Nous rappelons à tous les lecteurs qu'ils doivent respecter une seule règle s'ils veulent voir leurs commentaires publiés: la politesse ! Nous ne publions aucun commentaire contenant une insulte, une injure à l'égard de qui que ce soit. Le débat, oui, les bagarres de chiffonniers, non !

dimanche 3 janvier 2010

SAHARA : LE POLISARIO DEMANDE À L'ONU DE FAIRE PRESSION SUR LE MAROC

Par rci, revue de presse internationale, 2/1/2010

Le Front Polisario a demandé jeudi à l'ONU de faire pression sur le Maroc pour reprendre "sans préalables " les négociations sur l'autodétermination et l'indépendance du peuple sahraoui.
Le Front Polisario a réitéré sa disponibilité à coopérer de "manière constructive " aux efforts déployés par le secrétaire général de l'ONU et son envoyé personnel au Sahara occidental, Christopher Ross. Quatre séries de négociations sur le Sahara occidental tenues à Manhasset, dans la banlieue de New York, entre le Maroc et le Polisario et sous l'égide de l'ONU n'ont pas permis de rapprocher les points de vue. Ancienne colonie espagnole, le Sahara occidental a été annexé en 1975 par le Maroc qui prône une large autonomie sous sa souveraineté. Le Polisario, mouvement indépendantiste sahraoui, réclame un référendum d'autodétermination, dans lequel l'indépendance serait l'une des options offertes.

samedi 2 janvier 2010

Mobilisation autour de l'officier franco-marocain Kaddour Terhzaz



Publié  par Continentalnews, 31/12/2009 
En ces temps de débat sur l'identité nationale, il est au moins une chose sur laquelle tous nos concitoyens peuvent s'accorder, quelle que soit leur appartenance politique : la France, patrie des droits de l'homme, se doit de défendre l'honneur, la liberté et la justice lorsque l'un de ses ressortissants est victime de l'arbitraire. Tel est le message que Pierre Sadran, professeur à Sciences Po Bordeaux veut faire passer en soutenant et en exhortant la France à se mobiliser pour l'officier franco-marocain Kaddour Terhzaz.
Rappel des faits.
Ce Franco-Marocain âgé de 72 ans, officier supérieur de l'armée de l'air marocaine à la retraite, est aujourd'hui emprisonné, tenu à l'isolement dans une cellule où il ne dispose ni d'un matelas pour dormir, ni du nécessaire pour s'alimenter dans des conditions décentes. Comment en est-on arrivé là ? "Il a commis le « crime » d'en appeler respectueusement à la clémence du pouvoir à l'égard de ses anciens pilotes, dont l'appareil fut abattu par le Front Polisario voici une trentaine d'années et qui ont été traités en parias à leur retour au Maroc", explique Pierre Sadran. Il appelait, pour ceux dont il avait été le chef (et dont la seule « faute » était de rentrer au pays après avoir subi plusieurs années d'emprisonnement dans le camp de Tindouf), à un traitement les rétablissant dans leurs droits et leur dignité de militaires à la retraite.
Un règlement de comptes tardif
C'est ce réflexe de justice élémentaire et ce devoir moral qu'il s'imposait à lui-même qui lui ont valu d'être arrêté brutalement, et « jugé » plus qu'expéditivement par la « justice » militaire marocaine dans un procès sans considération ni respect pour les droits de la défense, en novembre 2008. "Tout montre qu'il a été victime d'un règlement de comptes tardif de la part de certains généraux influents qui ont saisi cette occasion de lui faire payer, durement, son franc-parler", estime le professeur de l'Institut d'études politiques de Bordeaux.
La famille s'inquiète de son état de santé
Kaddour Terhzaz est maintenant détenu à la prison de Salé à Rabat depuis plus d'un an, le 9 novembre 2008 exactement. "Un an, déjà, qu'il a été arrêté à son domicile ; un an, déjà, que nous nous battons pour sa libération ; un an, déjà, que nous ne comprenons pas cet acharnement à garder en prison un homme innocent ; un an que nous clamons la vérité !", crient, de désespoir, sa femme et ses quatre enfants, qui mettent en avant ses problèmes cardiaques. "Que fait la France pour soutenir celui qui a sa nationalité et qu'elle a décoré de la Légion d'honneur ?", s'interroge Pierre Sadran. "C'est pourquoi j'en appelle à nos élus, et à tous ceux qui se reconnaissent dans la devise de la République : « Liberté, Égalité, Fraternité", conclut-il.

Tunisie : APRES ALI SAÏDI, A QUI LE TOUR ?

Il y a huit ans, une mort programmée dans une atmosphère semblable à celle
d'aujourd'hui.
Par Khalid Benmbarek,1er/1/2010
Il y a huit ans, le 30 décembre 2001, le cadavre d'Ali Saïdi était soi-disant
trouvé enterré quelque part à Oum Laârayes. Le pouvoir a immédiatement échafaudé
une histoire cousue de fil blanc en vue d'accréditer la thèse du crime
crapuleux. Deux femmes dont on ne sait rien aujourd'hui, ont été condamnées.
L'opposition tunisienne s'est résolue à laisser tomber ce pestiféré de ses
rangs, autorisant le pouvoir à le tuer une deuxième fois en le précipitant dans
les abîmes de l'oubli. Jamais la quête de vérité ne s'éteindra à propos de ce martyre
ignoré.
Son fils a grandi et pourra bientôt reprendre le témoin.
L'AISPP, Liberté/Equité et l'ATFD se doivent de rechercher les deux sœurs
Saïdi-Biskri et de leur porter secours, y compris par une demande officielle de
réouverture de dossier.
Certains aujourd'hui feignent d'ignorer leur prédécesseur dans le jeu d'apprenti
sorcier avec le pouvoir, en lui faisant la courbette, en lui léchant les bottes
et en faisant les rabatteurs-maquereaux. Il y en a même qui se font nommer
ambassadeurs.
Ils ne devraient pourtant pas dormir tranquilles, car, comme avec Ali, L'Infâme
ajourne, ignore, refoule, patiente, mais il n'oublie jamais.
Tous les dégénérés devenus benaliénés comme s'ils avaient été frappés d'un sort
subit, doivent méditer le cas Ali Saïdi et bien réfléchir avant de retourner
coudre publiquement et ostensiblement leur tricot de corps. Et par-dessus le
marché, de faire de cette déchéance absolue une sorte d'épopée glorieuse (toz
hikma !) érigeant la traîtrise et la bassesse, la négation de soi et
l'autodestruction morale, en véritable croisade personnelle. Encore un peu, à
les entendre, la « khiêna » (de soi d'abord) serait remboursée par la Sécurité
sociale.
Comme disait l'éternel Almoutanabbi : Mên yahoun yahouni'lhawanou âlayhi ** Mê
lijourhin bi meyyitin ilêmou..

Liberté des médias : palmarès 2009


Le palmarès 2009 de la liberté des médias

Par Monique Crépault, 29/12/2009
La fin d’une année, c’est souvent le moment de faire des listes et l’internet n’échappe pas à la règle avec ses listes des meilleures vidéos sur YouTube, des chansons les plus vendues sur iTunes ou des blogueurs les plus consultés dans le cyberespace. Reporter sans frontières n’est pas en reste avec son classement mondial de la liberté de la presse, qui inclut bien sûr la liberté d’expression sur le Net.
Il ne me viendrait jamais à l’idée que je pourrais être condamnée à la prison ou même à mort pour incitation à la subversion sur Internet tout simplement parce que j’aurais écrit sur ce blogue que Harper a une tête de bonhomme Lego ou qu’il est retardé question environnement.
C’est pourtant ce qui arrive à des blogueurs dans des pays comme la Chine, le Viêt-nam, l’Égypte, l’Azerbaïdjan ou le Maroc, respectivement 168e, 166e, 146e, 143e et 127e sur la liste de 175 pays du palmarès 2009 de Reporters sans Frontières.
 Chine
Liu Xiaobo, un philosophe chinois, ardent défenseur de la liberté d’expression sur le web.
Le 25 décembre dernier, jour de Noël, un tribunal de Pékin a condamné à 11 ans de prison Liu Xiaobo, un ancien professeur de philosophie à l’université de Pékin qui se bat aujourd’hui pour que les cybermédias fassent basculer l’omnipotence du Parti communiste chinois. L’homme de 53 ans est accusé de subversion suite à des articles publiés sur le net et à sa participation à l’élaboration de la Charte 08, une déclaration réclamant tout simplement des réformes démocratiques en Chine. Arrêté en décembre 2008, Liu Xiaobo a croupi près d’un an en prison avant d’être officiellement inculpé à la mi-décembre. Aucun journaliste étranger, diplomate ou partisan n’a pu assister à son procès, pas même sa femme.

 Viêt-nam
Nguyen Tien Trung, un ingénieur en informatique éduqué en France et emprisonné au Viêt-nam.
Nguyen Tien Trung est détenu depuis cinq mois au Viêt-nam et risque la peine de mort pour « tentative de renversement du régime du peuple » ! Ce qu’il a fait : critiquer l’enseignement universitaire du Viêt-nam et demander plus de libertés et de démocratie. Faut dire que Nguyen Tien Trung est diplômé de l’école d’ingénieurs INSA de Rennes (France), ce qui le place en bonne position pour pouvoir comparer les méthodes d’éducation des deux pays. Le gouvernement vietnamien a quant à lui décidé qu’il était le bouc émissaire parfait pour effrayer les étudiants vietnamiens qui, comme lui, voudraient réclamer plus de liberté à leur retour d’études à l’étranger.
 Égypte
En février 2007, l’Égyptien Kareem Amer a été condamné à quatre ans de prison pour « insulte au Président et à l’islam », insulte qui consiste à avoir critiqué sur Internet la discrimination infligée aux femmes en Égypte et dénoncé les dérives religieuses et autoritaires du gouvernement et des plus hautes institutions religieuses du pays.
La cour d’appel de Bakou, la capitale de l’Azerbaïdjan, une région qui faisait autrefois partie de l’URSS, a récemment rejeté la demande de liberté provisoire de deux blogueurs, Adnan Hadjizade et Emin Milli. Arrêtés en juillet dernier, les deux hommes sont accusés d’avoir critiqué les autorités dans une vidéo où les politiciens corrompus sont comparés à des ânes. Les deux hommes ont été condamnés respectivement à deux ans et deux ans et demi de prison.
Maroc
Toujours en décembre 2009, le blogueur marocain El Bachir Hazzam a été condamné à quatre mois de prison pour « diffusion de fausses informations portant atteinte à l’image du royaume concernant les droits de l’homme ». Son crime : avoir publié au début décembre sur son blogue un communiqué diffusé par des étudiants au sujet des manifestations de Taghjijte, à 200km au sud d’Agadir, un communiqué dénonçant l’utilisation disproportionnée de la force par la police et les autorités locales. Son compatriote, Abdullah Boukfou, propriétaire d’un café internet, a été arrêté pour des raison semblables, pendant qu’un autre militant et blogueur marocain, Boubaker Al-Yadib, est quant à lui recherché par les forces de sécurité marocaines pour avoir couvert les manifestations.
Au Tibet, la situation n’est pas plus rose. Deux internautes ont été condamnés à trois ans de prison pour « communication d’informations à des contacts à l’extérieur de la Chine » : ils ont téléchargé des photos du dalaï lama ! Depuis le 1er octobre dernier, ils sont détenus à Lhassa, la capitale du Tibet, sans que personne ne puisse leur rendre visite ou avoir de leurs nouvelles. Trois autres jeunes Tibétains ont été arrêtés il y a deux mois pour avoir échangé sur une messagerie instantanée chinoise des photos et des discours du dalaï lama alors qu’un autre était arrêté en août dernier pour avoir regardé en ligne des photos du drapeau tibétain et du dalaï-lama.
Les 20 premières place du palmarès : le Canada est en 19è place, devant les États-Unis.
Bien sûr, ce ne sont là que quelques exemples parmi des centaines des multiples visages que peut prendre la répression de la liberté d’expression sur Internet. Au fait, le Danemark – tant louangé ces derniers temps pour ses réalisations environnementales – arrive en première position du palmarès de Reporters sans frontières.

Capitalisme et irresponsabilité


Par Said FAWZI, membre du Conseil d’Orientationde l’Université populaire d’Arcueil, 26/12/2009

Lundi 4 janvier, à 20 h, l’Université populaire d’Arcueil, reçoit Marie-Monique Robin, grand reporter, auteur du Monde selon Monsanto.Sa conférence Capitalisme et irresponsabilité : le cas Monsanto s’intègre dans un cycle intitulé Capitalisme et responsabilité.
L’exposé s’appuie sur l’enquête menée pour écrire et réaliser Le Monde selon Monsanto , il met en évidence les conséquences de l’activité des multinationales sur la santé humaine et les milieux naturels.
Monsanto est présent dans 46 pays. La firme est leader dans le secteur des OGM, elle produit aussi des PCB (pyralène), des herbicides (comme l'agent orange utilisé pendant la guerre du Viêt-Nam, le Round up) ou les hormones de croissance bovine et laitière qui seront interdites en Europe.
Lundi 4 janvier, à 20 h, à Anis Gras, 55 avenue Laplace, Arcueil. (RER LAPLACE)

contact : 06 16 93 29 21sfawzi@free.fr

vendredi 1 janvier 2010

Quel avenir pour la langue arabe ? Soirée-débat à Grenoble le 6 janvier 2009

Par le Centre d'Information Inter-Peuples de Grenoble, 31/12/2009
Le 6 janvier prochain à 20h, Maison des Associations, 6, rue Berthe de Boissieux à Grenoble [Tél : 04 76 87 91 90 / Fax : 04 76 46 27 82-Courriel : maison-des-associations@ville-grenoble.fr]
GÉOSTRATÉGIE DES LANGUES AU XXIème SIÈCLE : QUEL AVENIR POUR L'ARABE ?
par Mohamed Benrabah, professeur à l'université Stendhal, qui présentera le livre* qu'il vient de publier sur ce sujet et répondra à vos questions.


Source : Marie-Paule Geney, Présidente de Maroc Solidarités Citoyennes


* Mohamed Benrabah, Devenir langue dominante mondiale : un défi pour l’arabe
Librairie Droz, Travaux de Sciences Sociales 214, réf. 27-214, 2009, 304 p., 1 ill., 40,95 CHF 30,36 €,
ISBN-10: 2600013024, ISBN-13: 978-2600013024
Jamais le monde n’a changé, autant et aussi rapidement. Sa transformation précipitée est en passe d’affecter la répartition des langues à l’échelle planétaire et de modifier le rapport de force qu’elles entretiennent. La prédominance actuelle de l’anglais ne lui garantit pas une hégémonie pérenne, qu’un nouvel ordre linguistique mondial ne parviendrait à saper.
Mohamed Benrabah apprécie l’étude commanditée dans les années 1990 par les autorités britanniques (British Council), laquelle prévoyait pour 2050 un système linguistique planétaire où l’anglais, toujours dominant, serait néanmoins concurrencé par le chinois, l’espagnol, le hindi/ourdou et l’arabe. L’émergence en ce moment même du chinois et de l’espagnol comme langues majeures semblent confirmer ces conjectures. Qu’en est-il de l’arabe ? Devenir langue dominante mondiale : un défi pour l’arabe répond à la question. (Présentation éditeur).

Gaza : conférence-débat à Lyon le 26 janvier 2009