2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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samedi 13 juin 2020

Insultes racistes et homophobes, garde à vue injustifiée pour des mineurs de 14 à 15 ans du Val-de-Marne

Par
Quatre collégiens de Vitry-sur-Seine racontent à Mediapart leur arrestation, les coups, les insultes et la garde à vue injustifiée de trois d’entre eux, il y a deux semaines. Les familles portent plainte auprès du parquet de Créteil. Enquête ouverte.

Au moment où le gouvernement admet enfin l’existence du problème, une nouvelle affaire de violences policières et d’insultes racistes et homophobes va être portée à la connaissance de la justice. Cette fois-ci, les victimes sont quatre jeunes mineurs, élèves de troisième âgés, de 14 à 15 ans, domiciliés à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne). Deux sont d’origine maghrébine, l’un est noir, le quatrième blanc aux cheveux bruns. Ils viennent de subir une arrestation, ont été menottés, humiliés, menacés, insultés, l’un a été giflé, les trois autres ont passé plus de 24 heures en garde à vue avant d’être mis hors de cause, selon des informations obtenues par Mediapart et France Inter.
Quatre plaintes pour des faits de « détention arbitraire », « injures à caractère raciste et homophobe », « discriminations », et « violences volontaires par personnes dépositaires de l’autorité publique » ont été adressées lundi 8 juin au parquet de Créteil par Jérôme Karsenti, l’avocat des familles. Une double enquête administrative (l’une sur les injures racistes, l’autre sur les droits en garde à vue) a déjà été ouverte par la préfecture du Val-de-Marne, alertée par la députée Mathilde Panot (LFI).

jeudi 3 mai 2018

Val-de-Marne : Pierre Richard au chevet de l’épouse désespérée


>Île-de-France & Oise>Val-de-Marne|Lucile Métout (@lucilemetout)| 1/5/2018
Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), à l’hôtel de ville ce mardi. A l’issue de leur tête-à-tête, l’acteur Pierre Richard s’est dit « parfaitement admiratif » du courage de Claude Mangin. LP/Lucile Métout

 

Claude Mangin, épouse du prisonnier politique sahraoui Naâma Asfari, débutait ce mardi son 14e jour de grève de la faim à Ivry. Elle réclame aux autorités marocaines le droit de voir son mari au parloir.

A l’issue de leur tête-à-tête improvisé, il s’est dit « parfaitement admiratif de son courage ». Inutile de le préciser : ses yeux clairs l’avaient déjà trahi. Le charismatique Pierre Richard était au chevet de Claude Mangin ce mardi à Ivry-sur-Seine. Arrivé peu avant 12 h 30, à l’hôtel de ville où elle est hébergée depuis le 18 avril, le comédien a salué la détermination de cette femme diminuée par son « jeûne de la résistance ».
Claude Mangin a débuté une grève de la faim voilà deux semaines. A dix jours de son 62e anniversaire, cette militante ivryenne demande à voir son mari en prison. Naâma Asfari est incarcéré au Maroc en raison de son engagement pour le Sahara libre. Il purge une peine de 30 ans d’enfermement prononcée sur la base d’aveux signés, assure-t-il, sous la torture.

« On ne peut pas refuser à une femme de voir son mari »

Claude Mangin n’a pas vu son époux depuis 22 mois car elle est interdite de territoire marocain. Expulsée du pays pour la quatrième fois le 16 avril dernier, elle tente « le geste de la dernière chance ». « Une arme non-violente, souligne cette enseignante, qui finit tout de même par atteindre mon corps. Lundi, tous les indicateurs étaient en baisse : température — j’ai très froid aux mains —, poids, tension et rythme cardiaque. »
Mais l’épouse obstinée n’entend pas baisser les bras. « Je veux obtenir mon droit de visite », a-t-elle martelé face à Pierre Richard. Une personnalité qu’elle sait sensible à son combat mais pas seulement. Le « Grand Blond », à l’affiche des comédies La Ch’tite famille et Mme Mills début 2018, a multiplié les déplacements au Sahara Occidental et les prises de parole en faveur de « l’autodétermination ».
« Je connais depuis plusieurs années la cause de ce peuple qui ne veut absolument pas se coucher malgré toutes les horreurs qu’on lui fait subir, a expliqué l’homme de 83 ans ce mardi. Si, en plus, vous étalez votre générosité et votre courage, [les autorités marocaines] sont encore plus mauvaises. Mais ce que je dis aujourd’hui n’est même pas politique : on ne peut pas refuser à une femme de voir son mari. Même Al Capone y avait droit ! »


mercredi 20 septembre 2017

La répression dans le Rif débarque à l'Assemblée nationale française

http://questions.assemblee-nationale.fr/q15/15-726QE.htm
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A l'Assemblée nationale, la députée de Val-de-Marne, membre de La France insoumise, Mathilde Panot, a interpellé, via la procédure de la question écrite, le gouvernement français sur le mouvement citoyen rifain. La question écrite N° 726 est destinée au Ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, Jean Yves Le Drian, du gouvernement d’Édouard Philippe (15ème législature) et elle a été publiée au JO le 15/08/2017, page 4140
"Mme la députée s'interroge sur les options principielles qui guident le Gouvernement dans ce dossier. Est-il guidé par une compréhension légitime des intérêts de la France qui s'articulent parfaitement avec le respect universel des droits de l'Homme et qui voit en le développement et en l'émancipation des populations du sud de la Méditerranée une condition du propre salut français ? Ou bien est-il englué dans un louvoiement inavouable que commande le service des intérêts des grands groupes du CAC 40 ? Son interrogation est d'autant plus vive que le Gouvernement a déjà commis, le 7 juin 2017, la faute de bafouer la loi de la République en s'inclinant devant des relais du Makhzen venus perturber le rassemblent légal et autorisé des associations marocaines des droits de l'Homme et de relayer en leur direction, à Paris même, l'infâme accusation de « traîtrise » que le Royaume semble accoler à toute revendication de liberté, de dignité et de justice sociale. Elle souhaite donc connaître son opinion sur cette question "
La question
Mme Mathilde Panot interroge M. le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères sur le traitement de la question du mouvement social dans le Rif. Le 14 juin 2017, à Rabat, en réponse à une question du journaliste Bertrand Gallicher, le Président Macron se disait rassuré sur le respect des droits constitutionnels des sujets du roi du Maroc, et engageait celui-ci, devant la presse, sur la voie de l'apaisement en ajoutant que « la discussion qu [et 'ils ont] eue ne [lui] donn[ait] pas lieu de craindre,(...), à une volonté de répression quelle qu'elle soit ; mais, plutôt d'une réponse dans la durée et sur les causes profondes sur ce qui est advenu. ». Pourtant les informations qui sont collectées sur la répression du mouvement populaire du Rif et sur les conditions de détention à la prison Oukacha, à Casablanca, de Nacer Zefzafi, Mohammed Djelloul, Nabil Ahemdjik, et leurs camarades, une quarantaine de prisonniers et parmi lesquels de nombreux journalistes, sont alarmantes. Les arrestations et les intimidations touchent de simples manifestants dont le seul tort est de revendiquer la levée des blocus sur leur région, le respect de leur dignité, la reconnaissance de leurs droits et la mise en œuvre de politiques publiques sociales, éducatives et sanitaires à même de répondre à leurs légitimes attentes. Les animateurs du mouvement populaire pacifique et civique sont jetés en prison par dizaines. Outre la dureté des conditions de détention et l'inique pratique du maintien en isolement depuis début juin 2017, les accusations portées contre les prévenus rappellent bien plus les traditions despotiques des pires régimes autoritaires (atteinte à la sûreté de l'État, atteinte à l'intégrité du territoire, trahison) qu'elles ne corroborent les assurances royales dont M. Macron s'est fait le traducteur. La répression violente, disproportionnée et injustifiée de la manifestation du 20 juillet 2017 à El Hoceima n'est pas de nature à démentir les inquiétudes. Mme la députée s'interroge sur les options principielles qui guident le Gouvernement dans ce dossier. Est-il guidé par une compréhension légitime des intérêts de la France qui s'articulent parfaitement avec le respect universel des droits de l'Homme et qui voit en le développement et en l'émancipation des populations du sud de la Méditerranée une condition du propre salut français ? Ou bien est-il englué dans un louvoiement inavouable que commande le service des intérêts des grands groupes du CAC 40 ? Son interrogation est d'autant plus vive que le Gouvernement a déjà commis, le 7 juin 2017, la faute de bafouer la loi de la République en s'inclinant devant des relais du Makhzen venus perturber le rassemblent légal et autorisé des associations marocaines des droits de l'Homme et de relayer en leur direction, à Paris même, l'infâme accusation de « traîtrise » que le Royaume semble accoler à toute revendication de liberté, de dignité et de justice sociale. Elle souhaite donc connaître son opinion sur cette question.