Maroc Vidéo. Rabat: le littoral menacé par une catastrophe écologique ?
350.000 tonnes de résidus liquides toxiques risquent d’être rejetés en mer et polluer une grande partie du littoral, allant de Kénitra à Skhirat. Les
élus de la Fédération de la Gauche Démocratique (FGD) viennent de
mettre en garde contre cette menace écologique et dénoncent «une
solution de facilité» adoptée par l’Etablissement de coopération
intercommunale (ECI) dirigé par le PJD.
C’est
un secret de polichinelle. Rabat peine à se débarrasser de 350.000
tonnes de résidus liquides toxiques, composés de lixiviat, de métaux
lourds et de déchets industriels qui dégagent une odeur nauséabonde et
stockés dans la décharge d’Oum Azza.
Réagissant
à cette menace, les élus de la FGD au Conseil de la ville de Rabat ont
publié récemment un communiqué pour exprimer leur indignation.
Joint
par H24info, le conseiller de la FGD Omar Hayani, a déclaré qu’il
s’agit d’«un problème qui traine depuis des années» et que la ville est
«en train d’en payer les conséquences».
La
publication du communiqué de la FGD intervient quelques jours après les
révélations choquantes du quotidien Al Massae à ce sujet.
Le
journal a indiqué, dans son édition du lundi 16 décembre, que le rejet
en mer de 350.000 tonnes de résidus liquides toxiques causerait des
dommages irréparables sur le littoral et toucherait une vaste zone
allant de Kénitra à Skhirat en passant par Mahdia, Salé, Rabat, Témara
et Harhoura.
Mauvais débarras!
Aucune information ne circule sur ces liquides toxiques accumulés
dans la décharge d’Oum Azza, et, selon le quotidien arabophone, les élus
de l’opposition affirment tout ignorer, car ils ne sont pas représentés
au niveau de l’ECI.
«Depuis quatre ans, on pose la question de manière récurrente sur
l’odeur qui règne sur la ville et à propos du traitement de ce lixiviat,
et on nous donnait des réponses du style “Ne vous inquiétez pas, c’est
un problème en cours de traitement”», rappelle Hayani.

Ces liquides toxiques avaient déjà alerté les hauts responsables de
la Wilaya de Rabat, les élus et les responsables de la société Pizzorno,
en charge de la gestion du Centre de valorisation des déchets d’Oum
Azza. Cette décharge qui s’étale sur plus de 100 ha dégage des odeurs
nauséabondes très gênantes pourles riverains.
D’après la même source, l’Etablissement de coopération intercommunal
(ECI) Al Assima présidé par le maire de Salé Jamaâ Mouâtassim a examiné
la possibilité d’évacuer les déchets que le centre d’Oum Azza n’arrive
toujours pas à traiter.






