2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

Affichage des articles dont le libellé est Tawfiq BOUACHRINE. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Tawfiq BOUACHRINE. Afficher tous les articles

jeudi 26 mai 2022

Maroc: Soulaimane Raissouni est en prison depuis 2 ans


Maroc:  2 ans ...

Tawfiq Bouachrine,            Soulaïmane Raïssouni,             Omar Radi


C’est un bien triste anniversaire que l’on a fêté hier. Cela fait maintenant deux années que Soulaimane Raissouni est en prison. Une opportunité pour revenir sur les circonstances qui m’ont amené à le connaitre, le respecter et l’admirer.

“Je souhaiterais réaliser un entretien sur l’histoire du Journal Hebdomadaire” C’est par cette requête que j’ai connu Soulaimane Raissouni. Il était encore à Al Massae. J’ai commencé par refuser. Je ne le connaissais pas vraiment, mais son journal, oui. J’avais du mal avec cette presse qui usait de pugnacité avec tout le monde sauf avec ceux qui la méritaient le plus -le complexe de rentiers et de sécuritaires qui tient le pays. Je doutais de sa promesse de publier mes réponses fidèlement. Pour me convaincre de son intérêt, il offrait de se déplacer en Tunisie où je me trouvais pour une conférence.

Comme souvent dans ces circonstances, je recours à mon père. Son nez pour le makhzénisé ou, plus utile encore, le makzanizable, lui faisait rarement défaut. Je n’ai pas pu finir ma question qu’il me disait d’y aller les yeux fermés. Selon Si Khalid, Soulaimane était un “vrai”.

Mon admiration pour sa probité et son courage n’ont cessé de grandir depuis. J’en suis venu à le considérer comme le meilleur éditorialiste marocain de ces dernières années. Son travail de militant des droits de l’homme et son expérience de journaliste lui ont forgé la capacité d’analyse et l’intelligence nécessaire pour écrire comme les marocains ont besoin qu’on leur écrive. Avec une plume courageuse et respectueuse de leur intelligence. C’est, je crois, la raison de ses malheurs.

Contre vents et marées, il a cru qu’une presse indépendante était possible au Maroc. Quand on lance un nouveau média, comme il l’a fait à un moment, et qu’on a les engagements éditoriaux sans compromis comme les siens, c’est qu’on a la foi. Il a été jusqu’au bout de ses convictions. Certains diraient son engagement déraisonnable. Critiquer les puissants lorsque ceux-ci ne rechignent devant rien ou presque pour vous faire taire, n’est ce pas là le signe de l’inconscience ? Peut être. Mais rien n’a jamais changé sans cette inconscience là.

Soulaimane est-il innocent des crimes dont l’accuse l’Etat? J’en suis persuadé. Mais ma conviction n’a aucune importance. Ce qui en a, c’est le comportement du complexe Judiciaro-Policier à son égard. En l’occurrence, La vindicte de l’Etat n’est pas seulement évidente, elle est ostentatoire.

Les tenants de notre ordre policier et judiciaire veulent que vous le sachiez : Les principes élémentaires du droit ne vous protégent pas lorsque vous les fâchez. L’injustice décomplexée de L’État n’est pas seulement un moyen pour condamner les critiques du régime. Elle en est aussi une fin.

Le traitement inique des affaires Soulaimane Raissouni, Omar Radi, Nacer Zefzafi est un message en soi.

S’élever contre le sort fait à ces éclaireurs de la liberté signifie notre rejet de ce message. Notre refus que la Loi soit un outil de répression aux bénéfices des puissants plutôt qu’un instrument de Justice équitable.

Aboubakr Jamaï

 

lundi 15 octobre 2018

L'internationalisation des droits humains au Maroc Zefzafi à Strasbourg et Bouachrine à Genève


Par Maâti Monjib ,   alquds.co.uk , 12/10/2018         Rachid Oufkir(traduction)
    
        
L’image contient peut-être : 1 personne, plein air 





















Nasser ZEFZAFI a été présélectionné pour la phase finale du Prix Sakharov pour la liberté de l'esprit, que le Parlement européen décerne chaque année à des personnalités ou des institutions qui ont fait preuve d’un travail désespéré pour les droits humains ou une résistance efficace et dangereuse pour défendre la liberté de pensée et d'expression.
De nombreuses personnalités distinguées ou des militants qui ont souffert de la même façon afin de défendre leur liberté ou la liberté d'autrui, ont reçu ce prix international. Parmi eux se il y a le dirigeant sud-africain Nelson Mandela, qui a passé 27 ans dans les anciennes prisons d’apartheid et qui a mené son pays vers une véritable démocratie et une réconciliation. L'écrivain palestinien Izzat GHAZZAWI a également reçu ce prix, il a souffert pour avoir pris la défense des droits et de la liberté de son peuple contre l'occupation israélienne, et a signalé à plusieurs reprises son horrible détention après son décès, deux ans après son couronnement, il n'avait que 50 ans. Dans de nombreux cas, ce prix est décerné à ceux qui ont été soumis à la torture et à l'humiliation par un régime injuste tout en refusant le silence , la démission et la soumission malgré tout. C'est le cas des deux personnalités susmentionnées, qui recoupent, à certains égards, le cas de Nasser ZEFZAFI, qui a été arrêté, torturé et humilié de la pire des façons et malgré cela il a persisté sur la voie de la vérité, y compris devant le tribunal composé de ses contempteurs et les contempteurs de la liberté.
La popularité de ZEFZAFI au Maroc a augmenté et sa sympathie a augmenté dans le monde, notamment en Europe, où vivent des millions de Marocains, y compris des centaines de milliers rifains, depuis qu'il a déclaré devant le juge qu'il avait été agressé sexuellement par ses ravisseurs le jour de son arrestation, cela est arrivé le troisième jour du mois de ramadan de l'année dernière. L'une des conséquences de la diffusion de cette douloureuse nouvelle est que ZEFZAFI est considéré comme un martyr vivant du mouvement. Certaines personnalités politiques européennes, dont certaines d'origine marocaine, ont été associées à des comités de soutien au mouvement rifain aux Pays-Bas, en Belgique et en France afin de persuader un groupe de démocrates européens d'honorer le leader opposant rifain. Ainsi, une équipe réunissant la gauche et les Verts au Parlement européen a pris part à la nomination de ZEFZAFI au prix Sakharov.