Le Maroc communique beaucoup
sur le sujet de la menace terroriste au point qu’une
instrumentalisation du sujet est envisageable en raison du faible niveau
de la menace.
Pressentant la fin de Daech, Rabat a
multiplié les annonces de démantèlement de cellules terroristes. Le
nombre d’annonces était en contradiction avec les appels à des offres
touristiques qui dessinent le royaume comme un paradis pour les
vacances.
L’exagération de la menace terroriste
est justifiée par la volonté de Rabat de s’accaparer les richesses du
territoire du Sahara Occidental et d’imposer le silence de l’Occident
sur ses excès en matière de violations des droits de l’homme.
C’est ainsi que le jugement des
prétendus assassins des deux jeunes scandinaves, Maren Ueland et Louisa
Jespersen, a été remué. Le but est de rappeler l’existence d’une menace
terroriste souvent exagérée en vue d’entretenir un sentiment durable
d’insécurité.
Les autorités de Rabat ont agité cette
affaire à un moment où elles sont acculées sur deux fronts : Le Rif, où
des activistes sociaux ont été condamnés à 20 ans de prison, et le
Sahara Occidental où le Conseil de Sécurité met la pression en vue de
mettre fin à un conflit qui empoisonne la région depuis plus de 43 ans
et où le Maroc s’accommodait d’un statu quo devenu insupportable pour la
communauté internationale et les peuples de la région.




