dimanche 27 mai 2018

Une ancienne juge à la cour européenne des droits de l'homme sur la migration : à écouter !


 Françoise Tulkens, juge à la cour européenne des droits de l'homme pendant 14 ans, nous parle des lois en matière de migration.

Marée populaire: à Paris, un méli-mélo réussi



Un méli-mélo réussi !

Militants politiques et associatifs, syndiqués, simples citoyens, les opposants à la politique d’Emmanuel Macron ont défilé unis et dans une ambiance bon enfant, samedi 26 mai. Pour la première fois, la CGT se ralliait à un appel émanant d’organisations politiques et associatives. Reportage dans le défilé parisien.

Une femme embrasse un nouveau venu dans le cortège, près du camion de la CGT 92 : « Salut, on se connaît, non, mais d’où ? » Militants associatifs, syndicalistes, partisans politiques, la « Marée populaire » du 26 mai à Paris a des allures de grand forum social, où l’on rencontre des gens forcément croisés ailleurs, un autre jour, dans une manifestation pour les sans-papiers, une action pour le droit au logement ou encore un défilé pour sauver les services publics.
Un fourre-tout bariolé et festif, ouvert gare de l’Est par un concert d’Orchestre debout, formation musicale autogérée et éphémère lancée place de la République, en 2016, et qui s’achève à la Bastille au son des guitares gitanes du groupe officiant sur le char « Marée populaire ».
Dans la manifestation parisienne du 26 mai. © MG Dans la manifestation parisienne du 26 mai. © MG
 
« Pour être comptée, faut être dedans, pas sur les trottoirs », recommande une manifestante à sa copine. Dans la capitale, environ 32 000 personnes ont pris part à l’événement, selon le comptage réalisé par le cabinet Occurrence pour un collectif de médias, dont Mediapart. Selon la même source, ils étaient 39 000 à Paris le 5 mai, pour « La fête à Macron ».


samedi 26 mai 2018

Nous soutenons les 3 de Briançon : oui à l’asile, non à la loi Collomb, 27 mai Paris

Cet appel, à la suite de la pétition initiée par Erri De Luca et signée par Pouria Amirshahi, directeur de Politis, déclare illégitime la loi incriminant le secours aux migrants en danger, en mer comme sur terre. Un rassemblement est prévu dimanche 27 mai à 15h30 place de la République à Paris.
Nous serons tous une « bande organisée » autour des militant.e.s de la Solidarité.
Le 21 avril les militants d'un groupe d’extrême-droite suprématiste « Génération Identitaire », a mis en scène au col de l'Echelle (05) une opération de « blocage des frontières » entre la France et l'Italie, interdisant l'accès à des personnes épuisées par un trajet en montagne, les mettant ainsi potentiellement en danger. Cette action fut largement diffusée sur les réseaux sociaux à renfort de commentaires xénophobes
Le lendemain, une manifestation de 150 habitants des vallées frontalières, engagés dans la solidarité concrète avec les migrants transitant dans cette région, traversent symboliquement la frontière de Clavière jusqu'à Briançon, pour protester contre la militarisation de la frontière et la non prise en charge des personnes mineures ou en demande d’asile par les autorités. La gendarmerie française effectue alors 6 interpellations arbitraires. Trois personnes seront relâchées et trois autres sont en liberté provisoire, en Savoie et à Marseille. Elles sont poursuivies pour « avoir par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l’entrée irrégulière en France de plus d’une vingtaine d’étrangers, avec cette circonstance que les faits ont été commis en bande organisée », elles risquent selon la loi française jusqu’à 10 ans de prison, assortie de 750 000 euros d’amende.

Le jugement a été renvoyé au 31 mai 2018.
À travers cette accusation, c'est la solidarité humaine et toute forme d'assistance y compris à personnes en danger qui est ainsi considérée comme un délit passible de prison de très longue durée mais c'est aussi le déni pur et simple du droit d’asile et donc de séjour, lequel est une obligation conventionnelle de la France.
Devant une telle répression et atteinte à la conscience humaine nous sommes et nous nous sentons tous des montagnards, nous accompagnons depuis des siècles ceux qui doivent impérativement traverser la frontière pour se mettre à l'abri, protéger leur vie et leur liberté. Les montagnes par leurs innombrables sentiers nous aident.
Nous continuerons à le faire. Nous revendiquons notre aide comme légitime. Nous déclarons illégitime la loi qui nous incrimine, parce que contraire à la fraternité et au devoir universel des hommes au secours d'autres hommes en détresse. En mer comme sur terre : nous déclarons que nous continuerons à porter secours à ceux qui ont besoin de nos sentiers.
Personne n'est clandestin. Dans nos montagnes, il n'y a que des hôtes de passage. Cet appel est signé en Italie et en Suisse comme en France.
Cette hospitalité, nous nous rassemblerons pour la réaffirmer en même temps que notre soutien aux trois inculpés de Briançon, le dimanche 27 mai, à partir de 15h30, place de la République à Paris.

vendredi 25 mai 2018

Compte rendu de la réunion de la Plateforme Sahara occidental du 14 avril 2018


Compte rendu de la réunion de la Plateforme Sahara occidental du 14 avril 2018
Présents: Jean-Paul Le Marec, Christine Massemin, Raymonde Motte, Oubbi Bouchraya (Front Polisario), Gérard Halie (Le Mouvement de la Paix)
Excusés: Adhérents: Alain Dauger,  Michèle Decaster, Jean-Noël Dugast, Jacqueline Fontaine, Serge Lebret, Philippe Leclercq, Jean-Luc Menuet, Bachir Moutik, Aline Pailler, Moïses Ponce de Leon ; Observateurs: Daniel Dayot (4ACG), Martine Diambou (Survie), Jacques Lecronc (FASTI) ;  Invités: Sidi Mohamed Khalil (Front Polisario)
La faible participation à la réunion est due à la grève des cheminots.
Un hommage a été rendu aux disparus : Ahmed Boukhari, diplomate, représentant du Front Polisario aux Nations unies ; Lucien Hanoun, militant anticolonialiste de Vitry, qui soutenait la lutte du peuple sahraoui après s’être engagé aux côtés du peuple algérien, et qui fut président de l’Association des Amis de la RASD du Val-de-Marne ; les Sahraouis décédés dans un accident d’avion en Algérie.
1- Le point sur la situation internationale
          Sur le plan international : Aux Nations unies, il a fallu trois versions du texte et le report du vote pour que la résolution du Conseil de sécurité sur le Sahara occidental soit adoptée le 27 avril avec l’abstention de la Russie, de la Chine et de l’Ethiopie qui jugeaient le texte déséquilibré et trop favorable au Maroc. Effectivement, le texte lance des signaux vers le Maroc : « efforts sérieux et crédibles pour aller de l’avant vers le règlement », « se félicitant des mesures et initiatives prises et du rôle joué par le CNDH ». De plus, il ne fait pas référence aux arrêts de la CJUE et ne se prononce pas sur la question des ressources naturelles. Mais la résolution affirme vouloir sortir du statu quo. Elle ramène la durée du mandat de la Minurso à six mois (au lieu d’une année) pour accélérer une reprise des négociations entre le Maroc et le Front Polisario « en y imprimant un nouvel élan et en les animant d’un nouvel esprit » et réaffirme le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui. Elle se prononce également pour « élaborer des mesures indépendantes et crédibles qui garantissent le plein respect des droits de l’homme ». Le Comité de décolonisation de l’ONU (dit Comité des 24) a inscrit la question du Sahara occidental à sa prochaine réunion du 11 au 22 juin. Au cours du séminaire annuel du Comité dans les Caraïbes, le Maroc a essayé de faire participer deux Sahraouis « élus » des territoires occupés comme représentants du peuple sahraoui. Le Comité a refusé et réaffirmé que le Front Polisario est le seul représentant légitime du peuple sahraoui
Australie : Le congrès du parti des Verts soutient le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et demande d’interdire les importations  du Sahara occidental
Chine : Après s’être abstenu sur la résolution du Conseil de sécurité, le gouvernement chinois a attribué une aide financière aux camps de réfugiés sahraouis pour l’assistance alimentaire. Une délégation devrait s’y  rendre.
L’Union africaine continue de s’engager pour le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui. Depuis qu’il a repris sa place dans l’UA, le Maroc y poursuit ses manœuvres. D’après « Jeune Afrique », le Maroc, en coopération avec la France, s’active auprès de Paul Kagamé, président du Rwanda et de l’UA, pour remplacer l’actuelle secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) par la ministre rwandaise des affaires étrangères.
Sur le plan européen: L’arrêt de La Cour de justice de l’UE (CJUE)  du 21 décembre 2016 précise que  l’accord agricole UE-Maroc ne s’applique pas  au Sahara occidental qui a un statut distinct et séparé du Maroc. Il a été confirmé par l’arrêt de la CJUE du 27 févier 2018 concernant l’accord de pêche UE-Maroc. Mohamed Sidati a donc appelé l’Union européenne à des « négociations directes » avec le Front Polisario, représentant légitime du peuple sahraoui, pour l’accès aux ressources naturelles du Sahara occidental. L’avocat du Front Polisario, Gilles Devers,  a relayé cet appel en demandant à la Commission européenne de se conformer aux décisions de la CJUE et de s’engager dans un « processus constructif » avec le Front Polisario. Mais la Commission est restée sourde et a fait adopter par le Conseil un mandat de négociation visant à étendre l’accord UE-Maroc dans le secteur de la pêche au Sahara occidental « sous certaines conditions ». Les autorités européennes, qui se rendent ainsi complices de l’occupation du Sahara occidental, prennent le risque de nouvelles procédures judiciaires devant les tribunaux pour faire respecter les arrêts de la CJUE. L’accord actuel venant à expiration le 14 juillet 2018, la Commission européenne veut aller vite en proposant une entrée provisoire de l’accord révisé. Avant le débat qui devrait avoir lieu au Parlement européen sur cette question, les groupes socialiste, libéral, Verts et GUE/NGL organisent le 7 juin à Bruxelles une réunion interparlementaire avec la participation de Khatry Adouh, président du parlement sahraoui, Gilles Devers, avocat du Front Polisario, Erik Hagen de WSRW et un(e) responsable de la Confédération paysanne

Bruxelles: rassemblement pour dénoncer les manigances de l'UE pour inclure le Sahara occidental dans ses accords avec le Maroc

Bruxelles: rassemblement pour dénoncer les manigances de l'UE pour inclure le Sahara occidental dans ses accords avec le Maroc

BRUXELLES - La communauté sahraouie de Belgique a organisé mercredi un rassemblement à Bruxelles pour dénoncer les "manigances" de la Commission européenne visant à inclure le Sahara occidental dans le champ d’application des accords UE-Maroc en dépit de deux arrêts de la Cour européenne de justice (CJUE) qui excluent les territoires sahraouis occupés de ces accords.
Les manifestants se sont rassemblés devant le siège du Conseil européen à l'appel du comité belge de soutien au peuple sahraoui et l'association de la communauté sahraouie en Belgique pour exiger de l'UE de respecter le droit international au Sahara occidental.
"Le droit international n'est pas à vendre", "pas d'alternative au référendum d'autodétermination" du peuple sahraoui, ou encore "stop au  financement de l'occupation marocaine", peut-on lire sur de nombreuses pancartes.
"Nous rejetons les manigances de la Commission européenne visant à étendre les accords UE-Maroc au Sahara occidental", a déclaré Boris Fronteddu du comité belge de soutien au peuple sahraoui lors de ce rassemblement.
Pour Boris Fronteddu, "l'UE doit respecter les deux arrêts de la CJUE" au risque de s’exposer à de nouveaux recours devant sa plus haute juridiction.
Fin février, la Cour européenne de justice a conclu que l'accord de pêche UE-Maroc n'est pas applicable au Sahara occidental et à ses eaux adjacentes.
En décembre 2016, cette même cour a rendu une décision selon laquelle les accords d'association et de libéralisation UE-Maroc ne sont pas applicables au Sahara occidental, soulignant le statut "séparé" et "distinct" de ce territoire, classé depuis 1963 sur la liste des territoires non autonomes de l'ONU.
Dénonçant la mise à l'écart des réfugies sahraouis des camps de Tindouf du processus de consultation mené par la Commission européenne dans le cadre de la renégociation des accords UE-Maroc, mais aussi des bénéfices de ces accords, Boris Fronteddu a affirmé que "le Front Polisario reste le représentant légitime du peuple du Sahara occidental".
Le président de la Coordination européenne de soutien au peuple sahraoui (Eucoco) Pierre Galand a appelé les participants au assemblement à poursuivre le combat pour "le respect des droits fondamentaux du peuple sahraoui".

Une rencontre avec les responsables de la Commission "pas encourageante"

"Le respect des droits fondamentaux des Sahraouis doit devenir une préoccupation réelle pour l'UE et ses institutions", a-t-il estimé,  soulignant, toutefois, que sa rencontre avec des responsables de la Commission européenne n'était "pas encourageante".
"Leur obsession n'est pas le respect des droits des peuples, mais c'est les affaires", a-t-il expliqué aux manifestants à l'issue de cette  rencontre.
Selon Pierre Galand, les responsables de la Commission européenne tentent de faire croire qu'ils vont respecter les arrêts de la Cour, mais en même temps ils soutiennent que cela ne doit pas empêcher la conclusion d'un accord avec le Maroc qui inclut le Sahara occidental.
"Ils reconnaissent que le Sahara occidental est un territoire ‘séparé’ et ‘distinct comme souligné par la CJUE, mais ils estiment qu'ils peuvent faire le commerce avec le Maroc sur des produits provenant du Sahara occidental", a-t-il regretté.
Lors de cette entrevue, les responsables de la Commission européenne ont promis au président de l'Eucoco, un accord agricole UE-Maroc "exemplaire" qui pourrait même le "satisfaire" et l'"étonner". Mais, Pierre Galand n'a pas caché ses doutes.
"La Commission européenne essaye de sauvegarder ses accords avec le Maroc pour ne pas avoir d'ennuis", a-t-il indiqué, déplorant l'attitude du gouvernement marocain qui n’a d’ailleurs "pas hésité à jouer la carte sécuritaire pour mettre l'UE sous pression".
Néanmoins, le président de l'Eucoco s'est dit "satisfait" des échanges qu'il a eus ces deux derniers jours avec de nombreux députés européens.
"Les parlementaires sont attentifs à la question. Ils soutiennent qu'aucun accord ne sera adopté avant l'obtention de l'avis de la Cour de justice pour savoir s'il y a conformité entre ce qu'a statué la Cour et l'accord signé", a-t-il affirmé.
De son côté, Mahdjoub Meliha de la diaspora sahraouie a réitéré le refus des organisations civiles sahraouies de participer aux consultations menées par la Commission européenne, soutenant que le Front Polisario est le représentant légitime et reconnu du peuple du Sahara occidental.
"Nous sommes contre tout accord entre l'UE et le Maroc qui inclut le Sahara occidental", a-t-il ajouté.
Le président de l'association des Sahraouis de Belgique, Mohamed Hossein, a dénoncé, pour sa part, l'assassinat de jeunes sahraouis et la politique marocaine de répression dans les territoires occupés, rappelant les nombreuses violations des droits de l'homme enregistrées par les ONG de défense des droits de l'homme.
Il a lancé, à l'occasion, un appel à la communauté internationale pour "veiller au strict respect de la légalité internationale" dans les  territoires occupés du Sahara occidental.

mercredi 23 mai 2018

Ce ne sont pas les Musulmans qui...



Le Panafricanisme est Humanisme,
NOUS NE SOMMES NI MUSULMANS, NI CHRÉTIENS, NI BLANC NI NOIR ETC…MAIS HUMAINS !

Si tirer sur des lanceurs de pierre a pu devenir si banal ...

Younes Benkirane a partagé une vidéo.

Si tirer sur des lanceurs de pierre a pu devenir si banal et ouvrir la porte à pouvoir, de manière tout aussi banale, achever des blessés à terre ; s'en prendre sans pitié à des handicapés ; faire tirer des snipers sur des civils désarmés par milliers ; écrabouiller des humains sous les chenilles des Caterpilar ; attaquer des bateaux de secours et tirer sur la foule de ses militants de la paix ; tirer sur les ambulances et les journalistes...

Si tout cela a pu devenir si banal et admissible, c'est que les médias ont à chaque occasion fait en dessous même du strict minimum syndical, et que les États en état de sanctionner et porter haut la voix de la fermeté et du droit, ont préféré la voie "diplomatique" qui, de fait, avait pour but de permettre la baisse de la protestation et de la mobilisation.
Ça marche encore fort bien aujourd'hui !
Le seul mot d'ordre valable est "SANCTIONS IMMÉDIATES !"

Ces injustices sociales que l'école marocaine reproduit

Crédit : Rachid Tniouni
Ces injustices sociales que l'école marocaine reproduit
22/5/ 2018

Lutte contre le décrochage scolaire, révision du système d'orientation, responsabilisation des chefs d'établissements... Dans son dernier rapport, le Conseil supérieur de l'éducation, pointe du doigt les injustices sociales que reproduit l'école marocaine et donne ses recommandations.

La réussite scolaire reste fortement corrélée avec l'origine sociale. C'est de ce constat que part le dernier rapport du Conseil supérieur de l'éducation (CSE). Intitulé "Une école de justice sociale", il a été publié le 16 mai dernier.
Dans ce texte, les experts du CSE expliquent que le principe de l'égalité des élèves censés recevoir la même éducation, quelles que soient leurs caractéristiques individuelles et familiales, est battu en brèche par les mécanismes d'exclusion qui sont à l'œuvre à l'école marocaine.
Or, selon la Vision stratégique 2015-2030, la justice sociale à l'école est tout autant une finalité qu'une condition de réussite de la réforme de l'éducation et de la formation.
Or, aujourd'hui les élèves arrivent inégaux à l'école en termes de bagage culturel, de niveau de langage, d'exposition à la langue arabe et aux langues étrangères. Autant de facteurs qui creusent un écart considérable entre les enfants pauvres et ceux qui sont "favorisés". En effet, plus que le niveau de revenus des parents, c'est le capital éducatif et culturel des familles qui fait la différence en termes de performances scolaires des enfants.
Des inégalités qui sont aggravées par l'intersection avec d'autres facteurs tels que le sexe, le handicap ou encore les inégalités territoriales. Selon le Programme national d'évaluation des acquis (PNEA) 2016, "l'effet élève", constitué de ce que l'apprenant, en intégrant l'école, porte comme héritage social, est de 80 % par rapport à l'effet établissement (20 %). Un constat alarmant- quoique peu étonnant au vu des précédents rapports du CSE - auquel le Conseil donne quelques pistes de solutions.

Éradiquer l'analphabétisme

Selon les auteurs du rapport, la première source d'inégalité sociale et scolaire réside dans l'analphabétisme des parents. Pour les auteurs de texte, lutter contre l'analphabétisme suppose l'adoption de deux stratégies : "Alphabétiser les personnes âgées de 10 ans et plus qui n'ont jamais eu accès à l'école en conférant la priorité au milieu rural et aux femmes et tarir ses sources en améliorant la généralisation et la qualité de l'enseignement obligatoire".
Selon eux, l'éradication de l'analphabétisme sur le moyen terme n'a rien d'utopique. L'expérience du Maroc en matière de généralisation de la scolarisation primaire en une décennie démontre bien que cette ambition est réaliste, si elle est élevée au rang de "cause nationale majeure".
Mais pour cela, alphabétiser les adultes ne devrait plus relever de la responsabilité d'acteurs institutionnels et sociaux qui n'ont, selon les auteurs du rapport, pas "les qualifications nécessaires". Le CSE recommande de fournir pour ce chantier un effort à la hauteur d'autres politiques publiques sectorielles mises en place durant les dernières décennies (Plan Maroc vert, Plan émergence...). D'après le rapport, cet effort devrait avoir pour finalité l'acquisition par tous d'un socle partagé de connaissances de base.

Lutter contre le décrochage scolaire

Le décrochage scolaire précoce - qui aurait coûté selon le CSE 2,1 milliards de dirhams à l'Etat en 2016 - alimente l'analphabétisme. Dès lors, la qualité de l'enseignement préscolaire et primaire s'avère déterminante dans la réalisation de la justice scolaire.
Lire l'articlehttps://telquel.ma/2018/05/22/les-recommandations-du-conseil-supérieur-de-leducation...

mardi 22 mai 2018

Rappel : les 24, 25 et 26 mai 23ème Printemps du Livre de Jeunesse "Et si on faisait la paix?"

23ème Printemps du Livre de Jeunesse "Et si on faisait la paix?"

Du au - Veynes

Pour sa 23ème édition sur le thème "Et si on faisait la paix?" qui se déroulera 2018 le "Printemps du Livre de Jeunesse" de Veynes. Les Invités de ce 23ème Printemps sont Catherine CUENCA, Stéphane GIREL, Alex GODARD,...
 Descriptif
Favoriser les rencontres, les échanges au travers de manifestations à caractère culturel. Encourager les actions autour du livre et de la lecture
Depuis 20 ans, sous l’impulsion de Daniel Brun, se tient à Veynes le Printemps du Livre de Jeunesse.
Cette manifestation se déroule sur trois journées. Le jeudi et le vendredi sont destinés aux écoles primaires, qui se déplacent en nombre sur Veynes pour participer aux ateliers mis en place. Le point d’orgue de ces journées est la rencontre avec les auteurs invités pour l’occasion.

Le samedi, tous les publics sont invités aux Arcades : au programme expositions thématiques et rencontre avec les auteurs. L’occasion de faire dédicacer ses albums !
Découvrez l'ensemble du programme du Printemps du Livre de Jeunesse et les invités sur le site dédié.
: tous public : Gratuit.


: Veynes : Ecoles : Primaire et maternelles
BibliothÚque municipale
Mairie
Les Arcades
05400 Veynes
: 04 92 58 18 66 :
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170è anniversaire de l'abolition de l'esclavage

[ÉVÉNEMENT]: Marche du 23 mai

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21 mai (Il y a 1 jour)






 


 

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06 78 01 38 09
 
 

 
 
06.76.74.61.25
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