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mardi 21 mai 2013

Immigration Nouvelle tentative d'assaut à Melilla

 

Les murs en barbelés couvrant l'enclave de Melilla./DR


Les murs en barbelés couvrant l'enclave de Melilla./DR Agrandir
Plus de 30 immigrants subsahariens ont tenté, lundi, de franchir la frontière grillagée qui sépare le Maroc de l'enclave espagnole de Melilla, cinq d'entre eux étant finalement parvenus à entrer en Espagne, ont annoncé les autorités locales.
“Un groupe d'environ 35 immigrants d'origine subsaharienne s'est approché de la frontière grillagée” vers 02h 00 GMT, a expliqué à l'AFP une porte-parole de la préfecture. “Seuls cinq d'entre eux sont parvenus à entrer tandis que les autres sont repartis vers le Maroc.” Trois gardes civils ont été blessés légèrement en tentant d'empêcher leur passage, a-t-elle ajouté.
Des groupes de migrants venus d'Afrique subsaharienne lancent régulièrement des assauts contre la frontière à Melilla, espérant pénétrer sur le continent européen.
Melilla, peuplée de 80.000 habitants, est la seule frontière terrestre de l'Union européenne avec le continent africain, avec l'autre enclave espagnole de Ceuta, également sur la côte marocaine.
Fin 2012, des associations de défense des droits de l'Homme ont affirmé que 20.000 à 25.000 clandestins originaires d'Afrique sudsaharienne se trouvaient sur le sol marocain.
Le préfet de Melilla, Abdelmalik El Barkani, avait souligné il y a une semaine la difficulté pour les autorités espagnoles de répondre à la forte pression migratoire aux portes des enclaves, le flux de l'immigration clandestine venue d'Afrique s'étant déplacé depuis la fin des années 2000 après avoir utilisé la voie maritime vers l'archipel des Canaries, à l'ouest du Maroc.
aufait avec AFP

La justice française aura-t-elle le courage de condamner des tortionnaires marocains ?


ACAT newsletter


Paris, le 21 mai 2013 : Deux Franco-Marocains viennent d’être transférés en France pour y terminer leur peine, après avoir subi au Maroc un même calvaire : arrestation sans mandat, aveux extorqués sous la torture, condamnation. Ils portent aujourd’hui plainte contre le Maroc devant la justice française. L’ACAT, qui les soutient aux côtés de Me Bourdon et Me Breham, vient de se constituer partie civile.

Adil Lamtalsi
Adil Lamtalsi et Mostafa Naïm ont été arrêtés respectivement en 2008 et 2010, par la police marocaine, et condamnés pour crime de droit commun, dans des affaires différentes. A deux ans d’intervalle, ils subissent les mêmes supplices : plusieurs jours de sévices au centre de détention secret de Temara, aux mains de la Direction générale de la surveillance du territoire, des aveux signés sous la torture, des magistrats complices et des plaintes pour torture restées lettre morte.
Face à ce calvaire, ils se sont tournés vers leur pays, la France, qui ne leur a accordé qu’une protection consulaire au rabais, au nom de la préservation de la souveraineté marocaine.
Les deux détenus ont enfin obtenu leur transfèrement en France pour y purger la fin de leur peine. Soustraits aux mains de leurs bourreaux, ils peuvent à présent porter plainte et espérer que leur besoin de justice soit entendu. À travers cette plainte, Adil Lamtalsi et Mostafa Naïm donnent à la France une occasion de se faire pardonner son inaction en leur rendant justice.

Le système tortionnaire marocain au banc des accusés

L’enjeu de ces plaintes dépasse le cas des deux victimes. C’est tout le système tortionnaire marocain qui va être enfin mis sur la sellette. « A défaut de pouvoir briser la chape d’impunité au Maroc, nous le ferons en France, si tant est que l’amitié diplomatique entre la France et le Maroc ne vienne pas à nouveau primer sur le respect des droits de l’homme », déclare Hélène Legeay, responsable des programmes Maghreb / Moyen-Orient à l’ACAT.
Mostafa Naïm
Mostafa Naïm et Adil Lamtalsi ne sont que deux victimes sur des centaines voire des milliers, dont de nombreux étrangers arrêtés, torturés et condamnés dans des circonstances similaires. « Même si cela ne leur a pas servi jusqu’à présent, Mostafa Naïm et Adil Lamtalsi ont la chance d’être français et de pouvoir ainsi porter plainte devant la justice française pour les tortures qu’ils ont subies au Maroc, explique Maître Joseph Breham, avocat d’Adil Lamtalsi. Espérons que leur démarche inspirera d’autres étrangers torturés au Maroc ».

Des aveux extorqués en violation du droit

Au-delà des sévices, l’ACAT et les avocats des victimes dénoncent le fait que la justice marocaine a condamné Mostafa Naïm et Adil Lamtalsi sur la base d’aveux obtenus sous la torture, en violation du droit marocain et de la Convention contre la torture ratifiée par le Maroc et la France. « Les condamnations prononcées sur la base d’aveux sous la torture sont nulles et non avenues. La France ne peut pas exécuter une décision de justice fondée sur des preuves obtenues de façon déloyale et contraire à l’ordre public français. Les deux détenus devraient donc être immédiatement libérés par les autorités judiciaires françaises », conclut Maître William Bourdon, avocat de Mostafa Naïm.

Contacts :
Maître William Bourdon, 01.42.60.32.60
Maître Joseph Breham, 06.10.54.46.33 / jb@jb-juris.fr

Description : logoACAT-orange-sign
Hélène LEGEAY – 01 40 40 02 10
Responsable des programmes Maghreb / Moyen-Orient
Action des chrétiens pour l'abolition de la torture
www.acatfrance.fr 7 rue Georges Lardennois - 75019 Paris Tél. : 01 40 40 42 43
facebook.com/acat.france  twitter.com/acat_france

La France est l'un des pays les plus racistes du continent européen



Par Slate, 16/5/2013
Capture d'écran de la carte.Cela vous embêterait-il si une personne d'une race[1] différente de la vôtre devenait votre voisin? 

C'est en somme la question qui a été posée par des chercheurs suédois pour déterminer le niveau de tolérance raciale de différents pays.
Un journaliste du Washington Post a compilé ces données pour dessiner une carte de la tolérance raciale. Dans le détail, le sondage demande aux participants (dans 80 pays) d'identifier le type de personnes qu'ils n'aimeraient pas avoir comme voisins. Le journaliste a ensuite fait une synthèse des personnes ayant choisi dans la liste le critère «personne d'une autre race» pour établir l'échelle suivante:
Cliquez sur l'image pour voir la carte en grand

Plus le pourcentage est élevé, moins le pays est tolérant vis-à-vis de la race.
Le journaliste en tire les conclusions suivantes:
  • Le continent américain est le grand gagnant avec une majorité des pays d'Amérique du Nord comme du Sud présentant des pourcentages inférieurs à 5%.
  • L'Inde serait le pays le moins tolérant, suivi par la région du Moyen-Orient.
  • En Europe, la France est l'un des pays les moins tolérants du continent (22,7% des sondés disent qu'ils n'aimeraient pas avoir un voisin d'une autre race).

[1] NDLR: nous employons les mots «race» et «racial» dans leur compréhension anglo-saxonne, c’est-à-dire pour désigner l'origine ethnique, bien qu'en France l'utilisation de ces mots fassent débat. Il n’y a pas chez les Américains de connotation raciste à l’emploi du mot. Retourner à l’article.
Photo: Capture d'écran de la carte.

Histoire : Sahara occidental: la nation saharaouie de sa naissance à sa consolidation.


MediaLe conflit du Sahara occidental est un cas classique de colonisation. Une armée d'occupation jugulant et opprimant un peuple. Celui-ci est nié dans son histoire et dans sa culture. Le territoire de ce peuple a été occupé militairement et cette occupation s'exerce par la force des armes.
Le royaume du Maroc a soutenu et soutient toujours que ce conflit a été crée par l’Algérie. Pour rappel il faut se rappeler que l'Algérie n'a aucune revendication sur le territoire. Le front POLISARIO a été crée par d'authentiques Sahraouis ayant fait leur études à RABAT pour une partie d'entre-eux et n'ayant aucune attache avec l'Algérie. Elle a soutenu bien après un mouvement de libération nationale conformément à sa politique de l'époque.
En réalité le peuple sahraoui, formé de tribus (Réguibat, Larouissiyen, Oueled dilem, Les Tekna,..) n'en constitue pas moins un ensemble cohérent sociologiquement et culturellement. Ces tribus parlent la même langue (la HASSANIYA), ont les mêmes coutumes et le même mode de vie. Ce peuple n'est ni  Marocain, ni  Mauritanien.

La naissance de la nation sahraouie est-elle antérieure à l'invasion du territoire par le Maroc en 1975 ou est-elle postérieure à cet événement ?
 La nation dit-on est un ensemble d'individus ayant conscience d’appartenir à un même ensemble et dont la destinée est commune.
Si on prend en considération cette définition, on peut observer que les prémices de la nation sahraouie sont apparues lors de la manifestation de ZEMLA le 17 juin 1970. En effet ce jour là les tribus sahraouies se sont réunies et ont présenté un mémorandum commun porté par Mohamed BASSIRI.
Sur la naissance de la nation sahraouie, le professeur Maurice BARBIER publie un article sous le titre "La naissance de la nation sahraouie" dans la revue sahara-info N°60 du mois de mars 1982 (revue sahara-info N°60). Les numéros de cette revue sont téléchargeables gratuitement depuis le site sahara-info.org.
Media
Le même auteur publiera quelque mois plus tard un livre "Le conflit du sahara occidental" chez l'HARMATTAN qui est la référence sur ce conflit. Il est réédité plusieurs fois depuis.
Au jour d'aujourd'hui cette nation saharouie s'est raffermie preuve en est les manifestations d'EL AYOUNE et SMARA du 04 mai 2013.
Les autorités marocaines d'occupation prises au dépourvu ne savent pas quoi faire pour contrer ces manifestations à part la bastonnade, la prison et la torture.
Que de chemin parcouru depuis la création du Front POLISARIO le 10 mai 1973
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10 et 20 mai 1973, n'oublions pas ces deux dates ! Émergence de la lutte d'indépendance
du peuple sahraoui

10 mai 1973, création du Front Polisario, 20 mai 1973, décision prise de recourir à la lutte armée contre l'occupant espagnol. Ces deux dates fondatrices sont fêtées chaque année, dans les campements, depuis le début de l'exil en 1976 et au Sahara occidental, de manière publique, à mesure que se renforce l'opposition à l'occupation marocaine.
L'anniversaire des 40 ans prend d'autant plus de sens, cette année, que le développement du conflit, revient au premier rang de l'actualité marocaine et interroge avec acuité la Communauté internationale, impuissante à appliquer ses résolutions depuis près de 50 ans. 
Attentifs à fêter avec le peuple sahraoui cet important anniversaire, nous sommes également attentifs à la situation qui prévaut au Sahara occidental. Le huis-clos imposé pendant des décennies aux civils sahraouis, habitant leur pays occupé, par la monarchie marocaine, a échoué. Des associations sahraouies existent, les jeunes et les moins jeunes sont dans la rue, pacifiquement et le drapeau de la RASD y est devenu l'étendard le mieux partagé. La répression exercée par l'occupant quel que soit son arbitraire et sa cruauté n'y pourra rien. « Cette musique », insistante, tenace pour l'autodétermination et la conquête de la liberté d'expression semble être de mieux en mieux comprise, au grand dam de la monarchie qui alerte, mobilise, s'agite, dénonce….
Les anniversaires sont également l'occasion de se souvenir d'autres dates : le Sahara occidental est inscrit depuis 1964 sur la liste des territoires non autonomes et à ce titre éligible à l'application de la résolution 1514, de l'Assemblée générale des Nations unies, portant déclaration sur l'octroi à l'indépendance aux pays et peuples colonisés ; le 6 Septembre 1991, cessez le feu entre Maroc et Polisario et déploiement d'une Mission de paix pour la mise en œuvre du référendum d'autodétermination. Se souvenir aussi des déclarations marocaines, disparues avec la Marche verte et l'occupation du Sahara : en octobre 1966, le Ministre marocain des Affaires étrangères, déclarait devant l'Assemblée générale : « Le Maroc soutient une véritable indépendance pour le Sahara occidental, en mettant l'avenir de la région dans les mains de ses fils, qui dans un contexte de liberté, décideront librement de leur autodétermination ». Le Sahara était alors espagnol et jusqu'en 1970, les responsables marocains, Hassan II y compris, reprirent de telles déclarations. 

Alors 40 années étaient-elles nécessaires pour revenir au droit, reconnaître l'identité d'un peuple et son droit à décider librement de son avenir ? Il est désormais urgent de « conclure » pour le peuple sahraoui et tous les peuples du Maghreb ?

Favoriser les conditions d'une réelle liberté d'expression pour chaque civil et écouter ce qui se dit au Sahara occidental, mettre en place de réelles négociations suivant toutes les recommandations des résolutions des Nations unies. L'anniversaire du déclenchement de la lutte armée contre l'Espagne, doit être ressenti comme un signal ! Les Sahraouis depuis 1991, ont choisi la voie pacifique et politique, mais ce choix sera-t-il toujours possible ? La reprise de la guerre ne pourrait-elle pas être la seule réponse face à la négligente impuissance de la Communauté internationale, incapable d'imposer le respect de leur droit au Maroc ?
Association des Amis de la RASD 356 rue de Vaugirard 75015 Paris
www.sahara-info.org / www.ecrirepourlesliberer.com

lundi 20 mai 2013

Déminage du mur de la honte :Le Maroc manque de volonté pour éliminer les mines antipersonnel


 L’ONU dénonçait que des mines antipersonnel marocaines empêchent la vie culturel traditionnelle sahraouie: l’experte indépendante dénonce le manque de volonté du Maroc pour éliminer ces mines

mai 20th, 2013 | By | Category: Nouvelles mine field
Les mines antipersonnel marocaines attentent non seulement à la vie et l’intégrité physique, mais aussi à la culture sahraouie.

Dans le rapport que, en exclusive WSHRW fait connaître à l’opinion publique, l’experte indépendante du Conseil des Droits Humains, Farida Shahid, dénonce le refus marocain d’en finir avec les mines antipersonnel au Sahara Occidental.
L’experte indépendante de l’ONU a manifesté sa préoccupation pour les obstacles importants à l’exercice du droit de participer à la vie culturelle au Sahara Occidental. Dans son rapport sur les droits culturels au Sahara Occidental elle affirme que:
“les mines terrestres mettent en péril le style de vie nomade traditionnel, lié au désert, des Sahraouis et empêchent les communautés locales d’organiser leurs activités de loisirs. De plus, il est difficile pour les victimes de mines terrestres d’obtenir de la police des rapports leur permettant d’être indemnisées.”
L’experte indépendante affirme d’avoir été informée que le Maroc a refusé l’offre des ONG internationales qui se sont offertes à collaborer à retirer des mines antipersonnel. Le rapport affirme:
L’experte indépendante a en outre été informée que les organisations non gouvernementales internationales n’étaient pas autorisées à participer aux activités de déminage. Elle encourage les autorités à accroître ces activités et à accepter l’offre internationale d’assistance et de coopération à cet égard.”
Il est important de rappeler que le Maroc est un des rares pays du monde qui refuse de ratifier le Traité d’Ottawa mines antipersonnel de 1997 (Convention sur l’interdiction de l’emploi, emmagasinage, production et transférence des mines antipersonnel et sur sa destruction).

Point hebdomadaire n°24 sur la campagne de parrainage des prisonniers politiques au Maroc


Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc
ASDHOM 79, rue des Suisses  92000 Nanterre

Point hebdomadaire n°24 sur la campagne de parrainage des prisonniers politiques au Maroc, 20/5/2013

Il ne se passe pas une semaine au Maroc sans que les tribunaux ne prononcent des verdicts injustes à l’encontre de militant-e-s ayant participé pacifiquement à tel ou tel rassemblement de protestation. Après les condamnations des militant-e-s de l’Union Nationale des Étudiants du Maroc (UNEM) prononcées par le tribunal de Fès, c’est au tour du tribunal de Tiznit de prononcer deux condamnations à l’encontre des deux jeunes frères Lambidae d’Ifni. C’est à cela, entre autres, que sera consacré ce point hebdomadaire.

Groupe Ifni-Prison Tiznit (nouveau) : Vendredi 17 mai 2013, les deux frères Karim et Youssef Lambidae ont été condamnés par le tribunal de première instance de Tiznit à 8 mois de prison ferme et une amende de 1000 dirhams chacun. Karim (18 ans) et Youssef, membre de l’AMDH et du mouvement 20-Février, ont été arrêtés à Ifni les 2 et 6 mai après avoir participé aux protestations qu’a connues la ville fin avril. On leur reproche la participation à un « rassemblement armé, à la désobéissance, aux jets de pierres et offense contre les forces de l’ordre et au blocage de la voie publique ». Les familles et les militant-e-s ont exprimé leur solidarité avec eux en organisant des rassemblements devant le commissariat d’Ifni et en assistant massivement au procès malgré les intimidations des forces de l’ordre qui ont bloqué l’accès.
L’ASDHOM leur attribuera deux fiches dans le cadre de sa campagne de parrainage. Nous lançons ainsi un appel aux parrains et marraines pour se solidariser avec eux en les parrainant par l’envoi de lettres. Vous trouverez la procédure à suivre sur la rubrique « Campagne de parrainage » dédiée à cet effet.

Groupe UNEM-Fès : Le campus universitaire de Dhar Elmahraz à Fès a connu un mouvement de protestation conduit depuis le 15 avril 2013 par les militant-e-s de l’UNEM pour réclamer l’amélioration des conditions d’étude et la libération de leurs camarades, prisonniers politiques, en grève de la faim depuis le 26 mars. Rappelons que ce groupe de 4 militants a été libéré le 30 avril après avoir purgé leur peine d’emprisonnement de six mois (voir nos points précédents sur www.asdhom.org). Une vingtaine de militants dont deux femmes se sont retrouvé-e-s à leur tour devant le tribunal de première instance de Fès pour être jugés après les affrontements avec les forces de l’ordre dont les interventions étaient violentes. Une série de procès qui a commencé le 27 avril 2013 a vu condamner ces étudiant-e-s par petits groupes à des peines d’emprisonnement. Le premier groupe composé de Sabah Asmae, Aïcha Al-bouche, Achraf Sekkouri et Rachid Aghzar a écopé de 3 mois de prison ferme chacun. Le deuxième groupe a quant à lui été condamné le 18 mai à 2 mois de prison ferme (Mohamed Boughlem, Abdelkrim Rabhi et Mourad Boubker). Le quatrième du groupe (Youssef Bouarfa) a écopé d’un mois de prison ferme. Il a été libéré à la fin du procès. Le troisième groupe composé de Mohamed Hammouch, Hamid Moumen, Abdelouahed Mourabit et Mohamed Elharras a comparu le 8 mai et a vu son procès reporter au 22 mai. Le lendemain, 9 mai, c’était au tour d’un autre groupe (Yassine Tirid et Anas Bachiri) de comparer devant le juge. Les autres militants arrêtés (Chafik Salah Eddine, Moussa Sammouni, Mimoun Benziza, Abdelhaq Bouti, Jaber Rouijel, Omar Taybi, Oussama Zantar et Abdennabi Chaoul) attendent toujours en prison leur procès. Sur les 22 prévenus, seul un (Youssef Bouarfa) a pu quitter la prison après sa condamnation. Mohamed Réda Darkaoui, un autre militant de l’UNEM, les a rejoints le 18 mai après avoir passé deux jours au commissariat. Les 22 militant-e-s ont tous affirmé avoir subi des violences lors des interrogatoires. Leur défense a dénoncé des procès politiques. Pour elle, les autorités marocaines leur reprochent leur appartenance syndicale.
Dans un communiqué daté du 12 mai, les 22 détenu-e-s politiques d’Ain Kadous dénoncent leurs conditions d’arrestation et de détention et décident d’entamer une grève de la faim de dix jours (du 12 au 22 mai), de refuser les visites durant cette période et de porter des brassards rouges lors des audiences au tribunal.               
L’ASDHOM qui les propose bien évidemment au parrainage demande aux autorités marocaines d’accéder à leurs revendications qui se résument à la libération immédiate, la tenue de procès équitables et dans les meilleurs délais, l’accès aux soins, la séparation des prisonniers de droit commun, etc.

Groupe UNEM-Meknès : Les cinq prisonniers politiques (Soufiane Sghéri, Mohamed Eloualki, Hassan Ahmouch, Hassan Koukou et Mounir Ait Khafou), incarcérés à la prison Toulal 2 de Meknès ont pu arracher, le 16 mai, une première victoire après 66 jours de grève de la faim. L’administration vient de les séparer des prisonniers de droit commun, de leur permettre des visites libres et de leur procurer les soins nécessaires. Il faut rappeler que leur état de santé s’est sérieusement détérioré depuis le début de la grève de la faim entamée le 11 mars 2013. Ils ont décidé de poursuivre leur action tout en réclamant un procès équitable dans les brefs délais.

Sur ce sujet des grèves de la faim dans les prisons marocaines, le député-maire communiste français, Alain Bocquet, a interpellé son ministre des Affaires Etrangères, Laurent Fabius, pour qu’il intervienne auprès de ses homologues marocains et attirer leur attention sur l’état de la santé des grévistes de la faim (voir rubrique Témoignages et lettres).

Groupe Sahraouis-prison de Laâyoune (nouveau) : Six Sahraouis dont un mineur de 17 ans (Hussein Bah, Mohamed Garmit, Mohamed Ali Saïdi, Youssef Bouzid, Abdelaziz Hramech et Yassine Sidati) ont été arrêtés le 9 mai 2013 à Laâyoune au Sahara après les manifestations qu’a connues la ville après la décision du 25 avril du Conseil de Sécurité de l’ONU concernant le mandat de la MINURSO. Les communiqués publiés par les associations de défense des droits de l’Homme (AMDH et Amnesty International) font état de tortures et violences subies par les personnes arrêtés et notamment par le mineur Hussein Bah qui avait été arrêté et relâché quelques jours avant. Déférés devant un juge d’instruction à la Cour d’appel de Laâyoune, ils ont été accusés de « violences à l’égard de fonctionnaires » et de « participation à un rassemblement armé » ainsi que « la dégradation de biens publics ». La violence que dégagent les vidéos qui circulent et qui relatent les interventions des forces de l’ordre marocaines laisse craindre le pire pour ces six prévenus dont cinq ont été placés en détention provisoire à la prison Lakhal de Laâyoune. Le mineur a, quant à lui, été libéré sous caution. Amnesty International lance une action urgente en leur faveur. Vous trouverez son communiqué sur le sujet à la rubrique Témoignages et lettres

Groupe Mineurs-Ouarzazate : Le syndicaliste Hamid Majdi (voir nos points précédents), secrétaire-adjoint de la CDT d’Ouarzazate et membre du PSU, accusé de « possession de drogue », sera fixé sur sont sort le 22 mai 2013. Sa défense dénonce un procès monté de toutes pièces pour lui faire payer son engagement auprès des mineurs qui protestent contre les pratiques antisociales et l’exploitation qui leur est faite par la société SMI (du groupe MANAGEN qui exploite les mines de la région d’Ouarzazate).

Pour clore ce point hebdomadaire, nous signalons la grève de la faim que mène Mahjoub Tobji depuis le mardi 14 mai au Parvis des droits de l’Homme de Trocadéro à Paris. Ce commandant retraité de l’armée marocaine, installé en France, ne perçoit plus sa pension de retraite depuis novembre 2012 en dépit de ses courriers et attestations de vie adressés au bureau des retraites à Rabat. Il reste persuadé que l’administration marocaine lui fait payer son audace d’avoir publié son livre « Les officiers de sa majesté » qui s’attaque au trafic d’influence et autres abus de pouvoirs et corruption qui sévissent au sein de l’armée marocaine et surtout sa participation en octobre dernier à un sit-in face au château de Betz du roi du Maroc. 
L’ASDHOM qui a été saisie de son dossier s’est rendue au près de lui le week-end dernier pour s’enquérir de son état de santé et pour lui apporter son soutien. Elle interpellera l’Ambassade marocaine à Paris pour qu’elle intervienne rapidement et faire en sorte que le droit de Mahjoub Tobji à sa pension de retraite soit rétabli.

Pour le bureau exécutif
Ayad Ahram
Président de l’ASDHOM
Paris, le 20 mai 2013

TV5 Monde : A voir ou revoir sur Internet, bonne émission de TV5 Monde sur le conflit du Sahara Occidental



L'émission Maghreb-Orient Express du dimanche 19 mai à 20 heures, sera consacrée à la situation au Sahara Occidental.
"Sahara Occidental : le conflit oublié qui refait surface."
Ancienne colonie espagnole, le Sahara Occidental réclame son autonomie, son autodétermination. Mais le Maroc y combat toutes velléités d’indépendance. Quelles sont les aspirations, les revendications, les souffrances et les espoirs du peuple sahraoui? Pourquoi ce conflit perdure? Pourquoi ce sujet est-il aussi sensible au Maroc? Nous parlerons aussi du Front Polisario, de l'ONU, de la Minurso, du rôle de l'Algérie...

Nos invités seront :

Saïd Sougty (la Voie Démocratique),

Olivier Quarante (journaliste),

Aziza Mint Ahmaida (membre de l'association de la communauté sahraouie en France)

et Audrey Hiard (Association APSO).

RFI : Garantir les droits des Sahraouis au Sahara Occidental



Il faut prendre des mesures pour garantir les droits des Sahraouis au Sahara Occidental

Ce soir, dans une émission sur RFI consacrée au Sahara Occidental, trois experts du Maghreb (Khadija Mohsen Finan, Ignacio Cembrero, et Pierre Vermeren) ont analysé la situation au Sahara Occidental : http://www.rfi.fr/emission/20130519-1-peur-une-contagion-conflit-malien-peut-elle-etre-benefique-sahraouis.
Tous ont dénoncé la violence de la répression marocaine. Comment le gouvernement marocain espère-t-il convaincre la communauté internationale en traitant ainsi les militants sahraouis, qu'il dit d'ailleurs considérer comme ses citoyens (ou devrions-nous plutôt dire "sujets"!)?
Disparition forcées, destruction de biens, humiliations, violences et tabassages répétés, c'est un véritable acharnement des forces de polices et militaires marocaines envers les Sahraouis : la communauté internationale doit prendre des mesures pour garantir la sécurité et le respect des droits au Sahara Occidental! 


dimanche 19 mai 2013
2 - La peur d’une contagion du conflit malien peut-elle être bénéfique aux Sahraouis ?
Soldats maliens dans les rues de Tombouctou, 31 mars 2013.
Soldats maliens dans les rues de Tombouctou, 31 mars 2013. 
 
AFP/ERIC FEFERBERG
Par Marie-France Chatin
Regard sur un conflit non résolu depuis plusieurs décennies, pour lequel une solution semble de plus en plus urgente.
Invités :
- Khadija Mohsen Finan, maître de conférences à Paris 8 et chercheur à l’Institut Maghreb/Europe/Méditerranée. « Le Maghreb dans les relations internationales », Ifri/Cnrs éditions
- Ignacio Cembrero, journaliste au quotidien espagnol El Pais, spécialiste du Maghreb
- Pierre Vermeren, maître de conférences en Histoire à l’Université Paris I Sorbonne. « Idées reçues sur le monde arabe », éd. le Cavalier Bleu.

La tante du roi, interrogée par la police, refait parler d'elle

Une proche de la famille royale interrogée par la police


Hafza Amahzoune, proche de la famille royale, s’est fait arrêter hier par la police judiciaire de la ville de Khénifra. Epilogue d’un dossier qui avait fait grand bruit ?

H24info a appris de la section de Khénifra de l’AMDH que Hafsa Amahzoune (tante maternelle du roi Mohammed VI) serait en train d'être interrogée par la Police judiciaire de la ville, si on en croit l’association. « La police a procédé à l’arrestation de Hafsa Amahzoune » nous apprend Aziz Akkaoui, membre de la commission administrative de l’AMDH.

« L’interrogatoire à peine commencé, Amahzoune s’est évanouie. Six voitures de police l’ont d’abord transportée à l’hôpital de Khénifra avant qu’elle soit transférée dans un lieu non déterminé » poursuit-il.

Si l’arrestation et l’interrogatoire par la police judiciaire de la ville de Hafsa Amahzoune est confirmée par ce militant local, leur objet, par contre, reste encore inconnu pour le moment.

La piste la plus crédible reste une affaire qui avait fait la manchette de plusieurs journaux en 2009 : Hafsa Amahzoune avait été accusée par une avocate, Fatima Sabiri, de l'avoir agressée au couteau en avril 2009.



 
l'avocate, Fatima Sabiri, blessée par Hafza Amazoun
En septembre de la même année, Hafsa Amahzoune avait été convoquée par la police judiciaire de Khénifra. Avec son mari, elle avait été interrogée au sujet de la présence à son domicile de Samia Attar, une "petite bonne " de 16 ans, disparue depuis le 18 août et retrouvée portant « des signes de mauvais traitements ». La famille de la jeune fille avait décidé de "porter l’affaire directement devant le procureur du roi".

Un juge de la Cour de première instance de la ville de Khénifra, Adil Bouhi, avait lui aussi, affirmé avoir été agressé par Amahzoune (voir la vidéo ci-dessus).

Aziz Akkaoui raconte que malgré la médiatisation de ces affaires et la colère des habitants de Khénifra (qui avaient manifesté contre elle) le comportement de Hafsa Amahzoune n'a pas changé. « Alors qu’elle faisait ses courses, Sabiri a été menacé par Amahzoune rien que ce lundi 6 mai », affirme le militant.

«L’AMDH a envoyé plusieurs correspondances au procureur du roi à Khénifra, au procureur à Meknes, à l’ancien ministre de la justice et à l’actuel ministre », conclut Akkaoui, qui suit de près l’affaire.

Il reste maintenant à attendre l’enquête de police pour démêler le vrai du faux dans cette affaire.
Une proche de la famille royale interrogée par la police

h24info.ma / Publié le 19/05/2013 | 00h15 | Nizar Bennamate

Hafza Amahzoune, proche de la famille royale, s’est fait arrêter hier par la police judiciaire de la ville de Khénifra. Epilogue d’un dossier qui avait fait grand bruit ?

H24info a appris de la section de Khénifra de l’AMDH que Hafsa Amahzoune (tante maternelle du roi Mohammed VI) serait en train d'être interrogée par la Police judiciaire de la ville, si on en croit l’association.  « La police a procédé à l’arrestation de  Hafsa Amahzoune » nous apprend Aziz Akkaoui, membre de la commission administrative de l’AMDH.
 
« L’interrogatoire à peine commencé, Amahzoune s’est évanouie. Six voitures de police l’ont d’abord transportée à l’hôpital de Khénifra avant qu’elle soit transférée dans un lieu non déterminé » poursuit-il.
 
Si l’arrestation et l’interrogatoire par la police judiciaire de la ville de Hafsa Amahzoune est confirmée par ce militant local, leur objet, par contre, reste encore inconnu pour le moment.

La piste la plus crédible reste une affaire qui avait fait la manchette de plusieurs journaux en 2009 : Hafsa Amahzoune  avait été accusée par une avocate, Fatima Sabiri, de l'avoir agressée au couteau en avril 2009.
 
En septembre de la même année, Hafsa Amahzoune avait été convoquée par la police judiciaire de Khénifra. Avec son mari, elle avait été interrogée au sujet de la présence à son domicile de Samia Attar, une "petite bonne " de 16 ans, disparue depuis le 18 août et retrouvée portant « des signes de mauvais traitements ». La famille de la jeune fille avait décidé de "porter l’affaire directement devant le procureur du roi".
 
Un juge de la Cour de première instance de la ville de Khénifra, Adil Bouhi, avait lui aussi affirmé avoir été agressé par Amahzoune (voir la vidéo ci-dessus).
 
Aziz Akkaoui raconte que malgré la médiatisation de ces affaires et la colère des habitants de Khénifra (qui avaient manifesté contre elle) le comportement de Hafsa Amahzoune n'a pas changé.  « Alors qu’elle faisait ses courses, Sabiri a été menacé par Amahzoune rien que ce lundi 6 mai », affirme le militant.
  
«L’AMDH a envoyé plusieurs correspondances au procureur du roi à Khénifra,  au procureur à Meknes, à l’ancien ministre de la justice et à l’actuel ministre », conclut Akkaoui, qui suit de près l’affaire.
 
Il reste maintenant à attendre l’enquête de police pour démêler le vrai du faux dans cette affaire.
Une proche de la famille royale (et bonne comédienne)  interrogée par la police

h24info.ma
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 Ali Fkir, 20/5/2013, a partagé l’album de Aziz Akkaoui : AMDH caravane khénifra juillet 2009.
Photo Toutes et tous contre l'impunité
 
Lorsque les vrais démocrates s'étaient déplacés à Khénifra pour dénoncer (dans son fief) les agissements scandaleux de Hafsa Amahzoune, la tante maternelle du Roi. C'était en juillet 2009. Il fallait être présent pour entendre les témoignages sur les crimes de Hafsa. Exemple: une femme raconte qu'elle travaillait, il y a des années de cela, chez Hafsa. Hafsa soupçonnait son mari de "s'intéresser" à la jeune domestique. Rien de concret n'a eu lieu entre le mari et la domestique. malgré cela Hafsa a bousillé l'appareil génital de la domestique avec de l'eau bouillante et ce, avec l'aide d'autres personnes. La domestique, rescapée par miracle, avait fui toute la région pendant des années et des années. Grâce à l'AMDH, grâce à Aziz Akkaoui et à d'autres militants, elle revint pour la première à son bled pour témoigner. Elle a pleuré. L'assistance a pleuré avec elle. Nous avons écouté d'autres témoignages aussi poignants que celui-là.
Nous devons tous et toutes militer contre l'impunité dont jouissent les potentats de ce pays
Ali Fkir 20 mai 2013

solidarité victimes hafsa Amahzoune caravane organisée par l'AMDH en juillet 2009 auditions des victimes de hafsa .
Par : Aziz Akkaoui
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La tante du roi joue la victime et fait le mort lorsqu'il s'agit de rendre des comptes à la justice. 
Elle nous confirme ce qu'on savait déjà, les tyrans ont toujours tapis dans leurs veines, les gênes de la lâcheté qui ne demandent qu'à s'exprimer. Je vous laisse deviner les grandes figures de la dictature alaouite, lorsque sonnera l'heure de payer l'addition. Ceux qui vont s'éclipser en catimini, un magot dans une valise, ceux qui vont opter pour le refuge politique, ceux qui vont intégrer leurs biens mal acquis en France ou ailleurs, avant qu'on les rattrape, ceux qui vont se suicider. E puis il y en a qui vont s'improviser révolutionnaires de la vingt-cinquième heure. Ceux qui vont expliquer qu'ils ne savaient pas alors qu'ils ont mangé au râtelier. Ceux qui ont participé au pillage du pays et qui seront disposés à partager le pactole qu'ils ont accumulé par le vol, la concussion, la corruption et le népotisme.
Un clap de fin, en forme de bouffonnerie pour une saloperie qui dure depuis plus de soixante ans !