2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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samedi 7 décembre 2019

Communiqué de presse du Collectif du contre-sommet Françafrique 2020.

Communiqué de presse du Collectif du contre-sommet Françafrique 2020.

Conférence de presse mardi 10 décembre 2019 à 12h
au Club de la Presse 9 rue des Capérans à Bordeaux.

La Françafrique, ça vous dit quelque chose ? Pourtant, elle s’organise en sommet à Bordeaux    du 4 au 6 juin 2020 !
Nous sommes des Girondins et Bordelais, vivant dans la Région depuis une ou dix générations et nous nous affirmons contre la tenue de ce Sommet Afrique France.
Un continent face à un pays. Une cinquantaine de chefs d’États face à un seul gouvernement.
Nous dénonçons tout d’abord cette forme de domination néocolonialiste qui perdure 60 après  les indépendances des États africains. Pour nous cette rencontre n’est pas sans rappeler les expositions et foires coloniales que Bordeaux a connues. Cette fois, c’est au Parc des Expositions que 500 entreprises françaises et africaines, 1500 acteurs économique sont invités et 2000 journalistes attendus. On y parlera « Ville durable ».
Impossible pour nous de rester les bras croisés quand on parle de sommet Afrique-France. Sur tous les plans, la France continue d’exercer une domination sur le continent africain : monétaire, économique, culturelle, militaire, diplomatique... Quand bien même il s’agit « d’aider » les pays du continent, comment peut-on encore en 2019, le faire main dans la main avec des régimes qui bafouent les droits humains et interdisent l’émancipation des peuples ?
C’est un constat amer que de voir notre chère Méditerranée devenir un cimetière d’un nouveau genre ou encore que l’entraide soit condamnée...
Pour faire vivre ce contre-sommet, nous invitons tous les citoyens de France, du continent africain et d’Europe, ainsi que les associations, syndicats, organisations politiques à rejoindre le Collectif du contre-sommet Françafrique.

Ensemble, nous proposerons tout au long du premier trimestre 2020 des temps d’explication et de débats. Une véritable éducation populaire sur les enjeux des relations entre la France et les pays d’Afrique.
Ensemble exprimons une solidarité de lutte entre les peuples pour en finir avec les rapports de domination, d’exploitation et d’oppression.

Contact : collectifcontresommet2020@gmail.com
06.46.57.89.29 (téléphone provisoire)
Organisation signataires du texte d’appel au contre-sommet : - Association Pourquoi Pas 33, Attac 33 et Attac National, Cauri, Darwin Climax Com, Forum Tiers
Monde, La Clé des Ondes, Mémoires et Partages, Mouvement Burkinabé pour les Droits de l’Homme et
des Peuples, Survie Gironde, Union Juive Française pour la paix – Aquitaine et Nationale, Association
Kélé, La Clé des Ondes, Association Sherpa, Plateforme des lanceurs d’alerte, Association La France
Noire, Collectif du Franc CFA, Association des Congolais de Bordeaux,Réseau Alternatif Sur l’Afrique
(RASA)
#cosofabo2020

FB / @@collectifcontresommet2020
Instagram / @collectifcontresommet2020
Twitter / @ContreSommet20

samedi 7 avril 2018

Qui se soucie du bidonville des réfugiés sahraouis à Bordeaux ? Silence du préfet Lallement


Plus de 200 personnes, en majorité des demandeurs d’asile sahraouis, vivent aujourd’hui quai Deschamps, dans des conditions sanitaires indignes. Malgré les directives du gouvernement visant à résorber les bidonvilles, les associations dénoncent l’inaction de la préfecture de Gironde.

Yahdih affirme avoir passé 4 ans en prison au Maroc après avoir manifesté pacifiquement pour l’indépendance de son pays, le Sahara occidental. Désormais réfugié en France, il vit depuis 9 mois dans un des baraquements de fortune qui ont fleuri au squat du 53 quai Deschamps, à Bordeaux.
« C’est difficile, confie-t-il. Il y a seulement deux toilettes pour 200 personnes, et un seul point d’eau. »
Pourtant, plusieurs dizaines de demandeurs d’asile sahraouis, ainsi que quelques migrants d’Afrique subsaharienne, en grande majorité des hommes, ont élu domicile en octobre 2015 dans cette ancienne usine de la rive droite. Ils étaient alors une centaine. Depuis, et malgré un incendie qui avait brûlé le toit du grand hangar, le bidonville continue à prospérer, au grand dam des associations.

État en position démissionnaire

Médecins du monde, Droit au logement, la Ligue des droits de l’Homme et la Cimade ont rendu publique ce jeudi une lettre adressée il y a 15 jours au préfet, mais restée sans réponse. Elles y dénoncent l’ « inaction » de l’État face à l’urgence humanitaire :
« Tous les efforts consentis par les citoyens et les associations ne suffisent pas à remédier à l’indignité dans laquelle l’attentisme sinon la démission des pouvoirs publics plonge ces personnes venues demander protection à la France. La dégradation constatée des conditions sanitaires, due à un  amoncellement de déchets, à la prolifération de rats, à l’absence d’infrastructures appropriées pour les toilettes et d’adduction d’eau, sans oublier des problèmes de sécurité (3 incendies) n’auront pas suffi à convaincre la Préfecture ni les Collectivités Territoriales de la nécessité de solutions dignes et respectueuses du droit. »
Lire l'article : https://rue89bordeaux.com/.../qui-se-soucie-bidonville-refugies-sahraouis-a-bordeaux/
 


Un robinet pour 200 personnes au squat du quai Deschamps (SB/Rue89 Bordeaux)
Morgan Garcia, de Médecins du Monde, précise que les associations intervenant sur le squat du quai Deschamps ont laissé le temps au nouveau préfet, Didier Lallement, de prendre connaissance du dossier. Elles déplorent aujourd’hui son « silence », alors que ce bidonville, « ne devrait tout simplement pas exister », selon Morgan Garcoa :
« La majorité des personnes ici devraient être hébergées en CADA (centre d’accueil pour demandeurs d’asile). Leur droit d’accès à l’eau, reconnu par les Nations-Unies depuis 2010, est bafoué. Les arrêtés de dépollution du site pris par la préfecture n’ont jamais été appliqués. Aujourd’hui, nous demandons simplement que le préfet de Gironde applique une circulaire récente du gouvernement visant à résorber les bidonvilles en créant des groupes de travail avec tous les acteurs concernés. Or nous n’avons jamais eu de réponse. »

Que les Sahraouis appellent le 115

Pourquoi la préfecture refuse-t-elle de mettre en place un tel comité de pilotage ? Sollicitée par Rue89 Bordeaux, elle ne répond pas à cette question. Son communiqué envoyé ce jeudi à la presse égraine des chiffres censés démontrer l’engagement de l’Etat, qui « consacre plus de 2 millions d’euros par mois à l’accueil et à la mise à l’abri des personnes vulnérables en Gironde ».
« Le département de la Gironde fait face depuis trois ans à une augmentation très importante du nombre de demandeurs d’asile, passé de 1850 en 2015 à 3036 en 2017. Pour faire face à cette situation, l’État a considérablement renforcé et diversifié son dispositif d’accueil et d’hébergement des demandeurs d’asile. »
La préfecture fait ainsi mention de 1148 places en CADA, de 625 places d’hébergement d’urgence dans des hôtels financées en 2017 pour demandeurs d’asile, 192 places du Programme d’accueil et d’hébergement des demandeurs d’asile (PrAHDA) dans la métropole, et bientôt 100 places créées pour le nouveau centre d’accueil et d’examen des situations (CAES). Et le bidonville du quai Deschamps, dans tout ça ?
« Les sahraouis qui représentent près de 20 % des demandeurs d’asile en Gironde (soit près de 600 personnes, NDLR), bénéficient des mêmes droits que ceux attribués aux autres demandeurs d’asile, conclut le communiqué préfectoral. En appelant le centre 115, ils peuvent avoir recours aux dispositifs d’hébergement proposés par l’État dans le département ou la région. »

HCR, OMG

Le silence est tout aussi assourdissant du côté de la mairie de Bordeaux et de la métropole. « C’est un sujet 100% préfecture », nous est-il ainsi répondu. La mairie de quartier, qui s’occupe de vider la benne à ordure placée à l’entrée du camp, s’est en revanche engagée à assurer l’alimentation électrique – plusieurs branchements pirates avaient fait sauter la lumière du pont Saint-Jean et du pont de pierre.
« Il a fallu qu’on touche à un symbole touristique de Bordeaux pour agir maintenant plutôt que pendant les grands froids, soupire Morgan Garcia. Il n’empêche qu’en France, dans la cinquième puissance économique mondiale, ce squat est toujours en deçà des préconisations du HCR (haut commissariat aux réfugiés) pour les camps. »
Si vous voulez vous lancer dans l’humanitaire, pas besoin d’aller aux antipodes, il suffit de se rendre rive droite de la Garonne.

lundi 12 février 2018

Encore un hiver difficile pour les Sahraouis installés dans un campement de fortune à Bordeaux

C'est dans des habitats de fortune que vivent les Sahraouis de Bordeaux, sur les quais de la Garonne. / © Guillaume Decaix / France 3 Aquitaine
C'est dans des habitats de fortune que vivent les Sahraouis de Bordeaux, sur les quais de la Garonne. / © Guillaume Decaix / France 3 Aquitaine
Originaires du Sahara Occidental, une zone de conflit que se disputent le Maroc et la Mauritanie*, au moins 200 Sahraouis vivent dans des conditions très précaires à Bordeaux, pour certains depuis plusieurs années. 

* La Mauritanie s'est retirée du Sahara Occidental en 19998, et reconnait le Polisario qui rejette la colonisation par le Maroc (ndlr)

Certains espèrent être reconnus comme réfugiés politiques, d'autres comme apatrides. Depuis au moins 2014, plusieurs centaines de Sahraouis vivent dans des conditions déplorables sur les quais de la Garonne à Bordeaux.

Un bidonville en plein Bordeaux 


Sans solution, ils traversent un nouvel hiver difficile, installés dans des cabanes faites de bric et de broc. Pour leur venir en aide, des militants ont organisé une conférence de presse ce samedi 10 février. Ils alertent sur la situation des Sahraouis à Bordeaux
 
Intervenants : Sam Mulay, Habitant du campement, Nayem Sidahmed , Président de l'association les Sahraouis de Bordeaux, Alex Mahfoudhi, Bénévole et activiste Equipe : MC ARTHUR Amy, DECAIX Guillaume, BILLAUT Inès


"On appelle à une mobilisation d'ampleur des bordelais et des habitants de la région. S'ils savaient ce qu'il se passe ici, ils ne le supporteraient pas. [...] C'est une situation qui perdure depuis près de dix ans. [...] Ils n'ont pas d'électricité, il y a des risques d'incendie, une insalubrité majeure. Ce n'est pas seulement leur dignité qui est en jeu, mais aussi la notre, si on les laisse dans cette situation" explique Alex Mahfoudhi, bénévole et activiste. Il envisage de "réquisitionner" des logements vacants en l'absence de mesure de l'Etat ou de la ville. 

En 2015, un foyer a été mis à la disposition d'une cinquantaine d'entre-eux, à Pessac, mais il a ensuite fermé.
Aujourd'hui, "les conditions sont invivables. Il y n'a pas de toilettes, d'électricité, de chauffage. Cela ne change pas, on attend une solution qui n'arrive pas depuis 2015. On demande à l'Etat, à la mairie, mais pas de réponse. Je ne sais pas si c'est de notre faute ou de celle de l'état" s'interroge en vain Sam Mulay, l'un des habitants de ce bidonville, qui espère être reconnu par l'Etat français comme apatride. 

Pour aller plus loin : le dossier de la Ligue des Droits de l'Homme en Gironde consacré à la situation des Sahraouis à Bordeaux 

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