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mardi 1 septembre 2015

"Much Loved" : le film polémique sur la prostitution au Maroc grand gagnant du festival d'Angoulême

Le film de Nabil Ayouch sur les prostituées marocaines a été primé à Angoulême du Valois d'or et de celui de la meilleure actrice.

L'actrice Loubna Abidar avec le réalisateur Nabil Ayouch, à Angoulême le 26 août 2015
Crédit : YOHAN BONNET / AFP
L'actrice Loubna Abidar avec le réalisateur Nabil Ayouch, à Angoulême le 26 août 2015
Interdit au Maroc, le film polémique Much Loved figure parmi les grands gagnants du festival du film francophone d'Angoulême. Attendu dans les salles françaises le 16 septembre prochain, le long-métrage de Nabil Ayouch traitant de la prostitution marocaine a été récompensé du Valois d'or et celui de la meilleure actrice pour Loubna Abidar, dimanche 30 août.

Présenté au dernier festival de CannesMuch Loved raconte les peines et les joies de Noha, Randa, Soukaina et Hlima, quatre prostituées de Marrakech, entre clients, soirées alcoolisées et danses sulfureuses. Les scènes montrent aussi des moments de complicité, de tendresse et les rapports compliqués de ces femmes vis-à-vis de leurs familles.

L'actrice principale menacée au Maroc

"Ça fait du bien. Enfin. Je prends ça comme un geste d'amour", s'est réjoui Nabil Ayouch, la gorge serrée, en recevant son prix sur la scène du théâtre d'Angoulême. Après un mot pour les interprètes du film, ses "quatre petites fées", il a rendu hommage "aux femmes arabes qui tous les jours se battent pour faire respecter leurs droits civiques fondamentaux".

Les larmes aux yeux, son interprète principale la Marocaine Loubna Abidar a déclaré en obtenant son Valois : "Je n'ai jamais osé en rêver...". Au printemps dernier, elle avait indiqué avoir reçu des messages de haine et des menaces, alors que le film déclenchait au Maroc une intense polémique mais aussi un débat sur la prostitution.

Primé, parmi dix films en compétitions, par le jury que présidait Jean-Hugues AngladeMuch Loved succède au palmarès d'Angoulême à Hippocrate, film de Thomas Lilti sur la médecine vue de l'intérieur.

Nicolas Duvauchelle sacré meilleur acteur

Autre grand gagnant de ce huitième festival d'Angoulême : Je ne suis pas un salaud d'Emmanuel Finkiel avec Nicolas Duvauchelle. L'oeuvre retrace la fuite en avant d'Eddie, victime d'une agression. Il désigne à tort un suspect, Ahmed, contre qui la machine judiciaire s'emballe. Emmanuel Finkiel a reçu le Valois de la meilleure mise en scène, Nicolas Duvauchelle celui du meilleur acteur.

Le Valois du scénario est revenu à Je suis à toi du Belge David Lambert, l'histoire d'un escort-boy argentin débarqué en Belgique. Le film a aussi été récompensé par le Valois du jury étudiants. Le Valois du public est revenu à La passion d'Augustine de Lea Pool, film canadien narrant l'épopée musicale d'un couvent québécois à travers le parcours d'une pianiste prodige.
La rédaction vous recommande

La Fédération de la gauche démocratique promet des élus « transparents » et des communes « vertes »


La Fédération de la gauche démocratique promet des élus « transparents » et des communes « vertes »

Représentée par Nabila Mounib, la Fédération de la gauche démocratique a présenté un programme axé sur la transparence des élus et la lutte contre la pollution.

C’est épaulée du vétéran du Parti socialiste unifié, Mohamed Bensaïd Aït Idder, que Nabila Mounib a présenté, le 25 août, le programme de la Fédération de  la gauche démocratique (FGD) pour les élections communales du 4 septembre. La candidate aux élections communales de Sidi Belyout a fait part de sa fierté de « présenter une liste qui compte beaucoup de compétences » en vue des prochaines échéances électorales. Pour rappel, la FGD est une alliance composée du PSU, du parti d’avant-garde socialiste démocratique (PASD) et du Congrès national ittihadi (CNI).

Déclaration de patrimoine

Dans son programme, la FGD détaille sa vision de la gestion communale. Dans son discours, Nabila Mounib a évoqué des principes comme la « transparence » et l’ « honnêteté ». La secrétaire générale du PSU s’est également engagée à  lutter « contre la corruption, la marginalisation et l’exclusion ».   La FDG promet de soumettre tous les conseillers communaux et régionaux à une déclaration de patrimoine au début et à la fin de leurs mandats. Dans le même ordre d’idées, elle promet une transparence au niveau du budget de la commune, de l’octroi de marchés et la publication des rapports et comptes rendus
Au niveau de l’administration, l’alliance représentée par Nabila Mounib compte  faciliter et informatiser l’accès des citoyens aux documents administratifs. Elle compte également revoir  les dossiers relatifs aux gestions déléguées de l’eau, de l’électricité, de l’assainissement ainsi que celle des zones de stationnement. Une gestion déléguée sur le dos de  laquelle la FGD met la cherté des services.

Une commune plus verte

Dans son programme, résolument tourné vers le social, la FGD prévoit également de « sauver et réhabiliter les établissements scolaires publics ». L’alliance des trois partis de gauche veut également mettre en place des programmes de traitement contre l’addiction destinés aux « jeunes des rues ».
Enfin, la FGD veut des communes plus vertes. Elle prévoit notamment de protéger les espaces verts, de mettre en place des  pistes cyclables ainsi que des journées sans voitures au centre des communes. L’alliance qui était représentée par Nabila Mounib compte aussi construire des toilettes publiques, des parkings souterrains et aériens. Finalement, un système de tri des déchets est prévu.
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“Les jeunes doivent prendre le relais”
Marie-Jo Fressard, animatrice de SOLIDMAR

Une interview par


Marie-Jo Fressard, une enseignante retraitée française qui vit à Gap, dans les
Hautes-Alpes, anime l'association SOLIDMAR 05 de solidarité avec les peuples du Maroc et du Sahara occidental  et le blog solidmar. Créé en mars 2009, ce blog a publié en 6  ans et demi, 10 800 articles et a reçu 3,2 millions de visites. Il est donc devenu un outil indispensable d'information sur le Maroc et le Sahara occidental. Marie-Jo vient en outre de publier un livre relatant son expérience de marraine des deux plus anciens prisonniers politiques marocains. Elle a bien voulu répondre à nos questions.

Quels sont les objectifs principaux de votre initiative ?
J’étais enseignante. Est-ce pour cette raison que j’ai toujours éprouvé le besoin de “transmettre” ce que moi-même je découvrais ? Des travaux artistiques pour les enfants, des itinéraires de randonnée, et la dénonciation des violations des droits de l’Homme, que ce soit journellement à travers le blog solidmar, ou à travers mon témoignage de parrainage “Marraine des deux plus anciens prisonniers politiques du Maroc”...
http://solidmar.blogspot.com/
Une thématique qu'à ProMosaik nous considérons comme très importante est celle-ci : Maroc : Demande de poursuites contre les Juifs qui vont s’entraîner dans l’armée israélienne

J’ai toujours trouvé anormal que les jeunes, inconscients d’avoir été manipulés, qui s’engagent, en Syrie par exemple, soient culpabilisés et/ou réprimés, même s’ils s’étaient engagés, sincèrement, voire naïvement, par idéalisme pour aider un peuple en souffrance;  alors que de toute évidence, un jeune, marocain ou non, juif ou non, sait pertinemment que ce n’est pas pour aider le peuple palestinien qu’on l’ encourage à rejoindre l’armée israélienne. Celui-ci n’est même pas critiqué. J’estime qu’il est très important  de diffuser ce genre d’information.

lundi 31 août 2015

Le CODESA réaffirme sa solidarité avec les victimes sahraouies de disparitions forcées


El Aaiun (capitale occupée de la RASD), 30 août 2015 (SPS)
 Le Bureau exécutif du collectif des défenseurs sahraouis des droits de l’homme (CODESA) a réaffirmé dimanche sa solidarité avec les victimes sahraouies de disparitions forcées et leurs familles. Dans un communiqué publié à l'occasion de la Journée internationale contre la disparition forcée qui coïncide chaque année avec la date du 30 août, le collectif sahraoui a condamné la poursuite de l’enlèvement et la torture de civils sahraouis par l’État d’occupation marocaine en raison de leurs positions politiques et leur participation dans des manifestations pacifiques réclamant les droits légitimes du peuple sahraouis à la liberté et à l'indépendance.

« Le revenu de base accroît la capacité des individus à agir et à se prendre en main »

par Amélie Mougey, TERRAECo, 21/8/2015
Et si, toute notre vie, nous touchions un revenu garanti ? Depuis juillet, la région Aquitaine planche sur l'idée. Du 21 au 23 août, le mouvement français se réunit pour la propager. Explications avec Jean-Eric Hyafil, doctorant en économie.
Fermez les yeux. Imaginez que chaque mois l’État vous fasse un chèque. Pour le mériter, vous n’avez rien d’autre à faire que d’exister. Et ce privilège ne vous est pas réservé. Autour de vous, chaque individu, qu’il soit chômeur, actif, inactif, étudiant ou retraité, reçoit pendant toute sa vie une enveloppe de quelques centaines d’euros qui couvrent ses besoins les plus élémentaires. Tel est l’esprit du revenu de base que la région Aquitaine envisage d’expérimenter dans une formule allégée. Avec l’adoption, à la surprise quasi générale, d’une motion déposée par les élus Europe Écologie - Les Verts (EELV) en juillet dernier, la région s’est engagée à plancher sur un RSA inconditionnel. La proposition n’est pas nouvelle. L’ idée d’un revenu universel a été théorisée dès le XVIIIe siècle par l’Américain Thomas Paine. Au niveau international, le mouvement BIEN (Basic Income Earth Network) la porte depuis 1986. En 2014, 285 000 Européens ont signé une pétition pour forcer le Parlement et la Commission à s’y intéresser. Du 21 au 23 août, le Mouvement français pour un revenu de base se réunit à Annecy (Haute-Savoie) pour peaufiner le projet. Doctorant en économie à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne, Jean-Eric Hyafil est l’un des participants. A la veille de soutenir sa thèse sur le revenu universel, il explique ses conditions de succès et ses vertus.

http://revenudebase.info/wp-content/uploads/2015/04/revenu-de-base-inconditionnel.jpg

Disparitions forcées: la Femed «lutte contre l’impunité»

par   30-08-2015

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Des personnes appartenant pour la plupart au collectif des familles de disparus en Algérie, manifestent avec des masques blancs pour symboliser les disparus, le 25 avril 2001 à Paris.THOMAS COEX / AFP
Le 30 août est la journée internationale des victimes de disparition forcée. Depuis sa création, le groupe de travail de l’ONU sur les disparitions forcées ou involontaires a porté 54 405 cas à l’attention de 104 gouvernements. En France, la Fédération euro-méditerranéenne contre les disparitions forcées (Femed) tente de lutter contre la chape de plomb qui règne autour de ce phénomène. Sa présidente, Nassera Dutour a répondu aux questions de RFI.
RFI : Pourquoi vous être engagée dans la Fédération euro-méditerranéenne contre les disparitions forcées (Femed) ?
J’ai créé le collectif des associations des familles disparues en Algérie, après la disparition de mon fils. C’était le 30 janvier 1997 exactement. Il habitait en Algérie chez ma mère dans une banlieue algéroise. Il était dehors. Il attendait ses copains et une voiture est passée et l’a raflé. J’ai suivi sa trace un petit peu pendant deux mois. Je ne suis certaine de rien, je ne l’ai pas vu. Je n’ai pas eu de papier écrit ni de confirmation que c’était bien lui, mais j’ai appris qu’il avait été détenu au commissariat de la commune de Baraki la commune où il habitait. Puis la sécurité militaire l’a pris. Et après, c’est fini… Même 20 ans plus tard, c’est toujours pénible et douloureux.
Au fil des ans, j'ai connu des familles de disparus d'abord en Algérie puis dans d'autres pays. Comme moi, elles se battent sans relâche. Comme moi, elles ont les mêmes attentes : la vérité, la justice, le retour de leur proche. C'est ainsi qu'en 2000, nous avons d'abord créé une coalition des familles de disparus qui était informelle. Puis en 2005, dans le cadre du Forum social méditerranéen à Barcelone nous avons décidé de donner une existence légale à la coalition qui est devenue en 2007, la Fédération euro-méditerranéenne contre les disparitions forcées.

M’hamed Khadad : "L’adhésion du Front Polisario aux Conventions de Genève renforce sa position sur la scène internationale"

par SPS, 30/8/2015

Le coordinateur sahraoui avec la MINURSO, M’hamed Khadad a considéré la décision du Conseil fédéral suisse d’accepter le Front Polisario  aux Conventions de Genève,  renforce sa position sur la scène internationale et affirme que la présence du Maroc au Sahara occidental est une occupation illégale.
Dans une interview au journal algérien Elkhabar, le responsable sahraoui a souligné qu’un État dépositaire comme la Suisse ne peut pas agir d’une manière aléatoire, et sa décision a été prise après une étude juridique approfondie, ajoutant que le Front Polisario demeure préoccupé par  la poursuite de l'occupation marocaine du Sahara Occidental conformément à la recommandation 34-37 du 21 novembre 1979 des Nations Unies.

Rapport A/70/201 du SG ONU sur le Sahara Occidental


La presse a rapporté que le Secrétaire Général des Nations Unies a publié, récemment, un rapport sur le Sahara Occidental, la considérant comme un territoire non autonome relevant d’une question de décolonisation.  
Quelques éclairages
Ce bref rapport (6 pages) publié le 27 juillet 2015 sous le symbole A/70/201 est un document de travail de la 70ème session de l’Assemblée Générale des Nations Unies, prévue à partir du 15 septembre 2015 à New York.
La publication de ce rapport intervient en application des dispositions de la résolution A/69/101 du 14 décembre 2014 de l’AG, intitulée Question du Sahara Occidental, qui, à travers le 7ème paragraphe de son dispositif « Invite le Secrétaire général à lui présenter, à sa soixante-dixième session, un rapport sur l’application de la présente résolution (A/69/101) ».
L’examen de ce rapport, ainsi que des travaux de la 4ème Commission, donnera lieu à l’adoption par l’AG d’une résolution sur le Sahara Occidental vers le mois de décembre 2015.

Imider : transfert de 3 prisonniers d'Errachidia à Ouarzazate


par ALBBAN 2015-08-29
Le détenu politique du ‪#MSV96, S ‪#MADRI a été transféré depuis la prison locale d' ‪#ERRACHIDIA ce matin vers celle de ‪#OUARZAZATE.
Ce transfert vient 9 jours avant la séance de cassation des trois détenus de mars dernier qui aura lieu à #OUARZAZAT le 7 septembre prochain.
‪#MOUJAN, ‪#ELHAMDAOUI et #MADRI ont été arrêtés il y a 17 mois et condamnés à 3 ans chacun par la cour d'appel de #OUARZAZATE.
This morning, the political prisoner of M.O.R.96; S.#MADRI was transferred from the local prison of #ERRACHIDIA to #Ouarzazate jail.
This transfer comes nine days before the trial of cassation of the three prisoners of the last March that will taking place in #Ouarzazate on September 7,2015 after 17 months of their detention.
#MOUJAN, #ELHAMDAOUI et #MADRI have been condemned to three years each by the Court of Appeal.



dimanche 30 août 2015

Ali Aarrass : « Pourquoi je continue ma grève de la faim… »




Ali Aarrass grève de la faim 
27 août 2015
A l’attention de Monsieur le ministre de la Justice et des Libertés, sous l’égide du directeur de la prison de Salé 2.
Objet : Continuité de la grève de la faim entamée le 25/08/2015.
Monsieur le ministre,
Je m’appelle Ali Aarrass et je suis détenu à la prison de Salé 2 depuis le 24/12/2010.
Si je m’adresse à vous aujourd’hui, c’est pour vous faire savoir que je n’ai jamais cessé de clamer mon innocence et dénoncer tous les torts qui m’ont été causés.
Mon arrestation, mon extradition arbitraire, les procès iniques… J’ai été victime d’injustices, allant de la privation de ma liberté aux pires sévices qu’on puisse faire subir à un homme !
Monsieur le ministre,
Dans l’attente d’un retour urgent de votre part, la grève de la faim est dès lors l’unique possibilité pour moi de me faire entendre.
Veuillez agréer l’expression de mes salutations respectueuses.
Ali Aarrass

Titres sur http://solidmar.blogspot.com du 23 au 30 août 2015

 Maroc 

samedi 29 août 2015

Vient de paraître "Marraine des deux plus anciens prisonniers politiques marocains"

Par Marie-Jo Fressard, Solidmar

Je n’étais pas vraiment préparée à ça pour la retraite. Moi,
ce que j’aimais, c’était la randonnée  et  le dessin. Avec il est vrai, une fascination grandissante pour ce qui se passe derrière les murs des prisons, et pour un pays qui m’était inconnu : le Maroc.
Et voilà qu’au bout d’un long enchaînement de hasards, ces fascinations se concrétisent le jour où je me trouve « marraine » d’un prisonnier politique marocain, Ahmed Chahid, rejoint sept mois plus tard par un son presque homonyme : Ahmed Chaïb. Tous deux sont incarcérés depuis 20 ans dans les geôles des rois du Maroc, condamnés d’abord à mort, puis à perpétuité.
Le livre raconte leurs cinq dernières années derrière les barreaux, cinq années de luttes difficiles avec de beaux temps forts : notre première rencontre à la prison d’Oukacha ; une première victoire le jour où la perpétuité est commuée en peine de 25 ans ; et enfin la libération, jour pour jour 25 ans après leur incarcération, à une semaine d’intervalle, comme lors de leur arrestation. Et, après cet interminable cauchemar, le travail de réadaptation à un monde qui ne ressemble plus du tout à celui qu’ils ont quitté un quart de siècle plus tôt.
Leur histoire s’insère dans l’histoire du Maroc, entre Hassan II et Mohammed VI, entre espoirs et désillusions…
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Par chance  mon chemin a croisé celui de  la maison d’édition ANTIDOTE, sans but lucratif, créée récemment en Belgique  par une sympathique équipe de militants bénévoles : Luk Vervaet, le défenseur des prisonniers, âme d’Antidote, Nicolas Ingargiola, jeune technicien compétent et exigeant, et Daniel Wagner, qui veille sur les textes.
 L’écrivain Gilles Perrault a eu la gentillesse d’accepter de préfacer le livre, et Khadija Ryadi, Lauréate du Prix des Nations Unies pour les droits de l’Homme, en a écrit la postface.
Le livre est vendu au prix de 10 €, franco de port jusqu’à la fin du mois d’août.
Il peut être commandé :
- en Belgique à Éditions Antidote (contact[at]antidote.be) sur le numéro de compte :
IBAN :BE20 0004 2359 4956
BIC : BPOTBEB1XXX)
- en France, par chèque, mentionner « livre Marraine», à  Solidarité Maroc 05, 17 rue Jean Eymar, 05000 Gap, (solidmar05[at]gmail.com)  où il peut être acheté,
Nous serons à la Fête de l’Huma, à la Courneuve, France, stand AMDH, les 11, 12, 13 septembre, et nous aurons un stock de MARRAINE.



«Pourquoi je meurs en mer, quand d’autres sont tranquilles chez eux ?»

Au moins 111 corps ont été récupérés et 198 personnes sauvées au large de la ville de Zouara, à près de 160 kilomètres à l’ouest de Tripoli, en Libye, après le naufrage jeudi d’un bateau qui transportait environ 300 migrants. Mais le Haut Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) redoute un bilan plus lourd, car 200 personnes seraient encore portées disparues après le naufrage de cette embarcation de fortune et celui d’un autre bateau dans le même secteur des côtes libyennes. Selon le chef de cette opération du Croissant rouge libyen, Seddik Saïd, des survivants ont indiqué aux équipes de sauvetage qu’il y avait environ 400 personnes sur le bateau secouru jeudi matin au large de Zouara, mais qu’une autre petite embarcation avait fait naufrage la veille avec environ 60 personnes à bord.
Parmi les rescapés figure un jeune Pakistanais de 17 ans, Shefaz Hamza, qui a passé neuf heures sur un morceau de bois avant d'être secouru. Sa mère et sa petite sœur ont, elles, sombré sous ses yeux.
«Nous sommes partis vers 1 h 30 (jeudi) matin à bord d’une barque en bois. Nous étions environ 350, dont mon père et ma mère, ma petite sœur (11 ans), ma grande sœur (27 ans) et mon frère (16 ans)», a expliqué Shefaz à l'AFP, assis à même le sol, blotti contre son frère, dans un commissariat près de Zouara.
«Une heure et demi après notre départ, l’embarcation a commencé à tanguer, avant de se remplir d’eau. Nous nous sommes retrouvés dans l’eau. Le bateau s’est complètement disloqué et ma mère et moi nous sommes agrippés à un des bouts de bois. J’ai pu voir, du coin de l’œil, que mon frère et ma petite sœur n’étaient pas loin.»
Shefaz continue son récit : «J’ai vu mon frère éloigner un homme d’un coup de pied parce qu’il essayait de lui arracher son gilet de sauvetage. Quant à ma petite sœur, la dernière fois que je l’ai aperçue, une personne tentait de s’accrocher à ses épaules, la poussant vers le bas, avant qu’elle ne disparaisse sous l’eau.»

Maroc : Le Mouvement du 20 février proteste contre les élections le 2 septembre à Rabat



Le Mouvement du 20 février sort de son silence estival. Sa section de Rabat-Salé vient de programmer une marche de protestation pour le 2 septembre à Rabat contre la tenue des communales et régionales du 4 septembre.
Le M20F estime que les deux scrutins sont une autre forme de « dilapidation de l’argent public et une exploitation des biens publics » alors que le Maroc connait « un contexte politique régressif qui consacre l’éloignement de l’Etat marocain de la démocratie », indique un communiqué du Mouvement.
Des propos qui s’apparentent à un appel direct au boycott des élections. Jusqu’à présent les autorités ont interdit à Annahj Addimocrati  (Voie Démocratique) de tenir une marche le dimanche  dernier à Casablanca et de distribuer des tracts, mardi à Rabat, invitant les Marocains à bouder les scrutins du 4 septembre.

Copyright Yabiladi.com

http://yabiladi.com/articles/details/38501/maroc-mouvement-fevrier-proteste-contre.html

Révélations. L'histoire secrète de “Notre ami le Roi”

Souvenez-vous!
(AFP)28/8/2015
Publié en 1990, “Notre ami le roi” est un livre-culte qui a révélé au monde entier la face sombre de Hassan II. Tout au long de sa rédaction, Son auteur, Gilles Perrault, avait subi d’intenses pressions. Pour la première fois, il raconte.

La genèse d'un livre
“Au début de l'année 1989, Edwy Plenel, un ami de longue date, alors journaliste au Monde et responsable d'une collection chez les éditions Gallimard, m'a contacté, me disant qu'il avait, lui, et une certaine Christine Daure Serfaty que je ne connaissais pas encore, un projet à me soumettre. Ils voulaient que j'écrive un livre sur le Maroc sur la base des informations que devrait me procurer madame Serfaty. Le but étant de révéler, notamment aux Français, la face cachée du régime de Hassan II. Un régime qui torture, qui enferme les gens sans jugement… à deux heures de vol seulement de Paris. Christine et Edwy n'ont pas eu à insister pour me convaincre, j'ai tout de suite accepté leur proposition. D'une part, parce que Plenel, que je connaissais depuis pas mal de temps et dont je respecte les valeurs et les idées qu'il défend, était partie prenante dans l'affaire. Mais aussi parce que madame Serfaty, dès notre première rencontre, m'a donné l'impression qu'elle maîtrisait parfaitement le sujet. Elle représentait, à mes yeux, un gage de sécurité. Et puis, au moment où on est venu vers moi, j'étais déjà très sensible à la cause des droits de l'homme au Maroc. 

vendredi 28 août 2015

Un autre voyage de l’espérance finit en tragédie

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“Un autre voyage de l’espérance finit en tragédie : des dizaines de migrants sont morts asphyxiés alors qu’ils voyageaient clandestinement à travers l’Autriche dans un camion immatriculé en Hongrie”, écrit La Stampa.La police recherche le conducteur du camion qui a abandonné son véhicule, rempli de cadavres, au bord d’une autoroute de l’est de l’Autriche. Sur son site, la chaîne américaine NBC précise que, d’après le responsable de la police locale, le nombre de victimes n’a pas encore été établi. “Nous ne pouvons pas dire exactement combien ils sont. On peut imaginer qu’il y a 20 morts, mais peut-être sont-il 40 ou 50… Nous pensons qu’il s’agit de réfugiés…”
Le camion a été retrouvé à proximité des frontières slovaque et hongroise, explique encore NBC, sur “l’un des axes principaux reliant l’Europe de l’Est à la France et à l’Allemagne”.