2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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lundi 25 août 2025

De Gaza à Pise : Marah Abou Zhouri, 20 ans, 35 kilos, morte de famine
La justice italienne ne voit aucune raison d'ouvrir une enquête

 Adieu émouvant à Marah, morte en Italie victime du génocide

Une arme infâme : La Palestinienne de 20 ans, arrivée de Gaza dans un état désespéré, a été inhumée dans la province de Pise


Cérémonie funéraire pourMarah Abou Zhouri, Palestinienne de 20 ans décédée à l’hôpital de Pise. Photo Alessandro La Rocca/LaPresse

Giula Torrini, il manifesto, 21/8/2025
Traduit par Tlaxcala

« Marah signifie joie, gaieté en arabe. C’est ce que ma fille transmettait. C’était ma petite dernière, la plus jeune de ses cinq sœurs et de son frère qui m’attendent maintenant à Gaza, où je veux retourner dès que je l’aurai enterrée ». La mère de la Palestinienne de 20 ans dont la mort par malnutrition fait parler toute l’Italie est petite, polie et enfermée dans une douleur très digne. Voilée, entièrement vêtue de noir, elle porte un petit foulard palestinien que nous lui avons offert ces derniers jours, lorsque nous l’avons rencontrée pour lui apporter la solidarité de l’association « Un Ponte Per ».

Elle parle très peu, protégée par ses proches venus du Portugal, de Belgique, du Maroc et par la communauté palestinienne qui s’est précipitée de toute la Toscane pour la soutenir lors des funérailles de sa fille, morte de faim et du génocide.

Des centaines de personnes ont assisté à la cérémonie dans le « parc de la Paix » Tiziano Terzani de Pontasserchio, près de la commune de San Giuliano Terme, dans la province de Pise. Une mer de drapeaux palestiniens et de keffiehs sous un ciel humide et étouffant. De nombreux délégués des administrations de Pise et des environs, avec leurs écharpes tricolores et leurs bannières, des dizaines de journalistes, des caméras et des téléphones pour filmer le simple cercueil en bois clair, posé sur un beau tapis brodé de rouge et d’or. Des fleurs blanches, quelques tournesols et le drapeau de la Palestine recouvraient le cercueil.

Arrivée en Italie par un vol humanitaire, déjà affaiblie, épuisée par des jours de marche et atteinte d’une leucémie suspectée puis démentie par les médecins italiens, la jeune femme est décédée après moins de deux jours d’hospitalisation à Pise. Aujourd’hui, son corps repose, enterré selon la tradition musulmane, face à La Mecque, à côté du petit cimetière de San Giuliano Terme, où le maire Matteo Cecchelli lui a offert une place. « Marah est arrivée en Italie trop tard, tuée par la faim qui, pendant des mois, l’a empêchée de se nourrir correctement, à cause du génocide en cours.

Les institutions ne peuvent rester spectatrices : le gouvernement italien doit reconnaître l’État palestinien et promouvoir des actions concrètes avec la communauté internationale pour mettre fin à ce massacre », a-t-il déclaré. Israël utilise la nourriture et l’eau comme des armes, dénonce la communauté internationale depuis des mois.

Izzeddin Elzir, imam de Florence, le rappelle également : « C’est pourquoi Marah est arrivée en Italie dans un état de dénutrition avancé. Le couloir humanitaire qui l’a mise en sécurité n’a pas suffi, car elle n’avait pas mangé depuis trop longtemps. Dans la bande de Gaza, la nourriture est très rare, rationnée et de mauvaise qualité. Quand j’entends parler de droit, je me demande : l’État d’Israël n’a-t-il pas été créé par le droit international ? Si le droit international n’est pas respecté, alors on pourrait dire qu’Israël n’existe pas non plus ». Les applaudissements les plus forts et les chants du public s’élèvent sur les accusations de complicité des États occidentaux, y compris l’Italie. « Nous sommes tous complices, dit Luisa Morgantini, la vie vient de Gaza, et nous devons défendre cette vie. Le peuple palestinien est fort, habitué depuis trop longtemps à souffrir. C’est à nous qu’il revient de mener ce combat dans notre vie quotidienne ».

Tandis que la foule scande « Palestine libre » et applaudit les interventions du président de la province de Pise et de la porte-parole de la nouvelle ambassadrice de Palestine, Mona Abuamara, assise aux côtés de sa mère visiblement émue, le président de la région, Eugenio Giani, fait son apparition. Il prend la parole pour défendre les médecins toscans, les hôpitaux de Florence, Pise et Massa, excellences italiennes dans le domaine des soins aux mineurs, mais il est couvert par les sifflets et les chants. « Honte, assez d’armes pour Israël, fermez les ports aux armes, bloquez la base militaire de Coltano » sont quelques-uns des messages scandés. Mais Giani poursuit son intervention en rappelant que la région Toscane a récemment approuvé une résolution déclarant l’État de Palestine indépendant et souverain.

C’est à l’imam de Pise, Mohammed Khalil, qu’il revient de conclure et de ramener le calme dans un contexte qui, de cérémonie commémorative, s’est soudainement transformé en arène politique, nous rappelant que la cause palestinienne passe aussi par des choix politiques et partisans. « Ce n’est pas humanitaire de jeter de la nourriture sur la tête des gens. Je me souviens de ma mère dans les années 70 qui tamisait la farine parce qu’elle était pleine de vers. Nous avons le devoir de nous souvenir de Marah comme symbole de ce qui se passe à Gaza : la question palestinienne n’est pas humanitaire, mais politique ».

Nous nous rendons au cimetière pour la cérémonie d’enterrement. Et tandis que la terre tombe peu à peu sur le cercueil de la jeune Marah, qui rêvait de manger enfin un hamburger avec un Coca-Cola, qui coûte 50 dollars la canette à Gaza, le visage de sa mère semble se détendre légèrement. « Demain, je retourne à Gaza. Si je dois mourir, je mourrai sur ma terre. Je laisse ici en Italie une partie de moi-même, ma Marah, ma joie. Je vous demande de prier pour elle, si vous le pouvez ».

 


Marah Abou Zhouri : le parquet a décidé de ne pas ouvrir d’enquête

Alessandra Annoni, Francesco B. Morelli, il manifesto, 21/8/2025

Traduit par Tlaxcala

Alessandra Annoni est professeure de droit international à Ferrare, Francesco B. Morelli est professeur de droit pénal procédural à Messine

« Nous ne voyons aucun délit dans cette affaire ». C’est ainsi que, selon la presse, la procureure de la République de Pise a justifié sa décision de ne pas ordonner l’autopsie du corps de Marah Abou Zhouri, la jeune Palestinienne évacuée de la bande de Gaza le 14 août et décédée à l’hôpital de Cisanello 36 heures après son admission.

La femme était arrivée à l’hôpital avec une suspicion de leucémie, déjà exclue par les premiers examens diagnostiques ; elle pesait 35 kilos et présentait, selon les médecins, un état général de déperdition organique. Marah venait d’un territoire réduit en cendres par 22 mois de bombardements intensifs, dont le système sanitaire a été complètement détruit et où, depuis des mois, l’entrée et la distribution de l’aide humanitaire sont entravées de toutes les manières possibles.

Le 29 juillet 2025, l’IPC Global Initiative, la principale autorité internationale en matière de sécurité alimentaire, a publié un avis urgent pour signaler le risque réel et imminent de famine dans la bande de Gaza. Depuis le début des hostilités, les autorités sanitaires de Gaza ont documenté la mort par famine de 235 personnes, dont 106 mineurs. Ce type de décès est en augmentation exponentielle : 170 ont été recensés entre le 1er juillet et le 13 août. Comme l’a souligné à plusieurs reprises le secrétaire général de l’ONU, cette situation n’est pas le résultat d’une catastrophe naturelle. Il ne s’agit pas non plus d’une conséquence inévitable du conflit armé en cours. La famine à Gaza est le résultat d’un comportement humain.

Pourtant, selon le parquet de Pise, la mort de Marah ne serait pas liée à une hypothèse de crime méritant une enquête. Il faut donc exclure que cette femme ait été victime d’un génocide, un crime pourtant prévu par notre législation (article 1 de la loi 962 de 1967). La Cour internationale de justice avait déjà jugé plausible le risque de génocide à Gaza en janvier 2024 et avait intimé à Israël de lever tous les obstacles à l’entrée de l’aide humanitaire ; de nombreux experts ont désormais conclu qu’Israël commet un génocide, mais pour le parquet de Pise, cette hypothèse de crime ne mérite pas d’être approfondie.

Le parquet lui-même a manifestement estimé pouvoir exclure également la commission d’infractions « communes » qui, selon les informations et les faits révélés, auraient pu être envisagées : l’homicide volontaire ou involontaire ; la torture, en supposant que la victime ait été contrainte de subir des souffrances physiques et psychiques alors qu’elle se trouvait certainement dans un état de défense réduite, à la merci des bombes, sans nourriture ni médicaments. Enfin, la mort comme conséquence d’un autre crime. Il s’agit de crimes sur lesquels les autorités italiennes auraient eu pleine compétence, même s’ils résultent d’actes commis à l’étranger : Marah est décédée en Italie et, conformément à l’article 6 du code pénal, cela suffit pour considérer que le crime a été commis sur le territoire italien.

La déclaration de la procureure Camelio rapportée par la presse doit être évaluée dans le contexte de la Constitution et du code de procédure pénale. Pour que l’enquête puisse commencer, il n’est pas nécessaire que le procureur identifie un délit avant d’avoir effectué tout acte d’enquête. Ce qui doit ressortir, c’est une information relative à un délit, c’est-à-dire « la représentation d’un fait, déterminé et non invraisemblable, pouvant être rattaché à une infraction pénale » (article 335 du code de procédure pénale). Comme nous l’avons vu, ces éléments ne manquent pas. Et les éléments qui fondent une hypothèse concrète d’infraction ne manquent pas non plus. Les médecins italiens ont nié l’existence de la leucémie qui aurait été diagnostiquée ailleurs. Nous savons de la bouche même des professionnels de santé que le décès est survenu à la suite d’un « grave dépérissement organique », intuitivement attribuable à la malnutrition.

Nous savons que dans la bande de Gaza, l’entrée et la distribution de nourriture dans des conditions de sécurité sont interdites. Il s’agit là d’éléments factuels qui révèlent que la mort de Marah est très probablement imputable à des comportements d’autres personnes et non à des pathologies indépendantes de celles-ci, ce qui ne peut que justifier la nécessité d’une enquête.

L’obligation de poursuivre ne prétend pas qu’un délit soit diagnostiqué avec certitude au moment où il est signalé. Ce principe constitutionnel exige plutôt que les enquêtes nécessaires soient menées afin de déterminer si les indices qui fondent l’hypothèse d’un délit peuvent aboutir à sa constatation à l’issue d’un procès. La procureure aurait dû procéder à l’audition des médecins qui ont soigné la victime, de ses parents, à l’acquisition du diagnostic établi ailleurs et de tous les éléments nécessaires pour faire la lumière sur le comportement et ses responsables ; mais avant tout, l’autopsie, qui aurait pu attester la ou les causes du décès. La présence même d’autres maladies non diagnostiquées n’exclut pas l’infraction, car la maladie aurait pu provoquer la mort, telle qu’elle s’est produite, uniquement en présence de conditions, créées par d’autres, de malnutrition et d’absence de soins.

dimanche 29 juin 2025

Panique à l’aéroport de Bologne : un Marocain échappe à l’expulsion

Cette vidéo fait le buzz sur les médias en ligne italiens et internationaux depuis samedi 28 juin: elle montre un Marocain en voie d'expulsion se faisant la malle sur la piste de l'aéroport Marconi de Bologne et échappant aux policiers lancés à sa poursuite. Le ministère de l'Intérieur italien devrait dispenser des formations à la course dans les dunes de sable à ses fonctionnaires...


Voici ce que rapportent les médias italiens :

Il s’enfuit avant l’embarquement à Marconi pour éviter l’expulsion : il est recherché. Deux vols détournés

L’homme, un Marocain de 29 ans, a mis le feu à des broussailles pour semer les agents qui le poursuivaient. Conséquences pour le trafic aérien

BOLOGNE – Un Marocain de 29 ans, faisant l’objet d’une mesure d’expulsion, qui était sur le point d’être embarqué dans un avion pour être raccompagné dans son pays d’origine, a réussi à échapper aux contrôles des agents de police et à s’enfuir. Tout s’est passé peu après 18 heures samedi à l’aéroport Marconi de Bologne, lorsque, quelques minutes avant l’embarquement, l’homme s’est enfui en courant le long d’une des pistes de l’aéroport.

Pour tenter de semer les agents, l’homme a mis le feu à des broussailles. L’incendie a été immédiatement maîtrisé par les pompiers, mais cette diversion lui a permis de s’éloigner.

Des désagréments pour les voyageurs

Les vols ont subi quelques retards, car de 18 heures à 18 h 30, l’activité a été suspendue par mesure de précaution. Une fois les flammes éteintes, tout est revenu à la normale, mais à la suite du blocage, plusieurs vols ont enregistré des retards et deux, l’un en provenance d’Istanbul et l’autre de Palerme, ont été détournés et ont atterri respectivement à l’aéroport de Rimini et à celui de Forlì.

Le fugitif venait du CPR* de Gradisca

La police est toujours à la recherche du jeune homme de 29 ans. Il avait été retrouvé fin mai à Venise, sans permis de séjour. Il avait donc été expulsé, sur ordre du préfet de Venise, et conduit au CPR de Gradisca. Samedi, il a été conduit de Gradisca à Bologne par le personnel de la préfecture de police de Gorizia et a réussi à s’échapper alors qu’il s’apprêtait à monter dans l’avion.

 *Les Centri di permanenza per i rimpatri sont les centres de rétention d’étrangers en instance d’expulsion, institués par la “gauche” en 1998 sous le nom de Centri di Permanenza Temporanea et rebaptisés Centri di Identificazione ed Espulsione en 2002. Le gouvernement Meloni a allongé en 2023 la durée maximale de rétention à 18 mois et introduit une "innovation" : l’étranger en attente d’expulsion peut rester en liberté s’il paie une somme de 4 938 € [+ 52 000 Dirhams marocains]...

samedi 21 mars 2020

Aujourd'hui 800 morts en Italie


Laurent Eyraud-Chaume, débat Ensemble 05, 21/3/2020


Bonsoir, 
Je sais ce gouvernement est une calamité et le capitalisme aussi, je sais nous n'aimons pas obéir... 

Mais voici l'info du soir :

800 morts aujourd'hui en Italie. Et pas que des vieux. Soit 33 morts par heure, 1 mort toutes les 2 minutes...Je rappelle que nous sommes voisins...

Alors restez chez vous ! Faites le pour tous ceux et celles que vous aimez ! 
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samedi 8 février 2020

J’ai lu, j’ai aimé, je partage… BELLA CIAO, LA CHANSON DE LA LIBERTE






(photo : Jean Lemaitre)
BELLA CIAO, aujourd’hui chanté partout en Italie par le mouvement des « Sardines », en riposte aux dérives fascisantes de l’infect Salvini entraînant dans son sillage nauséabond, malheureusement, une bonne partie de la population. BELLA CIAO, chant emblématique de la résistance des partisans italiens durant la dernière guerre mondiale.
Voici un livre bien intéressant qui se lit en moins de trois heures, où l’auteur a beaucoup investigué pour connaître les sources de cette chanson devenue hymne universel de résistance. Il a enquêté, Pestelli, tous azimuts, interrogé des témoins , épluché quantité d’archives et, au bout de son travail, n’a pas de certitude. Le plus probable, à l’origine, il y a une belle et lointaine mélodie Klezmer, qui pourrait avoir voyagé en Europe, et avoir connu, au fil des distances parcourues, des améliorations successives.
Quant aux paroles de Bella Ciao ? Là aussi plusieurs hypothèses. Sur la même musique ont été écrites des textes qui diffèrent ; ce qui est classique, dans le registre des chansons populaires, qui se transmettent oralement, et où, au gré des circonstances, des paroles variées sont reprises sur un même air. Certains attribuent la naissance du Bella Ciao (musique) aux travailleurs des rizières. D’autres datent la chanson de la première guerre mondiale, où des paroles pacifistes auraient été dans un premier temps composées.
Ce qui est sûr, par contre : la version connue et reprise aujourd’hui (« Una mattina mi sono alzato E ho trovato l’invasor. E se io muoio da partigiano… ») remonte aux années 1943/1944 et fut alors ainsi chantée par les partisans antifascistes.
Pourquoi, s’interroge aussi l’auteur, Bella Ciao a survécu trois quarts de siècle, en étant retransmise de génération en génération, devenant symbole fort d’engagement démocratique, traduite et interprétée dans nombre de pays et en autant de langues ! A quoi cela tient ? A une musique mélodieuse, à l’attaque vive, et facile à mémoriser? A des paroles très poétiques et simples, qui durent dans le temps et touchent un espace élargi?
Personnellement, je vois de nombreuses similitudes entre Bella Ciao, et le Portugais Grândola Vila Morena (de Zeca Afonso), qui servit de détonateur à la Révolution des œillets en 1974. Une musique également puisée aux sources des traditions populaires. Des paroles non pompeuses disant de manière belle et simple la nécessité de fraternité, de liberté !
Avec ma collègue Mercedes Guerreiro, nous avons enquêté au Portugal et puis écrit un livre (réédité par les Editions OTIUM, en 2019), « Grândola Vila Morena, le roman d’une chanson ». Plus d’infos à ce propos : https://jeanlemaitre.com/232/
Jean Lemaître
(*) Pour toute commande de « BELLA CIAO » : www.antidote-publishers.be
De l’artiste musicien Carlo Pestelli, éditions Antidote (*)
10 euros, 129 pages, format poche ; traduction en français par Michèle et Nadine Rosa-Rosso
Bella Ciao fut pour la première fois interprétée en France par Yves Montand.


jeudi 27 juin 2019

Migrants : "L'humanité est en train de quitter l'Union européenne", s'alarme France terre d'asile




L'association s'inquiète du sort des migrants alors que le navire Sea-Watch a forcé le blocus des eaux territoriales italiennes pour tenter de débarquer 42 personnes. 
42 migrants sont bloqués à bord du Sea-Watch depuis deux semaines.
42 migrants sont bloqués à bord du Sea-Watch depuis deux semaines. (- / LOCALTEAM)

vendredi 8 février 2019

Hautes-Alpes : un migrant retrouvé mort au bord d'une route

Dernière minute : TAMINOU a été retrouvé mort d'hypothermie le 7 février aux alentours de 3h30 à la Vachette... RENDEZ-VOUS VOUS SAMEDI 9 FÉVRIER AU CHAMP DE MARS (Briançon) À 15h.
Ne laissons pas les montagnes devenir un cimetière.






Illustration - Des migrants marchent dans la neige au col de l'Echelle, dans les Hautes-Alpes, près de la frontière entre l'Italie et la France. / © Piero CRUCIATTI / PIERO CRUCIATTI / AFP / AFP
Illustration - Des migrants marchent dans la neige au col de l'Echelle, dans les Hautes-Alpes, près de la frontière entre l'Italie et la France. / © Piero CRUCIATTI / PIERO CRUCIATTI / AFP / AFP

Le jeune homme âgé d'une vingtaine d'années est très probablement mort de froid. Son corps a été découvert en bordure de route entre Briançon et la frontière italienne. 
Par Gilles Guérin
Le jeune homme a été découvert inconscient dans la nuit de jeudi à vendredi aux alentours de 3 heures du matin. C'est un chauffeur routier qui l'a trouvé en bordure de le RN 94 entre Briançon et Montgenèvre, un endroit situé à moins de 10 kilomètres de la frontière italienne.
Son corps gisait près d'une aire de chaînage.
D'après un témoin sité par nos confrères du Dauphiné Libéré, le jeune homme n'a pas été victime d'un accident de la route. 

C'est une patrouille de la Police aux frontières qui a prévenu les pompiers en découvrant le chauffeur routier tentant de porter secours à la victime. Souffrant d'hypothermie et en arrêt cardio-respiratoire, le jeune homme été pris en charge par les pompiers et un médecin du SAMU. Malgré les tentatives de réanimation, il a été déclaré mort à son arrivée à l'hôpital de Briançon.

Enquête ouverte

Une enquête pour homicide involontaire et non assistance à personne en péril afin de déterminer les causes et les circonstances de la mort a été ouverte par le parquet de Gap. Elle a été confiée à la brigade de recherches de Briançon. 

Dans un communiqué, le Procureur de la République de Gap précise que : 
Les premiers éléments d'identification du jeune homme décédé permettent de s'orienter vers un Togolais âgé de 28 ans ayant précédemment résidé en Italie. Selon des témoignages recueillis auprès d'autres migrants, il serait parti à pieds de Clavières avec un groupe de plus d'une dizaine d'hommes pour traverser la frontière nuitamment. Présentant des signes de grande fatigue, il était déposé auprès de la N94 par certains de ses compagnons de route qui semblent avoir été à l'origine de l'appel des secours.

Une autopsie sera pratiquée mardi 08 février 2019 à l'institut médicolégal de Grenoble.

En décembre dernier, plusieurs associations caritatives, qui dénoncent "l'insuffisance de prise en charge" des migrants qui tentent de franchir la frontière franco-italienne vers Briançon, avaient dit leur crainte de nouveaux morts cet hiver.
 
Rappelons que porter secours aux migrants est interdit en France. 10 maraudeurs ont déjà été inculpés pour assistance à personnes en danger ![ndlr Solidmar]

***
 

L'équipe de Tous Migrants

samedi 12 janvier 2019

Enquête. Comment l’Europe et la Libye laissent mourir les migrants en mer (video)

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[Attention : certaines images pourraient heurter la sensibilité des spectateurs.]

Il y a un peu plus d’un an, le 6 novembre 2017, une fragile embarcation sombre en mer avec à son bord 150 migrants partis de Tripoli pour tenter de rejoindre l’Europe. La plupart d’entre eux sont morts. Avec l’aide de Forensic Oceanography – une organisation créée en 2011 pour tenir le compte des morts de migrants en Méditerranée – et de Forensic Architecture – groupe de recherche enquêtant sur les violations des droits de l’homme –, le New York Times a retracé le déroulement de ce drame, dans une enquête vidéo extrêmement documentée.
Depuis l’accord passé en février 2017 entre la Libye et l’Italie, confiant aux autorités libyennes le soin d’intercepter les migrants dans ses eaux territoriales, le travail des ONG intervenant en mer Méditerranée avec leurs bateaux de sauvetage est devenu extrêmement difficile. Ces dernières subissent les menaces constantes des gardes-côtes libyens, qui, malgré les subventions européennes et les formations qu’ils reçoivent, n’ont pas vraiment pour but de sauver les migrants de la noyade. Ainsi, en fermant les yeux sur les pratiques libyennes régulièrement dénoncées par les ONG, l’Europe contribue à aggraver la situation et précipite les migrants vers la noyade, s’attache à démontrer cette enquête vidéo publiée dans la section Opinions du New York Times. Un document traduit et sous-titré par Courrier international.

mercredi 3 octobre 2018

Le maire de Riace, ville d’accueil pour les migrants, doit être immédiatement libéré

Le film Un paese di Calabria nous avait montré comment Riace, commune du sud de l’Italie en déclin, revivait avec l’accueil de migrants. En 2016, le magazine Fortune mettait le maire de la ville, Mimmo Lucano, dans sa liste des cinquante plus grands leaders mondiaux.
Ce matin 2 octobre, Mimmo Lucano a été arrêté au prétexte de favoriser l’immigration clandestine. Un nouveau pas du ministre de l’Intérieur italien, Matteo Salvini, qui déclarait, il y a quelques semaines de cela, qu’il irait à Riace lorsque Mimmo Lucano n’en serait plus le maire. Après la fermeture des ports italiens aux migrants secourus en mer, le leader d’extrême droite poursuit dans la voie de la criminalisation de leur accueil. La Ligue des droits de l'Homme interpelle les responsables européens pour qu'ils demandent à l'Italie de respecter le droit d'accueil des migrants. Elle demande au président de la République d’intervenir auprès du gouvernement italien pour la libération immédiate de Mimmo Lucan.

Lire aussi : https://www.courrierinternational.com/article/lucano-le-maire-italien-qui-accueillait-les-refugies-condamne-lexil?

mardi 18 septembre 2018

Erri de Luca: «Des crimes de guerre par temps de paix»

Par

Poète, romancier et alpiniste, Erri de Luca est aussi une figure de la scène publique italienne, ancien militant d’extrême gauche, opposant aux grands travaux et aujourd’hui contempteur de la politique anti-migrants déployée par le gouvernement.
Erri de Luca.
Erri de Luca
Erri de Luca est célèbre pour son œuvre de romancier, poète, traducteur et exégète de la Bible. Il a aussi été de la plupart des combats de la gauche politique italienne, depuis son engagement au sein du mouvement révolutionnaire Lotta Continua à son opposition au projet de ligne à grande vitesse Lyon-Turin qui lui a valu un procès de la société franco-italienne LTF (Lyon Turin Ferroviaire), pour avoir appelé au « sabotage » du chantier, un terme sur lequel il s’explique dans La Parole contre.

Aujourd’hui engagé en faveur des migrants, des deux côtés des Alpes puisqu’il avait soutenu Cédric Herrou et lancé un appel en faveur des « trois de Briançon », il est devenu l’un des opposants les plus cinglants du gouvernement de coalition entre la Ligue du Nord et le Mouvement Cinq Étoiles. Entretien à l’occasion de son passage à Paris. 
 Vous avez critiqué, à plusieurs occasions, la pente prise par la politique italienne depuis le gouvernement de coalition entre la Ligue du Nord et le Mouvement Cinq Étoiles. Quel est votre sentiment aujourd’hui ?
Erri de Luca : Un sentiment nouveau, un sentiment politique que je ne connaissais pas, alors que j’en ai connu de très nombreux, qui est le dégoût. Il se concentre sur le ministre de l’intérieur, Matteo Salvini, mais concerne l’ensemble du gouvernement, issu de l’invention d’une coalition qui n’existait pas avant les élections et qui n’a pu être mise sur pied qu’en trahissant les promesses de campagne et en forçant abusivement les données électorales. La Ligue du Nord faisait partie d’une coalition de droite avec deux autres partis qui ont été éliminés et sont passés dans l’opposition.
C’est donc une coalition fragile, de partis qui ne font que continuer la campagne électorale qui leur a permis d’accéder – très provisoirement – au pouvoir. Même eux sont conscients que, dans un futur proche, les électeurs devront être rappelés aux urnes, d’autant qu’il est probable que la Ligue favorise un tel scénario parce qu’elle a le vent en poupe dans les sondages.

Comment se fait-il que Matteo Salvini soit celui qui donne le ton de la politique transalpine, davantage que le président du conseil Giuseppe Conte ou Luigi Di Maio, appartenant tous deux au Mouvement Cinq Étoiles, arrivé largement en tête aux élections de mars ?
En intransigeance sur les questions migratoires qui sont devenues le centre de la politique italienne, alors que ce devrait être un sujet secondaire. Il n’y a aucune « invasion », comme on l’entend. Le contraire est vrai. Plus de cinq millions d’Italiens sont enregistrés à l’étranger, sans compter tous ceux qui vivent hors des frontières sans être enregistrés officiellement. Celles et ceux qui veulent s’installer en Italie ne représentent même pas la moitié de ce chiffre. Cette prétendue invasion n’est qu’une comptine pour enfants, juste bonne à effrayer les gens qui aiment se faire peur. Je viens d’une époque où le courage était obligatoire, et aujourd’hui je vis une époque où la peur est devenue obligatoire. La peur est devenue un refuge.
migrants-graph
Si vous êtes dans votre maison et que vous entendez un bruit suspect, est-ce que vous vous cachez sous votre lit ou est-ce que vous allez voir ce qui se passe ? Une fois que vous avez vu que ce bruit suspect est le produit de causes accidentelles qui ne remettent pas en question les fondations de votre maison, il devient possible de surmonter la peur, de la ridiculiser. Mais je vis dans un pays et une époque où les personnes qui ont peur jouissent de ce sentiment et le transforment en haine et hostilité envers les plus faibles. On parle du gouvernement italien comme ayant une « ligne dure ». Mais les durs, ce sont ceux qui se battent contre plus forts qu’eux. Ceux qui exhibent leur force contre les plus faibles ne sont que des couards.

mardi 31 juillet 2018

Agressions racistes en Italie : Matteo Salvini entretient un "climat relativement malsain"


Christophe Bouillaud, professeur de sciences politiques à l’IEP de Grenoble et spécialiste de la vie politique italienne a réagi sur franceinfo à la vague d'agressions racistes en Italie.
 Matteo Salvini, le ministre de l\'Intérieur italien, le 25 juin 2018 à Rome.
 Matteo Salvini, le ministre de l'Intérieur italien, le 25 juin 2018 à Rome. (TIZIANA FABI / AFP)
Pour le ministre de l’Intérieur italien, Matteo Salvini, "il n’existe pas de racisme en Italie, mais juste un problème d’immigration", analyse sur franceinfo Christophe Bouillaud, professeur de sciences politiques à l’IEP de Grenoble et spécialiste de la vie politique italienne, au sujet de la vague d'agressions racistes en Italie ces dernières semaines.
Accusé d’alimenter un climat d’intolérance, Matteo Salvini a déclaré qu’il se tiendrait toujours "aux côtés de celui qui subit les violences", tout en niant l’ampleur du phénomène en Italie. Une "arme politique" souvent utilisée par son parti, la Ligue du Nord, souligne Christophe Bouillaud.

franceinfo : Comment qualifier le climat actuel en Italie ?
Christophe Bouillaud : On peut dire que le climat est relativement malsain dans la mesure où le gouvernement voit la présence d’un ministre de l’Intérieur pour lequel il n’existe pas de racisme en Italie, mais juste un problème d’immigration. Pour lui, les Italiens ne sont pas racistes, il n’est pas raciste bien sûr lui-même, les gens qui l’accusent de racisme ont complètement tort, et le seul problème qu’il peut y avoir en Italie c’est une immigration qui a été incontrôlée et qu’il s’agit maintenant de contrôler. Par ailleurs, il souligne l’importance de la délinquance d’origine immigrée, qui semble pour lui le problème principal de l’Italie, ou au moins un des problèmes principaux.
Depuis quand est-ce que la question du racisme existe dans le débat italien ?
C’est une question relativement nouvelle. C’est seulement qu’au début des années 1990, lorsque l‘Italie est devenue un pays d’immigration, que l’on s’est rendu compte que le racisme pouvait exister, et qu’en particulier le racisme pouvait être instrumentalisé par un parti politique. La Ligue du Nord est le parti, en Italie, qui a instrumentalisé le premier le racisme. Et contrairement à ce qu’on pourrait croire, ce ne sont pas les héritiers du néofascisme qui ont commencé à utiliser le racisme et la xénophobie comme arme politique, c’est bien la Ligue du Nord à l’époque d’Umberto Bossi. Déjà à l’époque, beaucoup de militants antiracistes dénonçaient très fortement cet entrepreneur du racisme qu’était la Ligue du Nord de l’époque.

Vous parliez de l’instrumentalisation du racisme par la Ligue du Nord. Et aujourd’hui, Matteo Salvini a utilisé des mots de Benito Mussolini. On a le sentiment qu’il s’amuse à mettre de l’huile sur le feu, qu’en pensez-vous ?
Bien sûr. En fait, toute la technique de communication de Salvini est de bien montrer aux Italiens que des gens le haïssent. Et comme il le dit, il répond avec de l’amour. Il s’agit de signaler aux électeurs italiens que c’est bien la personne qu’il faut, dans la mesure où il s’oppose à d’autres gens.
Peut-on dire que la Ligue du Nord de Matteo Salvini écrase pratiquement toute autre parole politique ?
Oui, c’est largement vrai. Un peu moins dans les toutes dernières semaines dans la mesure où maintenant il y a, en discussion au Parlement, ce qu’ils appellent "le décret d’unité", qui doit réformer le marché du travail et qui permet au Mouvement 5 étoiles de Luigi di Maio d’être un peu plus à la pointe de l’actualité.
Mais c’est vrai que les premières semaines du gouvernement Ligue – Mouvement 5 étoiles ont été extrêmement marquées par le poids de Matteo Salvini. Cela correspond aussi à une extraordinaire demande de la part des électeurs. C’est-à-dire que les sondages d’opinions lui sont extrêmement favorables. Matteo Salvini est d'autant plus populaire que le gouvernement est déjà impopulaire. Et il est populaire parce qu’il a un discours contre l’immigration qui est approuvé par 60 à 70% des Italiens.

mardi 15 mai 2018

COMMUNIQUÉ DE PRESSE : Graves infractions des forces de police. Mort d'une jeune migrante Nigériane


HAUTES ALPES

Lundi 7 mai, aux alentours de 5h du matin, un groupe composé de trois personnes étrangères, dont deux  hommes et une jeune femme, marchaient en suivant la nationale 94 en direction de Briançon. La jeune femme marchait difficilement du fait de douleurs aux jambes et était souvent aidée par les deux jeunes hommes.  
À la hauteur du hameau de La Vachette, 5 policiers dissimulés dans les fourrés ont surgi brusquement sur la route nationale en allumant des torches électriques et en criant « police, police ». Les 3 personnes étrangères se sont alors enfuies à travers champ en direction du village où elles se sont dispersées, poursuivies par les policiers.
L’un des deux hommes est interpellé vers l’église. Les policiers sillonnent ensuite le village pendant plusieurs heures. La jeune femme ne donne plus aucune nouvelle d’elle depuis ce jour. En toutes hypothèses, les 5 policiers sont les dernières personnes à l'avoir vu vivante.  Mercredi 9 mai, le corps d'une jeune femme est retrouvé dans la Durance une dizaine de kilomètres plus en aval.
La jeune femme disparue depuis lundi 7 mai s’appelle Mathew BLESSING. Elle est âgée de 21 ans et de nationalité nigériane.
Les informations que nous avons recueillies font ressortir plusieurs éléments précis et circonstanciés qui pourraient relever des infractions suivantes :
Mise en danger délibéré de la vie d’autrui par le manquement à une obligation particulière de sécurité ou de
prudence, en l’espèce en organisant de nuit une poursuite à l’encontre de personnes de nationalités
étrangères dans une zone dangereuse. Faits prévus et réprimés par l’article 223-1 du Code Pénal.
Homicide involontaire par imprudence, négligence, ou manquement à une obligation de sécurité, en l’espèce en ayant conscience du danger de mort encouru par une chute dans la rivière, faits prévus et réprimés par l’article 221-6 du Code Pénal.
Violence volontaire ayant entrainé la mort sans intention de la donner, faits prévus et réprimés par l’article 221-6 du Code Pénal.
Non-assistance à personne en danger, en l’espèce en ayant omis de signaler aux services de secours ladisparition d’une personne dans un environnement dangereux, faits prévus et réprimés par l’article 223-6 du
Code Pénal.
Discrimination d’une personne en raison de son physique ou de son apparence, faits prévus et réprimés par l’article 225-1 du Code Pénal.

mercredi 29 novembre 2017

solitary watch : Journées nationales des prisons

Rnt..
Dans le cadre des Journées nationales des prisons ( https://www.jnp-ndg.be/index.php/fr/ ), une rencontre avec deux femmes qui font un travail de terrain dans les prisons et dans les quartiers populaires aux Etats-Unis et en Italie. 
Une rencontre pour apprendre et débattre de la situation carcérale dans leurs pays. Un échange sur les solidarités qu’elles essaient de mettre en pratique face à la prison et aux violences urbaines. 
Cette soirée sera aussi l’occasion pour vous présenter le projet Génépi Belgique. (voir présentation plus bas) 


lifelines to solitaryMarlies Talay est la coordonnatrice de Lifelines to Solitary à l‘organisation Solitary Watch 
(http://solitarywatch.com/ ;http://solitarywatch.com/about-lifelines/ ), où elle supervise un programme national d’écriture de lettres en prison aux États-Unis, reliant les personnes détenues en isolement aux correspondants externes. Elle est également impliquée dans Photo Requests From Solitary, dans laquelle les détenu(e)s en isolement peuvent demander une photo du monde extérieur. 
Auparavant, Marlies a travaillé à Brooklyn, New York, dans le cadre d’une initiative communautaire de réduction de la violence appelée Save Our Streets Brooklyn https://www.facebook.com/sosbrooklyn/ ). Marlies est passionnée par la réforme pénitentiaire, l’antiracisme et l’activisme communautaire. Elle poursuit actuellement ses études en criminologie à la KU Leuven en Belgique.

 Giulia Torbidoni est une journaliste italienne, correspondante à Bruxelles pour AlaNews-Ansa.