2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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mercredi 17 décembre 2025

Corruption, négligence, inondations : le cri d’alarme d’un citoyen après les inondations à Safi

 actu-maroc, 17/12/2025

Je vous écris avec la fatigue d’un citoyen qui aime profondément son pays, mais qui n’arrive plus à comprendre comment, année après année, les mêmes dérives s’installent, se banalisent… puis finissent par tuer.


Dans trop de communes et d’administrations, l’argent public n’est plus perçu comme un dépôt sacré, mais comme une proie. Les marchés publics et les bons de commande se distribuent parfois comme des invitations familiales : cousins, amis, proches, réseaux, toujours les mêmes noms, les mêmes circuits, la même opacité. Et quand la corruption devient un réflexe, la misère devient une règle. On demande au citoyen de serrer la ceinture, pendant que certains serrent les rangs, se couvrent, s’arrangent.

Le résultat, nous le voyons dans nos rues et nos quartiers : des chantiers bâclés, des infrastructures “finies” sur le papier mais fragiles sur le terrain, des travaux qui se fissurent à peine livrés. Des immeubles et des constructions qui s’effondrent, emportant des vies, comme si la négligence était une fatalité. On pleure, on enterre, on promet des enquêtes… puis on passe à autre chose, jusqu’au prochain drame.

Et voici les pluies, les crues, les villes submergées. Safi a payé un prix insoutenable, et d’autres localités ont connu la même angoisse : eaux boueuses, routes coupées, commerces détruits, familles traumatisées. Comment ne pas poser la question qui dérange : où étaient la prévention, l’entretien, les plans d’évacuation, les réseaux d’assainissement, la gestion sérieuse du risque ? Les citoyens n’attendent pas des discours après la catastrophe, mais des décisions avant qu’elle n’arrive.

Je pourrais encore parler des lenteurs administratives, de l’injustice sociale, du sentiment d’abandon dans certains territoires, de la santé et de l’école qu’on “répare” à coups de rustines, pendant que les privilèges circulent à grande vitesse. Mais je veux aussi dire ceci : malgré tout, le Maroc tient. Il tient grâce à ses femmes et ses hommes honnêtes, grâce à ceux qui travaillent, qui paient, qui espèrent.

Et il tient parfois grâce à un autre souffle : le football. Ces derniers mois, il a été l’une des rares joies collectives capables de détendre le pays, de rassembler, de faire oublier — ne serait-ce qu’un soir — les factures, les injustices et les colères. La CAN organisée au Maroc peut offrir cette parenthèse, ce moment d’unité et de fierté.

Mais une parenthèse ne doit pas devenir un écran. Après la fête, il faudra revenir au réel : protéger l’argent public, punir les tricheurs, prévenir les drames, respecter la vie des citoyens. Le plus beau pays du monde mérite mieux que la résignation. Il mérite la vérité, la responsabilité et la dignité.

Un lecteur fidèle d’Actu-Maroc


lundi 15 décembre 2025

Immeubles qui s’effondrent, quartiers noyés : quand la ville tue ses habitants


La semaine écoulée restera comme l’une des plus sombres de ces dernières années. Entre l’effondrement d’immeubles menaçant ruine à Fès, ayant déjà causé un bilan provisoire de 22 morts, et les inondations meurtrières ayant frappé plusieurs quartiers de Safi y compris sa médina avec plus de 37 victimes recensées à ce stade, le Maroc a vécu une succession de drames d’une violence rare. Un bilan humain effroyable, appelé à s’alourdir, qui interroge cruellement la gestion urbaine et la responsabilité des autorités locales.

Qualifier la situation de « critique » relèverait presque de l’euphémisme. Pour les habitants concernés, c’est l’épouvante qui domine. Des familles entières ont été jetées à la rue, traumatisées, vivant désormais dans la peur permanente de nouveaux drames. À Fès comme à Safi, le sentiment d’abandon est total. Les citoyens dénoncent une mauvaise gestion chronique de leurs quartiers, des services communaux défaillants et une absence flagrante d’anticipation.

Dans les deux villes, le destin s’est joué en quelques minutes. À Fès, un immeuble vétuste, pourtant identifié comme dangereux et promis à la démolition, s’est effondré, provoquant l’écroulement d’un bâtiment voisin. À Safi, ce sont des canalisations incapables de résister à des pluies torrentielles qui ont cédé, emportant des vies et des biens. Dans cette dernière ville, les habitants pointent directement la responsabilité de la nouvelle société chargée de la distribution de l’eau, de l’électricité et de l’assainissement, estimant que leur quartier a été laissé pour compte, alors que le reste de la cité a été miraculeusement épargné.

Dans les deux cas, les communes sont aujourd’hui désignées du doigt pour leur incapacité à prendre des décisions urgentes et nécessaires afin de prévenir ces catastrophes annoncées. Face à 59 morts en une seule semaine, la question n’est plus celle d’une prétendue malédiction. Elle est celle de la négligence, de l’impunité et de l’urgence absolue d’une reddition des comptes, réclamée avec insistance par des citoyens meurtris et en colère.

mercredi 21 juillet 2021

Une fête nationale belge en eaux profondes, à lire pour prendre conscience de ce qui nous attend

 Par Luk Vervaet, 21/7/2021
 
« Vous vous attendez à quelque chose comme ça dans les pays pauvres, mais pas ici », c’est ce que j’ai entendu d’une dame allemande à la télévision, alors que meubles et voitures dérivaient dans une coulée de boue à ses pieds. J'ai vu des gens dans l'un de ces centaines d'endroits touchés en Wallonie, se tenant par la main alors qu'ils se traînaient le long des maisons, dans l'eau jusqu'au cou, le regard terrifié. Des personnes désespérées sur les toits, y compris des mères avec de jeunes enfants, qui attendent de l'aide. Des gens qui ont tout perdu. Des dizaines de personnes pour qui l'aide est arrivée trop tard. Les familles dans l’angoisse de recevoir des nouvelles des disparus. Des maisons emportées, y compris les souvenirs et les photos des enfants. Des personnes sans électricité, sans gaz, sans eau. Les volontaires qui arrivent, des jeunes Bruxellois qui libèrent les gens de chez eux. Le roi et les ministres qui arrivent sur place. Des numéros de compte pour fournir une assistance qui sont ouverts.
Ce sont des scènes que nous connaissons et auxquelles nous sommes habitués depuis des terres lointaines. Les inondations au Bangla Desh. Les gens sans gaz ni électricité dans les maisons détruites de Gaza. Les hommes, les femmes et les enfants qui se noient dans la Méditerranée en fuite vers une vie meilleure en Europe. Et soyons honnêtes, au mieux on regarde encore les images, mais on ne ressent souvent rien de plus que de la frustration ou de l'indifférence.
En signe de solidarité avec les sinistrés de notre pays, une journée de deuil a été proclamée et la fête nationale aura lieu en mineur, et sans bal populaire.
Quelques réflexions sur une fête nationale qui tombe littéralement à l'eau.
 
Un problème mondial
Même si nous vivons dans la partie la plus riche et la plus prospère du monde, nous sommes partie prenante du monde globalisé d'aujourd'hui. Les problèmes auxquels nous sommes confrontés ne sont ni locaux ni régionaux, mais mondiaux. C’est ce que nous rappellent la pandémie dévastatrice de Covid et les inondations, qui ont non seulement ravagé la France, la Belgique, l'Allemagne, les Pays-Bas ou l'Autriche, mais qui sont un phénomène mondial, sans frontières ni nationalité. Renvoyons les théories sur notre « propre peuple, propre nation » et d'autres formes de séparatisme à la poubelle de l'histoire. Une réponse aux problèmes n’aura pas de frontières, sera collective et globale ou ne sera pas.
 
Frappe préventive
Les météorologues nous disent qu'ils s'attendaient à de fortes pluies, mais pas à une telle masse d'eau, et qu'il était alors trop tard pour évacuer les gens. Ils disent aussi qu'ils ne sont pas responsables de la gestion de l'eau. Il y aura certainement une enquête sur les responsabilités à l'échelon inférieur.
C'est un peu différent en ce qui concerne l'état de préparation bien avant les inondations. Dans le domaine de la prévention, la gestion de la pandémie de Covid et des inondations nous apprend que nous ne sommes en aucun cas préparés aux catastrophes mondiales qui nous attendent. Au début de la crise du Covid, il n'y avait pas de masques, pas d'équipements de protection même pour le personnel soignant ou pour le personnel des maisons de retraite. Avec des conséquences catastrophiques. 
Depuis plusieurs décennies, des spécialistes tirent la sonnette d'alarme sur le changement climatique et ses conséquences. Ils avertissent les gouvernements que les inondations et les sécheresses sont inévitables et nous frapperont désormais régulièrement. Non seulement aucune mesure n'est prise pour minimiser les dégâts à venir, mais même après une telle catastrophe nous n'avons pas de protection civile digne de ce nom, les ressources sont insuffisantes, pas de bateaux ou d'hélicoptères pour secourir les populations. La classe politique continue, business as usual, particulièrement attentive à ne pas gêner les multinationales. Il faut dire que le seul domaine où ils frappent de manière préventive, c'est dans la guerre. C’est ce que nous faisons depuis vingt ans. Nous avons participé aux frappes « préventives » américaines contre l'Afghanistan et l'Irak, des pays qui ne nous ont rien fait, mais que nous allons quand même bombarder avec nos F16. Avions que nous allons remplacer au prix de 3,6 milliards d'euros pour 34 unités.
 
Réfugiés climatiques
Pour la première fois, nous pouvons parler de réfugiés climatiques dans notre propre pays. Des gens qui ont tout perdu et qui ne veulent plus vivre ce qu'ils ont vécu. Ils veulent s'installer ailleurs, dans des endroits plus sûrs. Ce qui est en passe de devenir un problème mondial. Encore une fois, il faudra beaucoup de solidarité et d'entraide et ce monde ne pourra survivre que sur la base d'une répartition juste et équitable des richesses. Peut-être que ce drame fera grandir la conscience que les personnes qui vivent des drames tels que les catastrophes naturelles et les guerres ne peuvent que fuir. L'appel à la régularisation de près de cinq cents grévistes de la faim à Bruxelles en est un écho tout proche de nous. Parce que personne ne souhaite un avenir dans lequel nos enfants ou petits-enfants devront frapper à une porte inconnue pour trouver un refuge, à la recherche d'une vie meilleure et plus sûre. Tout comme les gens du Sud aujourd'hui.
 
Traduction d'un article de Luk Vervaet paru sur : http://lukvervaet.blogspot.com/.../een-nationale-feestdag...
















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    mardi 17 septembre 2019

    Les inondations au Maroc : un habitant de Taroudant raconte l'enchainement des drames



    Par Amal Lahoucine

    Pièces jointes
    Début septembre, les  drames des inondations ont commencé sur la route entre Marrakech et Taroudant, quand une voiture a été bloquée par l'arrivée d'une énorme rivière déferlant des montagnes du Haut-Atlas. Les boues ont couvert la voiture toute entière, enfoncée dans une épaisseur de boue atteignant presque 6 mètres. 
    15 personnes sont mortes dans cette brusque inondation.  toutes originaires de Taliouine.
     
    Le deuxième drame est celui du terrain de sport construit dans un oued et brusquement inondé, faisant 7 mort .voir la vidéo.
    Le troisième drame est c'est celui d'un car dans une rivière à Errachidia, jusqu'à maintenant 28 morts il y a peut-être encore des disparus ! voir la vidéo.
    D'autres morts sont à déplorer dans différentes régions, mais il n'y a pas encore de statistiques exactes. 

    En plus, il y a  d'énormes dégâts dans les maisons, les écoles et les champs, du bétail a péri...C'est un terrible drame.

     Je crois que ces énormes inondations ne sont pas naturelles, on commence à penser que c'est à cause des pluies artificielles. Au Maroc, on emploi depuis longtemps la méthode du bombardement de nuages. D'abord les prévisions météorologiques annoncent la pluie et peu  après tombent d'énormes trombes d'eau qui ne s'étaient jamais vues avant ! 
    Vidéos 





    lundi 9 septembre 2019

    Taourirt sous les eaux après de fortes pluies (VIDEO)




    Au cours des dernières heures, de fortes pluies ont frappé de plein fouet la ville de Taourirt.
    Des vidéos postées sur les réseaux sociaux montrent l’ampleur des dégâts dans les principales artères de la ville.
    La météo nationale avait annoncé de fortes averses orageuses avec chute de grêle, de niveau orange, ce samedi de 14H00 à 24H00 dans plusieurs provinces du Royaume.
    De très fortes averses orageuses, de niveau orange, avec chute de grêle ont touché les provinces de Berkane, Boulemane, Fahs-Anjra, Guercif, Jerada, Mdiq-Fnideq, Ouezzane, Oujda-Angad, Sefrou, Taounate, Taourirt et Taza.
    La situation ne va pas s’améliorer puisque la météo de dimanche annonce des “pluies avec averses orageuses fortes dès le début de la matinée, avec chutes de grêle et rafales possibles sur la méditerranée, le Rif, les reliefs de l’Atlas, les plaines à l’Ouest de l’Atlas, l’Oriental, le Saiss, pouvant aussi toucher les versants Sud-Est”.