Quatre collégiens de Vitry-sur-Seine
racontent à Mediapart leur arrestation, les coups, les insultes et la
garde à vue injustifiée de trois d’entre eux, il y a deux semaines. Les
familles portent plainte auprès du parquet de Créteil. Enquête ouverte.
Au moment où le gouvernement admet enfin l’existence du problème, une
nouvelle affaire de violences policières et d’insultes racistes et
homophobes va être portée à la connaissance de la justice. Cette
fois-ci, les victimes sont quatre jeunes mineurs, élèves de troisième
âgés, de 14 à 15 ans, domiciliés à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne). Deux
sont d’origine maghrébine, l’un est noir, le quatrième blanc aux cheveux
bruns. Ils viennent de subir une arrestation, ont été menottés,
humiliés, menacés, insultés, l’un a été giflé, les trois autres ont
passé plus de 24 heures en garde à vue avant d’être mis hors de cause,
selon des informations obtenues par Mediapart et France Inter.
Quatre plaintes pour des faits de « détention arbitraire », « injures à caractère raciste et homophobe », « discriminations », et « violences volontaires par personnes dépositaires de l’autorité publique » ont été adressées lundi 8 juin au parquet de Créteil par Jérôme Karsenti, l’avocat des familles. Une double enquête administrative (l’une sur les injures racistes, l’autre sur les droits en garde à vue) a déjà été ouverte par la préfecture du Val-de-Marne, alertée par la députée Mathilde Panot (LFI).
Quatre plaintes pour des faits de « détention arbitraire », « injures à caractère raciste et homophobe », « discriminations », et « violences volontaires par personnes dépositaires de l’autorité publique » ont été adressées lundi 8 juin au parquet de Créteil par Jérôme Karsenti, l’avocat des familles. Une double enquête administrative (l’une sur les injures racistes, l’autre sur les droits en garde à vue) a déjà été ouverte par la préfecture du Val-de-Marne, alertée par la députée Mathilde Panot (LFI).





