2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

Affichage des articles dont le libellé est Allemagne. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Allemagne. Afficher tous les articles

mardi 9 mars 2021

Rabat joue de la lutte contre le terrorisme

Après avoir joué de son alignement sur les puissances occidentales dans leur lutte contre le communisme, le régime marocain s’est trouvé vidé de toute substance à la chute de l’URSS. Il fallait trouver d’autres justifications à sa politique sécuritaire et sa répression des libertés.  
 
Après avoir joué de l’émigration et de la drogue pour faire chanter l’Espagne et la France, et leur soutirer les prébendes, les équipements et les armes, Rabat joue à présent, de la lutte contre le terrorisme en faisant la plus grande publicité du démantèlement récurrent de cellules terroristes sur territoire marocain. Des opérations douteuses qui ne trompent plus grand monde, entourées qu’elles sont, de la plus grande opacité et dont on ne voit jamais la suite, une fois l’effet d’annonce passé. Si le subterfuge semblait prendre avec des états complices comme la France ou l’Espagne, l’Allemagne qui n’ignore rien du Maroc pour avoir accueilli sur son sol, le plus gros des rifains fuyant la répression et la misère, nourrit le plus grand doute à propos de l’honnêteté de Mohammed VI et sa garde rapprochée. La démocratie allemande dont les services secrets font partie des meilleurs au monde, semble avoir démasqué le Makhzen et éventé ses tentatives lamentables de marchandage de la cause du Sahara, son fonds de commerce. Berlin a battu, avec un grand succès, le rappel de ses partenaires européens, les sensibilisant aux manigances du Makhzen honni et ses sombres desseins. Comme de coutume, lorsque l’escroquerie est éventée, son auteur enrage. L’histoire ne s’arrêtera certainement pas à l’épisode de la « requête Bourita ». Démasqué à l’international, comme on l’a vu avec la suppression par Facebook de centaines de comptes aux ordres, Mohammed VI fait face à une campagne sans précédent de contestation à l’intérieur en raison de sa répression des libertés et son emprisonnement des journalistes et des consciences dont le plus grave reste le cas de Maati Monjib. Un cas qui rappelle étrangement celui de Moncef Marzouki, harcelé, emprisonné, condamné. On connaît la suite !



  • dimanche 26 mai 2019

    Halte aux exportations d'armes vers l'Arabie saoudite, défendons la liberté de la presse !

     par Yannick Jadot/Sven Giegold, têtes de liste des écologistes en France et en Allemagne pour les élections européennes
    Le 14 avril 2019, des journalistes français ont publié sur www.disclose.ngo une enquête confirmant que des systèmes d'armes français étaient bien utilisés dans la guerre au Yémen. Et ce alors même que les ministres du gouvernement Macron tentaient de rassurer l'opinion publique, arguant que les armes françaises ne seraient pas utilisées par l'Arabie saoudite dans sa guerre au Yémen, et qu’elles n’avaient qu’une vocation défensive. Pourtant, les services de renseignements militaires français avaient rédigé une analyse détaillée de la manière dont les Saoudiens utilisaient les armes au Yémen, contredisant le discours officiel. Pour avoir révélé ce document classé « secret défense », deux journalistes de Disclose et un journaliste de Radio France ont été convoqués par la DGSI et une procédure judiciaire pour trahison du secret défense a été ouverte : cette tentative d’intimidation est une grave atteinte à la liberté de la presse, alors même que les ministres qui ont menti n’ont pas été inquiétés. 
    Geoffrey Livolsi et Mathias Destal de Disclose.ngo ont été avertis dans cette convocation que les infractions qu'ils sont soupçonnés d'avoir commises sont passibles d'une peine de prison de cinq ans et d'une amende pouvant atteindre 75.000 euros. Face à cette menace brandie contre le 4ème pouvoir qu’est la presse, des journaux, des chaînes de télévision et des agences de presse françaises ont fait front commun pour dénoncer cette injustice démocratique. Ces journalistes méritent une médaille, pas la prison, d’autant plus qu’ils ont fait leur travail dans le respect de la déontologie de leur profession, sans même mettre en danger les membres des services français. Nous nous étonnons qu’Emmanuel Macron - pourtant si prompt à dénoncer les dérives illibérales d’un Viktor Orban - cautionne l’éventuelle condamnation de journalistes lanceurs d’alerte, sapant ainsi les principes fondamentaux de l’État de droit alors même que l’Union Européenne vient de se doter d’une directive visant à protéger les lanceurs d’alerte. Une directive qui n’aurait pu voir le jour sans la détermination des écologistes européens, mais qui a été sapée par les États membres qui ont introduit au dernier moment des négociations une exception relative à la sécurité nationale. C’est pourquoi les écologistes européens demandent aux Parlements nationaux de ne pas transposer ces limitations dans le droit national : ils n’en ont pas l’obligation.
     Mais ces poursuites engagées contre les journalistes ne sont pas le seul problème que cette affaire révèle : les exportations d'armements de la France et de l'Allemagne vers l'Arabie saoudite sont contraires au droit européen puisque les ministres des affaires étrangères des pays de l'UE avaient adopté - sous la Présidence française de l’UE - huit critères européens contraignants en matière d'exportation d'armements. Le deuxième critère de cette position commune 2008/944/PESC oblige les 28 États membres à refuser d’accorder des licences de vente d'armement lorsqu'il existe un risque évident que la technologie soit utilisée pour commettre des crimes de guerre et autres violations graves des droits humains et du droit humanitaire. Le quatrième critère ajoute qu'en cas de risque manifeste que le destinataire utilise les armes de manière agressive contre un autre État ou que leur transfert mette en danger la stabilité régionale, la licence soit également refusée. L'ONU a identifié de nombreux crimes de guerre commis au Yémen par l'Arabie saoudite depuis 2015, mais aussi les Émirats Arabes Unis et d'autres pays de la coalition, qui ont reçu des dizaines de milliards d'euros d’armements français. De l’aveu même de l’ONU, cette guerre menée par les Saoudiens est la pire crise humanitaire que vit le monde actuellement, le blocus naval et aérien imposé ayant provoqué la famine et l’apparition du choléra. Conclusion : le non-respect des critères de l'UE en matière d'exportation d'armes est clair, documenté et évident, les exportations sont donc illégales. Cet état de fait va à rebours des engagements d’Emmanuel Macron pour une Europe aussi forte que souveraine, et ce sont exactement ces incohérences nationales qui mettent à mal le projet européen et le droit qui l’a structuré.