2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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vendredi 6 septembre 2024

Nomination du premier Ministre : face à l’incompréhension et l’effarement

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La Cimade

Nomination du premier Ministre : face à l’incompréhension et l’effarement, l’urgence d’un changement profond d’orientation politique sur les questions migratoires.

 

Chère amie, cher ami,

Les élections législatives anticipées, qui ont failli consacrer l’arrivée de l’extrême-droite au pouvoir, ont été l’occasion d’une mobilisation massive de la société civile, de millions de citoyennes et de citoyens, pour défendre nos principes républicains, éviter le basculement vers l’abime démocratique qu’aurait entraînée une victoire du RN et de ses soutiens.

Au lendemain de cette séquence apparaissait une nécessité : tracer un chemin alternatif pour combattre véritablement l’extrême-droite et ses idées dans la durée, avec la conscience de l’ampleur du défi restant à accomplir. Et permettre de faire renaître l’espoir d’une autre société, construite sur la solidarité, l’accueil, la garantie de l’égalité entre toutes et tous.

Dès lors, un impératif s’annonçait : tourner le dos à des politiques qui, tout en prétendant combattre l’extrême-droite, ne conduisent en réalité qu’à la renforcer, en reprenant ses mots, ses théories, ses propositions ; la promulgation de la loi asile et immigration en janvier 2024, revendiquée comme victoire idéologique par le RN, en étant l’une des illustrations les plus emblématiques.

De ce point de vue, la nomination au poste de premier Ministre de monsieur Michel Barnier, qui  laisse craindre la perpétuation d’une surenchère de stigmatisation et d’atteinte aux droits des personnes migrantes, que la droite et l’extrême-droite réclament déjà, ne peut susciter qu’incompréhension et effarement ; ses positions exprimées sur les questions migratoires, les propositions de démantèlement de l’Aide Médicale d’Etat, de remise en cause des engagements constitutionnels et internationaux de la France, s’étant avérées particulièrement outrancières et répressives.

Alors que ne cessent de progresser les idées de haine et de rejet de l’autre, alors que de  nouveaux naufrages dramatiques dans la Manche et la Méditerranée sont venus montrer encore une fois le caractère inefficace et mortifère de politiques migratoires construites selon les seules boussoles de la fermeture et de la répression, nous voulons solennellement dire au premier Ministre et à son futur gouvernement l’urgence absolue, pour les personnes migrantes, pour l’ensemble de notre société, pour l’avenir de  notre démocratie et pour nos principes républicains, d’un changement profond d’orientation politique et idéologique sur les questions migratoires.

Et en appeler à toutes et tous, citoyennes et citoyens, acteurs sociaux, associatifs… pour que ce message soit plus que jamais incarné, relayé et défendu ; pour faire de l’accueil et de la solidarité, du respect des droits et de la dignité des personnes, le socle commun de notre société.

 

Les équipes de La Cimade

 


Chaque don vient renforcer nos actions, que vous pouvez soutenir dès à présent en cliquant ici.

CONTACT            MENTIONS LÉGALES

 

samedi 27 mai 2023

Programme de la journée de travail du 31 mai 2023 sur les migrants et les réfugiés

Programme de la journée de travail du 31 mai 2023
de 9h30 à 18h00 au Pôle Universitaire (Aix-Marseille) de GAP


MATIN
9h: ACCUEIL
9h30-9h45 : Introduction de la journée : Odile Kergomard et Cécile Leroux, Réseau
Hospitalité 05.
9h45-10h20 : Olivier CLOCHARD et Louis FERNIER géographes, laboratoire Migrinter
« Centres d’hébergement : sas d’entrée, lieux de transit ou espaces d’(im)mobilités »
10h20 : questions
10h50-11h15 : Filippo FURRI, anthropologue

«Villes-refuge et couloirs de solidarité : comment penser une mobilité sûre»

11h15 : questions
11h45-12h05 : Lison LENEVELERS, juriste

«La ville accueillante entre compétence et auto saisissement»

12h05 : questions
REPAS : 12h30-14h30
APRÈS MIDI
14h30-14h50 : Karine GALETIER, anthropologue

«La fabrique locale de la citoyenneté pour organiser l’accueil»

14h50 : questions
15h15-15h40 : Damien CARÊME, député européen EELV, ancien maire de Grande-Synthe,
Association Nationale des Villes et Territoires Accueillants

«L’accueil est possible si les élus des villes le veulent»

15h40 : questions
16h : PAUSE
16h20-16h40 : Delphine NEVEN, juriste

«Les dispositifs français de mise à l’abri à l’épreuve de la réalité»

16h40 : questions
17h : Collectif de réfugiés des Hautes Alpes
Questions
17h45 : Conclusion de cette journée par Jean-Paul LEROUX, philosophe

INSCRIPTION OUVERTE dès maintenant sur l'adresse email : foruminscription31@gmail.com et
jusqu'au 26 Mai 2023
Une possibilité de restauration froide sur place (10€) 

 

lundi 30 janvier 2023

OUI AU RESPECT DES DROITS DES MIGRANT.ES NON AU PROJET DE LOI DARMANIN

  • La migration est la composante ordinaire de l’évolution d’une société. C’est une réalité intangible. Il est indispensable et logique de faire avec. Nous souhaitons en garder une conception humaniste, nous enrichir de l’évolution culturelle qui l’accompagne naturellement, continuer à nous enorgueillir de nos efforts vers l’accueil inconditionnel.

     

    • Nous affirmons que les étrangers sous Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF) ne sont pas des délinquants.

    • Nous savons à quel point les OQTF, en grand nombre, sont « distribuées » de façon arbitraire.

    • Nous préconisons un accompagnement des personnes qui en sont victimes vers toutes les possibilités de recours.

    • Nous saluons tous les engagements qui rendent la vie un peu plus facile aux migrant-es. Les possibilités de regroupement familial en font partie.

    • Nous avons constaté qu’une intégration réussie demande qu’on lui laisse le temps.

    • Nous observons l’attitude volontaire des jeunes migrant.es dans leur parcours scolaire, les appréciations extrêmement positives des enseignants qui assurent leur formation et des chefs d’entreprise qui les accueillent en stage

    • Nous savons les effets bénéfiques de l’immigration sur notre économie. Ils peuvent y être analysés loin de toute logique utilitariste, de toute instrumentalisation des travailleurs migrants.

    • Nous connaissons par expérience toute l’attention qu’il faut porter à un parcours d’exil et affirmons que la collégialité de la Cour Nationale du Droit d’Asile doit rester le gage de la bonne administration de la justice de l’asile.

     

    Le projet de loi Darmanin va, point par point, à l’encontre de tous ces constats et des valeurs humanistes dont la France fut pourtant le porte drapeau.

     

    • Nous sommes en mesure de contester les chiffres avancés dans des contextes qui les déforment.

    • Nous nous opposons à une politique aux objectifs démesurés qui prétend pouvoir réduire le flux de l’immigration de façon coercitive. Elle aligne notre état de droit sur les modèles il-libéraux de certains pays pourtant montrés du doigt.

    • Nous nous indignons des phrases stigmatisantes, formules chocs jamais anodines, prononcées à l’assemblée par les membres du gouvernement, relayées par la presse, lues dans les recommandations faites aux préfets. Confondre les actes et les personnes, désigner des méchants face aux bons peut rapidement permettre de justifier l’injustifiable.

    Nous avons décidé de faire front contre le dogmatisme, les aberrations et les inexactitudes du projet de loi Darmanin.

    Nous demandons que soient inscrits dans la loi :

    • Les droits fondamentaux des migrants: droits à l’Asile, à l’hébergement, à la santé, à la scolarisation, au travail, au déplacement…

    • L’application à tous les migrants des mêmes droits que ceux qui ont été institués pour l’accueil des ukrainiens.

    • La régularisation de tous les travailleurs sans papiers.

    • Le respect du droit des migrant-es de choisir la France pour y rester.

    • L’indépendance des bailleurs sociaux, des organismes de protection sociale, de la justice. Le respect de l’engagement des associations caritatives, du bénévolat.

    • Un statut intermédiaire de tolérance (comme en Allemagne) pour les personnes qui ne peuvent pas être renvoyées dans leur pays.

     

     






 

mercredi 17 août 2022

Les fanfares débarquent à Montgenèvre...

Les fanfares débarquent à Montgenèvre...


MANIFESTATION
 
24 août 2022
 
en présence de 70 musiciens, de fanfares militantes
 
RENDEZ VOUS  
à 11 heures devant l'office du tourisme


Cordialement
A Antoine

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retrouvez Ensemble 05
son blog : http://jceyraud.blogspirit.com/
son journal en ligne : http://www.alpternatives.org
site national : https://www.ensemble-fdg.org/
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mercredi 10 août 2022

Trois victoires à célébrer

Par Alexandre - WeMove Europe info@wemove.eu>


Au cours des derniers mois, votre impact a été exceptionnel ! Ensemble, nous avons franchi de nouvelles étapes vers la construction d’une Europe meilleure. Voici un récapitulatif de nos dernières victoires :

Appel à la démission de Fabrice Leggeri, directeur général de Frontex
Face aux accusations de plus en plus nombreuses de violations de droits humains, d’exactions et de dissimulation, le patron de l’Agence européenne de garde-frontières a finalement été contraint à la démission [1]. Nous voyons dans cette victoire un grand pas dans le combat visant à garantir la dignité des migrants qui frappent aux portes de l’Europe.

C’est le résultat de deux années de travail constant, à tous les échelons de la société.  Au total, nous avons été plus de 65 000 à passer à l’action, en signant la pétition, en interpellant directement nos dirigeants, et en produisant des rapports d’enquête. En agissant ensemble, nous avons contribué à dévoiler ce qui se passe dans les coulisses de Frontex.

 

Protection de nos droits en ligne
La conclusion d’un accord sur une nouvelle réglementation de protection de nos droits en ligne par l’Union européenne a récompensé nos efforts. Cette nouvelle réglementation nous rapproche encore un peu plus de l’avènement d’un Internet plus sûr [2].

Obtenue après plusieurs mois de campagne acharnée, elle permet de mettre fin à l’une des pires pratiques de publicité des géants de la Big Tech. Elle promet aussi de mettre fin à la démultiplication des fake news et à l’utilisation abusive de nos données personnelles, et nous démontre la force d’impact que nous pouvons avoir lorsque nous nous rassemblons.

Victoire pour la liberté d’expression
Nous avons été des milliers à soutenir des activistes anti-pesticides contre leurs pouvoirs locaux et le puissant lobby agroalimentaire... et ils ont gagné [3] ! Lorsqu’ils se sont retrouvés sous la menace de quelque 1 300 actions en justice visant à les réduire au silence, nous nous sommes interposés. Conscients de l’aversion de la paisible région montagneuse du Sud-Tirol, fortement dépendante du tourisme, pour la mauvaise publicité, nous avons choisi d’organiser une manifestation et de diffuser notre message dans plusieurs langues afin de lui faire mauvaise presse !

Ces trois victoires prouvent une chose : lorsque nous nous réunissons, par dizaines ou par milliers notre force d’impact est immense. Pour maintenir et préserver cette dynamique, il nous faut continuer de faire grandir notre mouvement.

Merci de votre contribution.

Alex (Marseille), Thomas (Brussels), Cécile (Barcelone) et toute l'équipe de WeMove Europe




 

dimanche 13 mars 2022

CLIQUER SUR MIGRANTS DU MONDE EN MOUVEMENT

Du 14 mars au 10 avril 2022, la Fédération Artisans du Monde nous propose de mettre en avant les liens entre commerce équitable et migrations, à travers la campagne de mobilisation "Rester... Partir... Le droit de choisir avec le commerce équitable".
 
E'changeons le Monde organise une animation

  samedi 19 mars  à partir de 10h  
devant la boutique


Avec la présence d'associations de solidarité avec les migrants.
Pourquoi cette campagne ?
 
De tout temps, les femmes et les hommes ont migré. Ce phénomène, quoique banal et ancien à l’échelle de l’histoire de l’humanité, est depuis plusieurs décennies instrumentalisé par des acteurs et actrices politiques. Pourtant, le terme de “migrant·e” recouvre des situations et des histoires de vie très diverses, que ces migrations soient choisies ou subies.
Agir ensemble pour un commerce équitable
E'changeons le Monde
Un commerce pas comme les autres
17 rue Jean Eymar  - GAP  
 
 
 
Pour vous désabonner de cette lettre d’information, merci d'envoyer un mail à : echangeonslemonde@free.fr

 

samedi 4 décembre 2021

Jean-Paul Leroux en colère : La France et l’Angleterre TUENT des êtres humains

?  

ASSASSINS

Un survivant explique (Dauphiné Libéré du 30 novembre 2021) que les futur-es noyé-es avaient appelé à l’aide les anglais et les français pour être secouru.es : Réponse des anglais, vous êtes du ressort des autorités françaises, réponse des français, vous êtes du ressort des autorités anglaises. Il s’agit d’un ASSASSINAT. 

Les frontières tuent, les assassins nous gouvernent. Et c’est nous qui les avons mis au pouvoir, nous sommes responsables de leur inhumanité. Honte à eux, Honte à nous.

Leurs lois et leurs accords tuent.

Ils ont noyé une famille dont les enfants ressemblent à s’y méprendre à mon petit fils et à mes petites filles. C’est comme s’ils les avaient tué-es. 

ASSASSINS.

Je n’en peux plus de leur lâcheté, de leur hypocrisie, de leur langue de bois, de leur politique mortifère. Je n’en peux plus des médias complices, des journaux de Bolloré, des prêcheurs de haine qui hantent l’actualité, je n’en peux plus des débiles qui soutiennent ces êtres déments. Je n’en peux plus de ceux et celles qui pensent qu’ils posent de bonnes questions en apportant des mauvaises réponses. Non, leurs questions sont mortelles, elles justifient par avance les drames, elles alimentent l’ultra-droite de « génération identitaires », elles arment moralement et réellement ceux du groupuscule « remigration ». Et pour ne pas perdre des voix électorales ces politiciens de bas étage ont laisse mourir, mes frères, mes sœurs, sous prétexte que c’est à l’autre d’intervenir.

La France et l’Angleterre TUENT les êtres humains.

jeudi 18 novembre 2021

Briançon : Le député, le procureur et la préfète


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[Briançon] Le député, le procureur et la préfète

by Laurent Eyraud-Chaume

A) Le 12 novembre nous fustigions les propos de la préfète des Hautes-Alpes qui dénonçait les secours que les associations portaient aux migrant.es en difficulté en soutenant que cela augmentait l’attractivité de Briançon auprès de ces personnes en déshérence sur les routes migratoires. Il ne s’agissait ni plus ni moins que d’une variation d’un thème anti-migrant, celui de l’appel d’air selon lequel toute aide aux personnes en migration incitait d’autres personnes à se mettre en route pour rejoindre Briançon.

Ce thème éculé, faux et surtout très dangereux pour la vie des migrant.es était dénoncé de la façon suivante :

« Parler de « l’attraction du Briançonnais », c’est penser que ce territoire agit comme un aimant. L’aimant est la cause de ce qu’il attire alors que les personnes qui arrivent à Briançon par les voies migratoires ne sont nullement « attiré.es » mais au contraire « poussé.es » par une multitude de causes. 

Ces personnes sont parties de chez elles pour des raison internes à leur pays. Les migrant.es sont d'abord « agi.es » par des causes familiales, sociales, éducatives, économiques, politiques propres à leur pays sans oublier les guerres civiles et autres. Ainsi la venue des migrant.es n'a pas pour raison la situation actuelle dans le Briançonnais mais la situation antérieure et catastrophique de leur conditions de vie.

La leçon de cette inversion entre cause et conséquence est connue. Elle a été donné par Nietzsche qui parle de « perversion absolue de la raison ». Nietzsche a raison de parler ainsi quand on voit où mène cette inversion.  Elle conduit à ce que des drames se produisent sur la frontière. Il y a déjà eu des morts et en attendre de nouveaux pour prendre le minimum de mesures humanitaires est une politique dangereuse, inhumaine et qui malheureusement comme tout le monde devrait le savoir conduit à des impasses politiques et à une lâche imprévoyance. Notre tâche serait de repenser les voies migratoires et les politiques d’accueil car avec la dégradation du climat, la continuation des guerres, les inégalités grandissantes et la sous alimentation d’une partie de la populations mondiale, le phénomène migratoire ne peut que s’amplifier. » (L’alp’ternatives du 12 novembre 2021)

Les raisonnements faux ne sont pas seulement une atteinte à l’idée de vérité, ils mettent en jeu la vie ou l’intégrité physique et psychique des personnes. C’est exactement ce que pense, dit et écrit au Procureur de la République, le Député de Haute-Garonne, Sébastien Nadot et par ailleurs Président de la Commission d’Enquête de l’Assemblée Nationale sur les migrations. 

B) Dans sa lettre du 12 novembre 2021 au Procureur de la République de Gap, il constate que cette mise en danger est constitué par le fait que déjà 8 personnes migrantes ont dû être transporté au centre hospitalier de Briançon en état d’hypothermie et cela par le renforcement des effectifs à la frontière qui obligent les migrant.es à prendre des chemins de plus en plus détournés et dangereux.

Il qualifie les actes de la Préfète de la façon suivante :

« Les actes de la préfète des Hautes-Alpes me semblent constituer : 

‐ une mise en danger délibérée de la vie de ces personnes migrantes au regard de l’article article 223-1 du code pénal (Le fait d'exposer directement autrui à un risque immédiat de mort ou de blessures de nature à entraîner une mutilation ou une infirmité permanente par la violation manifestement délibérée d'une obligation particulière de prudence ou de sécurité imposée par la loi ou le règlement est puni d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende), 

‐ une omission de leur porter secours au regard de l’article 223-6 alinéa 2 du code pénal (Sera puni des mêmes peines [cinq ans d'emprisonnement et de 75 000 euros d'amende] quiconque s'abstient volontairement de porter à une personne en péril l'assistance que, sans risque pour lui ou pour les tiers, il pouvait lui prêter soit par son action personnelle, soit en provoquant un secours), 

- ainsi que des atteintes involontaires à leur intégrité physique au regard des articles 19 et suivants et R652-2 du code pénal ( le fait de causer à autrui, dans les conditions et selon les distinctions prévues à l’article 121-3, par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à une obligation de prudence ou de sécurité imposée par la loi ou le règlement, une incapacité totale de travail pendant plus de trois mois est puni de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende).

En vous demandant, Monsieur le Procureur de la République, de considérer ce signalement avec la plus grande attention, je vous prie de croire en l’expression de ma haute considération. » (page 159 du Rapport de la Commission sur les migrations).

C) Les politiques inhumaines entraînent des conséquences dramatiques. Cela est particulièrement clair en mer mais également en montagne.

Au delà du signalement de la Préfète des Hautes-Alpes, il est également clair qu’il s’agit d’une mise en accusation de la politique migratoire de la France. Elle n’est pas seulement politiquement condamnable, elle l’est aussi pénalement. Qu’un Président d’une commission parlementaire après avoir parcouru les frontières de Calais à Vintimille en prenne acte et dénonce les agissements inhumains d’une représentante de l’État est un encouragement à poursuivre notre travail d’aide aux populations migrantes et de dénonciation d’une politique inhumaine.

La politique menée par le Gouvernement se retrouve devant la justice française La politique européenne en matière de migration ne pourrait-elle pas aussi se retrouver devant le Tribunal Pénal International de la Haye vu le nombre des noyé.es dans les mers qui entourent l’UE ?

Jean-Paul Leroux

17 novembre 2021


mercredi 17 novembre 2021

Maroc : La vaccination des migrants et enfants en situation précaire au point mort

La vaccination des migrants et enfants en situation précaire au point mort
Les préparatifs de la vaccination des 12-17 ans vont bon train
vendredi 12 novembre 2021 

Les autorités n’ont pas encore mis en place la nouvelle stratégie d’élargissement de la vaccination à destination des enfants en situation de rue, abandonnés ou non scolarisés et des migrants, l’une des catégories oubliées dans cette vaste campagne de vaccination contre le coronavirus.

Alors que le Maroc entre dans sa deuxième semaine d’application du pass sanitaire, un sujet qui fait toujours débat chez les citoyens, les autorités sanitaires ont encore du mal à organiser cette opération d’autant plus qu’elle intervient avec d’autres nouveautés.

En effet, le pass sanitaire pose plusieurs problèmes dans son exécution à cause de la rapidité avec laquelle il a été imposé. Les autorités ont accordé un pass sanitaire « provisoire » pour les primo vaccinés mais ce dernier pose déjà des défis puisque certaines personnes qui ont été contrainte de se faire vacciner ne comptent pas faire de deuxième dose.

Le processus de vaccination ou de non vaccination des personnes présentant des risques élevés de réactions allergiques reste de son côté, encore flou. Enfin, l’élargissement de la vaccination vis à vis des migrants, et des enfants en situation de rue ou non scolarisés est un tout autre sujet qui n’a pas encore été traité au niveau du ministère de la Santé même s’il a été annoncé par le ministre.

Si la nouvelle a été annoncée dans une circulaire la semaine dernière dans laquelle les responsables de santé régionaux étaient appelés à proposer des actions et à mettre en œuvre cette nouvelle mesure, à ce jour, aucun signe de la mise en place de cette décision n’a été communiqué.

Contactés par Hespress FR, plusieurs responsables au sein du ministère de santé ou des délégations régionales n’ont pas pu répondre aux questions portant sur l’organisation de cette prochaine étape, et certains ont dit ignorer l’existence de cette circulaire ou d’une telle stratégie.

Pourtant, lundi, dans une séance au Parlement, le ministre de la Santé, Khalid Ait Taleb, a répondu aux interrogations des parlementaires et a évoqué cet élargissement de la campagne de vaccination.

« Il a été décidé d’adopter une nouvelle stratégie visant à étendre la campagne de vaccination à d’autres groupes, au premier rang desquels les migrants irréguliers, les enfants abandonnés, les non scolarisés et les personnes ayant des besoins particuliers », a-t-il déclaré devant les parlementaires.

« Je pense que cette opération va être gérée en inter départemental. Il n’y aura pas que la Santé, il y aura le ministère de l’Education nationale et les autorités locales, donc certainement il s’agira d’une stratégie collégiale », nous a déclaré une source au sein du ministère de la Santé sans pour autant connaitre les détails de l’opération.

L’élargissement de cette campagne de vaccination à ces nouvelles catégories de personnes pose un certain nombre de questions, dont la manière avec laquelle ces personnes seront recensées et sensibilisées à la vaccination, comment effectuer le suivi pour les prochaines doses au moment où elles sont sans domicile fixe, comment vacciner les personnes non munies de pièce d’identité, et comment vacciner des enfants sans autorité parentale?


jeudi 11 novembre 2021

[Tous Migrants] Notre réponse aux fausses informations de ces dernières semaines by Laurent Eyraud-Chaume



 Depuis dimanche 24 octobre et la fermeture temporaire du refuge solidaire de Briançon, de nombreuses fausses informations et idées préconçues circulent sur les plateaux de télévisions et sur les réseaux sociaux. Nous tenons à rétablir certaines vérités, replacer les événements dans leur contexte et rappeler les revendications des associations et solidaires : la prise en charge par l’État d’un accueil complémentaire pour les exilés, sachant que cette prise en charge relève de la responsabilité de l’Etat. Nous invitons les citoyens à participer à la mobilisation « Un toît c’est la loi ! » afin de visibiliser la situation dramatique des exilés à Briançon et pour permettre à la société civile de s'exprimer. Rendez-vous le samedi 13 novembre à 14h00 au Parc Roseinheim, à côté de la place de l'Europe.


- « L’association ‘Refuges Solidaires’ rejette aujourd’hui la faute sur les autorités alors qu’elle a choisi de prendre en charge elle-même l’accueil des exilés en allant même jusu’à acquérir un lieu privé ». C’est faux :

Depuis 2017, en l’absence de réponse apportée par l’État, ce sont les citoyens qui ont été forcés de prendre en charge l’accueil d’urgence des exilés afin de protéger des vies et pour s’assurer que personne ne dorme à la rue. Pourtant, c’est l’État qui est normalement responsable de l’hébergement d’urgence. Suite aux élections municipales de 2020, la nouvelle Mairie a décidé de ne pas renouveler la convention d’occupation du bâtiment dans lequel se trouvait l’ancien refuge. Grâce à une pétition signée par près de 47 000 citoyens, l’expulsion a pu être repoussée et le refuge a déménagé dans le nouveau tiers lieu « Les Terrasses Solidaires » au mois d’août 2021. Puisque nous collaborions avec l’ancienne Mairie, nous avons fait savoir à plusieurs reprises ces derniers mois à la nouvelle administration et à la Préfecture que nous étions prêts à réfléchir ensemble. Le 25 juin, une lettre d’alerte, signée par toutes les associations concernées, a été adressée à Mme la Préfète des Hautes-Alpes. Nous n’avons jamais eu de réponse. De son côté, l’association Refuges Solidaires a également sollicité les représentants de l’État depuis des mois sans obtenir à ce jour de réponses concrètes. C’est donc en raison de l’absence de solutions apportées par les autorités que la société civile est obligée de s’organiser face à la politique de rejet des personnes exilées.


- « Tous les exilés qui transitent à Briançon sont en « situation irrégulière ». C’est faux :

La très grande majorité des personnes qui passent par notre territoire sont des demandeurs d’asile qui fuient la guerre, les persécutions, la misère dans leurs pays. Par essence, un étranger demandeur d’asile n’est jamais en « situation irrégulière ». Il n’a pas besoin de titre de séjour pour entrer en France et les autorités doivent au contraire faciliter ses démarches pour effectuer sa demande d’asile. L’article 14 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme prévoit : « Devant la persécution, toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l'asile en d'autres pays ». Toute procédure de renvoi sans examen approfondi de la situation de la personne ou sans que lui soit donnée la possibilité de faire valoir ses droits au séjour sur le territoire constitue une pratique illégale.


- « 100 à 150 personnes franchissent quotidiennement à la frontière ». C’est faux 

Si la jauge de 81 personnes du refuge solidaire a été dépassée le 24 octobre avec plus de 200 personnes présentes, c’est en raison de la difficulté pour les personnes exilées de partir de Briançon. Pour se rendre à Grenoble, Lyon ou Paris, la détention d’un pass sanitaire est obligatoire. Seulement, des tests ne sont réalisés au refuge que 2 à 3 fois dans la semaine, et les délais d’attentes sont généralement de plusieurs jours. De plus, en raison des travaux sur la ligne du train de nuit depuis le mois décembre 2020, les places à bord du bus de substitution sont fortement limitées : 20 place en tout (briançonnais, touristes et exilés confondus). Ces derniers jours, les arrivées sont assez stables : 26 personnes dans la nuit du 27 au 28 octobre et 19 dans celle du 28 au 29.


- « La population de Briançon a été prise en otage ». C’est faux :

La nuit à la gare, à l’image de l’intégralité de nos actions s’est déroulée dans la non-violence. Elle a été très calme et aucun incident n’a été observé, ni de la part des exilés, ni de la part des bénévoles. Nous avons également accueilli toutes les personnes extérieures présentes (citoyens, forces de l’ordre, journalistes) dans le respect, la bienveillance et le dialogue. La seule chose qui a pu impacter les briançonnais est l’accès au guichet SNCF qui est resté fermé la majeure partie de la journée et les exilés qui en ont été les premières victimes !


- « La deuxième nuit, les exilés ont été accueillis dans un ‘foyer’» C’est faux :

Les exilés ont été accueillis pendant 4 nuits dans l’église Sainte Catherine (rue Alphand) et non dans un simple foyer. Elle a été mise à disposition par Jean-Michel Bardet, le prêtre de Briançon et Monseigneur Xavier Malle, l’évêque de Gap et Embrun, un geste symbolique très fort. Cela prouve qu’au-delà de revendications politiques, l’accueil des personnes exilés révèle notre humanité. Pendant plusieurs jours, des paroissiens sont venus apporter leur aide aux exilés et nous les en remercions. 


- « Les associations installent à Briançon des lois différentes de celles de la République ». Cest faux :

Les associations, collectifs et solidaires n’ont aucunement vocation à établir leurs propres lois et à agir illégalement. Toutes les actions menées depuis la semaine dernière l’ont été pacifiquement. Nous avons investi pendant quelques heures l’ancien centre de vaccination du Prorel dans le but de prouver qu’il était vacant et adapté à la mise à l’abri des exilés. En revanche, c’est l’État qui, en ne proposant pas de solutions d’hébergement d’urgence à des personnes à la rue, en refoulant illégalement des demandeurs d’asile et des mineurs non-accompagnés à la frontière et en bafouant la dignité de ces hommes, femmes et enfants ne respecte ni les lois de la République ni certaines conventions internationales.


- « La situation est réglée ». C’est faux :

A ce jour, ni la Mairie, ni la Communauté de Commune du Briançonnais, ni la Préfecture, ni l’État n’ont proposé de solution d’accueil digne pérenne pour les exilés, en complément du refuge solidaire.


- « Pic migratoire, faire face à la crise migratoire, pro-migrants »… Prudence face aux éléments de langages dangereux :

Nous sommes convaincus de l’importance du choix des mots et c’est la raison pour laquelle nous ne voulons pas parler de crise migratoire mais plutôt de crise de l’accueil ou de crise de la solidarité des pays européens. Pour le géographe David Lagarde, les raisons de cette crise de l’accueil résident dans « les difficultés que les gouvernants européens ont à se mettre d'accord pour se répartir quelques dizaines de milliers de réfugiés qui croupissent dans des hotspots en Grèce depuis des mois, des années ». L’union européenne est pourtant en capacités d’accueillir ces personnes et le « pic » d’arrivée de 2015 est à relativiser : la France a accueilli environ 500 000 espagnols fuyant le régime de Franco en 1939 et l’Europe de l’ouest près de 700 000 yougoslaves en 1992. François Gemenne, enseignant chercheur à Sciences Po et spécialiste des questions migratoires alerte sur les dangers de l’utilisation de cette expression inadaptée : « Plus les migrations seront assimilées à une crise permanente, plus le soutien populaire en faveur de la fermeture des frontières sera fort. Plus les frontières seront fermées, plus il y aura de mort, de criminalité, de détresse et plus aigüe sera la crise ». 

Même si le qualificatif « pro-migrants » est désormais largement utilisé dans les médias et par des personnalités politiques de tous bords, il provient initialement du lexique de l’extrême droite. Il permet d’alimenter « les discours démagogiques et populistes [qui] se nourrissent de la peur des migrants » et favorise l’émergence d’une opposition entre les citoyens face à l’accueil de personnes en situation de grande vulnérabilité. Nous ne nous définissons pas comme « pro-migrants », nous luttons pour que les droits d’êtres humains en situation de grande vulnérabilité soient respectés et que leur vie de soit pas mise en danger.

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[Tous Migrants] Notre réponse aux fausses informations de ces dernières semaines

by Laurent Eyraud-Chaume