont causé la fermeture de 622 écoles dans les régions de Souss-Massa-Draa et de Guelmim-Es-Smara, empêchant des enfants de poursuivre leurs études. Les associations se mobilisent pour venir en aide aux populations des zones sinistrées et revèlent que celles-ci vivent dans la peur de revivre une telle « catastrophe ».

100 000 enfants ne sont plus scolarisés depuis le mois de novembre en raison des inondations qu'ont connues les provinces du Sud. C’est ce qu’a affirmé hier, mardi, au Parlement, le ministre de l’Education nationale et de la Formation professionnelle, Rachid Benmokhtar, indique une dépêche de la MAP.
Les fortes pluies qui se sont abattues sur la région ont endommagé des ponts, des routes et infrastructures, causant la fermeture de 622 écoles dans les régions de Souss-Massa-Draa et de Guelmim-Es-Smara, selon le ministre. Le département de l’Education a pu répertorier des dégâts de différents degrés dans 1853 écoles, dont 1 172 sont des écoles primaires, 503 annexes, 105 établissements secondaires collégiaux et 76 du secondaire collégial qualifiant.

« Ce qu’on voit à la télévision n’est qu’un millième de ce qui est vraiment »
Le ministre n’a pas précisé par quel moyen son département a pu quantifier si exactement le nombre d’enfant actuellement privés d’école. Selon les acteurs associatifs de la région, c’est plutôt une lourde tâche. « C’est difficile d’avoir les chiffres exacts », estime Abdellah Kassan acteur associatif à Ouarzazate contacté par Yabiladi. « Il y a des villages reculés et difficiles d’accès où tout a été balayé par les pluies, des zones enclavées, des écoles inondées, les gens ont quitté leurs villages en masse » explique-t-il, regrettant que « ce qu’on voit à la télévision n’est qu’un millième de ce qui est vraiment ». Une déclaration qui donnerait raison à Abdelghani Jabbar. Pour mémoire, le journaliste et rédacteur en chef du JT du soir d’Al Aoula a démissionné début décembre, dénonçant la mauvaise couverture des inondations à Guelmim.
Toutefois, Abdellah Kassan reconnait que « la vie reprend peu à peu son cours », mais une peur constante anime les populations. « Il y a des écoles qui peuvent fonctionner, mais elles sont situées loin des douars. Avec les ravins, les parents ont peur d’y envoyer leurs enfants », explique l’acteur associatif. D’après lui, l’atmosphère de psychose est renforcée par la neige. Dans certaines zones du Sud en effet, « il n’avait pas neigé depuis les années 60 », dit-il.

Elan de solidarité
De son côté, l’Association marocaine d’aide aux enfants en situation précaire (AMESIP) essaie autant que possible de jouer son rôle. « Il y a un grand élan de solidarité qui se met en place pour venir en aide aux populations des zones sinistrées et les pouvoirs publics y participent également », déclare à Yabiladi la présidente Touraya Jaidi Bouabid. « Nous aussi à Salé avons beaucoup subi les intempéries, quoi que c’est moins grave qu’au Sud du pays. Nous sommes en train de réparer les dégâts », confie-t-elle.
A ce jour, les intempéries ont suscité la générosité de nombreuses organisations tant au niveau national qu’international. Après l’Espagne, l’UE vient de débloquer plus d'un million de dirhams en faveur des populations du Sud qui sont de loin les plus touchées. La twittoma s’est également récemment mobilisée pour venir en aide aux victimes des inondations en lançant une opération dénommée #100DHpouraider. En moins de 24 heures, plus de 100 000 dirhams ont été recueillis, pour arriver à plus de 700 000 dirhams à la fin de l'opération. Jour après jour les associations s'activent.