2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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vendredi 3 janvier 2020

15e congrès du Front Polisario : Les Sahraouis interpellent la communauté internationale

 Les Sahraouis interpellent la communauté internationale

26 décembre 2019
Le Front Polisario a réaffirmé hier, à l’issue des travaux de son 15e congrès à Tifariti, dans les territoires sahraouis libérés, qu’il «ne sera jamais acteur» dans une opération ne respectant pas le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance, appelant, une nouvelle fois, la communauté internationale à assumer ses responsabilités en exigeant l’application de la Charte et des résolutions de l’Onu, relatives au règlement du conflit du Sahara occidental.
Dans une allocution au terme des travaux du 15e congrès du Polisario, tenu du 19 au 25 décembre, le président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), Brahim Ghali, a appelé la communauté internationale à «assumer ses responsabilités en exigeant l’application de la Charte et des résolutions de l’ONU, en tête desquelles l’indépendance des pays colonisés, et à parachever le processus de décolonisation dans la dernière colonie d’Afrique». Rappelant le rôle de l’Union africaine (UA) en tant que partenaire principal dans le plan de résolution onusien, le président Ghali a, selon l’APS, exhorté également l’organisation panafricaine à veiller à l’application de ses statuts, notamment les clauses relatives aux frontières héritées au lendemain de l’indépendance, en recommandant au royaume du Maroc de se retirer immédiatement des territoires sahraouis occupés depuis 1975. 

Ligne rouge
Les participants au 15e congrès du Front Polisario ont réaffirmé, pour leur part, l’attachement du peuple sahraoui à l’exercice de son droit à l’autodétermination et à l’indépendance, qui constitue «une ligne rouge à ne pas dépasser». «Les congressistes ont été clairs et catégoriques, rejetant à l’unanimité toute atteinte aux droits du peuple sahraoui légitimes, notamment ses droits à l’autodétermination et l’indépendance, qui constituent ‘‘une ligne rouge à ne pas dépasser’’», a-t-on indiqué dans la déclaration finale adoptée au terme des travaux.
Comme il fallait s’y attendre, le congrès a exprimé son plein soutien à la décision du Front Polisario du 30 octobre dernier, liée à la révision de sa participation dans l’opération de paix sous l’égide des Nations unies. «Le peuple sahraoui ne tolérera plus la situation actuelle du blocage, ni encore la transformation de la Minurso (Mission de l’Onu pour l’organisation du référendum au Sahara occidental) en protectrice et (en outil) pour la légalisation de la colonisation», ont alerté les congressistes, insistant sur la pleine souveraineté du peuple sahraoui sur tout le territoire de la RASD, conformément aux décisions internationales, dont celles de La Haye et des Cours européennes, en plus des résolutions des Nations unies et de l’UA ainsi que la légalité internationale. 

La Minurso otage
Dans ce contexte, la nouvelle direction du Front Polisario a été appelée à entreprendre des actions décisives et des procédures urgentes, capables de relancer et booster la mission pour laquelle a été créée la Minurso, soutenant qu’elle doit jouir de toutes les prérogatives des missions de paix internationales onusiennes. La Minurso doit de ce fait, a-t-on insisté, s’engager dans la protection des droits de l’homme dans les territoires sahraouis occupés et œuvrer à faire cesser le pillage des ressources naturelles du peuple sahraoui.
Saluant en outre les trois décisions de la Cour de justice européenne (CJUE) – décembre 2016, février et juillet 2018 – en ce qui concerne l’obligation de prendre l’avis du Front Polisario dans tout accord commercial et de pêche entre l’UE et le Maroc, le congrès a exigé des nouveaux membres élus du secrétariat national du Front Polisario de poursuivre le plaidoyer au sein de la CJUE pour la défense de la souveraineté du peuple sahraoui sur ses ressources naturelles. Dans sa déclaration finale, le congrès a rappelé la responsabilité historique du gouvernement espagnol envers le peuple sahraoui et déploré le soutien à l’occupant marocain de certaines parties au sein du Conseil de sécurité, dont notamment la France, retardant ainsi le processus vers un référendum d’autodétermination du peuple sahraoui. A. Z.

mercredi 4 décembre 2019

Le PCE participera au congrès du Polisario ...




...et rejette les fausses alertes du MAE espagnol

Les autorités marocaines ont empêché l’accès d’un groupe de parlementaires basques à la ville d’El Ayoun occupée, l’obligeant à remonter dans l’avion, provenant des îles Canaries, a indiqué, hier, l’Agence de presse sahraouie (SPS).
Le Parti communiste espagnol (PCE) s’est joint à la vague de rejets et de condamnations des déclarations non fondées et des fausses mises en garde du ministre des Affaires étrangères, Josep Borrell, et a annoncé qu’une délégation de son parti prendra part aux travaux du 15e Congrès du Front Polisario. Il convient de noter, souligne le PCE dans un communiqué, que la déclaration du ministre espagnol a été publiée juste après une réunion entre le ministre des Affaires étrangères espagnol, Josep Borrell, et son homologue marocain, Nasser Bourita, et quelques jours après l’annonce du Front Polisario de la tenue de son 15e Congrès dans les territoires sahraouis libérés à Tifarriti, où de nombreuses organisations, partis et personnes solidaires de la cause de l’indépendance du peuple sahraoui sont attendues pour prendre part.
D’autre part, «aucune des organisations présentes dans les camps n’est au courant d’une augmentation des risques ou des menaces dans la région et le Front Polisario a annoncé qu’il n’y avait pas de risque extraordinaire». Pour le Parti communiste espagnol, cette façon de procéder de la part du ministère espagnol des Affaires étrangères est «due à un suivi malheureux du régime marocain par la politique étrangère de l’Espagne à l’égard du Sahara occidental, un suivi dans lequel le gouvernement de Sanchez ne devrait pas tomber».
Pour le PCE, «la déclaration du MAE, dans la pratique a pour effet de boycotter l’imminent congrès du Front Polisario dans les Territoires Libérés, au cours duquel d’importantes questions liées à la violation par le Maroc du plan de paix des Nations unies seront discutées». «Cela peut également avoir pour effet que les organisations humanitaires interrompent leur travail dans les camps de réfugiés et quittent la région, réduisant ainsi l’aide humanitaire apportée aux réfugiés, en plus de contribuer à la déstabilisation d’une zone située dans l’un des les pays les plus stables du Maghreb tels que l’Algérie», a soutenu le PCE.
Le Parti communiste espagnol croit comprendre que les informations diffusées par le MAE d’Espagne sont «dépourvues de fondement solide et ont été diffusées de manière irresponsable à la suite de fausses informations transmises intentionnellement par le Maroc dans le but de déstabiliser la région et de boycotter le Congrès du Front Polisario». Face à cette situation, le PCE a annoncé qu’il enverra, «comme il l’avait prévu depuis le début, une représentation au Congrès du Polisario et appelle les autres organisations et partis présents au congrès à poursuivre leur participation». Il exige du gouvernement espagnol qu’il mette en oeuvre sa propre politique de soutien à l’autodétermination du peuple sahraoui, loin des intérêts de la France et de l’occupation marocaine illégale, et dénonce la persécution, la répression et les détentions arbitraires commis quotidiennement par le régime marocain, contre le peuple sahraoui qui se défend et se bat pour son droit légitime à l’autodétermination».
Par ailleurs, les autorités marocaines ont empêché l’accès d’un groupe de parlementaires basques à la ville d’El Ayoun occupée, l’obligeant à remonter dans l’avion, provenant des îles Canaries, a indiqué, hier, l’Agence de presse sahraouie (SPS). Les parlementaires basques, empêchés dimanche d’entrer dans la capitale sahraouie occupée El Ayoun, étaient venus tenir une série de réunions avec des associations et des militants sahraouis, en vue de s’enquérir de la situation des droits de l’homme dans les territoires sahraouis occupés et briser le black-out imposé par l’occupant marocain.
Le groupe parlementaire comprend notamment Carmelo Barrio du Parti populaire (PP) et Inigo Martinez du parti Podemos. L’occupant marocain empêche, depuis l’invasion du Sahara occidental, l’accès des missions et délégations étrangères aux territoires occupés, dans une tentative de dissimuler les violations des droits de l’homme à l’encontre du peuple sahraoui.