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2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas
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Programme de la journée de travail du 31 mai 2023
de 9h30 à 18h00 au Pôle Universitaire (Aix-Marseille) de GAP
MATIN
9h: ACCUEIL
9h30-9h45 : Introduction de la journée : Odile Kergomard et Cécile Leroux, Réseau
Hospitalité 05.
9h45-10h20 : Olivier CLOCHARD et Louis FERNIER géographes, laboratoire Migrinter
« Centres d’hébergement : sas d’entrée, lieux de transit ou espaces d’(im)mobilités »
10h20 : questions
10h50-11h15 : Filippo FURRI, anthropologue
«Villes-refuge et couloirs de solidarité : comment penser une mobilité sûre»
11h15 : questions
11h45-12h05 : Lison LENEVELERS, juriste
«La ville accueillante entre compétence et auto saisissement»
12h05 : questions
REPAS : 12h30-14h30
APRÈS MIDI
14h30-14h50 : Karine GALETIER, anthropologue
«La fabrique locale de la citoyenneté pour organiser l’accueil»
14h50 : questions
15h15-15h40 : Damien CARÊME, député européen EELV, ancien maire de Grande-Synthe,
Association Nationale des Villes et Territoires Accueillants
«L’accueil est possible si les élus des villes le veulent»
15h40 : questions
16h : PAUSE
16h20-16h40 : Delphine NEVEN, juriste
«Les dispositifs français de mise à l’abri à l’épreuve de la réalité»
16h40 : questions
17h : Collectif de réfugiés des Hautes Alpes
Questions
17h45 : Conclusion de cette journée par Jean-Paul LEROUX, philosophe
INSCRIPTION OUVERTE dès maintenant sur l'adresse email : foruminscription31@gmail.com et
jusqu'au 26 Mai 2023
Une possibilité de restauration froide sur place (10€)
La migration est la composante ordinaire de l’évolution d’une société. C’est une réalité intangible. Il est indispensable et logique de faire avec. Nous souhaitons en garder une conception humaniste, nous enrichir de l’évolution culturelle qui l’accompagne naturellement, continuer à nous enorgueillir de nos efforts vers l’accueil inconditionnel.
Nous affirmons que les étrangers sous Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF) ne sont pas des délinquants.
Nous savons à quel point les OQTF, en grand nombre, sont « distribuées » de façon arbitraire.
Nous préconisons un accompagnement des personnes qui en sont victimes vers toutes les possibilités de recours.
Nous saluons tous les engagements qui rendent la vie un peu plus facile aux migrant-es. Les possibilités de regroupement familial en font partie.
Nous avons constaté qu’une intégration réussie demande qu’on lui laisse le temps.
Nous observons l’attitude volontaire des jeunes migrant.es dans leur parcours scolaire, les appréciations extrêmement positives des enseignants qui assurent leur formation et des chefs d’entreprise qui les accueillent en stage
Nous savons les effets bénéfiques de l’immigration sur notre économie. Ils peuvent y être analysés loin de toute logique utilitariste, de toute instrumentalisation des travailleurs migrants.
Nous connaissons par expérience toute l’attention qu’il faut porter à un parcours d’exil et affirmons que la collégialité de la Cour Nationale du Droit d’Asile doit rester le gage de la bonne administration de la justice de l’asile.
Le projet de loi Darmanin va, point par point, à l’encontre de tous ces constats et des valeurs humanistes dont la France fut pourtant le porte drapeau.
Nous sommes en mesure de contester les chiffres avancés dans des contextes qui les déforment.
Nous nous opposons à une politique aux objectifs démesurés qui prétend pouvoir réduire le flux de l’immigration de façon coercitive. Elle aligne notre état de droit sur les modèles il-libéraux de certains pays pourtant montrés du doigt.
Nous nous indignons des phrases stigmatisantes, formules chocs jamais anodines, prononcées à l’assemblée par les membres du gouvernement, relayées par la presse, lues dans les recommandations faites aux préfets. Confondre les actes et les personnes, désigner des méchants face aux bons peut rapidement permettre de justifier l’injustifiable.
Nous avons décidé de faire front contre le dogmatisme, les aberrations et les inexactitudes du projet de loi Darmanin.
Nous demandons que soient inscrits dans la loi :
Les droits fondamentaux des migrants: droits à l’Asile, à l’hébergement, à la santé, à la scolarisation, au travail, au déplacement…
L’application à tous les migrants des mêmes droits que ceux qui ont été institués pour l’accueil des ukrainiens.
La régularisation de tous les travailleurs sans papiers.
Le respect du droit des migrant-es de choisir la France pour y rester.
L’indépendance des bailleurs sociaux, des organismes de protection sociale, de la justice. Le respect de l’engagement des associations caritatives, du bénévolat.
Un statut intermédiaire de tolérance (comme en Allemagne) pour les personnes qui ne peuvent pas être renvoyées dans leur pays.
Au cours des derniers mois, votre impact a été exceptionnel ! Ensemble, nous avons franchi de nouvelles étapes vers la construction d’une Europe meilleure. Voici un récapitulatif de nos dernières victoires :
Appel à la démission de Fabrice Leggeri, directeur général de Frontex
Face aux accusations de plus en plus nombreuses de violations de
droits humains, d’exactions et de dissimulation, le patron de l’Agence
européenne de garde-frontières a finalement été contraint à la démission
[1]. Nous voyons dans cette victoire un grand pas dans le combat visant
à garantir la dignité des migrants qui frappent aux portes de l’Europe.
C’est le résultat de deux années de travail constant, à tous les échelons de la société. Au total, nous avons été plus de 65 000 à passer à l’action, en signant la pétition, en interpellant directement nos dirigeants, et en produisant des rapports d’enquête. En agissant ensemble, nous avons contribué à dévoiler ce qui se passe dans les coulisses de Frontex.
Protection de nos droits en ligne
La conclusion d’un accord sur une nouvelle réglementation de protection
de nos droits en ligne par l’Union européenne a récompensé nos efforts. Cette nouvelle réglementation nous rapproche encore un peu plus de l’avènement d’un Internet plus sûr [2].
Obtenue après plusieurs mois de campagne acharnée, elle permet de mettre fin à l’une des pires pratiques de publicité des géants de la Big Tech. Elle promet aussi de mettre fin à la démultiplication des fake news et à l’utilisation abusive de nos données personnelles, et nous démontre la force d’impact que nous pouvons avoir lorsque nous nous rassemblons.
Victoire pour la liberté d’expression
Nous avons été des milliers à soutenir des activistes anti-pesticides
contre leurs pouvoirs locaux et le puissant lobby agroalimentaire... et
ils ont gagné [3] ! Lorsqu’ils se sont retrouvés sous la menace de
quelque 1 300 actions en justice visant à les réduire au silence, nous
nous sommes interposés. Conscients de l’aversion de la paisible
région montagneuse du Sud-Tirol, fortement dépendante du tourisme, pour
la mauvaise publicité, nous avons choisi d’organiser une
manifestation et de diffuser notre message dans plusieurs langues afin
de lui faire mauvaise presse !
Ces trois victoires prouvent une chose : lorsque nous nous réunissons, par dizaines ou par milliers notre force d’impact est immense. Pour maintenir et préserver cette dynamique, il nous faut continuer de faire grandir notre mouvement.
Merci de votre contribution.
Alex (Marseille), Thomas (Brussels), Cécile (Barcelone) et toute l'équipe de WeMove Europe
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Gap 30 novembre 2021
Les frontières tuent, les assassins nous gouvernent. Et c’est nous qui les avons mis au pouvoir, nous sommes responsables de leur inhumanité. Honte à eux, Honte à nous.
Leurs lois et leurs accords tuent.
Ils ont noyé une famille dont les enfants ressemblent à s’y méprendre à mon petit fils et à mes petites filles. C’est comme s’ils les avaient tué-es.
ASSASSINS.
Je n’en peux plus de leur lâcheté, de leur hypocrisie, de leur langue de bois, de leur politique mortifère. Je n’en peux plus des médias complices, des journaux de Bolloré, des prêcheurs de haine qui hantent l’actualité, je n’en peux plus des débiles qui soutiennent ces êtres déments. Je n’en peux plus de ceux et celles qui pensent qu’ils posent de bonnes questions en apportant des mauvaises réponses. Non, leurs questions sont mortelles, elles justifient par avance les drames, elles alimentent l’ultra-droite de « génération identitaires », elles arment moralement et réellement ceux du groupuscule « remigration ». Et pour ne pas perdre des voix électorales ces politiciens de bas étage ont laisse mourir, mes frères, mes sœurs, sous prétexte que c’est à l’autre d’intervenir.

La France et l’Angleterre TUENT les êtres humains.
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[Briançon] Le député, le procureur et la préfèteby Laurent Eyraud-Chaume |
A) Le 12 novembre nous fustigions les propos de la préfète des Hautes-Alpes qui dénonçait les secours que les associations portaient aux migrant.es en difficulté en soutenant que cela augmentait l’attractivité de Briançon auprès de ces personnes en déshérence sur les routes migratoires. Il ne s’agissait ni plus ni moins que d’une variation d’un thème anti-migrant, celui de l’appel d’air selon lequel toute aide aux personnes en migration incitait d’autres personnes à se mettre en route pour rejoindre Briançon.
Ce thème éculé, faux et surtout très dangereux pour la vie des migrant.es était dénoncé de la façon suivante :
« Parler de « l’attraction du Briançonnais », c’est penser que ce territoire agit comme un aimant. L’aimant est la cause de ce qu’il attire alors que les personnes qui arrivent à Briançon par les voies migratoires ne sont nullement « attiré.es » mais au contraire « poussé.es » par une multitude de causes.
Ces personnes sont parties de chez elles pour des raison internes à leur pays. Les migrant.es sont d'abord « agi.es » par des causes familiales, sociales, éducatives, économiques, politiques propres à leur pays sans oublier les guerres civiles et autres. Ainsi la venue des migrant.es n'a pas pour raison la situation actuelle dans le Briançonnais mais la situation antérieure et catastrophique de leur conditions de vie.
La leçon de cette inversion entre cause et conséquence est connue. Elle a été donné par Nietzsche qui parle de « perversion absolue de la raison ». Nietzsche a raison de parler ainsi quand on voit où mène cette inversion. Elle conduit à ce que des drames se produisent sur la frontière. Il y a déjà eu des morts et en attendre de nouveaux pour prendre le minimum de mesures humanitaires est une politique dangereuse, inhumaine et qui malheureusement comme tout le monde devrait le savoir conduit à des impasses politiques et à une lâche imprévoyance. Notre tâche serait de repenser les voies migratoires et les politiques d’accueil car avec la dégradation du climat, la continuation des guerres, les inégalités grandissantes et la sous alimentation d’une partie de la populations mondiale, le phénomène migratoire ne peut que s’amplifier. » (L’alp’ternatives du 12 novembre 2021)
Les raisonnements faux ne sont pas seulement une atteinte à l’idée de vérité, ils mettent en jeu la vie ou l’intégrité physique et psychique des personnes. C’est exactement ce que pense, dit et écrit au Procureur de la République, le Député de Haute-Garonne, Sébastien Nadot et par ailleurs Président de la Commission d’Enquête de l’Assemblée Nationale sur les migrations.
B) Dans sa lettre du 12 novembre 2021 au Procureur de la République de Gap, il constate que cette mise en danger est constitué par le fait que déjà 8 personnes migrantes ont dû être transporté au centre hospitalier de Briançon en état d’hypothermie et cela par le renforcement des effectifs à la frontière qui obligent les migrant.es à prendre des chemins de plus en plus détournés et dangereux.
Il qualifie les actes de la Préfète de la façon suivante :
« Les actes de la préfète des Hautes-Alpes me semblent constituer :
‐ une mise en danger délibérée de la vie de ces personnes migrantes au regard de l’article article 223-1 du code pénal (Le fait d'exposer directement autrui à un risque immédiat de mort ou de blessures de nature à entraîner une mutilation ou une infirmité permanente par la violation manifestement délibérée d'une obligation particulière de prudence ou de sécurité imposée par la loi ou le règlement est puni d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende),
‐ une omission de leur porter secours au regard de l’article 223-6 alinéa 2 du code pénal (Sera puni des mêmes peines [cinq ans d'emprisonnement et de 75 000 euros d'amende] quiconque s'abstient volontairement de porter à une personne en péril l'assistance que, sans risque pour lui ou pour les tiers, il pouvait lui prêter soit par son action personnelle, soit en provoquant un secours),
- ainsi que des atteintes involontaires à leur intégrité physique au regard des articles 19 et suivants et R652-2 du code pénal ( le fait de causer à autrui, dans les conditions et selon les distinctions prévues à l’article 121-3, par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à une obligation de prudence ou de sécurité imposée par la loi ou le règlement, une incapacité totale de travail pendant plus de trois mois est puni de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende).
En vous demandant, Monsieur le Procureur de la République, de considérer ce signalement avec la plus grande attention, je vous prie de croire en l’expression de ma haute considération. » (page 159 du Rapport de la Commission sur les migrations).
C) Les politiques inhumaines entraînent des conséquences dramatiques. Cela est particulièrement clair en mer mais également en montagne.
Au delà du signalement de la Préfète des Hautes-Alpes, il est également clair qu’il s’agit d’une mise en accusation de la politique migratoire de la France. Elle n’est pas seulement politiquement condamnable, elle l’est aussi pénalement. Qu’un Président d’une commission parlementaire après avoir parcouru les frontières de Calais à Vintimille en prenne acte et dénonce les agissements inhumains d’une représentante de l’État est un encouragement à poursuivre notre travail d’aide aux populations migrantes et de dénonciation d’une politique inhumaine.
La politique menée par le Gouvernement se retrouve devant la justice française La politique européenne en matière de migration ne pourrait-elle pas aussi se retrouver devant le Tribunal Pénal International de la Haye vu le nombre des noyé.es dans les mers qui entourent l’UE ?
Jean-Paul Leroux
17 novembre 2021
Les autorités n’ont pas encore mis en place la nouvelle stratégie d’élargissement de la vaccination à destination des enfants en situation de rue, abandonnés ou non scolarisés et des migrants, l’une des catégories oubliées dans cette vaste campagne de vaccination contre le coronavirus.
Alors que le Maroc entre dans sa deuxième semaine d’application du pass sanitaire, un sujet qui fait toujours débat chez les citoyens, les autorités sanitaires ont encore du mal à organiser cette opération d’autant plus qu’elle intervient avec d’autres nouveautés.
En effet, le pass sanitaire pose plusieurs problèmes dans son exécution à cause de la rapidité avec laquelle il a été imposé. Les autorités ont accordé un pass sanitaire « provisoire » pour les primo vaccinés mais ce dernier pose déjà des défis puisque certaines personnes qui ont été contrainte de se faire vacciner ne comptent pas faire de deuxième dose.
Le processus de vaccination ou de non vaccination des personnes présentant des risques élevés de réactions allergiques reste de son côté, encore flou. Enfin, l’élargissement de la vaccination vis à vis des migrants, et des enfants en situation de rue ou non scolarisés est un tout autre sujet qui n’a pas encore été traité au niveau du ministère de la Santé même s’il a été annoncé par le ministre.
Si la nouvelle a été annoncée dans une circulaire la semaine dernière dans laquelle les responsables de santé régionaux étaient appelés à proposer des actions et à mettre en œuvre cette nouvelle mesure, à ce jour, aucun signe de la mise en place de cette décision n’a été communiqué.
Contactés par Hespress FR, plusieurs responsables au sein du ministère de santé ou des délégations régionales n’ont pas pu répondre aux questions portant sur l’organisation de cette prochaine étape, et certains ont dit ignorer l’existence de cette circulaire ou d’une telle stratégie.
Pourtant, lundi, dans une séance au Parlement, le ministre de la Santé, Khalid Ait Taleb, a répondu aux interrogations des parlementaires et a évoqué cet élargissement de la campagne de vaccination.
« Il a été décidé d’adopter une nouvelle stratégie visant à étendre la campagne de vaccination à d’autres groupes, au premier rang desquels les migrants irréguliers, les enfants abandonnés, les non scolarisés et les personnes ayant des besoins particuliers », a-t-il déclaré devant les parlementaires.
« Je pense que cette opération va être gérée en inter départemental. Il n’y aura pas que la Santé, il y aura le ministère de l’Education nationale et les autorités locales, donc certainement il s’agira d’une stratégie collégiale », nous a déclaré une source au sein du ministère de la Santé sans pour autant connaitre les détails de l’opération.
L’élargissement de cette campagne de vaccination à ces nouvelles catégories de personnes pose un certain nombre de questions, dont la manière avec laquelle ces personnes seront recensées et sensibilisées à la vaccination, comment effectuer le suivi pour les prochaines doses au moment où elles sont sans domicile fixe, comment vacciner les personnes non munies de pièce d’identité, et comment vacciner des enfants sans autorité parentale?
Depuis dimanche 24 octobre et la fermeture temporaire du refuge solidaire de Briançon, de nombreuses fausses informations et idées préconçues circulent sur les plateaux de télévisions et sur les réseaux sociaux. Nous tenons à rétablir certaines vérités, replacer les événements dans leur contexte et rappeler les revendications des associations et solidaires : la prise en charge par l’État d’un accueil complémentaire pour les exilés, sachant que cette prise en charge relève de la responsabilité de l’Etat. Nous invitons les citoyens à participer à la mobilisation « Un toît c’est la loi ! » afin de visibiliser la situation dramatique des exilés à Briançon et pour permettre à la société civile de s'exprimer. Rendez-vous le samedi 13 novembre à 14h00 au Parc Roseinheim, à côté de la place de l'Europe.
- « L’association ‘Refuges Solidaires’ rejette aujourd’hui la faute sur les autorités alors qu’elle a choisi de prendre en charge elle-même l’accueil des exilés en allant même jusu’à acquérir un lieu privé ». C’est faux :
Depuis 2017, en l’absence de réponse apportée par l’État, ce sont les citoyens qui ont été forcés de prendre en charge l’accueil d’urgence des exilés afin de protéger des vies et pour s’assurer que personne ne dorme à la rue. Pourtant, c’est l’État qui est normalement responsable de l’hébergement d’urgence. Suite aux élections municipales de 2020, la nouvelle Mairie a décidé de ne pas renouveler la convention d’occupation du bâtiment dans lequel se trouvait l’ancien refuge. Grâce à une pétition signée par près de 47 000 citoyens, l’expulsion a pu être repoussée et le refuge a déménagé dans le nouveau tiers lieu « Les Terrasses Solidaires » au mois d’août 2021. Puisque nous collaborions avec l’ancienne Mairie, nous avons fait savoir à plusieurs reprises ces derniers mois à la nouvelle administration et à la Préfecture que nous étions prêts à réfléchir ensemble. Le 25 juin, une lettre d’alerte, signée par toutes les associations concernées, a été adressée à Mme la Préfète des Hautes-Alpes. Nous n’avons jamais eu de réponse. De son côté, l’association Refuges Solidaires a également sollicité les représentants de l’État depuis des mois sans obtenir à ce jour de réponses concrètes. C’est donc en raison de l’absence de solutions apportées par les autorités que la société civile est obligée de s’organiser face à la politique de rejet des personnes exilées.
- « Tous les exilés qui transitent à Briançon sont en « situation irrégulière ». C’est faux :
La très grande majorité des personnes qui passent par notre territoire sont des demandeurs d’asile qui fuient la guerre, les persécutions, la misère dans leurs pays. Par essence, un étranger demandeur d’asile n’est jamais en « situation irrégulière ». Il n’a pas besoin de titre de séjour pour entrer en France et les autorités doivent au contraire faciliter ses démarches pour effectuer sa demande d’asile. L’article 14 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme prévoit : « Devant la persécution, toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l'asile en d'autres pays ». Toute procédure de renvoi sans examen approfondi de la situation de la personne ou sans que lui soit donnée la possibilité de faire valoir ses droits au séjour sur le territoire constitue une pratique illégale.
- « 100 à 150 personnes franchissent quotidiennement à la frontière ». C’est faux
Si la jauge de 81 personnes du refuge solidaire a été dépassée le 24 octobre avec plus de 200 personnes présentes, c’est en raison de la difficulté pour les personnes exilées de partir de Briançon. Pour se rendre à Grenoble, Lyon ou Paris, la détention d’un pass sanitaire est obligatoire. Seulement, des tests ne sont réalisés au refuge que 2 à 3 fois dans la semaine, et les délais d’attentes sont généralement de plusieurs jours. De plus, en raison des travaux sur la ligne du train de nuit depuis le mois décembre 2020, les places à bord du bus de substitution sont fortement limitées : 20 place en tout (briançonnais, touristes et exilés confondus). Ces derniers jours, les arrivées sont assez stables : 26 personnes dans la nuit du 27 au 28 octobre et 19 dans celle du 28 au 29.
- « La population de Briançon a été prise en otage ». C’est faux :
La nuit à la gare, à l’image de l’intégralité de nos actions s’est déroulée dans la non-violence. Elle a été très calme et aucun incident n’a été observé, ni de la part des exilés, ni de la part des bénévoles. Nous avons également accueilli toutes les personnes extérieures présentes (citoyens, forces de l’ordre, journalistes) dans le respect, la bienveillance et le dialogue. La seule chose qui a pu impacter les briançonnais est l’accès au guichet SNCF qui est resté fermé la majeure partie de la journée et les exilés qui en ont été les premières victimes !
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[Tous Migrants] Notre réponse aux fausses informations de ces dernières semainesby Laurent Eyraud-Chaume |

Solidarité Maroc
Réseau de solidarité avec les peuples du Maroc, du Sahara occidental et d'ailleurs(RSPMSOA)
solidmarxxi[at]gmail.com
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