dimanche 8 décembre 2019

Maroc : Incarcération des mineurs: le parquet en quête de solutions alternatives



Ils étaient 1395 mineurs derrière les barreaux en 2018. C’est ce que vient de révéler le ministère public qui cherche désormais des alternatives à leur incarcération. L’objectif, selon le président du parquet général, Mohammed Abdennabaoui, est de doter le Maroc d’une justice «amie de l’enfant».

Pas moins de 1395 enfants étaient sous les verrous en 2018 et plus de 3300 enfants dans des situations difficiles étaient confiés à des centres de protection pour l’enfance. Et ce, malgré l’évolution importante qu’a connue le Maroc en termes de protection des enfants sur le plan législatif.
C’est ce qui découle de l’intervention du procureur général du Roi près la Cour de cassation, président du Ministère public, Mohamed Abdennabaoui, lors d’une rencontre nationale tenue les 12 et 13 novembre à Salé sous le thème «Des alternatives de l’incarcération des enfants confrontés à la loi», rapporte Al Ahdath Al Maghribia dans son édition du jeudi 14 novembre.
Intervenant en cette occasion, le président du parquet a plaidé pour des solutions alternatives à l’incarcération des mineurs. L’idéal, pour lui, serait de les maintenir dans leurs foyers familiaux ou sous un contrôle judiciaire, mais loin des établissements carcéraux en attendant l’arrivée des peines alternatives.
Pour une «justice amie des enfants»
Selon Mohamed Abdennabaoui, les services concernés examinent actuellement des alternatives au placement en détention des enfants qu’ils soient victimes, délinquants, dans une situation difficile ou de négligence de la part de leurs parents.
Pour le procureur général du Roi près la Cour de cassation, les mécanismes de la justice devraient chercher avant tout l’intérêt supérieur des enfants «hors la loi», et ce, «afin de faire le pas vers ce qu’on appelle une «justice amie des enfants, dans laquelle les systèmes de justice interagissent avec les besoins des enfants».
Abdennabaoui a insisté sur l’importance d’adapter les procédures judiciaires aux circonstances particulières de l’enfant à l’aune de son intérêt supérieur. Ce qui suppose, soutient-il, son maintien dans son environnement qui le protégerait naturellement à savoir sa famille.
Mohamed Abdennabaoui estime que chaque séparation du milieu familial exposerait l’enfant à de multiples préjudices et menacerait son avenir.
Le Président du parquet général a affirmé qu’il a donné ses instructions via des circulaires envoyées aux juges et des formations organisées au profit de ces derniers pour que le placement dans des établissements pénitentiaires ne doive intervenir qu’en  dernier recours.

Aminatou Haidar, la "Gandhi du Sahara occidental", prix Nobel alternatif 2019

Aminatou Haidar, la "Gandhi du Sahara occidental", prix Nobel alternatif 2019







Aminatou Haidar affichant le V de la victoire après s'être vu décerner le prix Nobel alternatif, le prix Livelihood à Stockholm. (Photo prise le 29 novembre 2019)
Aminatou Haidar affichant le V de la victoire après s'être vu décerner le prix Nobel alternatif, le prix Livelihood à Stockholm. (Photo prise le 29 novembre 2019)
©Wolfgang Schmidt/Right Livelihood Foundation

La cinquantaine passée, Aminatou Haidar n'est pas prête à lâcher son bâton de pèlerin. Après avoir connu la prison et mené plusieurs grèves de la faim, l'activiste continue de prêcher la paix et l'indépendance du Sahara Occidental. Et c'est forte du prix Livelihood, le prix Nobel alternatif, qu'elle va pouvoir poursuivre sa mission, comme elle l'a confié à Terriennes.


samedi 7 décembre 2019

Communiqué de presse du Collectif du contre-sommet Françafrique 2020.

Communiqué de presse du Collectif du contre-sommet Françafrique 2020.

Conférence de presse mardi 10 décembre 2019 à 12h
au Club de la Presse 9 rue des Capérans à Bordeaux.

La Françafrique, ça vous dit quelque chose ? Pourtant, elle s’organise en sommet à Bordeaux    du 4 au 6 juin 2020 !
Nous sommes des Girondins et Bordelais, vivant dans la Région depuis une ou dix générations et nous nous affirmons contre la tenue de ce Sommet Afrique France.
Un continent face à un pays. Une cinquantaine de chefs d’États face à un seul gouvernement.
Nous dénonçons tout d’abord cette forme de domination néocolonialiste qui perdure 60 après  les indépendances des États africains. Pour nous cette rencontre n’est pas sans rappeler les expositions et foires coloniales que Bordeaux a connues. Cette fois, c’est au Parc des Expositions que 500 entreprises françaises et africaines, 1500 acteurs économique sont invités et 2000 journalistes attendus. On y parlera « Ville durable ».
Impossible pour nous de rester les bras croisés quand on parle de sommet Afrique-France. Sur tous les plans, la France continue d’exercer une domination sur le continent africain : monétaire, économique, culturelle, militaire, diplomatique... Quand bien même il s’agit « d’aider » les pays du continent, comment peut-on encore en 2019, le faire main dans la main avec des régimes qui bafouent les droits humains et interdisent l’émancipation des peuples ?
C’est un constat amer que de voir notre chère Méditerranée devenir un cimetière d’un nouveau genre ou encore que l’entraide soit condamnée...
Pour faire vivre ce contre-sommet, nous invitons tous les citoyens de France, du continent africain et d’Europe, ainsi que les associations, syndicats, organisations politiques à rejoindre le Collectif du contre-sommet Françafrique.

Ensemble, nous proposerons tout au long du premier trimestre 2020 des temps d’explication et de débats. Une véritable éducation populaire sur les enjeux des relations entre la France et les pays d’Afrique.
Ensemble exprimons une solidarité de lutte entre les peuples pour en finir avec les rapports de domination, d’exploitation et d’oppression.

Contact : collectifcontresommet2020@gmail.com
06.46.57.89.29 (téléphone provisoire)
Organisation signataires du texte d’appel au contre-sommet : - Association Pourquoi Pas 33, Attac 33 et Attac National, Cauri, Darwin Climax Com, Forum Tiers
Monde, La Clé des Ondes, Mémoires et Partages, Mouvement Burkinabé pour les Droits de l’Homme et
des Peuples, Survie Gironde, Union Juive Française pour la paix – Aquitaine et Nationale, Association
Kélé, La Clé des Ondes, Association Sherpa, Plateforme des lanceurs d’alerte, Association La France
Noire, Collectif du Franc CFA, Association des Congolais de Bordeaux,Réseau Alternatif Sur l’Afrique
(RASA)
#cosofabo2020

FB / @@collectifcontresommet2020
Instagram / @collectifcontresommet2020
Twitter / @ContreSommet20

vendredi 6 décembre 2019

Aminatou Haidar appelle à une action urgente pour la tenue du référendum d'autodétermination SPS 03/12/2019 - 13:34




Genève, 03 déc 2019 (SPS)

  Aminatou Haidar, militante sahraouie pour les droits de l'Homme, a appelé la communauté internationale à "agir sans perdre de temps" pour permettre la tenue d'un référendum d'autodétermination au Sahara occidental occupé par le Maroc, affirmant que les Nations unies, l'Europe, en particulier la France et l'Espagne, avaient une responsabilité pour "éviter" tout conflit dans la région, dans une interview à l'AFP, publiée mardi.
La militante sahraouie de 52 ans, qui doit recevoir mercredi à Stockholm l'une des distinctions les plus prestigieuses dans le domaine des droits de l'Homme, le Prix Right Livelihood, aussi connu comme le "Prix Nobel alternatif", a déploré que les résolutions de l'Onu et les décisions de justice en faveur du droit à l'autodétermination du peuple sahraoui ne soient pas appliquées.
"C'est à cause de la complicité de quelques puissances internationales", a-t-elle dénoncé, en faisant référence  principalement à l'Espagne et la France. "Sans l'appui de l'Europe, le Maroc ne peut pas piller, exploiter les ressources naturelles.
Il ne peut pas continuer aussi son occupation et nier toutes les résolutions du Conseil de sécurité", a-t-elle souligné.
Elle a donc appelé à "agir sans perdre de temps", affirmant que les Nations unies, l'Europe, en particulier la France et l'Espagne, avaient une responsabilité pour "éviter" tout conflit dans la région.
Mme Haidar, qui a lancé cet appel pressant avant de recevoir le prix Right Livelihood, souvent comparé au Prix Nobel pour les droits de l'Homme, a regretté qu'après tant d'années, les revendications pacifiques du peuple sahraoui pour la justice, la dignité et l'autodétermination aient été ignorées par le Maroc et ses soutiens.
 ww.spsrasd.info/news/fr/articles/2019/12/03/23642.html

Ces jeunes royalistes marocains, troupe de choc du pouvoir

Orient XXI 

Fondé en plein "printemps arabe", le mouvement marocain « La jeunesse royaliste » est devenu au fil du temps de plus en plus actif aussi bien sur Internet que sur le terrain et compte des sections dans plusieurs pays étrangers.
 Alors que son action est marquée par la violence, le caractère légal et les sources de financement de l’organisation posent question, de même que l’étrange protection dont elle semble bénéficier de la part du régime.

Le 5 décembre à Gap, Hautes Alpes

ensemble-05 : Siège de la préfecture

par 

Jean GANZHORN


 
Nous avons tenu la nuit
Nous avons tapissé la préfecture de paille et carton, dormi sur la paille autant s'entraîner à ce que nous propose le Mac Rond s.
Tenir le feu est essentiel dans la froideur, il rassemble autour de soi. La préfecture est squattée par de la populace a la rue, barrée d'une immense slogan Quand tout sera privé on sera privé de tout, le projet des boulimiques de la thunes qui nous mènent au chaos..
Le pouvoir hésite et ne nous déloge pas.
Il hésite à reculer, joue la montre. Hier il a eu un doute, lui, pétri de certitudes...
Venez nombreux ici pour fracasser ses certitudes qui ne sont qu'ébrèchées et lui signifier que les vaches à lait ont aussi des cornes.
Venez passer une minute, la journée, la nuit.
Venez avec beaucoup de bois.
A manger boire musique détermination.
Venez chassez la froideur du projet des Macs....qui est de vous priver de tout.

jeudi 5 décembre 2019

Chefchaouen: déjà trente suicides depuis le début de l’année !

Image d'illustration. DR.
Le suicide est-il en train de devenir un problème de santé publique majeur dans le nord du royaume?  La situation devient de plus en plus alarmante après la série de suicides qui touchent la ville de Chefchaouen depuis le début de l’année.
La ville de Chefchaouen et la région du nord en général, font face à un problème de suicides sans précédent. C’est en tout cas ce que rapporte Assabah dans son édition du jeudi 5 décembre.
Le journal explique que 30 cas de suicide ont déjà été enregistrés dans la ville de Chefchaouen cette année. Assabah rappelle que, récemment, une sage femme, qui travaillait dans le centre hospitalier de Bab Taza, a mis fin à ses jour en avalant du poison pour les rats.
Et d’ajouter que la défunte avait publié une lettre d’adieux sur son mur Facebook et une photo d’elle avec un nouveau-né. Une semaine auparavant, la région du nord a enregistré 7 nouveaux cas de suicide. Deux personnes ont commis l’irréparable à Tanger.
Le premier était un ingénieur qui travaillait dans une entreprise spécialisée dans l’immobilier. Le journal rappelle que ce dernier s’est jeté du toit de son appartement tôt le matin. Le deuxième cas enregistré concerne une enseignante, qui souffrait de plusieurs problèmes dans son travail.
Assabah a par ailleurs tiré la sonnette d’alarme, tout en indiquant que les raisons de la hausse du taux du suicide au Maroc restent floues. Il fait savoir que le royaume est deuxième dans la liste des pays ayant les taux de suicide les plus élevé derrière le Soudan, avec un pourcentage de 5,3% pour 100.000 citoyens.

Sahara occidental : Aminatou Haidar accuse l’Europe de « complicité » avec le Maroc



L'activiste, surnommée la « Gandhi du Sahara occidental », affirme que les Nations unies, l’Europe, en particulier la France et l’Espagne, ont une responsabilité pour « éviter la guerre » dans la région
La militante sahraouie de 52 ans recevra mercredi à Stockholm l’un des prix les plus prestigieux dans le domaine des droits de l’homme (Twitter/@rightlivelihood)

Dans un entretien accordé à l’AFP, Aminatou Haidar, icône de la résistance pacifique à l’annexion par le Maroc du Sahara occidental, reproche à la communauté internationale de ne pas faire appliquer les résolutions de l’ONU et les décisions de justice en faveur du droit à l’autodétermination du peuple sahraoui.
« C’est à cause de la complicité de quelques puissances internationales », a-t-elle dénoncé, en ciblant principalement l’Espagne et la France. « Sans l’appui de l’Europe, le Maroc ne peut pas piller, exploiter les ressources naturelles. Il ne peut pas continuer aussi son occupation et nier toutes les résolutions du Conseil de sécurité. »
Cette militante sahraouie de 52 ans recevra mercredi à Stockholm l’un des prix les plus prestigieux dans le domaine des droits de l’homme – le prix Right Livelihood, souvent comparé au Prix Nobel pour les droits de l’homme, également décerné à trois autres candidats dont la jeune militante suédoise Greta Thunberg.
Elle avoue craindre que la jeunesse dans cette région disputée ait perdu l’espoir de parvenir à l’autodétermination par la non-violence et réclame une action internationale urgente pour empêcher le conflit latent de déboucher sur une guerre. 
« La communauté internationale doit agir sans perdre de temps, parce que les jeunes n’ont plus de patience. Ils ne croient plus à la résistance pacifique », a-t-elle déclaré dans une interview à l’AFP à Genève la semaine dernière. « Ils n’y croient plus. Ils disent que la communauté internationale n’agit que dans les conflits où il y a du sang, là où il y a de la violence », a-t-elle déploré, ajoutant qu’ils « essaient de faire pression sur le Front Polisario pour qu’il reprenne les armes ».

L’alternative des Sahraouis : l’assujettissement ou l’exil
Lire
 
Le 29 novembre, alors qu’elle se trouvait à Genève pour la première cérémonie officielle organisée par la Fondation Right Livelihood elle  a déclaré dans un discours que « [son] crime et celui de tous [ses] compatriotes est d’être Sahraouis et de lutter pour [leurs] droits ».  
Aminatour Haidar a évoqué la peine récente et illégale de six mois de prison prononcée contre la jeune militante sahraouie, Mahfouda Bamba Lefkir, et la condamnation à douze ans ans de prison contre le jeune Husein Bachir Brahim.

mercredi 4 décembre 2019

Des Algériens manifestent pour l’ouverture des frontières avec le Maroc

Maroc Vidéo. Des Algériens manifestent pour l’ouverture des frontières avec le Maroc
    Syndicalistes, journalistes, avocats et défenseurs des droits de l’Homme ont manifesté, ce dimanche 1er décembre, au niveau du poste-frontière Colonel Lotfi, pour réclamer l’ouverture des frontières entre les deux pays.
    Dans une vidéo partagée sur les réseaux sociaux, plusieurs dizaines de manifestant se disent consternés par le fait que les frontières «entre deux pays frères» soient encore fermées.
    Ce sit-in fait suite à près d’une dizaine d’autres organisés du côté algérien, rien que cette année. Une fois encore les manifestants demandent à ce que la convention signée et ratifiée par les deux pays en 1992, conduisant à la fermeture définitive en 1994, soit abolie.

    Le PCE participera au congrès du Polisario ...




    ...et rejette les fausses alertes du MAE espagnol

    Les autorités marocaines ont empêché l’accès d’un groupe de parlementaires basques à la ville d’El Ayoun occupée, l’obligeant à remonter dans l’avion, provenant des îles Canaries, a indiqué, hier, l’Agence de presse sahraouie (SPS).
    Le Parti communiste espagnol (PCE) s’est joint à la vague de rejets et de condamnations des déclarations non fondées et des fausses mises en garde du ministre des Affaires étrangères, Josep Borrell, et a annoncé qu’une délégation de son parti prendra part aux travaux du 15e Congrès du Front Polisario. Il convient de noter, souligne le PCE dans un communiqué, que la déclaration du ministre espagnol a été publiée juste après une réunion entre le ministre des Affaires étrangères espagnol, Josep Borrell, et son homologue marocain, Nasser Bourita, et quelques jours après l’annonce du Front Polisario de la tenue de son 15e Congrès dans les territoires sahraouis libérés à Tifarriti, où de nombreuses organisations, partis et personnes solidaires de la cause de l’indépendance du peuple sahraoui sont attendues pour prendre part.
    D’autre part, «aucune des organisations présentes dans les camps n’est au courant d’une augmentation des risques ou des menaces dans la région et le Front Polisario a annoncé qu’il n’y avait pas de risque extraordinaire». Pour le Parti communiste espagnol, cette façon de procéder de la part du ministère espagnol des Affaires étrangères est «due à un suivi malheureux du régime marocain par la politique étrangère de l’Espagne à l’égard du Sahara occidental, un suivi dans lequel le gouvernement de Sanchez ne devrait pas tomber».
    Pour le PCE, «la déclaration du MAE, dans la pratique a pour effet de boycotter l’imminent congrès du Front Polisario dans les Territoires Libérés, au cours duquel d’importantes questions liées à la violation par le Maroc du plan de paix des Nations unies seront discutées». «Cela peut également avoir pour effet que les organisations humanitaires interrompent leur travail dans les camps de réfugiés et quittent la région, réduisant ainsi l’aide humanitaire apportée aux réfugiés, en plus de contribuer à la déstabilisation d’une zone située dans l’un des les pays les plus stables du Maghreb tels que l’Algérie», a soutenu le PCE.
    Le Parti communiste espagnol croit comprendre que les informations diffusées par le MAE d’Espagne sont «dépourvues de fondement solide et ont été diffusées de manière irresponsable à la suite de fausses informations transmises intentionnellement par le Maroc dans le but de déstabiliser la région et de boycotter le Congrès du Front Polisario». Face à cette situation, le PCE a annoncé qu’il enverra, «comme il l’avait prévu depuis le début, une représentation au Congrès du Polisario et appelle les autres organisations et partis présents au congrès à poursuivre leur participation». Il exige du gouvernement espagnol qu’il mette en oeuvre sa propre politique de soutien à l’autodétermination du peuple sahraoui, loin des intérêts de la France et de l’occupation marocaine illégale, et dénonce la persécution, la répression et les détentions arbitraires commis quotidiennement par le régime marocain, contre le peuple sahraoui qui se défend et se bat pour son droit légitime à l’autodétermination».
    Par ailleurs, les autorités marocaines ont empêché l’accès d’un groupe de parlementaires basques à la ville d’El Ayoun occupée, l’obligeant à remonter dans l’avion, provenant des îles Canaries, a indiqué, hier, l’Agence de presse sahraouie (SPS). Les parlementaires basques, empêchés dimanche d’entrer dans la capitale sahraouie occupée El Ayoun, étaient venus tenir une série de réunions avec des associations et des militants sahraouis, en vue de s’enquérir de la situation des droits de l’homme dans les territoires sahraouis occupés et briser le black-out imposé par l’occupant marocain.
    Le groupe parlementaire comprend notamment Carmelo Barrio du Parti populaire (PP) et Inigo Martinez du parti Podemos. L’occupant marocain empêche, depuis l’invasion du Sahara occidental, l’accès des missions et délégations étrangères aux territoires occupés, dans une tentative de dissimuler les violations des droits de l’homme à l’encontre du peuple sahraoui.

    mardi 3 décembre 2019

    Quatre parlementaires espagnols ont été interdits d’accès à la ville de Laayoune, dimanche premier décembre, par les autorités marocaines.


    Les députés, tous en provenance du Pays Basque et sous différentes étiquettes politiques, prévoyaient de s’entretenir avec des associations de soutien «au peuple Sahraoui», rapporte le site espagnol El Correo.
    Sur son compte Twitter, le député Josu Estarrona, de la coalitition basque EH Bildu, a affirmé que «la police marocaine les a empêchés de descendre de l’avion», en provenance de Las Palmas (Iles Canaries).
    Les quatre parlementaires, membres de l’intergroupe parlementaire « Paix et liberté pour le Sahara Occidental », voulaient «prendre contact avec les représentants du peuple sahraoui» et s’entretenir avec les autorités marocaines «si elles venaient à leur demander», expliquent-ils au média espagnol.
    Les autorités marocaines auraient ordonné au commandant de bord de regagner Las Palmas, précise pour sa part El Pais.

    lundi 2 décembre 2019

    PRISON: Le grand procès!

    ttps://pour.press/prison-le-grand-proces


    Acte d’accusation:

    Alors que le gouvernement tente de construire une méga-prison de 1200 détenus à Haren, de nombreuses voix s’élèvent pour exiger une réforme complète de la politique pénitentiaire. Qui enferme-t-on? Dans quelles conditions? La détention a-t-elle un sens? Est-il nécessaire de faire souffrir pour punir? Un monde sans prison est-il possible? Le prochain numéro de POUR consacré à la problématique de l’enfermement sortira de presse en novembre prochain. La rédaction a rencontré de nombreux acteurs au sein de l’univers carcéral. Nous vous ferons découvrir leur vision de la prison au fil des semaines… La prison est aujourd’hui mise en accusation par ces témoins privilégiés. Dès lors, que le procès commence!  Des interviews à suivre sur Facebook, sur notre site internet, jusqu’à la sortie du journal…
    POUR dépose une première pièce à conviction. Une seule question a été posée à tous les témoins qui se succéderont à la barre: pour vous, la prison, c’est…
    <span data-mce-type="bookmark" style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" class="mce_SELRES_start"></span>

    POUR appelle à la barre

    Témoin numéro 1: Valérie Lebrun, directrice de la prison d’Ittre.

    Valérie Lebrun jette un regard lucide sur un système qu’elle connaît bien, puisqu’elle le vit de l’intérieur. Valérie Lebrun dénonce l’inobjectivité du système pénal: la prison, c’est d’abord une manière de gérer des populations qui n’ont jamais été intégrées à la société. Elle dénonce également une dérive du système carcéral: les détenus sont de plus en plus amenés à payer eux-mêmes leur détention!

    Seconde pièce à conviction.

    Une question identique a été posée à l’ensemble de nos témoins. Quelles ont été vos impressions lorsque vous êtes entré(e) pour la première fois en prison ? Voici leurs réponses…

    POUR appelle à la barre :

    Témoin numéro 3 : Christian Panier, juge honoraire

    Christian Panier est l’ancien président du tribunal de première instance de Namur. Aujourd’hui à la retraite, il consacre beaucoup d’énergie à la question de la réinsertion des détenus. Pour lui, la situation actuelle résulte d’une justice de classes. Et la situation ne va pas en s’améliorant… Pour envisager des solutions, il faudrait sortir la prison de notre tête.


    Témoin numéro 4 : Delphine Paci, de l’Observatoire International des Prisons

    Delphine Paci est avocate. Elle est vice-présidente de la section belge de l’Observatoire International des prisons. Pour Delphine Paci, la prison est un lieu dangereux pour la sécurité publique ! Un discours qui va à l’encontre des idées reçues…

    Témoin numéro 5 : Philippe Landenne, aumônier de prison

    Philippe Landenne est un grand spécialiste de la justice restauratrice. Cette manière de concevoir la justice va à l’encontre de la justice pénale. Ici, la victime est au centre des préoccupations; l’auteur est responsabilisé et la société est interpellée afin de restaurer les liens entre les différentes parties…

    Témoin numéro 6 : Jean-Marc Mahy, éduc’acteur

    Jean-Marc Mahy connait bien la prison, il a passé plus de 18 ans derrière les barreaux. Depuis sa libération, il œuvre pour éviter aux jeunes de prendre le même chemin que lui. Après avoir réussi des études d’éducateur, il est devenu acteur dans un seul-en-scène intitulé « Un homme debout ». Aujourd’hui, il voudrait que la prison de Tongres soit affecté à un projet éducatif dédié à une réflexion sur l’enfermement.


    Témoin numéro 7 : Luk Vervaet, enseignant en prison

    Pour Luk Vervaet, la délinquance n’est pas engendrée par la pauvreté. Ce sont les inégalités qui provoquent la délinquance. Enseignant en prison, Luk Vervaet est un intervenant engagé dans la lutte anti-carcérale. Son site internet www. Supermax.be est une référence en la matière.

    Témoin numéro 8 : Philippe Lacroix, ancien détenu

    Philippe Lacroix a été condamné pour de nombreux faits de grand banditisme. Aujourd’hui, il a purgé sa peine. Il enseigne les langues germaniques dans une école de promotion sociale. Philippe Lacroix estime que son parcours est exceptionnel. La plupart des détenus doivent lutter pour éviter la récidive.

    Témoin numéro 9 : Philippe Landenne, aumônier de prison

    « La prison est une arme de destruction massive ». Philippe Landenne, aumônier de prison, utilise des mots forts pour dénoncer une institution maltraitante. Pour lui, lorsqu’un fait délictueux survient, on ne pense qu’à punir, parfois à guérir, jamais à comprendre afin de renouer des relations sociales…

    Dernière pièce à conviction que POUR met sur la table des jurés : le témoignage de plusieurs détenus de la prison d’Andenne. Lors d’un atelier vidéo, ceux-ci ont témoigné de leurs espoirs et attentes lors de leur future sortie. Car quoiqu’il arrive, un jour ou l’autre,  les détenus sortent tous de prison…

    FacebookPrint