2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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mercredi 18 octobre 2023

Nous étions au stade de foot pour le match Belgique-Suède,

Nous étions au stade de foot...

 Nous étions au stade de foot pour le match Belgique-Suède, à quatre, un cadeau de ma femme, prévu de longue date, pour notre petit-fils et son copain. Voir Lukaku, Faes, et tous les autres. Avant de commencer, une minute de silence pour "les victimes en Israël et en Palestine occupée". Déception lors du premier goal de la Suède et puis la foule crie "Lukaku, Lukaku" quand il égalise par penalty. 

Ensuite, plus rien, à part l'angoisse des enfants qui ont vu sur leur GSM qu'un tueur se dirige vers le stade. Est-ce à cause de la Palestine demandent- ils ? Un calme impressionnant s'installe. Les supporters lancent Sweden, Sweden, les supporters suédois répondent Belgium-Belgium. Le speaker félicite les supporters. 

Nous sommes restés sur place jusqu'à minuit et demi quand on a évacué, tribune par tribune, dans une discipline impressionnante.

Aujourd'hui, 

une pensée pour les deux supporters victimes de cette attaque meurtrière et pour leurs familles meurtries. Tués parce qu'ils sont suédois.

Une pensée pour tous ceux et celles qui, pour l'horreur commise, seront pointés du doigt en tant que demandeur d'asile, immigré ou musulman.

Une pensée pour Wadea, petit de six ans mort poignardé aux États-Unis. Tué parce qu'il était palestinien.

Une pensée pour la population palestinienne massacrée en ce moment-même.

 L'attaque meurtrière ne peut pas servir pour briser la solidarité avec une résistance légitime, qui grandit de jour en jour pour la Palestine occupée.

Tant que notre monde restera tel qu'il est, monstrueux, inégal, inhumain, raciste, injuste, la folie meurtrière frappera des deux côtés : les Breivik d'un côté, les Lassoued de l'autre.

Commentaire

Mamy Rose a dit…
J’étais aussi au stade hier soir ! Avec mon petit fils .Cadeau pour son anniversaire, lui ce keeper de 9 ans qui aurait tant voulu les voir « en vrai »... Ôter la vie est ignoble, lâche et ne mérite aucun pardon. Ôter les rêves de liberté, de joies et de bonheurs de nos enfants où qu’ils soient dans le monde, quelles que soient les religions, leurs nationalités est tout aussi odieux !
Il nous appartient, à nous adultes, de continuer à donner de l’espoir à nos enfants, petits enfants afin qu’ils puissent continuer à rêver !

NDLR Solidmar: Même si l'attaque du Hamas ne semblait d'abord qu'un résumé des cruautés que les Palestiniens ont subi eux-mêmes depuis des décennies par Israël, on ne peut accepter  que cette organisation  cible des civils , femmes et enfants, de manière aussi atroce.

samedi 9 mai 2020

Maroc : La pandémie utilisée pour museler les libertés - Le chantage de Mohammed VI

LE MAROC PREND PRÉTEXTE DE L’ÉPIDéMIE DU CORONA POUR MUSELER LES LIBERTÉS : Le chantage de Mohamed VI


6/5/2020
Alors que des lois liberticides ont été « passées en catimini » à la faveur de cette pandémie, les services secrets marocains n’hésitent pas à recourir aux procédés les plus vils et les plus bas qui soient pour neutraliser toutes les voix et voies « dissonantes ».

Cette fois-ci, les révélations et les dénonciations nous viennent d’un ex-détenu politique, auteur d’un témoignage tout aussi poignant que révoltant. Profitant de l’état de confinement provoquée par la pandémie du covid-19, le gouvernement marocain a ainsi tenté de faire approuver par le Parlement un projet de loi visant à serrer l’étau autour de l’utilisation des réseaux sociaux portant ainsi une grave atteinte à la liberté d’expression. 

Craignant la fermeture de cet espace de liberté après l’approbation du projet de loi 22.20 par le Conseil du Gouvernement le 19 mars 2020, l’activiste des droits de l’homme sahraoui, Mohamed Abdelmoula Dihani, a souhaité laisser un témoignage audiovisuel sur ce qu’il a vécu dans la sinistre prison marocaine de Temara et dénoncer les pratiques des services secrets marocains visant à instrumentaliser la menace terroriste pour des visées politiques et pour raffermir son occupation du Sahara occidental.


En avril 2010, Dihani se trouvait à la ville d’El Ayoune, capitale du Sahara occidental occupée par le Maroc. Il était arrivé d’Italie à l’occasion de la libération d’un de ses proches parents. Le 28 de ce même mois, il est sorti pour fumer une cigarette et a été interpellé par des agents des services secrets marocains. Menotté, embarqué dans un véhicule et amené au poste des renseignements sis à l’Avenue de la Mecque. De là, il a été conduit à la prison de Temara où, selon lui, se trouvait, à l’époque, le bureau d’Abdellatif El Hammouchi et où étaient planifiées toutes les opérations destinées au territoire du Sahara occidental et la création et prétendu démantèlement de cellules terroristes en vue de faire pression sur certains pays et obtenir leur soutien, dont l’Union européenne et les États-Unis. 

vendredi 1 mai 2020

Belgique et Pays Bas payent le prix de leur insoumission à la volonté du royaume enchanté du Maroc



Belgique et Pays Bas payent le prix de leur insoumission à la volonté du royaume enchanté du Maroc

Sous ordre du gouvernement, la justice française s’est rétractée, à plusieurs reprises, dans l’affaire de l’assassinat de Ben Barka pour ne pas irriter le pouvoir marocain. Allant plus loin encore, l’Assemblée nationale a approuvé en 2015 un nouveau protocole d’entraide judiciaire signé avec Rabat prévoyant que les plaintes déposées en France seront désormais « prioritairement » renvoyées vers Rabat ou clôturées.
Le gouvernement espagnol ne rechigne pas devant les demandes d’extradition marocaines. Nous avons eu l’occasion de le voir dans l’affaire du belgo-marocain Ali Aarrass qui vient d’être libéré après 12 ans de prison au Maroc pour des faits de terrorisme qu'il a toujours niés et dont les aveux ont été obtenus sous la torture.
Ce sont des faits qui ne risquent pas d’arriver en Belgique ou aux Pays Bas où la justice est consciente qu’au Maroc les conditions d’une justice équitable ne sont pas réunies. Rabat n’a pas pardonné le refus des Pays Bas de lui livrer Saïd Chaou, un militant pour la République du Rif. A cela s'ajoutent les dernières déclarations de ministre néerlandais Blok au sujet de la répression des rifains au Maroc.
En arrêtant Abdelkader Belliraj, les autorités marocaines ont tenté de convaincre leurs homologues belges de la nécessité de faire confiance au Maroc dans la gestion des binationaux belgo-marocains dans le cadre de la lutte antiterroriste. Ils n’ont pas réussi, même après les attentats terroristes de 2016, que certains observateurs n’ont pas hésité à attribuer la responsabilité aux services secrets marocains.
Les responsables marocains sont connus pour leur rancune. Aujourd’hui, ils veulent faire payer aux pouvoirs belge et hollandais leur insoumission à la volonté du régime marocain. Ils ont réussi à créer des problèmes entre leurs binationaux marocains et leur gouvernement. Les voilà en train de les accuser de les traiter comme des citoyens de deuxième degré suite à leur blocage au Maroc après la fermeture des frontières imposée par la pandémie.

mardi 11 février 2020

Antidote : NOUVEAU ! NEW ! NOUVEAU ! NEW ! Voir le Chaam et Mourir de Yasmeen Albaldah


  • Author:Luk

NOUVEAU ! NEW ! Voir le Chaam et Mourir de Yasmeen Albaldah

Bernard De Vos, délégué général aux droits de l’enfant : «Yasmeen Albadah apporte une contribution inestimable à la compréhension, non seulement de phénomènes de radicalisation ou d’embrigadement encore relativement méconnus, mais aussi des mécanismes institutionnels de prise en charge de ces mêmes phénomènes. Au bout de ces lignes, écrites pas à pas, au fil du temps qui s’égrène sans rien effacer, il y a une mère. Une mère désenfantée. Mais une femme digne et debout, toujours présente aux côtés des parents concernés ».

Alexis Deswaef, avocat et président d’honneur de la Ligue des Droits Humains : « Ce combat viscéral d’une mère pour ses fils, qui resteront à tout jamais ses « petits Loulous », ne laisse pas indifférent. Entre souffrir et aimer, elle a choisi, au grand dam de l’aveugle Dame Justice qui la juge aujourd’hui pour financement de terrorisme sans voir les manquements de l’Etat belge ».


Une édition d’Antidote Publishers / Coordination éditoriale : Nadine Rosa-Rosso / Conception graphique : Cédric Rutter Association La Guillotine / © Antidote Publishers 238 pages

Pour commander le livre, merci de verser 13 euros ( = prix du livre de 10 euros + le prix de l’envoi de 3 euros) sur le numéro de compte d’Antidote Publishers:le. IBAN : BE20 0004 2359 4956  BIC: BPOTBEB1XXX
P.S.: Merci de mentionner « livre Chaam » et votre adresse postale pour l’envoi de votre commande

samedi 8 juin 2019

Des travailleuses sahraouies demandent l'asile humanitaire à l'ONU


Equipe Media Sahara Media Team ايكيب ميديا

Trois travailleuses sahraouies ont accusé les autorités marocaines d'occupation d'avoir provoqué leur licenciement et d'avoir tenté de les décourager de poursuivre leurs activités politiques par le chantage et la répression.
Ces trois personnes, Nadira Mailad, Gabal Banahi et Aghlaijilhom Yusef, ont demandé au Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, que le droit d'asile humanitaire leur soit accordé. Elles invoquent les conséquences du fait que l'ONU n'a pas fait en sorte que la MINURSO s'acquitte de sa mission, clairement marquée par son nom : Mission internationale des Nations Unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental.
Les militantes de l'association sahraouie Shams El Houriya (Soleil de la liberté pour les défenseurs des droits humains) ont adressé leurs demandes à l'ancien Envoyé spécial du Secrétaire général pour le Sahara occidental, Horst Köhler, au Représentant spécial de la MINURSO, Colin Stewart, à l'Union européenne et à l'Union africaine, respectivement, soulignant la responsabilité de ces organisations dans la souffrance du peuple Sahraoui.
Elles se plaignent que le Royaume du Maroc n'ait pas été mis sous pression pour qu’il cesse les violations des droits des Sahraouis. Nadira, mère du journaliste et prisonnier politique Salah Lebsir, qui doit être libéré le 7 juin, déclare dans une interview à Equipe Media : "Le gouverneur de la ville occupée de Smara m'a envoyé des gens pour faire pression sur moi et m'obliger à m'abstenir d'organiser une réception publique, à l'occasion du retour de mon fils dans la ville. Après avoir reçu ma réponse négative, il m'a fait congédier de mon emploi. La même chose est arrivée à mon fils, El Hannafi Abdalahi Lebsir."
Nadira Mailad a ajouté : " J'en appelle aux Nations Unies, à l'Union européenne, aux organisations internationales des droits de l'homme et aux syndicats pour qu'ils interviennent afin d'arrêter les mesures marocaines de marginalisation, d'appauvrissement et de terrorisme, prises systématiquement contre les civils sahraouis. Se taire, c'est aider à maintenir une occupation illégale commettant des crimes contre notre peuple."
Il faut souligner que d'autres militants sont également toujours plus sous pression pour qu’ils réduisent leurs activités contre l’occupation. On enregistre depuis longtemps des licenciements de travailleurs employés par des institutions et des entreprises du gouvernement marocain au Sahara occidental.


Url: http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=26206

vendredi 10 mai 2019

Maroc: Deux ressortissants suisses abandonnés par leur pays



Le Maroc communique beaucoup sur le sujet de la menace terroriste au point qu’une instrumentalisation du sujet est envisageable en raison du faible niveau de la menace.
Pressentant la fin de Daech, Rabat a multiplié les annonces de démantèlement de cellules terroristes. Le nombre d’annonces était en contradiction avec les appels à des offres touristiques qui dessinent le royaume comme un paradis pour les vacances.

L’exagération de la menace terroriste est justifiée par la volonté de Rabat de s’accaparer les richesses du territoire du Sahara Occidental et d’imposer le silence de l’Occident sur ses excès en matière de violations des droits de l’homme.
C’est ainsi que le jugement des prétendus assassins des deux jeunes scandinaves, Maren Ueland et Louisa Jespersen, a été remué. Le but est de rappeler l’existence d’une menace terroriste souvent exagérée en vue d’entretenir un sentiment durable d’insécurité.
Les autorités de Rabat ont agité cette affaire à un moment où elles sont acculées sur deux fronts : Le Rif, où des activistes sociaux ont été condamnés à 20 ans de prison, et le Sahara Occidental où le Conseil de Sécurité met la pression en vue de mettre fin à un conflit qui empoisonne la région depuis plus de 43 ans et où le Maroc s’accommodait d’un statu quo devenu insupportable pour la communauté internationale et les peuples de la région.

jeudi 15 mars 2018

Maroc : le Makhzen inquiété par une une réunion à Alger sur les sources de financement du terrorisme

Abdelhak Khiam (DR)
La réunion africaine de haut niveau sur les sources de financement du terrorisme qui aura lieu à Alger du 9 au 10 avril prochain dérange au Maroc dont les autorités soupçonnent que leur pays sera dénoncé en raison de sa collusion avec le trafic de drogue et sa position de principal pourvoyeur en cannabis des réseaux narcotrafiquants qui sévissent au Sahel et qui servent de convoyeurs pour assurer l’arrivée des “marchandises” à leurs destinations.
Anticipant une mise en accusation du royaume pour ce rôle qui est connu de tous, le service en charge de la lutte antiterroriste au Maroc a décidé de se défendre en utilisant la tactique de l’attaque. C’est ainsi que le terroriste numéro 1 du Maroc, le patron du Bureau Central d’Investigations Judiciaires (BCIJ), Abdelhak Khiam, dans une interview accordée lundi dernier au site Le Reporter, n’a pas trouvé d’autre sortie que d’accuser les réfugiés sahraouis de se livrer au trafic de drogue.
Il sera extrêmement difficile pour le Makhzen terroriste dont les trafiquants de cannabis pullulent dans toute l’Europe et l’Afrique de s’exonérer de l’accusation qu’étant le producteur principal de drogue dans la région et le 1er au monde selon les différents rapports de l’ONU, il a forcément partie liée avec la connexion des narcotrafiquants terroristes. Khiam et ses supérieurs aux plus hauts niveaux de décision du Maroc ne peuvent démentir cette réalité qui permet au royaume d’en retirer une partie financière qui lui a permis de financer la guerre au Sahara Occidental.
L’Afrique n’est pas l’Europe ni l’ONU où le Maroc jouit du veto français. Les Africains n’hésiteront pas à appeler “un chat un chat”, en particulier si la réunion est présidée par un algérien. On s’attend à un débat houleux avec le Maroc sur cette question.
 http://maroc-leaks.com/maroc-le-makhzen-inquiete-par-une-une-reunion-a-alger-sur-les-sources-de-financement-du-terrorisme/

jeudi 8 mars 2018

La lutte contre le racisme passe par la lutte contre la guerre : la plate-forme du 24 mars me laisse sur ma faim

Nadine Rosa-Rosso - L'air du temps, 6/3/2018 
Le 24 mars 2018, nous serons sûrement nombreux dans les rues de Bruxelles à manifester contre le racisme. Quatre jours plus tôt, le 20 mars 2018, il y aura exactement quinze ans que les États-Unis lançaient leur seconde guerre contre l’Irak. Une guerre qu’ils n’ont à ce jour pas gagnée. Tout comme ils ont perdu la première guerre contre ce pays, lancée dix-sept ans plus tôt.
Les États-Unis ont perdu la guerre contre la Corée en 1953, ils ont perdu la guerre contre le Vietnam en 1975 ; ils ont perdu la guerre contre l’Afghanistan, dans lequel ils sont toujours empêtrés depuis dix-sept ans.
Mais pour ceux qui lancent toutes ces guerres, l’important n’est pas de gagner. L’important est qu’il y ait des guerres, des guerres ouvertes, des guerres rampantes, des guerres à l’extérieur, des guerres à l’intérieur. Des états de guerre permanente dans les ghettos noirs, où la police peut tirer à vue, où les gangs se mènent des batailles sanglantes.
https://www.nouvelobs.com/monde/20130320.OBS2530/guerre-d-irak-10-ans-et-des-centaines-de-milliers-de-morts
Un état de guerre permanent: seuls les pauvres paient
Peu importe à ceux qui en décident : ce sont quand même toujours les pauvres qui paient le prix, ce sont eux qui meurent, qui vivent dans la peur, qui subissent les famines et les épidémies liées aux embargos et à la démolition des infrastructures essentielles ; ce sont eux qui sont handicapés, mutilés à vie, qui n’ont plus d’écoles ni d’eau potable et qui attendent les quelques heures de « couloir humanitaire » ou de ravitaillement tombé du ciel, entre les tapis de bombes. Ce sont les paysans qui sautent sur les mines en cultivant leur champ ou leurs enfants qui naissent encore toujours déformés au Vietnam, plus de quarante ans après la fin de la guerre, des suites de l’agent orange.
Cet état de guerre permanent n’est pas la réponse au terrorisme de quelques milliers d’individus,  c’est au contraire la cause et l’origine de ce terrorisme « d’en bas ». L’état de guerre est strictement indispensable à ce système mondial où l’ordre, il faudrait dire le désordre, est défini par et pour une poignée de milliardaires. Ce désordre mondial dans lequel « la vie urbaine et économique des pays du Nord (la nôtre, donc !) est fondamentalement dépendante des pays du Sud postcolonial (et parfois néocolonial).»[1].

La guerre : un terrorisme cynique, planifié, sur grande échelle, et qui rapporte

Les guerres n’ont pas pour seule mission de préserver l’accès du Nord riche aux matières premières du Sud. Il ne s’agit pas seulement de guerres « pour le pétrole ». Les guerres fournissent un débouché de premier ordre au complexe militaro-industriel : la guerre du Golfe de 1991 a permis d’écouler le gigantesque armement prévu pour combattre l’Union soviétique, entre-temps disparue. Elles sont aussi un immense « salon des inventions » grandeur nature, où les multinationales testent et prouvent sur le terrain l’efficacité de leurs produits. Savez-vous que le GPS a pour la première fois été utilisé pendant la première guerre du Golfe [2]? Toutes les technologies liées à Internet ont connu un essor fabuleux suite à cette guerre. Quelle plus belle publicité pour la technologie qu’une guerre bien destructrice, avec peu de pertes humaines du côté de l’agresseur ? Et détruire signifie reconstruire : de nouveaux contrats juteux en perspective, cette fois pour  les lobbys de la construction, de l’appareillage médical etc. Et avec la garantie que les États s’engageront dans les financements… Profits maximaux garantis. Et puis la guerre permet de développer en permanence l’idéologie de superpuissance, de lutte « contre les barbares ».

mardi 16 janvier 2018

Le recul de l’État de droit doit être condamné lors de l’examen de la France à l’ONU


Communiqué commun

 LDH/FIDHParis Genève, le 15 janvier 2018A l’occasion du troisième examen périodique universel (EPU) de la France, les États membres des Nations unies doivent exhorter le pays à cesser de sacrifier les droits sur l’autel de la peur engendrée par les attaques terroristes de 2015 et 2016. Les mesures d’exception mises en place depuis trois ans l’ont été de manière abusive et discriminatoire, sans prouver leur efficacité.

L’EPU prévoit le passage en revue de la situation des droits humains d’un État membre par les autres États, permettant à ceux-ci d’exprimer leurs préoccupations et d’émettre des recommandations pour améliorer la situation dans le pays.
« L’Examen de la France intervient à un moment où l’État de droit est gravement mis à mal par les mesures mises en place depuis 2015 » déplore Michel Tubiana, président d’honneur de la LDH. « Les pays membres de l’ONU doivent tirer la sonnette d’alarme face à la menace qui pèse sur les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité qui sont au cœur de la tradition démocratique française. »
La réponse du gouvernement français aux attaques terroristes de 2015 – vingt-deux mois d’état d’urgence, suivis de la transposition dans le droit commun administratif et pénal de certaines mesures exceptionnelles d’urgence – est non seulement discriminatoire et dangereuse pour les libertés individuelles et l’État de droit, mais aussi inefficace (1). Les recherches de la FIDH et de la LDH montrent que sur les quatre mille six cent perquisitions menées sous le régime de l’état d’urgence, seulement vingt étaient liées au terrorisme, parmi lesquelles seize relevaient d’actes d’apologie du terrorisme. A l’inverse, les mesures de contre-terrorisme ont permis le cautionnement de pratiques discriminatoires, en prenant pour cible certains individus et groupes déjà marginalisés dans la société française, et en entretenant ainsi les amalgames et la stigmatisation en fonction de l’origine ou de la religion. La Cour de cassation elle-même a relevé le caractère abusif des contrôles d’identité discriminatoires menés par les officiers de police, et a condamné l’État.

jeudi 12 octobre 2017

Maroc : Yassine Mansouri, directeur général de la DGED, dans le collimateur des européens



Le roi Mohammed VI n’a ni la volonté ni la santé pour travailler. Cela n’a jamais été pas un scoop, c’est une vérité qui a été dénoncée par le journaliste Ali Anouzla, un des rares journalistes courageux qui osent s’attaquer au roi pour rappeler que ses congés sont payés par le contribuable et le budget de la monarchie est indiscutable, ce « qui met la monarchie à l’abri de tout contrôle ou reddition de comptes ».
Depuis lors, Mohammed VI est obligé de faire semblant de participer à la chose publique pour justifier son titre de roi qui règne et gouverne, chef d’Etat et de l’Etat-Major des armées, il préside également le Conseil suprême de la magistrature et le Conseil des ministres, sans oublier la commanderie des croyants.
« Celui qui s’octroie délibérément autant de pouvoirs et de responsabilités devrait également s’appliquer le principe de la reddition des comptes pour l’exercice de ses fonctions et accepter de dévoiler un minimum de sa vie privée : bulletins de santé, périodes de congés, voyages officiels ou privés – voire même son emploi du temps quotidien, comme il est de coutume à la Maison-Blanche ou à l’Elysée. Un problème politique et moral », a écrit Anouzla dans un article qui lui a soulevé de nombreux problèmes.
Sa plus grande erreur était de laisser le pays dans les mains de ses amis d’enfance : Fouad Ali El Himma (conseiller royal), Yassine Mansouri (directeur général de la DGED) et Mounir Majidi, les trois personnages visés par les manifestations du Printemps Marocain en 2011 qui demandaient leur démission. Mais Mohammed VI n’est pas prêt à se débarrasser d’eux et il leur a donné feu vert dans l’action. Jeunes, sans expérience, ces trois personnages ont manipulé le roi au point de donner son accord à des opérations terroristes visant à imposer le Maroc comme partenaire incontournable dans la lutte antiterroriste et gagner ainsi le soutien des européens dans la question du Sahara Occidental.

samedi 26 août 2017

Titres Solidmar du 20 au 26/8/2017



Comme un soudain réveil...
Constats amers d'une réalité effrayante, qui pourtant ne date pas d'hier... Quelques titres en disent long !

La plupart des articles accusent la faillite de l' école et l'analphabétisme. Des jeunes, même des enfants, devenus dangereux , sans repères et  sans notion de respect. Mépris  pour la femme, viols, comme leurs ainés...

Par contre les jeunes du Hirak, en courageuse lutte pacifique pour la dignité et la justice sociale, sont emprisonnés et torturés pour complot contre la sécurité intérieure, par ceux-là même qui mettent l'avenir du pays en péril. Triste perspective pour les prochaines générations!

Lisez quelques articles jusqu'au bout. Certains tentent de se montrer optimistes et suggèrent de bons remèdes aux dirigeants et à la population.


mercredi 21 juin 2017

Face au soutien international des détenus sahraouis : Rabat manœuvre et brandit la carte du terrorisme


Face à l’élan régional et international de soutien aux prisonniers politiques sahraouis, du groupe Gdeim Izik, les autorités coloniales marocaines pensent avoir trouvé l’échappatoire pour sauver le procès qu’elles ont intenté contre ces détenus sahraouis. Voyant que des Ongs internationales, des juristes, des avocats, des professionnels des médias n’ont cessé de révéler, au grand jour, un procès irrégulier, violation des conventions de Genève et d’Istanbul, Rabat n’a pas trouvé mieux que d’alourdir, à travers les plaidoiries de ses commis, les charges «de terrorisme domestique».

L’Association des amis de la République arabe sahraouie démocratique (AARASD), de soutien au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, a exprimé, ses inquiétudes de voir les plaidoiries des avocats des parties civiles marocaines prendre une nouvelle tournure dans le procès des détenus sahraouis du groupe de Gdeim Iziek. Pour L’AARASD les autorités coloniales marocaines dans leur propagande mensongère, à travers les plaidoiries de ses avocats visent à inscrire de « nouvelles charges, celles de -terrorisme domestique -» contre les prisonniers sahraouis de Gdeim Izi. Devant l’impossibilité de la justice du Palais Royal «d’apporter les preuves de la culpabilité» de ces détenus politiques sahraouis, emprisonnés depuis plus de six ans, pour avoir usé leurs gorges pour crier à l’application du droit international au Sahara occidental, le Makhzen cherche à aveugler, ses opinions locale, régionale et internationale en brandissant la carte «de terrorisme domestique ». Ceci pour cacher l’incapacité fondamentale de sa justice à tenir un procès régulier, du fait que celle-ci est un des instruments de la politique coloniale marocaine au Sahara occidental.
La responsable de l’association Sogaps Sahara, Maité Isla, a, dans une déclaration collective publiée sur le site de son association, « dénoncé les irrégularités dans les règles de procédures appliquées» lors de ce procès qui, selon la même source « se déroule à Rabat alors que l’incident a eu lieu à El Ayoun,(ville des territoires sahraouis occupés :ndlr) » ce qui pose, affirme-t-on « la question de la compétence territoriale du tribunal» lit-on. Pour cette association, l’AARASD et des militants en charge des questions des Droits de l’Homme, « modifier ainsi les charges en cours de procès est un procédé illégal» affirment-elles, exprimant leurs craintes quant aux objectifs escomptés, par cette manœuvre de Rabat, dont notamment «de voir les juges marocains, avec ces nouvelles charges, prononcer la condamnation à mort» à l’encontre des militants sahraouis pacifiques.
Alors que tout a été fait depuis, plus de six mois, par Rabat pour inscrire son procès sur le registre «de procès criminel classique » estime l’AARASD, alors qu’il s’agit bel et bien d’un procès politique, de 24 militants sahraouis pacifiques militant pacifiquement pour le droit à l’autodétermination de leur peuple et l’indépendance de leur patrie , le Sahara occidental, ce qui est pour le Maroc un «crime» reproduisant ainsi la politique des ex-puissances coloniales, en Afrique et ailleurs. Face à ce risque de dérapage, que l’association qualifie de « terrible » et «très dangereux» , l’AARASD s’étonne du silence qu’observe la mission des Nations unies pour un référendum au Sahara Occidental, (Minurso) et alerte sur les conséquences de l’interdiction aux ONG; telles Amnesty International, Human Rights Watch et d’autres d’assister au procès des détenus politiques sahraouis du groupe Gdeim Izik. Les 24 militants sahraouis ont été, pour rappel, arrêtés, torturés et condamnés, par les autorités coloniales marocaines, à de lourdes peines sur la base d’aveux signés sous la torture en raison de leur participation, en 2010, au camp de toile de protestation pacifique des sahraouis, à Gdeim Izik, dans les territoires occupés du Sahara occidental.
Karima Bennour
Le Courrier d’Algérie