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lundi 25 mai 2015

France-Maroc: une commission s’oppose aux accords de coopération judiciaire



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Christiane Taubira et Mustapha Ramid. 




Dans son avis sur l’accord de coopération judiciaire entre le Maroc et la France, la Commission nationale consultative des droits de l’Homme recommande le rejet du texte par les parlementaires.


La Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) invitent, dans un avis adopté le 21 mai, les parlementaires français à rejeter l’accord de coopération judiciaire signé par le Maroc et la France à la fin du mois de janvier. L’institution française, qui se consacre à la protection et la promotion des droits de l’Homme et dont l’avis est purement consultatif, a tenu à indiquer son « opposition » à un  texte qui « viole les principes constitutionnels et la convention européenne des droits de l’Homme ».

Dans une intervention en marge de rencontres sur la lutte contre le racisme à la Cour d’appel de Paris, la Garde des sceaux, Christine Taubira, a déclaré, selon l’agence de presse Reuters, que la convention liant la France au Maroc « a été travaillée, signée et […] doit être ratifiée ». De son côté une source gouvernementale citée par l’agence de presse affirme que « cet instrument n’implique pas de redéfinition des compétences entre les juridictions françaises et marocaines, qui sont indépendantes » et ajoute que « sa mise en place s’effectuera dans le respect des engagements internationaux de la France ».

Pour rappel, les accords de coopération judiciaire entre le Maroc et la France avaient été lourdement critiqués par un trio associatif composé de l’Association des chrétiens pour l’abolition de la torture (Acat), d’Amnesty International et de Human Rights Watch. Le texte, qui a été signé après un an de froid diplomatique entre la France et le Maroc, a également été contesté par le Syndicat de la magistrature français.
Lire aussi : Chronologie de la détérioration diplomatique Maroc – France

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«Zine li fik» (Much Loved) ou la réalité qui fait mal


Ali Fkir, Internationaliste marocain, 25/5/2015


 Nabil Ayouch vient de jeter un véritable pavé dans "la mare dormante " de la morale dominante. Le film « Zine Li Fik »( Much Loved ) a « scandalisé » plus d’un. Les « Cachez ce sein que je ne saurais voir » sont « choqués ». Ils crient : au scandale ! Il faut reconnaître que chacun de nous porte en lui l’âme de Tartuffe. Il est vraiment immortel ce personnage de Molière.
 
De quoi s’agit-il ?
D’après ce que j’ai lu, d’après les extraits (vidéos) que j’ai pus voir, le film met à nu, entre autres, une partie « intime » de la société marocaine, société où l’hypocrisie règne en maîtresse sans partage.
J’en ai déduit, que le film a mis, publiquement, en relief :
-         La « vulgarité » du langage de la rue, des bars, des palaces, des villas, des commissariats, des prisons, des casernes…langages utilisés avec zèle par ceux qui dispersent un sit in pacifique.
-         Le commerce florissant du sexe et de la drogue. D’aucuns feignent ignorer que c’est grâce à ce commerce (en grande partie) que nos « réserves » en devises fortes se portent bien. Les pétrodollars des orgies des émirs arabes et les euros des pédophiles occidentaux alimenentent les caisses de plus d’un.
-         La débauche sans commune mesure, de ceux qui sont sensés « protéger » les lieux saints du Moyen Orient
…et j’en passe.
 Bien ! A ma connaissance, le cinéma est désigné comme « 7ème art ». Indiscutablement, c’est un art ; art enfanté par l’évolution de l’Humanité, par le développement de la science et de la technologie. Il a constitué une révolution. Une révolution continue dans le temps, conquérante dans l’espace.
 Je ne suis pas un critique du cinéma. Mes adhésions aux « ciné-clubs » des années 60 sont insuffisantes pour que je puisse porter un « jugement de valeur » sur ce film. Malgré cela, je me permets de classer ce film dans ce qu’on appelle « le réalisme critique » mélangé au « naturalisme ». Je suis persuadé que le but de Nabil Ayouch n’est pas de proposer des « alternatives », ni de donner des leçons à qui que ce soit. Ce sera l’œuvre des éventuels engagés ,  qu’ils soient progressistes ou réactionnaires.
 Pour mieux comprendre la société marocaine dans sa complexité, l’Histoire fera de ce film une référence incontournable. 

Bruxelles : Manifestation en solidarité avec les prisonniers politiques au Chili et au Maroc ce 25 mai

Ce lundi 25 mai à 14h, plusieurs organisations -dont le Secours Rouge- manifesteront du Parc du Cinquantenaire (Sortie du métro Mérode) jusqu’à l’ambassade du Maroc, en passant par l’ambassade du Chili, en solidarité avec les prisonniers maoïstes et anarchistes en grève de la faim au Maroc et au Chili, en solidarité avec les anciens détenus du régime de Pinochet qui sont également en grève de la faim, et en solidarité avec les prisonniers mapuche qui viennent de terminer eux aussi une grève de la faim.
Manifestation pour les prisonniers politiques au Chili et au Maroc.
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Manifestation pour les prisonniers politiques au Chili et au Maroc.
Voir le dossier: avec les tags: - - - - - - Nos sources
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Video : la vie en prison

Exemple de la Belgique ...pas brillant  ailleurs

https://soundcloud.com/arabelfm/zoom-info-la-vie-en-prison-21-05-2015

Polémique méga-prison Zad Haren (Belgique) : Vidéo, avis, partis politiques

dimanche 24 mai 2015

Nabil Ayouch dévoile ses prostituées sur la Croisette et fait scandale au Maroc


  Capture d'écran du film Much Loved de Nabil Ayouch.
Présenté à la Quinzaine des Réalisateurs du Festival de Cannes 2015, le septième long-métrage de Nabil Ayouch, Much Loved, suit le parcours de quatre jeunes femmes de Marrakech, à la fois convoitées et dépréciées pour ce qu’elles font plus que pour ce qu’elles sont, alternant vie de « famille » reconstituée et travail de prostituées.
 Entièrement autoproduit (le Centre Cinématographique du Maroc ne l’a pas financé mais la Région Ile-de-France a soutenu sa postproduction), Much Loved n’a pas encore été montré au Maroc. Mais déjà le film agite Internet. Motif ? Un extrait diffusé par la Quinzaine des Réalisateurs sur YouTube qui a dépassé les 1 230 000 vues en l’espace de quelques jours. Et une bordée d’insultes de la part de Marocains qui n’ont pas vu le film. La raison de cette excitation ? Trois des quatre actrices du film, réunies dans un taxi, parlent en termes crus de leurs clients et prient Dieu de tomber sur un « Saoudien beau gosse, gentil et avec une petite bite ».

Un film sur la prostitution et non sur les prostituées

Que faut-il comprendre de ce tollé général ? D’abord, que principalement ceux qui n’ont pas vu le film s’enflamment, car l’extrait n’a pourtant rien d’osé si ce n’est le langage utilisé, le sujet abordé et l’invocation de Dieu – donc, le texte. Ensuite, qu’Internet est un défouloir merveilleux pour tous les internautes avides de débattre sans se montrer, voire même sans connaître tous les aspects du problème débattu. Cela fait écho à un autre film de la compétition cannoise, plus fort que les bombes de Joachim Trier où Isabelle Huppert, qui campe une photo-reporter, montre à son fils comment le découpage d’une image peut en modifier sensiblement le sens. En un mot, peut-on réellement critiquer un extrait sans avoir vu la totalité du film ?
Much Loved de Nabil Ayouch est, selon son auteur, un film sur la prostitution, non sur les prostituées. Mais il n’est pas le seul - ni le premier - réalisateur marocain à filmer une sexualité brutale et honteuse. Du viol de L’Amante du Rif de Narjiss Nejjar à l’inceste de Pégase de Mohamed Mouftakir, en passant par le refoulement de l’homosexualité dans L’armée du salut d’Abdellah Taïa, le rejet des filles-mères dans Malak d’Abdeslam Kelaï ou l’attrait pour la prostitution de Mort à Vendre de Faouzi Bensaïdi, le sexe dans les films marocains est principalement bafoué, interdit et donc, violent. À l’occasion de la sortie des Chevaux de Dieu, Nabil Ayouch nous avait précisé que le viol était « malheureusement un acte beau­coup plus banal chez nous que du point de vue d’un regard occi­den­tal, un acte dra­ma­ti­que mais d’appren­tis­sage de la sexua­lité ».
Faut-il en vouloir à un cinéaste de filmer une partie de sa société telle qu’il la voit ? Si l’on part du principe que ce qui n’est pas vu ne sera pas su, alors la censure cinématographique a encore de beaux jours devant elle. Si au contraire un film dérange par son sujet mais permet d’ouvrir un débat dans la société, alors le cinéaste a joué son rôle qui est de regarder, mettre en scène et interroger ce qu’il a observé.

Immersion dans le monde chic et glauque des nuits de Marrakech

Pour réaliser Much Loved, Nabil Ayouch a passé un an dans le monde de la nuit de Marrakech, fréquentant des jeunes femmes proches de ses personnages. Doit-on lui reprocher de vouloir questionner la place de la femme dans une société musulmane où le sexe hors-mariage ne doit pas exister ? Où l’honneur de la virginité féminine ne doit en aucun cas être comparé à celui de l’homme qui enchaîne plusieurs conquêtes ou couche avec plusieurs prostituées à la fois ? Que dire de ces hommes qui découvrent le corps des femmes par le biais des films pornographiques où la plastique fantasmée ne ressemble en rien aux corps perfectibles des femmes de la vraie vie ? Et dont les premiers émois sexuels sont rendus possibles non par les mots doux mais par les billets ? En assouvissant leurs besoins avec des femmes qu’ils peuvent tout à tour aduler (« j’ai envie de toi »), dominer (« je t’ai payée ») puis humilier (« sale pute »), ces hommes perpétuent la tradition paternaliste selon laquelle seule la mère et la vierge peuvent (doivent ?) être respectées.
Avec Much Loved, Nabil Ayouch met également en exergue le business qui entoure la prostitution : chauffeur, vigile de boîte de nuit, policiers. Certes, certaines scènes peuvent paraître crues à certains regards chastes. Mais ne nous mentons pas sur ce que les spectateurs peuvent consommer. Pourquoi regarderait-on un film européen avec des scènes de sexe mais nierait-on toute allusion dans un film africain ?
Au vu du traitement de la sexualité dans la cinématographie marocaine de ces dernières années, et du buzz qui agite actuellement Internet, qu’un film comme Much Loved mérite d’être vu et surtout, discuté. Car à quoi sert le cinéma s’il ne montre qu’un aspect lisse, entendu et validé d’une société ? S’il ne permet pas de la critiquer, l’interroger voire même de la projeter au-delà de ce qu’elle est ?
La question n’est pas de savoir si Much Loved représente l’ensemble de la société marocaine ou des wagons de clichés, mais pourquoi Nabil Ayouch a choisi de travailler sur cette partie. Si Much Loved ne sort pas au Maroc, il suffira aux marocains de prendre exemple sur les Tunisiens : La vie d’Adèle d’Abdellatif Kechiche circulait bien en DVD…

La Fédération des Verts Canaries condamne la brutalité marocaine

Canaries, 22/5/2015 (SPS) .

- La Fédération des Verts Canarias condamne les violations des droits de l'homme commises par le gouvernement marocain, qui mène contre le peuple du Sahara occidental sans aucun répit, les détentions illégales, l'emprisonnement, les tortures et les morts , a déclaré l'organisation dans un communiqué publié aujourd'hui sur son site Web :

"Nous les condamnons, de même que nous reconnaissons le Front Polisario comme le seul outil politique qui travaille dans la région», a ajouté le communiqué.

"La Fédération des Canaries Vert s'est toujours manifesté contre toutes les guerres dans la dans la ligne de résoudre les conflits par la voie pacifique et négociée sous les auspices de l'ONU", ajoute la déclaration signée par Juan Manuel Roman, membre de l'Exécutif Fédéral des Verts.

Cette organisation fait partie de la coalition CANARIES DECIDE avec la Gauche Unie, les Verts, Unité du Peuple et Alternatve Républicaine. SPS

12081959/TRA

Titres sur http://solidmar.blogspot.com du 17 au 24 mai 2015

Sahara Occidental : Enfin un bon livre sur l’affaire pour compléter les informations



Torture : en réaction au rapport d’AI le Maroc dément...et ment


Migrations


Zied et Bouna : Indignation !


Parmi les Grands Travaux Inutiles Imposés (GTII) : des méga-prisons, au profit de qui ?


Rendez-vous manqués ou à ne pas manquer !

Le Comité des 24 de l’ONU appelle à la décolonisation du Sahara Occidental

Managua, 21/05/2015 (SPS).- Les participants au séminaire régional du Comité Spécial de Décolonisation de l’ONU qui se déroulent à Managua (Nicaragua) du 19 au 21 mai courant, ont appelé au parachèvement du processus de décolonisation du Sahara Occidental à travers l’organisation d’un référendum libre et transparent permettant au peuple du Sahara Occidental d’exercer librement son droit à l’autodétermination.
Réfutant les tentatives marocaines de dénaturer la question du Sahara Occidental, les représentants du Venezuela, de l’Equateur, de Cuba, du Nicaragua, de l’Ethiopie, de Papouasie-Nouvelle-Guinée ont rappelé le caractère colonial de cette question et mis en exergue la responsabilité de l’ONU de mettre fin à cette situation et d’assurer, sans délai, la mise en œuvre des résolutions pertinentes de l’Assemblée Générale et du Conseil de Sécurité, qui consacrent le droit inaliénable du Peuple du Sahara Occidental à l’autodétermination et à l’indépendance.
Les questions des violations des droits de l’Homme dans les territoires occupés du Sahara Occidental et l’exploitation illégale des ressources naturelles de ce territoire ont, également, été au centre des préoccupations des participants au Séminaire qui ont souligné la responsabilité particulière de l’ONU à cet égard.
Les participants ont, enfin, invité le Comité de la Décolonisation à une meilleure prise en charge de la question du Sahara Occidental dans le cadre de la mise en œuvre de la résolution 1514 (XV) portant déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et peuples coloniaux et ont appuyé la proposition du représentant du Front Polisario d’organiser une visite du Comité Spécial au Sahara Occidental afin de mettre à jour les données sur la situation dans ce territoire non-autonome.
La délégation marocaine, dont le discours n’a trouvé aucun écho parmi les participants, est demeurée isolée tout au long des travaux du Comité.  SPS
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 Lire aussi :
 http://www.lexpressiondz.com/actualite/216528-decolonisez-le-sahara-occidental.html

samedi 23 mai 2015

Député danois dénonce le recours à la torture par le Maroc

Copenhague (Danemark), 22 mai 2015 (SPS) – Le député parlementaire danois, M. Christian Juhl, du Parti de l'Alliance Rouge-Verte, a condamné le recours par le Maroc à la torture dans les prisons, suite à la publication des derniers rapports d'Amnesty International et l'Organisation Norvégienne d'Aide (SAIH) sur la torture et les violations des droits de l'homme perpetrées par les autorités marocaines au Maroc et dans les territoires occupés du Sahara Occidental.
 
"Il est tout à fait inacceptable que l'un des alliés les plus proches de l'UE, le Maroc, utilise la torture dans ses prisons. Les pays de l'UE devraient le dénoncer et demander au Maroc d’arrêter la torture, comme condition sine qua non pour le commerce de proximité", a déclaré le député danois dans un communiqué délivré à la presse vendredi sous le thème "la torture systématique dans les prisons marocaines".
 
En ce qui concerne le mandat de la MINURSO (Mission des Nations Unies pour le référendum au Sahara occidental), il a souligné qu'il devrait inclure la surveillance des droits de l'homme et les ressources naturelles.
 
Amnesty International a constaté dans son rapport que dans les 4 dernières années, 173 cas de torture ont été registrés au Maroc. Pour sa part, SAIH a documenté plus de 250 violations des droits de l'homme au Sahara Occidental occupé dans la dernière année. (SPS)

12081959/TRA

Le livre sur le Sahara Occidental qu’il faut lire !





LUTTER AU SAHARA

Du colonialisme vers l’Indépendance du Sahara Occidental



Présenté par Marie-Jo Fressard, Solidmar, 24/5/2015



Je viens de finir de lire « Lutter au Sahara ».

En le posant j’ai eu l’impression d’avoir été battue. Je suis restée longtemps assise, sonnée, incapable de penser à autre chose. Pourtant cette situation je la connais, à force d’en publier  jour après jour des articles sur le blog solidmar.

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Les 15 textes du livre, tous remarquables et bien documentés, rendent encore plus présentes les souffrances d’un peuple, les  injustices inhumaines qui lui sont infligées et surtout la    présentation honteusement mensongère qui en est faite. L’arrogante  justification du roi pour parler de « son » Sahara à la communauté internationale est insupportable. Pour pouvoir piller, sans gêne aucune, les richesses de la terre et de la mer de ce peuple. Et les vendre. Du vol !



Cette lecture nous fait découvrir  la noblesse de ce peuple digne, cultivé, qui a le taux d’alphabétisation parmi les plus brillants d’Afrique du Nord (et méprisé par le Maroc qui peine lourdement à dépasser les 50% !), pour qui l’égalité femmes/hommes n’est pas un effet d’annonce mais une réalité vécue, ce peuple qui malgré les interminables années d’oppression reste fidèle à son idéal de pacifisme.



Il faut lire ce livre. Les différents textes sont indépendants les uns des autres, mais se complètent parfaitement. Il est cependant important de commencer par la lecture des deux premiers chapitres, de Denis Véricel et Eduardo Galeano,  qui plantent le décor.

 Pour connaître les qualifications des auteurs, se reporter à la page 273.





Au début de la lecture des quatre textes sur la géopolitique du conflit, Francesco Bastagli donne des informations sur son passage à la MINURSO, ambiance glaciale,  poids de la  surveillance marocaine et mol acharnement pour aboutir véritablement à une solution pacifique par un référendum d’autodétermination.



Anna Théofilopoulou voit le Plan de Paix de James Backer sombrer. Christopher Ross organise des rencontres Maroc-Polisario qui se déroulent « dans une atmosphère d’engagement sérieux, de franchise et de respect mutuel », ce qui sera déclaré année après année sans qu’il n’y ait aucune avancée. De même pour les résolutions de l’ONU, qui n’aboutissent à aucun résultat.



Lire l’article d’Olivier Quarante « Le rôle de la France » qui voit dans l’amitié des deux pays une solidarité de pays colonisateurs. La France oublie qu’elle est parfois encore qualifiée  pays des droits de l’Homme, son soutien au Maroc est indéfectible, même dans les violations des droits de l’Homme les plus ignobles.



Pour Bill Fletcher Jr le conflit sahraoui est peu connu aux Etats-Unis, qui, pourtant pourraient avoir le poids pour que cesse ce conflit.



Trois articles très intéressants expliquent Le Maroc face au Sahara Occidental.

Le spécialiste du Sahara Occidental  Jacob Mundy explique l’importance des colons envoyés au SO pour gonfler le nombre potentiel d’électeurs en cas de référendum, et pour prêter main forte aux forces de police du colonisateur. 100 000 Marocains sont ainsi venus s’installer, attirés par de multiples avantages promis, une  invasion appelée « seconde marche verte ». Fixer le nombre de votants, natifs, faux natifs, colons… entre bonne et mauvaise volonté, est une affaire très compliquée, et coute très cher au Maroc, au détriment de ses nombreuses  régions délaissées.



Vincent Chapaux raconte comment se fabrique l’opinion publique à coup de pseudo preuves historiques, en décidant que les Sahraouis souhaitent être Marocains (quitte à les payer grassement pour renforcer leur amour de la « patrie »), et prétend que l’opinion internationale souhaite la solution marocaine, une « autonomie » qui ne serait que la poursuite de la colonisation.



Ayad Ahram raconte « l’affaire » suscitée par un pointillé sur une carte entre Maroc et Sahara Occidental, il y a une dizaine d’années. Ancien président de l’Asdhom il a créé la Campagne de Parrainage de prisonniers politiques marocains et sahraouis incarcérés au Maroc, dont le nombre ne cesse d’augmenter.



Le chapitre suivant : Le Droit- Les ressources naturelles est le nœud du problème sahraoui ! Sans ces richesses le roi du Maroc  ne s’intéresserait certainement pas à cette partie de son « cher peuple ».



 Juan Soroeta compare le conflit du Sahara Occidental à celui de la Palestine en droit international.



Jeffrey Smith et Erik Hagen décortiquent le rôle joué par ces fabuleuses richesses dans l’occupation de ce pays au sud du Maroc, dont ne profite pas le peuple occupé qui refuse le pillage : les phosphates de Boucraa et les ressources halieutiques au large de leur terre. Mais  « Le poisson passe avant la paix », n’est-ce pas ?



Regards anthropologiques



Alice Wilson analyse le système d’élection très atypique dans le camp de réfugiés.



L’anthropologue Tara Deubel démontre de manière passionnante la vie coupée en deux des étudiants sahraouis : étudiants en ville marocaine, reconnaissables à leurs tenues traditionnelles, la melhafa pour les femmes, la der’aa pour les hommes, parfois discriminés, nostalgiques de leur désert de l’autre côté du mur. Retourner chez eux, dans l’immensité du désert est pour eux un vrai bonheur, le temps que durent les vacances. S’y ajoutent quelques pages sur leur prise de conscience politique très précoce, en raison du spectacle quotidien de la répression : tabassage, maisons envahies et vandalisées…



L’anthropologue Sébastien Boulay  nous apprend beaucoup sur la culture et la poésie au Sahara Occidental. C’est souvent la vie quotidienne difficile et malmenée et la situation politique qui inspirent les poètes.

                                                                                                                                                                                                                                                                                             En guise de  conclusion, Mohamed Mouloud Mohamed Fadel, Ministre de la Jeunesse et des Sports, écrit un texte magnifique sur son souci pour la jeunesse qui, en raison des  conditions difficiles et de l’absence totale de moyens ne peut accéder à une formation « normale », jeunesse qui  commence à perdre patience en pensant à la guerre. Mais les Sahraouis se doivent de respecter le cessez-le-feu signé il y a 20 ans…



Comment, écrit le ministre, comprendre le Maroc qui occupe leur terre et ne respecte pas le droit international ? Comment comprendre l’ONU qui défend les droits de l’Homme partout et accepte que le Maroc les viole ? C’est par une sorte cri désespéré qu’il se demande ce que le peuple sahraoui pourrait faire pour trouver sa liberté. S’il existe un moyen, le peuple est prêt à l’utiliser.





Pour le commander, écrire à apsolument@yahoo.fr  15 €